Skip to main content

Full text of "Mémoires sur les lépidoptères"

See other formats


‘ 
x 
-* 
LA 
> 
® 
Fa 
# 
k 
x. Me 
LAN 
IR, 
# à 
«si F 
zu 


‘ae 


MÉMOIRES SUR Eks ÉÉPIDOPTÈRES 


1 

À 

4 
- 


IMPRIMERIE GÉNÉR 


A 


ROSEN 


MÉMOIRES 


SUR LES 


LEPIDOPTERES 


REDIGES 
par 


N. M. ROMANOFF 


Tome VII 


Avec 23 planches dont 20 coloriées 


SON PRTERSBOURG 


1893 


TRE 
RAT 


A 


SON ALTESSE IMPÉRIALE 


LE GRAND-DUC 


NICOLAS MIKHAÏLOVITCH ROMANOFF 


Hommage respectueux de l’auteur. 


MONOGRAPHIE 


PHYCITINAE ET DES GALLERIINAE 


E. L. RAGONOT 


; 
2 
ÿ 
NA 
[+ 


AVANT-PROPOS 


Depuis longtemps le besoin d'une Monographie sur les Phycites 
s'était fait sentir, car si les travaux de Zeller avaient, au début, mis 
quelque ordre dans la classification de ces Insectes, lui-même, plus 
tard, et tous les lépidoptéristes qui se sont occupés des Phycites après 
lui, ont reconnu qu'il manquait une base solide pour distribuer correc- 
tement dans des genres toutes les espèces nouvelles, surtout exotiques, 
qu'on décrivait. 

C’est pourquoi, en attendant mieux, on a placé en général dans les 
genres Nephopteryx et Pempelia toutes les espèces à antennes noueuses, 
dans le genre Eucarphia, celles à palpes porrigés, et, enfin, toutes les 
espèces à caracleres indécis, notamment les femelles isolées, dans les 
genres Myelois, Euzophera et Ephestia. 

C’est en 1880 que mon attention fut spécialement attirée sur ces 
Insectes; j'étais alors en train d'écrire pour l’Entomologist’s Monthly 
Magazine de Londres une série de notes sur les premiers états des 
Microlépidoptères (étude qui m'a loujours beaucoup intéressé), et, 
arrivé aux Phycites, je fus frappé des différences considérables qui 
existaient entre la classification allemande et celle adoptée en Angle- 
terre, laquelle est basée en partie sur celle de l’Index Microlepidoptero- 
rum de Guenée de 1845. Je pensais ne donner au journal anglais qu'un 
extrait du système de von Heinemann en ce qui concerne les espèces 
d'Angleterre, lorsque je remarquai que sa méthode manquait de cohé- 
sion et qu’elle était insuffisante pour classer toutes les espèces euro- 
peennes; c’est ce qui m’engagea à étudier les Phycites d'Europe. 

Encouragé fortement par feu le professeur Zeller de Steltin et par 
M. le docteur Otto Slaudinger de Dresde, qui eurent la bonté de m’en- 
voyer, avec beaucoup d'espèces européennes (souvent des types uni- 


ques), des Phycites exotiques, je commencai à étendre mes investiga- 
a 


— ji — 


tions et bientôt, grâce à d’autres importants envois de Zeller, qui 
me communiquait les types de ses espèces de la Colombie, de M. Stau- 
dinger, qui m'a confié toutes les Phycites renfermées dans sa riche 
collection, et de lord Walsingham, qui m’a remis les espèces récoltées 
par lui en Californie et beaucoup d’autres, mes études avancèrent, 
quoique entravées par mes occupalions professionnelles. 

En 1882 je visitai le Musée britannique, et grâce à la complaisance 
de M. Butler, j'y pus étudier l’imporlante collection de M. Grote pour 
les espèces de l'Amérique du Nord, puis ensuite toutes les espèces de 
Phycites décrites par F. Walker qui se trouvaient dans la collection du 
Musée, ce qui m'a permis de fixer la synonymie de beaucoup de Phyciles 
et d’elaguer de la liste une foule de Pyrales, Crambites, etc., décrites 
par Walker comme des Phycites. Le même voyage me procura le plaisir 
de faire la connaissance de MM. Druce et Moore, de Londres, qui me 
confièrent des espèces exotiques de leurs collections. 

Depuis lors, d’autres espèces intéressantes m'ont été communiquées 
petit à petit par un grand nombre de correspondants, notamment par 
M. Staudinger, lord Walsingham (qui a ’amabilite de me donner toutes 
les Phycites qu'il recoit de ses nombreux chasseurs et correspondants), 
et, plus tard, Son Allesse Impériale le Grand-Duc Nicolas Mikhailovitch 
eut l’extrême obligeance de joindre à un envoi important de M. Chris- 
toph un grand nombre de Phycites de sa grande collection, ce qui m'a 
fait connaître une foule d’especes du Caucase, d'Arménie, du Turkestan 
et de la Russie d’Asie. MM. Erschoff et Alpheraky, il est vrai, m’avaient 
déjà obligeamment envoyé quelques espèces de ces régions. M. Meyrick, 
de son côlé, eut la complaisance de me faire connaître la plupart des 
espèces d'Australie, et, plus tard, M. Hulst celles de l’Amérique du 
Nord décrites par lui avant 1890. 

Ayant été obligé derenvoyer au fur et à mesure, le plus promptement 
possible, les espèces qui m’étaient communiquées après les avoir étu- 
diées, décrites et fait figurer, il m'était impossible de faire un travail 
suivi, puisque je devais étudier et décrire à la fois les espèces dans tous 
les groupes, et cela d’aulant plus que les matériaux ne me sont par- 
venus que successivement; c’est pourquoi, afin de conserver la priorité 
pour les noms de genres et espèces, jai cru devoir publier une série 
de petits mémoires sur les Phycites et Galleries comme il suit: 


1885. Revision of the British species of Phycitidae and Gallerüidae, sorte de pro- 
drome publié dans l’Entomologist’s Monthly Magazine, vol. XXII, p. 17 à 58. 


NN — 


1887. Diagnoses d'espèces nouvelles de Phycites d'Europe et des pays limi- 
trophes, publiées dans les Annales de la Société entomologique de France, 
décembre 1887. 


1887. Diagnoses of North American Phycitidae and Galleriidae, Paris, dé- 
cembre 1887. (Publicalion figurant parmi les donations au Bulletin de la Société 
entomologique de France du 11 janvier 1888, p. xır.) 


1888. Nouveaux genres et espèces de Phycitidae et Galleriidae, Paris, avril 1888. 
(Publication figurant parmi les donations au Bulletin de la Société entomo- 
logique de France du 9 mai 1888, p. xxx.) 


1889. Phycitidae and Gallerüdae of North America. Some New Species and « 
General Catalogue (Entomologica Americana, 1889). 


J'ai donné, en outre, dans le Bulletin de la Société entomologique de 
France, les diagnoses de diverses autres espèces. 

Je crois convenable de rappeler ici que depuis quelque temps 
j'ai fourni des renseignements sur les Phycites à plusieurs per- 
sonnes, notamment à MM. Môschler, Moore et à M. le colonel Swinnoe, 
ce qui a permis à ces auteurs de publier la synonymie de beau- 
coup d'espèces. La partie des Phycites, Galleriinae et la classifica- 
tion des Crambides dans le Catalogue of the Moths of India, édité par 
MM. Swinhoe et Cotes, a été rédigée par moi sur la demande de M. le 
colonel Swinhoe. 

J'avais l'intention de publier moi-même cetle monographie, en me 
contentant de dix-huit planches, dont trois noires, déjà préparées, 
lorsque Son Altesse Impériale le Grand-Duc Nicolas Mikhaïlovitch, 
pendant son séjour à Paris en septembre 1889, eut la bonté de me pro- 
poser de publier mon travail à ses frais, en y consacrant deux volumes 
de ses « Mémoires sur les Lépidoptères », augmentant en même temps 
le nombre des planches, afin que toutes ou presque toutes les espèces 
décrites qui n'avaient pas été figurées encore pussent être représentées 
dans cet ouvrage, offre gracieuse que je m’empressai d'accepter. 

Il m'a semblé utile d'exposer, comme je viens de le faire, les causes 
qui ont retardé longtemps la publication de mon travail, et je saisis 
cette occasion pour renouveler mes remerciements bien sincères à tous 
les amis el savants correspondants qui ont eu l’obligeance de m’aider 
dans mes études, en me communiquant les espèces de leur collec- 
tion, souvent en m’abandonnant des spécimens pour la mienne, notam- 
ment MM. S. Alpheraky, C. Aurivillius, C. Berg, A. Butler, P. Chrétien, 
H. Christoph, A. Constant, capilaine Dattin, H. Dewitz, Herbert Druce, 
N. Erschoff, C. H. Fernald, major E. Hering, W. J. Holland, von Hornig, 


— IV — 


Geo. D. Hulst, de Joannis, R. C. Jordan, P. Mabille, Ed. Meyrick, P. Mil- 
lière, H. B. Möschler, F. Moore, C. Oberthür, professeur C. V. Riley, 
A. F. Rogenhofer, Saalmuller, P. C. T. Snellen, Sorhagen, colonel 
Swinhoe, docteur Wocke, mais plus particulièrement à : 

Son Altesse Impériale le Grand-Duc Nicolas Mikhaïlovitch Romanoff, 

Le docteur Otto Staudinger, ; 

Lord Walsingham, 

Et feu le professeur Zeller de Stettin, 
qui m'ont envoyé un irès grand nombre de Phycites en communication 
et ont libéralement enrichi ma collection d'espèces précieuses. Hélas! 
depuis que j'ai commencé ces études, la mort a enlevé plusieurs de ces 
excellents amis : von Hornig, Jordan, Millière, Möschler, Saalmuller, 
Stainton et Zeller. 

Cerlains entomologistes, entre autres M. Ed. Meyrick, bien connu 
pour ses travaux importants sur les Lepidopleres d'Australie, déclarent 
que de bonnes descriplions sont preferables aux meilleures figures, 
parce que celles-ci peuvent engager l’etudiant à déterminer ses insectes 
par les planches seules d’un ouvrage, au lieu d’etudier les caractères 
donnés dans le texte, et cela le conduit à travailler d’une façon super- 
ficielle. 

D'autre part, c’est aller tout à fait à l'extrême que d'affirmer, comme 
le fait M. Charles Oberthür, qu'aucune description ne peut être valable 
si elle n’est accompagnée d’une bonne figure, et que c’est le premier 
qui figure un insecle qui a droit à la priorité pour le nom. 

Je me contente de signaler ces opinions. Quant à moi, je suis per- 
suadé, avec la plupart des lépidoptéristes, que de bonnes figures sont 
très uliles et pour ainsi dire indispensables, car elles complètent les 
descriptions et suppléent parfois à leur insuffisance; il est en effet 
impossible de décrire complètement la disposition des dessins et les 
nuances de couleur, et on comprend bien mieux la description lors- 
qu’on peut se reporter à une planche. Il est cerlain que si les descrip- 
tions sommaires des anciens et les descriptions exécrables de Walker 
élaient accompagnées de bonnes figures, on ne décrirail pas à nouveau, 
souvent sous plusieurs noms, une foule d’espèces déjà connues, et 
beaucoup d’autres seraient conservées à la science. Pour presque 
toutes les espèces décrites par Zeller, j'ai eu la bonne fortune de me 
procurer les types, mais ceux de bien des espèces de Walker parais- 
sent introuvables, et comme nous n’en avons aucune figure, ces espèces 
resteront inconnues. 


— V — 


x 


Les planches qui sont joinles à cette monographie ont toutes été 
dessinées el gravées sur pierre par M. A. d’Apreval, de Brunoy, artiste 
fort consciencieux et habile qui, sur ma demande et d’après mes 
dessins, a scrupuleusement représenté les nervures des ailes infé- 
rieures comme nombre et disposilion, chose qui, pour ainsi dire, n’a 
jamais été faite jusqu'ici pour ces petits lépidoptères. 

La queslion de l'emploi de lettres majuscules pour les noms 
d'espèces est {res controversée; dans ce travail, je me suis conformé 
pour l’impression aux volumes précédents des « Mémoires », où tous 
les noms sont traités comme des noms propres, syslème qui peut 
parfaitement se défendre, pourtant j'eusse préféré ne laisser la lettre 
majuscule qu'aux noms de dédicace, comme d'usage en France. 

Je ne puis admettre que ces derniers noms puissent êlre imprimés 
invariablement avec une pelite lettre, comme cela se pralique en 
Angleterre et en Amérique, où il devient impossible de reconnaître 
les espèces dont les noms doivent rappeler ceux d’entomologistes bien 
connus ou servir à honorer les noms des inventeurs. 

Je me dispense de donner une liste des abréviations employées 
pour désigner les ouvrages parcourus à fin d'établir la synonymie des 
genres et espèces, ayant adopté à peu près les abrévialions telles 
qu'elles se trouvent dans le catalogue de MM. Staudinger et Wocke, 
édition de 1871. 


E.-L. RAGoNoT. 


Paris. 


M Or. 


2 


INTRODUCTION 


Les Phycites sont des insectes de l’ordre des Lépidoptères et dela tribu 
des Pyraliles, remarquables en général par leurs ailes supérieures 
allongées et étroites, plus ou moins dilatées au sommet, à dessins 
ordinairement composés de deux lignes transversales pâles, plus ou 
moins ombrées de couleur foncée, et de deux points discoïdaux foncés 
obliques ou superposés, souvent réunis en une lunule; à frange très 
courle; aux ailes inférieures très amples, sans dessins, ou seulement 
avec une bande médiane peu visible, la frange très courte; à corps 
généralement grêle ; à palpes très variables comme forme et direction : 
les palpes labiaux ascendants, obliques ou porrigés, les palpes mazil- 
laires invisibles ou cachés, filiformes, en touffe ou en aigrette, dans ce 
dernier cas renfermés dans un sillon creusé dans le deuxième article 
des palpes labiaux ; à antennes filiformes ou aplaties, chez le mâle géné- 
ralement pubescentes (c’est-à-dire très brièvement ciliées en dessous), 
souvent crénelées, ciliées et même pectinées sur un ou deux rangs, 
souvent courbées près de la base, souvent avec une touffe d’écailles très 
distinele remplissant le sinus, parfois avec l’article basilaire dilaté en 
une dent au sommet; le front souvent avec une louffe d’écailles, parfois 
avec une protubérance cornée armée de dents; à stemmates presque 
toujours distincis ; à trompe généralement forle, mais souvent aussi 
très petite et parfois invisible; à piérygodes ne dépassant pas le 
thorax ; à pattes plus ou moins grêles et squammeuses, parfois revêtues 
de longs poils, ayant toujours deux paires d'éperons aux pattes posté- 
rieures; à tarses souvent Epineux; à frein toujours simple chez la 
femelle, à nervulation parliculière, identique dans les deux sexes. 

Les ailes supérieures n’ont jamais le nombre normal de douze ner- 
vures, la nervure 7 manquant toujours et parfois avec d’autres nervures. 

Aux ailes inférieures, de même, le nombre des nervures est très 
variable, une partie des Phycites ayant huit nervures et l’autre seu- 
lement sept ou parfois six, et les nervures 7 et 8 sont tigées ou paraissent 
tigées au delà de la cellule, la nerwure médiane vers la base toujours 
poilue en dessus. 

La disposition des nervures 7 el 8 (caractère primordial des Pyralites) 
el la présence de trois nervures internes libres aux ailes inférieures, 


— AT 


distinguent de suite les Pyraliles, et par suite les Phycites, des autres 
Lépidoptères; la présence d’un frein simple chez les femelles des Phycites 
les distingue des autres Pyralites, sauf des Ancylolominae. 

Ils se distinguent en outre des Pyralidae par l’absence de la nervure 
7 aux ailes supérieures, et, en général, par la forme des palpes, des 
antennes et des ailes, par l’ampleur des ailes inférieures, par la 
position des papillons au repos (Pl. III, fig. 20), la têle redressée, les 
antennes allongées en arrière reposant sur le dos, croisées vers le milieu 
l’une sur l’autre, l'extrémité cachée sous les aïles croisées, l’extrémilé 
du corps et des ailes reposant à terre, les deux paires de paltes posté- 
rieures écartées, accrochées, pendant que celles de devant sont repliées 
contre la poitrine, les ailes inférieures enroulées, cachées sous les ailes 
supérieures, qui sont disposées en un toit presque vertical, faiblement 
roulees!, par les dessins des ailes supérieures et par l’absence de des- 
sins aux ailes inférieures. 

Par la forme despalpes, des anlennes, des ailes, l’ampleur des ailes 
inférieures et la villosité de la nervure médiane de celles-ci, les 
Phycites ont naturellement beaucoup plus de rapports avec les autres 
espèces Crambidiformes (Crambinae, Ancylolominae el Gallerünae) 
qu'avec les diverses familles des Pyralidae (Pyraustinae, Pyralidinae, 
Epipaschiinae, Chrysauginae\, mais les Crambinae se distinguent des 
Phycitinae en général par leurs ailes plus étroites, enroulées au repos, 
avec le corps horizontal, le frein multiple chez la femelle, la nervure 
7 aux ailes supérieures toujours présente, les antennes simplement 
filiformes ou pectinées chez le mâle, les palpes toujours semblables 
dans les deux sexes, les palpes maxillaires généralement triangulaires, 
reposant sur les palpes labiaux, la cellule des ailes inférieures généra- 
lement ouverte, la nervure transversale étant très amincie et indistinele. 

Les Ancylolominae ressemblent aux Crambinae, comme forme des 
ailes, palpes el antennes; leurs dessins particuliers les distinguent de 
suite des Phycites dont ils ont en commun le caractère du frein simple 
chez la femelle; ils se distinguent facilement des autres Pyraliles par la 
disposition de la nervure 6 aux ailes inférieures, qui prend naissance du 
milieu de la nervure transversale, au lieu de partir de l’angle supérieur 
de la cellule. 

Enfin les Gallerünae ne peuvent être confondues avec les Phycites à 
cause de la forme remarquable des palpes du mâle, qui sont ascendants 
et à peine visibles, étant recouverts par la touffe frontale, alors que la 
femelle les a très longs et porrigés; en outre, les Gallerünae n’ont pas 
de stemmates, la nervulation des ailes supérieures varie souvent sui- 


1. Lorsque le papillon repose sur une surface plane, les ailes s'écartent à leur extrémité 
et forment un triangle très allongé. 


vant le sexe, la nervure dorsale est bouclée à la base, la nervure 
7 exisle toujours si d’autres nervures manquent, et les dessins sont 
bien différents de ceux des Phycites, ressemblant à ceux des Noctuelles ; 
aux ailes inférieures la nervure transversale, très amincie, remonte en 
général si près de la base que la cellule semble ouverte, tandis qu’elle 
est toujours dislinetement fermée chez les Phycites. 

Alors que les Pyraustinae et les Pyralidinae avaïent élé classés par 
les premiers auteurs avec les Deltoides, Noctuélites ou Geometrides, les 
Lépidoptères Crambidiformes élaient réunis aux Tinéites. Aussi l’histoire 
des Phycites et leur classification se relient constamment à celles des 
Galleriinae et Crambinae. Linné les classa parmi ses Tineae. Les auteurs 
du Catalogue de Vienne placent les Phycites et Galleries dans leurs 
Tineae Directipalpes avec les Crambus, les Scoparia et de nombreuses 
espèces de Tinéites. 

Fabricius les retint parmi les Tineae, seulement il créa deux 
genres : Galleria (type Phal. Cereana Lin.) et Phycis (type Spissicella 
Fab.), mais il comprit dans ce dernier genre la Boletella F. qui est une 
verilable Tinéile. 

Hübner, dans son Iconographie, conserva ces [Insectes parmi les 
Tineae L., mais dans son texte il les sépara des véritables Tinéiles sous 
le tilre de Tineae Pyralidiformes, commençant avecla division Aequivocae 
composée exclusivement des Galleries, continuant avec les Distinctae, 
formée des Chilo, Crambus et de quelques Phyciles, et finissant avec sa 
division des Derivatae qui esl un mélange de Scoparia et de Phycites. 
C'était un grand pas en avant. 

Haworlh distribua les dernières tribus des Lepidopteres après les 
Geometrae en 22 divisions : les Crambus, formés de trois groupes dont 
les deux premiers répondent à peu près aux Hypenidae et Herminidae, 
le troisième équivaut presque aux Pyralididae d’Herrich-Schaeffer et 
aux Pulverulentae de Guenée, mais comprend en outre la Sociella L. 
Celle-ci est séparée des Gallerünae par sa famille des Pyralis renfermant 
toutes les Pyraustinae sauf les Scoparia et de plus les Nola. Après les 
Galleries, viennent les Tortrix, Choreutidae, Psychidae, Pterophoridae et, 
enfin, sa division des Palparia comprenant les Schoenobius, Crambus et 
quelques Phycites. Il continue avec les espèces du genre Phycis suivies 
par les Scoparia, finissant par les nombreux genres de Tinéites. 

Hübner, dans son Catalogue publié en 1816, sépara complètement 
les espèces Crambidiformes des Tinéites et les mit avec raison à la fin 
de ses Pyralides, établissant de nombreuses coupes auxquelles il donna 
des noms. La classification de Hübner, toutefois, n’était basée que sur 
la couleur et les dessins des ailes, de facon que les espèces sonl sou- 
vent mélangées sans égard à leur structure. 


— X — 


Comme les noms imposés par Hübner ont été adoptés par Zeller 
plus tard, et forment la base de la nomenclature moderne, il est indis- 
pensable de considérer les coupes génériques de Hübner afin de faire 
ressortir les espèces qui forment les types des divers genres : 


AcHroIA (Cat. p. 163). — Ce nom a été corrigé par Zeller en Achroea, 
mais c’est à tort, car l’orthographe était voulue par Hübner, puis- 
qu'il avait déjà créé le genre Acraea dans les Diurnes. Ce genre com- 
prend trois espèces commençant avec Cinerola Hb. (Grisella F.) type, 
et il a été caraclérisé par Stephens et Zeller. 


Eucarpuia (Cat. p. 364). — Ce genre comprend deux Crambus et 
Vinetella F. qui devient le type du genre. 


Hyrocnarcıa (Cat. p. 367). — Ce genre, qui comprend Ahenalıs, 
Aenealis, et Aerealis, tous synonymes de Ahenella S. N., ayant été si 
distinctement établi, a été retenu par Zeller el caractérisé par lui 
(Isis, 1839, p. 178, 1848, p. 721). 


ANERASTIA (Cat. p. 367). — Ce genre se compose de trois Hypochalcia 
et de Lotella Hb. qui devient le type du genre, caractérisé avec raison 
par Zeller, ei annule le genre Araxes Steph. formé d’une Anerastia, une 
Eromene et d'une Hypochalcia. 


GESNERIA (Cat. p. 368). — Ce genrese compose de {rois Scoparia et de 
Canella S. N. placés au second rang, de facon qu'il est évident que le 
genre avait élé élabli pour des Scoparia Hw. C’est pour celte raison que 
Zeller créa pour la Canella le genre Gymnancyla. 


APHoMIA (Cat. p. 369). — Ce genre fut créé par Hübner seulement 
pour la Sociella L. et a été conservé naturellement par Zeller (Isis, 1848). 


PEMmPELIA (Cat. p. 369). — Le genre Pempelia était formé de quatre 
espèces mal assorties : Colocalis — Anella S. N.; Quercalis — Quercella 
S. V. (placée depuis dans le genre Talis); Palumbella S. N.; et Ornatella 
S. V. Ce genre est tellement hétéroclite que nous ne pouvons nous 
rendre compte des inlentions de l’auteur, aussi devons-nous suivre 
Zeller et von Heinemann, qui les premiers ont résolu la question. 
Zeller donna le nom de Pempelia à une serie de Phycites qu'il partagea 
en quatre divisions qui sont (sauf Eurhodope) devenues des genres: 
1° Etiella 2. (type Zinckenella Tr.); 2° Eurhodope Hb. comprenant Euphor- 
biella Z. (que je place parmi les Nephopteryæ, les palpes maxillaires 
n’etant pas en forme d’aigrette comme dans les autres Pempelia) et Car- 
nella L.; 3° Pempelia, comprenant toutes les especes avec des ailes 
lisses, y compris Ornutella S. V.; et enfin 4° Salebria Z. formé d’especes 
ayant des écailles en relief avant la première ligne transversale, y 


compris Palumbella S. N. Von Heinemann a adopté les genres Etiella, 
Pempelia et Salebria de Zeller; mais, avec raison, il mélange les espèces 
ayant des écailles en relief avec celles à ailes lisses, plaçant dans le genre 
Salebria Z. toutes les espèces ayant huit nervures aux ailes inférieures 
et dans le genre Pempelia celles n’ayant que sept nervures; c’est ainsi 
que Palumbella S. N. devient le type du genre Salebria Z. Hein. pendant 
que Ornatella S. N. devient celui du genre Pempelia (Hb.) Zeller. 


Nephopteryx (Cat. p. 370). — Ce genre est composé d’une foule d’es- 
pèces formant beaucoup de genres, de facon qu'il est impossible de 
savoir quel était le type d’Hübner. Zeller, dans l’Isis de 1839, forma son 
genre Nephopteryx d’Argyrella, Roborella, Abietella, Rhenella, Janthinella 
Serraticornella, Dahliella, Cristella et Angustella; mais, comme il sera 
expliqué plus loin, Argyrella ainsi que Janthinella appartiennent au genre 
Selagia Hb.; Roborella S. V. (Spissicella F.) est le type du genre Phycita 
(Curt.) Rag.; Abietella (S. V.) Fab. Zinck. (Decuriella Hb.), première espèce 
d’Hübner est le type du genre Dioryctria créé par Zeller (Isis 1846) : c’est 
donc Rhenella, deuxième espèce du genre Nephopteryx de Hübner, qui 
devient le type du genre Nephopteryx Z. avec Serraticornella, les autres 
espèces étant devenues respectivement les types des genres Psorosa, 
Trachonitis et Alispa. 


ZornopıA (Cat. p: 370). — Des trois espèces comprises dans le genre 
d’Hübner, Tumidella fut placée rar Zeller dans son genre Acrobasis ; 
Legatella et Convolutella furent placées séparément dans le genre Myelois 
(Isis 1839 et 1848), Zophodia formant un sous-genre pour Convolutella Hb.; 
von Heinemann a adopté le genre Zophodia pour cette espèce et nous 
devons suivre ces deux auteurs. 


EPiscaniA (Cat. p. 370). — Ge genre était composé de Diversalis Hb. 
(Polygonalis Hb.), Prodromella Hb. et Muscerdalis Hb. (Nebulella Hb). La 
première espèce étant une Pyraustinae, c'est la deuxième espèce qui 
devient le type du genre, caractérisé par Zeller (Isis 1839 et 1848). 


Myeroıs (Cat. p. 371). — La seule espèce indiquée par Hübner est la 
Medullalis Ab. (= Cribrella Hb.). Zeller adopte le nom de Myelois, mais il 
place dans son genre toutes les especes dont les antennes, palpes 
maxillaires, et ailes chez le mâle n’ont aucun caractère particulier, les 
divisant en un nombre de sous-genres qui ont peu de rapports entre 
eux.VonHeinemann suivitson exemple, comprenant dans le genre Myelois 


1. Cest sans raison que dernièrement M. Meyrick a cherché à établir que ‘es Salebria 
devront porter le nom bien postérieur d'Epicrocis Z., et cela d'autant plus que les Zpicrocis 
connues ont les antennes non courbées, la touffe d’ecailles presque nulle, et le bord des ailes 
supérieures sinueux, contrairement aux véritables Salebria, 


— ul —— 


meme les Acrobasis de Zeller, pendant qu’il repartissait dans d’autres 
genres plusieurs des Myelois de cet auteur. Ce genre est devenu depuis le 
refuge de toutes les espèces nouvelles dont les auteurs ne connaissaient 
pas la posilion exacle dans la classification, et le nombre en est très 
grand. Il n’y a pourtant aucun doule sur l’espece type du genre, aussi 
ai-je reslreint le genre aux seules espèces qui, comme la Cribrella Hb., 
ont les antennes simples, les palpes ascendants, les palpes maxillaires 
filiformes, les ailes supérieures avec onze nervures, dont 4 et 5 sur une 
seule tige ainsi que 8 et 9, les ailes inférieures avec huit nervures, la 
cellule très longue, 4 el 5 ligees, et 3 en face de la transversale. 


SELAGIA (Cat. p. 371). — Ce genre, comprenant deux Crambus el 
Argyralis Hb. (Argyrella F.) devenue le type, a été caractérisé par Zeller 
(Isis 1846). 


EurnonoPre (Cat. p. 371). — Ce genre, formé pour Pudoralis S. N. 
(Rosella Sc.), et Carnealis (Carnella L.), était mal établi, Carnella étant 
une Salebria pendant que Rosella est une espèce voisine des Myelois, en 
différant par les rameaux de la nervure médiane qui sont tous séparés 
aux ailes supérieures. J’adopte donc ce nom générique d’Eurhodope Hb. 
pour Rosella Se. Cruentella Dup., etc., ainsi que pour Legatella Hb., 
Suavella Zk., À dvenella Zk. etc., car ces espèces ne peuvent se distinguer 
l’une de l’autre comme slructure; pourtant, les dessins du groupe de 
Legatella sont si différents de ceux du groupe de Rosella, que je crois 
bon d'établir un sous-genre pour Legatella et ses alliées, lui donnant le 
nom de Rhodophaea Gn. 


Cartastıa (Cat. p. 372). — Ce genre a été adopté sans contestation 
par Zeller (Isis 1839 et 1848) et von Heinemann; type : Marginea. 


Les auteurs qui s’occuperent de ces insectes immédiatement après 
Hübner ne tinrent aucun compte des travaux de cet auteur; c’est 
Zeller le premier qui les lira de leur oubli immérité. Ainsi Zincken, 
qui écrivit une monographie de Phyciles, décrivant beaucoup d'espèces 
nouvelles, les laissa toutes dans le seul genre Phycis, déclarant que 
les espèces varient tellement qu’il n’est pas possible d’etablir des sous- 
divisions dans le genre, lequel doit rester unique, et comme consé- 
quence il classe les espèces en partie d’après leurs dessins et en partie 
par leurs formes, commencant avec celles qui se rapprochent le plus 
comme apparence des Chilo (Crambus), c'est-à-dire celles dont les palpes 
sont porrigés. 

Dans le volume suivant du Magasin d’Entomologie de Germar, il 
donne la monographie des Galleries renfermées dans le seul genre 
Galleria, qui pour luine comprend que Cerella F., Colonella L. et Anella, 


— HN — 


mais cette dernière n’est autre que la Bipunctanus Curtis, décrile plus 
tard, et non l’espece des Thérésiens. 

Lalreille forma sa tribu des Crambites des genres Botys (non Botis 
comme certains auleurs écrivent le nom), Aglossa, Galleria et Crambus, 
ce qui équivalait à la division actuelle des Pyralidina. 

Il créa en 1825 le genre Ilithyia pour Colonum F. (Sociella L.), mais 
il ne le caraclérisa pas. Plus tard, dans l’édition de 1829 du « Règne 
animal» de Cuvier, il cile son genre 1lithyia comme formé de « Crambus 
Carneus F. (Carnella L.) et de plusieurs autres espèces ayant les antennes 
noueuses », mais il ne dit pas quelles sont ces espèces. Le genre 1h- 
thyia Lalr. ayant été primé par celui d’Aphomia Hb. en ce qui concerne 
Sociella L., doit être abandonné. 

Curlisconservalegenre Galleria pour Cereanaet AlveariaF.,adoplant 
celui de « Ilythia » (sic) Latr. pour la © de Sociella L., créant pour le 5' 
le genre Melia, ajoulant une nouvelle espèce, Bipunctanus (= Anella ZX.) 
au genre Melia. Il eréa le genre Homoeosoma pour Gemina Hw., genre 
qui a persisté jusqu'à nos jours, et modifia en Phycita le nom de Phycis 
deja employé dans les Poissons. 

Stephens, en 1829, met en tête deses Tineidae les Galleries, compre- 
_ nant les genres : 1° Galleria (Alvearia F. et Cereana L.), Ilythia (Colo- 
nella L.), Melia Curtis (Sociella et Bipunctana), puis Melia (Noctuélites), 
Eudorea (Scoparia Hw.), Phycita, comprenant la plupart des Phycites 
placées sans ordre, et enfin Oncocera, genre hétérogène comprenant 
Cribrella Hb., Carnella L., Lotella Hb., Ocellea Hw. (Eromene), el Ahe- 
nella S.N. 

Dans ses « Illustrations of British Entomology », en 1834, il adopte le 
genre Achroia Hb. pour l’Alvearia, il fond le genre Melia dans le genre 
« Ilythia », plaçant les deux noctuelles dans le genre Senta, conservant 
le genre Eudorea. Son genre Phycita est réduit presque aux espèces à 
antennes noueuses; il adopta le genre Homoeosoma Curtis, el il res- 
treignit son genre Oncocera aux deux espèces Cribrella Hb. et Carnella L., 
créant un nouveau genre, Araxes, pour Lotella, Ocellea et Ahenella, 
pendant qu’il ajoutait une Pyrale, la Nomophila Noctuella, parmi ses 
Phycites. 

Treitschke, en 1834, fit suivre les Herminia, Hypena, Pyralis et les 
Bolydes par les Halias, Heterogenea, puis les Tortrix, plaçant les Pyra- 
lites Crambidiformes parmi les Tinéiles, mettant en tête le genre Tinea, 
puis Lemnatophila suivi par le genre Galleria, qui comprend une Phycite 
(Umbratella Tr.) et une Scoparia (Centauriella S. N.), cilant l’Alvearia F. 
comme synonyme de Cerella L. Suivent alors les genres Scirpophaga, 
Chilo (renfermant les Chilo, Schoenobius, Ancylolomia, Crambus, Eromene 
et Scoparia); enfin vient le genre Phycis, comprenant toutes les espèces 


SU — 


\ 


connues, suivi par le genre Lispe, modifié plus tard en Myelophila, dont 
l'unique espèce (Cribrella Hb) semble (bien à tort) à l’auteur former un 
passage naturel au genre Yponomeula, composé des Psecadia et des 
Yponomeules propres. 

Duponchel en 1836 suivit en partie Latreille, acceptant sa Iribu de 
Crambites renfermant les genres Scirpophaga, Schoenobius, Chilo, Cram- 
bus, puis les divers genres des Phycites : Diosia Dup. (faisant double 
emploi avec Catastia Hb.); Zlythia, pour Carnella L., Argyrella F., Pudo- 
rella S. N. et Vinetella, mettant toutes les autres espèces, sauf Cri- 
brella Hb., dans le genre Phycis, adoptant le genre Myelophila de 
Treitschke, et faisant suivre les Phycites par les Galleries. 

Cette classification était plus naturelle que celle de ses devanciers et 
a été longtemps suivie, mais il fallait les travaux de Zeller pour fixer 
définilivement les genres de Phyciles et Galleries actuellement en usage. 

C’est dans l’fsis de 1839 que Zeller publia son premier travail comme 
prodrome à sa monographie des Phyciles, qui parut dans l’Isis de 1846 
ct de 1848. 

Ainsi que la plupart de ses devanciers, Zeller rapprocha les espèces 
Crambidiformesdes Tinea, mais,comme Hübner, il les sépara, appelant 
les premières Crambina et les autres Tineacea. Les Crambina de Zeller 
se composaient 1° des Chilo (réunis toutefois aux Schoenobius) suivis 
des Scirpophaga, Crambus (comprenant les Ancylolomia et Crambus), 
Eudoresw (comprenant Quercella et les Scoparia), qu'il considère 
comme le meilleur passage des Pyrales aux Phycites, et 2°les Phyeites et 
Galleries. Zeller, tout en rappelant que le nom de Phycis avait été de- 
puis longtemps employé pour désigner un genre de Poissons, se dis- 
pense de leur donner un nom de famille, se contentant de les appeler 
des « Phycides » (« Phycideen ») qu'il distribue en six genres. 


1° MyeLois, comprenant quatre divisions et sous-genres : 
A, Pudorella, Cirrigerella et Cribrum. 
B, Tetricella, Interpunctella, Elutella, Ceratoniae, Oblitella, Acha- 
tinella, Compositella, Terebrella, Advenella. 
C, (sous-genre). AcroBasis, Consociella, Tumidella, Obtusella. 
D, (sous-genre). Zopxopra, Convolutella, Gilveolella, Ilignella, Hel- 
veticella et Alpicolella. 


2° ANERASTIA, Lotella, Punctella, Ablutella, Vinetella, Rippertella. 
3° Pavcinea, Nebulella, Nimbella et Sinuella. 


4° EpiscaniA, A, (sous-genre). Ancyrosıs, Rutilella, Canella et Dilutella. 
B, -- Eriscania, Prodromella, Illotella. 
G, — Hyrocnarcıa, Ahenella, etc. 
D, — Carastıa, Marginea. 


5° NEPHOPTERYx, Argyrella, Roborella, Abietella, Rhenella, Janthinella, Serrati- 
cornella, Dahliella, Oristella, Angustella. 


6° PempeLiA, A, (sous-genre). ETIELLA, Zinckenella. 
B, — a, Carnella. 
— b, Obductella, etc. 


et il finit avec les Galleries. 

Cette classification laissait beaucoup à désirer, car, basée simplement 
sur la forme des antennes et des palpes, les espèces les plus diverses 
se trouvaient réunies dans le même genre ou la même division; néan- 
moins, cerlains genres étaient bons et sont restés acquis à la science. 

Chose singulière ! Zeller, qui, dans ses deux mémoires sur les Phy- 

“ciles, élablit tant de genres, ne conserva à aucun d’eux, comme d'usage, 
le nom de Phycis ou Phycita comme type de la famille; les autres 
auteurs modernes ont suivi son exemple. 

Duponchel, dans son Catalogue mélhodique publié en 1844, eul le tort 
de bouleverser sa première classification, séparant ses Pyralites des 
Crambides par les Delloïdes, Geometres et Torlrices, sans chercher à 
classer les espèces du genre Phycis, ajoulant seulement à son genre 
Ilythia six espèces, ce qui le rendait encore plus hétérogène. 

Guenéc, dans son « Index Microlepidopterorum » de 1845, n’apporla 
aucune amélioralion à la classification de ces insecles, au contraire, 
car lui aussi les considère comme des Tinéites, et il multiplie les 
genres qui, presque tous, font double emploi avec ceux déjà connus, 
ou sont appliqués mal à propos. Il commence par les Tortrices, qu'il 
fait suivre par les Tinéites : . 


Tribu I. 


Les Epigraphidi (Tineites). 


Tribu Il. — Les Phycidi, divisés en 23 genres commençant par trois genres de 
Galleries. De ces genres il ne reste que Megasis, Rhodophaea, Plodia, qu'il n’a 
même pas caractérisés. 


Tribu Ill. — Les Crambidi, comprenant cinq genres (Talis, Eromene, Cram- 
bus, Platytes et Scoparia). 
Tribu IV. — Les Chilidi, comprenant les Chilo, Schoenobius et Scirpophaga. 


Tribu V. — Les Ypsolophidi, puis les Plutellidi et les Yponomeutidi. 


En 1846 parut enfin la première partie de l’importante monographie 
de Zeller. Cet auteur reconnaît que ses genres ont l'inconvénient d’être 
basés exclusivement sur la structure du mâle, de façon que si l’on n’a 
qu'une femelle, on peut la placer dans plusieurs genres; aussi a-t-il 
cherché, dit-il, à baser sa classification nouvelle sur la nervulation, 
qu’il considère comme un principe de classification supérieur à celui 


A — 


de la struclure des antennes et des palpes; néanmoins il est forcé de 
reconnaître qu'en se basant exclusivement sur les nervures on sépare 
des espèces très voisines, ou on rapproche des espèces qui ont peu 
d’analogie entre elles. 

Tout en déclarant dans son Introduction qu'il se base sur la nervu- 
lation, Zeller ne comprend dans la première partie de la Monographie 
que les espèces à antennes noueuses qu'il divise en deux genres : 
Nephopteryx et Pempelia, à cause de la forme des palpes maxillaires, 
et il subdivise ces genres en plusieurs sous-genres : 1° NEPHOPTERYX en 
quatre sous-genres : Dioryctria, Nephopteryx pr., Psorosa (réunissant 
une espèce quadrifide à une espèce lrifide) et Selagia; 2 PEMPELIA, 
composé d’Etiella, Eurhodope, Pempelia pr. (comprenant des espèces à 
nervure médiane quadrifide et d’autres à nervure médiane trifide) et 
Salebria. 

La deuxième partie, parue dans l’Isis de 1848, commence par les 
Galleriae, et Zeller divise ensuite (page 585) les « Phycideae » en deux 
groupes: les espèces à antennes « noueuses » et celles à antennes «nues »; 
ces dernières sont distribuées en une série de genres comme il suit : 


1. Antennæ masculæ setaceæ sine arcu, simplices, 
basi inermes : 

a. Alæ anteriores masculæ subtus sine fasciculo 

pilorum, posteriores integerrim& simplices : 

+ Palpi squamis appressis, articulo ultimo 


acuto : Genres. Types !. 
* Thorace bivittato (palpis porrectis). . . . Eucarpum,  Vanetella. 
#25 1hhoracejunicoloLe RE ER MYETOIS, Gribrella. 
1t Palpis squamis appressis, articulo ultimo 
{runcato emarginato.. . . . . . . . . .  GLYPTOTELES, Leucacrinella 
+11 Palpi hirsuti (porrecli) .. ....... ASARTA, Helveticella. 
b. Alæ anteriores sine fasciculo pilorum ; poste- 
riores : 
+ Margine antico emarginato. . . . . . . . . Eccopısa, Effractella. 
+7 Margine antico integro,foveola basali hya- 
Ina: 089838950 Kamensne, Aehammallle; 
c. Alæ anteriores masculæ subtus ad basim . 
fasciculato-pilosæ, + . »- .. - 2...  EPHESTIA, Elutella. 
2. Antenne masculæ setaceæ, sine arcu, supra ba- 
sim brevissime excisæ. . . . . . . . . . HomorosomA, Sinuella. 


3. Antennæ masculæ supra basim lateraliterarcuatæ, 
squamularum barba laterali in arcu. . . . ÜRYPTOBLABES, Bisiriga. 


1. Zeller n'indique pas les espèces types de ses genres, je les mentionne ici à titre de 
renseignement. 


= 


4. Antennæ masculæ selaceæ vix arcualæ, arliculi Genres. Types. 
basalis squamis in dentem productis. . . . . . AcroBasiS, Consociella. 
5. Antenne masculæ supra basim arcuatæ, dorso 
exasperalæ; ocelli distincti : 
a. Palpi maxillares breves filiformes : 
+ Pcelus masculum sine fasciculo pi- 


loc EP oc rar GTA ss Alhlenella. 
** Pectus masculum fasciculo pilorum 
are a nn EEE CHINA Prodromella. 
b. Palpi maxillares penicillo Lerminanlur.. . . Gymnaneyra, Canellu. 
c. Palpi maxillares desunt. . . . . . . . . . Ancyrosıs,  Cinnamomella 


6. Antennæ masculæ supra basim arcualæ, do:so 
exasperatæ : ocelli nulli............ ANERASTIA, Lotella. 


Un mémoire sur les Phyciles exoliques dans !’Isis de 1848 complète 
la monographie et est suivi d’un calalogue de toules les espèces connues 
à celte époque. Dans celte classification, Zeller ne se sert de la nervu- 
lation que pour grouper les espèces; ainsi son genre Myelois se com- 
pose d’une multitude d'espèces quadrifides et trilides qui n’ont sou- 
vent aucun rapport entre elles, et il décrit comme Phycites ses genres 
Pococera et Tetralopha qui sont des Epipaschünae, mais en général ses 
genres sont bons et ils forment avec juste raison la base de la classi- 
ficalion moderne. 

Enoutre des genres énumérés, il décrivait ses genres Melissoblaptes, 
Doloessa, Hypsotropa, Trachonitis, Alispa, Fundella, Bradyrrhoa, Po- 
Iyocha, Oncolabis et Epicrocis. 

La même année, Schlaeger publia un mémoire sur le genre Phycis 
sans chercher à établir des genres, se conlentant de grouper les espèces 
d’après la presence ou l'absence de dessins et les couleurs. 

Herrich-Schæffer, qui travaillait presque simultanément avecZeller, 
accepta sa première division des espèces à anlennes noueuses, mais il 
disposa autrement la seconde division, se servant d’abord des palpes au 
lieu des antennes, et ensuite de la nervulation, créant les genres Ratasa 
et Semnia, mais il mélangea à tort Catastia avec Hypochalcia, Megasis 
avec Bradyrrhoa, et Compositella sous le nom de Zophodia. Son genre 
Myelois est un composé de Rosella, Crudella, Legatella, Terebrella, Corcy- 
rella et Transversella; son genre Homoeosoma comprend des vraies 
Myelois, des Ephestia, Euzophera, Zophodia, Gymnancyla el Homoeo- 
soma, il est donc très hétérogène; il finit avec les Galleriae, faisant 
suivre ses Pyralididae. En effet, Herrich-Schacffer, se basant sur l’écarle- 
ment de la nervure 8 de la nervure 7 aux ailes inférieures de ses Pyra- 
hididae, a cru que celles-ci formaient le meilleur passage des Pyraliles 

b 


— VIN — 


aux Tortrices et Tineiles; il les sépara donc du reste de ses « Cram- 
bides » (Pyrales) par les genres Eudorea, Prosmixtis (Talis), Ohilo, 
 Scirpophaga, Crambus, Ancylolomia, Phyciles et Galleries, mais il est 
cerlain que les Pyralididae doivent au contraire êlre rapprochées des 
Pyraustinae, tout en étant bien dislincles. 

Lederer réunit les Pyralididae d’Herrich-Schaeffer aux aulres Pyra- 
lides, distinguant les Pyralides par la nervure médiane des ailes infé- 
rieures qui esl presque toujours nue chez ces insecles, alors que chez 
les Crambides celte nervure est toujours poilue en dessus. 

Von Heinemann insista sur le parli qu'on pouvail tirer de la nervu- 
lalion pour la classification des ailes supérieures. Selon lui, le caractère 
de la villosité de la nervure médiane chez les espèces Crambidiformes ne 
suffit pas pour les séparer des autres Pyraliles, car ce caractère se re- 
trouverait danslesespèces desgenres Eurhypis, Hb. (Threnodes, Gn.) Her- 
cyna, Odontia et certaines Pyraustines; donc, l'absence de celte villosile 
ne juslifierait pas la séparation des Scirpophaga des Chilo. Von Heine- 
mann, par conséquent, distribue les Pyralites (Pyralidina) en général 
en six familles : Pyralididae, Botidae, Chilonidae (comprenant les Scir- 
pophaga el Schoenobius), Crambidae, Phycidae et Galleridae. 

Il se trompe toutefois relativement aux Pyralidinae, car, en general, la 
nervure dorsale est bouclée et non simple, comme il le dit. Pour la clas- 
sificalion des Phyciles, il suit celle de Zeller, ajoutant le genre Sper- . 
matopthora de Lederer, créant celui de Brephia! pour la Compositella. 
Ses genres Myelois et Steganoptycha sont composés d'espèces qui n'ont 
aucun rapport entre elles. Toutefois, l'ouvrage de von Heinemann est » 
d’une inconteslable valeur, car il met à la portée de lous le moyen de 
° déterminer des lépidoptères d’une façon scientifique; il est seulement 
regrettable qu’il ne comporte qu'une faune restreinte. 

Dans l’utile catalogue de MM. Slaudinger el Wocke nousne trouvons 
aucune innovation; M. Wocke a simplement suivi l’ouvrage de von 
Heinemann, introduisant comme il a pu les espèces du reste de l'Europe 
el des pays Tnlnonhes. 

Depuis cette époque, M. Snellen a publié en 1882 ses « De Vlinders 
van Nederland », ouvrage très complet sur les Microlépidoptères des 
Pays-Bas. Il comprend sous le nom de Pyralidina loutes les espèces 
ayant les nervures 7 el 8 aux ailes inférieures réunies ou paraissant 
réunies, les distribuant en cinq familles : Pyralidae, Botidae, Crambidae, 
Galleridae et Phycidae. Cest la classification de von Heinemann, avec la 
différence qu'il réunit les Chilonidae aux Crambidae. Sa classification des 


. Chose assez élrange, auteur du genre Brephia, il n’a pas su reconnaitre la femelle, 
qu'il une fois sous ie nom de Nephoptert ya Murimella‘ etune deuxieme fois sous celui 
de Meph, Senescens. J'ai vu les types originaux: 


— XIX — 


Phycites diffère de celle de von Heinemann en ce qu'il place avec raison 
les genres Cryptoblabes et Glyptoleles en tête, mais son genre Nephopte- 
ryæ est un mélange élrange de Salebria, Dioryctria et Selagia. Son genre 
Myelois comprend les Acrobasis el Rhodophaea pendant qu'il place la 
Cribrella dans un genre « Ilythyia »; il adopte le genre Pempelia de 
von Heinemann et le genre Plodia de Guenée. On comprend que M. Snel- 
len, s’occupant d’une faune {rès restreinte, n’ait pas senti la nécessité 
de multiplier les genres en lenant compte de tous les caractères que 
présentent les Phycites. 

M. Meyrick a aussi publié loule une série de Phyciles d’Austra- 
lie, ele.; mais n'ayant pas éludié ces insecles d’une facon générale, ses 
tables ne servent qu’à délerminer les espèces connues de lui. 

M. Hulst a publié, avant 1890, un grand nombre d'espèces en les 
placant absolument au hasard dans les genres alors exislanl; plus lard, 
il a décrit des genres nombreux dont très peu peuvent être conservés. 

Dans un nouveau travail intilulé « The Phycitidae of North America », 
il a simplement suivi la classificalion que j'avais donnée dans |’ « Ento- 
mologica Americana », créant quelques genres aux dépens du genre 
Salebria, ete., pour séparer les espèces à ailes lisses de celles ayant des 
écailles en relief (ce qui me parait aller trop loin), répélant l'erreur de 
yon Heinemann sur le nombre des nervures des ailes inférieures chez 
: Ephestia, sur l’absence de stemmales chez les Anerastia de Zeller et 
von Heinemann, el, ayanteludie les parties génitales du mâle des Phycites. 
il a découvert qu’à deux exceplions près mes Anerastinae pouvaient, en 
dehors du peu de développement de la trompe, se séparer des Phyci- 
tinae par des dilferences dans la forme des organes de génération; mais, 
au lieu de conserver la désignation d’Aneraslinae qui s’imposait, il 
donne celle de Peorinae, parce que, d’après lui, le genre Anerastia est 
un genre aberrant de la masse de mes Aneraslinae et devrail être 
classé avec les genres Bandera ct Tampa dans la division des Phy- 
eitinae. Il suffit de voir les espèces de ces trois genres pour se rendre 
compile combien le groupement de M. Hulst est artificiel, et ses études 
ne servent qu'à confirmer mon impression, que les différences observées 
dans les organes de la génération ne sont que spécifiques; j'ai été 
heureux de voir dans une publication récente que M. Meyrick est du 
même avis. 

Jai déjà, dans mon « Essai sur la classification des Pyralites », in- 
diqué la position des Phycites dans la classificalion; aussi je n’ajou- 
terai ici que quelques mots à ce sujet. 

Comme M. Snellen, je suis d'avis que les Pyraures (Pyralidina) 
forment une grande tribu parmi les Lepidopteres, équivalant aux 
Phalènes (Geometrina), Nocluelles (Noctuina), Tordeuses (Tortricina) et 


Tineites (Tineina), et que celte lribu doit se subäiviser en un certain 
nombre de familles; mais je crois qu’il convient de limiler à deux le 
nombre de ces familles, en divisanl ces dernières en sous-familles, soil: 
1° les PyrALIDAE ou Pyrales, comprenant notamment les Pyraustinae, 
Hydrotampinae, Scoparünae, 'Schoenobinae, Acentropodinae, Clu’ysau- 
ginae, Endotrichiinae, Pyralidinae ei Epipaschünae; et 2 les CRAMBIDAE 
ou Crambides, comprenant les Crambinae, Ancylolominae, Galleriinae 
et Phycitinae. 

En cffet, j’eslime que si quelques Pyralidae ont en commun avec les 
Crambidae le caractère de la villosilé de la nervure médiane des ailes 
inférieures, les cas signalés par von Heinemann sont peu nombreux, 
formant des exceptions qui ne diminuent guère la valeur du caractère 
découvert par Lederer, et que corroborent les caractères lires de la 
forme des Crambides, le développement de leurs ailes inférieures, et 
la position des insectes au repos, malgré les quelques ressemblances 
qu'on trouve dans les Scoparünae et Schoenobünae. On ne confondra 
jamais une Pyrausta ou une Hercyna avec une Crambide, de facon que 
la présence ou absence de la villosilé sur la nervure médiane d’une 
Pyralite qu’on étudie permet de se rendre compte immédialement, 
dans le très grand nombre des cas, si l’Insecte apparlient aux Pyralidae 
ou aux Crambidae, bien que cerlaines espèces de Pyralides aient des 
caractères de slructure qui se rapprochent de ceux des Crambides. 

J'ai déjà dit en quoi les Phycites se distinguent des Pyralides et des 
autres Crambides. Ne pouvant donner, avant la lerminaison de mon 
ouvrage, la table complète des genres, je me contenterai d’en donner 
un aperçu, cilant des genres comme exemples, ce qui permellra à 
l'étudiant de se rendre compte du système de classification adopté par 
moi, système basé surtout sur la nervulation et ensuile sur tous les 
caractères accessoires de palpes, antennes, elc. 

Les Phycites se séparent nettement en deux grands groupes ou 


divisions : 


1° Espèces à trompe bien développée, écartant dislinetement les 

palpes labiaux (pl. I, fig. 1,2). Stemmates toujours présents. . . . Puycırint. 
2° Espèces à Irompe très peu développée, n'écartant pas les 

palpes labiaux, souvent invisible (pl. I, fig. 3, 4). Stemmates man- 


quant parfois (?). . . . . SAR TET 09 0 do 0 D 016: 00, 0.0 ANERASTINI. 


DIVISION I 


A. Ailes inférieures avec huit nervures : 
B. Palpes labiaux ascendants, recourbes : 
E. Ailes inférieures avec la nervure médiane trifide, la ner- 
vure 5 libre (comme dans beaucoup de Pyralidae). ex. g. Cryploblabes. 


— KI 


EE. Ailes inférieures avec la nervure médiane bifide : 
F. Ailes inférieures avec 2 bien avant l'angle de la 
cellule, la transversale plus ou moins distinclement en 
facende, 3, lazcellulellongue ME Rex Lo 


(Ces espèces ont les anlennes tantôt simples, tantôt 
peclinées, courbées ou dentées près de la base, et les 
palpes maxillaires filiformes.) 


FF. Ailes inférieures avec 2 bien avant l’angle de cellule, 
la Lransversale non en face de 3, la cellule courte. ex.g. 


(Les palpes maxillaires de ces espèces sonl filiformes, 
rarement en aigrette; les antennes sont simples, pec- 
tinees ou noueuses.) N 

FFF. Nervure 2 des ailes inferieures naissant en general 
de l’angle ou presque de l’angle; les nervures 3 et 5 
paraissant ligees, cellule moyenne. . . . . . ex. g. 

(Avec beaucoup d’espèces à antennes simples se 
trouvent toules les Nephopteryæ et Salebria à antennes 
noueuses; les palpes maxillaires sont filiformes, en 
touffe aplatie ou en aigrette.) 

BB. Palpes labiaux ascendant obliquement ou élendus en avant 

(porrigés); aux inférieures la nervure médiane bifide : 
G. Palpes labiaux obliques : 

1. Dernier article en ligne avec le deuxième, an- 

tennes noueuses ou crêlées . . . . . . . ex. g. 


2. Dernier arlicle horizontal ou défléchi, antennes 
souvent courbées, avec des dents dans le sinus, 
rarement noueuscs, les palpes maxillaires va- 
Mid les EME ne N ox ec, 

GG. Palpes labiaux plus ou moins horizontaux, le 
dernier article deflechi; aux ailes inférieures 2 géné- 
ralement bien avant l'angle de la cellule. 

Antennes simples, ciliées ou noueuses, palpes 

maxillaires filiformes, en aigrelte ou invisibles. ex. g. 

AA. Ailes inférieures avec sept nervures : 
H. Nervures 8 et 9 aux ailes supérieures tigées : 


I. Nervure 2 aux inférieures bien avant l’angle de 
la cellule : 


J. Palpes labiaux porrigés ou défléchis, parfois 
obliques : 

1. 4 et 5 aux supérieures séparées. . ex. g. 

2. 4 et 5 aux supérieures ligées. . ex. g. 


JJ. Palpes labiaux ascendants, recourbés : 
1. Cellule des ailes inférieures longue. ex.g. 


2. Cellule des ailes inférieures courte. ex. g. 


Myelois. 


Phycita. 


Nephopterys. 


Selagia. 


Epischnia. 


Megasis. 
Etiella. 
Iypochaleva. 


Asarta. 


Zophodia. 


Euzophera 


Vitula. 


OU 


II. Nervure 2 aux inférieures de l'angle de la 
cellule ou tout près : 


K. Ailes supérieures avec la médiane qua- 
drifide : 


L. Palpes labiaux ascendants, recourbes : 
1. Nervures & et 5 écartces de l'angle de 
{ ; Bet rs RE 


2. Nervures A et 5 rapprochées de l’angle, 

en ligne avec la médiane. . . . ex. g. 

LL. Palpes labiaux obliques ou porrigés, le 
3° article défléchi : 

1. Nervures 4 et 5 aux supérieures rap- 
prochées de l'angle, en ligne avec la 
MELIATCS 6 o eo o le 15 EX Es 

2. Nervures 4 et 5 écartées, non en 
MEME 618 #000 20 à 0 Cv EE 

KK; Ailes supérieures avec la médiane trifide : 


1. Palpeslabiaux porrigés, géniculés.. ex. z. 
2. Palpeslabiaux ascendants,rezourbés. ex.g. 


HH. Nervure 9 aux supérieures manquant : 


1. Nervure transversale des inférieures verticale, 
. renflée, aux supérieures la médiane quadrifide, 
FES SES 810 o 01e 0 0 à 0 8,0 0 CR 


2. Nervure transversale des inférieures oblique, 
simple, aux supérieures la médiane trifide, ner- 
vures MORES 6 6 5 © 010 8/0 0 0 © 0 0 CRE 


AAA. Ailes inférieures avec six nervures, la médiane bifide. ex. g. 


DIVISION I : 


A. Ailes inférieures avec la médiane quadrifide : 
B. Ailes supérieures avec la médiane quadrifide : 
1"APalpes lab aus EN TAN IS NN CRC 


© 
CCE 


2. Palpes labiaux porrigés. . . 
BB. Ailes supérieures avec la médiane trifide . . . . . ex.g. 
AA. Ailes inférieures avec la médiane trifide : 
G. Ailes supérieures avec la médiane quadrifide : 


D. Aux supérieures 10 de 8 : 


E. Aux supérieures A et 5 séparées. Love MO CE 
EE. Aux supérieures & el 5 tigées ou d’un point: 
1. Palpes labiaux ascendants" .ex0 


2. Palpes labiaux porriges. . . . . 2... ex... 


Pempelia. 


Heterographis. 


Ancylosis. 


Gymnancyla. 


Hedemannia. 


Syria. 


Homoeosoma. 


Ephestia. 
Aspithra. 


Emmalocera. 
Polyocha. 


Taprobana. 


Patna. 


Siboga. 


Ematheudes. 


— QUIL 


DD. Aux supérieures 10 de la cellule : 


1. Palpes maxillaires du 5 en aigrette. . . . . ex. g. Dera. 
2. Palpes maxillaires du j filiformes, indistincts. ex. g. Poujadia. 
CG. Ailes supérieures avec la médiane trifide : 
F. Aux supérieures nervule 9 de 8 : 
G. Aux supérieures nervule 10 de 8 : 
H. 4 et 5 tigées aux supérieures . . . . . . ex. g. Ceara. 
HH. el 5 séparées aux supérieures : 
I. Palpes labiaux ascendants. . . . . . . ex. g. Hypsolropa. 
II. Palpes labiaux porrigés . . . . . . . ex. g. Heosphora. 
GG. 10 de la cellule : 
J. Palpes labiaux ascendants. . . . . . ex.g. Pinda. 
JJ. Palpes labiaux porrigés . . . . . . ex. g. Aneraslia. 
FF. Aux supérieures 9 et 10 tigees sur 8. . . . . ex. g. Hosidia. 
FFF. Aux supérieures 8 manquant . . . . . . . ex. g. Pandera. 
FFFF. Aux supérieures 8 eb 10 manquant, . . . ex.g. Tampa. 
AAA. Ailes inférieures avec la médiane bifide, 3 et 4 manquant : 
1. Aux supérieures 8 et 9 tigées, 10 de 8 . . . . . = . ex. g. Mesodiphlebia. 
2, Aux supérieures 9 et 10 tigées de 8. . . . . . . . . ex. g. Coenochroa. 


Je n’ai pas la prélention de croire que cet essai de classification 
représente le dernier mot de la science; il est possible, au contraire, 
que d’autres systématistes envisageront la classification sous un autre 
point de vue, et modifieront par suile l’ordre dans lequel je dispose les 
genres; mais, après avoir éludié d’une facon approfondie ces Insecles 
comme je l’ai fait sur un très grand nombre de spécimens, j'espère 
les avoir groupés aussi bien qu’il est possible actuellement. 

La sous-famille des Phyciles esl une de celles où l’on trouve la plus 
grande diversité dans les caractères structuraux; il semble que la nalure 
ait voulu multiplier les caractères dans ces Insectes, à couleurs ordinai- 
rement ternes, pour les distinguer les uns des aulres, de facon que 
l’étudiant est embarrassé pour choisir celui qui lui paraît le meilleur. 
Souvent, dans des genres qui semblent homogènes, on remarque des 
différences sensibles de structure; aussi le systématiste est-il à chaque 
instant assailli par des doutes sur la valeur des caractères qu’il trouve 
et dont il veut se servir. Des caractères qui paraissent avoir de la 
valeur dans un nombre de cas semblent, au contraire, dans d’autres, 
ne pas mériter d'être pris en considération; c’est ainsi que nous trou- 
vons parmi les Acrobasis une espèce (Oblusella) qui, contrairement à ses 
congénères, a les nervures 4 et 5 aux ailes supérieures ligdes; de même, 


— IN — 


bien que certaines espèces de Dioryctra et Nephopteryx aient des 
antennes fortement peclinées, je ne crois pas devoir les séparer des 
espèces à antennes lisses ou à peu près; pourlant, d'autre part, je dis- 
lingue les Oligochroa des Salebria par leurs antennes à tige aplatie. 

La diversile si considérable dans les caractères que présentent les 
Phyeiles m'a obligé à établir un très grand nombre de genres ou 
groupes en plus de ceux déjà connus. Malgré l’inconvénient qui peut 
résulter de l'emploi de lant de genres, je crois que plus tard, lorsque 
le nombre d'espèces aura augmenté, on reconnailra l'utilité de ces 
groupements qui permettent de classer exaclement les espèces (bien 
souvent même du sexe femelle), sans compter que si elle oblige les 
descripteurs à étudier plus à fond les espèces avanl de les publier, il 
n'en peut résuller qu'un grand avanlage pour la science, car beaucoup 
d'auteurs, encore à présent, classent les espèces et les décrivent d’une 
facon {res superficielle, de facon qu’on n’esl jamais certain si l'espèce 
décrite est placée dans le genre qui lui est propre ou même si c’est 
vraiment une Phycite. 

En faisant mon classement, je prends comme principe que les espèces 
les plus parfaites, les plus complètes au point de vue de la nervula- 
tion, doivent êlre mises en têle, c’est pourquoi je commence avec 
Cryptoblabes, dont la nervulation aux ailes supérieures se rapproche 
de celle des Pvralides; et je finis avec les Ephestia, qui ont le nombre 
le plus réduit de nervures; il est évident que la série devrait êlre ren- 
versée si l’on admellail, au contraire, le développement pregressif des 
Phyeites et leur perfeclionnement. C’est aussi pour cela que je place 
les Anerastini à la suile des Phyeitini; pourlant, on retrouve dans les 
Anerastini la pluparl des caractères qu'on croirait propres aux Phyei- 
lini, c’est-à-dire des antennes simples, ciliées, pectinées, noueuses, des 
palpes labiaux ascendants, obliques ou porrigés, des palpes maxil- 
laires filiformes ou en aigrelle, elc., de facon que si le caractère 
capital du manque de développement de la trompe n’existait pas, on 
serait souvent disposé à réunir ces deux divisions. 

Zeller a cru devoir séparer les Phyciles en deux groupes, celles à 
antennes noueuses et celles à antennes simples, mais ce syslème ne 
peut être maintenu, car rien ne le sanctionne. En suivant ce système, 
il faudrait joindre aux Nephopteryx el Salebria les espèces à nervure 
médiane trifide, les Pempelia, Psorosa, Tylochares, Crocydopora el une 
foule d’Anerastini; il faudrait, par contre, retirer un certain nombre 
d'espèces qui sont de vérilables Salebria, Nephopteryx ou Dioryctria, 
mais dont la touffe des antennes est très peu développée ou absente, 
de facon qu’on serait embarrassé pour les classer; de même le classe- 
ment par les palpes seuls ne pourrait pas convenir, car, oulre qu'ils 


— ON 


varient même dans chaque genre, dans toutes les séries on retrouve 
des palpes labiaux ascendants, obliques ou porrigés et des palpes 
maxillaires filiformes, en touffe ou en aigretle, de facon qu’on asso- 
cierait des espèces bien différentes sous d’autres rapports. 

La forme des ailes ne donne aucun caraclère qui permelte de classer 
les Phycites, pendant que la nervulalion, au contraire, donne des coupes 
génériques bien netles, souvent corroborécs par la forme des palpes 
et des antennes, et qui, en outre, permet, dans un grand nembre de 
cas, de classer les femelles, lesquelles, malheureusement chez les 
Phycites, ont une structure d’une uniformilé désespérante, alors que 
le mâle a souvent une exagéralion de caractères dislinctils. 

D’aulre parl, je ne me dissimule pas que la classificalion par les 
nervures sépare des espèces qui semblent créées pour être ensemble, 
telles que les Myelois ct les Euzophera, les Nephopteryx el les Psorosa, 
les Salebria et les Pempelia, les Eurhodope et les Cateremna, etc.; 
néanmoins, j'estime que la nervulation est le caraclere primordial de 
ces Insectes, car elle est semblable dans les deux sexes, landis que 
ceux tirés des palpes et antennes ne sont que secondaires; ce qui, 
entre aulres choses, semble le prouver, c’est la disposition presque 
identique des nervures dans les genres Heterographis, Ancylosis, Ancy- 
lodes, Honora et Staudingeria, alors que les palpes labiaux el maxil- 
laires, ainsi que les anlennes, offrent une grande diversité de formes. 

Du reste, même dans le genre Acrobasis, qui semble si homogene, 
cerlaines espèces onl la lige des antennes droite pendant que d’autres 
l’ont courbée près de la base; il en est de même chez les Epischnia, 
les Heterographis, etc. La nalure semble se complaire à rendre les clas- 
semenls presque impossibles; ainsi dans deux genres (Meyrichkiella et 
Homoeographa), on retrouve la nervulation des Homoeosoma (sauf la 
présence de la nervure 8 aux supérieures), alors que les antennes ont 
une touffe d’ecailles aussi développée que chez une Pempelia. 

E\ceplionnellement, on rencontre dans la nervulation des aberra- 
tions; ainsi j'ai vu une Myelois Ceratoniae avec deux nervures coslales 
naissant de 7. Parfois on lrouve, parmi les espèces à médiane quadri- 
fide aux ailes inférieures, des individus où la nervure 4 manque ou 
est très petite, quelquefois sur une seule aile chez le même individu. 
On serait disposé à considérer ces fails comme une objection contre le 
classement par les nervures, si l’on ne devait pas faire la part des 
monstruosilés qui se retrouvent constamment dans tous les règnes de 
la nature. 

D’après ce qui précède, il semble avéré qu'il n’est pas possible de 
trouver un système naturel de classement pour les Phycites; nous 
devons donc accepler celui par les nervures qui permet, au moins, 


— XXVI — 


A 


d'arriver à la détermination exacte des espèces, et, au fond, c’est le bul 
de toul système, car autrement il deviendrail bientôt impossible de 
connaître toutes les espèces décrites: actuellement, le nombre s'élève 
à plus de 1200, mais dans quelques années ce nombre pourra êlre 
doublé, et alors l'étudiant se perdrait dans le nombre d'espèces s’il 
n’avail pas un moyen à peu près assuré pour arriver à les reconnaitre. 

Certains auleurs ont cherché des caractères dans les organes de 
génération des lépidoptères, mais j’avouc que je n’ai pas poussé aussi 
loin mes investigalions, parce que je suis d'avis qu'il faut éviler de 
compliquer l'étude de ces petiles bêtes, car bien peu de lepidopleristes 
voudront se donner la peinc de faire de pareilles recherches. Il ne 
faut pas oublicr, en effet, que si quelques personnes s'occupent exelu- 
sivement d’eludes entomologiques, le {res grand nombre, au contraire, 
ne s’y inléressent que comme un delassement de leurs oceupalions pro- 
fessionnelles parfois {res absorbantes, qu'on ne peut recommander à 
ces personnes que des moyens de détermination pratiques qui ne dété- 
riorent pas par trop les spécimens, souvent uniques, de leur collec- 
tion ou qui leur sont communiqués par des amis; or, en brossanl 
l’extrémilé de l'abdomen de pelits lépidoptères desséchés, on arrive 
rarement à mellre suffisamment à nu les organes de génération qui 
du reste, sont souvent déformés par la dessiccalion, et on risque très 
souvent de détruire l’abdomen, sinon l’insecte même. Les études que 
M. Meyrick avait faites sur les parties génilales des Pyrales ont engagé 
M. Hulst à examiner celles des Phyciles; mais, comme je l’ai déjà dit, 

!. Meyrick a déclaré renoncer à se servir de caractères qui sont évi- 
demment plus spécifiques que génériques, et le résultat des recherches 
laborieuses de M. Hulst me semble négatif, puisque M. Hulst arrive 
à séparer complètement des espèces extrêmement voisines. 

Les caractères que j'invile l’étudiant à rechercher sont, au contraire 
faciles à reconnailre, dans la plupart des cas, sans détériorcr les papil- 
lons ; avec un peu d'habitude, il suffit souvent d'examiner la dispo- 
sition d’une seule nervure et jamais ne devient-il nécessaire de dénuder 
entièrement une aile. Tout ce qu’il faut pour se rendre compte de la 
nervulation est de la benzine reclifiée et un petit pinceau. 

Les stemmates, chez les Phycites, sont presque loujours bien 
distinels, et, en touchant la tête avec un fin pinceau mouillé de ben- 
zine, ces organes semi-globuleux, noirs, petils, apparaissent silués 
derrière la base des antennes, près du bord des yeux composés. 

Pour les ailes, comme les nervures sont toujours plus apparentes 
et en relief à ia surface inférieure des ailes, il suffit de les humecter 
avec le pinceau à l’endroit qu'on désire examiner pour les faire ressorlir. 

Lorsque les écailles sont par trop denses, on brosse légèrement la 


— OU 


parlie de l'aile avec le pinceau humide, et les écailles se détachent 
assez facilement. Si je veux dénuder davantage laile, je place le 
papillon renversé sur un étaloir, fixant d’un côté les deux ailes avec 
une bandelelte de papier, mouillant l’aile suffisamment avec la benzine 
pour que l’aile s'attache à l’étaloir, et alors avec le pinceau je brosse 
avec soin les écailles aux endroits voulus; mon examen terminé, je 
laisse évaporer la benzine et j’enleve la bandelette, relevant le papillon. 
qui se trouve à peu près intact si l'opération a été faite délicatement. 

Les stemmates, ai-je dil, sont presque toujours très distincts; ils 
existent chez tous les Phycitini et chez la plupart des Anerastini. 

Le front est souvent lisse, revêtu d’écailles comprimées (pl. I, 2, 7), 
mais chez beaucouÿ d'espèces, surtout celles dont les palpes labiaux 
sont porriges, le front porte une louffe d’ecailles de forme plus ou 
moins triangulaire, qui remplit l’espace entre le front et les palpes 
(pl. I, 17, 23, 26, 31). Parfois le front a une bosse cornée (Trachonitis, 
Bazaria, Anorislia, Hedemannia, Gymnancyla, Spermatophthora) ou 
celle bosse se prolonge en une lame cornée comme l’éperon d’un 
navire (Christophia, Parthia, Auxacia, Centrometopia (pl. XVII, fig. 20, 
21), Epischidia (pl. XXIX, fig. £ a), Prorophora (pl. XXXI, fig. 14); celte 
lame est entière ou échancrée, formant alors trois denis par devant, à 
moitié cachées par des écailles. 

Dans certains genres le front monlre une cavité dans laquelle vien- 
nent se loger les palpes labiaux (Magiria, Oryctometopia, Fundella); 
chez Spatulipalpia le devant de la tête porte une large dépression ou 
creux qui oblilère la face et le front. 

La trompe est toujours très forte, longue, squammeuse et bien 
visible chez les Phycitini, écartant distinclement les palpes à leur base 
(pl. I, fig 1, 2 et 15), tandis que dans les Anerastini elle est très 
petite et n’écarte pas les palpes (pl. I, fig. 3 et 4). Dans certains genres 
d’Anerastini (Hypsotropa, Heosphora, etc.), elle semble manquer totale- 
ment, mais dans d’autres elle est distincte (Anerastia, Ematheudes, etc.). 

Parmi les Phycitini, la Zophodiodes Leucocostella semble seule avoir 
une {trompe plus mince que d’habitude. 

‚La iete en dessus, chez le mâle, a généralement une dépression 
entre les anlennes (Phycita, Nephopteryx, ete.). Ä 

Les anlennes sont extrêmement variables chez le mâle : simples, 
filiformes, généralement pubescentes en dessous ou brièvement ciliées 
sur un rang, parfois sur deux, dans beaucoup de genres (Eurhodope, 
Myelois, Fundella, Dasypyga, Grocidomera, Ulophora, Eucarphia, Synoria, 
Euzophera, Vitula, Heterographis, Syria, Pogonotropha, Ephestia, apla- 
ties dans d’aulres (Cathyalia, Promylea, Canthela, Oligochroa, Lao- 
damia, elc.), crénelées-ciliées (Phycitopsis, Dioryctria, et beaucoup 


— XXVIII — 


d’Anerastini); triangulaires chez Spatulipalpia; pectinées ou ciliées 
(pl. I, fig. 43), (Dioryetria, Ceroprepes, Mabillia, Ancova, Amphithriæ, 
Trachonilis, Nephopteryx (pars\ Parthia, Maxillaria, Melitara, Ratasa, 
Seeboldia, ete., el divers Aneraslini; avec un sinus ou courbe au-dessus 
de l’article basilaire (Polopeustis, Christophia, Catastia, Hypochaleia, 
Staudingeria, Alispa, Gymnancyla, ele.); avec les articles de la tige 
dans le sinus faisant saillie, formant des dents (pl. I, fig. 38) 
(Cremnophila, Pristocera, Pristophora, Ambesa, Pristarthria, Anorislia, 
Centrometopiu, Epischnia, Trissonca, Dentinodia, etc.) ; par exception 
(genre Ceracanthia), les articles au milieu se dilatent, formant un petit 
mamelon armé d’une épine très prononcée pendant que le reste du 
sinus est lisse; ou avec un sillon longitudinal parfois rempli d’ecailles, 
mais ne formant pas une touffe (Glyptocera, Ortholepis, Ambesa, 
Canthelea, Bazaria, Epicrocis, Hypochalcia, Sarata, Aneylosis, elc.). 

Dans beaucoup d’espèces le sinus est rempli par de longues écailles 
plates qui s'élèvent sur les deux bords de la tige formant une louffe 
plus ou moins forte, souvent marquée au milieu d'un sillon longilu- 
dinal (pl. I, fig. 42), souvent aussi avec des écailles sur un côté seule- 
ment formant ainsi une poche ou cavilé, ordinairement noire, du côlé 
exlerne (pl. I, fig. 45) (Phycita, Nephopteryx, Salebria, Elasmopalpus, 
Selagia, Lipographis, Pyla, Etiella, Ancylostomia, Crocydopora, Pempelia, 
Psorosa, ete., el beaucoup d’Anerastini), mais dans les Anerastini les 
écailles sont souvent piliformes, très longues et bouclées Al’extremite. 

Le genre Succadana est remarquable par la dimension exlraordi- 
naire de la toulfe, laquelle est divisée en deux parlies (pl. XIII, fig. 4). 

Dans les genres Bussa et Thylacoptilu, l'antenne n’est pas courbee 
el on trouve une petile louffe arrondie d’écailles au-dessus de l’article 
basilaire (pl. XIII, fig. 21 et pl. XXII, fig. 12). D’autres espèces ont 
les antennes avec quelques écailles en relief, mais ne formant pas une 
louffe régulière (Dioryctria, Alophia, Epicrocis, Sarala, ete.). Dans plu- 
sieurs genres la tige de l’antenne porte une pelile échancrure au-dessus 
de l’article basilaire (Diatomocera (pl. I, fig. 39), Dectocera (pl. XIX, 
fig. 11 b), Homoeosoma (pl. I, fig. 41) et chez Coptarthria (pl. IX, fig. 21) 
dont l’échancrure est au sommet du très long deuxième article). Parfois 
l’article basilaire est dilaté au sommet et forme une dent distincle 
(pl. I, fig. 36) (Acrobasis, Megarthria, Odontarthria), rarement (g. Hy- 
pargyria) celte dent se courbe en bas, formant un fin crochet très dis- 
tinct (pl. IV, fig. 22), mais dans un autre genre (Oncolabis) on voit, 
naissant du-dessus de l’article basilaire dilaté d’un cöle, la tige de 
l’antenne courbée et, de l’autre, un fin crochet lourné vers la tige (pl. I, 
fig. 40). Dans le genre Spatulipalpia, article basilaire est très grand, 
dilaté, aplati et est déprimé sur les côtés (pl. XVIIT, fig. 6). 


No QD 


Dans le genre Lasiosticha (pl. XLNI, fig. 24) la moilie basilaire des 
anlennes est garnie d'un côté d’ccailles noires, denses et longues. 

Enfin, dans le genre Metoecis, les antennes, finement el brièvement 
ciliées, sont recouvertes, sur toute leur longueur, de pelites écailles 
caduques, plates, imbriquées (pl. I, fig. 37). 

Les antennes des mâles se modifient comme forme à l'infini, 
presque suivant les espèces. Celles des femelles sont presque toujours 
simples, filiformes, parfois pubescentes, rarement pectinées ou ciliées, 
et dans ce cas les cils sont bien plus courts que chez le mâle. 

Les antennes des Phycites ont une cerlaine raideur lorsque l’insecle 
est mort el on éprouve quelque difficulté à les élaler; cela tient à la 
facon dont sont implantés ces organes. Les anlennes sont en effet pla- 
cées très près l’une de l’autre, un peu au-dessus des yeux, et, au repos 
elles reposent sur le dos de l’insecte, croisées au milieu, l’extrémité 
cachée sous le bord dorsal des ailes. 

Les palpes labiaux ont aussi une très grande diversité de forme et 
varient même d'espèce à espèce. Ils sont en général semblables dans 
les deux sexes, mais quand ils renferment (chez le 4) les palpes 
maxillaires, ils sont ordinairement lisses, se rejoignent exactement par 
devant et sont pressés contre le front, tandis que chez la femelle ils 
sont squammeux, ccartes l’un de l’aulre et du front (Salebria, Christo- 
phia, Pempelia, etc. 

Dans le genre Caina, les palpes sont ascendants, mais chez la femelle 
le 3° article est défléchi; de même, dans le genre Vinieia, les palpes du 
mâle sont longs, ascendants, alors que chez la femelle ils sont obliques, 
le sommet du 2° article élargi, squammeux, le 3° article horizontal 
(pl. XVII, fig. 13). 

Dans les genres Eccopisa el Glyptoteles, où les palpes du mâle sont 
aplatis, chez la femelle ils sont cylindriques. 

Les palpes labiaux sont ascendants, avec le 3° arlicle en ligne avec 
le 2°, dans le plus grand nombre de genres (pl. I, fig. 2, 6, 8, 9, 29, 31); 
dans certains ils remontent droit, depassant le vertex, mais dans d’au- 
tres ils sont recourbes à l’extremile vers la tête ou au-dessus du vertex. 

Dans beaucoup de genres, les palpes ont une tendance à devenir 
porrigés; ils sont obliques, assez aplalis, acuminés, le 3° arliele en ligne 
avec le 2 (pl. I, fig. 12) (Selagia, Metriostola, Catastia (pl. I, fig. 13), 
Spermatopthora (pl. I, fig. 25), Lympha); pendant que certains genres 
ont le 2° arlicle oblique, géniculé au sommet, s’arrondissant en dessus, 
son extrémité dirigée en avant, le 8 article horizontal, en ligne avec le 
2 ou défléchi (Pyla, Parthia, Anoristia, Epischnia (pl. I, fig. 15), 
Ancylodes). 

L'article basilaire n’a aucun caractère particulier, ne dépassant 


NX — 


jamais la face, sauf dans le genre Melitara, où il est prolongé en une 
très forle touffe (pl. XXV, fig. 3); il est ordinairement squammeux. 

Le 2° article est plus gros que le 3°, plus long à sa base, alténué 
ou renflé au sommet, ordinairement arrondi du côté externe, plat 
du côlé interne, parfois presque cylindrique, le paraissant surtout 
lorsqu'il sert de logement aux palpes maxillaires en forme d’aigrelte. 

Dans ce cas on voit un silion qui occupe toute la longueur de l’ar- 
ticle et qui parlois l'évide complètement lorsque l’aigrelte est très 
volumineuse (pl. I, fig. 9, 10, 14) : Salebria, Magiria, Etiella, Pempelia, 
Spatulipalpia), mais dans certains genres (Anoristia, Centrometopia, 
Staudingeria), le sillon est très étroil, l’aigreite étant très grêle. Le 
sillon exisle chez Palibothra et Parthia, mais les palpes maxillaires 
sont invisibles. 

Chez Alispa el Alispoides (pl. XXNIL, fig. 7 a), le 2 article est plat 
el porte par devant une longue touffe aplalie d’écailles. Au contraire, 
chez Magiria, le 2° arlicle des palpes du mâle est remarquablement 
long, renflé, spatuliforme au delà du milieu, recourbe brusquement 
sur le vertex qu'il dépasse de la moitié de sa longueur pendant que le 
3° article est très court (pl. VII, fig. 7). Dans le genre Spatulipalpia, le 
2e article est encore plus volumineux, étant très renflé vers le sommet, 
convexe extérieurement, très concave du côté interne, etanl élargi par 
de longues écailles disposées comme les barbes d’une plume (pl. XVIIT, 
fig. 2). 

Polopeustis a les 1° et 2° articles hérissés de longs poils (pl. I, 
fie. 7; pl. XXI, fig. 16). 

Le 3° article: est ordinairement cylindrique, acumine, plus court 
que le 2°, parfois très court (pl. I, fig. 8 et 9), mais dans les genres 
Nyctegretis, Mabillia, Glyptoteles et Eccopisa il est aussi long que le 
2 et aplati; chez Glyptoteles et Eccopisa, il est tronqué et excave 
sur le bord en dessus d’une facon singulière (pl. VII, fig. 8). Par- 
fois dans les especes a palpes ascendants, le 3° arlicle est deflechi 
Bazaria, Christophia, Pogononeura (pl. XVII, fig. 21); dans Discopalpia 
(pl. VII, fig. 9), il se developpe en un immense disque eireulaire et aplati. 

Les espèces à palpes labiaux porrigés offrent beaucoup de diver- 
sil& dans la forme de ces organes, se reliant par des formes interme- 
diaires aux espèces à palpes obliques. Ces palpes sont étendus droit en 
avant, -horizonlaux ou bien défléchis. Ce qui distingue les espèces à 
palpes porrigés de celles dont les palpes sont simplement obliques, 
c’est la forme du 2° article qui, dans les espèces à palpes porrigés, se 
renfle et devient convexe en dessus, près du sommet, pendant que 
l'extrémité se dirige en avant en ligne avec le dessus de la têle lorsque 
les palpes ne sont pas entièrement défléchis, et avec le 3° arlicle. Les 


= ON — 


palpes varient beaucoup comme longueur ; ordinairement écartés, ils: 
se réunissent en forme de bec dans les genres Hypochalcia (pl. I, 19), 
Etiella (pl. XIX, 5), Asarta, elc. lis sont {res longs chez Etiella, Hypo- 
chaleia, Sarata (pl. I, 20), Eucarphia (pl. I, 16), Bradyrrhoa (pl. I, 18), 
Seeboldia (pl. XXV, fig. 1); courts chez Megasis, Asarta, Ancylostomia ; 
très squammeux chez Megasis, Hypsicratea, Ancylosis (en partie); tandis 
que chez Parthia et Auxacia Jes 3° arlicles des deux palpes, très longs, 
minces et cylindriques, divergent, s’ecarlant l’un de l’autre, et le 
2e arlicle a un sillon longitudinal, mais chez Parthia les palpes maxil- 
laires manquent, alors que chez Auxacia ils sont très dislinels el en 
aisrette double (pl. I, 14); très lisses et luisants chez ÆEtiella, Hypo- 
chaleia, Asarta, Ralasa; unicolores dans les genres Megasis, Bradyrrhoa, 
Hucarphia; foncés en dessus, päles, avec le 2° article hérissé de poils 
en dessous dans les genres Hypochaleia (pl. 1, 19), Zophodiodes, Sarata, 
Asarta, ele. Dans le genre Zophodia, le mâle (pl. I, 27) a les palpes 
obliques, alors que la femelle les a porriges (pl. I, 28). 

Chez les espèces à palpes labiaux obliques ou porrigés on relrouve 
une diversité [res grande dans la forme des antennes et palpes maxil- 
laires comme dans les espèces à palpes ascendants. Les Asarta, Asar- 
todes et Hyporatasa ont les palpes très courts, l'extrémité très défléchie, 
formant presque un crochet. 

Les palpes labiaux présentent encore quelques curieuses variétés : 
ainsi, dans le genre Cabragus, ils sont cylindriques, un peu renflés au 
milieu, remontant droit bien au-dessus du vertex, le 2 article à son 
sommet longuement courbé en avant, le 3° article très court et un peu 
défléchi, formant ainsi à peu près uneS (pl. XIII, fig. 23, pl. XVII, fig. 16). 

Chez Ancylosiomia les palpes ressemblent un peu comme forme à 
ceux de Cabragus, mais ils sont défléchis et non ascendants (pl. I, fig. 35, 
pl. XX, fig. 25). 

Les palpes maxillaires chez les Phycites ne sont jamais très appa- 
rents, triangulaires à l'extrémité, et posés sur les palpes labiaux comme 
dans beaucoup d'autres Pyralites, les « palpi quatuor » des anciens. 
Ils sont, au contraire, ou renfermés dans les palpes labiaux ou plus ou 
moins cachés entre ceux-ci et la face plus ou moins squammeuse du 
papillon, même dans les espèces où les palpes labiaux sont porrigés ou 
défléchis. Dans toutes les séries d'espèces à palpes labiaux ascendants, 
obliques ou porrigés ils présentent les mêmes varialions ; chez le mâle 
souvent ils sont invisibles ou paraissent manquer tolalement (Megasis, 
Lipoyraphis, Ancylosis, Dolichorrhinia). Ces organes sont presque mi- 
croscopiques, composés de trois arlicles allongés et grossis par les 
ecailles qui les recouvrent; ils paraissent alors, en général, courts, 
minces, cylindriques (Ceroprepes, Myelois, Nephopteryx (pars), Brephia, 


— XXXI — 


Aimbesa, Hypochalcia, ele. (pl. L, 2, 6, 13, 27, 35). Souvent l'extrémité est 
un peu aplalie et les palpes se croisent sur la face {Nephopteryx pars); 
d’autres au contraire sont un peu squammeux et louffus à l’extrémilé 
(Cavipalpia). 

Parfois ils sont enlierement squammeux et forment une louffe 
grossiere plus ou moins aplatie (Mabillia, Oryctometopia, Ulophora, 
Megarthria, Glyptocera, Trachonitis, Metriostola, Aphyletes, Mazxillaria) ; 
dans ce dernier genre elle est très volumineuse et aussi longue que les 
palpes labiaux (pl. XIX, 7); la toufle est particulièrement grossière chez 
Spalulipalpia. 

Dans le genre Pogonotropha le mâle a une Lres forle touffe d’écailles 
hérissées de tous côlés en forme de plumeau, hérissant le devant de la 
tête et dépassés seulement par le 3° article des palpes labiaux. 

Enfin ils sont souvent en forme d’un long pinceau de poils longs 
et fins (ordinairement jaunes mais parfois roussâtres (Magiria) for- 
mant une aigrette; celle aigrelte se loge dans un sillon du côté 
interne du 2° article des palpes labiaux; elle est très mince et le sillon 
très étroit chez Anoristia, Centrometopia el Staudingeria, landis que 
dans les aulres genres (Magiria, Salebria, Christophia, Elasmopalpus, 
Ausxacia, Eliella, Pempelia, Gymnancyla, Oncolabis, etc. et beaucoup 
d’Anerastini) l’aigretle est très volumineuse (pl. I, 9, 10, 14). Chez 
Auxacia, Etiella et dans d’autres genres, l’aigrelle est formée de deux 
touffes naissant séparément l’une sur l’autre du palpe, comme dans les 
Epipaschiinae. 

Les ailes supérieures sont souvent allongées, étroiles, droites ou 
arrondies sur la côte, un peu élargies au sommet, obliques et arrondies 
sur le bord externe (Crocidomera, Semaloneura, Homoeographa, Pies- 
mopoda, Phycita, Cremnophila, Laodamiu, Epischnia, Eucarphia, Bra- 
dyrrhoa, Euzophera, Ancylosis, etc.), parfois avec l’apex acuminé 
(Mabillia), mais plus souvent elles sont subtriangulaires, plus ou 
moins allongées, élant assez élargies postérieurement, assez arquecs 
sur la côte (Ceroprepes, Acrobasis, Eurhodope, Dioryctria, Trachonitis, 
Nephopteryx, Catastia, etc.). Dans certains genres le bord externe est 
presque vertical et sinueux (Phyeita, Epicrocis, Hydaspia). 

La frange est toujours courte, elle est plus longue à l’angle anal. 

L’aile a deux plis longitudinaux : le pl discoidal, qui s’elend de la 
base à travers la cellule, et le pl dorsal, qui s'étend de la base entre la 
nervure médiane et la nervure dorsale. 

La femelle est semblable au mâle comme forme d’ailes et, à peu 
près, comme taille, mais parfois elle est plus grande et elle est toujours 
plus robuste. Dans les genres Megasis et Sarata, au contraire, elle est. 
très distinetement plus petite en même temps que plus robuste. 


— XXXII — 


Dans les genres Plerothris et Dasypyga, la nervure interne des 
ailes supérieures semble se continuer en une touffe d’écailles debor- 
dant sur les ailes inférieures. 

Les dessins typiques des ailes se composent de deux lignes trans- 
versales pâles, plus ou moins interrompues, bordées plus ou moins dis- 
tinctement de noirätre d’un côté ou des deux côlés, et de deux poinis 
discoidaux généralement noirs. Les lignes partagent l’aile en trois 
espaces ou champs, les espaces basilaire, médian et terminal. 

La premiere ligne est souvent moins distincte que la deuxième; 
habituellement elle naît de la cöle au premier tiers, se continuant en une 
ligne oblique postérieurement jusqu’au milieu de la cellule discoïdale, 
atteignant souvent le pli dorsal, rentrant souvent sur la nervure médiane 
et encore sur la nervure dorsale, formant des angles distincts, plus 
distincts sur la nervure dorsale, finissant sur le bord interne au delà de 
son point de départ. Rarement prend-elle une direction inverse, plus 
rapprochée de la base sur le bord interne que sur la côte (Euz. Nigri- 
cantella). Parfois elle se fond presque dans la couleur générale et n’est 
indiquée alors que par sa bordure foncée, bordure souvent interrompue, 
marquée seulement sur les nervures, surtout sur la dorsale. Souvent la 
bordure foncée externe s’élargit sur la côte, formant une tache triangu- 
laire. Souvent elle est précédée d’une large bande ocracée, large sur le 
bord interne, rétrécie vers la côte qu’elle n’atteint pas, élant limitée par 
une bande verticale foncée contenant souvent un bourrelet transversal 
d’ecailles redressées, en relief ou soulevées; c'est le cas de beaucoup 
d’Acrobasis. Parfois la premiere ligne est verticale ou simplement 
oblique ou courbee extérieurement, droite ou sinueuse ou anguleuse. 

La deuxième ligne, plus aislincte que la première, est placée aux 
deux tiers ou aux trois quarts de l’aile, souvent aussi extrêmement rap- 
prochée du bord de l'aile, élargissant ainsi l’espace médian, ou bien 
encore rapprochée de la premiere et alors l’espace médian se irouve 
relreci. Elle est ordinairement oblique et parallèle, ou presque parallèle 
au bord externe. Normalement, cette ligne rentre vers la base distincte- 
ment sur les deux plis (discoïdal et dorsal), formant des angles plus 
ou moins longs ou des sinus plus ou moins profonds, surtout sur le pli 
dorsal, mais parfois à parlir de la nervure 5 elle se dirige en une ligne 
oblique et droite au bord interne. Entre ces deux plis, au milieu, la ligne 
transversale est bombee vers le bord externe, c’est-à-dire, elle forme 
une boucle plus ou moins prononcée ou bien encore un angle saillant 
ou coude plus ou moins aigu. L’ornementation de cette ligne se fait à 
l’inverse de la première, c’est-à-dire, si la première est précédée d’une 
bande d’une couleur gaie, la deuxième ligne est suivie d’une bande à 
peu près pareille; de même, si la première ligne a une bordure foncée 

c 


NO OUIN —— 


du côté interne, la deuxième est bordée du côté externe, et une bordure 
foncée du côlé externe de la première ligne entraîne une semblable du 
côté interne de la deuxième ligne, mais elle n’est jamais accompagnée 
d’ecailles en relief. 

Souvent la bordure foncée du côté interne est interrompue, étant 
composée de courles stries noirâtres sur les nervures, formant ainsi 
des dentelures sur la partie pâle; d’autres fois les dentelures sont 
très distinctes, continues, serratiformes. La bordure foncée de la 
deuxième ligne devient plus distincte en approchant de la côte, laquelle 
est souvent lavée de noir entre la deuxième ligne el l’apex de l'aile. 
Les nervures sont souvent slriees de noir jusque dans l’espace terminal 
et les stries sont alors entrecoupées par la deuxième ligne qui les tra- 
verse. Le bord de l’aile est souvent plus pâle que le reste de l’espace 
terminal, élant saupoudré de blanc ou de gris, el le bord esl marqué 
généralement par une ligne noire plus ou moins distincle ou inter- 
rompue, fine ou épaisse, remplacée souvent par des poinls internervu- 
raux noirs, ordinairement moins marqués vers la côte el le bord interne. 

Dans certaines espèces les lignes transversales ne sont indiquées 
que par des points noirs sur le fond pâle de l'aile, et dans d’autres les 
ailes sont immaculées, d’une couleur unie, pâle ou foncée. 

La frange est courte, souvent marquée de deux ou trois lignes lon- 
gitudinales foncées. 

La côle est souvent ornée d’une strie ou bande pâle nettement limi- 
tee inférieurcment, parfois par une ligne foncée, ou bien la couleur 
päle se fond dans la couleur générale. Lorsque la côte porte une strie 
pâle, l’extrême bord est souvent liséré de couleur foncée, parfois seule- 
ment sur une partie de son parcours. 

Dans beaucoup d'espèces une ombre ou nuage foncé s'étend obl- 
quement depuis la naissance de la deuxième ligne sur la côte jusqu'à 
la première ligne sur le bord interne; dans d’autres, cetle ombre oblique 
est peu distincte ou manque. Au-dessus de cette ombre, l’aile sur le 
disque et la côte dans l’espace médian, est souvent blanche cu pâle. 

Les points discoïdaux sont situés sur l’angle supérieur et l’angle 
inférieur de la cellule, et varient comme grandeur, forme et neltelé. 
Ils sont ordinairement ronds, placés obliquement, l’inférieur plus 
éloigné de la base, mais souvent ils sont plus ou moins exaclement 
superposés; le supérieur manque fréquemment ou l’inférieur est plus 
gros, mieux marqué, parfois strigiforme. Souvent ils sont réunis par 
un mince filet, ou bien ils se réunissent en une slrie oblique ou en une 
hunule plus ou moins convexe du côté de la base, parfois interrompuc; 
plus rarement la lunule se continue, formant une grande tache pâle, 
ronde, cerclée de noir, remplacée parfois par une lache de forme irré- 


— 87 — 


gulière. Souvent les nervures sous-costale et médiane sont blanches et 
alors les points discoidaux se délachent dislinctement, surlout l'infé- 
rieur, quise trouve dans une tête de lance formée par l'extrémité de la 
nervure médiane. Les points discoïdaux se détachent souvent d’un 
nuage pâle ou de la partie blanche du disque décrit ci-dessus. 

Dans beaucoup de Phyciles, surlout parmi les Anerastini, toutes les 
nervures se détachent en couleur foncée ou pâle de la couleur géné- 
rale; souvent chaque nervure est neltement lisérée de foncé des deux 
côlés. Dans ces espèces les dessins lypiques sont à peine marqués. 

Les ailes supérieures sont souvent ornées d’écailles en relief formant 
un bourrelet plus ou moins prononcé avant la première ligne; rare- 
ment les écailles en relief forment plusieurs lignes obliques (Tra- 
chypteryx). La présence d’ecailles en relief ne semble êlre qu'un carac- 
tère spécifique et nullement générique, car les écailles sont plus ou 
moins en relief suivant les espèces et il est impossible de distinguer 
par d’autres caractères les espèces à ailes lisses et celles à ailes rabo- 
teuses dans les genres Nephopteryx, Salebria, ete. 

En dessous, les ailes supérieures sont généralement d’un gris foncé 
uni avec le bord interne tournant au jaunätre. La premiers ligne de la 
surface supérieure et les points discoidaux sont rarement reproduils en 
dessous, mais la deuxième ligne est souvent indiquée par une bande 
pâle qui se continue souvent sur la côte des ailes inférieures ei même 
à travers celles-ci, formant alors une bande médianc. 

Les ailes supérieures en dessus ont parfois un repli costal peu sail- 
lant chez le 5, mais dans le genre Pleurochila, le repli est très large et 
tres apparent. 

Dans certains genres on voit des espèces dont la côte est repliée en 
dessous à la base chez le 5, et de ce repli sort une touffe aplatie de 
poils, placée longiludinalement entre la sous-coslale et la côle. Ce 
caractère avait été considéré comme spécial aux Ephestia, mais cer- 
laines espèces de ce genre (Welseriella, Kuehniella, etc.) sont dépour- 
vues de cetle touffe, tandis qu’on la retrouve dans les genres Manhatta 
et Eurythmia. 

Le genre Coleothrix est remarquable par la présence de longues 
écailles plates qui pendent de la côte, tandis que chez Pogononeura 
la côte par devant est hérissée de longues écailles raides depuis la base 
jusqu’au milieu. 

Les ailes inférieures sont toujours larges, mais elles varient comme 
forme; ordinairement triangulaires, arrondies sur le bord externe, et 
souvent à l’apex, formant un quart de cercle, elles sont fréquemment 
faiblement sinueuses sous l’apex. La côte, chez le  d’Eccopisa, est 
profondément échancrée au milieu. 


= AU > 


La frange est courte; elle est plus longue sur le bord abdominal. La 
nervure abdominale 1b et la nervure médiane sont revêlues de poils 
assez longs et blonds en dessus. 

Dans le genre Ceutholopha, les poils sont dislinetement noirs sur la 
nervure lb, formant une raie noire, très dislincte, chez le 4. 

Les dessins des ailes inférieures se réduisent à une ligne ou bande 
médiane pâle ou foncée plus ou moins dislincte, visible en dessus et en 
dessous, qui se trouve dans beaucoup d'espèces: en dessous, cette 
bande forme la conlinualion de la deuxième ligne des ailes supé- 
rieures; souvent elle n’est indiquée que sur la côte. 

Les ailes inférieures sont fréquemment de couleur pâle et dans ce 
cas souvent irisées, souvent aussi plus ou moins grises ou brunälres; 
les nervures sont généralement plus foncées. Elles sont presque toujours 
plus foncées sur la côte et sur les bords, surtout sur l’extr&me bord, 
lequel est marqué d’une ligne noirâtre; dans d’autres espèces, notam- 
ment chez les Hypochaleia, Catastia, Pyla, elc., les ailes sont d’un brun 
noir uni. Dans plusieurs genres, il existe des taches irrégulières, 
transparentes, entre les nervures 2 et 3 et 1c et 2 à la base (genres 
Piesmopoda, Hyalospila, Discopalpia, ete.). 

La charpente alaire des Lépidoptères est composée de nervures et 
nervules ou rameaux: les nervures sont celles qui naissent directement 
de la base de l’aile, sauf la nervure lransversale (voir pl. II, fig. 5). 

Aux ailes supérieures, ebez les Phyciles, la nervure costale naît tou- 
jours libre de la base, se terminant dans la côte vers le milieu ; la sous- 
costale forme le bord supérieur de la cellule, s'étendant jusqu’à environ 
les deux tiers de l’aile et est rapprochée de la cöle, pourtant pas autant 
que chez les Pyraliles et surtout chez les Pyraustinae. La médiane forme 
le bord inférieur de la cellule et est placée à peu près au milieu de 
l’aile, dépassant souvent l'extrémité de la sous-coslale. La transversale 
esl la nervure mince qui ferme la cellule à son extrémité en reliant la 
sous-costale à la médiane; elle varie beaucoup comme forme : presque 
verticale parfois, dans la plupart des espèces elle rentre dans la cellule 
en une ligne concave ou anguleuse, se prolongeant inférieurement 
vers le bord externe formant un angle souvent très aigu. Enfin la ner- 
vure dorsale naît de la base, s’étendant à l’angle anal sur le bord 
externe; elle est toujours accompagnée d’une courte nervure supplé- 
mentaire (l’interne), qui naît avec elle de la base, se prolongeant le 
long de la dorsale, se dirigeant ensuite vers le bord interne de l’aile 
au milieu, et jamais réunies. 

Toules les nervules (souvent aussi appelées nervures) prennent 
naissance des nervures de la cellule et, d’après le système d’Herrich- 
Schæffer, sont désignées, ainsi que la costale et la dorsale, par un 


— 0 NL 


numéro d'ordre, ce qui facilite beaucoup la descriplion des nervures. 
Une Pyralite (pl. IT, fig. 21. 22, 23) ayant normalement louze nervures 
ou nervules, lorsqu'il en manque, les autres conventionnellement 
conservent leur numéro d'ordre. La dorsale porle le numéro 1, la ner- 
vure supplémentaire ou inferne n’est pas comptée, ou bien, pour 
les décrire plus exactement, la dorsale est désignée comme 15 et l’in- 
terne 14; les nervules 2 et 3 naissent de la médiane : 2 est ordinairement 
éloignée de l’angle inférieur de la cellule, soit aux trois quarts de 
la longueur de la médiane, mais dans les genres Mabillia, Brephia, 
Pristocera, Canthelea, Heterographis, Alispa, Zophodia, elc., elle est 
très rapprochée de l’angle; la nervule 3 nait toujours tout près de 
l’angle; ces deux nervules sont toujours libres; par exceplion, chez 
Mescinia, 2 et 3, chez Bethulia, 3 et 5, et dans le genre Triaenoneura, 
3, kel 5 (pl. II, fig. 8), sont réunies sur une tige commune. 

Les nervules 4 et 5 prennent leur origine de la transversale au- 
dessus de l’angle inférieur de la cellule (pl. II, fig. 3, 5, 7), mais dans 
les genres Hyalospila, Heterographis, Ancylosis, Staudingeria, Ancy- 
lodes, Honora, Alispa, Homoeosoma, elles se rapprochent tellement de 
l'angle qu’elles sont en ligne avec la médiane (p. Il, fig. 12, 15). Ces 
nervures varient beaucoup comme disposilion : Ires souvent écarlées 
l’une de l’autre et parallèles, fréquemment elles convergent du côté de 
leur base, se rapprochant tellement sur une partie de leur parcours 

- qu’elles paraissent tigées ; Ir&s souvent elles sont dislinetement réunies 
sur une lige plus ou moins longue (pl. II, fig. 3, 14, 15, 18, 23); 
4 manque parfois (Hedemannia, Crocydopora, Lydia, Diviana, Syria, 
Eurythmia, Ephestia), et chez beaucoup d’Anerastini. 

La nervule 5 (l’independante de Guénée), qui forme le bord inférieur 
du pli discoïdal, ne manque jamais; elle n’est jamais placée au milieu 
du pli et elle est toujours largement et distinelement écarlée de la ner- 
vule 6, qui forme le bord supérieur du pli et naît de la transversale près 
de l'angle supérieur de la cellule, parfois de l’angle même, et, comme 
la nervule 5, elle est toujours présente. Chez les Phycites, la nervule 7 
manque toujours, il n’en est donc jamais question dans les descriplions. 
La nervule 8 nail de l’angle supérieur de la cellule et aboutit à la côte 
près de l’apex; rarement s’élève-t-elle de 6 (pl. II, fig. 9) (Ceutholopha, 
Ocrisia). Généralement 9 naît de 8, plus ou moins loin de son extré- 
mite, mais elle manque chez Ephestiopsis, Homoeosoma et Ephestia 
(pl. II, fig. 18, 19). La nervule 10 prend son origine plus ou moins près 
de l’angle de la cellule; toutefois, dans les genres Dysphylia, Cathyalia, 
Luconia, Succadana, Triaenophora, Sematoneura, Glyptocera, Tracho- 
milis, Meroptera, Dectocera, etc., ainsi que chez beaucoup d’Anerastini, 
elle naît de 8 plus ou moins près de son origine (pl. II, 8, 14, 22). 


ION 


Rarement 9 et 10, tigées ensemble, naissent-elles de 8 (pl. III, fie. 3). 

La nervule 11 esttoujours libre, naissant de la cellule plus ou moins 
eloignee de l’angle, comme la nervule 2. 

La nervure 12 est la costale. Dans le genre Sempronia, la nervure 
costale s’inflechit, se dirigeant au milieu de la nervure 11. 

Il ne semble exisler aucune aréole supra-cellulaire chez les Phyeites. 

Aux ailes inférieures d’une Pyrale normale, il existe en réalilé dix 
nervures ou nervules, mais on n’en compte que huit, parce qu’on con- 
vient de réunir les trois nervures libres entre la nervure médiane et le 
bord abdominal sous le nom de nervure abdominale, lui donnant le 
numéro 1 (pl. Il, fig. 5) (la, 15 et lc). Contrairement aux Tortricina et 
une partie des Tineina, la nervure 1b, chez les Pyralites, n’a pas de 
boucle à la base. f 

Chez les Phycites, la nervulalion des ailes inférieures varie considé- 
rablement dans tous les groupes. Dans la majorilé des espèces, on 
trouve huit nervures, mais un très grand nombre d’especes n’ont que 
sept nervures, la nervure médiane étant en apparence trifide, et dans 
quelques genres le nombre est réduit à six, la médiane étant bifide 
(Aspithra, Mesodiphlebia, Coenochroa) (pl. WE, fig. 2). 

Les nervules la, 1b et 1c sont ordinairement au complet, mais dans 
les genres Fundella et Bussa, il semble en manquer une qui est rem- 
placée par une poche chez le mâle (pl. VII, fig. 21). 

La nervure médiane forme le bord inférieur de la cellule et parait 
donner naissance à quatre, trois cu deux rameaux, suivant les genres. 
Les nervules 2 et 5 existent toujours, 3 manque rarement, landis que 4 
manque dans toutes les espèces à médiane trifide. La nervule 2 naît de 
la médiane plus ou moins loin de l’angle de la cellule, ou de l'angle 
même, sa position dépendant de la longueur de la boucle de la ner- 
vure lransversale qui avance plus ou moins en arrière vers la base. 
La position de la nervule 3 est déterminée par celle de 2, paraissant 
prendre son origine nettement de l’angle de la cellule, si la nervure 2 
est bien écartée de l’angle (Myelois, Acrobasis, Eucarphia, Megasis, 
Etiella, Homoevsoma, Ephestia) (pl. Il, fig. 3, k, 16, 18, 19) ou de la pro- 
longalion de la nervure transversale lorsqu’au contraire la nervure 2 
. est rapprochée de l'angle ou le touche (Phyeita, Piesmopoda, Hyalo- 
spila, Ambesa, Dioryctria, etc.) (pl. II, fig. 5), et plus distinctement 
encore lorsque la transversale est prolongée le long de 3 à sa base, 
de facon que 3 parait ligée sur la transversale (Brephia, Pristocera, 
Nephopteryx (en partie), Salebria, Oligochroa, Epischnia) (pl. ILfig. 6, 7). 

Dans beaucoup d'espèces à médiane (rifide, que la nervule 2 naisse 
de l’angle (Pempelia, Psorosa) (pl. IL, fig. 10, 12), ou en soit éloignée, 
(Zophodia (en partie), Euzophera, Cateremna, ete.) (pl. II, fig. 17), la 


ER RE — 


nervule 3 est plus ou moins longuement ligee avec 5. Elle manque 
dans les genres Aspithra, Mesodiphlebia, Coenochroa (pl. II, fig. 2). 

La nervure 4 prend son origine presque toujours de 5; elle est plus 
ou moins longue, suivant son point d’altache. Dans quelques genres, 
au contraire, 4 est ratlachée à 3 et forme la prolongation de la médiane, 
et dans ce cas la nervure 5 est libre (Dysphylia, Ceroprepes, Mabillia, 
Cryptoblabes, etc.) (pl. II, fig. 1). Dans ces genres, les nervures 2, 3, 4 
et 5 sont d’une égale longueur. 

C’est à tort que von Heinemann et d’autres auteurs ont déclaré 
que la nervule 5 manque parfois; elle est, au contraire, toujours pré- 
sente, formant le bord inférieur du pli discoidal et faisant parlie, avec 4, 
du système des rameaux de la médiane; elle est, en réalité, la prolon- 
galion de la transversale qui se bifurque en dessus et en dessous du 
pli discoidal, formant les nervules 4 et 5, 6 et 7 (pl. II, fig. 5, 6, 7), 
sauf dans les genres Pempelia, Zophodia, Euzophera, ete., où la nervure 
k manquant, elle est réunie à 3 sur une tige plus ou moins longue 
(pl. LL, fig. 10, 12, 17); mais dans les gerres Psorosa et Epischidia, 3 et5 
ne sont qu’accolees, paraissant soudées. 

Dans beaucoup d'espèces à médiane trifide (genres Ratasa, Asarta, 
Eccopisa, Vilula, Homoeosoma, Ephestia, ete.), la nervure 5 est libre et 
naît d'un point avec 3 de l’angle de la cellule (pl. II, fig. 16, 18, 19), ou 
comme dans Ephestia Elutella (pl. II, fig. 20), elle paraît ligée à 3, tel- 
lement elle en est rapprochée vers sa naissance. 

Les nervures 6 et 7 sont toujours tigées ensemble de l’angle de la 
cellule, et la tige amincie se conlinue jusqu’à la base formant la sous- 
costale ou bord supérieur de la cellule (pl. II, fig. 5, 7, 12, 17). 

La nervure costale varie beaucoup comme disposition et comme lon- 
gueur, étant tantôt soudée à la nervure 7 (pl. II, fig. 3, 4), ou libre 
depuis la base, mais dans ce dernier cas, elle est tellement rapprochée 
de 7 qu'elle paraît tigée sur elle (pl. III, fig. 5, 7). Dans les espèces où 
la coslale est tigée sur 7, la costale est souvent plus ou moins longue 
et parallèle à 7 (Oryptoblabes, Rhodophaea, Acrobasis, Myelois (en partie), 
Trachonitis, Elasmopalpus, Alispa, Psorosa, Honora, ete.) (pl. II, fig. 5, 
6, 7), alors que dans les genres Homoeosoma, Ephestia, Laetilia, Diato- 
mocera, Coptarthria (pl. IT, fig. 2, 18, 19) elle est si petite, et placée 
presque verticalement par suite du rapprochement de la nervure 7 
de la côte, qu’elle est à peine visible; c'est ce qui a fait dire par erreur 
à von Heinemann et à M. Hulst qu’elle n’existait pas chez les Ephestia. 
Sauf dans quelques genres bien caractérisés (Homoeosoma, Ephestia, 
Acrobasis, Rhodophaea, ete.), il est rare de trouver de l’uniformité dans 
la disposition de la costale; ainsi, dans les genres Myelois, Euzo- 
phera, etc., on trouve des espèces où la costale est longue, et d’autres 


où elle est très courte, avec des gradations intermédiaires. De même 
dans les genres où la nervure costale est seulement {rès rapprochée 
de 7 (etc’est la majorité), les espèces varient sous le rapport de la lon- 
gueur de la costale, et chez cerfaines espèces, les deux nervures parais- 
sent absolument ligées. 

La nervure transversale, en rentrant dans la cellule, s’arrondit vers la 
base ou est géniculée (dans ce dernier cas, l’angle inférieur de la cel- 
lule est prolongé), mais dans les genres Homoeographa, Homoeosoma 
et Meyrickiella, elle est droite et distinctement renflée en dessus, con- 
cave en dessous (pl. II, fig. 18). 

La cellule varie beaucoup comme longueur, occupant en général les 
deux cinquièmes de l’aile; mais dans les genres Myelois, Acrobasis, 
Synoria, Euzophera, ete., la cellule atteint le milieu de l’aile (pl. II, 
fig. 3, 4); dans d’autres, la cellule est {res courte, ne dépassant pas le 
tiers de l’aile (Ceroprepes, Cryptoblabes, Mabillia, Piesmopoda, Hyalo- 
spila, Phycita, Dioryctria, Hypochalcia, Homoeosoma, Ephestia, etc.) 
(pl. II, fig. 1). Les nervules aboutissant aux bords, surtout de 2 à 6, 
varient de longueur suivant celle de la cellule. 

Le corps est proporlionné aux ailes, il est rarement épais ou [res 
grêle; les plérygodes sont courls. En dessous, dans certains genres 
(Phyeita, Epischnia, ete.), le mâle a la poitrine garnie sur les côtés, 
au-dessous des premières paltes, de longues et larges écailles plales, 
blanches, luisanles, et une longue aigrelte de poils jaunes ressort à 
la naissance des ailes. 

L’abdomen dépasse presque toujours les ailes inférieures; chez le , 
il est grêle, acuminé el est souvent garni de longs poils, parfois divisés 
en {rois touffes, mais ordinairement le segment anal est simplement 
conique ei il est alors assez difficile de le distinguer de l’abdomen de 
la ©, dont la lariere est peu saillante. 

Le frein, dans les deux sexes, est simple, sétiforme. 

Les pattes sont assez fortes, un peu aplalies, lisses, souvent gar- 
nies de poils longs et denses sur les libias et fémurs, qui sont à peu 
près de la même longueur aux paltes antérieures et intermédiaires, 
les tibias plus longs que les fémurs aux pattes postérieures; les 
éperons toujours bien dislinels : aux tibias des pattes poslérieures deux 
éperons au milieu et deux à l’extrémilé ; aux tibias des pattes inter- 
médiaires les éperons du milieu manquent; les éperons internes sont 
plus longs que les externes. Les larses sont généralement épineux 
en dessous; en dessus ils ont toujours le bord postérieur de chaque 
article plus pâle que le reste. Chez Coleothrix, les libias intermédiaires 
sont épaissis et renferment de longs poils dans un sillon longitudinal. 

Les œufs des Phycites sont de forme elliptique, plus ou moins 


— HU — 


aplatis, granulés, chagrines, rugueux, les bords épais, saillants ; ils 
sont pondus collés sur le côté plat (Chrélien). 

Les chenilles des Phycites sont vives, longues, minces, un peu atlé- 
nuées aux extrémités, la tête globuleuse, la plaque thoracique ou écus- 
son, contrairement à beaucoup d’autres Pyralites, peu dislincle, le seg- 
ment thoracique ressemblant aux autres comme couleur et en parlie 
comme dessins. Elles sont ordinairement reconnaissables aux nom- 
breuses stries ou lignes longitudinales dont elles sont ornées, lignes fon- 
cées sur un fond plus pâle, rappelant les chenilles des Bufalis (Tineites). 

Elles ont un caractère particulier (signalé surtout par M. L. Sorha- 
gen) qui les distingue de presque toutes les autres Pyralites, c’est la pré- 
sence, de chaque côlé du segment métathoracique au-dessus des stig- 
males, d’une tache ou point verruqueux plus gros que les aulres, en 
relief, noir à centre blanc. Ce caractère, d’après M. Chrétien, se lrouve 
dans la plupart des Phycites; il semble manquer, parmi les espèces 
connues, chez Myelois Cribrella et Epischnia Boisduvaliella, alors que 
chez les Pyrales, les Scoparia et Crambus il n’exisle pas. M. Chrélien 
ne l’a relrouvé que chez Hypotia Corticalis. 

Les mœurs de chenilles des Phycites sont assez variées. La plupart 
filent des toiles tubulaires! ou galeries de soie blanche d’un tissu serré, 
souvent entourées de toiles de soie plus légères, plus läches, souvent 
recouvertes de sable ou de leurs déjeclions. Les chenilles filent leurs 
toiles en réunissant plusieurs feuilles ensemble (Acrobasis Consociella, 
A. Tumidana, Salebria Obductella, elc.), ou bien le long des tiges de 
plantes basses depuis le collet de la racine (Brephic Compositella Tr); 
souvent la galerie de soie pénètre profondément dans la terre et la 
chenille la remonte pour se nourrir des feuilles de la plante (Divona 
Ilignella, Neph. Cœnulentella, Amphithrix Sublineatella). Celle de la 
Neph. Genistella réunit les pousses de Ulex en un gros paquet dans 
une grande toile blanche, ressemblant à une toile d’araignee. 

Certaines espèces, telles que les Homoeosoma, vivent dans les 
capitules des plantes; d’autres comme la Myelois Cribrella, après s’être 
nourries des graines, descendent dans la tige florale pour hiverner et 
sembleraient manger la substance médullaire de la tige. 

La chenille d’une Myelois (M. Ceratoniae) et celles des Ephestia sont 
très nuisibles aux provisions sèches de toutes sortes, surtout la che- 
nille de l’Ephestia Kuehniella qui fait des ravages, malheureusement 
très importants, sur les grains et farines en magasin. D’autres espèces 
se nourrissent dans les racines des plantes (Euzophera Cinerosella). La 


1. M. Mansel Weale parle d’une chenille de Phyeite qui vit dans le sud d'Afrique sur 
l’Acacia horrida formant de longs fourreaux ou galeries ressemblant aux épines de l’acacia. 
(Ent. Mo. Mag., XV, p. 21.) 


NA 


chenille d’Anerastia Lotella Hb, vit au collet de la racine des graminées, 
creusant dans la tige et faisant souvent beaucoup de dégâts dans les 
champs de seigle et de froment. Les chenilles du genre Dioryctria sont 
toules nuisibles aux pins et sapins, car elles creusent le bois et les 
cônes, faisant couler la résine; certaines vivent aussi sur le bois mort; 
l’Euzophera Terebrella et l'E. Conicolella vivent également dans les 
cônes. | 

Quelques espèces paraissent utiles, car elles semblent s'attaquer aux 
pucerons, c’est ainsi que nous voyons l’Alophia Combustella vivre aux 
dépens de l’aphidien qui produit les galles des Pistacia lentiscus et tere- 
binthus, pendant que la chenille de Myelois Grossipunctella détruit 
l’Icerya Purchasi, coccide (res nuisible. 

Plusieurs espèces vivent dans l’intérieur des fruils (Zophodia Con- 
volutella, Z. Grossulariae, Alispa Angustella). La Cryptoblabes Gnidiella, 
espèce très polyphage, fait beaucoup de mal au raisin dans le Midi, en 
rongeant la peau du fruit. 

D’autres vivent dans les siliques des plantes, telles que Etiella 
Zinckenella, Ocrisia Robiniella, Myelois Ceratoniae, Mussidia Physostig- 
malis, Epischnia Boisduvaliella. 

Les fruits des Citrus sont attaqués par la Cryptoblabes Gnidiella 
Mill, et aux Indes la Citripestis Sagittiferella fait beaucoup de ravages 
dans les fruits du Citrus decumana; pendant que les fruils des grena- 
diers sont attaqués par l’Euzophera Punicaeella. 

Les chenilles ordinairement vivent isolees, mais parfois elles se 
trouvent en pelils groupes (Neph. Similella, Crypt. Gnidiella). 

La chrysalide est allongée, l’extrémité acuminee, armée de nom- 
breux crochets; les plerotheques sont très longs et s’avancent beaucoup 
sur les segments de l’abdomen. 

Les Phycites passent l'hiver à l’état de chenilles ou de chrysalides; 
elles ont des mœurs assez retirées, et on ne les prend qu’en batlant les 
plantes ou à la lumière; pourtant certaines espèces volent bien le jour, 
notamment L. Semirubella, L. Fusca, Selagia Spadicella, S. Argyrella, les 
Pempelia, etc., mais la plupart se trouvent au crépuscule. Leur vol est 
vif mais court, et, comme les Crambus, elles se posent subitement le 
long d’une tige de plante, reprenant leur vol quand le chasseur les 
approche ou les dérange. Souvent elles se glissent avec vivacité parmi 
les herbes pour se souslraire à leurs ennemis. Les Crambus se tiennent 
accolés aux tiges des plantes, tandis que les Phycites reposent sur les 
plantes, le corps et les aïles très inclinés, la tele redressée. 


TABLE SYNOPTIQUE 
DES GENRES DES PHYCITINAE 


PREMIÈRE DIVISION 


Trompe enroulée, distincte, forte, écartant très visiblement les 


palpes labiaux, squammeuse à la base. . 


DEUXIÈME DIVISION 


. . PayciTiNiI. 


Trompe presque nulle, très petite, parfois invisible, a peine squam- 
meuse à la base, n’ecartant pas les palpes labiaux à leur base . . ANERASTINI. 


PREMIÈRE DIVISION 


A. Ailes inférieures avec huit nervures, les supérieures presque 
toujours avec onze nervures, 7 manquant : 

B. Ailes inférieures avec la nervure médiane {mifide (pl. II, 
fig. 1), 5 libre, parfois soudée à 4 à un point; palpesla- 
biaux ascendants : 

C. Supérieures avec onze nervures, 8 et 9 tigées : 
D. Cellule longue, 4 et 5 presque d’un point, T et Sligées : 
1. Aux supérieures 10 de 8; antennes pubescentes, 
courbées près de la base, des dents dans le sinus. 


2. Aux supérieures 10 libre; antennes serratiformes 
des deux côtés, brièvement ciliées; palpes labiaux 
ÉTÉSNCOULIS EN NN 9/0 6150 


DD. Cellule des aïles inférieures moyenne : 
E. Aux supérieures 10 de la tige de 8et 9. . . . . . 


*EE. Aux supérieures 10 de la cellule ; aux inférieures 
4 et 5 d’un point, 3 tout près, avant la transver- 
sale; aspect d’une Acrobasis.. . . . . . . . 5 


DDD. Cellule des inférieures assez courte, la transversale 
en face de 3, 5 paraissant tigée avec 4; aux supé- 
rieures 10 de la cellule : 

1. Aux supérieures ? et 3 {rès rapprochees de l’angle 
de la cellule; antennes finement ciliées sur deux 
LAN DS RU Ce ne Te 


2. Aux supérieures 2 et 3 droites, espacées, écartées 
de l’angle, 4 et 5 droites, espacées ; aux inférieures 
4 et 5 parallèles, paraissant longuement tigées. 


Luconia, Pallidobasella. 


Trachyecra, Pallicornella. 


Dysphylia, Viridella. 


Numonia, Cymindella. 


Mahela, Saalmulleri. 


Melitene, Kuldgensis. 


NOTA. — Les leltres précédées d'un * indiquent la fin des accolades. 


QU — 


*DDDD. Cellule des inférieures très courte, 2, 3, 4 et 5 
d’egale longueur, la transversale en face de 4 qui 
ne paraît pas tigée avec 5 : 


“F. Nervure 10 de la cellule des supérieures : 


1. Antennes du 3 pectinées, mais diminuant jusqu'aux 
deux tiers, simples ensuite: palpes aplatis, très 
longs; palpes maxillaires très grands, recroque- 

“ villes; cellule des inférieures extremement courte 


2. Antennes du « longuement peclinées, un peu 
courbées près de la base; palpes cylindriques. . . 


3. Antennes du 4 simples, légèrement &paissies vers 
la base, le 2 article faiblement na à BB 
eylindrique so 0 8 Re: . o 


4. Antennes du g très larges, triangulaires, l'article 
basilaire très large, avec une dépression; palpes 
labiaux remarquablement dilatés, spatuliformes, 
creux; palpes maxillaires en touffes hérissées. . . 


“FF. Nervure 10 libre, 2 pres de l'angle, 4 et 5 tigées, 
8 et 9 naissant de 6 près de son origine: la côte avec 
un repli costal rempli d'un duvet; aux inférieures 4 
et 5 d’un point, 7 et 8 brièvement tigées. . . . 


*FFF. Nervure 10 assez longuement ligée sur 8; 2 et 3 
rapprochées; antennes du cs simples, aplaties; des 
taches diaphanes à la base des ailes inférieures. 


*GG. Supérieures avec dix nervures, 9 manquant. . . . . . 


“BB. Ailes inférieures avec la nervure médiane bifide (pl. II, 
fig. 3, 4, 7), 4 et 5 naissant ensemble de la transversale, 
laquelle” ne dépasse pas la nervure 3, ou très rarement; 
elles sont soudées par un lrès court ‘filet à la médiane : 


G. Palpes labiaux remontant droit, ou recourbés, le 
dernier article droit, quelquefois! recourbé au- 
dessus de la tête, rarement dirigé en avant : 


H. Nervure 2 aux inférieures bien avant l’angle de 
la cellule (pl. II, fig. 3, 4), la transversale placée 
en face de 3 (ou Presque), qui paraît en être la 
continuation, 3 et 5 ne paraissant pas tigées; 
cellule longue, nervures courtes : 


I. Antennes simples, non courbees : 


J. Aux supérieures 4 et 5 distinctement ligées 
ou le paraissant : 


K. 4 et 5 assez longuement tigécs, 10 de 
la cellule; palpes courts. . . . . . 


*KK. 4 et 5 très rapprochées, paraissant 
tigees ou tigées très brièvement; palpes 
labiaux très longs et greles : 

1. 4et5 d’un point ou brièvement tigées 
2. 4 et 5 contiguës jusqu'à la moitié de 
JEHAIONEUCULE EEE os 

*JJ. Aux supérieures 4 et 5 séparées : 


L. Palpes du 3 aplalis, le 3° article 
tronque et concave en dessus . 


*LL. Palpes du & cylindriques, acuminés 
et 


Mabillia, Cerostomella. 


Ceroprepes, Patriciella. 


Cryptoblabes, Bistriga. 
Spatulipalpia, Effossella. 


Balanomis, Encyclia. 


Cathyalia, Fulvella. 


Ephestiopsis, OEnobarella. 


Myelois, Cribrella. 


Samaria, Indentella. 


Didia, Subramosella. 


Glypioteles, Leucacrinella. 


Eurhodope, Rosella. 
Rhodophaea, Advenella, 


— FUN 


II. Antennes avec l’article basilaire dilaté fortement au som- 
met : 

1. L'article basilaire dilaté en une forte dent (pl. I, 

fig. 36), 4et5 aux supérieures séparées, très rarement 

ESS 0 0 0 0 0 QUE TOME TROUS es 


2. L'article basilaire avec un crochet recourbe (pl. IV, 
fig. 22); 4 et 5 aux supérieures ligees; inférieures 
avecune tache diaphane à la base ; une touffe d’ecailles 
aufsesmentfanalldueessgeo ser 


III. Antennes simples ou legerementsinueuses à la base, à 
peine pubescentes; nervure transversale prolongée le long 
de la médiane, par suite, pas tout à fait en face de 3 
M. Ailes supérieures avec une petite touffe ou dent d’écail- 

les sur le bord interne au milieu; antennes simples, 
pubescentes Che PRE TT 8 Avon où 6 de 


*MM. Ailes supérieures sans touffe sur le bord interne : 
1. L'article basilaire des antennes cylindrique, allongé; 
ailes supérieures élargies au sommet, 4 et 5 bien 
ÉCAMÉSSs © © à 0 » © 0 0 0 b De cire 


2. L'article basilaire des antennes fortement dilaté, 
squammeux; supérieures étroites, allongées, 4 et 5 
tellement rapprochées qu'elles paraissent tigées. . . 


IIII. Antennes fortement pubescentes, presque ciliées : 
N. Supérieures avec 10 tigée sur 8, cellule longue : 

1. Antennes de la © épaisses, recouvertes d’ecailles 
très caduques formant des nodosités inégales sur 
toute la longueur (pl. I, fig. 37). Corps très robuste. 
Supérieures épaisses, 4 et 5 paraissant tigées. 


2. Antennes crénelées, presque ciliées sur deux rangs, 
supérieures avec A et séparées. . . - . . . . . 


*NN. Supérieures avec 10 libre. Inferieures avec la cellule 
moyenne, la transversale rattachée à3 par une courte 
TORE, 3 0 0-0 0/0 0 0 6 00 bd ,p COS 


IIIII. Antennes longuement pectinées-ciliées, les cils s’atté- 
nuant en approchant du sommet : 

0. Nervure 10 brièvement tigee sur 8, 4 et 5 parais- 
sant tigees; aux inférieures la transversale dépas- 
sant 3 et soudée par un court filet à la médiane; 
antennes épaisses, pectinées dans les deux sexes. . 


*00. Nervure 10 de la cellule : 
P. Supérieures, allongées; antennes fortement pec- 
tinees, le dernier tiers simplement pubescent : 
1. Palpes maxillaires épais, squammeux, dépas- 
sant les palpes labiaux de chaque côté de la 
tête; corps très robuste; a labiaux longs, 
dépassant IE VOS à o 00 d0o00%06c 


2. Palpes maxillaires cylindriques; palpes labiaux 
courts, arques; corps grêle; l’article basilaire 
des antennes dilaté légèrement formant une 
HENES CEE © 0 où o0 850640 0 00 


*PP. Supérieures courtes; antennes très fortement 
pectinées jusqu'au bout, légèrement crénelées. 

*JIIIII. Antennes du & lisses, avec une très forte touffe d’e- 
cailles divisée en deux parties (XIII, fig. 4), aux supérieures, 

10 brièvement tigee sur 8, 4 et 5 séparées. . . . . . . 


Acrobasis, Gonsociella. 


Hypargyria, Metalliferella. 


Pterothrix, Rufella. 


Arsissa, Ramosella. 


Crocidomera, Turbidella. 


Metoecis, Carnifex. 


Semaloneura, Atrovenosella. 


Hypsipyla, Robusta. 


Mussidia, Nigrivenella. 


Hemiptilocera, Chionographella. 


Odontarthria, Ochrivenella. 


Ancova, Meridionalis. 


Succadana, Marmorella. 


NX EMI 


HH. Nervure 2 bien avant l’angle de la cellule, la transversale 
non en face de 3, mais prolongée le long de la nervure 
médiane, 3 el5 non tigées, nervures longues, cellule courte : 

Q. Palpes maxillaires du 4 en forme d’aigrette cachéedans 
un sillon longitudinal’dans les palpes labiaux : 

R. Antennes sans touffe, longuement et fortement pecti- 

nées-biciliées sur un rang, le tiers apical simplement 

pubescent; palpes labiaux très courts . . . . . . - . 


*RR. Antennes avec une forte touffe d’ecailles dans un sinus 
pres de la base : 


S. Nervure transversale des inférieures fine, oblique : 


1. Antennes du & épaisses, pubescentes, avec une 
grande touffe spatuliforme d'écailles ; palpes maxil- 
laires rougeâtres ; palpes labiaux extraordinairement 
grands, gros (pl. VII, fig. 7), ceux de la © obliques, 
droits, très minces, cylindriques. . . . . . . . . 


2. Antennes du 4 ciliées, touffe forte (pl. XIII, fig. 23, 
XVII, fig. 16), palpes labiaux en forme de S (pl. I, 
SR De ARE 


*SS. Nervure transversale droite, renflee; antennes du & 
aplaties, touffe forte; palpes labiaux très longs dépas- 
sant la tête de près de leur moilié. . . 


00. Palpes maxillaires du 4 formés d’écailles aplaties, pres- 
sées contre le front; aux supérieures 10 de la cellule : 
T. Ailes supérieures lisses : 

1. Antennes très épaisses. presque carrées, une pe- 
tite touffene dépassant pas le sinus; palpes labiaux 
minces, acuminés; touffe frontale évidée par de- 
vant; une tache diaphane à la base des inférieures. 


Le] 


Antennes épaisses, fortement pubescentes, l’ar- 
ticle basilaire très épais, long; palpes acuminés, 
pressés contre le front, évidés. . 


w 


. Antennes du d fortement courbees à la base, 
épaisses, aplaties, l’article basilaire très volu- 
mineux, dilaté au sommet, formant une dent du 
GE TOME à à 6 6 : so 2 400 


*TT. Ailes supérieures avec des écailles en relief avant 
la 1re ligne; antennes épaissies vers la base, non 
courbées; palpes labiaux du & longs, minces, acu- 
MMS © © © 0 © 0 ve EB 


*000. Palpes maxillaires du & filiformes : 
U. Cellule très courte aux ailes inférieures : 
V. Nervure 10 de la cellule aux supérieures : 


W. Palpes labiaux longs, dépassant considé- 
rablement le vertex : 


X. Antennescrénelées, épaisses, pubescentes, 
étranglées au-dessus de l’article basilaire. 


*XX. Antennes simples, lisses ou finement 
pubescentes ; une tache diaphane à la 
base des inférieures : 

1. Palpes labiaux du & dilatés très consi- 
dérablement au sommet en forme de ra- 
quette; antennes pubescentes ; aux supé- 
rieures, avec 4 et 5 d’un point. . . . . 


Citripestis, Sagittiferella. 


Magiria, Imparella. 
Cabragus, Auritipalpus. 


Homoeographa, Lanceolella. 


Oryctometopia, Fossulatella. 


Cavipalpia, Translucidella. 
Megarthria, Peterseni. 


Ulophora, Guarinella. 


Piesmopoda, Rubicundella. 


Discopalpia, Flavicans. 


ON 


2. Palpes labiaux du 4 minces, acuminés, le 3° ar- 


ticle presque égal au 2°; antennes nues; touffe 


frontale forte, aux supérieures 4 et 5 longue- 
ment ligees, 5 en ligne avec la médiane . 


*WW. Palpes labiaux n’atteignant au plus que le som- 
met du vertex ou environ : 


1. Antennes du & aplaties, courbées à la base, la 
Louffe très (orte; supérieures à bord externe sinueux, 
4 et 5 tigées ou très rapprochées à la base. 


2. Antennes très fortement crénelées-pubescentes sur 
deux rangs, non courbées et sans touffe; palpes 
très courts; le reste comme Phycila. . . . . 


3. Antennes du  garnies sur deux rangs de longs 
cils couchés diminuant de longueur au sommet, une 
touffe d’ecailles près dela base; supérieures à bord 
externe oblique, droit, A et 5 séparées . . . . 


*VV. Nervure 10 de 8 aux supérieures, 4 et 5 rapprochées 
à la base, la côte en dessous avec de longues écailles 
plates qui pendent; antennes avec une forte touffe 
creuse; tibias des pattes intermédiaires épaissies, 
logeant de longs poils dans un sillon sur le côté . 


*UU. Cellule des inférieures courte; aux supérieures 4 et 5 
paraissent tigées, 3 de l’angle de la cellule; antennes 
du & crénelées-pubescentes ou longuement peclinées, 
sans touffe d’ecailles distincte, mais quelques écailles 
forment un bourrelet creux au milieu. Palpes minces, 
RONDS © oo » 0 6 © o bo sé 8 6 6 a © 0 


*HHH. Nervure 2 plus ou moins rapprochée de l'angle de la 
cellule, la transversale généralement prolongée le long de 
la médiane; 3 et 5 paraissent en général être sur une tige 
plus ou moins longue, mais en réalité elles ne sont que 
rapprochées (pl. II. fig. 6, 7); cellule moyenne : 

Y. Antennes du & variables comme structure, souvent 
courbées vers la base, mais sans touffe d’ecailles : 
Z. Palpes maxillaires chez le & filiformes ou au 
moinssquammeux, jamais en forme d’aigrette : 
a. Aux ailes inférieures, 8 distincte, parallèle à 7 : 
b. Aux ailes supérieures, A et 5 tigées ou très 
rapprochées à leur origine : 
C. Aux supérieures, 10 naissant de 8; 4 et 
5 distinctement tigées: aux inférieures, 
3 et5 très longuement tigées. . . . . 


“cc. Aux supérieures, 10 de l’angle de la cel- 
lule se réunissant plus ou moins à 8; aux 
inférieures, 2avant l'angle de la cellule: 

d. Auxsupérieures, 4 et 5 distinctement ti- 
gées; palpes labiaux longs, minces, 
cylindriques : 

1. Aux inférieures, cellule assez courte; 7 
et 8 ligées ; 4 minuscule, 3 et5 accolées. 


2. Aux inférieures, cellule moyenne; 8 li- 
bre, 4 courte, 3 et 5 brièvement tigées. 


“dd. Aux supérieures, 4 et 5 paraissent 
plus ou moins longuement ligees, mais 
sont en réalité seulement accolées : 


Hyalospila, Stictoneurella. 


Phycita, Spissicella. 


Phycitopsis, Flavicornella. 


Amphithriæ, Sublineatella. 


Coleothrix, Crassitibiella. 


Dioryctria, Abietellac” 


Sandrabatis, Crassiella. 


Elegia, Atrifasciella. 


Tacoma, Feriella. 


NE 


e. Aux inférieures, 2 distinetement éloignée de l'angle; 
antennes simples, filiformes, pubescentes, le & 
avec une toufle anale forte. . . . . . . . . 


Dasypyga, Alternosquamella. 


*ee. Aux inferieures, 2 tout pres de l’angle : 
1. Aux supérieures, 4 et 5 convergenles, paraissant ti- 
gees; antennes du 4 aplaties, un peu crénelées, 
MENTON 9 5 5 057 0 boots e se Dromuleosgkunteerellas 


2. Aux supérieures, 4 et 5 seulement rapprochées; 
antennes du d' à peine courbées près de la base, un 
sillon longitudinal rempli d'écailles noires non en 
relief ; front lisse. Palpes maxillaires squammeux, 
aplatis, dans les deux sexes. . . . .. . . . . . . Glyptocera, Consobrinella. 


“ccc. Aux supérieures, 10 avant l'angle; aux inférieures, 2 
de l’angle même, une poche creuse sur le bord interne; 
le front dénudé au milieu formant une cavité où se logent 
les palpes labiaux recourbés, pressés contre le front. . Fundella, Pellucens. 


*hb. Aux supérieures, A et 5 d’un point ou écartées : 
f. Front touffu, proéminent, conique : 

1. Aux supérieures, 4 et 5 d’un point, 10 tigee ou 
accolée à 8, un bourrelet d’ecailles en relief avant 
la 1° ligne; antennes du & courbées, dentécs 
dans le sinus, fortement crénelées-ciliées sur 
deux rangs; palpes maxillaires formant une touffe 
EROSÈRS o 5 oo 000 0 00 


Trachonilis, Cristella. 


2. Aux supérieures, 4, 5 et 10 écartées, une toufle 
d’écailles en relief avant la 1" ligne; antennes 
pubescenles, courbées el épaissies vers la base, 
un sillon garni d’ecailles noires dans le sinus; 
palpesmaxillaires dilatésau sommet, squammeux; 
palpes labiaux épais, élargis par devant . . . . Ortholepis, Jugosella. 


“ff. Front lisse : 
g. Aux supérieures, 5 en ligne avec la médiane, 10 
très près de 8; aux inférieures, 7 et 8 tigées, 2 
près de l’angle; antennes faiblement pubescentes. Tarquilia, Jacksoni. 


“gg. Aux supérieures, 5 écartée, non en ligneavec la 

médiane; aux inférieures, 7 et 8 non ligees: 

h. Aux supérieures, 10 de la lige de 8 et 9 ou au 

moins très rapprochée : 
1. Antennes épaissies el armées de cinq dents 
près de la base; aux supérieures, 4 et 5 
convergentes, très rapprochées vers leur ; 

naissance ; ailés allongées. . . . . . . . Cremnophila, Sedakovella. 


2. Antennes simplement pubescentes; ailes 
supérieures sub-triangulaires, 4 et 5 pres- 
que parallèles . . . . . . . . . . . . . Adelosemia, Crepusculella. 


*hh. Aux supérieures, 10 écartée de 8 : 


i. Auxinferieures, 2 de l'angle dela cellule outrès 
près, 3 et 5 paraissant longuement tigées: 


j. 3° article des palpes long et effile, lisse, 
moitié de la longueur du ?°, lequel est 
squammeux par devant. . . . . . . . Candiope, Joannisella. 


*jj. 3° article très court et épais : 


K. Ailes supérieures avec des écailles en 
relief : 


me 


1. Palpesépais, squammeux, ne dépassant le vertex que 
de la longueur du 3° arlicle ; antennes du 4 simples, 
épaisses, “aplaties, pubescentes aux inférieures, ? de 
l’angle . dora re 


2. Palpesépais, squammeux, formant des toufles sail- 
lantes par devant; antennes cylindriques, faiblement 
pubescentes; aux inférieures, 2 écartée de l’angle. 


*kk. Ailes supérieures lisses : 


1. Palpes aplatis, presque lisses, dépassant le vertex; 
antennes du g épaisses, un peu courbées vers la 
base avec Be dents en forme de scie dans le 
sinus. RON 


2. Palpes très longs, prismatiques, le 3° article aussi 
long que le 2°, dépassant le vertex de presque sa 
longueur; antennes minces, aplaties, pubescenles, 
fortement courbées près de la base, une dent très 
proéminente sur un mamelon au milieu du sinus, 
l’article basilaire long. 


*jj. Aux inférieures, 2 éloignée de l’angle : 
1. Palpes labiaux courts : 


1. Palpestrès courts, épais, AU le 3-article 
très court, épais . . ä 


2. Palpes courts, acumines, non ee de- 
passant le vertex seulement de la longueur du 
3° article (qui est très court), le 2° article herisse 
de poils en dessous. . . RT ERS 


*]1. Palpes labiaux longs : 


m. Antennes épaisses, aplaties, un sillon étroit 
rempli d’ecailles noires dans un sinus près de 
la base; palpes longs, minces, lisses, acumines, 
recourbes par-dessus le front; le 3° article long. 


“mm. Antennes minces, pubescentes, courbées à la 
base, généralement avec des dents dans le 
sinus ou avecun sillon; palpes longs, squam- 
meux, ascendants, un peu obliques, dépassant 
de leur moitié le vertex : 


1. Palpes très longs, ascendants, droits, dépas- 
sant très sensiblement la tête. . . 


2. Palpes plus courts, distinctement courbés. . 


*aa. Ailes inférieures avec la nervure 8 très courte et in- 


distincte, tigée sur 7; 4 et 5 aux supérieures tigees; an- 
tennes du g avec une forte échancrure vers la base : 

1. L’échancrure grande, à la base du 2° article, l’article 
basilaire prolongé en une dent (pl. I, fig. 39). Nervure 
transversale des inférieures bien après 2, 4 très courte, 
manquant parfois. Ne 


2. L'échancrure très petite, placée au sommet du 2° ar- 
ticle qui est très long (pl. IX, fig. Re 3 et5 aux infe- 
rieures tigees. N RR 


*ZZ. Palpes maxillaires du 3 en forme d’une aigrette cachée 


dans un sillon dans les palpes labiaux : 


n. Front avec une touffe saillante conique; palpes 
dans les deux sexes ascendants, droits, un peu 
obliques : 


Brephia, Compositella. 


Ditrachyptera, Verruciferella, 


Pristocera, Solskyi. 


Ceracanthia, Vepreculella. 


Daria, Coenosella. 


Polopeustis, Annulatella. 


Cantheleu, Oegnusalis. 


Ambesa, Laetella. 


Pristophora, Ruptifasciella. 


Diatomocera, Tenebricosa. 


Coptarthria, Dasypyga. 


— L — 


0. Front armé d’une plaque cornée mince et saillante; an- 
tennes du 4 simples, l’article basilaire long et épais; 
palpes labiaux a obliques; palpes maxillaires gris 
brunalrerun cr RREE Re SH Nono Le 


*00. Front sans plaque, parfois avec une bosse cornée : 


1. Front parfois avec une bosse; antennes du & forte- 
ment courbées à la base, quelquefois le 2° article 
épaissi, avec des écailles dans le sinus qui ne forment 
pas une touffe saillante . a 


2. Front sans bosse; antennes du 3 brièvement mais dis- 
tinetement ciliées sur deux rangs, non courbées, quel- 
ques écailles comprimées à la place du sinus habituel; 
aux supérieures, 10, 4 et 5 ecartees. . 


*nn. Front lisse : 


Christophia, Litterella. 


Bazaria, Turensis. 


Melathrix, Praetextella. 


1. Antennes cylindriques, brièvement mais distinctement 


ci liées sur deux rangs, non courbées à la base, 
avec à peine quelques écailles à la place du sinus; aux 
supérieures, 8 et 10 ainsi que 4 et 5 presque tigées. . 


2. Antennes du d' épaissies, assez fortement aplaties, à 
peine courbées, plutôt échancrées, avec des dents dans 
l’echancrure . ae Bi 


*YY. Antennes du & courbées pres de la base, le sinus garni des 

deux côtés, ou d’un côté, d’ecailles formant une touffe : 

p- Palpes maxillaires filiformes dans les deux sexes, palpes 
labiaux sans sillon : 

q- Aux supérieures, 8 et 9 tigées naissant de 6, 4 et 5 
courbées, parallèles; aux inférieures, la transversale 
droite, la cellule très courte, une strie d'écailles noires 
près du bord abdominal.. . 


*qq- Auxsupérieures, 8et9 tigées de la cellule, 4 et 5 con- 
vergentes, parfois tigées; aux inférieures, la uns 
sale courbee : 

. Palpes acumines, un peu squammeux, le 3° article 
long; antennes du 4 sinueuses, une forte touffe dans 
le sinus; aux supérieures, 4 et 5 généralement rap- 
prochées à leur naissance, parfois tigées; aux infé- 
rieures, 3 et » en général brièvement ee en ap- 
parence . ar te de Ho ee 


= 


2. Palpes minces, le 3° article oblique; antennes fili- 
formes, avec une très grosse touffe d'écailles large- 
ment ouverte du côté interne. Aux supérieures, la 
côte hérissée par devant par de longues écailles 
raides depuis la base jusqu’au milieu ; 4 et 5 séparées; 
aux inférieures, 3 et 5 paraissant tigees; l'abdomen 
très long. 6 IN ER 


go 


Palpes petits, minces, antennes pubescenles, la 
touffe très forte; ailes supérieuresavecun long et très 
fort repli costal; de la poitrine en dessous naît une 
longue touffe d’ecailles jaunes.. . 


pp: Palpes maxillaires indistincts; palpes labiaux plus ou 
moins creusés, recourbés; antennes fortement apla- 
ties, la touffe très grosse; aux supérieures, 4 et 5 
d'un point, en ligne avec la médiane. : 


*ppp- Palpes maxillaires en forme d’une aigrette ou (tres 
rarement) en 'touffe squammeuse, renfermée dans 
un sillon longitudinal dans les palpes labiaux : 


Alophia, Combustella. 


Pristarthria, Minutella. 


Ceutholopha, Isidis, 


Nephopteryæ, Rhenella. 


Pogononeura, Hirticostella. 


Pleurochila, Erschoffella. 


Palibothra, Swinhoella. 


T. Aux supérieures, 8 et 9 tigées, 10 de leur tige, 3 et5 tigées 
sur 4 formant une fourche à trois dents; aux inférieures, 
3 et5 longuement tigées, 2 un peu éloignée de l'angle. 


rr. Aux supérieures, 8 et 9 tigées, 10 de leur tige, 4 et 5 ti- 
gées ou plus ou moins rapprochée à leur naissance; aux 
inférieures, 3 et 5 plus ou moins distinctement tigees. 


*rrr. Supérieures avec 10 de la cellule, plus ou moins rap- 
prochée de 8 : 
s. Nervures 4 et 5 aux supérieures distinctement tigees ou 
accolées : 

t. Cellule des inferieures très courte, la transversale droite, 
renflée comme chez Homoeosoma ; palpes labiaux très 
longs, dépassant la tête de près de leur 2 ga 
maxillaires jaunes, longs. a6 


tt. Cellule des inferieures courte : 


u. Palpes maxillaires rougeätres; palpes labiaux très 
grands; antennes épaisses, pubescentes, courbées, 
avec une très forte touffe d’ecailles. . ne 


*yu. Palpes maxillaires jaunes ou nuls; palpes labiaux 
longs; antennes fortement pubescentes, non courbées 
à la base, avec une touffe arrondie d’ecailles; une 
longue poche garnie de longs poils jaunâtres sur le 
bord abdominal des ailes inférieures : 
1. Palpes maxillaires présents, palpes labiaux droits, 
la touffe des antennes petite . . 


2. Palpes maxillaires nuls; palpes labiaux ee la 
touffe des antennes grande ans F RER 


*ttt. Cellule des inférieures moyenne, 3et5 N tigées ; 
antennes épaisses, aplaties, la touffe assez forte; 
palpes maxillaires très courts, squammeux, blancs. 


*ss. Nervures 4 et 5 aux supérieures droites, convergentes ou 
d'un point mais séparées : 
V. Aux inférieures 3 et 5 paraissant plus ou moins 
distinctement tigées, 2 tout près de l’angle : 


W. Antennes du & cylindriques ou presque dans les 
deux sexes, presque toujours nues ou faiblement 
pubescentes : 

X. Antennes du g toujours distinctement courbées 
à la base, la touffe d’ecailles plus ou moins 
forte, le sinus garni d’ecailles des deux côtés 
ou d’un seul; aux Rus 4 et 5 souvent 
convergentes B Se 5 a à 


*xx. Antennes du & fortement pubescentes, pres- 
que ciliées en dessous; aux supérieures, 4 et 

5 convergentes : 
y. Antennes non courbées, la touffe d’ecailles 
réduite à une petite crête sur la partie pos- 
térieure de l'antenne; palpes ascendants. . 


*yy. Antennes courbees, la touffe forte; palpes 
avec le 3° article un peu deflechi : 


1. Palpes maxillaires en forme d’une longue 
aigrette. oies 


2. Palpes maxillaires blanchâtres, très courts, 
squammeux. ee stelle 


*ww. Antennes du g aplaties : 


“ Triaenoneura, Laticinctella. 


Meroptera, Pravella. 


Homoeographa, Lanceolella. 


Magiria, Imparella. 


Bussa, Maculella. 


Thylacoptila, Paurosema. 


Microthrix, Inconspicuella. 


Salebria, Palumbella. 


Alophia, Combustella. 


Tephris, Cyriella. 


Aphyletes, Nigrisparsella. 


te 


z. Le bord externe des ailes supérieures oblique, droit; les 


antennes nues, parfois fortement pubescentes, très 
aplaties, épaisses, courbées à la base, la touffe d’é- 
cailles plus ou moins distincte : 


1. Palpes labiaux dans les deux sexes ascendants, avec 
le 3° article très court et indistinct, ascendant. 


2. Palpes labiaux du & ascendants, avec le 3° article 
long, mince, défléchi; chez la ®, les palpes sont 
minces, obliques, le 3° article long et deflechi. 


*zz. Le bord externe des ailes supérieures sinueux; an- 
tennes légèrement aplaties, non courbées à la base, 
la touffe d’ecailles réduite a une crête noire sur la 
partie dorsale. . 


*yv. Aux inférieures, 3 et 5 ne paraissant pas tigées, 3 de 
l’angle, 2 écartée : 


&. Nervure costale des supérieures se dirigeant à la 


côte : 


ß. Ailes supérieures larges, le bord externe sinueux, 
4 et 5 convergentes; aux inférieures, la cellule 
très courte; antennes du & avec une forte touffe; 
palpes longs. . ONE 


BP. Ailes supérieures plus ou moins étroites, à 
bord externe oblique, droit : 


Y- Palpes labiaux du 4 ascendants, ceux de la Q 
acuminés : 


d. Palpes labiaux du & assez courts, dépassant 
à peine le vertex; antennes très aplaties, 
nues, la touffe entière ou creuse d’un côté; 
ailes assez larges. RK 


EN 2 à à 

00. Palpes labiaux du & très longs, dépassant 
très sensiblement le vertex; ailes supérieu- 
res étroites, allongées : 


m 


. Antennes du & dislinetement aplaties, la 
touffe forte; front ordinairement lisse; aux 
supérieures, 4 et 5 souvent presque accolées. 


2. Antennes à peine aplaties, la touffe petite; 
front avec une forle louffe; aux supérieures 
4 et 5 bien écartées. BD 


yy- Palpes du & en forme d’une S; les antennes 
ciliées, avec une forte touffe. Supérieures avec 
4 et 5 très rapprochées à la base; aux infe- 
rieures, la cellule courle . . R 
"ryrr- Palpes du & longs, ascendants; ceux de la © 
obliques; le sommet du 2°article élargi, squam- 
meux, le 3° article horizontal; 4 et 5 aux su- 
périeures rapprochees vers la base, d’un point. 


“ac. Nervure costale des supérieures infléchie, se diri- 
geant au milieu de la nervure 11 ; 4 et 5 paraissant 
tigées, mais seulement rapprochées; antennes du 
& fortement bipectinées, la touffe forte. 


GG. Palpes ascendants, un peu obliques, au moins chez le 7, 
variables comme direction suivant le sexe; palpes maxil- 
laires en forme d’aigrelte : 


Oligochroa, Dionysia. 


Caina, Deletella. 


Epicrocis, Festivella. 


Hydaspia, Dorsipunctella. 


Myrlaea, Epischniella. 


Laodamia, Faecella. 


Elasmopalpus, Lignosellus 
Cabragus, Auritipalpus. 
Vinicia, Gypsopa. 


Sempronia, Stygella. 


NT — 


€. Palpes du & ascendants, droits, un peu obliques, le 3° ar- 
ticle très court, presque imperceptible, défléchi : 
€. Palpes de la © ascendants, droits, un peu obliques, les 
antennes fortement pubescentes : 


7. Touffe des antennes forte : 

1. Palpes maxillaires longs. Que 

2. Palpes maxillaires très courts, lanehäftes ‚squammeux 
"nn. Tige de l’antenne courbée, mais sans touffe. . 


CS Palpes de la © très squammeux; le 2° article oblique, 
renfle, horizontal au sommet ainsi que le 3° article. . 


"ee. Palpes du g‘ un peu obliques; le 3° article long, mince, 
cylindrique, très distinct; ceux de la Q obliques, le 3° ar- 
ticlenlonernderlechiee EE EN EEE DEN 


GGG. Palpes labiaux obliques dans les deux sexes; aux supé- 
rieures, 4 et 5 séparées : 


1. Palpes minces, longs, le 3° article distinct; palpes maxil- 
laires filiformes; antennes du g' courbees, avec une forte 
touffe d’écailles ; touffe frontale forte ; aux inférieures, 3 de 
Page s'est a ara ons Sn aha er ME, 


2. Palpes courts, aplatis, le 3°article distinct; palpes maxil- 
laires squammeux, aplatis; antennes du & simples, pu- 
bescentes; front lisse; aux inférieures 3 de l'angle. . . 


3. Palpes labiaux épais, courts; le 3° article peu visible; 
palpes maxillaires courts, en forme d’une touffe grossière 
d’ecailles; antennes du 4 courbees et épaissies à la base; 
touffe très petite; touffe frontale forte; aux inférieures, 
2 très près de l'angle, 3 et 5 tigées; ailes supérieures avec 
des'écaillesten relief". Les 


4. Paipes labiaux courts, larges à la base, acumines; le 3° ar- 
ticle distinct; palpes maxillaires un peu aplatis, longs 
et dislinets; antennes du 4 aplaties, fortement courbées 
à labase, sans touffe d’ecailles; front lisse; aux inférieures, 
3 et 5 non tigées, 3 de l'angle RE ee 


GGGG. Palpes labiaux obliques, le dernier article horizontal ou 
défléchi : : 

0, Nervure 3 de l’angle des inférieures; palpes labiaux 

avec le 3° article défléchi; palpes maxillaires en 

forme d’une mince et courte aigrette; antennes du 

d fortement courbées, la touffe petite; front lisse. 


“00. Nervure 2 très rapprochée ou touchant l’angle des 
inférieures, 3 et 5 paraissant tigees : 


t. Palpes labiaux très longs et minces, évidés à la 
base ; le 3°article très long, filiforme, divergeant; 
palpes maxillaires invisibles chez la ©; front 
saillant, corné, avec trois dents; antennes du & 
ciliées, courbees à la base, sans touffe d’écailles : 


1. Palpes maxillaires du < volumineux, en forme 
diunesaisretteLdOUbIE PEER CE 


2. Palpes maxillaires du & invisibles 


tt. Palpes labiaux courts, obliques, squammeux; le 
3 article défléchi, avec un sillon peu profond 
renfermant les palpes maxillaires en forme d’une 
aigrette très réduiteet pâle; antennes fortement 
pubescentes, à peine courbées; front avec une 
protubérance cornée : 


Tephris, Cyriella. 
Aphyletes, Nigrisparsella. 


Bazaria, Turensis. 


Vinicia, Gypsopa. 


Caina, Deletella. 


Selagia, Spadicella. 


Cnephidia, Kenteriella. 


Metriostola, Vaceiniella. 


Catastia, Marginea. 


Pyla, Seintillans. 


Auxacia, Bilineella. 
Parthia, Christophorella. 


N 


1. Front avec une forte bosse arrondie . . . . . . . . Anoristia, Umbrifasciella. 


2. Front avec une mince lame saillante ou une longue 
protubérance conique . . . . : . . . . . . . . . . Centromelopia,lnterruptella. 


u, Palpes labiaux obliques, pressés contre la touffe fron- 

tale qui est forte; le 3° article horizontal, long, en ligne 

avec le vertex; palpes maxillaires filiformes; aux supe- 

rieures, 4 et 5 séparées, parfois très rapprochées; an- 
 tennes plus ou moins courbées près de la base, mais = 
sansllouftern a u ren Epischnia, Krodiomella. 


*GGGGG. Palpes labiaux plus ou moins horizontaux, le 3° ar- 
ticle défléchi : 
%. Nervure ? aux inférieures touchant l'angle de la 
cellule : 


À. Aux supérieures, 8 et 9 ligées naissant de 6, 4 et 
5 tellement rapprochées qu'elles paraissent tigées ; 
ailes courtes; palpes labiaux épais, squammeux ; 
2° article long, 3° article très court, obtus. . . . Ocrisia, Robiniella. 


ANA. Aux superieures, 8 et 9 tigées de la cellule : 


1. Aux supérieures, 4 et 5 très brièvement tigées; 
palpeslabiaux minces, squammeux en dessus. . . Gelulia, Institella. 


2. Aux supérieures, 4 et 5 distinctement écartées à 
la base; palpes labiaux assez minces; % article 
oblique; 3° article long, plus mince, aigu, presque 
aussi long que le 2; ailes supérieures allongées. Selerobia, Tritalis. 


%%. Nervure ? distinctement éloignée de l'angle : 


{. Palpes labiaux plus ou moins longs, squammeux, 
unicolores, jamais réunis en forme de bec; pal- 
pes maxillaires parfois invisibles, jamais en: 
forme d’aigrette : 


V. Aux inférieures, 3 de l’angle, en face de trans- 
versale, la cellule longue; aux supérieures, 
2 rapprochée de 3, 10 dislinetement écartée de 
8 et): 


& Aux supérieures, 4 et & séparées, aux infé- 
rieures, la cellule moyenne; 7 et 8 seulement 
rapprochées; palpes maxillaires invisibles : : 
1. Palpes longs; ailes supérieures sub-paral- 
lèles, arrondies sur la côte; antennes sim- 
ples chez le &; front lisse.. . . . . . . . Æucarphia, Ninetella. 


2. Palpes courts, squammeux; antennes fili- 
formes, à peine courbées vers la base; ailes : 
subtriangulaires, la cöte droite, l’apex aigu. Synoria, Antiquella. 


Tea Aux supérieures, 4 et 5 longuement tigees; 
aux inférieures, la cellule longue, 7 et 8 ti- 
gées. Palpes labiaux assez longs et minces, 
défléchis à l'extrémité; antennes épaisses; 
front avec une forte toufle . . . . . . . . Emporia, Grisescens. 


"vv. Aux inférieures, la transversale non en face 
de 3, la cellule en générale courte; aux 
supérieures, 2 éloignée de 3, 10 très rappro- 
chée de la tige de 8 et 9 ou se réunissant 
avec elle : 


9. Aux inférieures, 3 et 5 paraissant longue- 
ment tigées : 


1. 


2. 


Antennes du & avec une très forle touffe ; palpes labiaux 
assez longs, 2° article avec de longues écailles en des- 
sous, le 3° article court, peu visible; palpes maxillaires 
invisibles ; toufle frontale assez forte; ailes supérieures 
avec 4 et 5 rapprochées à leur naissance . 5 


Antennes du co’ forlement pubescentes, filiformes, sans 
touffe ; palpes labiaux épais, squammeux; palpes maxil- 
laires filiformes . . MU NAT RN Re 


* BO ai & 
00. Aux inférieures, 3 et 5 séparées; antennes sans touffe : 


il: 


2. 


Palpes labiaux courls, épais, très squammeux; le 3° arti- 
cle tres court; palpes maxillaires invisibles dans les 
deux sexes; touffe frontale très forte; les antennes ci- 
liées ou pubescentes; le bord externe des supérieures 
presque droit, 2 naît en face de 10. 


Palpes labiaux longs, le 2° article plus ou moins renflé 
en dessus, le 3° arlicle court; palpes maxillaires très 
distinels, filiformes; touffe frontale moins forte; an- 
tennes duo’ simples ou finement ciliées . . : 


p.p.. Palpes labiaux lisses, unicolores, parfois réunis en forme de 


T. 


bec, les palpes maxillaires parfois en forme d’aigrette; 
aux ailes supérieures, 10 écartée de 8 : 


Palpes maxillaires longs, très distincts, filiformes; 
palpes labiaux droits, minces, deux fois la longueur de 
la tête, étendus en avant, le 3° article non deflechi, 

‘supérieures avec deux touffes d’ecailles en relief, 4 et 
5 séparées; aux inférieures, 3 et 5 paraissent tigées. . 


* » » wa) 
Tr. Palpes maxillaires en forme d’aigrette; front avec une 


touffe conique ; antennes avec une très forte touffe dans 
le sinus à la base; aux inférieures, 3 et 5 non tigées : 


. Palpes labiaux courts, ascendants obliquement, le 


3° article horizontal, enligne avec le front, moins longs 
que la tête et thorax réunis; aux supérieures, 4 et 5 
tigées ; aux inférieures, la cellule très courte, les ner- 
vures très longues et rapprochées, la transversale en 
LÉO ER ee ln A RIRE PIS 


2. Palpes labiaux très longs, réunis en forme de bec, 


“up. 


horizontaux, obliques ou défléchis, le dessus en ligne 
avec le front, plus long que la tête et thorax réunis, le 
2e article trois fois la longueur du 3°; palpes maxillaires 
invisibles chez la ©. Aux supérieures, 4 et 5 séparées; 
aux inférieures la cellule assez longue, la transversale 
presque en face de 3. . . . . . . . . . . 


Palpes labiaux en forme de bec, lisses en dessus, où ils 
sont de couleur foncée, en dessous un peu hérissés, 
distinctement pâles : 


0. Palpes labiaux très longs, très lisseset luisants, assez 


droits, minces; le 3° article distinct; palpes maxillaires 
filiformes, très visibles; antennes du 6! avec une forte 
courbure, mais sans touffe; touffe frontale forte; aux 
inférieures, 3 et 5 paraissent plus ou moins tigées . . 


“po. Palpes labiaux plus courts, défléchis, géniculés, 


hérissés en dessous de longs poils; 3° article indis- 
tinct, caché par les poils du 2° article; palpes 
maxillaires invisibles : 


Lipographis, Humilis 


Divona, Ilignella. 


Megasis, Rippertella. 


Bradyrrhoa, Gilveolella. 


Trachypteryæ, Magella. 


Ancylostomia, Stercorea. 


Etiella, Zinckenella. 


Hypochalcia, Ahenella. 


6. 3 et 5 aux inférieures paraissant ligees; supérieures al-: 


GG. 


= 


» 


MINI 


longées, presque droites sur la côte, un peu obliques et 
sinueuses sur le bord externe, 4 et 5 d’un point, 10 
écartée de 8; corps robuste; palpes labiaux longs, le 
3° article moitié du 2°; trompe très mince. . . . . 


3 et 5 aux inférieures non tigées, 3 de l’angle : 


. Palpes longs, 3° article presque égal au 2, 10 très près 


de 8; antennes du 0’ minces, un peu élargies et cour- 
bées à la base, avec quelques écailles peu distinctes 
dans le sinus; la © plus petite que le 9’; corps grêle . . 


. Palpes labiaux très courts, 3 article à peu près moitié 


du 2°; 10 écartée de 8 aux supérieures; antennes du c" 
épaisses, aplaties, simples, non courbées . . . . 


Zophodiodes, Leucocoslella. 


Sarata, Dnopherella. 


Asartodes, Monspessulalis. 


MONOGRAPHIE 


DES 


PHYCITINAE 


Gen. LUCONIA(, Pas. 


(Nouv. gen., p. 7.) 


Antennes du  pubescentes, courbées pres de la base et serratiformes dans la 
courbe. Palpes labiaux recourbes, assez minces, ne dépassant pas le vertex. Ailes 
supérieures allongées, avec onze nervures, 4 et 5 presque d’un point à leur origine, 
2 et 3 rapprochées de l'angle, 10 naissant de la tige de 8 et 9. Ailes inférieures 
avec huit nervures, la cellule assez longue, 7. et 8 parallèles, longues, tigées, 2, 3 
et 4 de la médiane, 5 libre. 


Genre très voisin de Cryptoblabes, se d'stinguant par la longueur de 
la cellule des ailes inférieures, la disposition de la nervure 10 aux 
ailes supérieures, la forme des antennes, ele. 


1. L. Pallidobasella, Rag., Now. gen., p. 7 (Pl. XII, fig. 1). 


24 mill. Ailes supérieures jaune olivätre avec la base presque entie- 
rement blanc pointillé de noir sauf sur le bord interne. Première ligne 
placée au delà du milieu, un peu oblique, blanchâtre, bordée de noir 
extérieurement, projetant un angle au milieu. Deuxième ligne blan- 
châtre, très rapprochée du bord externe, très sinueuse, échancrée sur 
les plis, bombée et dentelée au milieu, bordée de noirâtre inlérieu- 
rement; une lunule notre sur le disque. Dessous gris noirätre, plus 
pâle sur le bord interne, blanchälre sur la côte. Ailes inférieures gris 
brunâtre, en dessous la côte est lavée de noir. 

Sarawak (Bornéo). Un j en mauvais état, coll. Mus. brit. 


1. Nom d’un ilot près de Bornéo. 


Gen. TRACHYCER A1, Rag. 


dh, 2. Frontlisse. Trompe forte. Antennes du ' serratiformes et brièvement 
eiliees sur deux rangs, les articles s’elargissant à leur sommet, projetant des 


angles aigus. Palpes labiauxæ du ascendants, courbés, très minces et aigus, remar- 


quablement courts, ne dépassant pas la moitié de la face, le troisième article 
très court. Ceux de la ®, au contraire, longs, minces, comprimés latéralement, 
squammeux par devant, le troisième article long, moitié du deuxième, dépassant 
le vertex. Palpes maæillaires du 5‘ invisibles, de la © longs, filiformes. Corps 
moyen, l’apex du « sans touffe. Pattes fortes. Ailes supérieures assez larges, 
la côte droite, arrondie près de l’apex, le bord externe oblique, arrondi; avec onze 
nervures : 8 et 9 tigées, 10 libre ou d’un point avec 8; 2, 4 et 5 de l'angle, écar- 
tées l’une de l’autre, presque droites; 2 tout près de l’angle. Ailes inférieures lrian- 
gulaires, à peine sinueuses sous l’apex, avec huit nervures : 8 longue, tigée avec 7, 
qui est ensuite soudée à 6; la cellule longue, 4 et 5 paraissent tigées sur la moitié 
basilaire de leur longueur, mais, en réalité, elles sont séparées; 3 avant l'angle, 
2 bien écartée de l'angle. 


Ce genre ressemble à Rhodophaea, mais la nervulation, les an- 
tennes et palpes diffèrent. 


2. T. Pallicornella, Rag., North Am. Phye., p. 3 (Rhodophaea). 
(Pl. V, fig. 20); Hulst, Tr. Am. Ent. Soc. 1890, p. 119. 


19 mill. Ailes supérieures grises, légèrement teintées de pourpre, et, 
postérieurement, de noirälre. Première ligne presque verticale, oblique 
sur la côte, large, roussätre, finement lisérée de noir des deux côlés. 
Deuxième ligne rapprochée et parallèle au bord externe, non échancrée 
sur les plis, bombée au milieu, grise, finement lisérée de noir des 
deux côtés, suivie d’une lache noire sur la côte. Frange gris brunätre, 
points discoïdaux el marginaux invisibles. 

Ailes inférieures jaune brünätre lisérées de brun, la frange blan- 
châtre. Thorax gris, tête et antennes jaunätre pâle, palpes brunätres, 
abdomen brun jaunätre, patles brunes, les tarses noirälres annelés de 
blanchâtre. 

Texas. Un 5' et une © dans ma collection. 


Gen. DYSPHYLIA®: Ras. 
(Nouv. gen., p. 5.) 


Antennes du légèrement crénelées-ciliées. Palpes labiauxæ ascendants, 
recourbés. Ailes supérieures sub-triangulaires, un peu allongées, le bord externe 


1. Antennes rugueuses. — 2. Anormal comme tribu. 


N 


un peu sinueux; onze nervures : 10 naissant de la tige de 8 et 9, A et 5 séparées. 
Aux ailes inférieures huit nervures : 7 et 8 tigées, 8 longue, 5 libre, naissant avec 
& de l’angle de la cellule, qui est longue. 


Les palpes labiaux ne dépassent pas le vertex; les palpes maxil- 
laires sont filiformes, distincts. La cellule des supérieures est moyenne, 
la transversale oblique, les nervures 3, 4 et 5 séparées, sub-parallèles, 
toutes de l’angle obtus, 2 rapprochée et parallèle à 3, 11 nait près de 
l’angle; larlicle basilaire des antennes n’a aucun caraclère particulier 
chez le Z. 

Ce genre se rapproche beaucoup de Rhodophaea, ne s’en dislinguanl 
que par sa nervulation. 


3. D. Viridella, Rag., Now. gen., p. 5. (Pl. V, fig. 4, a, b, c); Viridis 
Saalmull., Lep. von Madag., p. 510. 


20 à 24 mill. Ailes supérieures d’un vert pâle luisant avec une lache 
brun jaunätre à la base même, se prolongeant le long de la côte et 
davantage sur le bord interne. Lignes trausversales noires, fines, la 
première oblique, presque droile, la deuxième oblique, rentrant forte- 
ment sur les plis, bombée au milieu, l'espace médian fortement sau- 
poudré de brun, moins au milieu, rétréci sur le bord interne. Entre 
la tache basilaire et l’espace médian se {rouve une ligne interrompue 
formée d’ecailles brunes, parallèle à la première ligne. Dans l’espace : 
terminal, des écaiiles bruncs forment une bande le long du bord 
externe. A l’apex on voit une lache costale noire et oblique. Frange 
crise. Dessous gris noirâtre lavé de vert luisant vers la base. 

Ailes inférieures gris brunätre, plus foncées sur les bords, semi- 
transparentes. 

Tête et thorax brun jaunätre comme la tache basilaire. Palpes brun 
foncé mélangé de blanchätre. Patles tachetées de blanc et de noir. 

Cette espèce est très variable; un exemplaire (var. c.) n’a aucune 
trace d’écailles foncées dans l'espace médian ni de deuxième ligne, et 
la première ligne est remplacée par une lache costale brun jaunätre 
comme une bande, laquelle ne s'étend qu’à la nervure médiane. Un 
autre «! (var. b.) est d’un gris verdâtre, la tache basilaire est bordée de 
noir, l'espace médian à peine saupoudré de couleur foncée ct marqué 
d’une lunule noire sur le disque; d’autres, ressemblant au type, ont 
une large liture ou tache veruätre dans la moilie postérieure de l’espace 
médian interrompant la deuxième ligne sur le disque. 

Madagascar, Natal, Afrique mérid. Coll. Staudinger et Saalmuller. 


Gen. NUMONIA:, Ras. 


Antennes du 5 ?. Front lisse. Palpes labiaux ascendants, arques, dépas- 
sant à peine le vertex; le 3° article presque aussi long que le 2°. Palpes maæil- 


laires filiformes. Corps moyen. Pattes lisses, un peu squammeuses à l'extrémité 
des tibias. Ailes supérieures larges, étroites à la base, élargies graduellement, for- 
tement arquées sur la côte au milieu, presque verticales sur le bord externe, arron- 
dies et obliques à l’angle anal; avec onze nervures, cellule moyenne, 2 rapprochée 
de l’angle, parallèle à 3, 4 et 5 presque d’un point, non en ligne avec la médiane, 
8 et 9 tigées, leur tige rapprochée, mais séparée de 10. Ailes inférieures à peine 
sinueuses sous l’apex, huit nervures, cellule moyenne, 7et 8 longues, sub-parallèles, 
paraissant tigées, 4 et 5 d’un point, 5 libre, 3 un peu après l'angle, 2 écartée. 


Ce genre ne se distingue de Rhodophaea ou d’Acrobasis que par la 
nervulalion des ailes inférieures; l’unique espèce rappelle comme 
aspect l’Acrob. Rubrifasciella. 


4. N. Cymindella, Rag. (Pl. XI. fig. 45). 


24 mill. 2. Ailes supérieures grises saupoudrees de noir, l’espace 
basilaire gris cendré, brun noirâtre sur le bord interne, la moitié 
postérieure de l’aile lavée de noirätre avec une teinte brunätre à reflets 
pourpres, ainsi que tout le pli dorsal. La parlie foncée est délimitée par 
une ombre noire qui traverse obliquement l’espace médian. La pre- 
mière ligne est oblique, presque droite, formant un angle obtus ren- 
tranl sur la nervure dorsale, atteignant presque le milieu du bord in- 
terne; elle est très large et blanche dans sa moitié costale, fondue 
vers la base, bordée extérieurement d’une très grande tache costale 
noire, de forme ériangulaire, qui ne dépasse pas sur la côte les points 
discoïdaux, la moilié dorsale est blanchâtre, précédée d’une petite tache 
triangulaire noire sur le bord interne et à peine bordée de noir extérieu- 
rement. La deuxième ligne est sinueuse, presque verticale, rentrant sur 
les plis, bombée et dentelée au milieu, grise teintée de brunâtre, liseree 
indistinctement de noir, sauf à sa naissance sur la côte où les bordures 
sont-bien noires. Les nervures sont striées de noir. Poinls discoidaux 
gros, obliques, noirs, avec une tendance à se réunir. Frange gris noi- 
râtre luisant, avec une teinte plombée, une ligne plus foncée au mi- 
lieu, le bord de l’aile à peine lisérée de noir. 

Ailes inférieures gris jaunâtre, presque entièrement lavées de brun 
noirâtre, les nervures plus foncées, la frange gris noirâlre luisant, 
plus foncée à la base, la base même avec un filet jaunälre. Dessous des 


1. Nom d'une famille romaine: 


a 


quatre ailes gris jaunâtre fortement teinté de brun noirätre avec la trace 
en gris jaunâtre dela deuxième ligne continuée sur les ailes inférieures 
en une ligne médiane pâle. | 

Tête et thorax gris foncé avec une teinte vineuse, les antennes gris 
noirätre. Abdomen gris brunälre. Palpes gris noirätre uni. Paltes gris 
noirätre avec les tarses noirs annelés de blanc. 

Wladiwostock. Une 2 coll. Staudinger. 


Gen. MAHELA', Ras. 


(Now. gen., p. 6.) 


Front arrondi; antennes assez longuement biciliées, l’article basilaire long, 
épais, squammeux, formant presque une dent, au-dessus la tige est courbée et les 
articles dans le sinus sont saillants. Palpes labiaux assez longs, ascendants, régu- 
lièrement courhes, un peu squammeux, le 3° arlicle plus long de moitié que le 2. 
Palpes maxillaires filiformes, dilatés au sommet. Ailes supérieures sub-triangu- 
laires, assez larges, chez le &' presque droites sur la côte, chez la © plus arron- 
dies, le bord externe presque droit, faiblement sinueux et arrondi; avec 11 nervures 
libres, sauf 8 et 9 qui sont tigées, 10 très rapprochées de 8, 4 et 5 convergentes, 
d’un point, 2 et 3 faiblement courbées et parallèles, très rapprochees de l’angle. 
Aux ailes inférieures huit nervures, la cellule assez courte, 8 libre, 5 libre, mais 
paraissant tigée avec 4, 3 de l’angle de la cellule. 


Ce genre se rapproche de Ceroprepes, mais la cellule des ailes infé- 
rieures est un peu plus longue, la transversale n’est pas en face de 4, 
la disposition des nervures 2 et 3 aux supérieures est différente, ainsi 
que la forme des ailes, lesquelles rappellent plutôt les Acrobasis. 


5. M. Saalmulleri, Rag., Nouv. gen., p. 6 (PI. V, fig. 2 ©, PI. XXVI, 
fig. 2 j'). 

21 mill. Ailes supérieures noires, plus claires vers le bord interne, 
une tache costale blanche, irrégulière, presque triangulaire, oblique, 
atteignant seulement la nervure médiane ; au milieu de l’aile se trouve 
une très grande tache triangulaire blanche, dont la base s'appuie 
contre la côte sans la toucher dans sa partie antérieure, et se prolonge 
postérieurement, sa pointe s'étendant au delà de la nervure médiane; 
le bord externe de la tache est un peu sinueux. Enfin une troisième 
tache blanche, également triangulaire, remplit la partie supérieure de 
l’espace terminal, se confondant avec la deuxième ligne qui est très 
fine, blanche, faiblement dentelée, parallèle au bord externe, légère- 


1. Nom malgache. 


ne 


ment arrondie au milieu, oblique sur le bord interne. Première ligne 
invisible. Points discoidaux dislinels, peu obliques, l’inférieur plus près 
de la base; ils sont placés dans la tache costale blanche. La frange est 
blanchâtre au sommet, noirätre vers l’angle anal, et est précédée d’une 
fine ligne noire interrompue. 

Ailes inférieures gris noirâtre, plus päles chez les /', un peu irisées, 
plus foncées vers les bords et sur les nervures, la frange plus claire 
avec une ligne foncée vers la base. 

La tete en dessus est d’un blanc jaunâtre sale, noirätre sur le front, 
les antennes brunes, blanchätres à la base; palpes bruns, blanchätres 
par devant; palpes maxillaires bruns. 

Thorax noirâtre, l'abdomen brun noirâtre, l’anusjaunâtre chez le 5 
avec une touffe noirâtre. Pattes noires, les intermédiaires avec un large 
anneau blanc sur les tibias s’etendant du milieu à l’apex. 

Madagascar. Un collection Mabille, une © collection Saalmuller. 


Gen. MELITENE:, Rag. 


(Nouv. gen., p. 13 (Gen. Isauria), Rag., Annales Soc. ent. Fr. 1887, p. 228.) 


Front lisse. Antennes du 5' simples, non courbées, nues, aplaties. Palpes 
labiauxæ courts, assez épais, ascendants, courbes, le 3 article très court, tronqué. 
Palpes maæillaires filiformes. Ailes supérieures minces, allongées, dilatées au som- 
met, droites sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, l’apex obtus; 
cellule moyenne, onze nervures : 4 et 5 séparées, 3 et 2 parallèles à 4 et 5, rappro- 
chées de l'angle, 8 et 9 tigées, 10 parallèle et très rapprochée de 8 à l’origine. 
Ailes inférieures triangulaires, la cellule moyenne ; huit nervures : 8 libre, 6 et 7 ti- 
gées, 4 et 5 paraissant longuement tigées, mais en réalité séparées, 3 de l'angle, 
dépassée un peu par la transversale, 2 très écartée. Corps grèle. Pattes lisses. 


Ressemble au genre Pristophora, mais la disposition des nervures 
4 et 5 aux inférieures et la structure des antennes l’en dislinguent. J’ai 
dû changer le nom générique parce que celui d’Isauria était déjà employé. 


6. M. Kuldgensis, Rag., Annales Soc. ent. Fr., 1887, p. 228 
(g. Isauria) (Pl. XI, fig. 4). 


24 mill. Ailes supérieures ocracé rougeätre, lavées de blanc et sau- 
poudrées de noir sur le bord interne, la côte, ainsi que sur la nervure 
médiane et ses rameaux dans l’espace médian. Première ligne irrégu- 
lière, brisée, bordée de noir vers la côle, formant un angle posté- 


1. Nom d’une ville de l'Arménie Mineure. 


1 ea san RES 


ee 


rieurement sur la médiane et un angle vers la base sur la dorsale. 
Deuxième ligne fine, blanche, festonnée, rentrant fortement en un angle 
aigu sur le pli dorsal, bordée inlerieurement de noir, surtout sur 
les nervures, projelant des dents noires dans la ligne blanche; elle est 
suivie d’une tache noire sur la côte. Frange blanc ocracé, traversée par 
trois lignes brunes. Dessous gris noirâtre, plus clair sur les bords dans 
l’espace terminal, la place de la deuxième ligne bien marquée. 

Ailes inférieures gris brunälre avec la trace d’une bande médiane 
plus claire; frange blanche, une ligne foncée près de la base. 

Tele et thorax gris mêlé de brun, l'abdomen gris noirâtre. Palpes 
roux, le troisième article, deux zones indistinctes sur le deuxième article 
el son apex, blanchälre. Antennes jaune brunâtre. 

Kouldja. Un 5, coll. Staudinger. 


7. M. Bifidella, Leech, The Entomologist, 1889, p. 108, pl. V, 
fig. 8 (Rag., Pl. XLIII, fig. 13). 


23 mill. © Ailes supérieures lrès étroites à la base, fortement con- 
vexes sur la côle et élargies au delà du milieu, le bord externe légè- 
rement oblique, l’angle anal coupé obliquement. 

Elles sont d’un brun noirätre avec une teinte vougeätre, l'espace basi- 
laire plus gris, l’espace médian érès étroit, noirälre, légèrement saupou- 
dré de gris vers la côte. La première ligne est très oblique et droite sur 
la côte jusqu’au milieu de la cellule, au delà elle s’arrondil considéra- 
blement avant d'atteindre le bord interne, la partie arrondie renfermant, 
du côté de la base, une large tache ocracé brunätre qui se rétrécit tout 
à fait sur la côte; elle est précédée d’un bourrelet noir d’ecailles en 
relief bordé intérieurement d’une ligne grise verticale limitant l’es- 
pace basilaire. Deuxième ligne oblique, sinueuse, rentrant sur les plis, 
un peu bombée, au milieu gris sombre, ombrée de noir du cöle interne, 
naissant d’une tache costale noire et oblique. Points discoïdaux noirs, 
obliques, réunis. Points marginaux noirs, mal définis, sur le bord sau- 
poudré de gris. Frange brune. 

Ailes inférieures brunes, les nervures et deux filets marginaux plus 
foncés, la frange brun foncé. 

Tête et thorax gris noirätre lavés de rouge sombre. Palpes courts, 
épais à la base, squammeux, ne dépassant pas le verlex, le troisieme 
arlicle distinct, moitié du deuxième. Antennes brunes. Paltes gris noi- 
rälre, les tarses annelés de blanchâtre. Abdomen brunälre. 

Ressemble à une Acrobasis ou une Rhodophaea, mais aux inférieures 
la transversale est en face de 4 pendant que 5 naît libre de la cellule. 

Japon. Une ©, coll. Leech, prise le 22 juillet. 


Gen. MABILLIA:, Ras. 


(Nouv. gen., p. 6.) 


Antennes du ! largement pectinées, diminuant jusqu'aux deux tiers, ensuite 
simples, un peu courbées à la base, sans écailles en relief. Palpes labiaux ascen- 
dants, recourbés, très grands, aplatis, le 3 article échancré en dessus. Palpes 
mazillaires dépassant le vertex, squammeux, aplalis. Ailes supérieures très al- 
longées et étroites, très convexes sur la côte, acuminées. Onze nervures, les ner- 
vures longues, 4 et 5 séparées. Ailes inférieures allongées, l’apex aigu, la cellule 
extrèmement réduite, huit nervures : les nervures très longues, 8 et 5 libres, 
4 de l'angle de la cellule, 2 tout près de l’angle. 


Front lisse, palpes maxillaires très grands et distincts, trompe forte, 
stemmates distinels. Antennes épaisses, pectinées sur un rang, les cils 
près de la base moilié de la longueur des suivants; celles de la © sim- 
ples. Corps grêle, le segment anal prolongé par de longues pinces. 

Ce genre curieux par la forme des ailes ressemble au genre Cero- 
stoma (Tineites). 


8. M. Cerostomella, Rag., Nouv. gen., p. 6 (Pl. XLVI, fig. 21). 


25 mill. Ailes supérieures avec la moitie costale blanc ocracé slriee 
de gris ocracé sur les nervures, l’apex jaunätre; la moitie dorsale 
ocracé jaumätre lavé de roussätre sur le bord interne, l’extremile de 
l’aile brun rougeätre, la frange jaune roussâtre. Le point discoïdal 
inférieur seul visible, petit, noir. Quelques rares écailles noires sur la 
nervure médiane. Un point blanc bordé de brun rougeätre sur la ner- 
vure dorsale indique la première ligne; cette nervure est lavée de blanc 
au delà du milieu. Dessous ocracé rougeätre uni, la côte et l'extrémité 
de la frange jaunes. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanc jaunätre, les nervures 
brun rougeätre pâle; frange ferrugineux pâle avec une ligne plus 
foncée à la base; chez la © les ailes sont ombrées de brunälre sur les 
bords. Dessous avec la cöle rougeälre, le reste comme en dessus. 

Antennes blanchâtres en dessus, ocracées en dessous. Tête et pal- 
pes d’un blanchâtre un peu mêlé d’ocracé, l'extrémité des palpes plus 
foncée. Thorax ocracé ferrugineux, le collier avec trois lignes longilu- 
dinales blanches. Abdomen brun ferrugineux, ocracé grisâtre sur les 
côtés, une ligne pâle au milieu à la base. Pattes blanchâtres, aplaties, 
les genoux, éperons et tarses brun rougeälre. 

Delagoa Bay (Afr. or.), 3 Get 1 © dans ma coll. 


1. Dédié à M. Paul Mabille, lépidoptérologue bien connu. 


Gen. CEROPREPES, 7. 


(Zeller, Siett. e. Zeit., 1867, p. 401, pl. IL, fig. 4, a, b.) 


Antennes du! atteignant les trois quarts de l’aile, longuement pectinées (chaque 
eil bipectiné) jusqu’à la moitié, diminuant jusqu'aux trois quarts, le dernier quart 
non pecline; elles sont légèrement courbées à la base, l’article basilaire très gros 
et long, prolongé en une courte dent, l’article suivant long, gros à la base, étranglé 
ou atténué au sommet, au-dessus légèrement squammeux. Palpes labiaux minces, 
cylindriques, fortement courbés, dépassant la tête, article terminal aigu, presqueaussi 
iong que le 2°. Palpes mazxilluires filiformes, distincts. Front obtus. Corps grêle ; 
une longue touffe de poils du pectus en dessous. Ailes supérieures allongées, 
étroites, la côte peu courbée, le bord externe un peu sinueux. Alles inférieures 
triangulaires, larges. Nervulation (pl. II, fig. 1): Supérieures avec onze nervures, 
la cellule atteignant les deux tiers de l'aile, 10 de la cellule, très rapprochée de la 
tige de 8 et 9; 4 et 5 convergentes, très rapprochées à leur origine, mais séparées. 
Inferieures avec huit nervures, la cellule très courte; nervures 2, 3 et 4 de la ner- 
vure médiane, 5 libre de la transversale, toutes longues et d’a peu près égale lon- 
gueur, nervure 4 de l’angle de la cellule. Caractère particulier : des écailles 
redressées très distinctes avant la première ligne des ailes supérieures. 


Très voisin de Cryptoblabes, en différant surtout par les écailles en 
relief sur les ailes et la forme des antennes du 4. 
Le genre a été créé par Zeller pour la Patriciella 2. 


TABLEAU DES ESPÈCES. 


A. Ailes supérieures avec une tache claire : 
1. Une tache blanche sur la côte avant la première ligne. . . Patriciella. 


2. Une tache couleur chair au-dessous de la côte avant la pre- 
HORS OL tar EEE oa are SR ETES Ophthalmicella. 


AA. Ailes sans taches claires, une épaisse touffe d’ecailles en relief 
s'étend jusqu'à la côte et n’est pas interrompue à la nervure 
MÉLANIE le PEN ae I ee re. Pulvillella. 


9. €. Patriciella, Zell., Siett. e. Zeit., 1867, p. 401, pl. II, fig. a, b 
(Rag., PI. IV, fig. 2). 


d' 26 mill. 2 26 à 28 mill. Ailes supérieures brun rougeätre 
lavé d’olivätre vers la base et le bord interne, traversées par deux 
lignes pâles, indistinctes, la première précédée sur la côte par une 


0e 


tache blanche carrée, au-dessous de laquelle se trouve, sur la nervure 
médiane, une pelite, et sur la nervure dorsale, une grosse touffe 
d’ecailles noires en relief; les nervures dans l’espace basilaire slriees de 
noir. La premiere ligne, au milieu du bord interne, est verticale, for- 
mant une dent poslérieurement sur la nervure dorsale; assez distinele 
et blanchâtre, elle se perd en se dirigeant obliquement vers la côle 
el la base. La deuxième ligne est bombée exttrieurement, rentrant sur 
les plis; cetle ligne, faiblement indiquée, commence et finit par une 
lache plus dislinelement pâle. Poinls discoïdaux indislinels, noirätres, 
réunis en une lunule convexe vers la base, l’angle inférieur se continue 
en un petit trait blanc. Frange brun verdätre, la base couleur chair, 
précédée par une ligne noire interrompue et indistincle. 

Ailes inférieures semi-lransparenles, d’un gris brunâtre uniforme, 
les nervures peu apparentes, la frange soyeuse, un peu plus foncee. 
Dessous des quatre ailes d’un brunätre uniforme, les inférieures plus 
claires. 2 

Tele, palpes, ainsi que la base des antennes ocracé rougeälre plus 
ou moins fonce, le reste des antennes brun. Thorax et le devant du 
corps brun rougeätre, les paltes antérieures olivätres, les tarses brun 
noirätre, les pattes postérieures olivâtres, sauf un large anneau blan- 
châtre à la base des fémurs et à l’apex des libias. Du pectus sort une 
longue toulfe de poils soyeux, moitié ocracé grisätre, moilie noir 
verdâtre foncé. L’abdomen est d’un gris brun rougeälre. 

La © ressemble au ', mais sa têle en dessus et la base des antennes 
sont ocracées, ces dernières faiblement pubescentes. Les pattes anté- 
rieures sont d’un orangé foncé, avec les tarses noirälres, les inlerme- 
diaires orangé foncé, la moitié basilaire des fémurs et la moilie apicale 
des tibias blanc, les tarses brunätres, les patles poslérieures avec les 
fémurs blancs, orangé brunâtre à l’apex, les tibias oranges avec un 
anneau blanc au milieu, les tarses brun orangé. 

Ressemble comme taille et dessins à Ophthalmicella, mais non 
comme couleur; la tache costale blanche la dislingue de suite de ses 
congénères. 

Darjeeling (Indes or.), 2 2 coll. Staudinger, 1 4 coll. Zeller. 


10. €. Ophthalmicella, Chr. (Pempelia). Bull. Mosc., LVI, 2 (1882), 
p. 49 (Rag., Pl. IV, fig. 3). 


23 mill. 2. Ailes superieures d’un gris noir luisant, presque uni- 
forme, plus foncé dans l’espace médian; lignes transversales gris pâle, 
à contours indislinets. La premiere s’élend obliquement jusqu’au milieu 
et est plus distincte vers le bord interne; elle est précédée d'une grosse 


= 


touffe d’ecailles noires en relief sur la nervure dorsale et une petile sur 
la nervure médiane; au-dessus de celte dernière se lrouve une assez 
grande tache couleur chair, triangulaire, dont l’apex n’alleint pas la côte. 

La deuxième ligne est arrondie au milieu, non dentelée, descendant 
obliquement en se rapprochant de la première ligne sur le bord 
interne, avec un angle aigu sur le disque. Points discoïdaux noirs, 
indislinets, réunis en Zunule, non suivie d'écailles blanches; un nuage 
blanchätre sur le bord interne après la première ligne. Frange plus 
pâle que le fond, précédée d’une rangée de très petits points noirs. 

Ailes inférieures gris noirälre, la frange plus claire. Dessous des 
quatre ailes brun noirätre uniforme. 

Tête et thorax gris brun avec une teinte rougeätre. Palpes ct front 
ocracé grisätre. Abdomen gris brunätre. Patles brun noirâtre, la base 
des fémurs et apex des tibias des pattes postérieures avec un large 
anneau blanchälre indistinet. 

Les ailes paraissent plus larges.que celles de ses congénères. 

Amour (Askold), coll. Christoph et Staudinger. 


11. €. Pulvillella, Zell. (Neph.) Stett. e. Zeit., 1867, p. 354, pl. IT, 
fig. 3 (Rag., Pl. IV, fig. 1). 


d 30mill. 2 22 mill. Ailes supérieures avec l’espace basilaire brun 
noir avec quelques écailles d'un jaune olivätre dans le pli et sur le 
bord interne; première ligne dislincte, un peu oblique, placée au milieu 
de l'aile, sinueuse, projelant un angle rentrant sur la nervure dorsale et 
un aulre sur la nervure médiane, blanche, lavée de jaune olive, pré- 
cédée par une large bande d’évailles noires en relief sur un fond oli- 
vâtre. Au delà l’aile est grise, lavée de rougeätre et de brumätre, tra- 
versée par la seconde ligne qui est blanchälre, lavée de rougeälre et 
presque parallèle au bord externe, très denlel&e au milieu, où elle 
s’avance vers le bord exlerne, se rapprochant de la première ligne sur 
le bord interne et profondément échancrée sur les plis. Points discoi- 
daux presque réunis en une lunule brun rougeätre dont l'extrémité infé- 
rieure est suivie d’une courte strie blanche. Au-dessous, sur le bord 
interne, il y a une grande tache blanc jaunätre à contours indistincts. 
L’extrémité de l’aile est grise, la frange brune, précédée d’une ligne 
noire distinctement interrompue par de petites slries blanchâtres. 

Ailes inférieures gris brunâtre foncé, les nervures non apparentes; 
la frange plus claire, précédée d’une fine ligne noirätre. Le dessous des 
quatre ailes d’un brun noirätre uniforme. 

Thorax d’un noir olivätre, la tête, le collier, les palpes, la base des 
antennes, le devant du corps et les pattes d’un jaune olive. Antennes 


eg 


brunes. Palpes longs, minces, cylindriques. Abdomen brun grisätre 
avec une teinte olivâtre. 

Le 5 eslcommela® , mais ses ailes ontune teinte plus rougeätre, la 
bordure de la 2° ligne est très interrompue, formée de courtes stries 
sur les nervures, le collier est tacheté de noir au milieu, les anlennes 
épaisses et longuement peclinées-biciliées, s’atténuant jusqu’au milieu, 
ensuite nues et filiformes, l’article basilaire est long, gros, renflé au 
sommet; au-dessus la tige est épaisse, élargie, contournée, formant 
une cavilé. La base des fémurs et le sommet des tibias des pattes 
intermédiaires sont blancs, les fémurs des pattes postérieures sont 
blancs à la base. 


Darjeeling (Indes or.). Un 5 coll. Staudinger, une 2 coll. Zeller. 


Gen. CRYPTOBLABES, Zeller. 


(Isis, 1848, p. 644.) 


Front lisse. Trompe forte. Antennes du 9° filiformes, assez épaisses ; l’article 
basilaire assez gros; le deuxième article long, portant une faible échancrure dans 
laquelle on voit à peine quelques écailles comprimées. Palpes labiaux longs, dépas- 
sant le vertex, minces, cylindriques, le troisième article aussi long que le deuxième, 
acumine. Palpes maæxillaires cylindriques, distincts. Stemmates petits, placés 
contre l'œil. Corps grêle. L’abdomen avec la tariere un peu saillante chez la ©. Ailes 
supérieures assez étroites, arrondies sur la côte (sauf chez Angustipennella), le 
bord externe oblique, arrondi. Aüles inférieures subtriangulaires. 

Nervulation : aux ailes supérieures, onze nervures, la cellule s'étendant aux 
deux tiers de l'aile; 2 et 3 bien espacées, rapprochées de l’angle de la cellule; & et 
5 convergentes de l’angle, non tigées, ou à peine (Angustipennella) ; 10 parallele à 
la tige de 8 et 9, mais séparée; 11 naissant vers le milieu de la cellule. Aux aüles 
inférieures, la cellule courte; 2, 3 et 4 de la nervure médiane; 5 libre, continuant 
la nervure transversale à la naissance de 4; 7 et 8 distinetement tigées. 


Parmi les genres européens de Phycites, le genre Cryptoblabes se 
reconnaît de suite par la nervulation des ailes inférieures, sa cellule 
très courte, les nervures très longues, 5 naissant libre de l’angle de la 
cellule. La chenille d’une espèce, Q. Gnidiella, semble assez polyphage 
et est considérée comme nuisible, surtout à la vigne. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Lignes transversales distinctes : 
B. Première ligne oblique, droite : 
G. Aïles larges, convexes sur la côte, de couleur brun rouge. Bistriga. 


hr scctet di 


nie 


CC. Ailes étroites, de couleur grise : 
1. Ailes grises, saupoudrées de noir, les lignes bordées de 
lignes noires continues, la côte un peu convexe. . . . Euraphella. 


2. Ailes grises, saupoudrées de brun, la bordure de la 
9° ligne distinctement dentelée, interrompue. . : . . . Angustipennella. 
BB. Première ligne plus ou moins distinctement convexe : 
1. Ailes larges, la 1" ligne faiblement courbée; ailes infé- 
HEURE SAIS NDQUNATE ER CN RTC NC Losiella. 


2. Ailes étroites, la 1” ligne fortement courbee; ailes infe- 
MiEUTESRDIAN Che M ET ee Gnidiella. 


AA. Première ligne indistincte, la 2° ligne formée de points 
blancs; ailes rouge brun clair, les nervures rouge brun 
MPMANCOLEMDIANc Andre RC TT . . . . Pallicostalis. 


AAA. Sans lignes transversales, espèce très grande, ocracé rou- 
geâtre, tournant au vineux postérieurement, la côte grise. Dissolutella. 
, 


12. €. Bistriga, Hw., Zep. Br., 496; Steph., IV, 305; Wd., 1458; 
Stain., Man., II, 171; Hein., 173; Berce, p. 320; Rutilella, Z., /s., 1839, 
p- 178, 1845, p. 266, 1848, p. 645; H.-S. fig. 40, IV, p. 101; Obsoletella, 
Hein., p. 183; Lugdunella, Mill., Rev. Mag. Zool., III, 1874, p. 350 (10). 


18 mill. Ailes supérieures arrondies sur la côte, assez étroites, gris 
noirätre, fortement saupoudrées de rouge brun, surtout sur les nervures, 
l’espace médian dislinetement plus foncé que le reste, luisant, de cou- 
leur uniforme. Lignes transversales gris pâle, la première, avant le 
milieu, droite, oblique, la deuxième oblique, très légèrement sinueuse, 
rapprochée du bord externe. Frange gris noirâtre. Points discoidaux et 
marginaux invisibles. 

Ailes inférieures gris noirâtre, plus foncées sur les nervures et la 
frange. Dessous des quatre ailes gris brunâtre uniforme. Tête el thorax 
gris noirälre teinté de rougeälre, le deuxième article plus clair. Abdo- 
men gris brunâtre, jaunälre en dessous. Pattes gris brunâtre. 

La chenille‘ vit sur le chene el l’aulne (Alnus) en septembre et 
octobre à peu pres comme l’Acrobasis Consociella; elle replie une feuille 
en dessus, la fixant avec de la soie lâche, et dévore toute la substance 
entre les nervures, réduisant la feuille à l’état de squelelte, traitant 
ensuile les feuilles voisines de la même façon. 

Adulte, elle a 15 millimètres de longueur; elle est fusiforme, d’un 


1. Von Hornig, z. b. V. 1853, p. 73; Gartner, Brün. Fauna-Geb., p. 111; Buckler, Ent. 
Mo. Mag., XI, p. 111. 


Ve 


gris rougeâtre, présentant cinq lignes sur le dos : une dorsale fine, con- 
tinue el d’un brun rougeätre, deux autres plus larges, de chaque côté, 
très distinctes sur l’écusson, mais se confondant sur les autres segments 
ct formant une bande latérale d’un brun rougeälre foncé; la stigmatale 
d’un blanc de crème d’une couleur très vive sur les segments thora- 
ciques. Points verruqueux petits, noirs, quelquefois cerclés de clair, 
surmonles de poils blonds ; une tache ocellee sur les côtés des deuxième 
et onzième segments. Tele d’un jaunälre marbré de brun rougeätre, 
l’ecusson et le clapet un peu plus clairs; pattes écailleuses brun rou- 
geätre. Ventre d’un brun noirätre sur les quatre ou cinq premiers 
segments, d'un gris verdätre sur les autres. Stigmales petils et noirs. 
(Chretien.) 

Après s’etre formé un cocon tubulaire de soie brun pâle, elle se 
transforme à l’automne en une chrysalide brun rougeätre foncé, mince, 
avec deux épines anales frisees; le papillon paraît d'avril à juin, même 
en juillet. Gartner dit qu'il a élevé le papillon fin février et a pris le 
papillon dès la fin mars, ce qui semble indiquer deux générations. 

©. Bistriga se trouve en Allemagne, Autriche, Bohême, Alsace, à 
Meudon el Monlmorency, près de Paris, en Anglelerre et en Russie. 


Nota. — Le type de la Myelois Obsoletella Hein., coramuniqué par 
M. le Dr Wocke, est un petit exemplaire de la Bistriga! Un second exem- 
plaire, envoyé sous le nom d'Obsoletella par M. Wocke, est une Ephestia 
Elutellu © à ailes unicolores, ressemblant à l’{Infumatella, mais roussätre 
et non gris noir. 


13. ©. Loxiella, Rag., Ann. Soc. e. France, 1887, p. 226. (PI. V, 
fig. 4); Rutilella, H.-S., fig. 74 (? 75), IV, p. 101. 


20 mill. Ailes supéricures arrondies sur la côte et sur le bord 
exlerne, grises, fortement saupoudrées de fines écailles noires, avec une 
ligne (parfois peu distincte) d’un rouge vineux le long du bord interne. 
Première ligne, placée avant le milieu de l’aile, blanche, un peu 
sinueuse et dentlelée. Deuxième ligne, oblique, parallèle et rapprochée 
du bord externe, rentrant sur le pli discoïdal. Ces lignes sont très large- 
ment et également bordées de noirätre dans l’espace médian et parfois 
ces bordures se réunissent sur le bord interne et sont traversées par 
Ja ligne vineuse. La deuxième ligne est suivie d’une ombre noirâlre. La 
frange est gris brunätre précédée d’une rangée de très petits points 
noirs. Points discoïdaux noirs, exaclemenl superposés. 

Ailes inférieures gris brunâtre uni, les nervures et une ligne à la 
base de la frange noirâtres; frange gris brunâlre. Dessous des quatre 


ee 


ailes gris brun foncé, les inférieures plus claires; on apercoit à peine 
la {race de la deuxième ligne aux supérieures. 

Têle et thorax gris noirätre foncé, abdomen gris brunâtre, an- 
lennes brunes, l’article basilaire gris. Palpes gris, fortement saupoudres 
de noir extérieurement. Pattes blanchäires légèrement saupoudrées 
d’ecailles noirätres, avec une grande tache noirâtre à la base et près de 
l'extrémilé; tarses entièrement brun noirâtre, l’abdomen ocracé bru- 
nâtre. 

Celte espèce ressemble à la Gnidiella par ses dessins ; comme 
chez elle, l’espace médian est étroit, mais la taille de Loxiella est plus 
grande, la deuxième ligne moins oblique, naissant plus loin de 
l’apex, la premiere ligne moins arrondie, les inférieures plus foncées, 
les nervures 4 et 5 aux supérieures d’un point et non plus ou moins 
distinctement ligees comme chez Gnidiella. 

Loxiella a élé confondue par Herrich-Schæffer avec la Rutilella Z. 
(Bistriga Hw.), mais celle-ci est bien plus foncée et rouge, l’espace médian 
est bien plus large. 

M. Staudinger m'a communiqué deux exemplaires de la coll. 
Herrich-Schæffer, pris à Ralisbonne, dont un portant la mention : 
« chenille sur bouleau, Regensburg, 10 septembre, éclos 19 février ». 

Autriche, Allemagne, Amour, Japon. Coll. Slaudinger, Ragonot el 
musée de Vienne. 


14. ©. Euraphella, Meyr., Proc. Lin. Soc. N.S W., Vol. IV, p. 217 
(Neph.) et loc. cit., Vol. VII, p.159 (g. Hypophana). (Rag., Pl. V, fig. 5.) 


20 mill. ©. Ailes supérieures très étroites et allongees, arquées sur 
la côte au milieu, le bord externe oblique. Ailes grises saupoudrées de 
noir dans l’espace terminal et dans le large espace médian sur la côle, 
ainsi qu’au-dessous des points discoïdaux réunis en une lunule notre. 
Première ligne à peine plus claire que le fond, suivie par une ligne 
très noire, continue, oblique, droite, placée au premier tiers. Deuxième 
ligne presque perpendiculaire, sinueuse, rentrant sur les plis, et for- 
mant un angle distinct au milieu ; elle est d’un gris pâle distincle- 
ment liséré de noir du côté interne et de noirätre exterieuremenl. 
Dessous gris brunâtre. 

Ailes inférieures acuminées, transparentes, gris sale, plus foncées 
sur les bords, surtout à l’apex; les nervures brunes, bien marquées, 
la frange gris brunätre. Dessous blanchätre. 

Tête, palpes, thorax et pattes gris foncé. Palpes minces, acuminés, 
ne dépassant pas le vertex. Antennes brun foncé, abdomen gris 
brunätre. 


Ne 


Ressemble comme dessins à l’Angustipennella, mais ses ailes, 
grises, non élargies au sommet, arrondies sur la côte, l’apex obtus, 
le bord externe et deuxième ligne bien moins obliques, la distinguent 
de cette espèce. . 

Une 2, coll. Meyrick, provenant de Wollongong (Nouvelle-Galles 
du Sud), prise au commencement d’octobre. 


' 


15. €. Angustipennella, Rag., Now. gen., p. 6. (Pl. V, fig. 3). 


22 mill. 2. Ailes supérieures droiles sur la côle, obliques, peu 
arrondies sur le bord externe, très étroites, surtout à la base, grises, 
fortement saupoudrées d’écailles noires; première ligne au tiers de 
l’aile, droite, très oblique, blanche, largement bordée extérieurement 
de noirâtre. Deuxième ligne blanchâtre, fine, très rapprochée du bord 
externe, presque parallèle, très oblique, sinueuse, très dentelée, in- 
distincte vers la côte, échancrée sur les plis: elle est bordée intérieure- 
ment d’une fine ligne noirätre distinctement dentelée et qui est pré- 
cédée sur la côte par une courte strie noire et oblique. La bordure 
de la deuxième ligne est mêlée, surtout sur les nervures, de rouge 
vineux, et une ligne de la même couleur se trouve à la base le long 
du bord interne. Espace médian très large, points discoïdaux parfois 
réunis en lunule par un mince filet. Points marginaux noirs, {rès 
distincts, presque continus; frange gris brunätre. Dessous brun noi- 
rätre luisant, la frange blanchâtre. 

Ailes inférieures transparentes, irisées, blanc grisälre, les ner- 
vures et une ligne avant la frange noirälre; deux taches diaphanes 
vers la base, la frange blanchälre. Dessous comme en dessus, mais un 
peu plus foncé. 

Tête, thorax et palpes gris noirätre, l’intérieur des palpes blanchä- 
tre. Abdomen gris, l'extrémité ocracée. 

Sa grande taille, sa forme et ses dessins la dislinguent facilement 
de ses congénères. 

Penjab (Indes or.). Coll. Ragonot. 


16. €. Gnidiella, Mill. (Ephestia), Ic. II, p. 308, pl. 83, 4-9; III, 
p- 162-3; Berce, p. 357; Nolck., Stelt. e. Z., 1882, p. 182 (larva); Constant, 
Ann. Soc. ent. Fr., 1883, p. 11 (larva); Penzig, L’Italia agricola, 1883. 
(Cf Bull. Ent. Ital. XV, p. 195); Valéry Mayet, Insectes de la vigne, 
p. 248 ; (Rag., Pl. XXII, fig. 4). 

Wockiana (Albinia) Briosi, Atti della staz. Chim. Agr. Sperim. in 
Palermo, I, p. 61, pl. 1, Atti ac. Rom. Mem. Cl. Sci. fis., I, pp. 1247- 
1270, pl. I et II. 


Ne 


14 mill. Ailes supérieures étroites, arrondies sur la côte et le bord 
externe, d’un gris clair mêlé de gris noirâtre, plus ou moins fortement 
lavées de rougeätre, surtout sur les nervures; lignes transversales gris 
clair, assez rapprochées. Première ligne arrondie, sinueuse, oblique 
sur la côte, alteignant le bord interne un peu avant le milieu. Deuxième 
ligne très oblique, presque droite, projetant un angle aigu postérieu- 
rement sur la nervure médiane el sinueuse sur le pli dorsal, se rappro- 
chant de la première ligne sur le bord interne. Points marginaux et 
discoïdaux dislincts; frange grise. 

Ailes inférieures transparentes, blanches, les nervures gris noi- 
rälre ainsi que le liséré terminal. Frange blanche chez le %', grise chez 
la ©, avec une ligne foncée avant la base. Dessous des supérieures 
gris brunälre, les inférieures blanc jaunätre, la frange plus blanche. 

Tête et thorax gris noirâtre lavé de rougeälre. Antennes gris bru- 
nâtre, palpes gris noirâtre, gris à la base. Abdomen gris brunâtre. 
Pattes gris cendré, lavées de gris foncé, l'extrémité des tibias et les 
tarses noirätres, les tarses annelés de blanc. 

Celte espèce varie comme couleur, parfois elle est d’un gris noirätre 
avec une teinte rougeâtre presque sans traces de lignes. 

La chenille est allongée, fusiforme, rayée de nombreuses lignes pas 
toujours bien indiquées. La tête est lenticulaire, d’un vineux bleuâtre 
avec les ocelles et mandibules noirs. Le premier segment est recouvert 
d’une large plaque écailleuse, convexe, d’un noir mat et qui descend 
très bas sur les flancs. Le corps de la chenille est généralement d’une 
couleur terreuse, lavé de verdâtre sur la partie dorsale et de bleuälre 
livide en dessous. Sur la région dorsale, à partir du deuxième segment, 
il existe une large bande continue d’un vineux obscur. Immédiatement 
en dessous de cette bande, on distingue la stigmatale, déliée, plus claire 
que le fond, continue, ondulée et finement lisérée de brun en dessous. 
Les trapézoïdaux et autres points pilifères sont bruns et cerclés de 
blanchätre; ils donnent naissance à des poils courts et foncés. Les 
pattes écailleuses ont le dernier article foncé et luisant, les dix autres 
sont unicolores (Millière). 

Elle vit dans le midi sur une foule de plantes et a au moins deux 
générations. On la trouve au mois d’octobre, novembre et décembre 
dans les fruits abandonnés et desséchés du Chaenomeles Japonica, sur 
les oranges, les grappes de raisin, les graines d’oignon, etc., el le 
papillon paraît depuis le mois de février jusqu’au mois d'avril. Au mois 
de juillet et jusqu’à l’automne elle vit sur le Daphne gnidium, mangeant 
les feuilles el fleurs; ordinairement elle est solitaire, mais quelquefois 
on les trouve réunies par deux, par trois et même par quatre dans 
des paquets de feuilles terminales, desséchées en partie, liées ensemble 

2 


io 


par des fils de soie (Milliere); elles se transforment soit dans le paquet 
de feuilles, soit à terre. 

M. A. Conslant dit que la chenille vit également sur le Tamarix, 
le citronnier, la salicaire (Lythrum salicaria), mais sa nourriture de pré- 
dilection semble être le raisin, car il trouve la chenille en abondance de 
juillet à septembre dans son jardin, et il évalue à 10 pour 100 de la 
récolte le dégât qu’elle cause parfois. La chenille circule entre les grains 
déjà gros, les réunissant par des fils pour s’abriter et les rongeant à la 
périphérie sans pénétrer toulefois à l'intérieur. On la lrouve dans une 
grappe par pelits groupes de deux à six individus de différentes tailles, 
qui paraissent vivre en famille. Ce n’est pas que la consommation 
‘qu'elles font soit bien considérable, mais comme elles altaquent les 
grains près de la maturilé, et qu'à ce point les lésions du fruit ne 
peuvent se cicatriser, il s'ensuit que lout grain entamé tombe en pourri- 
ture et que la contagion s’élend de proche en proche à toute la grappe, 
surtoul si la saison est tant soit peu humide. 

La chrysalide est formée dans une coque en soie d’une solide 
texture. Elle est conico-cylindrique, passablement allongée, et d’un 
brun rougeätre (Milliere). 

Le papillon éclôt ordinairement trois semaines après la transfor- 
malion de la chenille. 

La Gnidiella se trouve en Espagne, dans le midi de la France, en 
Italie et à Teneriffe, laisant beaucoup de dégâts à la vigne. Elle se 
trouve aussi au Caire, où la chenille a été découverte vivant sur les 
pousses du Tamarix articulata. 


17. ©. Pallicostalis, Walk., Cat., XXVIIL, p. 63 (Neph.) (Rag., 
Pl. XLI, fig. 1). 


20 mill. Ailes supérieures très étroites, à bords presque parallèles, 
presque droites sur la côte, obluses sur le bord exlerne, d’un rouge 
brun (comme Salebria Obductella), lavées de blanc et de gris sur la côte, 
sans former une strie dislinele, les nervures marquées dislinclement 
de rouge vif, la base étroitement blanchâlre. Première ligne à peine 
visible, paraissant pâle, oblique; la deuxième indiquée par quelques 
écailles internervurales blanches, rentrant sur le pli discoïdal, formant 
un angle dans l’espace lerminal, puis descendant très obliquement et 
droite au bord interne; un point discoïdal blane, distinct; frange bru- 
nâtre, plus pâle à la base, précédée de quelques points noirs mal de- 
finis. Dessous gris brunätre; les nervures 4 et 5 sont tigées ou très 
vapprochees près de leur origine. 

Ailes inférieures semi-transparentes, irisées, brunies à la base de 


VON 


la frange (qui est blanche); des taches diaphanes à la base. La cellule 
très courle, les nervures médianes toutes d’ögale longueur, 5 à peine 
séparée de h. 

Tête et touffe frontale blanchätres, thorax rougeälre, antennes noi- 
râtres. Patles avec les fémurs et libias rougeätres achetées de noirä- 
tre. Palpes assez minces, ne dépassant pas le vertex. 

Indes orientales méridionales. Une 2, coll. Mus. brit. 


18. €. Dissolutella, Snell., (Neph.) Reis in Midden Sumatra. Nat. 
Hist. Lepidopt., p. 81 (Rag., Pl. IV, fig. 5). 


26 mill.  Ailes supérieures allongées, un peu arrondies sur la 
côte, le bord externe sinueux; ailes d’un ocrace jaunätre, posterieure- 
ment feintées de brun rougeätre, la cöte d’un gris cendré saupoudrée 
d’ecailles ocracé rougeätre, les {rois nuances se fondant l’une dans 
l'autre. Pas de première ligne; deuxième ligne très rapprochée et 
parallèle au bord externe, indiquée par quelques écailles blanchälres. 
Frange brun rougeälre clair, avec une ligne noirätre à la base, précédée 
d’une ligne claire sur le bord de l’aile. Ailes inférieures transparentes, 
irisées, enfumées, les nervures brun foncé, la frange gris brun avec 
une ligne noirâtre à la base. Dessous des quatre ailes gris brunälre 
uniforme, les nervures des inférieures brunes. 

Thorax jaune ocracé. Tête et palpes ocracé rougeälre. Dessous des 
palpes, la trompe et le devant des paltes gris cendré avec une teinte 
rougeâtre. Palpes très recourbes, le deuxième arlicle épais, squam- 
meux par devant, l'abdomen gris ocracé. 

D’un aspect plus robuste que les autres Cryptoblabes et ses ailes 
sont relativement plus allongées. Ressemble à la Pallicostalis, mais 
elle est beaucoup moins rouge, ses nervures moins apparentes aux 
supérieures, et le point discoïdal invisible. 

Silago (Célèbes). Une © prise le 1° juillet, coll. Snellen. 


Gen. SPATULIPALPIA!, Ras. 


Vertex avec une large et profonde cavité. Antennes très larges, aplaties, trian- 
gulaires, l’article basilaire fortement dilaté, avec une dépression au milieu. Palpes 
labiaux ascendants, extraordinairement dilates, en forme de cuiller; le deuxième 
article entièrement creux pour loger les palpes maæillaires, qui sont volumineux, 
non en aigrette, formés d’ecailles longues, grossières, très hérissées. Ailes allongées, 
les supérieures avec onze nervures, toutes séparées, sauf 8 et 9; Let 5 en ligne avec 
la médiane, paraissant tigées ; inférieures avec huit nervures : la cellule extrème- 
ment courte; 5 paraissant tigée avec 4, mais libre; 7 et 8 paraissant très courtes. 


1. Palpes en forme de cuiller. 


op 


Les antennes ont une forme remarquable, ressemblant a une lame 
de sabre, très larges et aplalies, larges sur le dos, très minces (et fai- 
blement pubescentes) sur le tranchant; l’arlicle basilaire a une forme 
singulière, étant épais mais très aplati latéralement, ayant une bosse 
du côté interne et sur sa face se trouve une dépression comme faite 
avec un coin. Sur la face il y a une louffe d’écailles ou poils grossiers et 
hérissés, mais le front et le vertex sont entièrement oblitérés par une 
très large et très profonde cavité circulaire en forme d’entonnoir. 

Les palpes ont des formes tout à fait extraordinaires et anormales. 
Les palpes labiaux paraissent composés seulement de deux articles, l’ar- 
licle basilaire, comme d'ordinaire cylindrique, le deuxième article très 
grand, ascendant un peu au-dessus du vertex, un peu oblique, dilaté 
graduellement, très large au sommet, fortement arrondi sur les bords 
en forme d’une large cuiller, lisse extérieurement, un peu squammeux 
au sommet, enlièrement evides du côté interne, et, vus du côté creux, 
on remarque que la tige du deuxième article est en réalilé très mince, 
droite, mais garnie des deux côtés et au sommet de longues écailles 
grossières absolument comme le sommet d’une plume d’autruche; les 
bords toutefois sont courbés, formant ainsi une cuiller. Le troisième 
article est invisible. Les palpes maxillaires sont très volumineux, divi- 
sés en deux touffes informes, dont une plus petite, formées de longues 
écailles noires grossières, très hérissées, se logeant sans doute dans 
les palpes labiaux, mais, dans l’unique exemplaire, étendus en avant. 
Trompe très forte, stemmates distincts, petils. Pattes fortes, lisses, les 
tibias postérieurs prolonges par une touffe d’écailles. 

Ailes allongées, étroites, les supérieures presque droites sur la côte, 
le bord externe entièrement arrondi. Cellule s'étendant aux deux tiers 
de la longueur, 10 parallèle et très rapprochée de 8, 6 de l’angle de 
la transversale, 4 et 5 divergentes, un peu courbées, {res rapprochées 
vers la base, en ligne avec la médiane qui est oblique à l'extrémité. 
3 et 2 parallèles. Ailes inférieures triangulaires, acuminées, la cellule 
extrêmement courte, presque imperceplible, 3, 4 et 5 presque d’egale 
longueur. 4 el 5 paraissent tigées, 5 libre, 7 et 8 Balsam. longuement 
tigées, 8 parait Lres courle. 

C'est, en resume, un genre extraordinaire qui n’a pas d’analogue 
parmi les aulres Phycites. Les palpes ressemblent à ceux de d’Alphe- 
rakia Obnubilalis Chr. et aussi à ceux de la Propachys Nigrivena WIk. ; 
ils ont également quelques rapports avec ceux du genre Discopalpia. 


19. S. Effosella, Rag. (Pl. XVIII, fig. 2). 


21 mill. ' Aïles supérieures ocracé brunätre foncé, saupoudrées 
d’ecailles Dr rougeätre et noirâtres surtout sur les nervures, la côte 


ro 


largement blanche, la bande costale plus large au milieu, saupou- 
drée d’ecailles rouge-brun et noirätres, la côte à la base ocracée. A 
la place du point discoïdal inférieur, on voit une petite slrie noire. 
Frange brunälre, le bord de l’aile liséré de noirâtre. Les rameaux 
de la médiane, élant un peu plus clairs, paraissent indiquer une 
deuxième ligne oblique mais très indistincle. Dessous gris noirâtre 
uni, liseree d’ocrace. Ailes inférieures transparentes, gris jaunälre, 
un peu irisées, la frange blanchälre, avec un filet jaune liséré de brun 
des deux côtés. 

La lête par derrière et le collier ocracé saupoudré de brunätre; 
thorax brun rougeälre mêlé de noir. Face avec une touffe d’ecailles 
hérissées, noires, la cavité au-dessus grise. Antennes brunes, ocracé bru- 
nâtre en dessus, l’article basilaire brun foncé, noirâtre. Palpes bruns 
par devant et à la base fortement saupoudrées de blanc. La trompe et 
le corps en dessous blanchâtres. Pattes antérieures grises, les tarses 
noirätres annelés de blanc; les paltes intermédiaires gris noirälre, la 
moitié apicale des tibias d’un blanc saupoudré de noir, les larses noirs ; 
les pattes postérieures blanches saupoudrées et légèrement lavées de 
gris, les tarses noirs. L’ablomen manque dans l’unique exemplaire. 

Ressemble beaucoup à la Neph. Divisella Dup. 

Assam supérieur. Un 4, coll. Staudinger. 


Gen. BALANOMIS, Meyr. 


(Trans. Ent. Soc., 1887, p. 264.) 


Front assez proeminent. Trompe forte. Antennes s’elendant aux trois quarts de 
la côte (dans l’exemplaire Y/, brisées). Palpes labiaux moyens, courbés, ascendants, 
épaissis par des écailles denses, grossieres; le troisième article un peu plus court que 
le deuxième, assez pointu. Palpes masillaires courts, à écailles peu denses, pressés 
contre la face. Tibias intermédiaires et postérieurs épaissis par des écailles denses. 
Ailes supérieures très allongées, étroites, un peu dilatées, la côte arquée posté- 
rieurement, l’apex arrondi, le bord externe oblique et arrondi; onze nervures : 
2 tout pres de l’angle, 4 et 5 tigées, 8 et 9 tigées naissant de 6 près de son origine; 
10 et 11 libres, 11 du milieu de la cellule. La côte chez le 5 est repliée pres de la 
base, renfermant une matière duveteuse. Ailes inférieures avec huit nervures, la 
cellule extrêmement courte; 4 et 5 d’un point; 7 naissant de 6 vers le milieu de 
Paile, puis brièvement tigée avec 8. 


Le caractère du repli costal rempli de duvet est assez rare parmi 
les Phycites et rappelle le genre Pleurochila, mais la nervulation est 
bien différente. Je ne connais pas celle espèce en nature. 


NH 


20. B. Encyclia, Meyr., Trans. Ent. Soc. Lond., 1877, p. 265. 


d ® 20 mill. Ailes supérieures d’un ocracé brunätre, saupoudrees 
d’ecailles rougeätres, blanches et noirälres; aux deux tiers de l’aile on 
aperçoit une grande tache ocellee, consistant en un centre blanchälre 
nébuleux entouré successivement par des anneaux noirâtre, ocrace et 
blanchätre, tous trois très indistincts sauf sur le bord antérieur; une 
ligne anguleuse pâle, très indislincte, se voit au delà; frange ocracé 
pâle, la base rougeälre, l'extrémité blanchâtre. Ailes inférieures semi- 
transparentes, gris blanchâtre, le bord externe plus gris; la frange 
blanche. 

Tête, palpes et antennes ocracé blanchätre; thorax, abdomen et 
pattes ocracé brunälre pâle. 

Newcastle (Nouvelle-Galles du Sud). Deux exemplaires en mauvais 
état (Musée australien). 


Gen. CATHYALIA!, Ras. 


(Nouv. genres, p. 7.) 


Antennes du simples, épaisses, aplaties, très légèrement pubescentes. Palpes 
labiaux ascendants. Ailes supérieures étroites, la côte droite, un très court repli 
squammeux sur la côte à la base en dessus. Onze nervures : 10 assez longuement 
tigée sur 8, 2 et 3 très rapprochées de l’angle, 4 et 5 d’un point. Ailes inférieures 
avec huit nervures, la cellule très courte, les nervures longues, 4 de l’angle de la 
cellule, 5 libre. Des taches transparentes vers la base. 

Type : Fulvella. 


Palpes recourbés, le deuxième article un peu squammeux; palpes 
maxeillaires invisibles. Front lisse. Trompe distincte. Stemmates très 
petits. Corps et abdomen grêles. Ailes supérieures allongees, arrondies 
vers le sommet, obliques sur le bord externe. Nervulation à peu près 
comme chez Cryptoblabes, sauf que 10 est assez longuement ligee sur 8, 
L el 5 convergentes, 2 très rapprochées de 3. 

Deflandrella diffère de Fulvella comme forme d’aile et ressemble un 
peu à une Euzophera comme dessins ; de plus, les nervures 2 et 3 sont 
distinctement éloignées de l’angle de la cellule aux supérieures; mais, 
considérant que la forme de l’aile varie beaucoup dans certains genres, 
je crois, en attendant la découverte du 4 de Deflandrella, que cette 
espèce est bien placée dans le genre Cathyalia. 


1. En bas vitré. 


eg 


21. €. Fulvella, Rag., Now. gen., p. 7 (Pl. IV., fig. 4). 


14 mill. 5'. Ailes supérieures d'un ocracé rougeätre, lavées de noi- 
râlre, surtout dans l’espace basilaire, lequel s’étend jusqu’au milieu de 
l'aile, formant un angle aigu qui s’avance sur le disque, rentrant ensuite 
très obliquement sur le bord interne. La premiere ligne n’est indiquée 
que par les contours de l’espace basilaire; la deuxième est fine, indis- 
tincte, de la couleur du fond, lisérée de noirätre des deux côtés. La 
parlie dorsale de l’espace médian figure une grande tache jaunâtre à 
peu près triangulaire, dont la pointe se dirige vers l’apex. Dans l’espace 
terminal les nervures sont lavées de noirâtre, et la frange, qui est d’un 
jaune brunâtre, est précédée d’un liséré noir. Sur la côle, à la base, on 
voil un très court repli formé d’ecailles noires. 

Ailes inférieures blanc ocracé, les nervures, les poils et la frange 
orangés; des {aches transparentes à la base. Dessous des ailes ocracé 
rougeâtre, sans dessins. 

Tête, thorax et palpes brun ocracé rougeätre. Antennes gris ocracé. 
Abdomen ocracé rougeätre, le segment anal plus pâle en dessus et en 
dessous. Pattes gris ocracé, les tarses plus clairs. Une grande tache noire 
bordée de rougeälre sur le thorax à la base des pattes intermédiaires. 

Celebes (Macassar). Un & en mauvais état, coll. Snellen. 


22. €. Deflandrella, Rag. (Pl. XVII, fie. 1). 


32 mill. ©. Ailes supérieures allongées, étroites à la base, s’élargis- 
sant graduellement et presque droites sur la côte jusqu’au dernier quart, 
où elles s’arrondissent et s’abaissent, presque verticales, arrondies sur 
le bord externe, obtuses aux angles, grises, fortement teintées de rouge 
brunätre dans la moitié dorsale el au sommet a partir du milieu de l’es- 
pace médian, plus foncées avant la première ligne. Lignes transversales 
très rapprochées, jaunâtre obscur, lisérées de brun rouge, plus distinc- 
tement dans l’espace médian, la première placée au delà du milieu du 
bord interne, verticale, rentrant en un angle sur la médiane et ensuite 
oblique sur la côte. Deuxième ligne presque parallèle à la première et, 
dans sa moitié dorsale, presque parallèle au bord externe, oblique, légè- 
rement concave et plus rapprochée dans sa moitié costale de la première 
ligne que dans sa parlie dorsale. Points internervuraux gros, noirs ; la 
frange gris brunätre. Les points discoïdaux sontréunis en une slrie noire 
épaisse, un peu atténuée vers la côte, très oblique; en dessous on voit 
un nuage rouge brunâtre mal défini. La côte à la base et la sous-costale 
sont lavées de noirâtre. Dessous brun rougeätre terne. 

Ailes inférieures triangulaires, (transparentes, teintées de brunâtre, 
irisées, avec de forts reflets jaune d’or, plus jaunes vers le bord abdomi- 


ni 


nal, qui est revêlu, ainsi que les nervures à la base, de poils jaune d’or. 
Entre les nervures 2 et 3, 3 et 4 à leur naissance et dans la cellule, se 
trouvent des taches diaphanes. Dessous semblable, maisavec uneteinte 
générale jaune d'or; frange jaune d’or, grise, avec une ligne brune à la 
base dans la moitié costale. 

La lete est ocracé rougeätre par derrière, ocracée sur le vertex, jau- 
nâtre sur le front. Thorax avec le collier ocracé rougeätre, le reste brun 
noirâtre. Palpes ocracé rougeâtre uni, très minces, presque cylin- 
driques, recourbés, lisses ; le troisième arlicle long, pointu, atteignant 
le sommet de l’article basilaire des antennes. Palpes maxillaires fins, 
petits. Antennes brunes, gris pâle en dessus. Abdomen brun jaunâtre. 
Pattes blanchâtres finement saupoudrées de noirälre ou de brunâtre sur 
les fémurs, les tarses un peu plus foncés. 

Aux supérieures, les nervures sont longues, 10 naît de 8 au milieu 
entre 9 et l’angle, la transversale est oblique et 6 naît de son milieu, 
4 et 5 naissent ensemble de l’angle mais un peu écartées, divergentes 
ensuite, en ligne avec la médiane, 2 et 3 régulièrement espacées sont 
parallèles à 4. Aux inférieures, la cellule très courte, 3 un peu avant 
l'angle, 4 et 5 paraissent tigées, 7 et 8 longues. 

Perak. Une 2 coll. Staudinger. 


Gen. EPHESTIOPSIS:, Rag. 


Antennes du  épaissies, pubescentes. Palpes labiaux minces, recourbés, ne 
dépassant pas le vertex; le 3° article très long; palpes maæillaires courts, fili- 
formes. Ailes supérieures allongées, étroites, dilatées postérieurement, un peu 
arrondies sur la côte, le bord externe un peu oblique, arrondi à l'angle anal; dix 
nervures, 9 manquant, 4 et 5 très rapprochées à leur naissance, 2 éloignée de l'angle. 
Aux inférieures, huit nervures, 8 extrèmement courte, presque invisible, tigée 
sur 7. Cellule courte, 2, 3 et 5 de la médiane, 5 libre. 


Ce genre ressemble beaucoup à Ephestia, etsi ce n’était la présence 
de la nervure 4 aux deux ailes, on ne pourrait l’en distinguer. 


23. E. Œnobarella, Meyr. (Myelois). Proc. Lin. Soc. N. S. W., 
Vol. IV, p. 228, Vol. VII, p. 155 (Rag. Pl. V, fig. 6). 


18 mill. 2. Ailes supérieures d’un gris brunätre irrégulièrement et 
fortement saupoudrees de noirâtre, et aussi d’écailles roussätres, surtout 
sur le pli dorsal, ce qui leur donne une teinte rougeätre. Lignes trans- 
versales blanchâtres, très sinueuses, indistinctement bordées de noi- 


1. A cause de sa ressemblance avec les Ephestia. 


— a 


rätre, la première large, oblique, coudée en arrière sur la médiane et en 
avant sur la dorsale et largement ombrée de brun postérieurement; la 
deuxième très fine, échancrée sur les plis, anguleuse sur la nervure 5. 
Les nervures dans l’espace terminal sont saupoudrées de noir; la frange 
est jaunâtre sale, l’extrémité brunie et précédée à la base par uneligne 
noire. La côte dans l’espace médian est jaunälre, et on voit une tache 
blanche entre les points discoïdaux, lesquels sont obliques. 

Ailes inférieures semi-lransparentes, gris brunâtre sale, les ner- 
vures plus foncées, le bord de l’aile brunâtre, la frange jaunâtre sale. 

Tête et thorax gris noirätre mêlé de roussälre, l'abdomen gris noi- 
râtre annelé de jaunâtre, l'extrémité jaunälre. Palpes ocracé sale, le 
3° article noirätre. Pattes blanchälres legerement saupoudrées de noi- 
râlre, surlout près de l'extrémité des tibias, les larses jaunälre sale. 

Sydney, Parramatta (Australie). En octobre, pris par M. Meyrick; 
coll. Meyrick et Ragonot. 


Gen. MYELOIS, Hub. 
(Verz. p. 371.) 


Antennes simples, filiformes, pubescentes en dessous. Trompe forte. Front 
lisse. Palpes labiaux ascendants, plus ou moins recourbes, courts, un peu aplatis, 
acumines, le 3° article distinct, lisses. Palpes maxillaires filiformes, un peu 
squammeux. Corps grêle. Ailes supérieures lisses, allongées, étroites, avec onze 
nervures, la cellule moyenne, 4 et 5 distinctement tigées, non en face de la mé- 
diane, 8 et 9 tigées. Ailes inférieures allongées, subtriangulaires, la cellule longue, 
huit nervures : 4 et 5 tigées, de l'angle de la cellule, 3 en face de la transversale, 
7 et 8 distinctement tigées. 

Type : Cribrella. 


Par la disposition des nervures, la forme des palpes et la structure 
des antennes, il est toujours facile de reconnaître les espèces de ce 
genre, aussi est-ce à tort que les auteurs, après Hübner, ont voulu pla- 
cer dans ce genre une foule d'espèces n'ayant aucun des caractères dis- 
tinclifs de l'espèce typique (voir page xı, Introduction). 

Les espèces du genre Myelois varient un peu comme nervulaltion, les 
nervures 7 el 8 aux ailes inférieures étant sur une tige plus ou moins 
longue, de façon que 8 est parfois très courte et presque invisible. 

Les nervures 4 et 5 sont plus ou moins longuement ligées aux 
deux ailes, pendant que 2 est toujours très distinctement écartée de 
l’angle aux ailes inférieures, 3 paraissant la prolongation de la trans- 
versale. 

Les dessins sont très variables, les lignes transversales étant sou- 
vent formées de points noirs, pendant que beaucoup d’espèces ont 


of 


les’ lignes ordinaires) bien marquées et d’autres n'ont aucun dessin. 
Hispanicella a des palpes labiaux remarquablement longs, minces, 


effilés et obliques, formant une exception dans le genre. 
Le genre Euzophera ressemble tout à fait à Myelois, 


que par l’absence de la nervure L aux ailes inférieures. 


et n’en diffère 


On a décrit les espèces suivantes comme des Myelois mais elles ne 


sont même pas des Phycites : 
Bractiatella, Wlk., est une Pyralis Pictalis Curtis. 
Cassandrella, Stgr., est une Atychia (Tineina). 
Georgiella, Hulst., est une Tineina. 
Griseella, Moore, est une Pyraustinae. 
Monosemia, Zell., estune Epipaschünae. 
Sericina, Zell., est une Crambidae. 
Subalbella, WIk., n’est pas une Phyeite. 
Undulatella, Moore, est une Pyraustinae. 
Undulosella, Moore, n’est pas une Phycite. 


TABLEAU DES ESPÈCES. 


A. Nervure 8 aux ailes inférieures longue, parallèle à 7 : 
B. Palpes labiaux obliques : 
1. Palpes minces, 3° article droit; ailes d’un blanc uniforme, 
les inférieures noirâtres, la frange blanche; antennes jaunes. 


2. Palpes avec le 3° article deflechi; ailes supérieures grises, 
les nervures blanches. Inférieures gris brunâtre clair, une 
lunule discoïdale brune. 

*BB. Palpes recourbés, parfois un peu obliques: 
G. Ailes supérieures de couleurs claires : 
D. Ailes supérieures blanches, sans dessins : 
E. Supérieures d’un blanc de crème: 
1. Supérieures couleur crème sans aucune trace de 
couleur foncée ; inférieures blanches... 


2. Supérieures d'un blanc un peu crémeux ou grisätre, 
luisantes, la côte au delà du milieu bordée de brun; 
inférieures blanches, semi-transparentes. . 


*EE. Supérieures d’un blanc un peu bleuätre, luisantes, 
la côte lisérée de brun : 
1. Inférieures presque blanches, la côte et nervures 
grisâtres ; palpes jaunes teintés d'orangé. . . . 


2. Inférieures gris noirâtre uni; palpes noirätres, blancs 
DDASS EE RIT EME RE 


Luticornella 


Pumicosa. 


Immaculalella. 


Calicatella. 


Nivosella. 


Fuscicostella. 


MR 7 


DD. Supérieures blanches ornées de points noirs; ailes sans 
filets noirs dans la frange: 


F. Ailes larges, obtuses, le bord des supérieures droit, les 
points très petits, presque invisibles; les inférieures en- 
MONMÉES ANNE» 0 © co choco colo ce 0 dloro 


*FF. Ailes étroites, aiguës au sommet, le bord externe des 
supérieures oblique, points noirs gros; les inférieures 
plus ou moins lavées de noirätre sur les bords : 


G. Première ligne indiquée par trois points noirs en 
triangle : 


H. Un seul point noir à la base: 


I. Supérieures d’un blanc pur, la côte à l’apex lavée 
de noirâtre: 


1. Espèce grande, les inférieures fortement lavées 
de noirätre sur les bords et sur les nervures, l’ab- 
domen gris foncé, souvent fortement saupoudré de 
LA TTC ES RNA Re ee 


2. Espèce petite, les inférieures blanches, la côte 
Er (EN RSS TPE NET 


*II. Supérieures d’un blanc crémeux, un point noir 
distinct sur la côte avant l’apex ; inférieures gris 
ÉRUNATEMDAlE PR ANR ME AT 


*HH. Supérieures avec deux points noirs à la base; ailes 
couleur crème, une ligne foncée dans la frange. 


GG. Première ligne indiquée seulement par un point noir 
sur la nervure dorsale, la deuxième par un gros 
point sur la côte et un autre sur la nervure dor- 
sale; pas de point à la base. ....., 


*GGG. Première ligne droite, formée de trois points super- 
posés; 2° ligne sinueuse, formée de nombreux 
points. Une grosse tache sur le pli, éloignée de la 
Base PEUR MULLER ES LE Er ae 


DDD. Les quatre ailes blanches avec un liséré noir très net sur 
les bords, les supérieures avec deux filets noirs et ornées 
de deux lignes transversales; sans points noirs, . 


DDDD. Supérieures blanches ou grises, saupoudrees d’écailles 
foncées : 


J. Supérieures avec des lignes transversales entières : 


1. Supérieures blanches layées de brunâtre au mi- 
lieu, les nervures finement marquées en noir, une 
Loue nor sur Il6 CEE à à: 24 00 


2. Supérieures gris cendré, blanches vers la côte, 
points discoïdaux noirs, distincts, superposés. . 


Circumdalella 


Cribrella. 


Cribratella. 


Multiforella. 


Pallipedella. 


Cinctipalpella. 


Pluripunctella. 


Nigripalpella. 


Nigristrigella. 


Transitella. 


wos 


*JJ. Lignes transversales oblitérées en partie : 


1. Lignes transversales oblitérées sur la côte au 
delà de la nervure médiane; ailes blanchätres 
avec des écailles brunes clairsemées. Un point 
dISCOITAl ET OS ER ETS Dance LL 


2. Ailes supérieures gris cendré pâle, la bordure 

‘ noire de la première ligne oblique, droite, n’al- 

teignant pas le bord interne, parallèle à une strie 
noire plus courte, de la côte, plus près de la base. Atristrigella. 


*DDDDD. Supérieures couleur d'os: 


1. Grande, lignes transversales écartées, oblitérées sur 
la côte, le point discoïdal supérieur souvent absent. . Umbralella. 


. Petite, lignes transversales entières, presque parallèles ; 
2. Petite, 1 t ersales ent p lleles; 
points discoidaux réunis en un gros point carré. . . Osseella. 


3. Moyenne, lignes transversales entières, très rappro- 
chées dans la moitié dorsale; points discoïdaux réunis 
entrercleNrreSuNenRUR AE EE OSSicolon: 


*CG. Supérieures de couleurs foncées : 
K. Ailes supérieures sans dessins: 


L. Ecailles des ailes supérieures unies, conco- 
lores : 


1. Supérieures d’un jaune brun, les inférieures 
brunätres, la frange jaune . . . . . . . . . Cirrigerella. 


2. Supérieures d’un gris foncé luisant, legere- 
ment teintées de jaunâtre, la frange gris 
noirâtre ; les inférieures gris brunâtre, la 
fan oeyplusap ale à à à 6 5 à 6 © os ee l'laralire 


*LL. Ecailles des supérieures granulées, mêlées 
d’ecailles noirätres : 


1. Écailles très fines, frange concolore ; palpes 
et trompe jaune orange...» . . . . . Incompta 


2. Plus grande, les écailles grossières, distinc- 
tement marquées de noir, la frange plus 
foncée. Tete gris jaunätre, palpes blanc jau- 
Nabe. A RE PRE RC inerea: 


*KK. Avec des lignes transversales : 


M. Supérieures noirâtres, à dessins presque in- 
visibles : 


1. Ailes supérieures d'un noir brun uni, lignes 
transversales noires, presque invisibles; un 
gros point noir indistinct sur le disque. . Tetricella. 


2. Ailes supérieures noirätres, l’espace basi- 
laire plus clair, lignes transversales gris 
obscur, la deuxième à peine visible. . . Subtetricella. 


oe 


3. Ailes supérieures d’un gris de souris, lignes transver- 


sales’a peine visibles, arises. „ . ....2.2% 


4. Ailes supérieures gris foncé uni, points discoidaux 
distimeisw2Jlienesvisiplesrses er 


MM. Ailes supérieures gris noirätre, lignes distinctes : 


N. Ailes supérieures allongées, lignes transversales à 
peine plus claires que le fond, l’espace médian très 
foncé, surtout en bordure deslignes. . . . . . Var. 


*NN. Ailes supérieures courtes, larges : 


0. Inférieures pâles, transparentes : 


1. Les lignes transversales blanchâtres, distinctes, 
la première largement bordée de noir dans l’es- 
pace médian. Points discoïdaux réunis. Inferieu- 
res blanc jaunâtre, transparentes. . . . 


2. Première ligne sinueuse, points discoïdaux pres- 
QUO COMITÉS 10 0 0 6 00 8 à 6 0 6 & glolo te 


*00. Inférieures de couleur foncée : 


1. Supérieures avec un léger reflet pourpre, lignes 
transversales pâles lisérées de noir, la première 
plus largement; points discoïdaux plus distincts ; 
inférieures gris-brun noirâtre. . » . . . 


2. Supérieures courtes, la côte convexe, lignes blan- 
ches, sinueuses, la première indiquée par une très 
courte ligne blanche sur le bord interne. Infé- 
DOES MAOBES 6 à oo oo HH RR 


*MMM. Supérieures grises : 


1. Ailes assez étroites, les lignes blanchätres, la première 
largement ombree de noirätre sur le bord interne vers 
la base, et sur la côte vers l’apex. Points discoïdaux 
CS UE CLS EME RE AN RE mess PTE 


2. Ailes leintees de brun noirätre, la première ligne dila- 
tee en une large tache dorsale blanche; points discoi- 
dATRMSEMIECONIUENTS EEE 


AA Nervure 8 aux inférieures très courte, presque à angle droit 
avec 7: 


P. Première ligne invisible: 


1. Supérieures courtes, blanchâtres, gris brunâtre 
au delà de la 2° ligne et sur le bord interne, les 
points discoïdaux réunis en une grande tache 
MSA MORE, à do 06e 


Obnupsella. 


Minutulella. 


Amurensis. 


Bilineatella. 


Immundella. 


Zonulella. 


Subcognata. 


Cognala. 


Bistriatella. 


Grossipunclella. 


ee 


2. Supérieures très allongées, arrondies sur la côte, atténuées 
postérieurement, gris brunätre saupoudré de noir, la 
2° ligne anguleuse, rentrant sur les plis. Points discoïdaux 
réunis en une fine strie noire. Inferieures blanches. . . . Perrensiella. 


*PP. Lignes distinctes, points discoïdaux séparés : 


Q. 1° ligne droite, continue, oblique sur la côte; ailes supé- 
rieures gris cendré lavées de noirätre, une strie blanche 
sur la nervure médiane s'étendant aux points discoïdaux. Alatella. 


00. 1 ligne droite, presque verticale, continue: 


1. Supérieures gris cendré uni, une tache orangée sur le 
bord interne à la base. Une fine ligne traverse l’espace 
médian de la naissance de la 2° ligne à l'extrémité de la 
Tignes 2 One à SE 5 6 0 006 à © Conan. 


2. Supérieures d’un gris foncé uni, 1” ligne pâle, large- 
ment bordée de noir, 2° ligne fine, claire. . . . . . . Griseella. 


*000. Première ligne sinueuse ou anguleuse : 


R. 1° ligne formant un coude au milieu, le point d'arrivée 
en face du point de départ; points discoïdaux séparés: 


1. Aïles gris pâle, lavées de noirätre, la base plus claire; 
1° ligne ombrée de noir exterieurement, 2° ligne 
lésèrementeoudée aUMIlIEU EEE ES olıtellaz 


2. Ailes gris brunâtre, plus foncées à la base, la moitié 
costale de l’espace médian blanc; 1° ligne bordée exté- 
rieurement d’une ligne noire qui s’elargit en s’arrêtant 
sur la nervure médiane, 2° ligne anguleuse au mi- 
EU NUE NE D nc Le lle 


3. Aïles grises, la moitié dorsale fortement lavée de bru- 
nätre; 1” ligne à bordure externe large; 2° ligne 
presque droite, faiblement échancrée sur le pli discoi- 
COIN TE SO ER © 0 oo wo 0.0 0 © PORTA. 


*RR. 1'° ligne oblique : 


S. Première ligne avec seulement un angle aigu sur le 
pli dorsal postérieurement ; 2° ligne très rapprochée 
du bord externe; ailes d’un gris presque uni, les 
ORACLE IARESS à 6 1 0 à © à © 9 à 6 0 © o Corso. 


*SS. Première ligne irrégulière, très dentelée, la 2° ligne 
éloignée du bord externe; lignes blanchätres; infe- 
rieures blanchâtres : 
1. Supérieures gris de souris, l’espace basilaire plus 
pâle, les nervures plus foncées, lignes transversales 
pâles, obliques, bordées de noirâtre dans l’espace 
END MS Ste es à ee so 0 CERTA 


2. Supérieures gris pâle uni, lignes transversales non 
ombrées de noirâtre, mais accentuées par des points 
SUPIES MERE, 0.0 0 00 bp 0 à 0 00 0 © © Maaalan, 


a 


24. M. Luticornella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 226. 
(PI. XI, fig. 2). 


42 mill.  Aïles supérieures larges, dilatées au sommet, la côte 
un peu sinueuse, presque droite sur le bord externe, coupées oblique- 
ment à l'angle anal. Ailes d’un blanc luisant uni, y compris la frange, 
points marginaux noirs, très distincts; points discoidaux [res petits, 
noirs, obliques. Un point noir à la base sur la médiane, un autre sur 
la dorsale (indiquant la première ligne) et un troisième entre les deux 
sur le pli. Deuxième ligne, parallèle au bord externe, indiquée par de 
très petits points foncés, à peine visibles, sur les nervures. Dessous 
noir brunâtre uni, blanchätre à l’apex et sur l'extrême bord de la cöle, 
la frange blanche, les points discoidaux distinctsz 

Ailes inférieures amples, légèrement échancrées sous l’apex, d’un 
gris noirâtre uni, la frange blanche précédée d’un liséré noir. Dessous 
gris blanchâtre, saupoudré de brunätre vers la base avec l'apparence 
d’une bande médiane, le bord plus clair que le reste, les nervures bru- 
nâtres, la transversale formant une lunule foncée. 

Tete el thorax d’un blanc pur; antennes épaisses, fortement cré- 
nelées-pubescentes, d’un jaune brunätre, plus foncées en-dessous, l’ar- 
ticle basilaire blanc. Palpes courts, minces, un peu aplatis, obliques, 
le 3° article effilé, aigu; ils sont d’un brun noirätre, blancs à la base et 
du côté interne. Pattes gris brunâtre, l'abdomen lavé de gris, teinté 
d’ocracé rougeätre à la base, l’apex blanc. 

Cette espèce est facile à reconnaître a sa grande taille et à la cou- 
leur des antennes. Pumicosa, sa proche voisine, a les ailes plus étroites, 
le bord externe oblique, et sa couleur est bien différente. 

Marasch (Asie Mineure). Un coll. Staudinger. 


25. M. Pumicosa, Led. (Eucarphia), z. b. V., 1885, p. 252 (Rag., 
PI. IV, fig. 16). 


40 mill. Ailes supérieures allongées, droites sur la côte, élargies au 
sommet, l’apex un peu aigu, le bord externe arrondi à l’angle anal. 
Ailes blanches, très fortement et également saupoudrees de gris noirâtre 
entre les nervures, laissant celles-ci distinctement dessinées en blanc. 
Points discoïdaux pelits, noirs, très visibles sur les nervures blanches. 
Un point très fin et allongé sur la médiane au premier tiers; un autre 
point au delà sur la dorsale indique la première ligne. On devine une 
fine ligne d’ecailles très petites, presque imperceptibles, noirätres, tra- 
versant et interrompant les nervures à la place de la deuxième ligne. 
Frange blanche, points internervuraux noirätres. Dessous gris bru- 
nätre; la côte, la frange et l’extrémité des nervures blanches. 


ee 


Ailes inférieures blanches, légèrement saupoudrees de gris noirâtre, 
surtout sur les nervures: une fine ligne noirälre précède la frange qui 
est blanche. Dessous blanc, très faiblement saupoudre de brunälre, les 
nervures à leur base et une lunule sur la transversale, brunâtres. 

Tele, thorax et abdomen blancs, laves de gris. Antennes distincte- 
ment crénelées-pubescentes ; l’article basilaire un peu renflé, blanc; le 
reste de l’antenne blancen dessus, brunâtre en dessous. Palpes labiaux 
obliques, un peu renflés en dessus et défléchis ; 2 article long, le 3° ar- 

_ticle très court. Palpes maxillaires très courts. Pattes grises, l’abdomen 
saupoudré de gris noirâtre, surtout sur le segment anal. 

Celte espèce est anormale par ses antennes et ses palpes, mais sa ner- 
vulation est typique. 

Diarbekir (Turquie d’Asie), Coll. Staudinger. 


26. M. Immaculatella, Rag., Nouv. gen., p. 7 (Pl. X, fig. 4). 


20 mill. Ailes supérieures droites sur la côte, étroites à la base, 
élargies au sommet, le bord externe arrondi. Ailes d’un blanc de crème 
uni, sans aucun dessin ni tache, la frange blanche. Dessous ocracé 
blanchätre. Ailes inférieures blanches ainsi que la frange, la cöle blanc 
de crème; dessous blanc. 

Tête et thorax blancs; front avec une petite pointe cornée; palpes 
très courts, courbés, un peu obliques, aplatis, élargis à la base, blancs. 
Antennes blanchâtres en dessus, brunâtres en dessous, légèrement pu- 
bescentes. Abdomen gris blanchätre. Pattes blanches teintées d’ocrace 
par devant. 

Askhabat (Turkestan). Un 4 coll. du grand-duc Nicolas Mikhaïlo- 
vitsch. 


27. M. Calicatella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 226 (Pl. XLVI, 
fig. 22). 


24 mill. £ Ailes supérieures allongées, élroites, un peu élargies 
postérieurement, d’un blanc un peu crémeux ou grisâtre, luisantes, plus 
foncées vers l’angle anal, la côte, au delà du milieu, bordée de brun, la 
frange d’un blanc pur. Ailes inférieures semi-transparentes, blanches, 
la côte lavée de brunätre. 

Tête et thorax blancs comme les ailes supérieures, les palpes courts, 
n’atteignant pas le vertex, un peu squammeux, blancs ; le 3° article acu- 
mine, un peu lavé de brunâlre. Abdomen blanchâtre, saupoudre d’écailles 
brunes, lesquelles sont plus denses au milieu, formant une bande longi- 
tudinale. Dessous du corps et les pattes blanchâtres, les tarses bruns. 


oo 


Antennes blanchâtres, en dessous brunâtres, chez le 5 faiblement pu- 
bescentes. 

Voisine de Fuscicostella, Mn., et de Nivosella, Sigr., mais Calicatelia 
est plus pelite, d’un blanc crémeux par suite de la présence d’écailles 
brunälres d’une finesse très grande. Au-dessous les ailes ressemblent 
à celles de Nivosella, mais la couleur foncée est brunâtre clair. Aux 
supérieures, le bord de l’aile n’est pas aussi distinctement bordé de 
blanc, elles sont lavées de blanc seulement à l’apex. 

Kouldja. Un 5 coll. Alpheraky, pris le 15 avril. 


28. M. Nivosella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1890, p. aix (Pl. XI, 
fig. 3). 


25 mill. De celte espèce M. Staudinger a pris un le 1° juin. 
Il est plus petit que Fuscieostella Mn., identique comme couleur des 
ailes supérieures et du corps, mais les ailes inférieures sont presque 
blanches, la côte et les nervures seulement sont lavées de grisâtre; les 
palpes sont jaunes, leinles d’orange au milieu vers le sommet; les an- 
tennes ocracées. En dessous, le bord des ailes supérieures est blanc, 
plus largement sur la côte. Les inférieures sont blanches, mais plus 
distinetement lavées de gris noirätre sur la côte etsur les nervures qu’en 
dessus, alors que chez Fuscicostella les ailes en dessous sont, sauf la 
frange, d'un gris noirâtre uniforme et les palpes sont noirätres avec la 
base blanche. 

Lambèse (Algérie). Un 5 coll. Staudinger. 


29. M. Fuscicostella, Mn., Wien. Mis., 1861, p. 183, pl. 2, fig. 10 
(Rag. PI. XXIT, fig. 3). 


30 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, à peine dilatées 
postérieurement, la côte légèrement convexe, le bord externe oblique. 
Ailes d'un blanc luisant avec une légère teinte bleuâtre ; la frange blan- 
che, la côle lisérée de brun, imperceptiblement jusqu’au milieu et plus 
largement aux trois quarts. Ailes inférieures gris brunâtre tournant 
au blanchätre vers le bord abdominal, la frange blanche. Dessous des 
quatre ailes gris brunätre avec la frange blanche ainsi qu’une liture 
assez longue sur la côte près de l’apex et plusieurs plus courtes entre 
les nervures du bord externe des ailes supérieures. 

Tête et thorax blancs, palpes courts, obliques, noirâtres, à la base 
blancs; antennes brunälres, blanchätres à la base; abdomen blanc ocracé 
sale, en dessous gris noirätre; l'extrémité et le bord postérieur des 

3 


ae 


anneaux blanchâtres. Corps blanc; paltes blanchätres lavees de bru- 
nälre, les tarses bruns. ; 
Se distingue de suite par la couleur des ailes inférieures. 
Amasie (Asie Mineure). Un ; dans ma collection, un des trois pris 
par Mann le 3 mai. 
‚ 


30. M. Circumdatella, Led., Wien. Mis., 1858, p. 149, pl. IV, fig. 5; 
Zeller, Stett. e. Zeit., 1867, p. 376 (Rag., Pl. XXII, fig. 2). 


30 mill. Ailes supérieures larges, sub-triangulaires, la cöle presque 
droite, le bord externe un peu oblique. Ailes d’un blanc pur, opaque, 
avec trois rangées de points noirs plus ou moins gros et distincts, la 
première, au premier liers de l'aile, composée de trois points, celui du 
milieu presque en ligne avec les deux aulres; la seconde ligne est 
rapprochée et parallèle au bord externe; elle est composée de sept 
points et rentre en un angle obtus sur le pli discoïdal. Les points 
de la troisième rangée sont plus gros et précèdent la frange, qui est 
plus foncée que le fond et traversée par une ligne grise. Deux points 
noirs obliques sur le disque et deux autres à la base en ligne sur le 
pli. Dessous d’un brun noirâtre avec les bords blancs, la frange pré- 
cédée de points noirs. 

Ailes inférieures un peu échancrées au-dessous de l’apex, noirälres 
vers la base, traversées par une ombre médiane au delà de laquelle 
l'aile blanchit sur les bords. Dans un exemplaire on voit une lunule 
noirälre sur la transversale. Le bord de l'aile est marqué d’une ligne 
noire très interrompue et irrégulière. Dessous blanc, un peu plus 
foncé vers la base, avec une ligne médiane, les nervures et une ligne 
interrompue avant la frange, brunätres. 

Tele et thorax blancs, abdomen gris ocracé, les antennes blanches 
en dessus, noirâtres en dessous. Palpes courts, arqués, le 2° article 
blanc, l’extrémité noire, le 3° article court, noir. Corps et paltes 
blanchälres, laves de noir, les tarses noirs annelés de blanc. 

Se distingue de Cribrella, Hb., par ses ailes supérieures comparali- 
vement larges, la présence d’un point noir supplémentaire près de la 
base, autrement placé que dans Pallipedella. 

Damas (Syrie). Coll. Staudinger et docteur Trislam. 


31. M. Cribrella, Hb., 67; Tr., IX, I, 205; Dup., X, 285, 1, p. 300; 
Zett., Ins. Lap. 9.7; Ev., F. V. U., 563; Rag., Ent. Mo. Mag., 1885, p. 29; 
Cribrum, Schrk., Fn. B. II, 1, p. 314, Il, 2 p. 166; F. E. S., 3, 1 p. 487 
Zeller, Isis, 1848, p. 655; H.-S., IV, p. 104; Stt., Man., Il, 172; Hein., 183; 
Berce, p. 330, pl. 7, fig. 15; Constant, Ann, Soc. e. Fr., 1883, p. 7 (larva) ; 
Snellen, Vlind. v. Ned. Mic., I, p. 144; Brants, Sepp, 2° serie, IN, p. 147, 


at 


pl. 29; Cribrumella, Hb., Btr., I, 1, 4, W. II, 1, 3,5; Cardui, Hw., Lep. 
Br., 484; Steph., IV, p. 313; Wd., 1477; Medullalis, Hb., Verz., 371; 
Cribella, Tr., X, p. 174. 


32 à 34 mill. Ailes supérieures allongées, assez étroites, légère- 
ment dilatées au sommet, la côte à peine arrondie, le bord externe 
oblique, presque droit. Ailes d’un blanc pur, un peu luisantes, la côte 
parfois un peu lavée de jaune brunâtre ou faiblement saupoudrée de 
noir au milieu et élroilement lisérée de noir sur le bord à l’apex. Les 
dessins se composent de points noirs pius ou moins gros et de forme 
irrégulière. Un point à la base au milieu, un poiut sur la nervure cos- 
tale, un autre sur la dorsale placé obliquement, et un troisième en 
arrière sur la nervure médiane. Deux points discoïdaux, placés obli- 
quement. La deuxième ligne, formée de points plus pelits, est oblique, 
concave sur le pli discoïdal, droite au-dessous. Points marginaux plus 
petits, distinels. Frange blanche, parfois saupoudrée de noir à l’ex- 
trémilé. 

Ailes inférieures blanches lavées de brun noirälre sur les bords, 
plus largement sur la côte, les nervures brun noirätre, bien distinctes, 
la frange blanche. Dessous des supérieures gris brun noirâtre, blan- 
châtre à l’apex; une ligne noirâtre à la place de la deuxième ligne, et 
se continuant en une ligne médiane sur les inférieures, qui sont plus 
pâles qu’en dessus. 

Tele, thorax et antennes entièrement blancs, l’abdomen brun noi- 
râtre, mais lellement saupoudré de blanc qu'il parail blanc; parfois les 
écailles blanches forment des triangles sur les segments: le segment 
anal jaunâtre. 

Pattes antérieures blanches, noir bronzé exterieurement sur les fé- 
murs, les tibias noirs aux genoux et avant l’apex, les tarses lavés de 
jaune brunâtre, irisés, lachetés de noir ; les pattes postérieures sem- 
blables, mais avec les femurs lavés de jaune brunälre. Le corps en des- 
sous est blanc, l'abdomen noirâtre avec quelques écailles blanches. 

La chenille de cette espèce est bien connue; elle vit dans les têtes 
de chardons (Onopordon, Carduus, Cirsium, Kentrophyllum, Lappa) en 
juillet, descendant dans la lige pour hiverner, se formant une coque 
de soie très légère, après s'être ménagé dans la lige un opercule pour 
la sortie du papillon aux mois de juin et juillet; elle ne se transforme 
en chrysalide qu'à la fin d'avril. Dans le Midi il y a deux générations, 
la chenille vivant dès le mois de juin dans les calathides (du Kentro- 
phyllum lanatum), se transformant bientôt après, le papillon paraissant 
à la fin de juillet et commencement d'août. 

La chenille est cylindrique, un peu alténuée postérieurement, d’un 


ee 


gris sale strié de gris sale foncé ou olivälre, les points verruqueux très 
petits, noirs, surmonles de poils courts, la tête et l’écusson noir luisant, 
les paltes cerclées de noir. Stigmate du premier segment grand, 
noir, cerel& de blanc, précédé d’une lache noirälre. 

J'ai expliqué ailleurs que la Cribrum S. V. élail un synonyme de 
l’Emydia Cribrum L., c'est pourquoi jadopte le nom de Hubner. 

Europe centrale et méridionale, Angleterre, Syrie, Arménie, Allaï, 
Transcaucasie, Askhabad, Japon. 


32. MX. Cribratella, Zell. Isis, 1847, p. 762, 1848, p. 657; H.-S. IV, 
p- 104, fig. 189. 


« Alis omnibus albis, anterioribus postice latioribus subtiliter 
nigro-punctatis; abdomine albo; tarsis pallidis (mas). » 

« Tressemblable à Myel. Cribrum, mais en differanl speeifiguement. 
Les palpes sont plus courls et montent moi.ıs haut. Pattes blanches; 
la première paire exlérieurement jaune grisâtre, une tache brune à 
l'extrémité des fémurs, un anneau brun, incomplet, avant l’apex des 
tibias, les articles des tarses à peine blanchâtres à l’extrémité. Les 
quatre paltes postérieures sont semblables, mais les taches sont bien 
plus pâles. L’abdomen sur le dos d’un blanc pur, le ventre jaune 
grisâtre. 

« Les ailes supérieures sont plus courtes et postérieurement plus 
élargies, mais autrement sa couleur et ses dessins sont comme chez 
la M. Cribrum; les points sont tous {rès petits, mais disposés tout à fait 
de la même facon. Sur le bord externe court une rangée de six petits 
points noirs. La nervure costale depuis la base n’est pas noire, mais d’un 
jaune grisälre. Les ailes inférieures sont plus larges, entièrement 
blanches, à l’apex jaunätres, le bord séparé de la frange par une ligne 
gris jaunälre. En dessous les ailes supérieures sont d’un jaune grisâtre 
luisant, lavées de gris entre la nervure coslale et la nervure médiane, 
cette dernière plus foncée; avant l’apex, sur la côte, se trouve une slrie 
oblique d’un gris foncé. Inférieures blanches, sur la côte jaune clair. 
Le bord externe des supérieures est d’un gris foncé, des inférieures 
gris jaunâtre, indistinet vers l’angle anal. 

« Je pris le 4 unique le 3 juillet près Catane (Sicile) sur des char- 
dons près de la mer » (Zeller). 

C’est la seule description détaillée qui ait été donnée de la Cribra- 
tella Z. ; Herrich-Schæffer a résumé celle description et sa fig. 186 s'y 
rapporte bien, étant faite d’après le type original, aussi je crois que 
l'espèce provenant de la Turcoménie, répandue dans les collections par 
M. Staudinger sous ce nom, n’esl pas la Cribratella, car Zeller aurait 


PESTE 


sûrement remarqué la couleur des ailes, la presezce d’une lache cos- 
tale supplémentaire, la couleur des pattes, de l’abdomen, etc. 

Voiei la description comparative de l'espèce prise dans la Tur- 
coménie que je nomme provisoirement : 


33. M. Multiforella, Rag. (PI. V, fig. 7). 


21 mill. Ailes supérieures tout à fait de mêmes formes et dessins 
que Cribrella, Hb., mais la couleur est d’un blanc jaunälre ou crémeux, 
les points noirs sont relativement plus gros, et il y a un point noir 
supplémentaire sur la cöle avant l’apex; la frange est brunâtre à son 
cxtrémilé; les ailes inférieures sont d’un gris brunâtre pâle presque 
uniforme ; les antennes sont d’un blanc de crème, les palpes arqués, 
blancs ; l’abdomen est brunätre saupoudré de blanc; en dessous, il est 
brun noirätre uni, l’apex seul est blanchälre ; les palles sont blan- 
châtres, presque enlierement lavées de brun, les tarses bruns annelés 
de blanchâtre, les palpes courts. 

Turcoménie. Un dans ma collection. 

Lederer a exprimé l’opinion que la Cribratella n’est qu'une variélé 
de Cribrella. 


34. M. Pallipedella, Rag. 


36 mill. Ailes supérieures d’un blanc légèrement teinté d’ocracé, 
plus clair vers le bord interne, plus foncé vers la côte; les points noirs 
disposés comme chez Cribrella Hb., mais plus gros; la deuxième ligne 
dislinetement brisée près de la côte, la tache sur la côle longue, stri- 
giforme, naissant du bord même, la seconde tache rentrant sur le 
disque. Une lache noire avant l’apex sur la côte; points marginaux 
{res distincts, carrés, gros, ne s'étendant pas à l’angle anal. Frange de 
la couleur du fond, marquée près de l'extrémité d’une fine ligne bru- 
nälre s’elendant de l’apex jusqu’au milieu du bord externe. Deux points 
noirs Lres distincts à la base, placés obliquement, celui de dessus plus 
rapproché de la base. Dessous brun noirätre, la côte avec une strie 
ocracée distincte qui s’élargit graduellement de la base avant l'apex 
et est interrompue par une tache noire. Une éclaircie jaunâtre à l’angle 
anal; frange blanc jaunätre avec une ligne noirätre comme en dessus. 

Ailes inférieures semi-transparenles, blanc jaunâtre clair, distinc- 
tement lisérées de noirätre, un peu enfumées vers l’apex et la côte, les 
nervures 2 à 7 dislinclement brunälres, la frange blanche. Dessous 
blanc jaunätre, lisérées de brun noirätre sauf à l’angle anal; les ner- 
vures en parlie dessinées en brun; une large lilure brunälre au-dessous 


ER 


de la cöte n’alleignant pas l’apex et laissant un espace ovale, assez 
grand et distinct, de la couleur du fond à l’apex. 

Tête, {thorax et palpes blancs; palpes minces, recourbes, un peu 
obliques, ne remontant pas si haut que le verlex. Antennes blanches 
en dessus, noirätres et finement pubescentes en dessous. Abdomen en 
dessus blanc grisàlre, cn dessous noir annelé de blanc, le segment 
anal blanc jaunätre. Pattes blanc ocracé, avec une petite tache noire sur 
les genoux et à l'extrémité des libias, les larses annelés de noirâtre. 

Se distingue facilement de la Cribrella par sa grande taille, sa cou- 
leur, le point supplémentaire à la base, la présence d’une ligne foncée 
dans la frange, ses laches mieux marquées, surlout les points margi- 
naux, par la tache ovale claire au-dessous des ailes inférieures et par 
ses palpes plus courts. 

Un exemplaire 4 très frais pris par Mann en Corse, en 1855. Coll. 
Mus. Vienne. 

Mann, dans sa nolice sur les Lépidoptères de la Corse (Verh. zool. b. 
V., 1855, p. 559), dit qu'il a trouvé des M. Cribrum lrès grands parmi 
les chardons au mois de mai. 


35. M. Cinctipalpella, Chr., Hor. ent. Ross., XII, p. 282 (104), 
pl. VII, fig. 56 (très mauvaise) (Rag., Pl. XXXVIII, fig. 22.) 


24 mill. Ailes supérieures sub-triangulaires, étroites à la base, 
élargies au sommet, la côte droite, le bord externe très oblique, arrondi, 
l’apex assez aigu. Ailes d’un blanc ocracé, ornées de points noirs très 
gros et distincts, dont un avant le milieu sur la nervure dorsale. La 
deuxième ligne est parallèle au bord exlerne et est formée par un gros 
point noir sur la côte, un sur le bord iñlerne et quatre points minus- 
cules (qui manquent parfois) sur les nervures. Les points discoidaux 
sont {res gros, un peu allongés et presque superposés. Les points mar- 
ginaux sont très gros, noirs, bien distinels, acuminés vers la base. 
La frange est blanche avec un filet gris ocracé à la base. Dessous bru- 
nätre jusqu’à la place de la deuxième ligne qui estindiquée par un 
gros point noir sur la côle ; l'extrémité de l’aile est ocracée, les points 
marginaux aussi distincts qu’en dessus, la frange blanche. 

Ailes inférieures blanchâtres fortement lavées de gris brunâtre, les 
nervures plus foncées, le liséré marginal brun noirälre, la frange 
blanche. Dessous plus clair, la côte brunâtre ainsi qu'une tache sur la 
nervure transversale; le bord de l’aile avec une série de taches noirälres 
formant des festons, la frange blanche. 

Tête et thorax blanc ocracé, abdomen blanc grisätre, l’apex jaune 
brunätre. Antennes brun noir, l’article basilaire blanc, les palpes longs, 


rie 


dépassant le vertex, un peu squammeux; le troisième arlicle et l’apex 
du deuxième, noirs. Dessous du corps et les pattes blanchâtres, les 
tarses brunälres. 

Namangan, Askhabad et Krasnowodsk (Turcoménie), Eldar (Trans- 
caucasie). En mai, volant sur une Centaurea à fleurs d’un jaune foncé. 


36. M. Pluripunctella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 226 
(Pl. IV, fig. 14). 


27 mill. Ailes supérieures étroites à la base, droites sur la côte, 
très obliques sur le bord externe, l'angle supérieur aigu. Ailes supé- 
rieures d'un blanc de crème traversées par (rois rangées de laches ou 
points notrs. La première ligne est droite, un peu oblique, formée de 
trois taches sur les nervures costale, médiane et dorsale. La deuxième 
ligne est formée d’une série de points qui parfois se réunissent en une 
ligne, diminuant de grosseur en approchant du bord interne; elle est 
échancrée sur le pli cellulaire et descend ensuite obliquement, paral- 
lèle au bord externe, jusqu'au bord interne. La troisième ligne est 
formée par les points marginaux, gros, et très distincts. Une tache plus 
grande se trouve avant l’apex. Points discoïdaux distincts, parallèles à 
la première ligne, l’inférieur très gros. Un gros point sur le pli près de 
la base, la frange blanche. Dessous des supérieures noirâtre, l'extré- 
mité el la côte blanchälres, les nervures brunes. | 

Ailes inférieures blanches, brunies sur les bords, la frange 
blanche; dessous blanc, la cöle brunätre. 

Tête et thorax blanc de crème, l’abdomen blanc lavé de noirälre 
sur la parlie antérieure de chaque segment. Antennes blanches en des- 
sus, brun noirâtre en dessous. Palpes recourbes, minces, blanc de 
crème, squammeux, les palpes maxillaires minces, cylindriques. Pattes 
blanches, les tarses lavés de noirälre. 

Beyrouth (Syrie). Deux Coll. Staudinger. 


37. M. Nigripalpella, Chr., Sieit, e. Zeit., 1887, p. 166 (avrıl); 
Chr., Mém. Rom., \. (1889), p. 55, pl. III, fig. 8 (Rag., PI. IV, fig. 45). — 
Staudingerella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887 (décembre), p. 226. 


21 mill. Ailes supérieures sub-lriangulaires, l’apex aigu, le bord 
externe oblique, droit. Ailes blanches, traversées par deux lignes ocracé 
brunätre, renforcées par des écailles noires, le bord externe précédé par 
deux lignes noïrätres, parallèles, très fines, bien distineles. La frange 
blanche, bordée très dislinetement d’une épaisse ligne noirâtre à l'ex- 
trémité, 


io 


La première ligne est très fine, droite, et marquée d’un point noir 
sur la côte et un autre sur la nervure dorsale. La deuxième ligne est 
irrégulière, émetlant vers la base des dents ocracé brunâtre sur les 
nervures, et elle est saupoudrée plus ou moins de fines écailles noires. 
Elle est suivie à un court intervalle par une ligne semblable, parallèle, 
mais moins chargée d’ecailles foncées. Points discoïdaux très rappro- 
ches de! la deuxième ligne, le point supérieur {res petit, l'inférieur 
gros et allongé. Dessous des ailes gris ocracé, lavé de noirälre vers 
l’extrémité, le bord externe et frange comme en dessus. 

Ailes inférieures chez le 5' semi-transparentes, gris brunâtre, plus 
claires entre les nervures, la côte ocracé brunälre, ainsi que les ner- 
vures; la frange précédée de deux fines lignes noirâtres. La frange 
est blanche, un peu noircie à son extrémilé à l’apex. Chez la © les 
ailes inférieures sont d’un ocracé brunâtre uni. 

Tête et thorax blancs, l'abdomen blanc jaunâtre, mince, atténué à 
l’extrémilé, avec une touffe de poils jaunes au-dessus du segment anal. 
Palpes blancs avec le troisième article noir. Antennes blanches en dessus, 
noirätres en dessous, simples chez le 5. Patles blanches, genoux noirs, 
les tarses noirâtres annelés de blanchâtre. Abdomen blanchâtre, l’ex- 
trémité jaunätre. 

Samarkand, Nochur (Achal Tekké), 15 juin. Coll. Romanoff et Stau- 
dinger. 


38. M. Atristrigella, Rag. (Pl. XVIII, fig. 3): 


18 mill. ©. Ailes supérieures assez courtes, subtri-angulaires, 
presque droites sur la côte, obliques sur le bord externe, l’apex assez 
aigu; d’un gris cendré pâle teinté faiblement de brunâtre postérieure- 
ment et sur la côte; lignes transversales brunätres, peu distinctes, la 
première, au milieu de l’aile, droite, oblique, presque invisible sur la 
côte, rentrant courbée dans sa moitié dorsale où elle est distincte. 
Deuxième ligne aux quatre-cinquièmes de l’aile, fortement coudée pos- 
térieurement sur la médiane, rentrant, faiblement courbée, en dessus et 
en dessous, suivie d’une ligne un peu plus pâle que le fond, indistinc- 
tement bordée exlérieurement d’une ligne brunätre. Au milieu de l’es- 
pace basilaire s’élend obliquement, de la côte au milieu du pli dorsal, 
une épaisse strie d’Ecailles grossières d’un noir intense; une autre sem- 
blable, parallèle à la première, borde la moitié costale de la première 
ligne et s'étend presque au milieu de l’espace médian, paraissantse conti- 
nuer au bord interne après avoir formé un coude sur le pli dorsal. Un 
point noir minuscule sur la côte près de la base. Points marginaux noirs, 
distincts, une lache noire à l’apex. Dessous brun noirâtre, blanchâtre à 


nil 


l’angle anal; nervures 4 et 5 longuement ligées, convergentes avec 3 de 
l’angle, 2 éloignée de l’angle, 8 el 9 longues. 

Ailes inférieures transparentes, irisées, d’un blanc un peu jaunätre, 
largement noirâtres sur la côte, étroitement lisérées de noirâtre sauf 
vers l’angle abdominal; la frange brunâtre, blanche vers l’angle abdo- 
minal; dessous semblable; la transversale n’est pas en face de 3, mais 
remonte au delà, bien écartée de la médiane; 4 et 5 sont longuement 
tigées, 7 el 8 sont ligees. 

Tête et thorax gris pâle, l'abdomen gris teinté de jaunälre, plus 
jaune à l’apex. Palpes minces, cylindriques, courbés, l’apex aigu, dé- 
passant le vertex, blanc, faiblement saupoudré de brunälre; palpes 
maxillaires longs, cylindriques. Paltes blanches saupoudrées de brun, 
les tibias intermédiaires avec une bande noirätre; les tarses tachetés 
de noir. É 

Celte espèce est bien distincte avec ses deux stries costales parallèles 
d’un noir intense. 

Portorico. Une 2, coll. Staudinger. 


39. M. Nigristrigella, Rag., Now. gen., p. 7 (Pl. IV, fig. 18). 


22 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, blanches, légèrement 
saupoudrées de noirâtre, surtout sur les nervures, lavées de brun rou- 
geätre clair au milieu et sur le bord interne; lignes transversales res 
rapprochees, la première au milieu de l’aile, oblique, droite, coudée 
extérieurement près de la côle, blanche, bordée des deux côtés de brun 
rougeätre ; la deuxième blanche, profondément excavée sur le pli dis- 
coïdal, descendant presque droite au bord interne à partir de la ner- 
vure ı; elle est assez distinctement lisérée de brunätre vers la base, 
moins distinctement du côté externe. Une longue strie notre courbee 
sur le disque et une courte strie noire sur la nervure 2 à sa naissance. 
Frange grise précédée d’une rangée de très petits points noirs. La côte 
à la base est brunätre. 

Ailes inférieures semi-iransparentes, plus ou moins enfumées, les 
nervures plus foncées avec deux lignes brunes sur le bord. Nervure 8 
très courte, parallèle à 7. 

Le thorax est blanc mélé d’ocrace, le collier ainsi que la tête 
ocracé. Antennes ocracé brunâtre, pubescentes chez le . Palpes 
courls, minces, courbés, ocracés, brunälres à l’apex, blanchâtres à la 
base. Abdomen gris ocracé, dessous gris brunâtre ; patles blanchätres. 
mêlé de gris brunätre. 

Rio Negro. Coll. Mus. brit. et Ragonot. 


— MR — 


10. M. Transitella, Walk., Cat., XXVII, p. 54 (Neph.) (Rag., 
Pl. IV, fig. 17.) — Notatalis, Walk., loc. eit., p. 57. 


26 mill. Ailes supérieures allongées, étroites à la base, d’un gris 
cendré, blanches vers la cote, roussätres vers le bord interne, avec une 
grande tache roussätre à la base; première ligne courbée, très épaissie 
sur les nervures médianes et sous-costale extérieurement. Deuxième 
ligne formée de deux lignes parallèles formant un angle assez aigu 
extérieurement, au milieu. Points discoïdaux noirs, superposés, celui 
de dessous plus grand, allongé latéralement. Frange grise, précédée 
d’une rangée de points noirs très distincts. 

Ailes inférieures blanc brunâtre, semi-iransparenles, enfumees à 
l’apex ct le long des bords ; une ligne foncée précède la frange qui est 
d’un blanc brunätre; nervure 8 très courte, naissant de 7. 

Tête et thorax gris roussätre ainsi que les antennes. Palpes cour- 
bées, un peu obliques, bruns, le deuxième arlicle blanc par devant. 
Abdomen gris brunälre, dépassant de pres de sa moitié les ailes. 

Une ® d’Haiti (Coll. Guenée) est plus pelile(23 mill.) que les exem- 
plaires du Mus. brit. 

Ressemble un peu à Hispanicella. 

Am. sept., Haïti. Coll. Mus. brit. et Guenée. 


41. M. Hispanicella, H -S. (Homoeosoma), NI, p. 148, IN, Pyr., 
fig. 154 (Rag., Pl. XXI, fig. 24). — Rhizobiella, Slgr., Stett. ent. Zeit., 
1859, p. 224. 


22 mill. Ailes supérieures allongées, assez étroites, le bord externe 
très oblique, l’apex aigu, la côte à peine arrondie. Ailes d’un blanc sale, 
un peu irisées, saupoudrées irrégulièrement d’ecailles brunätres gros- 
sières, clairsemées, plus nombreuses sur le pli dorsal et postérieure- 
ment. Lignes transversales brun noirâtre, plus épaisses et distinctes 
vers le bord interne, la première presque effacée vers la côte, formant 
un coude postérieurement sur le pli dorsal et un autre rentrant sur la 
nervure dorsale. Deuxième ligne oblique, coudée au milieu, rentrant 
un peu sur les plis. Point discoïdal inférieur seul visible, gros, allongé, 
noirâtre. Points marginaux noirs, distincts. Frange blanchâtre. Dessous 
gris brunâtre jusqu’à la deuxième ligne, l’espace terminal nettement 
blanchätre. 

Ailes inférieures blanc uni, teintées de jaunätre, la frange blanche, 
précédée d’une ligne brunätre. Dessous avec la côte brunätre. 

Tele et thorax blancs, l'abdomen gris ocracé. Palpes très minces, 
longs, cylindriques, un peu obliques, blancs, le troisième article et le 


eye 


sommet du deuxième brunâtre. Antennes jaune brunâtre, pubescentes 
chez le 4. Pattes blanches, tarses bruns. 

Cette espèce très distincte n’a d’analogie qu'avec Umbratella Tr. 
M. Staudinger a obtenu le papillon d’une chenille vivant dans les 
racines du Crambe maritima ; l’éclosion a eu lieu en juillet, 

Montpellier (France mér.) Malaga, Barcelone (Espagne), Grèce. 


12. NE. Umbratella, Tr., IX, 2, 266, X, 3, 267; Zeller, Isis, 1848, 
p- 672; H.-S., IV, p. 104, fig. 125 (trop päle). 


d& 26 mill. © 30 mill. Ailes supérieures d’un jaune d'os luisant, 
légèrement teintées d’ocracé rougeätre sur la côte et la moitié dorsale, 
sans traces d’ecailles foncées. Lignes transversales brunâtres, la pre- 
mière visible seulement sur la moitié dorsale, formant un coude sur 
la nervure dorsale vers la base. Deuxième ligne bombée sur la moitié 
costale, rentrant obliquement vers le bord interne; elle est suivie à 
peu de distance par une autre fine ligne brunâtre, parallèle, manquant 
parfois. La frange est jaunâtre, précédée d’une ligne et de très petits 
points brunätres, peu distincts. Points discoïdaux gros, noirälres, su- 
perposés, mais le supérieur manque parfois. Dessous brunâtre jusqu’à 
la deuxième ligne, blanchâtre au delà. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, chez la © plus foncées, la frange 
blanche, une forte ligne brunâtre à la base. Dessous gris brunâtre clair, 
un peu irisé ; la côte et une ligne médiane brunâtres. 

Tête, thorax et abdomen de la couleur des ailes, supérieures, le 
front et les palpes jaunâtre sale, la moitié terminale des palpes bru- 
nälre. Dessous du corps et les pattes blanc jaunätre, les tarses bruns. 
Anlennes brunes, celles du  pubescentes. 

Sicile, Dalmatie, Asie Mineure. Coleaux herbus, en juillet. 


13. M. Osseella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 226 (Pl. IV, 
fig. 20). 


22 mill. Ailes supérieures assez courtes, sub-triangulaires, aiguës 
au sommet, le bord externe oblique, un peu arrondi, la côte droite. Ailes 
d’un blanc d'os, lignes transversales brun noirätre, plus ou moins foncé, 
assez rapprochées l’une de l’autre. La première ligne un peu oblique, 
placée près du milieu de l’aile, parfois interrompue, la deuxième ligne 
échancrée sur le pli discoïdal, formant un petit angle aigu sur la côte 
et sur la nervure médiane, descendant ensuite obliquement droit au 
bord interne. Points marginaux distincts ; parfois on voit une ombre 
foncée entre la deuxième ligne et le bord près de l’apex; la frange plus 
pâle que le fond, Points discoïdaux rapprochés de la deuxième ligne, 


réunis en une grosse lache brune. Aïles inférieures blanc jaunälre, 
bordées d’une ligne brune, la frange blanche. Dessous ccracé bru- 
nälre, plus pâle sur les bords. Dessous comme en dessus, mais la cöle 
est brunâtre. 

Tête et thorax blanc jaunälre, l'abdomen plus brunälre, les antennes 
blanches en dessus, brunes en dessous, el pubescentes chez le 4. Pal- 
pes minces, cylindriques, blancs. Pattes blanches, larses brunâtres. 

Deux pris par Zach à Beyrouth. Coll. Staudinger. 


44, M. Ossicoler, Rag. (Pl. XXVI, fig. 1). 


24 mill. Ailes supérieures allongées, droiles sur la cöle, sauf près 
de l’apex, le bord externe très oblique, droil; très aiguës à l’apex, d’un 
blanc ocracé brumätre et luisant, la côle plus blanche, traversée par 
deux lignes nébuleuses, brunälres, épaisses, obliques, rapprochées dans 
leur moitié dorsale, la première droite, à peine coudée sur le pli dor- 
sal, atteignant le milieu du bord interne; la deuxième droite, rentrant 
un peu sur le pli discoïdal, presque parallèle au bord externe. Le bord 
externe est précédé d’une large bordure brunälre mêlée de noirälre, 
sauf sur l’extrême bord; la frange est brunâtre. On apercoit une ombre 
brunätre au milieu de l’espace basilaire formant presque une bande 
supplémentaire. Sur le disque se trouve une fache pâle cerclée de 
brunätre. Dessous gris brunâtre avec la lrace de la deuxième ligne en 
ocracé, plus distincte sur la côte; la frange est blanchâtre. Les nervures 
médianes sont brunes, parallèles ; 5 convergente avec 4 au premier tiers. 

Ailes inférieures jaunâtre pâle et luisant, les nervures brunâtre 
pâle, le bord de l’aile liséré dislinetement de brun, la frange blanche, 
jaunâtre à la base, en dessous plus foncée. 

Antennes brunes, blanches à la base. Tête et thorax blancs, un 
peu teinles d’ocracé brunâtre. Palpes courts, aplalis, blancs, élargis à 
la base, acuminés. Abdomen ocracé, très long, dépassant de sa moilié 
les ailes inférieures. Pattes blanches, les tarses ocracés. 

Par sa couleur, cette espèce rappelle Umbratella et Osseella, sur- 
lout la dernière, mais la forme des lignes est bien différente. 

Mardin (Turquie d'Asie). Un 4! coll. Slaudinger. 


L5. M. Cirrigerella, Zinck., Germ. Mag., WU, p. 133, 12; Zeller, 
Isis, 1839, p. 176, 2, 1848, p. 653; H.-S., IV, p. 103, fig. 67; Hein., 182; 
Berce, p. 331. 

a. Var. Infuscata, Sigr., Hor. Ent. Ross., XN, 211 (53). 


18 mill. Ailes supérieures assez courtes, étroites, sub-triangulaires, 
la côte presque droite, l’apex assez aigu. Ailes d’un jaune brun uni, 


pie 


la base, ainsi que la lete et le thorax, jaune orange, la frange con- 
colore. 

Ailes inférieures brun noirâtre, la frange jaunâtre, avec une ligne 
brunälre à la base. Dessous des ailes brun noirätre uni avec des re- 
flets jaunâtres, l'extrémité des ailes supérieures jaune ocracé. Frange 
des inférieures blanc jaunälre. 

Palpes jaune orangé foncé. Anlennes ocracées, en dessous noi- 
rätres, chez le  pubescentes. Pattes brunâtres, fortement lavées 
d’ocracé. L’abdomen brun noirälre, l'extrémité jaune. 

La variété Infuscata Slgr. ne diffère du type que par ses ailes supé- 
rieures moins chargées d’écailles jaunes et, par suite, paraissant plus 
grises; le dessous est également plus gris. L’exemplaire unique 4 a 
élé pris à Soldo (Lombardie) en juin. 

La chenille est inconnue ; le papillon est très répandu, se trouvant 
en juillet en Allemagne, Angleterre, Livonie, Bohême, Dalmatie, France 
(Lardy, près de Paris, Lyon, Cannes), etc. 


16. M. Millierella (Rag., Pl. V, fig. 8). 


18 mill. Ailes supérieures comme celles de cirrigerella, mais d’un 
gris foncé luisant, légèrement teinlées de jaunälre, la frange d’un gris 
noirälre. Ailes inférieures semi-lransparentes, d’un gris brunätre très 
pâle ; les nervures un peu plus foncées ainsi que la frange; les poils du 
bord abdominal jaune brunâtre clair. 

La tête et les palpes d’un jaune orangé foncé. Antennes gris jau- 
nâtre, plus jaunes à la base. Pattes entièrement brun foncé. Abdomen 
gris brun foncé ; le thorax jaunâtre, par devant jaune orangé. 

La © a les ailes inférieures d’un gris noirälre uni, la frange plus 
claire, l'abdomen jaunälre à l'extrémité. 

J'ai recu sous le nom de Cirrigerella, lrois exemplaires pris par Mil- 
lière au mois d’août à Cannes (France mer. or.). 

Cetle espèce me parait dislinele de Cirrigerella et d’Incompta 2. et 
ressemble surtout à la dernière, mais s’en dislingue de suile par sa tête 
el son thorax entièrement jaunes. 


17. M. Incompta, Zell., Isis, 1847, p. 30, 1848, p. 655; H.-S., IV, 
p. 103, Tin., fig. 193. 


14 mill. Ailes supérieures sub-triangulaires, les écailles extré- 
mement petites, brun olivâtre mêlé de gris, donnant un aspect gris brun 
luisant uniforme; l’extrémité de l’aile et la frange sont un peu plus 
chargées d’alomes gris que le reste. 


RG EE 


Ailes inférieures gris brunâtre clair; la frange est blanchâtre avec 
une forte ligne noirâtre à la base. 

Dessous des ailes gris brunâtre uniforme, les supérieures plus fon- 
cées que les inférieures. > 

Thorax et abdomen de la couleur des ailes supérieures. Tête gris 
brunâtre par derrière, le devant, les palpes et la trompe, jaune orangé. 
Palpes petils, recourbes, aplatis, un peu squammeux par devant, le 
troisième article très mince, ocracé. Antennes noirälres, celles du 5 
simples ou très faiblement pubescentes. Pattes gris brunâtre, les tarses 
noirätres annelés de blanc. Abdomen gris brunälre, l’anus orangé. 
La © est d’un gris plus foncé que le 4. 

Magnesia, Mermeriza fin avril, Lydie, Macri, fin mai. 

Krüper l’aurait trouvée en mai et août en Grèce, ce qui indiquerait 
deux générations. 


18. M. Cinerea, Stgr., Hor. Ross., XV, p. 210 (52). (Rag., Pl. XXI, 
fig. 25). 

20 ınill. Ailes supérieures d’un gris brunätre, uniformément granulé 
de noir (chaque écaille ayant un point noir à son extrémité). Ces granu- 
lations sont onduleuses et bien plus grossières el distineles que dans 
Incompta 2. La frange est luisante et très foncée. Ailes inférieures 
brunâtres, la frange blanche, précédée de deux fines lignes noirätres. 
Dessous des ailes gris brun foncé uni, la frange des supérieures plus 
foncée, celle des inférieures blanche. 

Tête gris ocracé; antennes de même, finement annelées de noir 
chez la © (dans un 5 de ma collection non annelées). Palpes recourbés, 
triangulaires, aplalis par devant, lisses el luisants, ocracé clair, le troi- 
sieme article noir; chez la © les palpes sont plus squammeux et en- 
lièrement d’un gris ocracé. Thorax gris brunâtre, pointillé de noir; 
abdomen ocracé brunâtre. Dessous du corps gris ocracé; pattes lavées 
de noirätre avec des anneaux noirätres sur les tarses. 

Beyrouth (Syrie), Eldar (Transcaucasie), pris à la fin juin. Turkestan, 
Derbent. 


49. ME. Tetricella, S. V., p. 138; F., Mant., Il, 246; Hb., fig. 241; 
Dup., Suppl., p. 200, pl. 67, fig. 4; Zeller, Isis, 1848, p. 674: H.-S., IN, 
p. 103; Hein., p. 184; —Tetrix. F., Suppl., 473; — Chrysorrhoeella, Zk., 
Germ. Mag., WI, p. 170; Tr., IX, 2, 270; Zeller, /sis, 1839, p. 176; H.-S., 
fig. 68; — Plumbaginella, Ev., #. V. U., 555. ; 

a. var. Amurensis Rag., Soc. ent. Fr., 1887, p.227 (pl. XI, fig. 4). 

22 mill. Ailes supérieures allongées, étroites à la base, un peu 
dilatées postérieurement, la côte sonvexe, le bord externe très oblique, 


ee 


l’apex arrondi. Ailes d’un gris brun foncé uni et luisant, très finement 
el indistinctement saupoudrées de gris, les lignes transversales un peu 
plus foncées, rapprochées, visibles à peine en les cherchant dans un 
certain jour, la première verticale, coudee au milieu, la deuxième 
oblique, les points discoïdaux séparés, la frange un peu plus brune. 

Ailes inférieures plus pâles, surtout chez le /', la frange gris sale, 
précédée d’un filet brun foncé. 

Tête, thorax et abdomen brun grisätre foncé, l'extrémité de ce 
dernier orangé. Antennes brunes. Palpes pelils, recourbés, noirälres, 
grisälres à la base. Dessous du corps et les paltes brun saupoudré de 
gris ; les tarses plus foncés. 

La chenille est inconnue; le papillon se prend au mois de mai sur- 
lout en battant les pins (Pinus), mais aussi en battant des bouleaux 
(Betula) et l'épine noire (Prunus spinosa). Il est très répandu, se trouvant 
en Allemagne, Hongrie, Russie mer., Piémont, Bulgarie, la Scandinavie, 
et aurail été rencontré dans la forêt de Fontainebleau. Duponchel dit 
que le papillon se prend dans les Alpes de la Savoie en juillet. 

Var. Amurensis Rag. 

Dans un exemplaire provenant de l'Amour supérieur pris le 10 juin, 
communiqué par M. Staudinger, les espaces terminal et basilaire sont 
d’un gris noir foncé pendant que l’espace médian est entièrement noir, 
les points discoïdaux très distincts dans une tache un peu plus claire 
que le fond; les lignes transversales sont bien visibles, étant bordées 
de gris, la première vers la base, la deuxième extérieurement; celle-ci 
esl fortement échancrée sur les plis. 


50. M. Subtetricella, Rag., Ent. Amer., 1889, p. 113 (Pl. V, fig. 9); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 117. 


19 mill. Ailes supérieures allongées, convexes sur la côte, alté- 
nuées et arrondies au sommet, d’un gris noirätre, l’espace basilaire 
plus clair, les lignes transversales un peu plus päles que le fond, très 
indistinctes, à peine bordées de noirâtre, la première large, oblique, 
droite, la deuxième étroite, oblique, à peine sinuée, presque invisible. 
Points discoïdaux très indistinets. Aïles inférieures semi-transparentes, 
blanc brunätre, avec un double filet brun sur le bord. 

Tête, thorax et abdomen brun noirâtre. Palpes gris, le sommet 
noirâtre. Pattes gris foncé, les tarses noirätres. 

Se rapproche de Tetricella par ses lignes transversales indistinctes ; 
autrement elle rappellerait davantage Meroptera Pravella et Salebria 
Semiobscurella. 

Etats-Unis. Mai. Deux exemplaires, coll. Ragonot. 


enge 


5l. M. Obnupsella, Hulst, Trans. Amer. Ent. Soc., 1890, p. 118. 


x 


23 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, à angles arrondis, 
l’angle anal oblitere, donnant à l’aile une forme longuement ovale; elles 
sont d’un gris de souris uni, les lignes transversales à peine visibles, la 
première indiquée par quelques écailles d'un gris clair saupoudrées 
à lravers l’aile, la deuxième par des écailles semblables près de la 
côle. Frange concolore. Ailes inférieures d’un brun noirätre clair, les 
nervures et bord plus foncés. 

Tele, thorax, palpes et abdomen un peu plus pâles que les ailes. 

Je ne connais pas cette espèce en nature, mais elle me parail être 
identique avec la Teiricella. 

Canada, Floride (Amérique septentrionale). 


52. M. Minutulella, Hulst, Ent. Am., 1887, p. 136 (Dioryelria), 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 118. 


13 mill. Ailes supérieures aiguës à l’apex, fortement arquées sur 
la côte, d’un gris foncé, ou noires régulièrement saupoudrées de blanc; 
la premiere ligne blanche, presque droite, bordée exlerieurement d’une 
bande noire distincte. Deuxième ligne peu visible, fine, coudée, très 
oblique. Points discoïdaux distincts. Ailes inférieures brun noirälre, gris 
sur la côte. Dessous des supérieures brun noirälre foncé, les inférieures. 
plus claires. La tête et le corps de la couleur des ailes supérieures. 

Je n’ai pas vu celte espèce en nature; sous ce nom M. Hulst, ainsi 
qu'il le reconnaît, m'avait envoyé une Eurythmia Hospitella Z., mais la 
véritable Minutulella serait une Myelois. 

Texas (Amérique septentrionale). 


53. M. Bilineatella, Rag., North. Am. Phyc., p. 3 (PI. V, fig. 10); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 117. 


21 mill.  Aïles supérieures assez larges, la côte fortement arron- 
die, d'un gris noir, plus foncé dans l’espace médian, où les lignes trans- 
versales sont ombrées de noirätre, l'espace basilaire plus clair. La pre- 
mière ligne est blanchätre, distincle, verticale, assez large, à peine 
coudée au milieu postérieurement; la deuxième est légèrement oblique, 
sinueuse et dentelée, projelant un court angle au milieu ; une ombre 
noirâtre traverse obliquement l’espace médian, le bord interne est lavé 
de noirätre. Points discoïdaux réunis en une courte slrie noire. Points 
marginaux peu distincts, la frange gris foncé. Dessous de l’aile gris 
noirâtre uni. Ailes inférieures lransparentes, blanc jaunâtre, enfumées 
sur les bords, la cöle et un liséré marginal brun noirälre. 


ho 


Tête, thorax et abdomen gris noirälre, les palpes, le dessous du 
corps et les paltes gris blanchätre saupoudré de noir, les tarses bruns 
annelés de blanc. 

Ressemble à Cognata Stgr, mais se distingue par sa première ligne 
verticale et large, par la transparence des ailes inférieures, par les 
points discoidaux réunis, et la couleur foncée, presque uniforme, des 
supérieures. Dans la diagnose, l’espace médian est indiqué par erreur 
comme étant pâle. 

Amérique septentrionale ; collection Ragonot, et deux, collection 
Grote (Mus. brit.), pris à New-York, 14 juin. 


54. MX. Immundella, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 117. 


20-21 mill. Ailes supérieures arquées sur la côte, l’apex aigu, le 
bord externe oblique, le bord interne un peu sinueux ; d’un gris noträtre 
presque uni; première ligne près de la base large, distincte, deux fois 
sinuée, bordée extérieurement de noir; deuxième ligne étroite, distincte, 
rapprochée du bord externe, naissant de l’angle anal, sinueuse, dentelée, 
les bords à peine plus foncés. Points discoïdaux presque oblitérés. Une 
lache presque noire au milieu de l’espace médian sur le bord interne. 
Ailes inférieures transparentes, päles, les nervures et bord noirälres. 

Thorax gris foncé, plus pâle en travers au milieu, plus foncé posle- 
rieurement. Palpes courls, d'un gris foncé, noirâtres à l’apex. Front 
gris; antennes brun noirätre annelées de gris. 

Je ne connais cette espèce que d’après la description; elle me parait 
être la même que ma Bilineatella. 

Texas. 


55. M. Zonulella, Rag., Ent. Amer., 1889, p. 113 (PI. XLIV, fig. 1); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 117. 


22 mill. Ailes supérieures à peine dilatées au sommet, gris noirätre, 
plus pâles dans les espaces basilaire et terminal, avec un reflet pourpre 
peu prononcé; lignes transversales päles, lisérées de noir. La première 
est oblique, droite, s’elendant presque au milieu du bord interne, très 
largement bordée de noir exlérieurement. La deuxième ligne est obli- 
que, sinueuse, formant des angles obtus sur les plis. Points discoïdaux 
peu distincts, noirs; points marginaux nuls. Ailes inférieures gris brun 
noirälre, plus claires que les supérieures. Palpes gris noirälre. 

Ressemble beaucoup à Crypt. Loxiella et aussi à M. Bilineatella, 
mais se dislingue de cette dernière par sa laille plus petite, ses ailes 
presque parallèles, ses ailes inférieures beaucoup plus foncées. 

North Illinois, 4 exemplaires pris le 27 mai. Coll. Grote (Mus. brit.). 

4 


ee 


56. M. Cognata, Stor., Berl. e. Zeit., 1870, p. 273 (Euzophera). 
(Rag., Pl. IV, fig. 23.) 


22 mill. 5 Ailes supérieures étroites, un peu arrondies sur la côte, 
obliques sur le bord externe, l’apex assez aigu. Ailes grises, la premiere 
ligne légèrement oblique, blanchälre, distinctement et finement lisérée 
de noirâtre extérieurement sur le bord interne jusqu'à la médiane, 
au delà très largement bordée de noir; du côté interne elle est très 
largement ombrée de noir jusqu’à la médiane, au delà elle se fond dans 
la couleur pâle. Deuxième ligne blanchâtre, parallèle à la première, 
échancrée sur les plis, bombée au milieu, lisérée de noirätre. Une ombre 
noirâtre traverse obliquement l’espace médian. Points discoïdaux noirs, 
distincts, obliques. La frange est d’un gris clair précédée d’une fine ligne 
noirâtre. Ailes inférieures gris brunâtre, soyeuses, les nervures un 
peu plus foncées. 

Tête et thorax gris noirälre, les antennes simples, noirâtres. Palpes 
minces, recourbés, le troisième article mince el allongé; ils sont noirs, 
un peu saupoudrés de blanc, blanchälres à la base. Palpes maxillaires 
très petits, blanchâtres. Abdomen gris brunätre annelé de brun foncé. 

Un recu de M. Staudinger, provenant de Sarepta (Russ. mér.), 
et un plus grand (26 mill.), collection Rebel à Vienne (Autr.). 


57. M. Subeognata, Rag., Ann. Soc. ent. Fr. 1887, p. 221, 
(Pl. IV, fig. 21.) 


22 mill. Ailes supérieures larges, très arrondies sur la côte, obliques 
et arrondies sur le bord externe, l’apex assez obtus ; d’un gris foncé, for- 
tement lavées de noir dans l’espace basilaire, après la première ligne, 
et à la place de la deuxième ligne. Première ligne indiquée seulement 
par une {rès courte ligne blanche, convexe vers la base, placée près du 
milieu du bord interne. Deuxième ligne pâle, sinueuse, lrès dentelée, 
bombée au milieu, placée dans une ombre noirätre. L’espace médian 
est traversé obliquement par une ombre noirälre; points discoidaux 
indislinets. Frange gris noirälre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, entièrement enfumées, les 
nervures un peu plus foncées, la frange plus claire. Dessous d’un gris 
noirätre uni, les supérieures plus foncées que les inférieures. 

Tête, Ihorax et abdomen noirâtres. Palpes courts, très recourbés, 
d'un noir saupoudré de blanc. Antennes noires. Abdomen gris noi- 
râtre ; les pattes plus foncées. 

Il pourrait se faire que la Subcognata ne soit que la & de Cognata; les 
dessins sont très semblables, mais Subcognata est bien plus noire, la 
couleur gris clair n’existant pas chez elle, ensuile la deuxième ligne est 


ee 


moins échancrée et dentelée que chez Cognata, ses ailes plus arron- 
dies et plus larges, mais ces différences pourraient n'être que sexuelles. 
Une © coll. Staudinger, provenant de l'Amour. 


58. MI. Bistriatella, Hulst, Ent. Am., 1887, p. 136. (Dioryetria), 
Trans. Am. Ent. Soc. 1890, p. 117. 


18 mill. Ailes supérieures à côte fortement arquée, d’un gris brun 
noirätre, ou d'un gris brunnoir bleuâtre, la base plus claire sur la côte, la 
première ligne droite, un peu oblique extérieurement, blanchälre, assez 
large et diffuse, moins distincte vers la côte, d’un blanc pur vers le bord 
. interne, formant là une tache blanche allongée; elle est ombrée du côté 
externepar une largebande, d’un noirätre foncé. Points discoïdaux noirs, 
un peu obliques, presque confluents, suivis d’une éclaircie sur le disque. 
Deuxième ligne blanchâtre, un peu courbée, sub-parallèle avec la base, 
ombrée largement des deux côtés de noirâtre foncé. Une rangée de points 
noirs sur le bord. 

Ailes inférieures d’un noirälre pâle, noirätres à l’apex, avec une - 
ligne marginale noire. Au-dessous d’un noirälre sale aux supérieures, à 
l’apex et la côte des inférieures, le reste de celles-ci très pâle. 

Tête et thorax gris noirâtre. Abdomen noirätre, les segments élroi- 
tement noirs par devant. 

Cette description est faite d’après celle de M. Hulst, quim’avait en- 
voyé comme type de sa D. Bistriatella un 5 bien caractérisé de sa Sale- 
bria Tenebrosella. 

Amérique septentrionale (Washington, D. C., Floride). 


59. MI. Grossipunctella, Rag., Nouv. gen., p. 8, Entomologica 
Americana 1890, p. 64. (Pl. IV, fig. 12.) 


29 mill. Ailes supérieures brun grisätre, plus clair sur le bord interne, 
blanchätres dans la moilie costale des espaces médian et basilaire, mais 
lisérées de noir sur la côte au milieu. Première ligne invisible; deuxième 
ligne blanche, finement lisérée de noir, un peu oblique, s’etendant de la 
côte à la nervure médiane.La côte après cette ligne est très foncée ainsi 
qu'une ligne précédant la frange, laquelle est de la couleur du fond. 
L’exir&me base de l’aile est noirâtre sur la côte. Une grande lache noire, 
formée par la réunion des deux poinls discoïdaux superposés, près de 
la deuxième ligne, sur le disque. Ailes inférieures d’un brun uniforme 
ainsi que la frange. Dessous des quatre ailes d’un brun noirälre uni. 

Tête et thorax brun noirätre. Palpes très longs, légèrement courbes, 
élargis au sommet ; le troisième article très court, presque invisible, 
noirätre, blanc par devant. Palpes maxillaires longs, cylindriques, 


or 


presque de la longueur des palpes labiaux. Antennes brun clair, fine- 
ment ciliées. Pattes gris noirälre, les tibias et fémurs distinetemeni 
blancs au milieu. Abdomen dépassant à peine les ailes inférieures, brun 
grisälre aunelé de brun, la touffe anale jaunätre. 

La nervure 8 aux inférieures très courle, presque invisible, à angle 
droil' avec 7; 4 et 5 aux supérieures brièvement ligees. 

Un coll. Guenée, un autre dans celle de M. Riley, qui dit que la 
chenille est carnivore, se nourrissant d’une espèce de Coccide, l’Icerya 
Purchasi, Maskell, qui vit en Australie sur diverses plantes et a élé 
introduite, par l'importation des plantes, en Californie où l’on aretrouvé 
la Coccide et son parasite la Myelois. M. Grossipunctella se trouverait 
donc en Australie et en Californie, peut-èlre même au Cap, où la Coc- 
cide a été signalée ainsi qu’un lépidoptère parasite. 


60. M. Perrensiella, Rag., Nouv. gén. p. 8. (Pl. V, fig. 14.) 


28 mill. 2. Aïles supérieures très allongées, très étroites, à bords 
presque parallèles, la côte arrondie et un peu élargie au delà du milieu, 
atténuée ensuite, le bord externe oblique, arrondi ainsi que l’apex. 
Ailes d’un gris brunätre, irrégulièrement saupoudrées de noir; lignes 
transversales rapprochées, grises, lisérées de noir, la première très 
indistincte, paraissant irrégulière et anguleuse, la deuxième anguleuse 
en rentrant sur les plis, formant un angle postérieurement sur la ner- 
vure 5; elle est suivie d’une ligne noirätre fondue. Points marginaux 
noirs, distinels; frange gris foncé. Points discoïdaux réunis en une fine 
strie noire. 

Inférieures transparentes, blanches, irisées, rembrunies sur la côte 
et à l’apex, avec un double liséré marginal brun, la frange blanchätre. 

Tête et thorax gris brunâtre, antennes brunes. Palpes minces, gris, 
le troisième article très long, noirätre. Abdomen gris noirâtre, plus 
päle sur le bord des anneaux. Pattes grises, saupoudrées finement de 
noirälre, tachetées de noirätre sur les tibias avant l’apex. 

Les nervures 4 et 5 aux supérieures et aux inférieures sont très 
courtes et sur de très longues tiges. 

Une 2 dans ma collection, provenant de Goya (Corrientes), républi- 
que Argentine, prisepar M. Perrens. 


61. M. Alatella, Hulst (Acrobasis), Ent. Amer., Vol. III (oct. 1887), 
p. 135, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 118 (Rag., Pl. VII, fig. 6); — 
Rectistrigella Rag., North. Am. Phyc. (Décemb. 1887), p. 3. 


20 à 24 mill. Ailes supérieures étroiles à la base, la côte un peu 
arrondie, le bord externe oblique, arrondi. Ailes d’un gris foncé, le bord 


RS NES 


interne dans les espaces basilaire et médian lavé de noir, une série lon- 
gitudinale blanche sur lanervure médiane, depuis la base jusqu’aux points 
discoidaux. Lignes transversales blanchâtres, assez largement bordées 
de noir dans l’espace médian, la première arquée ex!erieurement sur la 
cöle, presque verlicale sur le bord interne. Deuxième ligne très oblique, 
un peu concave sur les plis et formant un angle aigu sur la nervure 5. 
Points discoidaux distincts. Frange gris brunätre. Ailes inférieures semi- 
transparentes, gris brunälre clair, les nervures plus foncées, la frange 
blanchälre précédée d’une ligne brune. La © est semblable au . 

Tête gris brunätre. Palpes noirs, blanchâtres à la base. Antennes 
brunälres, chez le & finement pubescentes.Thorax brun noirätre. Pattes 
gris blanchälre, les tarses noirätres. Abdomen gris brunâtre, l'extrémité 
jaunâtre. 

Californie, Arizona, Nouv. Mexique (Amer. sept.). 


62. M. Coniella, Rag., North. Am. Phyc., p. 3 (Pl. V, fig. 12); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 118. 


21 à 22 mill. Ailes supérieures étroites, droites sur la côte, arrondies 
au delà du milieu, le bord externe très oblique, droit, l’apex assez aigu. 
Ailes d'un gris cendre, saupoudrées irrégulièrement de noir, lavées 
a ocracé sur le bord interne à la base; lignes transversales fines, blan- 
châtres, très obliques, éloignées l’une de l’autre, la première droite, 
bordée d’une large ligne noire très distincte qui se continue en une 
ligne noirätre oblique traversant le large espace médian en remontant 
de la première ligne à la naissance de la deuxième sur la cöle, formant 
un grand N renversé. Deuxième ligne rapprochée du bord externe, bor- 
dee indistinetement de noirätre, légèrement bombée au milieu. Quel- 
ques taches foncées, indistinetes, précèdent la frange qui est d’un gris 
foncé; une tache noirätre à la base près de la côte. Points discoidaux 
noirâtres, peu visibles. Ailes inférieures transparentes, blanches, un 
peu jaunâtres, irisées. 3 

Tête et thorax gris cendré, abdomen noirätre annelé degris, le seg- 
ment anal jaunâtre. Palpes noirs, la base grise. Antennes très faible- 
ment pubescentes, d'un brun foncé. 

Voisine d’Alatella mais facile à reconnaître par sa couleur pâle, ses 
lignes transversales bien plus écartées, la deuxième très indistinete, à 
peine coudée au milieu (alors que chez Alatella elle a un angle très 
prononcé), la première presque droite et oblique, et ses ailes inférieures 
très päles. 

Plusieurs exemplaires. Névada (septembre), Californie, Arizona 
(Amer. sept.). 


— 5h — 
63. M. Griseella, Rag., Ann. Soc. e. Fr., 1887, p. 227 (PI. VII, fie. 4). 


19 mill. Ailes supérieures étroites, un peu obliques sur le bord 
externe, presque droites sur la côte. Aïles grises, très finement et égale- 
ment saupoudrees d’écailles noires, traversées par une ombre noirätre 
très légère descendant obliquement de la bordure noire de la deuxième 
ligne sur la côle à travers l’espace médian. Première ligne, de la 
couleur du fond, droite, un peu oblique, bordée du côté interne par 
une fine ligne noire et exlérieurement par une large bande notre très 
apparente, parfois sinueuse sur la nervure dorsale. Deuxième ligne très 
rapprochée du bord externe, gris clair, finement lisérée de noir de chaque 
côté, oblique, échancrée sur le pli cellulaire, formant ensuite un angle 
très aigu sur la nervure médiane, puis descendant obliquement au bord 
interne. Points marginaux {res petits; frange d’un gris foncé, parfois avec 
une teinte rougeätre. Points discoïdaux très petils, obliques, espacés. 

Ailes inférieures gris brunälre, les nervures plus foncées, la frange 
blanchätre. Celles du sont plus claires et lisérées de brunâtre sur 
les bords. Dessous des ailes supérieures gris noirätre uni; les infé- 
rieures plus claires, presque blanches chez le . 

Tête et thorax gris, abdomen gris brunälre clair zoné de noirälre, 
le segment anal jaunätre. Palpes recourbes, le deuxième article squam- 
meux, le troisième arlicle allongé, mince; ils sont noirs avec la base 
blanchâtre, Antennes grises, très finement pubescentes chez le . Pattes 
grises, fortement saupoudrées d’écailles noires, les larses noirs annelés 
de blanc. 

Ressemble surtout à Coniella; mais celle-ci a des ailes bien plus 
étroiles et allongées, elle a une pelite tache brunâtre sur le bord interne 
pres de la base, et l’ombre noirâtre oblique est bien plus distincte, for- 
mant une fine ligne qui rejoint l’épaisse bordure de la première ligne 
sur le bord externe: en oulre l’espace médian est bien plus large que 
dans Griseella. 

Tiflis, Borshom, Kasikoparan (Armenie russe), Caucase mer., Ama- 
sie, Sarepta, aoüt. Plusieurs exemplaires, coll. Staudinger. 


64. M. Constanti, Rag. (Pl. XLII, fig. 1). 


20 mill. 5 Ailes supérieures étroites, un peu dilatées posterieu- 
rement, presque droites sur la côte, très obliques sur le bord externe, 
l’apex assez prolongé. Elles sont d’un gris uni un peu bleuätre, saupou- 
drées de noir surlout dans l’espace basilaire et sur les bords; l’espace 
médian est traversé obliquement dans sa partie postérieure par un 
nuage brun noirâtre et sa partie antérieure est plus pâle. Lignes trans- 
versales très obliques et écartées, plus écartées sur la côte; elles sont 


ME 


de la couleur du fond, lisérées de noirâtre des deux côtés; la premiere 
oblique dans sa moitié costale, prolongée en un angle sur le pli dorsal, 
rentrant en un angle obtus sur la nervure dorsale; elle est plus large- 
ment bordée de noir du côté externe. La deuxième ligne est faiblement 
sinueuse, presque parallèle et très rapprochée du bord externe, surtout 
dans sa moitié dorsale, rentrant sur le pli discoïdal, à peine sinueuse 
dans sa moitié dorsale; la bordure externe est plus forte que l’interne. 
Points marginaux noirs, mal définis, n’alteignant pas l’apex. Frange 
brune saupoudrée de gris. Points discoïdaux distincts, un peu obliques. 

Ailes inférieures brunälres, luisantes, irisées, avec des reflets ver- 
dätres, la frange plus grise. Dessous plus pâle, 7 courte, naissant de ®. 

Tele et thorax gris laves de noirätre. Antennes gris brunâtre, à 
peine pubescentes. Palpes minces, le 3° article long, dépassant le vertex: 
ils sont noirätres, blanc grisälre à la base. Abdomen gris brunätre. 
Pattes grises, les tibias intermédiaires ornés d’un anneau noir, les 
tarses lavés de noir. 

Cette espèce ne ressemble à aucune espèce européenne; elle est 
est voisine de Griseella mais s’en dislingue facilement. 

Corse, un 4 pris au mois de juin par M. A. Constant, à qui j'ai le 
plaisir de dédier celte intéressante espèce. 


65. M. Solitella, Zeller, Hor. ent. Ross., XNI, p. 217 (64), pl. XII, 
fig. 30. 


16 mill. Ailes supérieures gris pâle lavées de noirätre et debrunätre 
dans la partie dorsale de l’espace médian el dans l’espace terminal, la 
base plus claire. La première ligne, ombrée de noir exterieuremenl, 
limite l'espace basilaire et commence sur la côte au premier tiers, formant 
extérieurement un angle très aigu sur la nervure médiane, descendant 
droit ensuile sur le bord interne en face du point de départ. La deuxième 
ligne, largement espacée, est presque parallèle au bord et présente un 
coude au milieu exterieurement; elle est pâle bordée des deux côlés d’une 
fine ligne noirâtre qui est plus forte sur la côte. La frange est d’un gris 
jaunâtre pâle et précédée de petites stries ou points noirs presque 
continus et peu distincts; points discoïdaux petits, obliques, le supé- 
rieur très petit. Nervures 4 et 5 longuement tigées. Ailes inférieures 
transparentes, blanches, à peine lisérées de brunâtre, la frange est 
également blanche; la nervure 8 est très courte, presque imperceptible. 

Tête et thorax grisälres, l’abdomen gris jaunälre. Le corps, les 
palpes et les paltes sont noirâtres. Palpes peu courbés; le troisième 
arlicle aigu; palpes maxillaires {rès distincts; front avec une toulfe 
conique de poils. 


PA 


Ressemble à la Ceratoniae, mais la première ligne brisée l’en dis- 
lingue de suite. 
Colombie (Amérique mér.). 1 ex. ©, coll. Zeller. 


66. M. Duplipunctella, Rag., North Am. Phyc., p.3 (PI. V, fig. 13); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 119. 


19 mill. ©. Ailes supérieures d’un gris brun rougeätre foncé, 
plus foncé à la base, la moilié costale de l’espace médian blanc sau- 
poudré de rares écailles noirâtres. Première ligne blanche, large, con- 
vexe poslerieurement, n’alleignant pas le bord interne el suivie par une 
bande noire, oblique, étroite sur la cöle, et qui s’elargit en approchant 
de la nervure médiane où elle s'arrêle. Deuxième ligne blanchâtre, dis- 
tincte, oblique, concave sur les plis, projetant un pelit angle aigu au 
milieu, ombrée de noirätre des deux côtés. Points discoïdaux noirs, 
presque superposés, distincts; points marginaux noirs, dislinels. 

Ailes inférieures transparentes, irisées, blanc jaunätre sale, enfu- 
mées au sommet, les nervures el un liséré marginal brun, frange bru- 
nälre. 

Tête et thorax gris rougeälre foncé saupoudré de noir. Palpes 
obliques, squammeux, brun rougeätre foncé, en dessous, vers la base, 
cris mêlé de brun. Antennes jaune brunâtre. Abdomen gris rougeûtre. 
Dessous du corps et les palles gris pâle saupoudré de noirälre, les tarses 
brunälres. 

Floride (Am. sept.). Coll. Ragonot. 


67. M. Furvidorsella, Rag., Nouv. gen., p. 8 (Pl. V, fig. 14); 
Moeschler, Lep. Porto-Rico, p: 326. 


22 à 24 mill. Ailes supérieures sub-triangulaires, la côle droite, le 
bord externe oblique, arrondi. Ailes grises, la moitié dorsale forte- 
ment lavée de brunätre. Première ligne notre, épaisse, très anguleuse, 
formant un grand angle en arrière sur le pli dorsal, et deux, très 
courts, sur la côte vers la base; elle est à peine éclairée de couleur 
pâle du côté interne. Deuxième ligne blanchâtre, presque verticale, légè- 
rement sinueuse, un peu dentelée, faiblement échancrée sur le pli dis- 
coidal, indislinctement lisérée de noirälre. Points discoïdaux distincts, 
obliques ; la frange gris jaunâlre précédée d’un liséré brun. 

Ailes inférieures blanchälres, irisées, presque transparentes, les 
nervures, la côte et la frange brunätres; un lisere marginal brun 
foncé. Thorax et abdomen brunälres. Palpes gris brunâtre. Pattes 
blanc sale lavées de brunälre, les tarses bruns. 

Plusieurs exemplaires de Porlo-Rico, coll. Moeschler el Ragonol. 


SE TEE 


68. M. Ceratoniae, Zell., Isis, 1839, p. 176, 1848, p. 675; Hein., 
184; Berce, p. 339; Sorhagen, Berl. e. Z., 1882, p. 153 (larva); Gerato- 
niella, F. R., p. 147, pl. 56 et 57, 1 a,b; H.-S., IV, p. 104; Pryerella, 
Naugh. (Trachonitis), Ent. Mo. Mag., 1870, p. 130; Knaggs, Stain. Ann., 
1871, p. 90, fig. 3; Zellerella, Sorhagen, Berl. e. Zeit., XXN, p. 104; 
?Tuerkheimella, Sorhagen, loc. eit., p. 103. 


d 22 mill. 2. 24 mill. Ailes supérieures très étroites à la base, for- 
tement dilalées et arrondies postérieurement, le bord externe oblique, 
arrondi à l’angle anal. Ailes d’un gris de sowris, chez la © plus 
foncées que chez le {', les nervures plus foncées, traversées par deux 
lignes d’un gris pâle, plus rapprochées sur le bord interne que sur 
la côte, obliques, ombrées de noirätre dans l’espace médian, surtout la 
première ligne; celle-ci presque droite, projetant un angle assez grand 
sur la nervure dorsale vers la base. Deuxième ligne échancrée sur les 
plis, ressortant el dentelée au milieu. Points discoïdaux noirs, distincts. 
Points marginaux petits, noirs, très visibles. Frange gris brunâtre. 
Dessous gris brunälre uni, la naissance de la deuxième ligne faible- 
ment indiquée par une ligne pâle sur la côte. 

Ailes inférieures semi-lransparentes, blanches, légèrement teintées 
de jaunâtre, y compris la frange, irisées, soyeuses; les nervures et un 
double liséré marginal brunâtre. En-dessous on voit des traces d’une 
ligne médiane brunâtre. 

Tele, palpes, antennes et thorax gris foncé, les antennes pubescentes 
dans les deux sexes. Abdomen gris brunälre. Pattes blanchâtres fine- 
ment saupoudrées de brunälre, les {arses plus foncés. 

La chenille est bien connue, elle vit dans les siliques de Cera- 
lonia siliqua, de Robinia pseudo-acacia, dans les fruits secs du dattier 
(Phenix dactylifera), du Cydonia Japonica, du châtaignier (Castanea 
vulgaris), etc. 


« Elle est entierement d’un rose carmine, qui devient plus päle ou 
même qui passe au jaune argileux à l’âge adulte. Pas de lignes ni des- 
sins. Têle assez grosse, d’un roux plus ou moins foncé, selon les indi- 
vidus. Écusson roux, très étroit, à limbe postérieur noirâtre. Trapé- 
zoidaux et autres points gris, très fins, à peine visibles. 

« On la trouve à la fin de l’élé dans les siliques de Robinia pseudo- 
acacia, dont elle ronge les graines sèches et dures ; se métamorphose 
sans quitter la silique dans une coque fusiforme, en soie blanche, 
entourée de ses déjections, et le papillon éclôt depuis la fin d'août 
jusqu’à la fin de seplembre, mais il y a toujours un certain nombre 
de chenilles tardives qui hivernent sans se transformer dans les sili- 
ques et le papillon paraît au printemps (fin mai). Je n’ai pu suivre 


IrEQUE 


l’évolution des pelites chenilles écloses a’œufs pondus par les papil- 
lons en septembre. » (A. Constant.) 

La Ceratoniae élevée varie beaucoup comme taille. M. Constant en a 
obtenu qui ne mesurent que 14 à 16 mill. Trois exemplaires © de Mada- 
gascar, en très mauvais état, sont plus petits que le {ype, les lignes pa- 
raissent plus écartées et les points discoïdaux invisibles (coll. Saalmuller). 

Nora. — Le type de la Pryerella Naugh. dans la coll. de M. Slainton 
est une Ceratoniae très blanchie et a une particularité curieuse : la 
nervure 7 donne naissance à deux nervures coslales. La Zellerella Sor- 
hagen est également une Ceratoniae beaucoup plus pâle que les exem- 
plaires élevés, avec une teinte brunätre et des dessins plus effacés. 
Les ailes inférieures ont une teinte jaunälre plus prononcée et les 
nervures sont moins apparentes. 

M. Sorhagen a aussi élevé une Myelois, (res voisine de Ceratoniae, 
de chenilles trouvées dans une caisse de raisins secs de Malaga; mal- 
heureusement l’unique individu est détruit; d’après la description, 
Tuerkheimella ne doit pas différer essentiellement de Ceratoniae. 

Cette espèce est très répandue sur le littoral méditerranéen et la 
chenille se rencontre souvent dans le nord de l’Europe dans les siliques 
sèches du caroubier et les fruits secs (figues) en magasin. L’espece 
existe également à Madagascar, en Afrique et probablement aussi en 
Amérique et en Asie. M. Staudinger en possède un de Porto-Rico. 


69. M. Decolor, Zeller., Hor. ent. Ross., XNI, p. 222 (69), fig. 33. 
(Rag., Pl. IX, fig. 19). 


22 mill. 4. Ce n’est probablement qu’une variété de la Ceratoniae, 
n’en différant que par le fond de l’aile plus clair et uni, les deux lignes 
distinctes, non ombrées de noirätre dans l’espace médian, mais accen- 
tuées sur les nervures par des points plus foncés; les nervures indi- 
quées par des lignes noires, les points marginaux très apparents. Les 
ailes supérieures paraissent plus étroites vers la base et le bord externe 
plus oblique, ce qui rend l’apex aigu. 

Les ailes inférieures sont moins blanches que dans Ceratoniae. Les 
antennes du sont pubescenles. 

Coll. Zeller., provenant de Honda. (Am. mer.). 


Gen. SAMARIA!, Ras. 


&. Antennes nues, simples, filiformes, épaisses, l’article basilaire court. Front 
lisse. Palpes labiaux ascendants, recourbes, longs, dépassant sensiblement le 


1. Nom d’une ville de la Palestine. 


range 


vertex, très minces, acuminés, lisses, le troisième article presque aussi long que 
le deuxième. Corps grêle; ailes courtes, les supériewres subtriangulaires; avec onze 
nervures : 4 eb5 d’un point, non en ligne avec la médiane; 9 et 10 l’une après 
l’autre de 8. Inferieures avec huit nervures, la cellule longue : 3 en face de la 
transversale, 2 très écartée, 4 et 5 tigées, 8 courte, tigée avec 7. Type : Indentella. 


Palpes maxillaires filiformes, acuminés; les stemmates distincts. 
Pattes lisses; aux ailes supérieures 10 naissant du premier quart de 8, 
2 et 3 écartées, rapprochées de l’angle, 4 et 5 très brièvement tigées ; 
aux inférieures 6 el 7 brièvement tigées. 

Ressemble à une Myelois ou à une Euzophera, mais s’en distingue 
par la disposition de la nervure 10 ainsi que celle de 4 et 5 aux ailes 
supérieures. S. Indentella ressemble beaucoup à l’Euzophera Bigella. 


70. S. Indentella, Rag. (Pl. XI, fig. 5). 


12 mill. 5 Ailes supérieures avec la côte droite, faiblement cour- 
bée au delà du milieu, le bord externe oblique, arrondi; gris ocracé 
sale, saupoudré de noirätre; l’espace médian étroit, plus foncé que le 
reste, les écailles noires étant plus denses ; dans l’espace terminal les 
écailles foncées sont plus denses sur les nervures. Première ligne, très 
indislincte, visible seulement par la couleur plus foncée de l’espace 
médian, oblique et droite jusqu’au pli dorsal, rentrant en un angle sur 
la nervure dorsale, atleignant le milieu du bord interne. Deuxième 
ligne bien marquée, large, oblique, presque parallèle au bord externe, 
rentrant à peine sur les plis, blanc ocracé, ombrée de noir du côté 
interne. La frange est concolore, saupoudrée de noirâtre, précédée d'une 
ligne marginale noire. La côte est indistinelement blanchälre presque 
jusqu’à la deuxième ligne. Une tache discoidale blanchätre, allongée, 
transversale, soudée à la strie costale pâle, échancre l'espace médian fonce. 

Ailes inférieures, gris brun noirâtre, les nervures plus foncées 
ainsi qu'une ligne marginale; la frange plus pâle. 

Tele et thorax gris ocracé sale, l’abdomen plus gris. Les palpes 
el antennes ocracé pâle. Pattes gris brunätre, les tibias plus päles, 
les tarses annelés de noirâlre. 

Beyrouth, un assez défectueux dans ma collection. 


71. S. Ardentella, Rag. (Pl. XLIII, fig. 5). 


16 mill. 2 Ailes supérieures étroites, faiblement dilatées posté- 
rieurement, étroites à la base, courbees pres de l’apex sur la côte, 
presque verticales sur le bord externe, d’un rouge vineux, lavées de noir 
sur la côte et au delà du milieu jusqu’à la deuxième ligne, laquelle est 


ere 


pâle, verticale, droite, placée à l’angle anal, atteignant la côte un peu 
avant l’apex et étroitement lisérée de noir extérieurement ; l’espace ter- 
minal, très réduit, est ocracé brunâtre. Première ligne invisible. Frange 
gris brunätre. Dessous brunätre, 2, 3 et 4 courbées, parallèles, 3 pres 
de l’angle, convergente avec 5, qui paraît très brièvement tigée avec 4, 
mais lui est seulement accolée, 6 de l’angle, 8 et 9 tigées, 10 écarlée. 

Ailes inférieures brunâtres, les nervures plus foncées, ainsi qu'un 
liséré terminal, la frange un peu plus pâle, grisälre. La nervure 8 
(res courle, tigée sur 7, la cellule plus courte que dans Indentella, les 
nervures plus longues, 4 et 5 longues, 3 en face de la transversale. 

Tele orangé, rouge vineux par derrière, les antennes ocracé bru- 
nälre; le thorax rouge vineux ; l'abdomen gris brunätre, en dessous 
fortement lavé de noir. Palpes labiaux longs, courbés, dépassant le 
verlex, un peu aplatis, le 3° article aussi long que le 2°, à apex oblus. 
Palpes maxillaires grêles, filiformes. Trompe forte. Patles ocracées, les 
tarses un peu noirâtres. 

Ardentella rappelle les espèces du genre Piesmopoda, mais la 
cellule est bien plus longue et il n’y a pas de taches diaphanes à la 
base des ailes inférieures. 

Japon (coll. Pryer), coll. Holland, de Pittsburg (Pensylvanie). 


Gen. DIDIA1, Ras. 


Antennes épaisses, faiblement pubescentes; l’article basilaire long. Palpes la- 
biauxæ très longs, ascendants, dépassant de leur moitié la tete, très minces, lisses, 
le troisième article un tiers du deuxième. Palpes mazillaires très longs, effilés. 
Corps grele, pattes lisses. Ailes supérieures étroites, allongées, avec Onze nervures 
toutes séparées, sauf 8 et 9; 10 tigée sur 8 un peu avant le milieu ; 4 et 5 en ligne 
avec la médiane, convergentes, paraissant tigees; 2 éloignée de l'angle. Ales infe- 
rieures avec huit nervures, la cellule longue : 8 tigée sur 7; 2 très éloignée, 3 de 
l'angle en face de la transversale, 4 et 5 tigées. 


La tige des antennes est un peu aplalie et, à sa base, paraît un peu 
contournée, implantée sur le bord antérieur du long article basilaire, 
formant ainsi une dent indistincte par derrière. Les palpes labiaux sont 
semi-cylindriques, le 3° arlicle à peine plus mince que le 2°. Les palpes 
maxillaires atteignent presque le vertex. Front lisse, stemmates et 
trompe distincts. Abdomen sans touffe anale. Ailes supérieures très 
étroites, s’élargissant un peu graduellement, la côte droite, arrondie à 
l’apex, le bord externe oblique, un peu sinueux sous l’apex, très 
arrondi. Ailes inférieures larges, obtuses, un peu coudées sur le bord 
externe au milieu. 


1. Nom d’une famille romaine. 


rl 


L'unique espèce rappelle un peu comme dessins l’Arsissa Ramo- 
sella, mais en diffère par sa forme, ses palpes et sa nervulation. Elle 
a bien plus de ressemblance comme palpes et nervulalion avec le 
cenre Samaria. Comme chez Samaria, 10 naît de 8, mais la disposition 
de A et 5 est différente, les palpes sont plus longs, les antennes plus 
minces, l’article basilaire bien plus long, et les ailes sont plus étroites. 


72. D. Subramosella, Rag. (PI. XI, fig. 6). 


15 mill. 1 Ailes supérieures blanchätres, lavées de jaune brunätre 
sur le bord interne, saupoudrées de noir sur les nervures et un peu 
sur les plis, les rameaux de la médiane et les nervures 6 et 8 noürs 
vers leur base, étant très largement inlerrompus par la deuxième ligne, 
qui est blanchâtre, sillonnée au milieu par une fine ligne brunätre 
pâle el bordée du côté externe d’une épaisse ligne noire un peu fondue 
postérieurement; les nervures dans l’espace lerminal sont lavées de 
noirâtre et le bord de l’aile est saupoudré de noir ; la frange est brune. 
Première ligne invisible. 

Ailes inférieures gris brunâtre luisant, soyeuses, les nervures plus 
foncées, la frange blanche, brunie à la base. Dessous des quatre ailes 
brun uni. ; 

Tête, antennes, thorax et abdomen gris ocracé. Palpes ocracés, un 
peu lavés de noirâtre postérieurement, le 3° arlicle noirätre. Pattes gris 
ocrace. 

Baie de Delagoa (Afr. or.), un «.. 


Gen. GLYPTOTELES, 7. 


(Zeller, Isis, 1848, p. 646). 


Antennes un peu aplaties, assez épaisses. Palpes labiaux du 5 recourbes, 
l'extrémité aplatie, élargie, concave en dessus ; ceux de la © cylindriques, acuminés. 
Palpes maxillaires filiformes. Ailes supérieures étroites, la côte convexe, le bord 
interne oblique; nervures, sauf 8 et 9, toutes séparées. Aux inférieures, la cellule 
longue, 8 courte, tigée avec 7; 4 et 5 longues, tigées, 2 bien avant l'angle, 3 en 
face la transversale; chez le g', la côte en dessus est garnie de longs poils jaunes. 


Antennes un peu aplaties comme un couteau, faiblement pubes- 
centes. Palpes squammeux, le 3° article long, aplati, échancré un peu 
avant le sommet par devant et en dessus laissant une dent aiguë en 
avant ei en arrière au sommet. Front lisse, stemmates dislinets. Palpes 
de la © longs, minces, le 3° article presque aussi long que le 2°. 

Aux ailes supéricures 4 et 5 d’un point, 2 rapprochée de l’angle. 


por 


Aux inférieures la côte, jusqu'aux trois quarts de sa longueur, est 
bombée par devant et garnie sur toule son étendue de longs poils 
assez denses, placés obliquement et atteignant le bord antérieur de la 
cellule. 

Ressemble beaucoup au genre Æccopisa; se distingue par la ner- 
vulalion. 


73. &. Leucacrinella, Zeller, Isis, 1848, p. 647; H.S., IN, p. 101, 
fig. 188 (mauvaise) (non fig. 70); Hein., p. 185; Berce, p. 344. (Rag., 
Pl. VIT, fig. 8.) 


18 mill. Ailes supérieures brun noirätre, plus foncées dans l’espace 
médian, plus pâles dans l’espace basilaire, tournant au jaune brunätre 
sur le bord interne avant la première ligne et après la deuxième ligne. 
Lignes transversales rapprochées, surtoul sur le bord interne, obli- 
ques, forlement échancrées sur les plis, étranglées sur le pli dorsal, 
jaunâtres, à peine bordees de couleur foncée, la première arquée poslé- 
rieurement. Points discoïdaux séparés, peu distincts. Ligne marginale 
foncée, peu visible. Frange brunätre. Ailes inférieures gris brun jau- 
nätre, les nervures et lisérés marginaux un peu plus foncés, la frange 
concolore. 

Tête et thorax brun noirätre, antennes plus foncées. Front ocracé. 
Abdomen gris brunälre. Palpes ocracés, le deuxième article gris noi- 
râtre. Pattes gris brunâtre, un anneau noir avant l’apex des libias des 
pattes intermédiaires, et l’apex des pattes postérieures noirälres: 
tarses brun noirätre, annelés de blanchätre. 

La © est plus noire que le J', les lignes moins distinctes. 

Le papillon est assez répandu, se trouvant en Allemagne, France 
(Moulins, Dax), Dalmalie, Russie méridionale, Taganrog, etc., en juin, 
el paraît se poser de préférence sur les troncs du frêne (Fraxinus). 


Gen. EURHODOPE, Hb. 


(ubner, Verz., p. 371.) 


Antennes filiformes, pubescentes. Palpes labiauæ courts, ascendants, recourbes, 
le troisième article distinct. Palpes maæillaires filiformes, peu visibles. Corps 
grêle ; le segment anal du’ un peu poilu; celui dela Q avec une assez longue tarière. 
Paltes lisses. Ailes supérieures subtriangulaires, dilatees au sommet, aiguës à 
l’apex, presque droites sur la côte, obliques, arrondies sur le bord externe ; avec 
onze nervures, toutes libres, sauf 8 et 9; 2, 3 et 4 parallèles, ecartees; A et 5 conver- 
gentes, 10 très écartée. Ailes inférieures entières, avec huit nervures : 7 el 8 
tigees; 3 en face de la transversale, de l'angle; 2 très écartée; 4 et 5 tigées; cellule 
longue. 


NET 


Les espèces du genre Eurhodope, ressemblent à des Myelois et ne 
s’en dislinguent que par la disposilion des nervures 4 et 5 aux supé- 
rieures. Les dessins sont presque nuls, mais les couleurs sont très 
vives avec la frange dislinctement plus foncée que le fond. 

Le sous-genre Rhodophaea ne diffère d’Eurhodope que par ses des- 
sins, dessins qui ressemblent loul à fait à ceux des Acrobasis; du reste 
Rhodophaea ne se distingue d’Acrobasis que par l’article basilaire des 
antennes, qui est simple, non armé d’une dent. Les ailes sont plus 
obtuses, souvent bombées sur le bord externe, la côte souvent plus 
arquée, la frange concolore, non plus foncée que le fond, les dessins 
typiques consislant en deux lignes {ransversales, des points discoi- 
daux et marginaux; la nervulation est semblable, mais 4 et 5 sont 
parfois très rapprochées à leur naissance, 10 parallèle et très près de 
la tige de 8 et 9. Aux inférieures, 7 et 8 sont ligées ou, quelquefois 
seulement, lrès rapprochées. Chez Advenella, Suavella et Legatella, & 
et 5 aux inférieures paraissent tigées, mais en réalité elles ne sont 
qu’accolees et sont soudées à un point. Advenella peut êlre considérée 
comme le type du genre Rhodophaea, et Cruentella, celui du genre 
Eurliodope. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Frange des ailes distinctement plus foncée que le fond, sans 
traces de points marginaux : 
B. Frange des ailes d'un jaune d’or, le fond blanc, souvent 
arEC Uno Che MOSS © à oc oo 0 0000000 00 0 Cite 
*BB. Frange brunätre ou noirätre luisant : 
1. Supérieures roses, le bord interne largement blanc; 
deuxième ligne blanche, non ombrée, de couleur foncée. Rosella. 
2. Supérieures jaune d'or, la côte bordée d’une ligne brune 
TEE OMPLE AVANANAPE ER RC nCCnSElIU 
3. Supérieures ocracé olivâtre, deuxième ligne fine, parallèle 
au bord interne, argentée; ligne marginale épaisse, 
DOME: 0 0 © à à » à dos 4 ee 0660 + à © VOOR 


*AA. Frange de la couleur du fond : 
G. Supérieures grises, non lavées de rouge : 
D. Deuxième ligne droite, continue, bien marquée; supe- 
rieures d'un gris un peu brunâtre : 
1. Lignes convergentes sur le bord interne, deuxième 
ligne coudée, points discoidaux indistincts, la moitié 
CONHIE Dlandée à à 0 Le à 260 © ce ER RAE 
2. Lignes verticales, espacées, une tache costale semi- 


ovale renfermant les points discoïdaux, qui sont dis- 
tinets; une autre, triangulaire, près dela base., . . Actiosella. 


ee 


* DD. Deuxième ligne sinueuse, plus ou moins dentelée, souvent 
indistinete : 


E. Points discoïdaux réunis en une strie ou lunule noire : 


1. Ailes allongées, jaune ocracé, blanches, striées de brun 
rouge sur les nervures, le sommet de l'aile brun rouge. 


2. Ailes courtes, obtuses, gris olivâtre uni, les lignes fine- 
«ment bordees de noir, verticales; antennes crénelées. 


3. Ailes courtes, obtuses, gris blanchätre, saupoudrees et 
lavées de brun noirätre, lignes blanches, continues, la 
SIBIELUISCONUAIEIDEUMISIDIE RER RE 

&. Ailes grises, l’espace médian plus foncé, une courte strie 
costale noire au milieu de l’espace basilaire . . . . . . 

5. Ailes allongées, grises, teintées de brunätre; l’espace 
médian très large, la 1" ligne coudee, formant une strie 
noire épaisse près de la base sur la côte. . . 


tee 


EE. Points discoïdaux réunis en un anneau noir, allongé, 
transversal; ailes étroites, grises, lavées de noir au- 
dessousgde@iann EAU 


EEE. Points discoïdaux avec une disposition à se réunir : 

F. Points discoïdaux obliques, formant une lunule impar- 
faite; ailes d’un gris noir obscur; première ligne 
blanche, droite; deuxième sinueuse, noire. . . . . 

*FF. Points discoïdaux superposés, confluents : 


1. Points discoïdaux épais; ailes blanches fortement sau- 
poudrées de noir, la côte au milieu blanche; première 
ligne ocracé brunâtre, deuxième ligne blanche, si- 


DUEUSES TE ON NT NE Ne EEE 
2. Points discoïdaux petits, ailes gris bleuâtre foncé; pre- 
miere ligne entierement JAUNE 2 2. Era 


*EEEE. Points discoidaux distinctement séparés : 
G. Points discoïdaux superposés : 
1. Ailes blanches, fortement saupoudrées de noir sauf 


sur la côte, dans les espaces médian et basilaire et le 
long du bord externe; première ligne blanche... 


2. Ailes gris noirätre, une éclaircie costale blanche, 
oblique, au milieu, renfermant les points discoïdaux ; 
première ligne très large, blanche, renfermant une 
longue tache dorsale jaune ocracé. . . . . . . . - 

3. Ailes noirâtres, une éclaircie discoïdale grise; 
première ligne large, blanche, une tache dorsale 
orangée, longue, sur son bord postérieur. . . 

*GG. Points discoïdaux obliques : 

1. Ailes gris brunâtre, lignes obliques, sinueuses; la 
première rouge brunätre, précédée d’un bourrelet 
GÉNIE En RME US, 0 do 58148 ble & do toi 


Infizella. 


Notulella. 


Dichromella. 


Basiferella. 
Confusella. 


Histriculella. 


Niveieinctella. 


Dulcella. 


Xanthogramma. 


Nigrisquamella. 


Injunetella. 


Duplicella. 


Heringi. 


ER 


2. Ailes grises, fortement lavées de brun noirätre, lisses, 
SANSICOUEUTOUT ELEC TO ELA 


GG. Supérieures grises, plus ou moins lavées de rouge-rose, 
vermillon, ou rouge-brun : 


H. Espace basilaire de couleur foncée unie : 


I. Points discoïdaux séparés : - 


1. Aïles gris noirätre, forlement leinlées de rougeätre, 
l’espace basilaire noir; première ligne blanche, ren- 
fermant une tache dorsale rougeñtre. . . . . . . . . Curvella. 
2. Aïles gris noirâtre, l'espace basilaire rouge-brun; pre- 
mière ligne fine, blanche, à peine dilatée sur le bord 
ÜNNETRN ER ee ee en CHDSUlEUG: 


II. Points discoidaux superposes, reunis par un mince 
filet noir ; ailes grises, saupoudrées de noir; premiere 
ligne blanche, verticale : 
1. Ailes teintées de rouge, l’espace basilaire brun rouge. Marmorea. 
2. Ailes non teintées de rouge, l’espace basilaire noirâtre 
LT RTE ER MC AT ee Pl ls cn nt Ve Lugens: 


*III. Points discoïdaux réunis en une épaisse, mais courte 
strie noire; ailes rouge-brun luisant; l'espace mé- 
clan TE Or 2 EE NE ME M MOI 


*HH. Espace basilaire gris, plus ou moins lavé de rouge vers 
le bord interne : . 
J. Points discoïdaux réunis en une lunule : 
1. Ailes gris pâle, l'espace médian très étroit, l’espace 
basilaire très long, gris, très largement lavé de 
rouge sur la partie dorsale. . . . . . . . . Hollandellc. 


2. Ailes grises, lavées de noirätre; Danace a 
rés JArRo se 0 dototb 410 6e piele cote 6 ne VOOR 
*JJ. Points discoïdaux séparés : 


1. Ailes gris bleuätre; première ligne très oblique; 
points discoïdaux presque superposés. . . . . . . Suavella. 


2. Ailes gris cendré, fortement teintées de rouge; 
points discoïdaux obliques; première ligne oblique 
sur la côte, presque verticale ensuite. . . . . . . Advenella. 


*CCC. Ailes supérieures entièrement noires. . . . . . . . . . ÆEbernella. 


74. E. Cruentella, Dup., Sup., IV, p. 365, pl. 79, 5; Pudorella, 
Dup., X, pl. 276, fig. 4 b; Moesch., Berl. e. Z., 1866, p. 138. 


22 mill. Ailes supérieures subtriangulaires, l’apex assez aigu, le 
bord externe oblique, droit. Ailes d’un blanc mat, légèrement jaunätre, 
avec une tache irrégulière d'un rose vif à l'extrémité de la cellule, 
s'étendant en dessous sur le pli dorsal. Celte tache parfois s’etend sur 

5 


GONE 


tout le milieu de l'aile, formant un grand triangle qui s’appuie à la côte 
et est tronqué sur le bord interne. La côte est étroitement lisérée de 
rose. Le bord de l’aile est étroitement liséré de jaune d’or, plus large- 
ment à l’apex, et la frange est d’un jaune plus pâle. Dessous brun-noir, 
la frange et l'extrême bord, surtout à l’apex, jaune d’or foncé. 

Ailes inférieures gris noirâtre, plus foncées vers la côte et lisérées 
de jaune, la frange jaune pâle. Dessous semblable, mais plus pâle, la 
côte teintée de rose. 

Tête et thorax blancs, bordés de rose; les antennes brunes, les 
palpes blancs à la base, roses au milieu; l’article terminal noir. Abdo- 
men gris brun jaunâtre, l’anus jaunâtre. Dessous du corps gris noi- 
râtre, l'abdomen lavé de rose; les paltes gris brunätre, lavées de rose 
extérieurement, les tarses brun clair. 

La © diffère du en ce quelle est plus jaunâtre el n’a aucune 
trace de rose; le milieu de l’aile est légèrement teinté d’ocrace pâle; les 
ailes inférieures et l’abdomen sont noir-brun uni, la tarière saillante, 
très forte. Le rose des palpes et des pattes est remplacé par du brunätre. 

Aix (France mér.), Andalousie, Transcaucasie. 


75. E. Rosella, Sc., Carn., n° 624; Zeller, Isis, 1839, p. 176, 1847, 
p. 761, 1848, p. 652; H.-S., IV, p. 96; Hein., 182; Berce, 330, pl. 8, 
fig. 1; Pudoralis, S. V., p. 124; F., Mant. Il, n° 301; Pudorella, Hb., 63, 
p. 36; Zk., Germ. Mag., Ill, 134; Tr., IX, 1, 149; Dup., X, 276, A a. 


18 mill. Ailes supérieures subtriangulaires, la côte presque droite, 
le bord externe oblique, arrondi à l'angle anal. Ailes d’un rose vif, le 
bord interne largement, la côte étroitement, blanc jaunätre. Première 
ligne invisible, la deuxième oblique, rapprochée du bord externe, droite, 
blanc jaunâtre, parfois faiblement marquée; la frange brune, largement 
bordée de noirätre à la base; le bord extreme de l’aile noir. 

Ailes inférieures d’un gris noirâtre, plus foncé sur les nervures, 
les bords lisérés de deux lignes noirâtres, la frange blanc brunätre. 
Dessous des ailes gris noirâtre, plus pâle sur le bord interne; les ailes 
supérieures avec une bande jaune-orangé indistincle à la place de la 
deuxième ligne. : 

Thorax blanc jaunätre, la lete orangée, les antennes brunes, les 
palpes orangé brunätre, jaunâtres à la base, l'abdomen gris brunätre, 
saupoudré de noirätre, l’extrémité jaune-orangé. Pattes brun jaunätre. 

Se distingue facilement par la couleur foncée de la frange. 

Le papillon est très répandu, se trouvant dans la France centrale el 
méridionale (Lardy, Fontainebleau), Allemagne, Hongrie, Italie, Armé- 
nie, etc., fréquentant les lieux secs et herbus en juillet et août. 


—_ 7 — 
76. E. Incensella,Stgr., Stett.,e. Z.,1859, p. 224. (Rag.,Pl. XI, fig. 7). 


17 mill. Ailes superieures assez courtes, dilatees au sommet, obli- 
ques sur les bords, jaune d’or, avec une strie assez large, d’un orun 
foncé, le long de la cöle, mais n’atleignant pas l’apex. Cette strie est 
d’une largeur uniforme et se fond un peu en dessous. Une large bor- 
dure brun noir sur le bord externe et la frange (cette derniere un peu 
luisante), conlournant l’apex. 

- Dessous jaune, forlement lavé de brun vers la côte, sur le disque 
el les nervures, la frange brun-noir. 

Ailes inférieures brun noirätre, la frange un peu plus claire. Des- 
sous comme en dessus. 

Tête, thorax et palpes jaune d’or. Palpes minces, recourbés, un peu 
aplatis, un peu squammeux par devant, le troisième article aigu. 
Antennes jaunes en dessus, brunes en dessous. Pattes jaunâtres, lavées 
de brun. Abdomen brun noirälre, le segment anal jaune. 

La figure qu'en donne Herrich Schæffer est un peu trop foncée 
comme jaune et la strie coslale n’est pas indiquée suffisamment. 

Un mâle, coll. Staudinger, un peu défectueux, provenant d’Anda- 
lousie, pris au mois de mai. 

Un autre exemplaire très frais, collection Demaison, pris au Ham- 
mam-Rirha, province d'Alger, en juin. 


77. E. Monogrammos, Zeller, Steit. e. Z., 1867, p. 376; Stainton, 
Trans. Ent. Soc. Lond., 1867, p. 455, pl. XXIII, fig. 2. 


20 mill. 5. Ailes supérieures subtriangulaires, le bord externe 
oblique, un peu arrondi. Ailes d’un olivätre ocrace uni, la premiere 
ligne invisible, la deuxième est très rapprochée et parallèle au bord 
exlerne, droite, mais coudée près de la côte; elle est fine, argentée, 
peu apparente; le bord de l'aile est liséré d’un fin filet d’un noir pro- 
fond ; la frange est d’un brun noirätre, avec une large ligne d'écailles 
plombées, luisantes, à la base. 

Ailes inférieures, brun-noirälre uni, la frange plus pâle, avec 
deux filets noirs à la base. Le dessous des quatre aïles est d’un brun 
foncé uni, les supérieures avec l’apex jaune, la frange gris noirätre 
luisant. 

La tête, le thorax et les antennes, vers la base, d’un jaune d'or 
pâle et luisant, le lhorax tournant au blanchätre sale, le resle des 
antennes brun. 

Palpes jaunes, l’article terminal noir. Abdomen brun jaunätre, 
ainsi que les pattes. 

Syrie, Taurus, Amasie, au mois de mai. 


eye 


S.-Gen. RHODOPHAEA (Gn.), Rag. 
(Guenée, /ndex Microlepid., p. 74.) 


Antennes simples. Palpes labiaux ascendants, acumines. Palpes maæillaires 
filiformes. Corps moyen. Ailes supérieures subtriangulaires, presque verticales sur 
le bord externe, bombées près de l’angle anal, qui est arrondi, la côte un peu 
arquée; onze nervures, toutes libres sauf 8 et 9. Ailes inférieures avec huit 
nervures, cellule longue : 2 bien éloignée de l'angle; 3 en face de la transversale; 
4 et5tigées ou parfois d’un point, paraissant tigées; 7 et 8 tigées ou accolees. 


Je ne considère les Rodophaea que comme une division du genre 
Eurhodope. 


78. R. Erastriella, Rag., Ann. Soc. e. Fr., 1887, p. 227 (Pl. VII, 
fie. 5, 2). 


14-18 mill. . Ailes supérieures courtes, droiles sur la côte, le bord 
externe oblique et arrondi. Ailes gris brunätre très clair, blanchätres 
sur la côte, une tache triangulaire blanche dans l’espace médian, s'éten- 
dant de la côte à la nervure médiane, son apex arrondi; elle est légère- 
ment semée d’ecailles grises, renfermant le point discoïdal supérieur; 
l’autre se trouve perdu dans la couleur foncée. Lignes transversales 
fines, blanches, distinctes, la première un peu arrondie extérieure- 
ment, la seconde formant un > élargi. Points marginaux nuls; frange 
blanchätre, traversée par deux lignes noirâtres. 

Ailes inférieures gris clair ou blanchâtres, soyeuses; celles de la 9 
plus päles, la frange blanche. 

Tele et thorax gris blanchätre, l'abdomen blanc d'argent. Palpes 
blancs, l'extrémité de chaque article largement lavé de noir; ceux de la 
® moins distinctement laves de noir. 

Ordoubad (Haute-Arménie). Coll. Romanoff et Ragonot. 


79. E. Actiosella, Walk. (Aurana), Cat., XXNII, p. 122; Meyrick, 
Tr. Ent. Soc. Lond., 1887, p. 255 (Myelois). (Rag., Pl. VI, fig. 8); Lenta- 
lis, Swinhoe, Tr. E. Soc. L., 1885, p. 877, pl. LVII, fig. 18 (Neph.). 


19 mill. Ailes supérieures assez courtes, gris brunätre, la premiere 
ligne presque droile, noire, précédée par une grande tache transver- 
sale blanche, {res large, de forme presque triangulaire, oblique, la 
pointe touchant presque le bord interne. Elle est suivie sur la côte 
d'une grande tache semi-ovale, blanche, saupoudrée d’écailles grises, 
et renfermant les points discoïdaux, noirs, gros, superposés, {rès dis- 
linets. La deuxième ligne est très rapprochée du bord externe et lui est 
«presque parallèle, droite, fine, blanche, finement lisérée de noir des 


es 


deux côtés. Frange gris brunâtre précédée de points marginaux noirs 
et distincts. Un nuage foncé part obliquement de l’apex et contourne 
la tache coslale pâle. 

Ailes inférieures gris brunälre, la frange blanche. La cellule est 
un peu plus courte que chez ses congénères et les nervures plus 
longues, 4 et 5 paraissant brièvement tigées. 

Antennes simples. Palpes gris, thorax gris brunâtre, l’abdomen 
jaune brunätre, l'extrémité noire. Les patles sont blanches à la base et 
saupoudrées de gris et de rougeälre, les libias sont tachelés de noir. 

Colombo, Ceylan, Accra. (Coll. Musée brit.) 


80. R. Confusella, WIk., Cat., XXXV, p. 1718 [Nephopteryx). 


_ (Rag., Pl. XLVII, fig. A). 


» 


23 mill. Ailes supérieures d’un gris cendré pâle, saupoudrées de 
fines écailles noires clairsemées, teintées postérieurement de brun jau- 
nätre; première ligne rapprochée de la base, coudée postérieurement ; 
sa moitié costale seule dislincte, noire, épaisse. Deuxième ligne très 
rapprochée du bord externe, sinueuse, bombée au milieu, pâle, faible- 
ment ombrée de brunâtre. Points discoïdaux Ires indistincts, indiqués 
par une fine strie au delà du milieu du très large espace médian. La 
frange grise. 

Ailes inférieures semi-transparenles, grises, teintées de jaune bru- 
nälre cuivreux. 

Tête et thorax gris brunätre, abdomen ocracé. Antennes fortes, pubes- 
centes, ou brièvement ciliées en dessous. Palpes labiaux lisses, minces, 
courbés, ascendant un peu obliquement, ne dépassant pas le vertex. 

Sud Afrique. Un très frollé dans la coll. du Mus. brit. 


81. R. Infixella, Wik., Cat., XXXV, p. 1710 (Acrobasis). (Rag., 
Pl. V, fig. 15); Ramosella, WIk., loc. cit., p. 1709. 


29 mill. 4. Ailes supérieures subtriangulaires, allongées, presque 
droites sur la côle, obliques et fortement arrondies sur le bord externe, 
jaune ocracé, blanches, striées de brun rougeätre sur les nervures dans la 
parlie costale, lavées irr&gulierement de brun rougeätre sur le pli dorsal 
et plus fortement au sommet de l’aile, surtout des deux côtés de la 
deuxième ligne, qui est largement ombrée de brun mêlé de noir. Pre- 
miere ligne placée au delà du milieu de la côte, oblique, presque paral- 
lèle à la deuxième ligne, courbee exlerieurement, revenant jusqu’au 
milieu de l’aile, blanchätre, indislincte, indiquée par son liséré externe; 
celui-ci est fin, brun rougeälre, un peu lavé de noir, noir sur la côte, 
oblitéré sur le bord interne, suivi immédiatement par une fine lunule 


a 


discoïdale noire et oblique. Les nervures médiane et dorsale sont dis- 
tinctement saupoudrées de noir dans l’espace basilaire. Deuxième ligne 
très rapprochée de la première, presque verlicale, faiblement sinueuse, 
à peine bombée au milieu, grise, contrastant avec ses deux larges bor- 
dures brun rougeâtre mêlé de noir, traversée près de la cöle par une 
courte’ liture noire, oblique, qui se fond dans sa bordure interne; le 
bord de l’aile est gris ; points marginaux assez distincts ; la frange gris- 
brun noirätre striée de gris. La côte à la base est teinl&e de rougeûtre. 

Ailes inférieures semi-lransparenles, jaune brunätre, faiblement 
irisées ; l’apex noirätre, le bord marqué de deux filets brunälres, la 
frange blanche. à 

Tête ocracé rougeâtre, le thorax plus foncé; les antennes aplaties, 
ocracé rougeâtre, faiblement annelées de noir. Front un peu touffu; 
palpes recourbés, blanchâtres, fortement saupoudrés de gris brunâtre 
pâle ; le troisième arlicle long. Palpes maxillaires en une petite touffe 
aplate. Abdomen brunâtre. Pattes gris pâle, fortement saupoudrées 
de noir à leur base; les tibias intermédiaires avec un anneau noi- 
rätre, lous les tarses noirs. 

La figure 15, pl. V, est faite d’après un exemplaire très frolté. 

Celle jolie espèce rappelle certaines espèces d’Euzophera, mais la 
nervulation est celle de Rhodophaea. 

Walker avait décrit cette espèce d’abord sous le nom de Ramosella, 
mais Herrich Schaeffer ayant déjà publié une Ramosella qui appartient 
à un genre très voisin de Rhodophaea, c'est le nom d’Infixella qui doit 
rester à l’espece de Walker. 

Natal (Afr. or.); deux 5‘ dans ma coll. pris par M. Hulchinson, et 
deux dans la coll. du Musée brit., provenant du Cap. 


82. R. Hollandella, Rag. (Pl. XLII, fig. 1). 


d 24 mill. 2 27 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, régu- 
lièrement courbées sur la côte, obliques sur le bord externe, plus 
obliques à l’angle anal. Elles sont d’un gris cendré, leintées de rous- 
sâtre pâle dans l’espace médian et en bordure de la deuxième ligne; le 
large espace basilaire, sauf sur la côte, brun-rouge. Lignes lransversales 
gris pâle, fincs, érès rapprochées, presque parallèles, un peu écartées 
sur la côte ; la première placée un peu au delà du milieu, formant un 
sinus postérieurement, rentrant en un angle sur la nervure dorsale ; la 
deuxième oblique, rentrant distinclement sur le pli discoïdal, ensuite 
droite, faiblement dentelée. Elles sont bordées de noir dans l’espace 
médian ; surtout sur la côte où ces bordures s’elargissent en forme de 
triangle. Une ombre oblique noire au-dessous des points discoïdaux, 


TN ee 


lesquels sont réunis en une épaisse lunule noire. Une épaisse ligne 
marginale noire entrecoupee de blanchälre. Frange gris brunâtre pâle. 

Ailes inférieures brun jaunälre uni, la frange plus pâle. Dessous 
des quatre ailes brun jaunâtre uni, la nervulation typique. 

Antennes du courtes, très épaisses, surtout à la base, faible- 
ment pubescentes, brunälres. Palpes labiaux courbés, gris cendré à 
la base, gris brunâtre au-dessus. Palpes maxillaires blancs, un peu 
squammeux. Tête ocracé brunätre, thorax ocracé roussätre, l’abdomen 
gris brunätre. 

La © est plus grande (27 mill.), ses couleurs sont moins vives, 
l’espace basilaire est d’un ocracé roussâtre terne tournant au gris sur 
la côte; les ailes inférieures sont de la même nuance que celles du 4. 

Ressemble beaucoup à certaines espèces d’Buzophera. 

Japon. Coll. Holland, de Piltsburg (Pens.); un el une 2. 


83. R. Bellulella, Rag. (Pl. XLIII, fig. 2). 


18 mill. ©. Ailes supérieures assez courtes, étroites à la base, for- 
tement dilatées postérieurement, courbées sur la côte, fortement arron- 
dies sur le bord externe et à l’apex; d’un rouge brique sombre et luisant, 
saupoudrées de gris sur la côte et dans l’espace terminal; l’espace médian 
fortement lavé de noir, traversé obliquement par une éclaircie grisätre 
sur laquelle apparaît une lunule notre. Lignes transversales blan- 
châtres teintées de rouge, érès rapprochées l'une de l’autre, écartées sur 
la côle; la première placée au milieu, formant un coude postérieure- 
ment, blanche, large sur le bord interne, s’arrêlant à l’angle au milieu 
et continuée par sa bordure interne rouge qui va jusqu’à la côte. Cette 
bordure rouge, est lisérée à son tour, du côté interne, d’une ligne noire 
qui n’alteint pas la côte et qui, sur le côté interne, s’écarle subitement 
en se dilatant en une tache noire vers la base. Du côté externe la pre- 
mière ligne est bordée de noir, laquelle couleur forme un grand triangle 
costal. Deuxième ligne continue, pâle, sinueuse, rentrant en deux longs 
sinus sur les plis. Frange rouge noirâtre; pas de points marginaux. 

Ailes inférieures brun jaunätre, la frange un peu plus pâle. 

Dessous des ailes brun foncé, un peu rougeätre, la nervulation 
{ypique; aux ailes inférieures, 2 très écartée de l’angle, 3 nettement de 
l’angle, la cellule longue. 

Tele ocracé rougeätre, thorax rouge brun sombre. Abdomen ocracé 
brunâtre. Palpes brunâtres, plus pâles à la base. Paltes gris foncé, les 
tarses noirs, les fémurs teintés de rouge. 

Cette espèce ressemble aussi à certaines espèces d'Euzophera. 

Japon. Une 2 (coll. Pryer), coll. Holland, de Pittsburg (Pens.). 


270 
8h. R. Notulella, Rag., Nouv. gen., p. 8. (Pl. XXXVIII, fig. 25). 


21 mill. Ailes supérieures courtes, assez larges, un peu arrondies 
sur la côte, un peu obliques et arrondies sur le bord externe. Ailes 
d’un gris olivätre, plus foncé sur la eôte, dans l’espace médian, et sur 
les nervures. Lignes transversales de la couleur du fond, bordées dans 
l’espace médian de lignes fines et noires, et extérieurement d'une 
fine ligne gris olivätre foncé. La première ligne, placée presque au 
milieu de l'aile, est verlicale, à peine sinueuse au milieu, et forme un 
angle sur la nervure dorsale. La deuxième ligne est un peu oblique, 
d’abord parallèle au bord externe, puis droite sur le bord interne; 
bombée au milieu. La frange est d’un gris brunâtre, précédée d’une 
fine ligne interrompue, noire. Points discoïdaux réunis en un fin crots- 
sant noir, dans une éclaircice jaunätre teinlée d’ocracé rougeältre vers 
l’apex. Dessous noirâlre avec les traces de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, un peu irisées, semi-lranspa- 
rentes, bordées d’une ligne jaune, suivie intérieurement d'une fine 
ligne brune, l’apex bruni, la frange plus claire, avec une ligne brune à 
la base. Dessous semblable, mais la côte jaunâtre. 

Tete el thorax gris olivälre. Palpes courbés, minces, bruns; le 
sommet des 2 et 3° articles plus clair. Antennes brun clair, dislinele- 
ment crénelées et pubescentes. Abdomen gris, annelé de noirälre. 
Pattes anlérieures brunes, les palles postérieures blanchätres, forte- 
men! aspergées de noir, les larses noirs, largement annelés de blanc. 

Ressemble beaucoup à la Coptarthria Dasypyga, Zell. 

Nalal, un - dans ma coll. 


85. R. Basiferella, WIk., Cat., XXXV, p. 1729 (o. Gaana) (Rag., 
PI. XLI, fig. 6). 


28 mill. Ailes supérieures grises, gris noirätre dans l’espace médian, 
les lignes transversales sinueuses, gris pâle ; la première presque ver- 
ticale, projetant deux petils angles dans l’espace basilaire et dans 
l’espace médian où elle est dislinctement bordée de noir. Deuxième 
ligne échancrée sur les plis, bombée et dentelée au milieu, fortement 
bordée de noir du côté interne, plus finement du côté externe. Espace 
terminal étroit, points marginaux noirs, distincts. Une lunule noire, 
bordée de couleur pâle sur le disque, et une ste transversale noire, 
oblique, de la côte entre la base et la première ligne, atteignant la 
nervure médiane. Dessous gris-brun noirälre. 

Ailes inférieures gris-brun noirälre, le dessous semblable. 

Tele et Lhorax gris; les palpes, le corps en dessous et les paltes 
gris tachetés de brun et de noir. Abdomen très gros; palpes recourbés. 


ter 


Diffère un peu des autres Rhodophaea en ce que les nervures A et 5 
naissent séparées ensemble de l’angle de la cellule des inférieures. 
Une 9 du Cap de Bonne-Espérance, coll. Mus. brit. 


86. R. Histriculella, Hulsl., Entom. Am. 1887, p. 135 (Acrobasis), 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 119 (Rag., Pl. V, fig. 16). 


18 à 20 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, peu élargies au 
sommet, droiles sur la côle, arrondies à l’apex, le bord externe oblique. 
Ailes gris cendré, saupoudrées irrégulièrement de noir; lignes trans- 
versales assez rapprochées, blanchälres, interrompues, peu dislinctes, 
presque verticales, sinueuses, la première plus visible, lisérée de noir 
postérieurement, du côté interne lisérée de noir seulement sur le bord 
interne, formant un angle oblus sur la nervure dorsale; la deuxième 
ligne naît d’une lache costale noire; elle est bombée au milieu, où elle 
est précédée d’un nuage noir au-dessus duquel se trouvent les points 
discoidaux réunis en un anneau noir allongé, transversal. Frange gris 
brunätre précédée d’une ligne noire. Ailes inférieures jaune brunätre, 
plus pâles à la base, lisérées de brun, la frange blanche. 

Tête et thorax gris noirâlre uni et lisses. Palpes noirs, gris foncé à 
la base, la base du troisième arlicle étroitement blanche. Palpes maxil- 
laires très longs et distincts, bruns. Antennes brunes, aplalies, à 
peine pubescenles. Pattes grises, les genoux noirälres, les larses noi- 
rälres annelés de blanchâtre. 

M. Hulst ne m'a communiqué qu'un individu avec deux ailes et 
sans Corps, que je suppose êlre un 5 à cause des antennes. D'après 
la nervulalion de l’aile supérieure, c’est une Rodophaea. M. Hulst, il est 
vrai, a placé depuis cette espèce dans le genre Myelois, déclarant qu’elle 
en a bien la disposition de nervures; mon lype ayant élé détruit par le 
coloriste, je ne puis revérifier si les nervures A et 5 sont sur une tige 
ou séparées, comme je le crois. 

Texas (Am. sept.). 


87. R. Heringi, Rag., Ann. Soc. e. Fr., 1888, p. 282 (Pl. VII, fig. 1. 


18 mill. © Ailes supérieures grises, saupoudrées de brun moirätre, 
plus pâles vers la côte, les lignes transversales obliques, sinueuses, 
blanchätres, assez finement bordees de brun noirätre. La première 
ligne est oblique de la côte au pli dorsal, formant ensuite un angle 
sur la nervure dorsale; elle est précédée d’une tache triangulaire 
brun rougeâtre bordée d’une rangée, ou bourrelet verlical, d’ecailles 
brun rougeätre en relief. La deuxième ligne est bombée et un peu 
dentelée au milieu. Points discoïdaux distincts, points marginaux peu 
visibles, frange gris brunälre. Aïles inférieures lransparenles, jaune 


Ze 


brunätre foncé, un peu irisées, les nervures et un double filet à la 
base de la frange bruns; la frange brunâtre. 

La tête, le collier et les antennes brun rougeätre, le thorax gris 
noirâtre. Palpes recourbés, noirätres, gris à la base. Abdomen brun 
rougeätre sale. Paltes blanchätres saupoudrées et lavées de brun noi- 
rälre, les tarses bruns. 

Ressemble plutôt à une Myelois Furvidorsella qu'à une Rodophaea. 

Ceylan; une © Mus. zool. de Berlin. 


88.R.Niveicinctella, Rag., Ann. S.e. Fr.,1887,p. 227 (Pl.V,fig.17). 


22 mill. Ailes supérieures larges, la cöle presque droite, le bord 
externe oblique, arrondi, l’apex obtus. Ailes grises, très fortement sau- 
poudrées de noir, surtout dans l’espace médian; première ligne blanche, 
droîte, un peu oblique, arrondie sur la côte, projetant un pelit angle 
postérieurement dans la cellule, du côté de la base à contours indis- 
lincts. Deuxième ligne parallèle au bord externe, profondément échan- 
crée sur les plis, au milieu bombée et fortement dentelée, noire, indis- 
tincte, indiquée sur la côle par une lache grise. Points discoïdaux 
noirs, obliques, dans un nuage gris, indistinct, qui s'étend à la côte; 
frange gris noir, points marginaux presque nuls. Dessous gris noir, la 
deuxième ligne visible, noirâtre, bordée de gris, se continuant de même 
sur les ailes inférieures. 

Ailes inférieures gris brunätre lavées de noirätre, les nervures 
noirätres, la frange grise avec deux filets noirätres à la base. 

Tele et thorax gris noir,.plombé, l'abdomen brun noirälre, plus 
pâle aux incisions. Palpes acuminés, blancs, les deuxième et troisième 
arlicles largement lavés de noir au sommet. Antennes gris brunâtre, 
annelées de noir. Pattes gris brunälre, lavées de noir, les tarses noirs 
annelés de gris à l’extrémité des articles. 

Achal-Tekké, 29 mai. Coll. Romanoff et Ragonot. 


89. R. Nigrisquamella, Rag., Ann. Soc. ent. Fran., 1887, p. 227 
(Pl. VII, fig. 1). 


20 mill. Ailes supérieures étroites à la base, élargies au sommet, 
arrondies sur la côte, trés obliques sur le bord externe, droites, non 
arrondies, l’apex très aigu. Ailes blanches saupoudrées d’ecailles noires, 
lesquelles sont plus denses avant la première ligne (où elles forment 
une large bande n’atleignant pas la côte et séparée du reste de l’espace 
basilaire par une ligne droite blanche) dans la partie dorsale de l’espace 
médian, et le long des lignes transversales, qu’elles bordent postérieu- 
rement. Elles forment une tache foncée oblique sur la côte après la 
deuxième ligne. Première ligne très fine, blanche, verticale, très 


SORTE NE 


légèrement sinueuse sur la côte et le bord interne, la deuxième ligne 
blanche avec deux profondes sinuosiles sur les plis, oblique sur la 
cöle, bombée au milieu. Points marginaux gros, (res dislincts, sur le 
fond blanchâire de l’espace terminal. Frange blanche avec des lignes 
transversales grises. Points discoidaux distinets, superposés, séparés 
Dessous blanchâtre, plus foncé par transparence, bordé d'une ligne 
foncée, la deuxième ligne faiblement visible; un point blanc sur la 
côte indiquant sa naissance, est plus distinct. 

Ailes inférieures blanc-brunâtre, les nervures à peine plus foncées, 
la frange blanche. 

Tête et thorax blanc fortement saupoudré de noir, l’abdomen gris, 
‚zone de noirâtre. Antennes blanches, finement annelées de noir en 
dessus, brun clair en dessous, chez le avec deux rangées de cils 
très fins, courts el denses. Palpes blancs, avec une large lache au 
milieu du deuxième article, une sur le troisième article et une plus 
petite vers le sommet de l’arlicle basilaire. Paltes blanches saupou- 
drées par places d’écailles noires, surtout sur les larses. 

Très voisin de Dulcella, à qui elle ressemble tout à fait comme 
dessins, mais elle n’a pas de couleur ocracée, elle est beaucoup moins 
foncée, et le bord de l’aile est très visiblement différent, étant coupé si 
obliquement (la figure n'indique pas suffisamment ce caractère, et elle 
est un peu trop foncée), pendant que chez Dulcella il est droit et arrondi 
à l’angle anal. 

Deux provenant de Samarkand. Coll. Staudinger. 


90. R. Dichromella, Rag. (Pl. XLII, fig. 3). 


22 mill. 2 Aïles supérieures assez larges, arrondies sur la côte, 
obliques et arrondies sur le bord externe, gris blanchätre, saupoudrées 
et lavées de brun noirätre. Lignes transversales blanches, continues, 
la première oblique, convexe extérieurement, atteignant le milieu du 
bord interne, bordée du côlé interne d’une large bande brun noirätre 
qui s’allenue vers la côle, qu’elle n’atteint pas, et bordée, du côté externe, 
d’une grande tache triangulaire brun noirätre sur la côte. Deuxième 
ligne sinueuse, bombée au milieu, rentrant sur les plis, bordée du côté 
interne par une ombre très large d'un brun noirätre, ombre qui se dilate 
sur le pli dorsal el se rélrécit sur la côte ; la deuxième ligne est égale- 
ment bordée exterieurement de brun noirâtre, plus étroitement au milieu. 
On ne peut que deviner une £paisse tache discoïdale allongée, parce qu’elle 
se détache à peine de la couleur foncée. Points marginaux noirs, très dis- 
tinels. Ailes inférieures brunälre uni, lisérées de noir, la frange grise. 
Dessous des quatre ailes brun uni; la nervulation normale, la cellule 
des inférieures longue, 2 très écartée, 3 de l’angle. 


nen 


Tête, thorax et antennes brun noirätre. Palpes gris noir, plus pâles à 
labase.Abdomengrisocracézonédenoirâtre. Pattes grises, leslarsesnoirs. 
Japon; une © de la coll. Pryer, coll. Holland, de Pitlsburg (Pens.). 


91. R. Tokiella, Rag. (Pl. XLIII, fig. 4). 


19 mill. ©. Aïles supérieures subtriangulaires, très étroites à la 
base, droites jusqu’au delà du milieu où elles sont un peu courbees; 
ailes grises, fortement lavées de brun noirätre; largement et obliquement 
gris blanchâtre sur le disque, d’où se délachent distinctement les points 
discoïdaux ronds et obliques. Lignes transversales pâles, distinctes, la 
première oblique, un peu convexe postérieurement, blanche, bordée 
de brun noirâtre des deux côlés, la bordure interne formant une large 
tache dorsale ou bande un peu iriangulaire, qui finit sur la nervure 
médiane et est lisérée elle-même de blanchâtre du côté interne. La 
deuxième ligne, rapprochée et presque parallèle au bord externe, un 
peu bombée au milieu, rentrant faiblement sur les plis, est teintée de 
brunälre el est largement bordée de brun noirälre du côté interne, plus 
étroitement du côté externe. Points marginaux à peine visibles, frange 
gris foncé. 

Ailes inférieures gris brunätre, avec un fin liséré brun, la frange 
grise. Dessous brun; aux supérieures 4 et 5 écartées, 10 rapprochée 
de 8; aux inférieures la cellule très longue, 2 très écartée de l’angle. 

Tête et thorax brun noirâtre, l'extrémité du thorax plus foncée. 
Palpes recourbés, brun noir. Paltes gris blanchätre, les tarses noirs. 

Celle espèce rappelle Dulcella, mais n’a aucune trace de couleur 
ocracé-rougeàlre. 

Japon. (Coll. Pryer, n° 1312), coll. Holland, de Pittsburg (Pens.). 


92. R. Dulcella, Zeller, Isis, 1848, p. 663; H.-S. IV, p. 98, fig. 47. 


20 mill. Ailes subtriangulaires, le bord externe presque vertical, 
arrondi à l’angle anal. Ailes blanchâtres, fortement saupoudrées de 
noir brunâtre, les écailles étant moins denses sur la côte; à la base, 
- après la première ligne et sur le bord externe, ces parlies paraissent 
grises. La première ligne est large, ocracé rougeätre, blanche sur la côte, 
bordée extérieusement d’une fine ligne noire, un peu oblique, non 
sinueuse, courbée vers la cöle; elle esl précédée d’une large tache trans- 
versale noirälre qui est bordée vers la base d’une fine ligne anguleuse 
blanche. La deuxième ligne est fine, blanchälre, très sinueuse, ombrée 
de noirätre des deux côtés, échancrée sur les plis, et suivie sur la cöle 
d’une tache noire oblique. Points discoïdaux noirs, réunis. Points mar- 
ginaux noirs, distincts. Frange noirätre. Dessous brunätre, les ner- 


EURE 


vures au sommet et une petite strie oblique sur la côte blanchâtres; la 
frange blanchälre avec des filets bruns. 

Aïles inférieures jaune brunâtre, plus foncées sur les nervures et 
sur le bord; la frange brunälre. 

Tête et thorax noir mêlé de blanc. Palpes noirs, l’article basilaire et 
l'extrême sommet des 2° et 3° articles blanc. Antennes brunes. Abdomen 
brun clair. Pattes blanchälres, les tarses noirätres annelés de blanc. 

La © ne diffère du 5' que par ses ailes inférieures plus foncées. 

Hongrie, Russie mér., Arménie, Amasie, Brousse (en mai), Mardin. 


93. R. Xanthogramma, Stor., Berl. e. Zeit., 1870, p. 204 (Rag. 
PI. XI, fig. 10). 


17 mill. Ailes supérieures assez courtes et larges, un peu convexes 
sur la côte, un peu obliques sur le bord externe, arrondies à l’angle 
anal; elles sont d’un gris bleuätre foncé avec une ombre noire s’elen- 
dant obliquement de l’apex jusqu’au disque, la côte, jusqu'aux points 
discoidaux dans l’espace médian, gris clair. Premiere ligne oblique 
jusqu’à la nervure médiane, puis descendant presque droite jusqu’au 
milieu de l'aile; elle est très fine, entièrement teintée de jaune et très 
finement bordée de noir du côté de la base jusqu’à la nervure médiane. 
La côle à la base, et après la première ligne, est un peu plus foncée que 
le reste; deuxième ligne {rès fine, sinueuse, blanchätre, dentelée, ren- 
_ trant et interrompue sur le pli cellulaire par l’ombre noire et échancrée 
légèrement sur le pli dorsal. Points discoïdaux très pelits, superposés, 
réunis. Points marginaux assez distincts, la frange gris noirätre. 

Ailes inférieures gris brunälre, la frange gris noirâtre clair. Des- 
sous gris noirälre, les supérieures plus foncées que les inférieures. 

Tête et thorax gris noirälre, l'abdomen gris brunätre zoné de 
noirâtre. Antennes brunes. Palpes entièrement noirs. Pattes gris noi- 
râlre, les tarses noirs finement annelés de blanc. Abdomen brun noi- 
rälre, le segment anal jaunälre. 

Ressemble à Injunctella, mais facile à distinguer. 


Une 9, coll. Staudinger, provenant de Chiclana près Cadix, élevée 
de Rhamnus en mai. 


94. R. Injunctella, Chr., Bull. Mosc. LNI, 1, p. 52 (140 sep.). (Rag., 
Pl. XI, fig. 8). 


21 mill. Ailes supérieures assez larges, très légèrement arrondies 
sur la côte, presque droiles sur le bord externe et arrondies à l’angle 
anal. Ailes gris noirâtre ; une éclaircie ou liture blanche s'étendant obli- 
quement de la naissance de la deuxième ligne au milieu de la première 


Moore 


ligne, entourant les points discoïdaux, qui sont gros, superposés, très dis- 
tincls. L'espace basilaire noir; une grande lache triangulaire noire sur 
la cöle après la première ligne, et une ombre noire oblique de l’apex 
traversant les espaces terminal et médian en partie. Première ligne érès 
large formant une bande oblique, arrondie, un peu anguleuse extérieu- 
rement, naissant de la côte très près de la base et atteignant le bord in- 
terne avant le milieu: elle est blanche, légèrement lavée de gris sur la 
côle, renfermant une longue fache transversale jaune ocracé placée 
contre son bord postérieur dans sa moitié dorsale. La deuxième ligne 
est {res fine, grise, sinueuse ct très dentelée, un peu échancrée sur les 
plis et se détachant à peine du fond. Frange noirälre, traversée par de 
fines lignes grises et précédée d’une fine ligne noire interrompue. 

Ailes inférieures brun noirâtre, les nervures plus foncées, la 
frange gris noirälre clair. Dessous des ailes brun noirälre. 

Tête et thorax noirâtres, l'abdomen gris brunälre, zone de noirälre, 
le segment anal jaunätre. Anlennes noirätres, très finement pubescentes 
chez le 4. Palpes noirâtres, la base et le côté interne blanchätre. 
Dessous du corps et les pattes gris clair lavé de noirätre, les larses 
noirâtres finement annelés de gris. 

Se distingue facilement de Xanthogramma par la largeur de la 
première ligne, la couleur foncée de l’espace basilaire, etc. 

Wladiwosliock (Amour), 13 et 22 juillet. Coll. Chrisloph et Stgr. 


95. R. Curvella, Rag. (Pl. XLI, fig. 5). 


92 mill. ©. Ailes supérieures grises faiblement saupoudrées de 
noir, teintées de rougeätre, l’espace basilaire entièrement noir, limité 
par la première ligne, blanche, fine, convexe postérieurement, oblique, 
atteignant le milieu du bord interne et renfermant sur son bord externe 
une tache allongée rougeätre, s'étendant du bord interne au pli dorsal 
au milieu; cette tache est bordée exlérieurement de blanchätre. La 
premiere ligne est suivie sur la côte d'une grande tache Iriangulaire 
noire appuyée à la côte et dont le bord externe se fond graduellement 
dans la couleur générale. La deuxième ligne est presque parallèle au 
bord externe, dentelée et faiblement bombée au milieu, blanc rou- 
geälre, lisérée de noir du côté interne. Une ombre noirätre traverse 
obliquement l’espace médian depuis l’apex. Points discoïdaux très 
obliques, ayant une tendance à se réunir, l’inférieur allongé, allénué 
en dessus. Frange gris brunälre traversée par plusieurs filels noirätres. 
Points marginaux invisibles. 

Ailes inférieures brunâtre uni, la frange un peu plus pâle. Dessous 
des quatre ailes brunälre uni, la deuxième ligne faiblement indiquée 


roue 


aux supérieures. Aux supérieures 4 et 5 sont d’un point, aux infé- 
rieures 5 est rattachée à 3 par une courte nervure. 

Antennes brunätres. Palpes blanchälre sale, un peu brunätre, 
l’apex plus foncé, très effilé. Thorax gris noir, teinté de rougeälre, par 
devant plus pâle et plus rouge. Têle en dessus ocracée. Abdomen ocracé 
grisätre, les premiers anneaux avec une tache noirätre à la base. 

_ Ressemble comme dessins à Injunctella, mais chez celle-ci les 
points discoidaux sont superposés, ronds et très dislinets, l'aile n’est pas 
teintée de rougeätre, la premiere ligne est plus large, n'étant pas 
rétrécie dans la partie coslale comme chez Curvella, la tache dorsale 
est enlièrement jaune, l’espace basilaire plus court, les palpes bien 
plus foncés et obtus à l’apex, noirs, sauf à la base, la tele en dessus 
non distinctement plus pâle. Celle espèce rappelle aussi l’Acrobasis 
Demotella, surtout l’exemplaire à espace basilaire noir. 

Une ® prise à Sulschau (Amour), coll. Slaudinger. 


96. R. Duplicella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1890. p. cexrm. 
(PI. V, fig. 48). 


16 mill. 41. Ailes supérieures subtriangulaires, légèrement convexes 
sur la côte au milieu, le bord externe oblique, l’apex assez aigu, 
l’angle anal arrondi. Ailes d’un gris brunätre foncé, l’espace basilaire 
noir, limité par la première ligne, qui est large, oblique, blanche, 
renfermant sur son côté externe une longue tache triangulaire orangee 
placée verticalement, s'appuyant sur le bord interne, atteignant la 
nervure médiane, et bordée intérieurement d’une ligne noirälre. Une 
grande tache costale noire, de forme triangulaire, suit la première 
ligne; au delà, jusqu’à la deuxième ligne, on voit une éclaircie grise de 
laquelle se détachent les poinls discoïdaux noirs, gros, superposés. 
Deuxième ligne grise, peu visible, finement ombrée de noir du côté 
interne, parallèle au bord externe, bombée au milieu, traversée près de 
la côle par une ombre noire que s’étend obliquement de l’apex. Frange 
gris noirâtre précédée d’unc ligne marginale noire et irrégulière. 

Ailes inférieures gris brunätre clair uni, la frange blanchâtre avec 
deux filels noirälres à la base. 

Tête et thorax noirs, l'abdomen gris brunätre, les antennes bru- 
nätres, légèrement pubescentes ; les palpes noirs, plus pâles à la base, 
les pattes gris foncé, les tarses noirs. 

Très voisine de Injunctella, Chr., mais plus petite, l’éclaircie dis- 
coïdale grise non blanche, la première ligne plus étroite et droite, la 
tache orangée bordée de noir. 

Koni (Etat de Shan, Birmanie sup. or.). Un coll. Meyrick. 


— a 
97 R Exsulella, Zell., Isis, 1848, p.868 (Myelois).(Rag.,Pl.V,fig.19). 


20 mill. ©. Ailes supérieures assez étroites, élroites à la base, très 
convexes sur la côle, d’un gris noirätre avec une teinte pourpre, tra- 
versées obliquement dans l’espace médian par une ombre noirâtre, 
l'espace basilaire d’un gris rougeätre, bordé extérieurement de rouge 
brun foncé. Lignes transversales presque parallèles au bord externe, 
la première blanche, fine, mal définie extérieurement sur le bord 
interne, coudee sur le disque, se perdant dans une tache triangulaire 
noire sur la côte. Deuxième ligne oblique, de la couleur du fond, indis- 
tinctement bordée de noirälre des deux côtés, à peine bombée au 
milieu. Points discoïdaux peu distincts. Frange noirälre. 

Ailes inférieures brunâtre pâle, la frange plus foncée, une ligne 
jaunâtre à la base. Dessous des quatre ailes d’un brunâtre clair uni. 

La tele et le thorax d’un gris brunâtre teinté de rougeätre, le 
dessus de la tête plus pâle. Palpes labiaux très minces, noirâtres, la . 
base brunätre; palpes maxillaires grands, noirâlres. Abdomen bru- 
nâtre, plus pâle aux incisions, les pattes brunes, les tarses d’un noir 
obscur annelés de blanchätre. 

Ressemble beaucoup à Marmorea, Hw., mais s’en distingue de 
suile par ses ailes plus étroites, forlement arrondies sur la côte, par 
ses lignes transversales non convergenles sur le bord interne, la 
deuxième ligne non sinueuse, les points discoïdaux séparés, etc. 

Amérique sept., une © (type original), Musée royal de Berlin. 

98. R. Marmorea, Hw., 495; Steph., 4, p. 306; Wd., 1462; Epely- 
della, Zell., Isis, 1839, p. 177, 1848, p. 671; Gn., Ind. Meth., p. 74; H.-S., 
fig. 48 (mauvaise), IV, p. 98; Sit., Man. II, 173; Hein., 180; Berce, 339. 

a. var. Lugens, Stgr., Hor. Ross., XVI, p. 88 (24) ; (Rag., Pl. V, fig. 21). 


21 mill. Ailes supérieures très étroiles a la base, élargies au som- 
met, la cöle presque droite, l’apex assez aigu, le bord externe oblique, 
arrondi à l’angle anal. Ailes d’un gris noirätre avec un rayon oblique 
plus pâle dans l’espace médian, l’espace basilaire entièrement d'un 
rouge brun, exactement limité par la première ligne, qui est blanche, 
fine, oblique sur la côte et verticale, élargie, fondue postérieurement, 
au delà de la nervure médiane. Deuxième ligne grise, indistincte, 
lisérée de noirâlre, rentrant profondément sur le pli discoïdal, un peu 
bombée et dentelée au milieu, renlrant ensuite très obliquement au 
bord interne; elle naît sur la cöle dans une ombre noire qui se con- 
tinue, atténuée, obliquement à travers l’aile. L'espace terminal est 
lavé de rougeälre et liséré de noir; la frange gris noiratre. Points 
discoïdaux ronds, obliques, réunis par une fine strie noire. Ailes in- 


ae 


ferieures brunâtre clair, la frange plus foncée, avec un double filet 
brun à la base. 

Tele et thorax gris rougeälre, les antennes brunes, les palpes gris 
brunâtre leinles de rougeätre. Abdomen gris brunälre annelé de jau- 
nâtre. Paltes blanchâtres saupoudrées de brun, les tibias avec un large 
anneau brun avant l’apex, les tarses noirs annelés de blanc. 

La chenille est assez mince, atlénuce postéricurement, {rès ridee, 
d’un brun chocolat très foncé et mat; la Lête et l’écusson d’un roussätre 
terne, la tête avec un croissant noir en dessus, l’écusson lacheté de 
noir, très luisant, les points verruqueux luisanls el surmontés d’un poil; 
sur les 3° et 12° anneaux il y a une lache couleur chair à centre noir; 
stigmales petits, couleur chair, les pattes écailleuses marquées de noir. 

Elle mange les feuilles de prunelliers (Prunus spinosa) rabougris, 
se tenant dans une toile de soie entre les feuilles au mois de mai, el 
le papillon paraît en juin et juillet (Buckler). Elle vit également, d’après 
E..Hofmann, dans une toile tubulaire sur les fleurs de Crataegus. 

Europe, Asie Mineure (en mai). 

La variélé Lugens ressemble au type comme taille et comme dessins, 
mais sa couleur cst grise ou gris sale avec l'espace basilaire noirâtre 
ou noir brun sans aucune teinte rouge; parfois les lignes transversales 
sont plus päles ct | lus dislinctement lisérées de noir des deux côtés. 

Amasie (Asie Mineure). 


99. R. Legatella Hb., 71, lexle, p. 35; Zk., Germ. Mag., III, 149: 
Mr. IX, 1, 189, %,, 3, 1735 Dup., X, p 28T, pl. 282, 25 Zeller, Is. 1839, 
p- 177, 1848, p. 665; H.-S., IV, p. 97, fig. 46; Hein., 178; Mill., Ze., II, 
p. 152; pl. 115, 6-9; Berce, p. 336. 


28 mill. Ailes supérieures sublriangulaires, sinueuses, fortement 
bombees à l’angle anal, gris notürâtre avec une teinte pourpre, une 
éclatrcie blanche, saupoudrée de noir, descend obliquement de la côle 
à la nervure médiane, entourant les points discoïdiaux réunis en une 
lunule nowre; celte éclaircie se fond graduellement dans la couleur 
générale ; l’espace basilaire est blanc, forlement saupoudré de noir vers 
la base, avec une grande fache dorsale iriangulaire d’un rouge brun 
précédée d’une touffe d’écailles gris noir en relief. Lignes transversales 
obliques, la première est noirâtre, un peu coudee sur Ja nervure 
médiane jusqu'où elle est bordée, vers la base, par une longue lache ou 
bande rouge-brun dont le bord interne est vertical et liséré de noir. La 
deuxième ligne est pâle, [res sinueuse, rentrant forlement sur les plis, 
bombée et dentee au milieu, assez dislinetement lisérée de noirätre des 
deux côlés, et naissant d’une liture coslale noire qui se continue obli- 

6 


eo 


quement à {ravers l'espace médian. Une ligne noire, interrempue, un 
peu festonnée, borde l’espace terminal, qui est lavé de gris à l’extré- 
mité ; la frange est gris noirälre. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre sale, les nervures brunätres, un 
double filet marginal brun très distinct, la frange blanc jaunâtre ; chez 
la © les ailes sont fortement teintées de brun, ainsi que la frange. 

Tête et thorax gris noirâtre lavé de rouge, les anlennes brun jau- 
nâtre finement annelées de noir, l'abdomen gris brunätre, les palpes 
gris noirätre, plus päles à la base. 

La chenille, d’après Millière, vit sur le Rhamnus alaternus dans les 
endroils bien exposés etest adulte vers le milieu de mai. Elle est alors 
allongée, atlénuée aux extrémités, cylindrique, plissée, d’un brun 
vineux en dessus et sur les flancs, et d’un vert bleuâlre sur le ventre; 
la vasculaire est brune, assez large, et continue. La têle est un peu 
aplalie, d’un leslac& rougeälre. Le segment thoracique porle une Ires 
large plaque lestacée parlagée par une fine ligne, avec des taches noires 
latérales. Patles concolores. Les sligmates sont peu saillanls, jaunälres, 
à peine cerclés de brun. Les trapézoïdaux et autres poinls sont mame- 
lonnés et plus clairs que le fond, les poils relalivement longs. 

Cette chenille ronge les jeunes feuilles qu’elle réunit en paquet, 
habitant au milieu, et elle se transforme à terre, dans une coque solide 
composée de soie, de débris et de terre. La chrysalide esl rougeätre, 
avec l’extrémilé abdominale obluse ; l'enveloppe descend très bas sur 
la spire (Millière). 

Le papillon éclôt depuis le mois de juin, jusqu’au mois d'août, 
el n’a qu'une génération. 

Il est cerlain que la chenille vil sur d’autres espèces de Rhamnus, 
notamment sur le R. Catharticus, et je crois l’avoir trouvée à Marlotte, 
pres de Fontainebleau, en mai; malheureusement je n’ai pas obtenu 
Vinsecle parfait. 

Le papillon se trouve en France, Autriche, Espagne, Suisse, Alle- 
magne méridionale, Caucase, Russie méridionale, Turkeslan. 


100. R. Advenella, Zk., Germ. Mag., UT, 141; Tr., IX, 1, 184; Zell., 
Is. 1839, p. 177, 1848, p. 669; H.-S., IV, p. 97, fig. 201; Stt., Man., Il, 173; 
Hein.,179; Sorhagen, Berl. e. Z., 1885 p. 81 (larva); Berce, 338; Palumbea, 
Hw., p. 494; Rhenella, Steph., /l., IV, 307; Wd., 1465; Gonsociella Dup., 
X, pl. 282 fig. 4, p. 218 (pars.); Recurvella, Gn., Ind. Meth., p. 74. 

20 mill. Ailes supérieures d'un gris cendré très pâle, fortement 
lavées de rouge pourpre, excepté au milieu de l’espace médian, qui est 
traversé obliquement par une large liture gris cendré; lignes transver- 
sales fines, blanches, lisérées de brun rougeälre, la première oblique, 


one 


lavée de rougeälre sur la côle jusqu’à la médiane où celle est coudée: 
au delà, elle est presque verticale, blanche, précédée d'une bande 
rouge bordée vers la base d’une ligne verticale noire lisérée de blanc: 
la première ligne est suivie d’une tache coslale pourpre sombre, {rian- 
gulaire, diffuse postérieurement. Deuxième ligne sinueuse, rentrant 
sur les plis, bomhée el dentée au milieu. L'espace terminal sur le bord 
externe gris cendré liséré de rouge brun, la frange gris brunâtre teinté 
de rougeätre. Poinls discoïdaux {rès obliques, bien séparés. 

Ailes inférieures gris-brunâtre clair, les nervures et deux filels 
marginaux plus foncés, la frange blanchätre. 

Tête rouge vineux, le thorax rouge brun mêlé de gris cendré, l’ab- 
domen gris brunätre. Palpes rouge brunâlre. La première et deuxième 
paire de pattes rouge brun, la base des fémurs et le sommet des Libias 
gris cendre, les tarses brun noirâtre, les patles postérieures blanches, 
les tarses et une parlie des libias brun noirälre. 

La chenille, d’après M. Lafaury, est d’un verl jaunälre en dessus 
et en dessous. Tele rousse, lavée de noirätre à sa parlie latérale et 
postérieure ; labre d'un roux plus foncé. Écusson peu corné, d’un vert 
jaunätre luisant, coupée de chaque côté par deux litures ferrugineuses 
donnant naissance aux sous-dorsales d’un rose ferrugineux. Ces deux 
lignes s’amineissent en s’éloignant de la tele, et sont visibles seulement 
sur les 3, 4 et 5 segments dans la plupart des individus et aussi sur les 
6, 7, Set 9 dans d'autres, mais peu marquées dans ce cas. Vasculaire 
bien marquée, fine, d’un vert plus foncé que le fond; lrapézoïdaux et 
sligmataux petits, peu visibles, surmonles d'un poil blanchälre de 
moyenne longueur, bien apparent. Plaque anale non cornée, concolore. 
Paltes écailleuses blanchâlres, les paltes membraneuses concolores. 

Elle vit sur le Sorbus aueuparia; et se lient dans les corymbes de 
fleurs, en réunissant plusieurs autour d’une galerie de soie recouverte de 
débris. De là elle mange les fleurs voisines et les fruits en train de se 
former. 

Elle se trouve en mai et juin, et vit également dans une toile tubu- 
laire, dans les feuilles roulées du poirier (Pyrus communs), l'aubépine 
(Crataegus), et le Sorbus aria ; le papillon éclôt fin juin et en juillet. 

Cette espèce est très répandue en Europe se trouvant en Angle- 
lerre, Allemagne, France, Livonie, Hongrie, Russie méridionale, etc. 


101. R. Suavella, Zk., Germ. Mag., WI, 140; Tr., IX, 185, X, 3, 276: 
Dup., Sup., IV, p. 124, pl. 60, fig. 8; Zell., Is., 1839, p. 177, 1848, p. 667: 
H.-S., IV, p. 97, fig. 202 ; Stt., Man., Il, 173; Hein., 179; Buckler, Ent. 
Mo. Mag., XI, p. 13 (larva); Berce 337; Porphyrea Curt.: Steph., 11l., IV, 
p- 306; Wd., 1463 (mauvaise). 


en 


22 mill. Ailes supérieures subiriangulaires, le bord externe oblique, 
arrondi, ailes d'un gris bleuätre, teintées de brun pourpre pâle sur le 
bord interne dans l’espace médian ; lignes lransversales obliques, blan- 
châtres, ia première très oblique, faiblement anguleuse vers la nervure 
dorsale, précédée d’une longue lache rouge vif bordée vers la base d’une 
ligne noire verticale jusqu’à la nervure médiane ; elle est suivie d’une 
grande tache costale triangulaire noire; deuxième ligne sinueuse, 
bombte au milieu, rentrant sur les plis, naissant d’une tache costale 
noire, qui se continue en une lilure noirâtre oblique, et suivie d’une 
bande rouge. Points marginaux pelils, distincts; points discoïdaux, 
presque superposés, le supérieur très pelit. 

Ailes inférieures jaunälre sale, ombrées de nsirätre sur le bord, 
une ligne marginale noirätre suivie d’une ligne plus claire, la frange 
blanc jaunätre, chez la © brunälre, les nervures brunälres. 

Tele et thorax gris noirälre entièrement leinles de rougeätre, les 
antennes brunes, plus päles en dessous, les palpes noirälres, plus 
grises à la base. Abdomen brun noirätre zoné d’ocracé brunälre. 

D'après Buckler, la chenille se trouve sur les prunelliers (Prunus 
spinosa) rabougris, vivant sur les feuilles sous une toile blanchätre; 
plus grandes elles se construisent des gaïeries de soie plus ou moins 
recouvertes de leurs longs et étroils grains d’excréments nettement 
placés l’un contre l’autre. La chenille hiverne toute petite et devient 
adulle vers le milieu de juin. Elle est alors cylindrique, mince, 
alténuée aux extrémités, surloul postérieurement. La têle est ronde, 
chagrinée, luisanle, d’un brun foncé, lécusson thoracique et la plaque 
anale sont noirs et luisanls. Le corps de la jeune chenille est d'un 
brun olivälre, tournant plus lard au brun chocolat foncé, la tache 
ocellée sur le côté du segment méso-lhoracique et l’avant-dernier seg- 
ment gris brunälre à centre noir. Poils brun foncé ainsi que les stig- 
males. Le corps est plissé transversalement, la région sligmalale est 
gonflée et froncée. 

Elie se forme parmi les tiges un cocon de soie grise et le papülon 
parait en juillet. La chrysalide ressemble à celle de Legatella. La che- 
nille se lrouve aussi sur l’aubépine (Crataequs oxyacantha) et le Crataegus 
pyracantha. 

Suavella se trouve en Angleterre, Allemagne, France, Espagne, 
Italie, Grèce et Caucase. Elle est commune. 


102. R. Kbeniella , Rag., Now. gen., p.8 (Pl. V, fig. 22). 


18 mill. Ailes supérieures assez élroites, peu élargies poslerieurc- 
ment, la côie légèrement convexe, le bord exlerne oblique, droit. Ailes 


Les 


d’un noir profond, sans autres dessins que les points discoïdaux, petits, 
superposés, d’un noir velouté, séparés par une tache ocracée. Frange 
gris noirätre luisant, cuivrée, le bord de l’aile avec une ligne d’un noir 
velouté fondue vers la base. Dessous gris de plomb. 

Ailes inférieures gris brunälre très clair, uni, un peu irisées, la 
frange blanchâtre. un filet brun à la base, le dessous semblable. 

Thorax noir, tête et antennes brun foncé, palpes ocracé pâle, lavés 
de noir exterieurement, sauf à la base. Abdomen gris brunâtre, pattes 
gris brunâtre, les tarses plus foncés. Nervulation typique. 

Delagoa Bay (Afr. orient.); une © dans ma coll. 


Gen. ACROBASIS, Zeller. 
(Isis, 1848, p. 606; 8. Mineola, Hulst, pars.) 


Front lisse. Stemmates et trompe distincts. Anlennes un peu aplaties, faible- 
ment pubescentes en dessous; l’article basilaire dilaté au sommet en une dent plus 
plus ou moins forte. Palpes labiaux ascendants, recourbés, parfois obliques, droits, 
comprimés, lisses, le troisième article long, acuminé. Palpes maæillaires filiformes. 
Corps grêle, paltes lisses. Ailes supérieures subtriangulaires, allongées, la côte 
plus ou moins arquée au milieu, le bord externe oblique, arrondi, parfois presque 
vertical; avec onze nervures, la cellule moyenne, l’extrémité arrondie, la trans- 
versale presque verticale, un peu concave; 3, 4 et 5 séparées, de l'angle arrondi; 
2 rapprochée, convergente avec 5; 6 libre; 8 et 9 tigées de l'angle: 10 et 11 libres, 
écartées. Ailes inférieures triangulaires, arrondies sur le bord externe, avec huit 
nervures, la cellule assez longue, la transversale concave, aboutissant en face de 3; 
4 et 5 tigées, de l’angle avec 3; 2 très écartée; 7 et 8 tigées; 6 de l'angle. 

Type : Consociella. 


Ce genre se dislingue de tous les aulres par la dilatation du sommet 
de l’arlicle basilaire des antennes en forme d’une dent ou angle corné 
plus ou moins saillant et recouvert d’écailles. Parfois cette dent prend 
un grand développement (Diversicolor), ou l’arlicle basilaire est très 
long, la dent prolongée et aiguë (Encaustella, Tumidana, Zelleri) ; ordi- 
nairement la tige de l’antenne est simple, mais chez Diversicolor elle est 
distinelement courbée au-dessus de l’article basilaire, et chez Encaus- 
tella, Tumidana et Zelleri, elle est un peu renflée et on remarque trois 
petites dents aiguës un peu au-dessus de l’article basilaire. Les palpes 
sont parfois un peu squammeux, et la longueur du troisième article 
varie ; chez Clusinella Z. et Obliqua Z., ils sont obliques, squammeux, et 
en même temps ces espèces ont une louffe frontale assez prononcée. 
Les éperons des pattes intermédiaires sont inégales de longucur. 

La nervulation est uniforme, par exception chez Obtusella les ner- 
vures 4 et 5 aux supérieures sont brièvement ligées, parfois distinc- 


— 86 — 


tement. La longueur de la cellule varie un peu, souvent longue, 
parfois eile peut ètre considérée comme moyenne, mais jamais courle, 
comme le dit M. Hulst. 

M. Hulst a cru devoir créer un genre spécial (Mineola) pour les 
espèces à ailes lisses, mais, quoi qu’il en dise, j'estime que l'absence ou 
la présence d’écailles en relief chez les Phyciles n’est pas un caractère 
suffisant pour diviser cerlains genres aulrement homogènes malgré, 
comme il l’ajoute, que ces caractères soient communs aux deux 
sexes ; il est souvent difficile d'établir une ligne de démarcation entre 
les espèces à ailes lisses et celles ayant des écailles en relief, et 
si on suivail M. Hulst, il faudrait séparer des espèces comme Tumi- 
dana S. N. et Zelleri Rag. qui, sauf pour le bourrelet, se ressemblent 
à se confondre. 

Les genres Trachonitis et Alispa que Zeller lrailait comme sous- 
genres d’Acrobasis, n’ont en réalilé aucun rapport ni comme struclure 
des anlennes et palpes ni comme nervulalion. Les espèces du genre 
Acrobasis ont un aspect sui generis qui en dehors de la nervulation et 
les antennes empêche toute réunion avec le genre Myelois. 

Les espèces suivantes, décriles comme des Acrobasis, ne sont pas 
des Phyeiles : 

Atratella NIk., Cal., XXXV, p. 1712; est une Tinéile. 

Cryptoleucella NIk., Cat., XXXV, p. 1709; est une Tinéite(g. Adychia). 

Funerea WIk., Cat., XXVU, p. 31; est une Epipaschünae. 

Incultella WIk., Cat., XXXV, p. 1712; n’est pas une Phyecile. 

Latiorella Wlk., Cat., XXVII, p. 29; n’est pas une Phycite. 

Xanthomelalis WIk., Cat., XXVII, p. 32; est une Pyraustinae. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Palpes obliques, le troisième artiele indistinet : 
1. Palpes très longs; points discoïdaux séparés; sans bour- 


relet d’ecailles avant la premiere line... .. .... . Clusinella. 
2. Palpes plus courts; points discoïdaux réunis généralement 
en une lunule; un bourrelet d’ecailles en relief. . . . . . Obliqua. 


* AA. Palpes arqués, le troisième article distinct : 
B. 4 et 5 aux supérieures tigées; supérieures gris noir, lra- 
versées par trois lignes; une lunule noire sur le disque. Obtusella. 
*BB. 4 et 5 aux supérieures séparées : 
G. Points discoïdaux réunis en forme de lunule : 
D. Espace basilaire rougeätre : 
1. La côte dans l’espace basilaire blane. . . . . . . Palliolelia. 
2. La côte dans l’espace basilaire noirälre. . . . . . Obrutella. 


s 


— QÙ =. 


*DD. Espace basilaire concolore : 
1. Ailes grises, lavées de rouge brique par places, une bande 


rouge avant la première ligne . . . . re 
2. Ailes gris brunätre, la bande avant la Anamnese ligne un 
Peugtemieegderrouseaine EEE 


CG. Points discoïdaux réunis en une petite strie oblique; lignes 
transversales rapprochées : 

1. Ailes gris ocracé; l’espace basilaire blanchâtre, semé 

d'écales brunes En ml 0e A ON RE ONE NOT ME 

2. Ailes subtriangulaires, gris noirätre uni; lignes noires for- 

mées d’ecailles en relief, disposées presque en triangle. . 

3. Ailes grises, presque blanches dans la moitié costale; la 

première ligne précédée d’une bande rougeälre qui est at- 
LÉDHÉCANEN MARCUS 


\GGG. Points discoidaux séparés : 


E. Points discoïdaux dans des stries blanches; ailes rouges, 
les lignes transversales ocracé olivâtre . . 


EE. Points discoïdaux distinctement entourés de blanc, for- 
mant des taches ocellées; ailes gris noirätre . . 


*EFEE. Points discoïdaux se detachant simplement de la cou- 
leur du fond : 


F. Espace basilaire limité par une ligne blanche, oblique, 
droite : 
G. Première ligne invisible; ailes gris noirätre, forle- 
ment teintées de rouge, la base rouge : 
1. Première ligne précédée d’un bourrelet d’écailles. 
2. Premiere liene sans bourrelet ......... 
*GG. Premiere ligne visible; ailes gris noirätre : 

H. Sans bourrelet d’ecailles en relief : 

1. Ailes teintées de rougeätres sur le bord interne ; 
première ligne fine, blanchätre, formant un ero- 
ehetisurlardorsale.. „. ...n ER 

2. Extrême base, sauf sur la côte, rouge; la pre- 

mière ligne kin teintee de heran, B 


*HH.-Avec un bourrelet d’ecailles en relief; dessins 
GORE S 2 1616 "0 ob Er: 
FF. Espace basilaire limité par une ligne pâle, arrondi 
dans sa partie costale : 
1. Plus grande; tete et thorax presque blancs, sans 
stries noires sur les ailes inférieures du gl . . . . 
2. Plus petite; tête et thorax rougeätres; un bourrelet 
très fort avant la 1” ligne; une strie noire sur la 
côte, au-dessous des inférieures chez le 5" 
*FFF. Espace basilaire non limité par une ligne blanche 
distincte : 
I. Supérieures avec un bourrelet d’ecailles en relief 
avant la première ligne : 


Tricolorella. 


Romanella. 


Ligeralis. 


Scabrülineella. 


Indigenella. 


Porphyrella. 


Amplesella. 


Tumidana. 
Zelleri. 


Encaustella. 


Rufizonella. 


Squalidella. 


Demotella. 


Angusellu. 


ee 


J Supérieures de couleurs variées : 


K. Première ligne continue, distincte, ocracé rougeätre; 
espèces petites : 

1. Supérieures gris bleuâtre foncé, plus päles à la base 

2. Supérieures gris noirätre, fortement lavées de rouge 

par places; le bourrelet très épais, noir, gris cendré 

CL EOEÉ AMEMDE o 0 © 6 © à 0 à 0 4 » © 6 6 » 6 0 


KK. Première ligne indistincte, indiquée surtout par une 
bande rougeätre, verticale, qui n’atteint pas la côte : 


L. La bande distincte; ailes gris-brun, gris bleuälre pâle 
sur la côte et à la base: 

1. Deuxième ligne et points discoidaux distinels. . . 

2. Deuxième ligne et points discoïdaux presque nuls . 


*LL. Bande rouge nulle; ailes teintées de rouge violacé . 
*JJ. Supérieures de couleurs unies ; 


M. Supérieures gris bleuâtre : 

1. Points discoïdaux noirs, cercles de gris bleuätre. 

. 2. Points discoidaux remplacés par une tache ovale, 
blanche ARR ee ee RU OP Eee IN NEC 

*MM. Supérieures ocracé noirätre très foncé; dessins 
indistinets, sauf les points discoïdaux, qui sont 
CONIUENÉTS NT EC ET TE 


II. Le bourrelet d’ecailles remplacé par une crête étroite, verti- 
cale, d'écailles en relief : 
N. Espace basilaire gris cendré: 
1. Ailes inférieures grises, plus foncées sur les 
bords; supérieures marbrées de noirätre. . . . 
2. Ailes inférieures presque blanches; les supé- 
rieures roussätres, sans mélange de noirätre.. 


_*NN. Espace basilaire blanc, au moins sur la côte. 
Dessins formant une M distincte, dont la partie 
costale au milieu est blanche, renfermant les 
points discoïdaux ; le reste ocracé brunätre. . 


*III. Supérieures sans bourrelet ou crête distinet d’écailles : 


0. Bordure noire de la première ligne non dila- 
tée en une tache triangulaire sur la côte : 


P. Dessous des supérieures chez le 5' d'une 
couleur unie; en dessus gris pâle, avec des 
bandes ocracées : 

1. Première bande n'atteignant pas la côte, 
liserée de noir; deux poinls discoïdaux . . 

2. Première bande entière, non lisérée de 
noir ; un point discoïdal. . . . . 


*PP. Dessous des supérieures chez le 4 strié de 
noir près de la base entre les nervures; des- 
sus gris foncé; l’espace basilaire clair, nette- 
ment limité par une ligne noire verticale . 


Caryae. 


Minimella. 


Rubrifasciella. 
Comptoniella. 


Betulella. 


Caryivorella. 


Gulosella. 


Hebescella. 


Bithynella. 


Rubidella. 


Epigrammella. 


Centunculella. 


Celticola. 


Alrisquamella. 


Neo es 


*00. Bordure noire de la première ligne dilatée sur la côte : 


R. La tache triangulaire costale fondue postérieurement, 
peu distincte : 
-S. Supérieures sans traces d’ecailles en relief; ailes d’un 
gris bleuâtre, parfois teintées de pourpre.. : . . . Giaucella. 
*SS. Supérieures avec de faibles traces d’une crête d’écail- 
les noires limitant l’espace basilaire, qui est plus 
pâle que le fond : 
T. Cette crète anguleuse : 
1. Bord externe presque vertical; le fond gris rou- 
geätre; une petite liture costale gris cendré après 


ie points discoïdaux . . . Diversicolor. 
. Bord externe très oblique; le ne gris ne de 
ne de brun noirätre par places. . . . . . . . Caliginella. 


*TT. La crète verticale : 
1. Espèce grande, gris cendré, lavée de rouge vineux 
par places. . . a: AE Sodalella. 
2. Espèce petite, gris roues, for sont lavée de 
rouge vineux. . ET on D M Vonsactellg: 
*RR. La tache costale noire formant un triangle bien net, 
tranchant sur la couleur gris blanchâtre : 
U. L'espace médian très élroit : 
1. Points discoïdaux ayant une lendance à se réu- 
IP EN SMS à à 6 © on 6 6 6 0 86 000 0 6 NEA 
2. Points discoïdaux écartés . . . . . . . Var. Nebulella. 
*UU. L'espace médian large : 
V. Supérieures lavees d’ocrace rougeätre pâle 
postérieurement, le bord externe très oblique. Fallouella. 
*VV. Supérieures lavees de noirätre posterieure- 
ment; le bord externe vertical : 
1. Le triangle costal très grand, la deuxième 


ligne verticale, remet hemlbss, Se Juglandis. 
2. Le triangle costal petit; la deuxième Liane 
CODE MAMDENMEMLOMPE ER RE ON TA CC 


103. A. Clusinella, Zeller, Isis, 1848, p. 610 (Rag. Pl. IV, fig. 7). 


26 mill. Ailes supérieures allongées, d’un gris cendre, lavées de 
brun pourpre. L'espace basilaire est un peu plus clair que le reste et 
est limité par une ligne rouge s'étendant un peu obliquement du bord 
interne à la sous-coslale et bordée exterieurement d'une ligne noirätre 
indistincte. Deuxième ligne blanchâtre lisérée de noirâtre, oblique, très 
sinueuse, dentelée au milieu. Points discoïdaux superposés, l’inferieur 
assez gros. Frange d’un gris rosé précédée d’une rangée de points fon- 
ces peu distincts. Ailes inférieures d'un brun clair, la frange plus pâle, 
avec deux lignes foncées à la base. Au-dessous les supérieures sont 


Cie 


d’un brun roussâtre, la deuxième ligne s’apercoit comme une ombre, 
les inférieures sont plus claires qu’en dessus. 

La tele et le thorax sont d'un gris brun; les palpes sont relative- 
ment longs, squammeux, étendus en avant, presque droils; ils sont 
d'un brun rougeätre vers l'extrémité et blanchâtres au-dessous, le 
troisième article indistinet. Paltes grises saupoudrees de noir, de rou- 
geätre et de brun. La 2 a les palpes plus minces que le 4. 

Cette espèce se distingue d'Obliqua Z. par sa laille plus grande, ses 
ailes plus étroiles, les points discoidaux bien séparés, l'absence d’écaiïlles 
en relief devant la premiere ligne, et surloul par la longueur .remar- 
quable des palpes qui, vus du dessus, dépassent la têle de sa longueur. 

Zeller dislingue la Clusinella de Obliqua par ses ailes plus étroites, la 
couleur plus rouge, l'ombre sous les points discoïdaux plus effacée, les 
points distinctement séparés. 

Toscane (Italie), prise volant parmi de jeunes chênes; Hyères (France 
méridionale). 


104. A. Obliqua, Zell., /s., 1847, p. 31, 1848, p. 610; H.-S., 178, IV, 
p- 100; Berce, 325; Nolcken, Sfelt. e. Z., p. 181 (larva); Glycerella, Ster., 
Stett. e. Z., 1859, p. 225; Cistella, Mill., /c., I, 2, p. 97, Pl. 6, 6-12. 


20 à 24 mill. Ailes supérieures allongées, assez étroites, con- 
vexes sur la côle, arrondies sur le bord externe, gris noirätre teinté de 
bleuätre et de rougeätre, le disque et l’espace basilaire plus gris, ce der- 
nier limité par une ligne blanchâtre presque verticale, coudée sur la 
côte et suivie d’une longue tache dorsale triangulaire d’un ocracé 
rougeâtre bordée d’un élroit bourrelet d’ecailles noirätres en relief. La 
première ligne vient après et est noirätre, fine, plus épaisse sur la 
côle, où elle est suivie d'une ombre noirâtre. Deuxième ligne presque 
verlicale, sinueuse, bombée au milieu, grise, finement ombrée de noi- 
râtre des deux côlés. Une ombre noirälre, teintée de rougeätre, plus 
noire sur la côte, traverse l’espace médian obliquement sous les points 
discoïdaux, qui sont presque superposés et généralement reliés par un 
filet noir formant une lunule. Points marginaux noirâtres, la frange 
gris brunälre. En dessous chez le la côte à la base est ocracée. 

Ailes inférieures gris brunâtre clair, la frange plus pâle, les ner- 
vures plus foncées, un filet marginal brun. 

Tête et thorax gris foncé, l’abdomen gris brunälre, les palpes 
obliques, très longs, renflés au sommet du deuxième article, gris noi- 
râtre, plus päles à la base. Pattes grises, les tarses noirs. 

Très voisine de Clusinella Z.; Glycerella Sigr. n’est qu’une Obliqua 
plus grande que d'ordinaire (22 à 25 mill.). 


oe 


La chenille vit en mars et juin ou juillet sur les Cistus dans des 
galeries de soie épaisse el consislante, mangeant les boutons de la 
fleur du Giste : « Adulle elle mesure 15 mill. Le corps est épais, les 
segments renflés, d'un jaune verdätre, présentant sur le dos cinq lignes 
d’un rose vif qui l’envahissent presque en entier, la dorsale est la plus 
étroite, les lignes sont toutes interrompues par le pli transversal situé 
au milieu de chaque segment. Au-dessous du stigmale, qui est très 
petit et noirälre, se trouve un trait oblique, rose. Dessous d’un jaune 
verdätre, avec des laches ventrales et lignes latérales roses qui s’obli- 
tèrent souvent quand la chenille est adulte. Tête jaunâtre, tachetée de 
brun, l’écusson et le clapet plus sombres, le premier ayant des taches 
brunes entourées de rose à l’origine des lignes du dos. Points verru- 
queux indistincts. Pattes concolores » (Chrétien). 

Le papillon paraît en juin-juillet et au mois d'août. 

Obliqua se trouve partout dans l’Europe méridionale, Corfou, Corse, 
Brousse, Espagne, France méridionale, Ilalie, Grèce. 


105. A. Obtusella, Hb., 215; Dup., 280, 4, p. 221 (non larva); F.R., 
pl. 573 a-c, p. 152; Zeller, Is., 1848, p.607; H.-S., IN, p. 104; Hein., 175; 
Berce, p. 322 (non larva). 


20 mill. Ailes supérieures assez courtes, légèrement convexes sur la 
côte, le bord externe presque verlical, arrondi. Ailes d’un gris noir uni, 
une lache dorsale blanche après la première ligne. Celle-ci est pâle, 
bordée exlerieurement d’une ligne noire oblique sur la côte, verticale 
ensuite, précédée d’une bande parallèle, noire, atlénuée vers la cöle, 
formée d’écailles en relief, elle-même précédée d’une fine ligne blan- 
châtre, oblique, droite, lisérée de noir du côlé interne. La deuxième 
ligne est oblique, sinueuse, pâle, distinctement lisérée de noir intérieu- 
rement. Une ligne noire, festonnée, avant la frange qui est d’un gris 
noir luisant. Une lunule noire dans une tache pâle sur un disque. 
Un paquet d’écailles noirätres teintées de rouge foncé à la base. Ailes 
inférieures brunes. les nervures plus foncées, la frange gris brunälre. 

Tête et thorax gris noir teinté de rougeâtre. Palpes brunâtres 
saupoudrés de noir, le troisième arlicle noirâtre. Abdomen brunälre. 
Antennes brunes, gris brunâlre à la base, l’article basilaire avec une 
forte dent, le reste pubescent. 

Contrairement aux autres Acrobasis, k et 5 aux supérieures sont 
dislinctement tigées. 

La chenille ne paraît pas avoir été décrite; elle vivrait sur les 
feuilles enroulées du poirier, ainsi que sur d’autres arbres fruitiers, le 
prunellier, etc. à la fin d'avril, et le papillon paraît en juin et juillet 


gg 


dans les vergers. D’après M. Chrétien, la chenille a 15 millimètres de 
longueur et 2 millimètres d'épaisseur; le corps légèrement atténué aux 
extrémités, à segments renflés, d’un jaune verdâtre uniforme, sans 
lignes distinctes; les sligmates très pelits, d'un brun marron, les points 
verruqueux indistincts. La chenille vivant sur le bouleau décrite par 
von Tischer est celle de la Meroptera Betulae. 

L’Obtusella se trouve en France, Allemagne, la Hongrie, la Suisse 
et la Russie méridionale. 

106. A. Palliolella, Rag., North. Am. Phyc., p. 4 (Pl. IV, fig. 8): 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 121; Albocapitella, Hulst, Ent. 
Am., 1888, p. 116. 


18 mill. Ailes superieures courtes, larges, arrondies pres de la base, 
le bord externe peu oblique. Elles sont grises, fortement lavees de brun 
noirätre et de rougeätre ; l'espace basilaire sur la côte jusqu’à la nervure 
médiane blanc, au delà de couleur chair ; la base même blanche. Premiere 
ligne très oblique, indiquée par la couleur foncée de l’espace médian et 
précédée à quelque distance d’une courte rangée perpendiculaire d’e- 
cailles noirâtres en relief. Deuxième ligne blanchâtre, sinueuse, lisérée 
de noir, rapprochée du bord externe. Frange gris noirâtre précédée de 
points noirs. Points discoidaux dislincts, superposés ou réunis en lunule. 
Une tache triangulaire noirätre sur la côte après la première ligne, et 
une ombre noirâtre traverse obliquement l’espace médian. Dessous gris 
brunâtre, plus clair vers le bord interne, une tache allongée, noirätre 
sur le disque, la deuxième ligne faiblement indiquée en blanchätre. 

Ailes inférieures gris brunälre, plus foncées vers les bords et sur 
les nervures, la frange grise. Dessous des inférieures gris ocracé clair, 
la côte blanc rougeätre. 

Tête el thorax blancs, le thorax teinté de rougeälre postérieure- 
ment, l'abdomen ocracé clair. Palpes blanchälres. Antennes brun clair, 
fortement pubescentes, l’article basilaire blanc. Pattes gris ocracé, les 
pattes intermédiaires blanches avec des écailles et un anneau noir. 
Tarses noirs annelés de blanc. 

Se distingue immédiatement des autres Acrobasis par sa base mi- 
blanche, mi-carnée, sa tête et thorax blancs. 

Canada (Amérique septentrionale). 


107. A. Obrutella, Chr., Bull. Mosc., LVI, 1, p. 55 (p. 143); 
(Myelois). (Rag. PI. XI, fig. 9). 


20 mill. Ailes supérieures d’un gris noirätre, un peu lavées de gris 
cendré (ou gris bleuâlre) obliquement à travers l'espace médian; lavées 


D 


de rouge vermillon dans l’espace basilaire sur le bord interne jusqu’à 
la nervure médiane. Première ligne blanche, fine, commençant vers le 
premier tiers, oblique jusqu’à la nervure médiane, puis se dilatant, 
formant une fache blanche dislincle, descendant presque verticalement 
sur le bord interne au milieu. Deuxième ligne presque parallèle au 
bord externe, fine, blanchâtre, sinueuse, fortement échancrée dans 
l'espace médian sur les deux plis, se rapprochant de la premiere ligne 
sur le bord interne. L'espace terminal est lavé de rouge formant une 
bande rouge après la deuxième ligne. Les nervures sont marquées en 
noir. Dans l’éclaircie grise de l’espace médian se délachent les points 
discoïdaux, généralement réunis en forme de lunule. Frange gris noi- 
rälre, précédée d'une ligne noire interrompue et peu dislincte. 

Ailes inférieures gris brun avec les nervures un peu plus foncées; 
la frange gris noirälre lisérée de noir à la base. Dessous des ailes gris 
brun foncé, le bord interne des supérieures plus cat et on aperçoit la 
trace de la deuxième ligne. 

Tête gris ocracé, thorax gris noirâtre, abdomen gris ocracé, zoné 
de noirâtre. Palpes noirälres, minces, le troisième article long, cylin- 
drique. Antennes gris brunâtre, chez le mâle finement pubescentes, 
larlicle basilaire court, la dent petite, courbée. Paltes noirätres, les 
larses annelés de blanchâtre, l'abdomen noirälre, le segment anal 
Jaunâtre. 

Ressemble beaucoup à Marmorea Hw. el ne s’en dislingue que par 
ses ailes un peu plus larges, la côte plus arrondie, l’apex plus obtus, 
par l’espace basilaire dont la moitié dorsale seule est d’un rouge ver- 
millon (au lieu d’être entièrement d’un rouge brun) et par la dilatation 
de la première ligne sur le bord interne ; les inférieures sont aussi 
plus foncées; enfin par la dent à la base des antennes. 

Deux exemplaires, collection Staudinger, et un dans la collection 
Christoph, provenant de l’Amour. Pris le 5 juillet. 


108. A. Tricolorella, Grole, Bull. U. S. Geol. Sur., IN, p. 69%; 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 127 (Rag. PI. V, fig. 24). 


25 mill. Ailes supérieures sublriangulaires, étroites à la base, le 
bord externe oblique, la côte droite. Ailes blanches, finement sau- 
poudrées irregulierement de noir, la premiere ligne est très oblique, 
noire, bordée d’une longue fache vouge à berd interne vertical, précédée 
d’une ligne blanche verlicale; elle est suivie d’une tache costale trian- 
gulaire, noire, teintée de rouge poslérieurement : deuxième ligne pâle, 
bordée inlerieurement d’une ligne noire, rentrant forlement sur les plis, 
bombée el denlée au milieu, ct naissant d’un tache costale noire 


TOM 


oblique qui s'étend en une ombre noirätre à travers l’espace médian. 
Une bande rougeätre borde la deuxième ligne du côté externe. Points 
discoïdaux noirs, indistincts, la frange gris brunâtre, une lunule noire 
sur le disque. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre sale, les nervures et un liséré 
marginal brunâtre, la frange un peu plus pâle. 

La tete et le collier sont d’un rouge foncé, le thorax gris, mêlé 
de noir et de rouge, l'abdomen ocracé brunätre, les palpes rouge ferru- 
gineux, plus foncés à l’apex, grisätres à la base. Antennes brunes, 
rouges à la base. Pälles blanches soupoudrées de noir et lavées de 
rouge, les tarses noirs annelés de blanc. 

Ressemble à Rhodophaea Suavella. 

Am. sept. (Californie, Maine, Nevada). 


109. A. Romarella, Mill. (Rhod.) Te., II, pl. 115, fig. 1-5, p. 150; 
Singularis, Sigr., Stett. e. Z., 1876, p. 144. 


18 à 21 mill. Ailes supérieures subtriangulaires, assez élroites, 
d’un gris cendré un peu brunälre, finement et irrégulièrement sau- 
poudrées de noir, les écailles foncées formant une litwre oblique dans 
le large espace médian; lignes transversales obliques, la première 
ocracé sale, oblique sur la côte, verticale au delà jusqu'à la nervure 
dorsale, ensuite oblique, bordée antérieurement d’une ligne verticale 
d’ecailles noires en relief et, postérieurement, d’une fine ligne noirälre; 
deuxième ligne rentrant sur les plis, droile au milieu, bordée intérieu- 
rement d’une fine ligne noire et exterieurement d’une ligne noirätre, 
plus noire près de la côte. Ligne marginale noire, un peu interrompue, 
la frange gris brunâtre. Une lunule notre lrès distincte, parfois inter- 
rompue au milieu, sur le disque. Ailes inférieures blanc ocracé sale, 
lisérées de brun, les nervures à peine plus foncées, la frange plus pâle. 

Abdomen ocracé brunälre. Tête et thorax gris brunälre, anlennes 
brunälres, fortement mais finement ciliées. Palpes gris noirälre, blan- 
châtres à la base. Paltes grises, les larses noirälres ainsi qu’un anneau 
ayant l’apex de Libias. 

« La chenille est d’un vert glauque, plus adulte, d’un verl-pomme 
vif, jaunâtre aux incisions, les lignes vasculaire et sous-dorsale étroites, 
d’un vert foncé, la sligmatale fine, continue, plus claire que le fond; les 
stigmates bruns cerclés de noir, la tele et la plaque du premier segment 
sont jaunälres, tachetées irrégulièrement de brun, parfois {out vert; un 
gros point noir à centre blanc sur le côté du deuxième segment, les 
points pilifères petils, noirs. » 

« Elle vit sur le Rhamnus alalernus, préférant les pieds vieux et 


roue 


maladifs, rongeant les feuilles dans son jeune âge (en mars), plus tard 
attaquant les fleurs et feuilles qu’elle réunit, dissimulée sous une toile 
de soie, devenant adulte fin avril, et le papillon paraît de fin août à fin 
septembre » (Müllière). 

Rome, Sicile. 


110. A. Ligeralis, Walker, Cat., XXVII, p. 37. (Myelois). (Rag., 
PI. XLI, fig. 8). 


20 mill. Ailes supérieures gris ocracé, les lignes {ransversales 
blanches, finement et distinetement lisérées de noirätre dont l’espace 
médian et de brunâtre de l’autre côté; l’espace basilaire blanchâtre 
semé irrégulièrement d’écailles brunes, en relief; une grande tache 
formée de ces écailles se trouve sur le bord externe avant la première 
ligne. Points discoïdaux réunis en une strie brune, droite, oblique, 
dirigée vers l’angle anal; au-dessous on voit une petite tache. Au- 
dessous de l’aile on apercoil les traces des lignes transversales. 

Ailes inférieures semi-transparenles, irisées, leintees de pourpre, 
la côte lavée de brunälre. 

Antennes du 4 très forlement échancrées à la base, pubescentes. 
Palpes brun pâle, le sommet du deuxième article blanchälre. 

Très voisin de Romanella Mill., mais s’en distingue par ses lignes 
bien plus rapprochées l’une de l’autre (la première étant placée au milieu 
de l’aile), l'absence de la ligne noire d’écailles relevées avant la première 
ligne, et la forme de la strie discoïdale. 

Un 4 de Ceylan. Mus. brit. 


111. A. Scabrilineella, Rag. (Pl. XLIII, fig. 6.) 


19 mill. / Ailes supérieures subtriangulaires, faiblement courbées 
sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, d’un gris foncé 
ou gris noirälre, avec une légère teinte pourpre; les lignes très rap- 
prochées, surlout sur le bord interne, écartées sur la côte, obliques, 
indiquées seulement par leur lisere noir, formé d’écailles en relief, dans 
l’espace médian; la première ligne commence un peu avant le milieu 
de la côte et finit un peu au delà du milieu du bord interne, faiblement 
convexe exlérieurement. La deuxième ligne est semblable, mais elle 
rentre sur le pli discoïdal. Une lunule noire, fine, également d’écailles 
en relief, sur le disque, et d’autres écailles semblables semblent former 
une grande lache noire avant la première ligne sur le bord interne. 
Frange un peu plus clair, grise. 

Ailes inférieures brun jaunätre luisant, la frange grise. Dessous des 


= Op 


ailes’ brunâtre; aux supéricures 4 et 5 d’un point, 10 Ecarlee; aux infé- 
rieures la cellule longue, 2 très écartée, 3 de l’angle. 

Tele et thorax bruns avec une teinte rouge. Palpes recourbes, 
minces et acuminés, brun grisätre. Palpes maxillaires croisés sur le 
front, squammeux. Abdomen brunâtre. 

" Espèce (res remarquable par les lignes d'écailles noires en relief 
qui traversent les ailes supérieures; malheureusement les antennes 
sont brisées enlierement dans l’unique individu. 

Japon. (Coll. Prycr), dans la coll. Holland, de Piltsburg (Pens.). 


112. A. Perphyrella, Dup., X, pl. 279, 2, p. 191; Zell., Isis, 1848, 
p- 608; H.-S., IV, p. 100, fig. 29; Mill., Ic., II, pl. 67, 3-6, p. 147; Berce, 
p. 323, pl. 7, fig. 13 (mauvaise); Scebold, An. Soc. Esp., VII, p. 116; 
Nolck., Stett. e. Z., 1882, p. 180 (larva). 


A 


& 20 mill. © 22 mill. Ailes supérieures subtriangulaires, assez 
étroites, droites sur la côte, prolongées à l’apex, le bord externe très 
oblique, arrondi à l’angle anal. Ailes d'un ocrace olivätre, rouge pourpre 
dans l’espace médian depuis la sous-coslale au bord interne, le long de 
côte jusqu'au milieu, ensuite à l’apex, avant la première ligne et le long 
du bord externe, d’où la couleur rouge s’etend un peu sur les nervures. 
Celte couleur est interrompue dans l'espace basilaire par de larges stries 
ou taches d’un blanc de neige sur la nervure médiane et la nervure 
interne, dans l’espace médian par de larges stries semblables sur la 
nervure dorsale el sur la nervure médiane, l’extrémilé de celle-ci ren- 
fermant le point discoïdal inférieur, noir rougeätre, allongé. La pre- 
mière ligne est d'un ocracé olivâtre, oblique, droite, marquée d’un point 
costal blanc. La deuxième ligne est fine, blanche, oblique, droite, 
bombée au milieu. L'espace lerminal est lavé de blanc après la bordure 
rouge, plus largement sur le pli discoïdal. Frange gris brunätre teintee 
de rougeälre à l'extrémité. 

Ailes inférieures brunâtres, lisérées de brun, la frange blanche, 
jaunâtre près de la base. 

La tête et le collier sont d'un ocracé olivälre, la lête teinlee de 
rouge, le thorax d’un rouge sombre, les antennes ocracé grisälre, 
pubescentes chez le , irès faiblement annelées de noir. Palpes 
rouge brunâtre foncé, la moitié basilaire blanche. Abdomen ocracé: 
noirälre annelé d’ocrace. Palles rouge brique, les libias postérieurs 
en parlie blanc sale, les tarses noirs. 

La chenille vit, en février et mars, sur la bruyère (Erica scoparia) 
dans des galeries tubulaires de soie épaisse, ferme, consistante el 
entourée des déjections de la chenille. 


ge 


« Elle a 20 mill. de longueur, le corps très atténué postérieurement, 
les premiers segments renflés. Entièrement rougeätre, à l'exception de 
deux lignes blanches, continues, bordant la vasculaire el une bande stig- 
matale de même couleur, ayant au milieu de chaque segment des nébu- 
losites rougeätres et ne commencant guère qu'après les segments tho- 
raciques. Tête jaunâtre obscur, le sommet garni de taches cunéiformes 
noirätres, l’écusson jaunälre, avec des taches noirätres. Points verru- 
queux tres petils, bruns, les poils blonds; les ocelles du deuxieme 
segment blanchätres, appuyés d’un croissant noir, corné, brillant; ceux 
du onzième segment noirs; pattes écailleuses jaunâtres cerclées de 
noir. » (Chretien.) 

Milliere, qui le premier a découvert et décrit la chenille, dit qu’il 
ne l’a jamais trouvée que sur l’Erica scoparia. Des son jeune âge la 
chenille forme son espèce de fourreau, très résistant, composé de. soie 
mêlée de ses déjections et de quelques feuilles de bruyère, qu’elle 
garnit à l’intérieur d’une bourre de soie d’un blanc pur. Ce fourreau 
est attaché au milieu de plusieurs petites branches réunies et s’a- 
grandil petit à petit par le sommet; il a deux ou trois fois la longueur 
de la chenille. 

Le papillon se trouve dans la France centrale et méridionale, l’Es- 
pagne, l’Ilalie, la Corse, et vole au mois de mai. 


113. A. Amplexella, Rag., North Am. Phyc., p. 3 (Pl. V, fig. 25); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 127 (g. Mineola). 


15 mill. Aïles supérieures courtes, légèrement convexes sur la 
cöle, obtuses et arrondies sur le bord externe. Aïles d’un noirätre 
pourpre avec une grande fache costale d'un blanc pur s’elendant jus- 
qu'aux points discoïdaux, les entourant; ceux-ci sont bien distincts, 
noirs, obliques. Première ligne très oblique, fine, noire, très indis- 
tincte, précédée d’une ligne presque verlicale, d’un blanc pur, plus 
large sur la côte, l’espace entre les deux lignes rouge noirätre. 
Deuxième ligne grise, lisérée de noirätre, sinueuse, bombee au mi- 
lieu, à peine oblique. Frange gris noirâtre précédée d’une fine ligne 
noire interrompue. 

Ailes inférieures gris brunâtre foncé, enfumees, les nervures et 
deux filets sur les bords plus foncés, la frange blanchâtre. 

Tête et thorax gris brunâtre, les antennes brunätre pâle, l’ab- 
domen brunätre. Palpes gris noirâtre, le troisième article plus foncé, 
l’article basilaire blanchätre. Paltes blanchâtres, les tarses noirätres. 

Ressemble à la Pempelia Hammondi Riley. 

North Carolina (Am. sept.). 


ee 


114. A. Tumidana, S. V., p. 130; Rag., Ent. Mo. Mag., XXII, p. 27; 
Tumidalis, Hb., Verz., p. 370, Verrucella, Hb., 73, lexle, p. 35; Ver- 
rucea, Hw., p.494; Rubrotibiella, F. v. R., 60, 2, p. 158; Dup., IV, 60, 7, 
p- 123 ; Zell., Is., 1848, p. 617; H.-S., IV, p. 99; Hein., 177; Berce, p. 328. 


18 à 22 mill. Ailes supérieures sublriangulaires, la côte presque 
droite, le bord externe presque vertical, légèrement sinueux, arrondi 
à l’angle anal. Ailes gris brunätre, teintées de rougeätre, lavées de 
noirälre sur la côte après la première ligne, l’espace basilaire ocrace 
brunätre plus ou moins teinté de rouge brique, mais cette couleur est 
généralement restreinte à la côte et à un petit bouquet d’£cailles en 
relief à l'extrême base; l’espace basilaire est limité par une ligne 
oblique, un peu coudée sur la côte, blanche, suivie d’une bande trian- 
gulaire rouge sombre, qui souvent se fond dans la couleur générale 
postérieurement; cette bande est bordée du côté interne d’un bourrelet 
très distinct d’ecailles en relief, mi-partie noire, mi-parlie rouge. La 
deuxième ligne est à peine plus pâle que le fond, ombrée de noirätre 
du côté interne, naissant d’une ombre costale noire; elle est oblique, 
rentrant sur les plis, bombée et dentée au milieu. L'espace médian est 
plus pâle, les points discoïdaux peu distincts, obliques, avec une ten- 
dance à se réunir. Points marginaux petits, noirâlres, la frange gris 
brunätre, teintée de rougeätre. 

Ailes inférieures brun uni, la frange jaunâtre, noirâtre au som- 
met, une ligne brune près de la base. 

Tête blanc jaunâtre mêlé de rouge, rouge par derrière ainsi 
que le collier. Le thorax est d'un gris brunälre ou noirätre mêlé de 


N 


rouge. Antennes ocracées, à peine lachetées de noirätre, l'article 
basilaire rougeätre. Palpes rougeälres, ocracés à la base. Abdo- 
men ocracé brunätre. Pattes gris ocracé, saupoudrées de noirâtre, 
fortement lavées de rouge, sauf les tarses qui sont noirätres annelés 
de jaunâtre. 

La © diffère peu du Jg‘. 

Cette espèce se distingue de la Zelleri par ses couleurs moins 
vives, ses dessins moins nels et par la présence du bourrelet d’écailles 
en relief accompagnant la première ligne et la petite touffe d’ecailles à 
la base; enfin par la couleur de la tête du . 

C'est à tort que Fischer von Rosslerslamm a imposé le nom de 
Rubrotibiella à cette espèce, puisqu'il déclare que dans la collection de 
Schiffermuller ıl y a, sous le nom de Tumidana, deux individus encore 
bien conservés de sa Rubrotibiella, que von Charpentier et Treitschke 
tiennent pour la Verrucella Hb. (fig. 73); Zincken ne cite la Tumidana 
S. V. avec sa Z'umidella qu'avec un ? Treilschke pourtant l’indique 


comme synonyme, bien qu’il dise que la diagnose de la Tumidana du 
calalogue ne peut en aucune facon convenir à la Tumidella Zk. Zeller 
croyait aussi que la Rubrotibiella F. R. était la Tumidana S. N., mais 
il ne crut pas devoir rétablir le nom. La figure 73 de Hubnér res- 
semble davantage à la © de la Tumidella Zk.; il est probable que c’est 
un exemplaire bien marqué et bien frais de Tumidana, comme on en 
rencontre parfois; mais sa description s'applique absolument à la Tu- 
midana S. N., ainsi qu'on peut en juger : 

« 13. Warzenlragende Schabe; Tin. verrucella, Fig. 73, mas. verru- 
cella S. N. 

« Ihr Kopf und Vorderleib, auch ein Theil ihrer Oberflügel von ihrer 
Lenkung aus sind ockerfärbig, letztere aber übrigens braun gefärbt, 
im Mittelraume jedoch grau gewölkt, mit einem schwarzen Mittel- 
zeichen gezeichnet, und durch zwei Streife in drey Felder getheilt; der 
innere, welcher den ockergelben Raum schliesst, ist schwarz, hat an 
sich röthliche, warzenförmige Erhöhungen, der äussere ist nur düster, 
aber zackig; übrigens findet sich nichts erhebliches an ihr. » 

La Tumidana S. N. paraît très répandue en Europe et la chenille 
vit sur le chêne (Quercus). 

« L’œuf est: de forme ellipsoide, aplati, un peu oblong; sa sur- 
face couverle de pelites dépressions irrégulières à rebords épais; de 
couleur blanc jaunâtre, prenant ensuile une légère teinte rosée et 
marbree de taches rose sombre. Les œufs sont agglomeres. 

« La chenille adulte a 18 à 20 mill. de longueur, le corps est légère- 
ment atténué aux extremiles, de couleur fort variable; le plus souvent 
d’un vert jaunälre avec le dos toujours plus foncé, allant quelquefois 
jusqu’au brun noirâtre. Comme lignes, elle ne présente qu’une dorsale 
generalement continue et brune, puis une bande latérale large, de 
même couleur. La tête est verte, jaune, ou chargée de taches brunes 
suivant la couleur du dos. Points verruqueux pelits, se confondant 
avec la couleur du fond; poils blonds, stigmates très petits et bruns. 
Ocelles du deuxième segment blanchätres, appuyés d’un croissant noir 
brillant. 

« C’est cette chenille qui produit ces petits tuyaux de soie en tire- 
bouchon que l’on trouve en septembre swr les feuilles de chêne, et elle 
est à taille en mai et juin. » (Chrétien) 

Le papillon paraît en juillet et août. 


115. A. Zelleri, Rag., Ent. Mo. Mag., vol. XXII, p. 28; Tumi- 
della, Zk., Germ. Mag., UI, 136; Tr., IX, 1, 179; Dup., X, pl. 280, 3 a, 
p.215; Zell., Is., 1848, p. 615; Stt., Man, IL, 171; Hein., 177; Berce, 
p- 327, pl. 7, fig. 14; Tumidana, Steph., IV, p. 305; Wd., 1459. 


— 100 — 


23 mill. Ailes supérieures subtriangulaires, presque droites sur la 
côte, le bord externe presque vertical, un peu sinueux, oblique et 
arrondi à l'angle anal. Ailes d’un gris rougeätre sombre lavées de gris 
cendré au milieu de l’espace médian, moins distinctement sur le bord 
externe, l’espace basilaire entièrement ocracé rougeätre ou rouge brique, 
limité par une ligne blanche, droite, oblique, suivie d’une bande rouge 
sombre, bordée de noir du côté interne, élargie sur le bord interne, 
atténuée vers la côte, suivie par la premiere ligne, oblique, coudée sur 
la sous-costale, rouge sombre, peu visible. Deuxième ligne oblique, 
rentrant sur les plis, bombée, dentée au milieu, à peine plus pâle que 
le fond, ombrée de rouge brunätre, du côlé externe de rouge, et naissant 
d’une ombre costale noirätre. Le bord de l'aile est noirätre, les points 
marginaux noirätres, indistinets; la frange ocracé brunâtre; les points 
discoidaux noirätres, obliques, ronds, parfois ayant une tendance à se 
réunir. 

Ailes inférieures brun clair uni, lisérées de brun foncé; la frange 
jaune teintée de brunätre à l'extrémité et avec une ligne brune près de 
la base. 

Tête en dessus blanchâtre, le thorax rouge ocracé, les antennes 
pubescentes, ocracé pâle, annelées de noir en dessus. Palpes ocracé 
pâle mêlé de noir et lavé de rouge. Abdomen brun noirätre tachele 
d’ocrace, le segment anal jaunâtre. Dessous du corps ocracé pâle, les 
pattes lavées de noirätre et de rougeätre extérieurement, les tibias 
postérieurs rouge vineux, les tarses noirs annelés de jaunâtre. 

La © est plus foncée, d’un rouge sombre mais vif mêlé de noi- 
rälre, les ailes inférieures sont plus foncées, la tête est ocracé rou- 
geätre, presque concolore avec le thorax, l'abdomen plus noir annelé 
et tacheté d’ocracé. 

La chenille vit comme celle de Tumidana sur le chêne en mai et 
juin. Elle a une longueur de 20 à 22 mill.; son corps est légèrement 
atténué aux extrémilés, d’un jaune verdâtre uniforme, devenant rou- 
geälre quand la chenille est sur le point de se métamorphoser. Dos 
rayé longiludinalement de plusieurs fines lignes blanchâtres bien peu 
distinctes. Tête, écusson, clapet et pattes écailleuses de la couleur du 
fond ; la tête un peu plus foncée. (Chrétien.) 

Le papillon éclôt en juillet-août. 

Comme la courte description de la Tumidana des auteurs du cala- 
.logue de Vienne se rapporte à l'espèce ayant des bourrelets d’écailles 
en relief, c’est à tort que Zincken a imposé le nom de Tumidella à 
l'espèce à ailes lisses, ce qui peut créer une confusion avec la vérilable 
Tumidana S. V. C’est pourquoi j'ai cru devoir changer le nom en Zelleri 
pour honorer la mémoire du grand microlépidoplérologue allemand. 


— 101 — 


116. A. Squalidella, Chr., Bull. Mosc., 1882, LVI, p. 51 (p. 139, 
separata) (Rag. PI. XI, fig. 14). 


20 mill. © Ailes supérieures gris brun noirätre, lignes transversales 
claires, fines, sinueuses, la deuxième dentelée au milieu. Première 
ligne placée au milieu de l'aile, distincte seulement à partir de la ner- 
vure médiane, précédée d’une bande droite, rousse, s’oblitérant avant 
d’atleindre la côte. Cette bande est clle-même précédée d’un bowrrelet 
d'écailles noires, peu en relief et se continuant en une ombre noire le 
long de la côte jusqu’au-dessus des points discoïdaux ; la base est un 
peu plus claire que le reste de l’aile et lavée de roussâtre. La deuxième 
ligne se trouve dans une ombre noirälre et une ombre noirätre descend 
obliquement de l’apex à lravers l’espace médian. Points discoïdaux un 
peu obliques, noirs, se détachant à peine du fond obscur de l'aile. 
Frange gris brunâtre. 

Ailes inférieures gris brunälre, brun noirätre sur les nervures, 
la frange plus claire. 

Tête gris brunälre, plus jaunätre en dessus; thorax gris brun 
foncé ; l'abdomen plus clair, en dessous gris blanchâtre, l’apex jaune. 
Antennes gris jaunâtre. Palpes gris noirâtre, plus pâles à la base. 
Pattes grises, les tarses noirs annelés de blanc. 

Ressemble à Rubrifasciella, mais les ailes sont plus droites sur la 
côte, moins larges, non lavées de gris cendré sur la côte et à la base ; 
en outre la bande rousse précédant la première ligne est bien moins 
dislincte et rouge, le bourrelet moins proéminent. Ressemble aussi à 
Zelleri Rag., comme dessins, mais celle-ci a des couleurs très vives. 

Amour. Coll. Christoph et Staudinger. 


117. A. Encaustella, Rag. (Pl. XI, fig. 12). 


19 mill. Ailes supérieures assez courtes par rapport à l'abdomen 
qui est très long ct fort, dépassant les ailes inférieures de près de sa 
moilié (le corps et la tête réunis mesurent 7 1/2 mill.); la côte arquée 
au milieu, le bord externe à peine oblique, arrondi un peu à l'angle 
anal. De couleur gris brun noirätre, plus grises sur le disque, lavées de 
ferrugineux dans l’espace basilaire (sauf sur la côte qui est d’un gris 
ocracé) et sur le bord interne. Lignes transversales gris sale, la pre- 
mière très oblique jusqu’au pli dorsal, rentrant en un angle aigu sur 
la nervure dorsale, oblique sur le bord interne dont elle atteint le 
milieu. Elle est précédée au premier quart par une bande noire verti 
cale, lisérée de gris ocracé du côté de la base, et tout l’espace entri 
cette bande et la première ligne est d’un rouge brunâtre. Sur la côte, 
bordant la premiere ligne, on voit une grande tache noirälre, fondu, 


— 102 — 


postérieurement, affeclant la forme d’un triangle. Deuxième ligne 
parallèle au bord externe, rentrant sur les plis, fortement bombée et 
dentelée au milieu, ombrée indistinctement de noirätre du côté interne. 
Une tache costale noire s’étend de l’apex obliquement à travers l’es- 
pace médian. Points discoïdaux distincts, écartés, très obliques. Frange 
brun, noirâtre, plus pâle que le fond, précédée d’une ligne noirälre. 

Ailes inférieures gris brunâtre, fortement lavées de brunâtre sur 
les nervures et sur les plis, plus foncées sur les bords; la frange brune, 
blanchissant à l’extrémité. 

Dessous des ailes jaune brunätre, les supérieures brunätres au 
sommet et sur la côte, avec la lrace de la deuxième ligne, pâle, bordée 
de foncée, qui se continue sur les ailes inférieures. Aux supérieures 
4 et 5 sont rapprochées et parallèles vers la base et la tige de 8 et 9 se 
courbe pour se rapprocher et devenir parallèle à 10. Aux inférieures, 

cellule moyenne. 

Tête blanche en déssus, thorax gris un peu roussâtre, lavé de 
noirätre par derrière. L’abdomen est remarquablement fort et long, 
brunälre, l'extrémité touffu, avec les pinces très volumineuses, pro- 
longées en dessous. Palpes (brisés), gris à leur base. Antennes gris 
blanchälre, la tige annelée de noirätre en dessus, pubescente, forte- 
ment courbée à sa base, avec une rangée de trois très fines dents ou 
épines au sommet du sinus; l’article basilaire très long, au sommet 
dilaté triangulairement du côlé interne, formant une longue dent. 
Pattes aplaties, gris jaunâtre, les tarses et tibias lavés de noir, le 
sommet de chaque article blanchätre, celui des tibias poilu. 

La © ressemble au 4, mais elle est plus sombre ; la tête est ocracée, 
les ailes inférieures sont d’un gris brunâtre sale uni. 

Encaustella ressemble beaucoup à Squalidella Chr., mais la couleur 
ocracé rougeätre est bien plus distincte à la base et après la premiere 
ligne; il se pourrait que ces deux espèces soient identiques, mais 
il faudrait étudier un de Squalidella. 

Ressemble aussi beaucoup à Zelleri, mais s’en distingue par sa 
couleur moins rouge, ses antennes, son abdomen, la forme de la 
première ligne, elc. 

Chine, un dans ma collection; Japon. (Une 2 certaine et deux 
aulres douteuses, coll. Holland.) 


118. A. Rufizomella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 227 
(Pl. IV, fig. 9). 


22 mill. Ailes supérieures gris noirätre, l’espace médian avec une 
large éclaircie gris cendré, triangulaire sur la côte, s'appuyant contre 


— 103 — 


la première ligne, à contours indistincts postérieurement ct renfermant 
les points discoïdaux, noirs, obliques, séparés, dislinets. Une tache 
irrégulière, ferrugineuse, sur le bord interne à la base. Première ligne 
oblique, un peu arrondie exlerieurement, blanchälre, presque entière- 
ment lavée de ferrugineux, indistinctement bordée de, noirâtre, pré- 
cédée d’une large ligne verticale noirâtre. Deuxième ligne sinueuse, 
fine, oblique, grise, teintée d’ocrace. Frange gris noirâtre, claire à la 
base et précédée d’une ligne noire. 

.  Ailes inférieures gris brunâtre, les nervures et la frange noirätre, 
la base de celle-ci avec une ligne claire, précédée d’une ligne noirätre. 

Tête et lhorax ocracé jaunâtre, l'abdomen ocracé brunâtre, l’apex 
jaune. Palpes minces, lisses, acuminés, brun noir, blancs à l’intérieur. 
Antennes brun pâle, fortement pubescenles, renflées vers la base par 
des écailies qui forment une dent triangulaire à quelque distance au- 
dessus de l’article basilaire, lequel est très élargi et sa dent très pro- 
noncée. 

Dessous du corps el les paltes blanchätre saupoudré de brun ; 
l’abdomen noirätre, annelé d’ocracé pâle à l’extrémité des articles, le 
segment anal enlièrement ocracé grisätre. 

Ressemble un peu à Zelleri Rag., mais se distingue par sa couleur 
grise, l'absence de la fine ligne blanche el la présence d’une large ligne 
noirälre. Tricolorella Gr. a ses lignes transversales bien plus distinctes, 
et elle a une première ligne blanche bien visible, une lunule discoi- 
dale, des points marginaux, etc. 

Wladivostok (Amour); un « coll. Christoph. 


119. A. Demotella, Grole, Papilio, I, p. 14, Canad. Ent., XIII, p. 14; 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 122 (Rag. Pl. XXI, fig. 4). 


24 mill. Ailes supérieures larges, très élargies postérieurement, 
ocracées à la base, le resle de l’espace basilaire rouge brunätre, plus 
foncé avant la première ligne, avec une rangée d’écailles en relief. Pre- 
miere ligne blanche, courbee sur la côte, verticale ensuite, s’élargissaniun 
peu vers le bord interne. L’espace médian est noirätre, plus pâle vers 
le bordinterne, les points discoidaux peu distincts,obliques. La deuxième 
ligne est sinueuse, indistincte, formant des angles obtus sur les plis. 
L'espace terminal est d’un rouge brunätre, plus brun au sommet. 
Frange d’un gris brunätre. Au-dessous, les supérieures chez le 5 sont 
d’un brun noirätre, blanchätres versla base et lebord interne; au-dessous 
de la cote près de la base, il y a des écailles d’un noir profond. 

Les ailes inférieures sont d’un gris brunâtre, la frange plus claire, 
en dessous grisätres, avec des écailles noires le long des nervures 


— 104 — 


médiane et costale; d’autres écailles noires au-dessus de la nervure 
coslale forment une tache noire, allongée, n’atteignant pas la base de 
l'aile. 

La tête en dessus est blanche, le thorax d’un blanc ou gris carné, 
postérieurement plus rougeätre, en dessous blanchätre, sur le côté re- 
vêtu d’ecailles d’un noir profond. Les palpes sont gris avec le troisième 
article blanchâtre ; les antennes d’un blanc brunälre, l’article basilaire 
blanc. 

La © est plus grande, plus brune dans l’espace basilaire, les infé- 
rieures plus foncées et sans lignes noires en dessous, les palpes gris 
fortement saupoudrées d’écailles noires, la tête gris foncé. 

Ressemble à Palliolella Rag., mais elle est plus grande, l’espace 
basilaire bien plus distinctement délimitée, la première ligne bien 
marquée. 

Un donné par M. Hulst est d’un gris rougeätre vineux avec l’es- 
pace basilaire noir. Aux ailes inférieures on ne voit qu’une grosse tache 
costale noire, allongée, ovale, pendant que la nervure médiane n’a 
aucune race d’écailles noires. Une 2 communiquée par M. Hulst sous 
le nom de Caryae (20 mill.) me paraît être une Demotella; ses ailes sont 
d’un blanc-ocracé brunätre uni avec l’espace basilaire d’un noir-brun 
uni, les ailes inférieures brun noirätre. 

La chenille (d'après M. Fernald) est cylindrique, atténuée aux exlré- 
mites, la tête arrondie, d’un brun foncé luisant, ainsi que les plaques 
thoracique et anale; le corps d’un brun olivätre foncé; points verru- 
queux bruns, petits, pilifères. Stigmates ovales, d’un brun clair. Pattes 
brunes. 

Elle vit sur le noyer noir (Juglans nigra), pénétrant dans l'extrémité 
destiges. Se transforme fin mai et le papillon éclôt dix jours après. (Hulst). 

New-York (Amer. sept.). 


120. A. Angusella, Grote, North. Am. Ent., I, p. 51, Papilie, I 
p- 14; Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 121. 


’ 


22 mill. Ailes supérieures d’un brun rougeätre marbre de jaumätre, 
l’espace basilaire est marbré de jaunätre et de brun rougeätre ; un très 
fort bourrelet d’écailles noirälres précède la première ligne. Celle-ci 
est d’un jaune ocre, bordée de couleur plus pâle, oblique sur la côte, 
verlicale et dilatée sur le bord interne; elle est suivie d’une tache cos- 
tale triangulaire noire assez distincte, le reste de l’espace médian est 
noirâtre ; les points discoïdaux sont obliques; la deuxième ligne est 
pâle bordée intérieurement d’une ligne noire, fine, sinueuse, dentée et 
bombée au milieu, rentrant sur les plis. L’espace terminal est d’un 


— 105 — 


brun rougeätre, les points marginaux sont noirs, la frange d’un gris 
foncé. Le dessous est d’un brun grisätre, plus clair sur la côte et le 
bord externe; à la base on voit quelques écailles noires. 

Ailes inférieures d’un gris brunâtre, en dessous plus päles lavées 
de jaune vers la base, le 4 avec une longue strie d’écailles noires le 
long des nervures costales jusqu'au delà du milieu, et une autre, très 
courte, sur la nervure médiane. 

La tete, le thorax et l’abdomen sont d’un blanc brunätre, les an- 
tennes entièrement d’un brun jaunälre, les palpes d’un gris uni. 

Ressemble beaucoup à la Demotella, maïs ses dessins sont moins 
distincts, le bourrelet beaucoup plus prononcé. 

Élevée de chenilles creusant dans les pédoncules des feuilles de 
Carya. M. Akhursl dit que les dégâts occasionnés par la chenille s’obser- 
vent facilement au printemps, car toutes les jeunes pousses attaquées 
se fanent et meurent. (Hulst). 

New-York (Amér. sept.) ; coll. Mus. brit. et Mus. Vienne. 


121. A. Minimella, Rag., Ent. Amer., 1889, p. 113 (PI. V, fig. 26); 
— Nigrosignella, Hulst, Trans. Am. Ent., Soc., 1890, p. 123. 


13 à 14 mill. ©. Ailes supérieures assez larges, convexes sur la côte, 
obliques sur le bord externe, d’un gris pourpré ; l’espace médian plus 
pâle, traversé obliquement par un nuage gris pâle, l’espace basilaire 
d’un gris pourpré uni, la première ligne ocracée, convexe extérieure- 
ment, dilatée sur le bord interne, précédée par un épais bourrelet verti- 
cal d’ecailles en relief d’un brun rouge foncé, devenant noir au milieu 
et gris du côté interne, s’élargissant sur le bord interne. La première 
ligne est suivie d’une tache costale triangulaire et noire. Deuxième ligne 
sinueuse, bombée au milieu, rentrant sur les plis, d’un gris obscur, 
ombrée de noirâtre du côté interne el bordée de pourpre extérieurement. 
Points discoïdaux et marginaux noirs, mal définis. Frange noirâtre teintée 
de pourpre. 

Ailes inférieures gris noirätre, la frange concolore, plus pâle, etavec 
un filet noirâtre à la base. 

Tête gris ocracé rougeälre, le thorax gris pourpre foncé. Abdomen 
gris noirätre. Palpes brun rougeûtre, l’article terminal noirälre. 

Texas (Am. sept.), 18 août. 


122. A. Caryae, Grote, Papilio, I, p. 13; Canad. Ent., XII, p. 13; 
Bull. Geol. Surv., 1882, p. 590. 


18 mill. Ailes supérieures d’un gris bleuätre foncé avec la base un 
peu plus claire, grise. La premiere ligne est d’un jaune d’ocre rougeätre, 


— 106 — 


oblique sur la côte, puis verticale sur le bord interne, précédée par un 
bourrelet d'écailles noires et grises en relief. La deuxième ligne est 
sinueuse, pâle, bordée des deux côtés d'une fine ligne noire.Points dis- 
coïdaux noirs, obliques. Points marginaux noirs, la frange gris bleuätre. 

Ailes inférieures gris bleuâtre clair. La tête en dessus est grisätre, 
le thorax et les palpes d’un gris noirälre ainsi que le corps, les pattes 
plus claires, jaunälres. Les antennes sont un peu courbées, la dent de 
l’article basilaire est obtuse. 

Celte espèce, dont je n’ai plus le type sous les yeux, ressemble à la 
Glaucella, mais elle est plus petite et le bourrelet d’ecailles précédant la 
première ligne la distingue facilement. 

La chenille est lisse, d’un gris-cendré verdälre pâle, une tache d’un 
brun päle de chaque côté du premier segment, les sligmates sont cerclés 
de brun foncé et au-dessus-il y a un point pilifère brun. La tele est cor- 
diforme, brun foncé, le premier segment luisant, d'un vert jaunälre. 

Elle se trouve au mois de mai, formant une mince toile tubulaire 
autour du pédoncule des feuilles qui poussent à l'extrémité des bran- 
ches de Carya porcina, creusant alors dans la pousse terminale ct 
dans le bois de l’année; l’éclosion a lieu en juin (Coguwillett). 

Illinois (Amer. sept.). Mus. brit. (Coll. Grole). 


123. A. Rubrifasciella, Pack., Ann. Lyc. N. H., 1873, p. 267, — 
Rep. on Insects injurious to forest and shade trees, p. 309; Grote, Bull. 
Geo. Surv., IV, p- 693, fig. 6 (nerv.); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, 
p. 124; Beutenmüller, Can. Ent., 1890, p. 16 (larva). (Rag. Pl. VI, fie. 4.) 


21 à 24 mill. Ailes supérieures larges, fortement arrondies sur la 
cöle au milieu et sur le bord exlerne, noirätres teintées de pourpre, gris 
bleuätre sombre dans l’espace basilaire el dans la moitié costale de 
l’espace médian; première ligne rouge sombre (parfois rouge vif), verli- 
cale, large, allénuée vers la côle, bordée du côlé inlerne d'un épais 
bourrelet verlical d’ecailles en relief d’un noir brun et du côlé externe 
d’une ligne noire, oblique, coudée sur la médiane, peu distincle, nais- 
sant d’une lache coslale noire mal définie. Deuxième ligne presque ver- 
ticale, rentrant sur les plis, forlement bombée au milieu, à peine plus 
claire que le fond, indistinctement bordée de noir. Points discoïdaux 
noirs, obliques, séparés. Frange gris noirälre, points marginaux très 
indistincts. 

Ailes inférieures gris brunälre, plus foncées sur les bords et la 
côte, la frange plus pale, chez la © d’un brun uni, la frange gris 
brunûtre. 

Antennes ocracé brunälre, fortement pubescentes, la têle eris bru- 


— 107 — 


nâtre, le thorax noirätre teinté de rouge sombre, les palpes noirs, plus 
pâles à la base, l’abdomen brun ocracé, plus pâle aux incisions, le des- 
sous noirätre zone de jaunälre, les paltes noirätres, les pattes posle- 
rieures plus pâles, les tarses noirs annelés de blanchätre. 

La chenille, d’apres M. W. Beutenmüller, est brune avec une teinte 
rosée, les points piliferes sont peu nombreux, minuscules, surmontes 
d’un poil brun clair; de chaque côté du thorax et mélathorax se trouve 
une lache d’un noir luisant. La tête est rugueuse, d’un brun châlaigne 
profond, la bouche blanchälre, l'écusson brun châtaigne. Paltes écail- 
leuses noires. (Haulst). 

Elle vil en juin et au commencement de juillet entre les feuilles 
d’Aulne (Alnus), où elle se forme un fourreau en forme de corne avec ses 
dejeclions noires qu’elle dispose en lignes concentriques, et elle le garnit 
à l’intérieur d’une épaisse couche de soie (Packard). Elle vit également 
sur le noiselier; se transforme au commencement de juillet et le pa- 
pillon paraît quinze jours après. 

M. Packard, parlant de cette espèce, dit que le Museum of the Pea- 
body Academy of Science possède dix exemplaires de Rubrisparsella 
élevés par M. Emerton de chenilles trouvées sur le Comptonia aspleni- 
folia le 7 juillet, le papillon paraissant le 20 juillet. Il ajoute que la 
structure du fourreauest bien différente de celui de l’aulne et l’altribue 
à la différence qui existe dans la forme des feuilles de la plante nourri- 
cière, les large feuilles de l’aulne obligeant la chenille à produire un 
fourreau allongé, imitant une corne, tandis que les feuilles étroites du. 
Comptonia l'ont engagée à construire un fourreau court et ovale; ces 
différences pourraient faire croire à deux espèces dislinctes. 

M. Hulst a en effet décrit plus tard l’espèce du Comptonia comme 
dislinete de Rubrisparsella. 


124. A. Betulella, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc.,1890, p. 125. 


« Ressemble aussi beaucoup à Rubrifasciella et à Comptoniella. En 
diffère d’abord par ses ailes supérieures légèrement lavées de rouge 
violacé et ensuile par l’absence totale de la bande transversale rouge. 
La première ligne est nulle, la deuxième ligne et les points discoïdaux 
sont dislinets. Ailes inférieures d’un brun noirâtre foncé. 

La chenille vit sur le bouleau (Betula): le fourreau, qui devient plus 
lard -le cocon, ressemble beaucoup à celui de Comptoniella, mais il est 
d’une soie plus pure, non mélangée de portions de feuilles à la surface. 
Le papillon paraît fin juin et commencement de juillet. 

Il se peut que ce ne soit qu'une variélé de Comptoniella » (Hulst). 

Amérique sept. 


— 108 — 
125. A. Comptoniella, Hulst, Trans. Ann. Ent. Soc., 1890, p. 125. 


« Ressemble d’une facon extreme à la Rubrifasciella et, en réalité, 
je ne puis trouver un caractère pour distinguer les insectes parfaits. 
L’insecte est, en moyenne, un peu plus grand et plus robuste, avec les 
ailes légèrement plus larges. La deuxième ligne est presque nulle, ainsi 
que les points discoïdaux ; les ailes inférieures sont généralement plus 
foncées. » (Hulst). 

D’après M. W. Beulenmüller, la chenille vit isolée dans un fourreau 
piriforme, composé de ses déjections, entre les feuilles terminales de 
Myrica cerifera. Elle est d’ur vert sale de chaque côté, avec deux rangées 
de points noirs, minuscules, surmontés de poils courts d’un brun clair; 
les stigmates sont noirs, le dessous du corps comme en dessus, la tête 
d’un brun châtaigne, la bouche noire. 

M. Hulst dit que le fourreau est plutôt largement ovale et formé de 
soie solide, avec un tuyau long et mou à l'embouchure; il est long de 
20 millimètres et large de 15 millimètres. Souvent deux fourreaux sont 
formés côte à côte, toujours dans la même direclion, mais ne commu- 
niquant pas à l’intérieur. 

Elle vit aussi sur le Comptonia asplenifolia et se trouve communé- 
ment, près de New-York, sur les deux plantes, ainsi que dans les États 
de Maine et Massachusetts (Amérique septentrionale). 

Je ne la connais pas en nature. 


126. A. Caryivorella, Rag., North Am. Phyc., p. 4 (PI. VI, fig. 4). 


23 mill. 2. Ailes supérieures larges, fortement arrondies sur la 
côte et sur le bord externe, d’un gris noirätre un peu luisant, avec une 
teinte bleuätre; lignes transversales à peine plus claires que le fond, 
ombrées de noirätre dans l’espace médian; la première coudee sur le 
pli dorsal, un peu anguleuse sur la nervure dorsale et précédée à quelque 
distance d’une crête peu distincte d’ecailles foncées en relief. Deuxième 
ligne oblique, mieux marquée, sa bordure interne Echancree sur les 
plis, surlout sur le pli dorsal, bombée et fortement dentée au milieu. 
L'espace médian est traversé obliquement par une liture noirälre au- 
dessous des points discoïdaux, qui sont ronds, noirs, obliques. Frange 
d’un noirälre terne, précédée d’un lisere noir. 

Ailes inférieures brun noirätre, les nervures plus foncées, la frange 
plus pâle, plus foncée à la base, la ligne marginale noire. 

Le thorax est d’un gris noirälre (la tete est froltee), les palpes gris 
noirälre, les antennes brunes, l’abdomen gris brunätre, lavé de noirälre; 
les pattes grises, les larses noirätres, annelés d’ocrace. 

La Caryivorella se distingue de ses congénères par sa couleur unie, 


— 109 — 


sans mélange de rougeälre, d’ocrace ou de jaunätre, avec la deuxième 
ligne bien distincte; c’est donc par erreur que M. Hulst la croit iden- 
tique avec Caryae ou Demotella. 

« La chenille vit sur le Carya, pénétrant dans le pétiole lorsqu'elle 
est jeune; plus tard, elle forme sa toile dans les pousses, se servant de 
sa première habitalion comme refuge, se transformant entre les feuilles 
dans un grand cocon ovale formé de soie et recouvert de ses déjections, 
régulièrement déposées. La chenille est longue de 16 millimètres, cylin- 
drique, d'un gris verdâtre, d’un aspect graisseux, sans dessins ; la tête 
el l’écusson sont bruns. La chenille se trouve en mai et le papillon 
paraît en juin » (Riley.) 

Missouri, dist. de Columbia (Amér. sept.). 


127. A. Gulosella, Hulst, Trans. Ann. Ent. Soc., 1890, p. 126. 


22 mill. «Ailes supérieures d’un gris clair uni, fortement saupoudrées 
de noir, leur donnant une leinle gris bleuätre; lignes transversales dis- 
linctes; la première large, gris pâle, bordée du côté interne d’une crête 
d'écailles noires, etdu côté externe d’une ligne festonnée noire ; deuxième 
ligne en zigzag, avec deux fortes dents, d’un gris clair, lisérée du côté 
interne par une ligne noire. La ligne marginale esl assez épaisse. 
Une lache discoïdale blanche. Une tache noire d’écailles en relief au 
milieu de l'espace médian. Ailes inférieures brun noirätre, plus foncées 
sur les bords. Palpes d'un gris noirâtre, le front gris clair, les antennes 
noirâtres, le thorax gris, l’abdomen gris pâle. » (Hulst). 

Je ne connais pas cette espèce en nature. 

Prise au mois d'août, à la lumière, à Hot Springs, Mexique du Nord 
(Amer. sept.). 


128. A. Hebescella, Hulst, Trans. Ann. Ent. Soc., 1890, p. 126. 


18 mill. « Ailes supérieures étroites, très larges, fortement arquées 
sur la côte et sur le bord interne, d’un brun-noir ocrace lrès foncé; 
lignes transversales indistinctes, la première'à peine visible, faiblement 
grise, lisérée extérieurement de noir sur la côte; la crête d’écailles noire, 
courle. Deuxième ligne dentelée, de la couleur du fond, indiquée par 
les lignes noires qui la bordent. Points discoïdaux très distincts, con- 
fluents. Aïles inférieures d’un brun noirätre foncé uni. Têle brun-noir 
ocracé, le thorax brun noir foncé, l’abdomen d’un gris ocracé, annelé 
de noirâtre. Palpes labiaux d’un gris noirätre. 

La chenille vit sur le chêne (Quercus) et son cocon est ovale, formé 
de soie dense et évidemment filé à terre ou sous terre. » (Hulst). 

Texas. New Jersey (Amer. sept.). 


— 110 — 


129.. A. Bithynella, Zeller, Isis, 1848, p. 611; H.-S., IV, p. 100, 
fig. 179 (mauvaise); Obliterella, Stgr., Siett. e. Z., 1859, p. 225. 


20 à 22 millim. Ailes supérieures étroites, à peineélargies postérieu- 
rement, allongées, la côte très convexe, le bord externe oblique, arrondi, 
l’apex arrondi. Ailes d'un rouge-brun pourpre, fortement saupoudrées de 
gris, surlout dans l’espace basilaire, qui est limilé verlicalement vers le 
bord interne par une ligne mince d’écailles brun noir en relief, s’arretant 
à lanervure médiane et suivie par une bande ocracé rougeälre, d’egale 
longucur, mais plus large sur le bord interne et précédant la première 
ligne, qui est très oblique, noirätre, peu distincte, un peu coudée posté- 
rieurement sur la médiane, formant un crochet pâle au-dessus de la 
bande ocracée. Deuxième ligne grise, lisérée de noirâtre du côté interne 
et bordée de rouge extérieurement, échancrée sur les plis, bombee et 
dentlelée au milieu. Dans l’espace médian les écailles grises forment 
une liture pâle, presque blanche, oblique, entourant les points discoï- 
daux et se prolongeant sur la médiane jusqu’à la premiere ligne. Points 
discoïdaux distincts, petits, noirs, superposés. Frange gris noirâtre, 
teintée de rose à l'extrémité. Points marginaux noirätres ou rouges, peu 
distincts. Dessous gris noirälre luisant; la côte, à la base, jaune. 

Ailes inférieures gris brunâtre clair, les nervures un peu plus 
foncées, la frange blanche, précédée de deux-lignes brunes. 

Tête et thorax gris rougeätre, antennes gris brunätre. Palpes 
courbés, brun rouge foncé, noirâtres au sommet, plus gris à la base, 
squammeux, le troisième arlicle large, tronqué à l’apex. Front touffu. 
Abdomen gris brunâtre. Antennes pubescentes, la dent basilaire forte, 
aiguë, une très petite crête d’ecailles un peu au delà. Paltes grises ou 
brun rougeätre, ies tarses plus foncés. 

La © ressemble au 5; parfois elle est un peu saupoudrée de noir. 

Obliteratella Stgr. n’est qu’une © obscure et frottée de Bülhynella. 

« Chenille d’un gris clair, plus ou moins verdälre, les lignes bien 
marquées en rouge brun. Vasculaire droile, continue, fine, un peu cré- 
nelée ou denl&e; sous-dorsales plus épaisses, interrompues, presque 
maculaires; stigmatales bien suivies et à peine ondulées. Points ordi- 
naires peu distincts. Tête et écusson d’un teslacé verdätre, semés, sur- 
tout le dernier, de taches noires irrégulières. Ventre et patles un peu 
plus foncés que le dessus. Vit en mars et avril dans les jeunes pousses 
des Cistus albidus et C. Monspeliensis, trahissant sa présence par ses 
déjections noires ou brunes, qui échappent par le trou qu’elle pratique 
à la base du bourgeon. Se transforme dans une coque de terre épaisse 
et dure et les papillons éclosent successivement depuis la fin d'août 
jusqu’à la fin d'octobre. » (A. Constant.) 


NU 


Cannes (France mér.), fin septembre, commencement d'octobre; 
Dalmalie, Beyrouth, Brousse, Livadia, fin septembre. 
. 


130. A. Rubidella, Rag., Ann. Soc. e. Fr., 1887, p.228 (Pl. VI, fig-2). 


20 mill. Cette espèce ressemble tout à fait à Bühynella comme 
dessins, mais ceux-ci sont en général très effacés; la couleur générale 
est d’un rouge rosé luisant, tournant au roussälre, finement saupoudre 
de gris, surtout sur la côte; l’espace basilaire gris blanchâtre. Les points 
marginaux très indistincts, les lignes transversales parfois tout à fait 
cffacées. Dessous gris blanchâtre à l'extrémité, la côte lavée de jaunätre 
à la base. Ailes inférieures blanches, légèrement teintées de brunâtre, y 
compris les nervures; la frange blanche avec deux filets brunätres à la 
base. 

Tete et thorax rouge grisätre ; antennes comme chez Bithynella, 
mais jaunälres; les palpes gris brunätre, teintés de rougeätre, plus 
acuminés que dans Bithynella. Abdomen gris, teinté de jaune brunälre. 

Un exemplaire d'un gris noirälre uni, légèrement lavé de rouge, 
mais sans traces de points, de lignes ou d’écailles en relief, a Ele élevé 
par M. Lafaury, d'une chenille trouvée sur le Cistus salviaefolius, le 
20 mai, et le papilon a paru le 5 septembre. 

La Rubidella, jusqu'ici, n’a été lrouvée qu'aux environs de Dax 
(France mér. oc.) et à Cannes, en août. 


131. A. Centunculella, Mn., Wien. Mis.,1859, p. 165. (Rag., PI. VI, 
fig. 5.) 


16 mill. Ailes supérieures gris cendré, plus päles vers la côte et le 
long du bord postérieur, la partie vers le bord interne lavée de bru- 
natre. Premiere ligne noire, oblique, distincte seulement sur la côte, 
précédée par une bande ocracée triangulaire n’atleignant pas la côte et 
qui est bordée intérieurement par une ligne noire et droite. Deuxième 
ligne blanchâtre, sinueuse, bombée au milieu, finement lisérée de noir 
intérieurement et suivie d’une bande ocracé brunätre. La frange est 
grise, précédée d’une ligne interrompue, noirâtre et indistincle. Points 
discoïdaux obliques. Ailes inférieures gris pâle, presque transparentes, 
lisérées de brunâtre, la frange blanche. 

Antennes brunes, finement pubescentes, l’article basilaire blan- 
châtre, avec une dent aiguë. Palpes labiaux courts, obliques, le troi- 
sième article très court. Tête et thorax gris brunätre, l'abdomen gris 
jaunâtre. Dessous du corps et les palpes gris cendré, saupoudré de 
brunätre; les pattes brunâtres, finement cerclées de gris pâle à l’extré- 
mité de chaque article. 


— IA — 


Ressemble beaucoup à la Celticola, mais ses ailes sont plus élroiles, 
surtout à la base. Celticola n’a qu’un point discoïdal, la bande ocracée 
s'étend jusqu’à la côte, les lignes lransvèrsales ont une forme différente, 
les ailes inférieures et l'abdomen ont une teinte jaunätre plus pro- 
noncée. 

La Centunculella ressemble un peu, comme dessins, à la R. Dulcella. 
mais celle-ci est plus foncée, les points discoïdaux sont réunis, les 
lignes bien mieux marquées, les inférieures sont très enfumées. 

Elle vole dans les endroits secs et sablonneux, sur les bords de la 
Méditerranée, à Fréjus, au commencement de mai, et aussi en Sicile, 
Grèce (l’Attique), et à Brousse (Asie Mineure) en avril. 


132. A. Celticola, Slor., Hor. ent. Ros., 1881, p. 207 (p. 49). (Rag., 
PI. IV, fig. 10). 


19 mill. Ailes supérieures courtes, assez larges, droites sur la côte, 
arrondies sur le bord externe. Elles sont blanches, saupoudrées d’e- 
cailles noirätres, légèrement lavées de rouge orangé sur le bord interne 
à la base. Première ligne placée au premier tiers, presque droite, large, 
rouge orangé, bordée des deux côtés d’une fine ligne d’écailles noires, 
sur la côte noirâtre. Deuxième ligne blanchätre, lisérée de noirâtre 
des deux côtés, très oblique, sinueuse, non bombée au milieu, ren- 
trant sur les plis. Elle est suivie d'une bande ocracé rougeätre. Les 
nervures sont marquées en noirâtre. Points marginaux noirs, très 
distincts; frange blanchâtre, traversée par deux lignes foncées. Point 
discoidal inférieur seul visible. Ailes inférieures blanc jaunâtre, semi- 
transparentes, les nervures brunätres, la frange blanc jaunätre pré- 
cédée d'une ligne jaune. 

Tête gris ocracé, front et antennes gris rougeätre. Thorax ocracé 
rougeätre; l'abdomen ocracé jaunâtre. Palpes gris, saupoudrés de fines 
écailles noires, le troisième article aigu. Pattes blanc jaunätre, saupou- 
drées de noirâtre; les tarses noirâtres annelés de blanc; les fémurs des 
pattes intermédiaires avec un anneau noirâtre. 

Très voisin de Centunculella Mn. La chenille est d’un vert très vif et 
se lient dans une toile tubulaire réunissant les feuilles de Celtis australis. 
Le papillon éclôt vers le 15 juillet. 

Asie Mineure, coll. Staudinger. 


133. A. Atrisquamella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 228 
(Pl. XI, fig. 44). 


22 mill. Ailes supérieures allongées, aiguës au sommet, la côte 
droite, le bord externe oblique, non bombé à l'angle anal. Elles sont 


== ld — 


d'un gris noirätre, plus clair dans l’espace basilaire. Premiere ligne 
droite, blanchätre, bordée extérieurement d’une fine ligne noire, laquelle 
est suivie d’une bande ocracé grisätre, large sur le bord interne, acu- 
minee sur la côte, où elle précède une grande tache triangulaire noi- 
râtre. Deuxième ligne claire, finement bordée de noirâtre de chaque côté, 
oblique, arrondie, un peu dentelée au milieu. Points discoidaux dans 
une éclaircie costale, petils, un peu obliques. 

Le dessous des supérieures gris noirâlre uni avec une faible indi- 
cation de la deuxième ligne, une petite tache costale blanche à sa 
naissance. Entre le bord de l’aile et la nervure costale, près de la base, 
s'étend une ligne d’ecailles très noires, une autre ligne se trouve un 
peu au delà, au-dessous de la première. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris jaunâtre, les nervures et 
filet marginal noirâtres; la frange blanchâtre avec une ligne jaune 
suivie d’une ligne noirâtre à la base; en dessous elles sont plus päles. 

Tête et thorax gris noirälre. Palpes minces, noirs, le sommet des 
deux articles blanchälre, le troisième article long, mince, presque aussi 
long que le deuxième. Antennes brun jaunâtre, annelées de noirâtre, 
finement pubescentes en dessous, la dent à la base bien distincte. 
Abdomen ocracé en-dessus, ocracé blanchâtre en dessous. Pattes blan- 
chätres saupoudrées d’ecailles brunâtres el noires; tarses noirs, fine- 
ment annelés de blanc. 

La © diffère du par sa teinte plus foncée et plus uniforme lais- 
sant à peine voir les points discoïdaux, et elle n’a pas d’écailles noires 
sous les ailes supérieures. 

Une 2 (coll. Staudinger) de la Syrie, est d’un gris un peu bleuätre, 
plus pâle dans l’espace basilaire et obliquement sur le disque; les ailes 
supérieures sont moins aiguës que chez le J. 

Atrisquamella se distingue facilement de Glaucella par la forme de : 
ses ailes, par la bordure noire de la première ligne et, chez le 4, par les 
écailles du dessous des ailes supérieures. 

Malatia (Asie Mineure mérid.), 4 juillet, coll. Staudinger. 


134. A. Glaucella, Stgr., Séett. e. Z., 1859, p. 225; Conslant, Ann. 
Soc. e. Fr., 1883, p. 6 (larva); Glycerella, H.-S. n. Schm., p. 14, fig. 89. 


23 mill. Ailes supérieures subtriangulaires, la côte légèrement 
arrondie, le bord externe oblique, sinueux, arrondi à l’angle anal. 
Ailes d’un gris bleuätre, plus päles dans l’espace basilaire contre la pre- 
mière ligne; celle-ci est oblique, droite, précédée d’une bande dorsale 
triangulaire ocracé olwätre, peu distincte, bordée de noir du côté interne, 
el suivie d’une tache costale triangulaire noire fondue postérieurement. 

8 


Am 


Deuxième ligne fine, grise, sinueuse, bombée el dentée au miliew, dans 
un nuage légèrement rougeâtre, oblique, noirâtre sur la côte. Points 
discoïdaux noirätres, distincts, obliques. Points marginaux noirâtres, 
petits; frange gris bleuätre sillonée de noirälre, teintée de rougeätre 
à l'extrémité. 

Ailes inférieures brun jaunâtre très clair, les nervures plus fon- 
cées ; deux filets marginaux bruns; la frange plus pâle. 

Tête et thorax d'un gris plombé teinté de rougeàtre. Abdomen 
gris brunätre. Antennes brunâtre clair, distinetement annelées de 
noir. Palpes gris rougeätre, blanchâtres à la base. Pattes gris rou- 
geälre, les tibias postérieurs blanchâtres, saupoudrés de noirätre; les 
tarses noirs annelés de jaunâtre. 

Ressemble à Sodalella, s’en distingue par ses ailes lisses, sans 
écailles en relief, sa teinte bleuâtre, ses points discoïdaux très pelits, 
l’espace basilaire entièrement pâle. Herrich-Schaeffer figure un A. Gly- 
cerella qui est certainement une Glaucella. 

La chenille, d’après M. A. Constant, est d’un gris verdâtre ou vert 
olivätre, avec la vasculaire et deux fines lignes latérales d’un brun rou- 
geätre. Une tache noire pupillée de blanc sur le mésothorax. Chaque 
anneau divisé en deux parties inégales par un pli transversal. Tête de la 
couleur du corps avec un petit trait brun de chaque côté; prothorax lui- 
sant et pointillé de noir. Quelques poils blanchätres insérés sur les 
trapézoïdaux, qui sont à peine visibles. Ventre el pattes vert pâle. 

Elle vit de janvier à mai sur divers chênes (Quercus) à feuilles 
caduques ou persislantes; on la trouve de préférence sur les sujels 
rabougris. Elle réunit deux ou trois feuilles en les appliquant l’une 
sur l’autre et y installe des galeries sinueuses, cylindriques, fortement 
adhérentes à la feuille el couverte de ses déjections; elle se métamor- 
phose toujours dans la dernière loge qu’elle occupe et éclôt en juillet. 

Le papillon est répandu partout où croît le Quercus ilex et autres 
chênes dans la France méridionale, l'Espagne, l'Italie, la Dalmalie et 
l'Asie Mineure. 


135. A. Diversicolor, Rag. (PI. XI, fig. 13). 


23 mill. 4. Ailes supérieures étroites à la base, élargies graduelle- 
ment vers le sommet, droites sur la côte aux trois quarts, arrondies au 
delà, un peu obliques sur le bord externe, arrondies à l’angle anal; d’un a 
gris rougeätre sale, un peu saupoudrees de noir sur l’espace median. 
Première ligne très oblique, rentrant en un angle sur la dorsale, noi- 
râtre, précédée d’une ligne irrégulière, verticale, d’ecailles noires en 
relief, laquelle naît non de la côte, mais de la partie costale de la 
première ligne, et l’espace entre ces deux lignes forme une tache trian- 


— 115 — 


gulaire d'un jaune mastic; elle est sujvie sur la côte d’une tache 
noire allongée, presque triangulaire, fondue inférieurement et ména- 
geant avant la deuxième ligne une tache blanche oblique qui s'étend 
au disque et est saupoudrée de noir. Deuxième ligne parallèle au bord 
externe, rentrant sur les plis, très bombée au milieu, à peine plus 
pâle que le fond, distinctement lisérée de noir du côté interne et bordée 
extérieurement d’une bande jaune mastic, devenant rouge brunätre 
vers la côte, mais peu visible. Le bord externe est faiblement lavé de 
gris avec une ligne brun rougeätre foncé mais peu distincte; la côte à 
l’apex est noire. 

Points discoïdaux réunis en une lunule épaisse, noire, confuse. 
Frange gris noirälre teintée de vineux. L'espace basilaire, avant la ligne 
verticale, gris cendré. Dessous brun noirâtre avec une teinte jaunâtre; 
la deuxième ligne à peine visible; les nervures 4 el 5 distinctement mais 
brièvement tigées. 

Ailes inférieures jaunätres, luisantes, soyeuses, fortement lavées 
de brunätre; les nervures plus foncées; la frange gris noirätre luisant. 

Tête et thorax brun jaunätre. Palpes bruns, un peu rougeätres, gris 
à la base. Antennes ocracé rougeâtre, à peine pubescentes, avec un petit 
sinus à la base, noir du côté interne, les écailles formant une dent 
minuscule au sommet; l’article basilaire est très volumineux, très large, 
prolongé et acuminé postérieurement, touchant presque le vertex, blanc 
jaunâtre sale. Pattes gris foncé, saupoudrees de brun rougeûtre, les tibias 
intermédiaires plus päles avec un faible anneau noirâtre; tarses noirs 
faiblement annelés de blanchâtre. Abdomen gris brunätre avec une 
teinte jaunätre. 

Ressemble beaucoup comme dessins et presque comme couleur à la 
Caliginella Hulst., mais la forme de l’aile est différente, les points dis- 
coïdaux sont réunis, les antennes ont un sinus distinct. 

Eslcourt, Natal (Afrique orientale) ; un 5 pris par M. Hutchinson, 
coll. Ragonot. 


136. A. Caliginella, Hulst., Entom. Am., 1887, p. 87 (Neph.), 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 128 (Rag., Pl. VI, fig. 3); Gomptella, 
Rag., North. Am. Phyc., p. L. 


21 à 22 mill. Ailes supérieures assez larges, arrondies sur la côte, 
obliques et arrondies sur le bord externe, l’apex un peu prolongé; ailes 
d’un gris foncé teintées de brun rougeätre vers le bord interne, l’espace 
basilaire, une éclaircie renfermant les points discoidaux (presque super- 
posés), et le bord externe plus päles. Premiere ligne d’un ocrace rougeä- 
tre, large, atténuée vers la côte, suivie d’une ligne noirätre, fine, oblique 


— 116 — 


sur la côte, presque verticale ensuite et précédée d’une ligne verti- 
cale, en zigzag, noire, bordée de noir intérieurement. Deuxième ligne 
un peu oblique, rentrant sur les plis, bombée et dentée au milieu, gris 
pâle, ombrée de noirâtre du côté interne et naissant d’une lache costale 
noire oblique. Points marginaux petits, distinels; frange brun noirätre 
saupoudrée de blanc. Ailes inférieures brunälre clair, les nervures et 
deux lignes sur le bord brunes, la frange brunälre. 

Tête et thorax gris brunâtre, antennes pubescentes, ocracé bru- 
nâtre, finement annelées de noir, épaisses, sans sinus; la dent basi- 
iaire forte. Palpes noirs, le troisième article blanc à la base. Abdomen 
ocracé brunâtre. Pattes blanches saupoudrées et lavées de noirätre. 

La Caliginella varie comme couleur, elle est souvent fortement sau- 
poudrée de noir, parfois elle est couleur d’ardoise. 

Arizona, Californie (Amérique septentrionale). 


137. A. Sodalella,Zell., Is., 1848, p.615; H..S., IV, p.100: Hein., 176: 
?Berce, 326; Rag., Ent. Mo.Mag., XXII, p.26 (PI. XXII, fig. 5); Eppelsheim, 
Stell. e. Z., 1890, p. 54 (larva). 


20 à 24 mill. Ailes supérieures assez larges, sublriangulaires, 
presque droites sur la côte, presque verticales sur le bord externe, 
saillantes et fortement bombées à l’angle anal. Ailes d’un rouge vineux 
ou rouge brumätre foncé, l'espace basilaire contre la premiere ligne, 
une éclaircie traversant obliquement l’espace médian, et le bord externe 
blanc ou blanchätre mêlé de rougeälre sauf avant la première ligne; 
première ligne indistincte, oblique, coudée sur la médiane, bordée inté- 
rieurement jusqu'à la sous-costale d’une large bande jaune brumätre 
dont le côté interne est presque vertical et bordé de noir, les écailles 
noires paraissant en relief; la première ligne est bordée postérieure- 
ment d’une tache costale d’un rouge brun foncé de forme triangulaire. 
Deuxième ligne blanchâtre, presque verticale, rentrant sur les plis, for- 
tement bombée et dentée au milieu, naissant d’une tache costale noi- 
râtre. Points discoïdaux ronds, noirs, très distincts, obliques; les points 
marginaux petits, rouge sombre, mal définis; la frange gris brunälre. 

Ailes inférieures brun jaunâtre clair, les nervures et un liséré 
marginal bruns, la frange plus pâle. 

Tête vineux grisätre, un peu jaunätre au milieu, thorax vineux 
grisätre. Palpes noirâtres, l’apex jaunätre, la moitié basilaire blan- 
chätre. Antennes jaune brunätre annelées de noir, fortement pubes- 
centes. Abdomen jaune brunälre lavé de gris brunätre. Pattes blan- 
châtres fortement saupoudrées de gris rougeälre, les pattes postérieures 
plus pâles avec un anneau noir avant l'extrémité, blanche, des tibias; 

, Larses jaune brunâtre lavés de noir. 


— ji — 


Se distingue de Consociella par sa grande taille, ses couleurs bien 
plus vives et tranchées, l’espace basilaire foncé sauf contre la premiere 
ligne, où il est d’un blanc pur. 

La chenille aussi est différente; elle est d’un blanc verdâtre pur 
avec cinq lignes dorsales noires, épaisses, très distinctes, la dorsale 
droite et lisse, les sous-dorsales irrégulières sur les bords; la tête est 
d’un jaune brunâtre, ornée de nombreuses courtes stries ou taches 
noires irrégulières et bordée de noirätre. L’&cusson est d’un jaune 
brunâtre tacheté de noir latéralement, orné de quatre points noirs 
disposés en trapèze par devant. Un gros point blanc à centre noir sur 
le deuxième segment et un autre sur le dixième. Points pilifères noirs 
cerel&s de blanc. Pattes écailleuses pâles lavées de noir. 

Vit sur le chêne (Quercus) en mai et commencement de juin dans 
les feuilles réunies en paquet, dévorant le parenchyme des feuilles, ne 
laissant que les côtes. Se transforme vers le commencement de juin et 
le papillon éclôt à la mi-juin. M. Eppelsheim a remarqué que la chenille 
ne réunit pas les feuilles à plat comme le font Consociella et Zelleri et 
qu’elle est plus précoce. Il décrit la chenille comme étant striée de noir 
brunätre et de blanc, les stries d’egale largeur, la strie dorsale brune ; 
la tête noire tachetée de jaune; l’écusson d’un noir luisant, blanc par 
devant. Segment anal concolore, les pattes’ écailleuses noires. 

France, Allemagne, Anglelerre, Italie, Grèce, Suisse, Caucase. 


138. A. Consociella, Hb., 328; Zk., Germ. Mag., Ill, 138; Tr., IX, 1, 
187; Zell., Is., 1839, p. 177, 1848, p. 612: Steph., IV, 306; Wd., 1464; H.-S., 
200, IV, p. 99; Stt., Man., Il, 170; Hein., 176; Berce, 326; Tumidella, 
Dup., X, pl. 280, 3 b. 


18 à 20 mill. Ailes supérieures à côle arrondie, le bord externe 
oblique, arrondi. Semblable comme dessins à la Sodalella mais d’un 
gris pourpre ou gris violätre, ou encore gris noirätre à peine teinté de 
rougeälre, à peine plus clair dans l’espace médian et sur le bord 
externe, l’espace basilaire distinctement plus pâle, blanc ocracé, sali à la 
base. La première ligne semblable à Sodalella, mais la couleur fauve 
tranche à peine sur le fond et sa bordure noire est peu distincte. Les 
points discoïdaux et marginaux sont moins distincts. La tête et le 
thorax sont de la couleur des ailes supérieures, l'abdomen plus foncé 
que chez Sodalella. Les palpes sont entièrement noirâtres, teintés de 
rougeätre. Les pattes d’un gris brunâtre foncé, presque sans rouge. 

La chenille est d’un gris jaunälre avec cinq lignes dorsales noirätres, 
irrégulières, la tête et l’écusson jaunâtres, légèrement pointillés de 
noirätre, la tête avec deux points piliferes plus grands, par devant, 


— 118 — 


l’écusson avec deux gros points latéraux obliques, le premier en avant 
noir, le second blanc cerclé de noir. Points pilifères noirs, très petits, 
un gros point en relief, blanc cerclé de noir, sur le deuxième segment, 
celui sur le dixième indistinct. Pattes écailleuses pâles. 

Elle vit en mai ou juin sur le chêne dans un petit tube, formé de soie 
mêlée’ de ses déjections, entre les feuilles réunies à plat par petits 
paquets, rongeant le parenchyme, et le papillon paraît en juin et juillet. 
La chenille hiverne toute petite, vivant d’abord à l’automne en petils 
groupes sur les feuilles dans des galeries de soie assez ferme recou- 
vertes de ses déjections. 

Cette espèce est très répandue en Europe, et se relrouve au Caucase. 


139. A. Indigenella, Zeller, Isis, 1848, p. 867; Riley, Rep. Ins. 
Mo., IV, p.41, Can. Ent., 1884, p. 238; Glover, Dept. Agric., 1867, p. 73; 
Packard, Guide, 1869, 331; Saunders, Can. Ent., 1870, 126; Ins. inj. to 
fruits, 1883, p. 93; French, Ill. Rep., VIl, 249, fig. 46, 1877; Grole, Can. 
Ent., 1885, p. 252; Weed, Ill. Rep., XN, 1889, 65; Hulst, Tr. An. Ent. 
Soc., 1890, p. 130. 

Nebulo, Walsh (Phyeita), Proc. Bost. Soc. Nat. Hist., IX, p. 312, Proc. 
Ent., II, 1867, p.18; Riley, Fourth Report Missouri, 1872, p. 41, fig. 18, 19; 
Index Miss. Reports, p. 79; W. Saunders, Can. Ent., 1883, p. 1, fig. 1; Zela- 
tella, Hulst (Myelois), Entom. Amer., 1887, p. 136, Can. Ent., 1884, p. 238. 

a, var. Nebulella, Riley, Rep. Ins. Mo., IN, p. 42, tig. 20, Index Mis- 
souri Rep., p. 80. : 


13 à 21 mill. Ailes supérieures grises, plus pales sur la côte, lavées 
irrégulièrement de brun noirätre et de rougeätre, surtout dans l’espace 
médian. Lignes transversales obliques, surtout la première, conver- 
gentes et très rapprochees sur le bord inlerne, gris pâle, la premiere 
légèrement arquée, bordée extérieurement d’une fine ligne noire qui 
naît d’une tache costale triangulaire; elle est précédée sur le bord 
interne par une grande tache rougeätre, verticale, pyramidale, bordée 
intérieurement de noirâtre, atténuée au sommet; la base de l’aile est 
rougeätre. Deuxième ligne distinctement bordée de noirätre des deux 
côtés, bombée au milieu. Une ombre foncée traverse obliquement 
l’espace médian. Points discoïdaux généralement réunis en une lunule 
mal formée, concave vers la base. La frange est grise, précédée d’une 
ligne noirâtre interrompue. Une lache noire sur la côte à la base. 

Ailes inférieures gris brunâtre, la frange plus claire. Antennes 
pubescenles, brun rougeâtre, l’article basilaire grisätre. Palpes gris 
noir uni. 

Diffère des autres espèces du groupe par l’espace médian très 
étroit, les lignes plus obliques, les points discoïdaux réunis. 


— 119 — 


La chenille adulte est longue de 16 mill.; elle est cylindrique, un 
peu atténuée postérieurement, d’un brun verdätre sombre, la tête d’un 
brun rougeälre foncé. L’anneau thoracique avec une large plaque 
noirätre et un mamelon aplati, noirâtre, de chaque côté. Points verru- 
queux noirs, chacun surmonté d'un poil d’un brun pâle. 

Elle vit dans des galeries de soie recouvertes de ses déjections 
au milieu d'un paquet de feuilles sur le pommier (Pyrus malus). Elle 
hiverne petite et au printemps élargit sa galerie, se nourrissant des 
feuilles jeunes. Se transforme au mois de juin et le papillon parait fin 
juin et en juillet. 

Vit aussi sur les Crataequs, Mespilus, Prunus domestica et P. cerasus. 
Elle est très nuisible dans les jardins fruitiers. 

Var. Nebulella, Riley. D'après M. Riley, cette variété diffère du type 
par sa couleur plus uniforme et adoucie, les dessins plus indistincts, 
mais surtout dans l’etroitesse relative de l’espace terminal et, par suite, 
la largeur plus grande de l’espace médian; la tache triangulaire brun 
rougeätre est plus petite, l’espace qu’elle occupe sur le bord interne 
étant à peine moitié aussi large que l’espace entre la tache et la 
deuxième ligne. Les points discoïdaux sont aussi séparés. 

M. Riley a décrit ceite variété d’après un bon specimen élevé d’un 
pommier sauvage. 

Amérique septentrionale (New England, Canada, New-York, Illinois, 
Iowa, Kansas et Texas). 


140. A. Fallouella, Rag., Petites Nouv. Ent., octobre 1871, p. 147; 
Ann. Soc. e. Fr., 1872, Bull., p. xrvı (Pl. VI, fig. 6); Roessler, Stett. 
e. Zeit., 1877, 370; Seebold, An. Soc. Esp., VIII, p. 116; Berce, 1878, 
p- 328, pl. IX, fig. 3; Lafaury, Ann. Soc. e. Fr., 1885, p. 400 (larva). 
Rhenella, var., Dup. X, pl. 280, fig. 16. 


19 à 20 mill. Ailes supérieures d’un gris cendré mat, plus päles 
vers la côte et dans l’espace basilaire, légèrement teintées de brunâtre 
au delà du milieu de l’aile. Lignes {ransversales pâles, obliques, écar- 
tées sur la côte, rapprochées sur le bord interne ;la première, indistinele, 
est bordée extérieurement d’une fine ligne noire oblique qui prend 
naissance sur la cote d’une tache triangulaire noire, et elle est précédée 
sur le bord interne d’une bande ocracée, verticale, qui n’atteint que la 
nervure médiane, et le fond pâle au-dessus forme un crochet au-dessous 
de la tache coslale; cette bande est saupoudrée de noirälre du côté 
interne. Deuxième ligne distincte, lisérée de noirâtre des deux côtés, 
bombée au milieu, suivie sur la côte d’une tache noire qui se continue 
obliquement en une ombre noirâtre à travers l’espace médian. Points 


— 120 — 


discoidaux distinets, mais souvent le point superieur manque. Points 
marginaux noirs sur le bord gris cendré de l’aile; frange gris brunätre. 

Ailes inférieures brun jaunälre clair, les nervures plus foncées, 
ainsi qu'un double filet marginal renfermant une ligne jaune; frange 
jaune brunätre pâle. 

Tête et thorax gris brunâtre. Antennes brunes. Palpes gris noi- 
râtre, gris à la base. Abdomen brun jaunâtre. Pattes blanchâtres sau- 
poudrées de noirâtre, un anneau noir ayant l’apex des libias; les tarses 
bruns. 

«La chenille est lourde, amincie postérieurement, les segments ridés 
transversalement, de couleur rouille, surtout les trois derniers segments, 
avec la région dorsale très faiblement verdâtre, ayant une vasculaire 
fine, deux sous-dorsales et deux autres lignes plus larges et lumineuses 
sur la région stigmatale, toutes roussälres, plus foncées que le fond. 
Tête grosse, luisante, d’un roux clair, tachetée de roux foncé. Ecusson 
grand, un peu luisant, parsemé de petils points noirs dont plusieurs 
forment un trait noir oblique sur le bord postérieur. Trapézoïdaux 
noirs, petits. Pas de plaque anale. Pattes rousses annelées de noir. » 

« Elle vit sur le chêne au commencement de juin, comme cellede 
Consociella, dans un tube qui se prolonge et s’élargit à mesure que la 
chenille grandit. Elle attaque les feuilles entre lesquelles elle est cla- 
blie, respectant toutefois leur pellicule extérieur, mais au lieu de les 
réunir en gros paquels chiffonnés comme Consociella, la chenille de 
Fallouella les relie ordinairement à plat. Se transforme vers la fin juin 
et le papillon éclôt en juillet et août » (Lafaury). Suivant Maurice Sand 
il vole aussi en avril. 

Le papillon paraît assez répandu, se trouvant en France : près de 
Paris, Fontainebleau, Tours, Bordeaux, Dax; en Alsace, Nassau, en 
Grèce, en Turquie d'Asie et en Asie Mineure (Amasie). 


141. A. Juglandis, Le Baron (Phycita), Second Rep. Ins. Illinois, 
p. 123 (1872); Riley, Fourth Rep. Missouri, p. 43, fig. 20, a. b. d., Index 
to Miss. Rep., p. 80; French Ill. Rep., VII, 249, 1876; Packard, Ins. inj. 
to shade trees, p. 82 (1881); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 131. 


19 mill. Ailes supérieures gris noirätre avec une teinte pourpre, 
l’espace basilaire et la moitie costale de l’espace médian blancs. Premiere 
ligne oblique, fine, noirâtre, élargie sur la côte en une grande tache 
triangulaire notre, précédée sur le bord interne d'une bande trian- 
gulaire d'un ocracé grisätre, bordée intérieurement d’une ligne noirtre. 
Deuxième ligne très rapprochée du bord externe, fortement bombée 
au milieu, grise, bordée de noirâtre des deux côtés. Points discoïdaux 
et marginaux dislinels. La base de l'aile noire. 


— 121 — 


Ailes inférieures gris brunâtre. Tête et thorax noirätre, antennes 
grisâtres. Palpes gris, l'abdomen gris brunâtre, le segment anal jaune. 

Ressemble beaucoup à Fallouella Rag. par la largeur de l’espace 
médian et la forme de la deuxième ligne. Indigenella Z. a l'espace 
médian bien plus étroit, la deuxième ligne plus droite, les points dis- 
coïdaux réunis en une lunule, la base de l’aile grise. Vaccin Riley 
se distingue de suite par l'absence de la tache triangulaire noire à la 
naissance de la première ligne, et la ligne noire que précède celle-ci 
est bien plus épaisse. 

La chenille vit sur le Carya et Juglans. 

Amer. sept. 


142. A. Vaceinii, Riley, Can. Ent., 1884, p. 237; Dept. Agric. Rept., 
1884, 352; Rep. U. S. Entom., 1885, p. 356, 394, pl. IX, fig. 4; Smith, 
Dept. Agric. Rept., 1884, 355, 394; Bull. IN, Dept. Agric., 1884, p. 28; Saun- 
ders, Ins. injurious to fruits, p. 375 (1883); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 
1890, p. 128. (Rag. Pl. VI, fig. 7.) 3 


16 mill. Ailes plus elroites que chez Juglandis, Vapex prolongé, 
d'un gris noirätre plus pâle, non teinté de pourpre, la bande avant la 
première ligne à peine teintée de rougeâtre, l’espace médian plus étroit, 
la deuxième ligne oblique, à peine bombée au milieu, la bordure noire 
de la première ligne plus large vers la côle que vers le bord interne, 
mais ne formant pas une grande tache triangulaire noire comme 
chez Juglandis. Les points discoidaux sont assez gros, distincts, les 
points marginaux remplacés par une ligne noirâtre continue, peu dis- 
tincte; enfin la Vaceinü se distingue de suite de ses congénères par des 
écailles jaunes dont la côte, près de la base des supérieures, esl garnie 
dans les deux sexes. 

La chenille adulte mesure 10 mill.; elle varie de jaune verdâtre à 
vertolivâtre, rougeälre ou brunâtre, étant plus foncée postérieurement; 
la tête est jaune, luisante, l’écusson un peu plus pâle que la tête, la 
ligne médiane à peine plus pâle, une verrue brunätre au-dessus du 
stigmate; plaque anale jaune. Points verruqueux très petits, d’un 
brun très pâle et luisant, surmontés d’un poil jaunätre; pattes con- 
colores. 

L’œuf est déposé vers le milieu de juillet dans le calice et parfois 
sur les jeunes baies du Vaccinium. D’après M. Smith, l’œuf serait 
déposé sur les baies à moitié grosseur du Vaccinium, la chenille 
pénètre dans la baie et y habite, changeant de baie jusqu’à ce qu’elle 
soit devenue adulte; la plupart des chenilles descendent à terre en 
septembre ou octobre et y filenl un cocon ovale, recouvert de terre, 


— 122 — 


dans lequel chaque chenille hiverne, se transformant au printemps, 
et le papillon paraît en juin el juillet (Riley). 
États-Unis d'Amérique (Cape Cod, Mass., New Jersey et Texas). 


143. A. Epigrammella, Rage. (Pl. VI, fig. 9). 

16: mill. © Ailes supérieures gris brunätre, un grand triangle blan- 
chätre saupoudré de brun, appuyé à la cdte, précédant la première ligne, 
et un autre plus grand, plus pâle et distinct, moins saupoudré de brun 
rougeätre, dans l’espace médian, étendant sa pointe jusqu’au bord interne 
et très distinelement bordée de noir, formant avec la bordure noire des 
deux lignes dans l’espace médian une M bien marquée; dans le grand 
triangle costal se voient les points discoïdaux, noirs, ronds, gros, 
superposés. Lignes transversales blanches, verticales, larges, la pre- 
mière faiblement lisérée de noir du côté interne, sa bordure externe 
formée d’un bourrelet d’ecailles soulevées ; deuxième ligne très légè- 
rement sinueuse, rentrant à peine sur les plis, son liséré externe dis- 
tinct, naissant d’une tache costale noire oblique. L’extreme base noire. 
L'espace terminal blanchätre lavé de brunätre sur le bord interne et 
plus légèrement sur les nervures, la ligne marginale épaisse, noire, 
interrompue, la frange gris brunätre. 

Ailes inférieures gris brunätre, plus foncées sur les nervures, le 
liséré marginal brun, la frange gris brunätre. 

Tele brune, gris brunätre sur le vertex, le thorax gris brunälre, le 
collier et les ptérygodes bruns. Abdomen gris brun, brun noir à l’extré- 
mite, la touffe anale forte; front avec une bosse; palpes blanchâtres 
lavés de brun, le 3° article brun ; antennes du 5 pubescentes, brunes, 
annelées de blanchälre en dessus, la dent de l’article basilaire forte. 
Pattes intermédiaires larges, les fémurs el tibias blanchâtres avec une 
bande transversale noire au milieu ; les paltes postérieures noirâtres ; 
les tarses des pattes postérieures noirs annelés de blanc. 

Ressemble beaucoup à Actiosella WIk., mais celle-ci n’a qu’une 
tache costale semi-ovale ne dépassant pas la nervure médiane dans 
l’espace médian. 

Rangoun (Birmanie angl.); un 5 coll. Ragonot. 


Gen. HYPARGYRIA\, Ras. 
(Nouv. gen., p. 9.) 


Antennes pubescentes, courbées à la base; l’article basilaire renflé au milieu, 
projetant une dent en forme de crochet recourbé. Palpes labiaux ascendants, 
recourbés. Palpes mazxillaires squammeux, aplatis, croisés, pressés contre le front. 
Abdomen avec une touffe épanouie de poils chez le !. Ailes supérieures assez 


1. Dessous argent. 


Be 


A ee UE Ass 


— 193 — 


étroites, avec onze nervures, 4 et 5 tigées. Ailes inférieures avec huit nervures, la 
cellule assez courte, 8 tigée, 2 bien avant l’angle de la cellule, 4 et 5 tigées. Des 
taches diaphanes vers la base, . . . . . . . . . . . . . Type: Metalliferella. 


L'article basilaire des antennes est atténué aux extrémités, renflé 
au milieu du côté interne, projetant un petit crochet mince bien 
distinct; dans la courbe de la tige les articles sont un peu serratiformes. 
Les poils de la tête en dessus font saillie sur le front, qui n’a pas de 
touffe distincte. Les palpes labiaux ne dépassent pas le vertex; ils sont 
lisses, épais, le troisième article aussi large que le deuxième. Les ailes 
supérieures ont une entaille près de la base sur la côte, la partie 
basilaire est épaissie, gonflée, les nervures Ires saillantes, formant des 
cornets. La nervure 10 de la cellule, très rapprochée de 8 et 9, A et 
5 courbées, très brièvement tigees, 2 et 3 très rapprochées de l’angle 
de la cellule, presque parallèles. Ailes inférieures avec la cellule assez 
longue, la nervulation semblable à Acrobasis. 

Les ailes chez le sont très remarquables, étant lamées ou au 
moins lavées de couleur argent métallique en dessous. 


144. H. Metalliferella, Rag., Nouv. gen., p. 9 (Pl. IV, fig. 22). 


17 à 22 mill. Ailes supérieures ocracé olivätre, fortement lavées par 
places, surtout postérieurement, de rouge vineux ou violacé; la partie 
colorée en rougeätre est luisante et formée d’ecailles soulevées; la 
partie costale de l'aile est saupoudrée de blanc, d’une façon plus dense 
sur la côte même, mais l’extr&me bord est rouge. Première ligne ocracé 
olivätre, large, presque verticale, précédée d’un bourrelet d’ecailles en 
relief, vertical, rouge vineux luisant, précédé d’une grande tache costale 
triangulaire blanche mêlée de rouge. La deuxième ligne, également 
ocracé olivälre, est très rapprochée du bord externe et presque imper- 
ceptible. On voit parfois le point discoïdal supérieur, l’inférieur manque. 
Frange brun rougeätre. Dessous ocracé rougeâtre jusqu’au premier tiers, 
au delà entièrement glacé d'argent métallique, rutilant, poli, un peu 
irisé ; des écailles noires à la base, entre les nervures. 

Ailes inférieures transparentes, enfumées dans la moitié apicale, 
avec un reflet doré, luisant, les nervures distinctement marquées en 
brun, un double filet marginal brun, la frange brunâtre. Dessous, avec 
la moitié apicale (jusqu’à la nervure 2) glacé d'argent comme aux supé- 
rieures, la nervure sous-coslale lisérée de noir. 

Tête jaune olivälre; le thorax ocracé olivâtre, teinté de rouge 
postérieurement. Antennes ocracées en dessus, tachetées de noirâtre ; 
l’article basilaire ocracé rougeälre. Palpes bruns teintés de rouge 
sombre vers le sommet; l'abdomen brunälre, des bouquets latéraux de 


— 124 — 


poils noirs à l'extrémité. Paltes antérieures blanc ocracé, brunâtres par 
devant, à la base noires, le reste brun rougeätre sombre; les tarses 
noirs annelés de jaunâtre. Les pattes intermédiaires blanches saupou- 
drées de rouge, les libias élargis par des écailles; du côlé interne, 
ils sont garnis de longs poils rouges; la base et le sommet des tibias, 
ainsi que les tarses, noirâtres. Les pattes postérieures sont semblables, 
mais les tibias n’ont pas de poils rouges. 

Se distingue de toutes les Phycites par ses ailes en dessous lamées 
ou plaquées d'argent. La © ressemble au mais elle n’a aucune 
trace d'argent. : 

La Metalliferella paraît assez répandue, se trouvant à Accra et 
Bathurst (Afr. occ.), dans l'Afrique orientale et aux Indes orientales. 


145. H. Definitella, Zell., Hor. ent. Ross., XNI, p.205 (52) (Myelois), 
pl. XI. fig. 24. 


17 à 19 mill. Ressemble à Metalliferella comme dessins et couleurs, 
mais le rouge est moins vif; la deuxième ligne est faiblement indiquée, 
grise, indistinctement bordée postérieurement par une ligne brune 
parallèle au bord externe, oblique dans sa partie inférieure; les points 
marginaux sont faiblement marqués, les points discoïdaux sont dis- 
üncts, bruns, obliques. Dessous ocracé rougeàtre avec une slrie noire 
sur la sous-costale au milieu ; la moilié apicale de l’aile légèrement 
argentée-dorée, surtout surles nervures, mais non sur l'extrême bord. 

Ailes inférieures transparentes, blanches, les nervures brunäires, 
le bord de l'aile liséré de brun, la frange blanche avec un filet brun à 
la base. Dessous lavé de noir sans trace de couleur métallique. 

Le reste du corps ressemble à Metalliferella, sauf que les poils du 
segment anal sont bruns, les pattes non garnies de poils rouges. La 2 
est semblable au , mais n’a pas de {races de couleurs métalliques. 

Honda et Maraquita (Colombie) fin avril, commencement de mai, 
et au mois d’aoüt; volant à la lumière. 


Gen. PTEROTHRIX!:, Ras. 


(Nouv. gen., p. 8.) 


Antennes cylindriques, faiblement pubescentes chez le ', l’article basilaire 


conique. Palpes labiaux recourbés, aplatis, élargis à la base, atténués au sommet. 
Palpes maæillatres filiformes. Front lisse. Corps robuste, le segment anal conique. 
Ailes supérieures épaisses, une touffe rousse de poils ou d’ecailles sur le bord 
interne des supérieures faisant saillie sur les inférieures ; onze nervures, toutes 
séparées sauf 8 et 9. Aves inférieures avec huit nervures, la cellule moyenne, les 
nervures assez longues, 7 et 8 séparées, 4 et 5 longuement tigées, la transversale 
non en face de 2, remontant un peu dans la cellule . . . . . . . Type . Rufella, 


1. Allusion à la touffe de poils au bord de l’aile. 


— 195 — 


Ce genre a une certaine analogie avec Rhodophaea, mais s’en dis- 
tingue par l’aspect robuste des espèces, l'épaisseur de leurs ailes, la 
grosseur du corps, par la présence près de la base de l’aile supérieure 
d'une petite touffe d’écailles à l’extrémité de la nervure interne faisant 
saillie sur les ailes inférieures. En outre les palpes labiaux sont plus 
forts, élargis à la base, un peu aplatis, très aigus au sommet, au lieu 
d’être cylindriques. La nervulalion diffère par la brièveté relative de la 
cellule, la longueur des nervures et:par la nervure transversale qui 
n’est jamais en face de la nervure 3, de facon que 3 et 5 ont un peu 
l'apparence d’être tigées; enfin la © est toujours sensiblement plus 
petite et plus robuste que le &!, sa tarière non saillante. 

Ce genre est formé d’une ou de plusieurs espèces qui sont très 
variables, et il faudrait posséder de longues séries provenant de diffé- 
ren(s pays pour savoir si réellement il y a plusieurs espèces ou une 
seule espèce qui serait proteenne; ici l’étude des parties génitales 
pourrait être utile. Von Heinemann du reste les réunit toutes sous le 
nom de Myelois Luridatella. Pourtant il y a des différences assez sensibles 
dans la forme des ailes, surtout celles des femelles, et ces différences 
sont probablement spécifiques; on ne peut, en effet, confondre les 
femelles de Rufella, Impurella et Contectella. 

C'est par erreur que Zeller a décrit comme étant très pâles les 
ailes inférieures de la © de Rufella et a déclaré ses antennes pubes- 
centes, car dans toules les femelles connues les antennes sont simples 
et les ailes inférieures presque noires, sauf chez Orientella; Zeller a 
confondu les sexes, ce qui n’a rien d'étonnant quand on n’a qu’une 
connaissance imparfaite de ces insectes, car les pinces à l’extrémité du 
segment anal chez le 5 sont très peu développées et l'extrémité de 
l'abdomen ressemble tout à fait à celle de la ©. 3 

L'espèce premièrement publiée fut la Rufella Dup., que Zeller 
décrivit sous le nom de Crudella. Duponchel figura sous le nom de 
Advenella une espèce qui n'a aucua rapport avec celle de Zincken et 
qui est, je crois, distincte de Rufella, et publia en outre son Impurella, à 
laquelle plus tard Herrich-Schæffer donna le nom de Luridatella. 
Guenée retint ce dernier nom pour la Rufella sous prétexte que les 
noms de Rufella et Impurella étaient déjà employés pour des Tinéiles, 
mais cette objeclion ne peut se soutenir, car depuis longtemps déjà on 
est d'accord pour se servir d'un même nom spécifique dans deux 
genres bien différents. 

La chenille de la variété Impurella a été découverte par Millière 
et décrile sous le nom de Orudella. J’ai le type original oblenu d’éclosion. 


— 126 — 


TABLEAU DES ESPECES 
Mäles. 


A. Antennes du Jg’ avec une très courte pubescence : 

B. Ailes supérieures sans lignes transversales, gris brunätre 
ou! gris roussätre, saupoudrées de blanc et de noir sur la 
partie dorsale ste ne CNE AR EE EE 

*BB. Lignes transversales distinctes : 

CG. Ailes avec des écailles grises ou blanches : 
1. Ailes supérieures étroites, rouge brun, fortement sau- 
poudrées de blanc, points discoïdaux invisibles. . . . . 
2. Ailes supérieures assez larges, d’un gris roussätre mat, 
fortement lavées de gris cendré depuis la base jusqu’à la 
deuxième ligne, le point discoïdal distinct. . . . . . . 


*GCG. Ailes sans écailles grises ou blanches : 
1. Ailes très luisantes, d’un gris ocracé roussätre, fortement 


lavées de brun rome PERTE SRE ENT EN OR EE 
2. Ailes d'un gris ocracé mat sans couleur ansehe, mais 
fortement lavées et saupoudrées de noir. .... .. 


*AA. Antennes crénelées, fortement pubescentes, presque ciliées. 


Femelles. 


D. Ailes supérieures entièrement brun noirätre en dessous ; ailes 
inférieures à peine sinueuses sous l’apex : 

1. Supérieures noir brun, l’espace terminal brun, lignes trans- 
versales faiblement indiquées par la couleur plus foncée de 
NESPACE MEANS ER Bo ee 

2. Superieures brun roussätre, en: des de 
noir sur le bord interne; lignes transversales assez dis- 


tinetesh RE MEN MEN ENS ATEN HR ee] RP 
5. Supérieures rouge brun, Hréuos saupoudrées as blane; 
lisnesydistinetescer rare IC CE 


DD. Ailes supérieures en dessous avee le sommet distincte- 
ment lavé d’ocrace; lignes transversales très distinctes : 


E. Ailes inférieures très sinueuses sous l’apex, lequel est 
acuminé ; lignes transversales des supérieures grises, 


la frange des supérieures blanche. . . . . . . . . . . 

*EE. Ailes inférieures à peine sinueuses sous l'apex ; la frange 
noirâtre : 

1. Supérieures ocracé Re fortement saupoudrées 

CLIAVÉES dE MMO ER EE EE 

2. Supérieures d’un brun rouge Hate uni, plus noires 

sur les bords; les lignes ocracé rougeätre. . . . . - 


*DDD. Dessous gris ocracé, l'extrémité roussâtre ; en dessus, 
ocracé pâle tacheté de ferrugineux; les lignes indistinctes. 


Impurella. 


Corsicella. 


Contectella. 


Rufella. 


Tauricella. 
Fimbriatella. 


Impurella. 


Rufella. 


Corsicella. 


Contectella. 


Tauricella. 
Caucasiella. 


Orientella. 


— 127 — 


146. P. Rufella, Dup., X, 277, 6, p. 170; Crudella, Zell., Isis, 1848, 
p. 657; H.-S., IV, p. 96; Cruentella, H.-S., IV, fig. 28 (4); Infuscatella 
H.-S., IV, fig. 210 (2), p. 96; Luridatella Hein., 181. 


28 à 30 mill., 2 27 mill. Ailes supérieures d’un gris brun roussätre 
luisant, saupoudrées de noir sur le bord interne, l’espace médian plus 
foncé; lignes transversales gris ocracé, indistinctement ombrées de 
noirâtre, la première coudée au milieu, formant un angle distinct vers 
la base. Deuxième ligne très sinueuse, formant des angles rentrants sur 
les plis et trois boucles postérieurement. Point discoïdal inférieur seul 
visible, peu distinct, dans une liture un peu plus pâle que le fond (dans 
le type de Duponchel invisible). Le bord de l’aile est précédé d’une 
large ligne ou bande noirâtre, la frange est d’un brun noir avec 
l’extrémité roussätre. Dessous brunâtre lavé de noirätre, le sommet de 
l’aile lavé de roussâtre, la frange brun noir. 

Ailes inférieures à peine sinueuses, gris noirâtre foncé, plus 
foncées sur les bords, qui sont ornés de deux filets noirs; la frange 
est blanche. 

Tête et thorax brun roussâtre ou roux; les palpes ocracé roussâtre : 
les antennes brunes: l'abdomen gris brunätre. Le dessous du corps et 
les pattes ocracé grisätre; les tarses très épineux. 

La 2 est plus robuste que le 5, les ailes moins allongées et moins 
aiguës; ses ailes supérieures sont entièrement d’un brun roussätre 
chaud et luisant fortement saupoudrées de noir sur le bord inlerne, 
les points discoïdaux invisibles, les lignes transversales ocracé rous- 
sâtre, parfois très interrompues; la frange et le bord de l’aile noirs; les 
ailes inférieures sont d’un noir brun uni avec un reflet cuivreux; la 
frange noirâlre, pâlissant à l’extrémité. En dessous, les quatre ailes 
sont d’un brun noirätre uni, le bord des supérieures élroitement jaune 
pâle. Les pattes sont d’un brunâtre pâle. 

France centrale et méridionale, Corse, Hongrie, Dalmatie, Bulgarie, 
Espagne, Mardin (Turquie d'Asie), en juin et juillet. 


147. P. Orientella, Rag. (Pl. XLI, fig. 4). 


21 mill. ©. Ailes supérieures faiblement courbées sur la côte, très 
obliques sur le bord externe, assez aiguës à l’apex, d’un ocracé pâle, 
teintées de jaunätre postérieurement ; l'espace médian lavé de roussätre 
par places, plus distinctement sur le bord interne. Lignes transversales 
très indislinctes, de la couleur du fond, la première visible par la 
couleur plus foncée de l’espace médian; elles sont disposées comme 
dans Rufella, mais n’ont pas de bordure foncée. Le bord de l'aile est orné 
de deux fines lignes ferrugineuses; la frange est d’un gris noirälre, rous- 


— 98 — 


sätre à l’extremite. Points discoidaux ferrugineux, obliques, peu dis- 
tincts. En dessous, jaunâtre lavé de roussâtre sur la côte et sur le bord. 

Ailes inférieures jaune brunätre, la frange jaune pâle avec une ligne 
noirâtre à la base. Dessous gris ocracé, l'extrémité teintee de jaune 
roussätre. 

Tête et thorax ocracé blanchälre, l’abdomen plus pâle. Palpes blan- 
chälres. Antennes nues, ocracé roussätre, blanchätres à la base. Dessous 
du corps blanc, les palles légèrement lavées de roussâtre. 

@estune © ctelle se distingue de suile par sa couleur pâle el surtout 
par ses ailes inférieures pâles; elle a la forme d’un mâle. 

Mardin (Turquie d'Asie), coll. Staudinger. 


148. P. Impurella, Dup., X, pl. 277, fig. 7, p. 171; H.-S., fig. 209, 
p- 97 (ab.); (Rag., Pl. XXII, fig. 6, ©); Advenella, Dup., X, pl. 278, fig. 2, 
p. 175; Luridatella, Zeller, Isis 1848, p. 659; H.-S., Tin., 22-23, p. 96; 
Lucidatella, Z., Is., 1848, p. 660. 


£ 25 à 30 mill. © 25 mill. Celte espèce se rapproche beaucoup de 
Contectella ; comme chez celle-ci, les ailes du ç! sont d’un gris ocracé très 
fortement saupoudré d’ecailles blanches mélées d’ecailles noires, ne lais- 
sant de la couleur du fond que l’extrémité de l’aile, pendant que chez 
Contectella les écailles hlanches ne dépassent pas la deuxième ligne. En 
outre, dans Impurella les lignes transversales sont presque oblitérées, 
parfois complètement ; en tous cas on ne voit que la trace des lignes 
claires. Dans le type de Duponchel, qui exisle dans la collection Mabille, 
les ailes sont bien plus foncées que d'ordinaire, étant d’un gris brun 
roussâtre fortement lavé de noirätre de la base jusqu’à la place de la 
deuxième ligne. Pour le surplus, /mpurella ressemble à Contectella; le 
point discoïdal inférieur se montre faiblement. 

La © d’Impurella est plus pelile et bien plus sombre que le , elle 
est presque entièrement d’un noir brun luisant ; l'espace médian très 
étroit, plus foncé; l'espace lerminal avec une éclaircie ocracé roussätre 
plus ou moins grande ; la frange noirälre foncé. Les ailes inférieures 
sont d’un brun noir, la frange noirâtre, l’extrémité blanchälre; la tête 
et le thorax brun noirälre, l'abdomen plus foncé, les palpes ocracés, le 
dessous des ailes entièrement d’un noir brun, la frange noirâtre. C'est 
le type méditerranéen. 

Le est davantage lavé de roussälre que dans le type figuré par 
Herrich-Schaeffer. Un 4’ d’Andalousie est très chargé d’écailles blanches 
et l’espace médian est remarquablement étroit, foncé, tranchant sur la 
couleur pâle du fond, le point discoïdal très gros et distinct. La ©, de 
même provenance, est d’un ocracé rougeätre chaud fortement lavé de 


— 129 — 


noirätre sur la parlie dorsale de l’aile jusqu’à la deuxième ligne, et on 
voit quelques écailles blanches dans l’espace basilaire. 

La chenille de Impurella (attribuée à tort à Rufella (Orudella Z.) 
par Millière), est assez allongée, fusiforme, très plissée transversa- 
lement, d’un grisâtre lavé de vineux en dessus; les pattes et l’écusson 
concolores; le dos est strié de nombreuses lignes brunes et continues ; 
les sligmates sont assez gros, blancs, cercles de noir. 

Elle vit sous une toile retenue aux tiges radicales d’Euphorbia 
Spinosa, E. Cliaracias et E. Cyparissias, à fleur de terre, en septembre, 
montant sur la plante la nuit pour ronger les feuilles; elle ne grossit 
que lentement et n’alteint toute sa taille qu’en hiver, époque où elle 
se transforme sous la mousse dans une coque soyeuse; le papillon 
paraît en juin et juillet. (Millière, Nat. Sic., 1884, p. 15). 

France cenlr. et mérid., Corse, Italie, Espagne, Dalmalie, Bulgarie, 
Hongrie, Russie mér., Arménie. 


149. P. Corsicella, Rag. (Pl. V, fig. 23); Advenella, Dup., X, 
pl. 278, fig. 1, p. 174. 


e 


28 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, d’un rouge brun uni, 
fortement saupoudrees d’écailles blanchätres, surtout dans l’espace 
basilaire; l’espace médian près des lignes transversales presque sans 
écailles päles; ces lignes sont rapprochees; la première disposée 
comme chez Ru/ella, mais plus oblique et indiquée sculement par 
la couleur du fond; la deuxième est blanchâtre, large, dislincte, échan- 
crée sur le pli discoïdal, au-dessous se dirigeant très obliquement et 
droit au bord interne. Points discoidaux invisibles, frange gris bru- 
nätre. 

Ailes inférieures brunâtre clair, plus foncées sur les bords; la 
frange blanche, la moitié basilaire brunätre. Dessous des ailes bru- 
nâtre, les supérieures plus foncées; la côte et l’apex un peu lavés de 
jaunälre. 

Tête et thorax rouge brun uni. Palpes ocracé rougeälre, l’abdomen 
brun. 

La © figurée par Duponchel est semblable au , mais la première 
ligne paraît plus distincte, la deuxième ligne esl arrondie un peu dans 
sa partie dorsale; les ailes inféricures sont d’un brun noir uni, la 
frange comme chez le 4. Le dessous des quatre ailes est d’un brun 
uniforme. Cette figure est mauvaise, les lignes transversales sont beau- 
coup trop droiles, la couleur n’est pas exacte. 

: Corse. Un ' dans ma collection, le type de Duponchel dans celle 
de M: Mabille. 


Le] 


— 130 — 


150. P. Contectella, Zell., Isis, 1848, p. 661; H.-S., IV, fig. 27, p. 96 
(Rag. PI. XXII, fig. 72 ); — Xanthocephala, Sigr., Berl. e. Zeit.,1870, p. 274. 


d 26 à 32 mill., 2 24 mill. La Contectella se distingue de Rufella et 
de Impurella par sa taille plus grande chez le &!, sa couleur plus grise, 
moins roussâtre, ses lignes transversales très distinctes, grises, forle- 
ment ombrées de brun ou de noirätre dans l’espace médian, la deuxième 
rentrant en de longs angles aigus sur les plis, au milieu bombée ct 
dentelée, la première distinctement coudée au milieu, l’angle sur la 
nervure dorsale très prononcé, le point discoïdal inférieur bien marqué. 

La © se reconnaît particulièrement par ses ailes courtes, saupou- 
drées de gris, ses lignes rapprochées, les ailes inférieures presque 
excavées sur le bord externe, la frange presque blanche. 

Un  d’Amasie se distingue par sa couleur gris blanchälre légère- 
ment teinté d’ocrace, avec les dessins tous très clairs el indistinels. 

La Xanthocephala Stgr. (de Sarepla) est un pelit exemplaire 
(28 mill.) de Contectella. Un autre individu du même pays est forle- 
ment lavé d’ocrace, surtout sur la côte et le bord exlcrne, ainsi que le 
bord interne à la base; le reste est blanchâtre saupoudré de noir; le 
{horax el la tête sont d’un ocracé foncé, l’abdomen plus clair. 

Amasie, le Pont, Sarepta, Spock (Oural). 


151. P. Tauricelia, Wcke., Cat., p.227; Stor., Hor. ent. Ross., XV, 
p. 212 (54) (Rag., PI. XXI, fig. 15). 


og 36 mill., © 32. C’est la plus grande de loules, et se distingue 
chez le ' par ses ailes de couleur nankin (ocracé pâle) uni et mat, plus 
ou moins saupoudrees d’écailles noires, surtout vers le bord interne, 
mais sans mélange de roussâtre. Les lignes transversales sont plus 
päles, très distinctement bordees de noir dans l’espace médian, dis- 
posées comme celles de Contectella. La partie dorsale de l’espace médian 
est forlement lavee de noir, le point discoïdal inférieur noir et très 
apparent. Les nervures apicales dans l’espace terminal sont lavées de 
noir; la frange est noirälre, précédée de deux épaisses lignes noires. 

La © est également ocracé pâle, mais elle est tellement lavée de 
noir que la couleur du fond tend à disparaîlre. Les lignes transversales 
sont moins sinueuses que chez le mâle, mais elles sont très largement 
ombrées de noir dans l’espace médian, laissant très peu de la couleur 
du fond. Le point discoïdal s’apercoil indislinetement, la frange est 
comme chez le mâle mais plus noire. Les ailes inférieures sont d’un noir 
brun profond; la frange noirätre, avec l'extrémité à peine plus claire. 

Le dessous des ailes de la Tauricella ressemble à celui du type, mais 
le bord de l’aile a une ligne noire, interrompue aux nervures, très dis- 


— 131 — 


tincte. Chez la © l’extr&mile de l’aile supérieure est lavée d’ocrace 
comme chez Contectella, mais plus distinctement, alors que l’aile de 
Rufella est d'un brun noir uniforme. 

Taurus, Lydie, Caucase. Maï, juin. 


152. P. Caucasiella, Rag., Nouv. gen., p. 9 (Pl. X, fig. 2); 
Crudella, H.-S., IV, Pyr.., fig. 155. 


26 mill. ©. Ailes supérieures d’un brun-rouge noirätre uni, plus 
noires sur les bords, plus claires sur le disque, où les points discoidaux 
sont réunis en unc strie noire peu distincte. Lignes transversales ocracé 
rougeâtre, très distinctes, disposées comme chez Rufella, mais la 
deuxième ligne est plus droite, moins sinucuse. Frange gris noirälre, 
précédée d’une rangée d’écailles d’un noir luisant. 

Ailes inférieures noir-brun uni, la frange plus pâle. Dessous des 
quatre ailes brun noirälre, le sommet des supérieures lavé d’ocrace. 
Palpes ocracé grisätre, antennes noires. 

Caucase. Coll. Romanoff. 


153. P. Fimbriatella, Zeller, Isis, 1848, p. 658. 


D’après Zeller, cetle espèce ressemble beaucoup à la Rufella, surtout 
dans la disposition des lignes transversales, mais s’en dislingue par sa 
taille un peu plus grande el sa couleur un peu plus pâle; les points 
discoïdaux sont à peine visibles; la parlie dorsale de l’espace médian 
plus faiblement lavée de noir; la deuxième ligne à l'angle supérieur 
indistincte, non bordée de couleur foncée. Aux ailes inférieures la frange 
est blanche; en dessous celles-ci sont entièrement päles et les supé- 
rieures sur le bord externe sont lavées de jaunälre. Les antennes sont 
crénelées, les créneaux obtus, très distinctement cihées. 

Je ne connais pas cette espèce en nature. 

Un exemplaire pris par Metzner en Turquie. 


Gen. ARSISSA1, Ras. 


e 


Antennes filiformes, nues, très faiblement courbees et légèrement épaissies 
par des écailles près de la base, l'article basilaire long, assez épais, cylindrique. 
Palpes labiaux ascendants, un peu obliques, aplatis, dépassant le vertex, le 3° ar- 
ticle très court; palpes maæillaires invisibles. Front lisse. Corps grêle. Ailes 
supérieures allongées, prolongées et assez aiguës à l’apex, la côte droite, le bord 
externe très oblique, arrondi; avec onze nervures, 10 parallèle et rapprochée de 
la tige de 8 et 9, 4 et 5 séparées, divergentes. Ailes inférieures assez aiguës à 
l’apex, non sinueuses au-dessous, la cellule moyenne, 2 bien avant l'angle, la 
transversale en face de 3, un peu prolongée et parallèle; 8 libre. 


1. Localilé en Arménie. 


— 132 — 


Se dislingue de Rhodophaea par ses antennes un peu courbees, 
l'absence de palpes maxillaires, la cellule des ailes inférieures plus 
courtes, la transversale un peu prolongée, de façon que 3 et 5 ne nais- 
sent pas exactement ensemble de l'angle. 


154. A. Ramosella, H.-S., IV, fig. 146 (Pyr.), VI, p. 148; Stgr., 
Hor. Ross., XV, p. 212 (54). 


26 mill. 5 Ailes supérieures brun ocracé, légèrement granulees de 
noir, surtout le long des nervures qui sont largement striees de blan- 
chätre, ainsi que leurs rameaux, formant une large strie longitudinale 
sur la côte, les nervures médiane et dorsale. Les nervures sont interrom- 
pues à leur extrémilé par une bande ocracée suivie d’une bande mar- 
ginale blanche; le bord externe et la frange sont d’un gris ocracé 
et sillonnés par plusieurs lignes noirâtres. Dessous brunâtre, la côte, 
le bord externe et le bord interne (plus largement) lavés de blanchätre. 

Ailes inférieures blanchätres, légèrement brunies, plus foncées sur 
les bords, la frange blanche avec deux filets brun ocracé à la base. 

Tête blanche lavée de brunâtre en dessus, le front el la trompe 
blancs. Palpes blancs, l’extrémité par devant lavée de brunälre. 
Antennes blanchâtres, brunes en dessous, blanches près de la base, l’ar- 
ticle basilaire blanc. Thorax brunälre mêlé de blanc, l’abdomen blan- 
châtre lavé de gris, le dessous ainsi que les pattes blanchätres. 

La © a les ailes un peu plus larges, plus foncées, les ailes infé- 
rieures d’un brun noirätre uni, la frange blanche, le dessous des quatre 
ailes d’un brunätre uni, le corps et les patles brunälres. Vole en juillet 

Arménie, Amasie, Askhabad, Transcaucasie, Syrie 


Gen. CROCIDOMER A, Zeller. 
(Isis, 1848, p. 865.) 


Antennes légèrement courbees à la base, l’article basilaire très gros, squam- 
meux, conique. Palpes labiauæ arqués, courts, minces. Palpes maæillaires squam- 
meux, aplatis, croisés. Corps assez robuste. Ailes allongées, étroites ; aux supé- 
rieures, onze nervures, A et 5 paraissant tigees, 3 de l’angle. Ailes inferieures avec 
huit nervures, la cellule moyenne, 2 bien avant l'angle, 4 et 5 ligees, 8 libre. 


Antennes lisses, pubescentes. Palpes cylindriques, lisses. Trompe 
forte, stemmates distinels, front bombé. Ailes supérieures à peine dila- 
tées postérieurement, la côle presque droite, le bord externe à peine 
oblique, l’angle anal coupé très obliquement; les nervures A et 5 très 
rapprochées jusqu’au milieu. Ailes inférieures sub-triangulaires, assez 
allongées et sinueuses à l’apex; la transversale remonte au delà de 3. 


— 133, — 


Pattes grêles, les tarses des pattes postérieures garnis d'épines dis- 
tinctes; les fémurs des pattes intermédiaires revêtus de longs poils 
jaunâtres. L'extrémité de l'abdomen poilue. 

Aspect d'une Phycita, mais la cellule des inférieures est bien plus 
longue. 


155. €. Turbidella, Zell., Isis, 1848, p. 865; Moeschl., Lep. Porto- 
rico, fig. 25, page 327. (Rag. Pl. VI, fig. 10.) 


24 mill. Ailes supérieures gris-brunätre très clair, semé d’ecailles 
rougeûtres paraissant en relief; la côte gris foncé, marquée avant le 
milieu de deux taches noirâtres dont la seconde donne naissance à la 
première ligne, qui est fort indistincte, n'étant indiquée en outre que par 
un point minuscule sur la nervure dorsale et un autre en arrière sur la 
médiane. Deuxième ligne peu distincte, plus pâle que le fond, bombee 
au milieu, les rameaux de la médiane pointillés de noir dans la boucle; 
elle est suivie d’une fine ligne rougeätre. Points marginaux noirs, bien 
marqués, frange concolore. Le point discoïdal inférieur distinct. 

Ailes inférieures transparentes, irisées, blanches; les nervures à 
peine plus foncées, avec deux fines lignes brunes sur le bord, la frange 
et la côte brunätres. 

Tête, thorax et abdomen gris brunâtre, les antennes brunes, l’article 
basilaire brun noirälre. Palpes brun noirâtre, bruns par devant. Pattes 
brunes saupoudrées de gris. Ressemble à la Phycita Poteriella Z. 

Descriplion faite sur le type original de Zeller provenant de l’Ame- 
rique du Sud. D’autres de Porto-Rico, coll. Moeschler et Ragonot. 


156. €. Fissuralis Walk. (Nephopteryx) Cat., XXNIT, p. 58; 
Moeschl., Lep. Portorico, p. 327, fig. 21; (Rag., Pl. VI, fig. 44.) — 
Adorea, Felder et Rog., Reise Novara, pl. CXXXVII, fig. 8 (magn. fals.) 


28 mill. Ailes supérieures d’un blanc céndré, marbrées de brun clair, 
lavées de brun rougeätre sur le bord interne, une forte ligne longitudi- 
nale noire, ou brun foncé, s’etend de la base jusqu’à la deuxième ligne 
sur la nervure médiane, se ramifiant en s'étendant sur les nervules. 
Première ligne invisible, la deuxième fine, sinueuse, bombee au milieu, 
blanche, bordée de chaque côté d’une fine ligne noire. Frange grise, 
précédée d’une rangée de points noirs très dislincts sur le bord de l'aile. 

Ailes inférieures transparentes, opalines, la frange blanche, précé- 
dee (plus distinetement vers l’apex) de deux lignes brunes. 

Tele et thorax gris-cendré jaunätre. Palpes blanchälres, saupoudrés 
de gris surtout au sommet du deuxième article. Antennes gris bru- 
nâtre. Pattes grises, tarses brun noirälre, l'abdomen gris brunätre. 


+ 


— 13k — 


Saint-Domingue (Mus. brit.)et Porto-Rico. Coll. Moeschler et Ragonot. 

Nora. — L’Adorea est évidemment la Fissuralis, mais la figure est 
grossie du double; il est certain que les auteurs ont oublie d’ajouler 
dans la liste des espèces « magn. bis aucla » comme pour d’autres 
figures agrandies, puisque le graveur n’a pas, comme d’usage, indiqué 
les grandeurs naturelles. 


Gen. METOECIS, P. Mab. 


(Ann. Soc. e. Fr., 1879, p. 340). (G. Chilo, Coquerel; g. Zophodiopsis, Fromh.) 


Antennes fortement pubescentes, presque ciliees; chez la 9, recouvertes 
d'écailles grossières formant des nodosites inegales. Palpes labiaux minces, 
recourbés, ne dépassant pas le vertex, pressés contre le front. Palpes maæillaires 
filiformes, dislinets. Corps très robuste. Ailes supérieures très épaisses, allongees; 
avec onze nervures : A et 5 divergentes, très rapprochées vers la base, 10 de la tige 
de 8 et 9. Aux ailes inférieures, huit nervures : 8 très courte, tigce sur 7, la cellule 
longue, la transversale en face de 3, 


Antennes sétacées, l’article basilaire très court, très épais; chez la 
9 elles sont également pubescentes, mais elles sont revêtues de larges 
écailles, très caduques, qui forment des nodosités inégales sur toute 
la longueur, mais plus fortement près de la base. Les palpes labiaux 
chez le 4 sont cylindriques, un peu acumines, fortement pressés 
contre le front, tandis que chez la 2 ils sont plus courts, un peu 
obliques. Le front est squammeux, mais sans louffe distincte; la 
trompe est tres pelile, peu visible; les stemmates sont distinets. Le 
corps est très épais, bombyciforme; l’extr&mite de l'abdomen dans les 
deux sexes conique, de facon qu'il est difficile de les distinguer. Les 
pattes sont épaisses, squammeuses, les tibias poilus, dilatés au sommet. 

Les ailes sont allongées, assez étroites, un peu dilatées postérieure- 
ment, arrondies sur la côte au dernier quart de l'aile, lejbord externe ar- 
rondi, presque vertical, oblique à l'angle anal. Les ailes supérieures 
sontrevêtues d’ecailles grossières, surtout en dessous, où elles paraissent 
soulevées, notamment dans la cellule; 4 et 5 sont parallèles et très rap- 
prochées jusqu’au milieu et naissent de l'angle prolongé de la cellule. 
Les ailes inférieures sont arrondies à l’apex, non sinueuses; elles sont 
remarquables par la brièveté de la nervure 8 qui se dirige droit à la 
côte; la tige de 4 et 5 esl soudée à 3 à sa naissance par un court filet. 

La chenille de cette remarquable espèce habite dans les nids des 
Bombyx, dont les chenilles vivent réunies en grandes familles. 


157. M. Carnifex, Coquerel (Chilo) Ann. Soc. ent. Franc., 1855, 
p. 534; (Rag. Pl. VII, fig. 2 a. b.); Lepidocerella, Mabille, (g. Metoecis) 


— 135 — 


Ann. Soc. ent. Fr., 1879, p. 340; Hyaenella, Fromholz, (g. Zophodiopsis) 
Berl. e. Zeit., 1883, p. 9-13, 1886, p. 138. 


36 à 44 mill. Ailes supérieures gris cendré, légèrement lavees de 
gris brunätre et de rougeâtre, finement saupoudrees de noir, plus for- 
tement sur le bord interne et surtout dans l’espace médian, les nervures 
marquées en noirâtre. Lignes transversales rapprochées, plus rappro- 
chées sur le bord interne, grises, largement bordees de noir dans l’espace 
médian, surtout la première qui est très oblique, légèrement coudée 
sur le disque, parfois presque droite. Deuxième ligne forlement coudée 
au milieu enlre les nervures 4 el 5, rentrant arrondie sur le pli dis- 
coïdal, et droile, très oblique, au bord interne, suivie d’une ligne brun 
rougeälre peu distincte. Points discoïdaux, réunis en une série épaisse, 
noire, oblique, élargie inférieurement. Points marginaux gros, bien 
marqués. Frange gris rougeälre. Le dessous est noirâtre, la deuxième 
ligne indiquée en gris pâle, les points marginaux distincts. 

Ailes inférieures soyeuses, un peu irisées, d'un blanc brunätre, 
la côte, les nervures, deux filets sur le bord, et les poils du bord abdo- 
minal, bruns; la frange est d’un blanc pur. Le dessous comme le 
dessus avec une tache coslale brunätre indiquant le commencement 
d’une bande médiane. , 

Thorax brun grisâtre saupoudre de noir, l'abdomen plus pâle, la 
tête gris-brunâtre pâle, les palpes gris foncé, les antennes brun rouge, 
revelues d’ecailles caduques, grossières, noires. Pattes gris cendre 
mêlé de gris rougeälre; les tarses brunätres, tachetés de noir, une lache 
noire près de l’extrémilé des tibias. 

La chenille mesure 25 mill., elle est un peu aplalie, d'un blanc 
jaunâtre, la tête d’un brun pâle ainsi que l’écusson et la plaque anale ; 
les pattes sont très courtes, surtout les pattes membraneuses. Les slig- 
mates sont bruns, et, presque au-dessus, se trouvent des pelils points 
ocellés qui sont plus distincts sur les deuxième et onzième anneaux. 

Chrysalide d'un brun pâle, le segment anal avec deux pointes 
très courtes, épaisses et divergentes (Fromholz). 

Elle vit en parasite dans les nids des Bombyx Radama et B. Diego 
(ainsi que ceux de l’Anaphe Panda). Ces nids sont de la grosseur du 
poing et davantage, de forme ovale, et contiennent plusieurs rangs de 
cocons (50 à 100) des Bombyx, serrés el pressés les uns contre les autres 
à peu près comme des grains de raisin sur une grappe; ils sont enfer- 
més dans une enveloppe commune assez résistante (comme du cuir) et 
que le bout de chaque cocon rend bossuée et inégale. La chenille de la 
Phycite vit sans doule des poils des chenilles et surtout de leurs déjec- 
tions, peut-être aussi des cadavres de celles qui périssent et des chrysa- 


6 — 


lides qui se dessèchent (Mabille), et aussi des chenilles vivantes 
(Fromholz), mais Coquerel dit qu’elle se nourrit des chrysalides du 
Bombyx, les dévorant, ne laissant que la partie chitineuse. 

Le docteur Fischer rapporta des nids de l’4. Panda de l’intérieur 
de l'Afrique le 20 novembre; ces nids devaient avoir été récoltés cinq 
mois auparavant par les indigènes, qui assurent que la chenille vit 
deux aris avant de se transformer en papillon. En effet, rapportés en 
Europe, l'éducation continua jusqu’au mois de décembre de l’année 
suivante; les chenilles se transformèrent alors, filant leurs cocons dans 
les cocons vides de l'A. Panda, et la premiere éclosion eut lieu le 
11 janvier; d’autres eurent lieu encore jusqu’au 14 février, et un dernier 
papillon parut le 23 septembre. D’autres chenilles restèrent sans se 
transformer jusqu’au mois d'octobre (Fromholz). 

Le type de Coquerel existe au Musée nalional à Paris, ainsi que les 
exemplaires dont M. Mabille s’est servi pour sa description et qui sont 
éclos au Musée. D’autres se trouvent dans les coll. Sorhagen et Ragonot. 

Madagascar, Afrique. 


Gen. SEMATONEURA, Ras. 
(Nouv. gen., p. 9.) 


Antennes fortement pubescentes, presque ciliées sur deux rangs, légèrement 
crénelées. Palpes labiaux minces, recourbés, cylindriques, le 3° article court, un 
peu aigu. Palpes maxillaires très petits, minces, filiformes. Corps assez grele. 
Ailes supérieures assez allongées, étroites à la base; avec onze nervures : 10 très 
brièvement tigée sur 8, 4 et 5 d'un point. Aux ailes inferieures la nervulation 
est semblable à celle du genre Myelors. 


Front lisse. Trompe épaisse, squammeuse à la base. Stemmales 
petils, distincts. Corps grêle, l'abdomen alténué à l'extrémité, l’anus 
garni d’un bouquet de poils qui s’épanouit au sommet. 

Ailes supérieures un peu atténuées au sommet, obliques sur le 
bord externe, les nervures 4 et 5 très rapprochées, mais séparées, 
s’ecartant ensuite. Ailes inférieures sub-triangulaires, allongées, non 
échancrées en dessous de l’apex aigu. 

Se rapproche beaucoup de Myelois, mais la nervulation des ailes 
supérieures et les antennes l’en distinguent. 


158. S. Atrovenosella, Rag., Nouv. gen., p. 10 (Pl. IV, fig. 19). 


28 mill. Ailes supérieures ocracé jaunätre, lavées de grisätre dans 
l’espace médian, le bord interne plus jaune vers la base; les nervures 
toules marquées en noir, interrompues à la place de la deuxième ligne; 
celle-ci est un peu plus päle que le fond, droite jusqu’à la nervure A, 


nt. 


— 137 — 


rentrant obliquement ensuite sur le bord interne. Premiere ligne à 
peine indiquée par une lache noire plus forte sur la nervure dorsale et 
suivie d’une tache blanche. Points discoïdaux distincts, obliques. Une 
ligne noire, finement interrompue, précède le bord externe; frange 
brun grisâtre. Dessous des ailes gris brunâtre luisant avec un reflet 
rougeälre, les nervures un peu plus foncées. 

Ailes inférieures blanches, teintées de brunätre, transparentes, un 
peu brunies sur les nervures et le long des bords, la frange blanc 
jaunälre. Dessous blanc jaunätre, brunâtre sur la côte et le long du 
bord externe. 

Tête, thorax et abdomen gris brunätre, le bouquet anal ocracé 
brunâtre. Pattes gris-brun rougeälre lavées de noirâtre, surtout sur 
les tarses. Palpes gris brunâtre uniforme. 

Un %' coll. Staudinger, pris à Chanchamayo (Am. mér.), par Thamm. 


Gen. HYPSIPYLA:, Ras. 
(Nouv. gen., p. 10.) 


Antennes fortement pubescentes, presque ciliées sur deux rangs, légèrement 
crénelées. Palpes labiaux ascendants, recourbes, acuminés. Palpes maæillaires 
squammeux. Corps épais, l'extrémité de l'abdomen chez le 4 très poilue. Ailes 
supérieures épaisses, allongées, étroites à la base, le bord externe oblique, arrondi 
à l’angie anal; avec onze nervures : 10 très pres de 8; 4 et 5 convergentes, parais- 
sant tigées. Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule moyenne, les nervures 
assez longues, $ séparée, 4 et 5 ligees, 3 de l’angle de la cellule. Type : Robusta. 


Antennes avec l'article basilaire gros, conique. Palpes courts, 
n’atteignant pas le vertex. Aux ailes inférieures la nervure 3 naït un 
peu avant l’angle. 

Ce genre est bien voisin de Mussidia, mais la struclure des antennes 
l’en distingue immédiatement. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Ailes brun noirätre, la côte et la cellule discoïdale blanc sau- 

poudré de noirätre, les espaces basilaire et médian parsemés 

d’ecailles blanchätres soulevées et courbées. . . . . . . . . Scabrusculella. 
AA. Ailes sans écailles en relief, la côte non blanche : 


1. Ailes relativement larges et courtes, gris brunätre uni teinté 
de brun rougeätre, la côte plus grise. Une tache ocellee sur 


Legelis le 5 © A 6 0e loc 5 ob dec ets eo 6 ROME 
2. Ailes allongées, étroites, gris roussätre, noires sur les ner- 
vures, une large éclaircie jaunâtre après la première ligne. . Grandella. 


1. Nom ancien de femme. 


— 138 — 
159. H. Scabrusculella, Rag. (Pl. XLII, fig. 25). 


28 mill. Ailes supérieures épaisses, allongées, étroites à la base, 
élargies au sommet, droites sur la côte et sur le bord externe, arrondies 
à l’angle anal, d’un brun noirätre, la côte blanche saupoudrée d’écailles 
noires, la cellule blanchätre lavée d’ocrace. Première ligne noire, 
indistincte, droile, projetant des angles sur les nervures, puis un peu 
convexe vers la base de la nervure médiane au bord interne; deuxième 
ligne blanche, fine, dentelée, d’abord droite, un peu arrondie, projetant 
un angle obtus très prolongé dans l’espace médian sur le pli dorsal. 
Les nervures sont fortement marquées en noir et coupées par la deuxième 
ligne. Un nuage noirälre s'étend obliquement dans l’espace médian le 
long de la nervure médiane, descendanl ensuite presque droit, gra- 
duellement plus large, jusqu'au bord interne. L’aile est en outre semée 
d’ecailles blanchälres soulevées et courbées dans l’espace basilaire, le 
long de la médiane et après la première ligne dans l’espace médian, 
ces écailles sont visibles lorsqu'on regarde l’aile à la loupe obliquement. 
Points discoïdaux invisibles; au milieu de la nervure transversale on 
voit un pelit point et au delà de la cellule se trouve une petite lache 
brunälre. Frange brunätre, précédée d’une ligne noire, interrompue, 
peu distincte. Dessous brun noirätre uni. 

Ailes inférieures lransparentes, irisées, fortement enfumées le long 
de la côte et des nervures. Les nervures, et un liséré sur le bord, bruns; 
la frange et les poils du bord abdominal brunätres; dessous gris bru- 
nâtre, très irisé, ia cöle brun noirâtre. 

Tele et thorax gris brunâtre, le thorax épais. Palpes courts, 
recourbés, minces, cylindriques; l’article basilaire blanc, le deuxième 
article blanc à la base, ocracé brunätre ensuile; le troisième article 
brun. Anlennes ocracé brunâtre. Abdomen robuste, brun en dessus, 
gris pâle en dessous, l’anus jaune. Dessous du corps et les paltes 
blanchälre saupoudré d’écailles noires et brun clair; les quatre derniers 
articles des tarses bruns, les tibias garnis de longs poils. Une touffe de 
poils bruns naissant du thorax à l'insertion des ailes. 

Ressemble beaucoup comme dessins et nervulalion à la Robusta, 
mais celle-ci est d’un gris brunälre uniforme et n'est pas si dislinete- 
ment blanchätre sur la côte, elle n’a pas d’ecailles soulevées dans 
l’espace médian; en outre ses ailes supérieures sont plus arrondies sur 
la côle. Il faudrait voir d'autres exemplaires de Madagascar pour se 
rendre compte si l’on est en présence d’une espèce distincte ou d’une 
simple variété locale. 

Madagascar; une © collection Saalmuller. 


so 


160. H. Robusta, Moore, Lep. Ceyl., LIT (1886), p. 365, pl. 184, 
fig. 4, 4 a; Coles, Indian Museum Notes, 1889, p. 35, pl. II, fig. 3 
(larva) (Bag. Pl. VI, fig. 12); — Pagodella, Rag., Now. gen., p. 10. 


7 28 mill.; © 32 à 34 mill. Ailes supérieures relalivement larges 
au sommet, le bord externe à peine oblique, arrondi, gris brunätre 
uni avec une légère teinte rougeälre, plus foncées sur la parlie dorsale, 
la moitié costale plus grise; lignes transversales pâles, rendues dislinctes 
par leur bordure noire dans l'espace médian, la première presque verli- 
cale projetant deux angles poslérieurement sur le disque. Deuxième 
ligne marquée par de courtes el épaisses slries noires sur les nervures, 
dentelée, saillante au milieu, formant de longs angles rentrant sur les 
plis. Un anneau allongé, noir à centre pâle, sur le disque, une ligne 
marginale noire, interrompue sur les nervures. Frange gris brunälre. 

Ailes inférieures transparentes, blanchätres, avec un reflel pourpre, 
la côte, les nervures, un double filet marginal et la frange gris bru- 
nâtre. Dessous des supérieures gris noirâlre, des inférieures blane, la 
côte gris noirätre. 

Tele et thorax brun rougeälre clair, le thorax lavé de noir sur les 
côtés. Antennes plus foncées. Palpes gris noirätre, gris à la bass, 
brunätres à l’apex. Abdomen gris brunätre, le bouquel ina du brun 
jaunâtre. Dessous du corps et les pattes gris pâle. 

Ressemble à Grandella, mais les ailes sonl plus courtes, plus larges, 
le bord externe moins oblique, les lignes transversales sont plus 
dislinctes et il n’y a pas d'espace jaune clair après la première ligne. 

Penjab (Indes orientales). Coll. Moore et Ragonot. 


161. H. Grandella, Zeller, (Nephopteryx) Isis, 1848, p. 881; (Rag 
PI. IV, fig. 13). 


30 à 40 mill. Ailes supérieures allongees, élroites à la base, arron- 
dies à l’apex, d’un gris roussätre, les nervures marquées en noir, tra- 
versées par deux lignes blanchâtres faiblement bordées de noirätre, la 
premiere peu dislincte, arrondie postérieurement, rentrant ensuite 
en un pelit angle aigu sur la nervure dorsale. Deuxième ligne indi- 
quée seulement par des siries noires sur les nervures et très denlelee, 
bombée au milieu, oblique en dessous, rentrant sur le pli dorsal. La 
frange est d’un gris roussätre, précédée de points noirs distinels. 
L'espace médian est divisé par une ligne ou ombre transversale foncée, 
irrégulière, oblique vers le bord interne, et le côté interne de l’espace 
médian est d’un jaunâtre clair. 

Les ailes inférieures sont blanches, transparentes, irisées, avec un 


— 140 — 


reflet pourpre, finement noircies au bord et surtout à l’apex; la frange 
est blanche, précédée d’une ligne noirätre. 

La tête et le thorax sont d'un gris roussälre, le thorax postérieu- 
rement est roussâtre, l’abdomen brun, les antennes roussälres; les 
palpes minces, cylindriques, un peu courbés, puis s’elevant droit un 
peu au-dessus de la têle, brunâtre, mêlé de blanc. 

Brésil (coll. Guenée (type figuré) et Ragonol); Guatemala (coll. 
Druce), Chiriqui et Chuchuras (Pérou orient.), coll. Staudinger. 


Gen. MUSSIDIA:, Rag. 


(Nouv. gen., p. 10.) 


Antennes du épaisses, longuement pectinées jusqu'au milieu, diminuant 
ensuite, l'extrémilé pubescente; celles de la © semblables, mais les cils plus courts. 
Palpes labiaux cylindriques, recourbes; palpes mazillaires squammeux; corps 
gros. Ailes supérieures épaisses, allongees, étroites, la côte droite jusqu'aux deux 
tiers; avec onze nervures, 9 et 10 naissant l’une après l'autre de 8; 4 et 5 paraissant 
tigées, naissant avec 3 de l'angle de la cellule. Ailes inférieures avechuit nervures, 
la cellule longue, 8 tigée, 4 et 5 tigées, 3 un peu avant l'angle. 

Type : Nigriveneila. 


Les cils des antennes sont un peu couchés, chaque cil est finement 
pubescent des deux côtés ; l’arlicle basilaire des antennes est court, à 
peine plus épais que le suivant. Palpes courts, minces, n’atteignant 
pas le verlex; le 3° arlicle long, distinct, aussi gros que le 2°. Front 
squammeux, à peine saillant, les stemmates Lres petits. Corps très 
robuste, l'abdomen abruptement conique à l’extrémilé. Ailes sub- 
parallèles, le bord externe droit, un peu oblique, fortement arrondi à 
l’angle anal, l’apex obtus. Ailes inférieures allongées, assez étroites, 
acuminées à l’apex. 

Aux supérieures les nervures sont longues, 8 et 9 ligees, 4 el 5 Ires 
rapprochées jusqu'au liers de leur longueur, 2 éloignée de l’angle. 
Aux inférieures, 8 assez courte, la nervure transversale dépasse l’ori- 
gine de 3 et est soudée par une courte nervure supplémentaire. 

Diffère des Hemiptilocera par la structure des antennes, la forme 
des ailes et la disposition des nervures. Ressemble aussi à Sematoneura, 
mais dans ce dernier genre les antennes sont longuement ciliées, les 
ailes élargies au sommet, obliques et arrondies sur le bord externe; la 
nervulation est semblable, mais les nervures 7 et 8 aux inférieures, dans 
Sematoneura, sont séparées. 

La © ressemble au même dans la forme des anlennes, mais les 


1. Nom d’une famille romaine. 


— 14] — 


cils sont plus courts; elle n’est reconnaissable qu’à son abdomen plus 
épais et à sa lariere un peu saillante. 

Je comprends dans ce genre deux espèces décrites par Guenée et 
dont il n'avait vu que des femelles ; une d'elles avait des anlennes pec- 
tinées, autrement j'aurais élé disposé à les placer dans le genre Crypto- 
blabes, d’après la figure. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Ailes supérieures brunes striées de noir sur les nervures : 
B. Aïles inférieures blanches : 


1. Ailes supérieures lavées d’ocrace grisätre, vers la côte les 
stries sur les nervures sont noires, très épaisses; une très 
épaissestrie noire sur la transversale, une tache costale noire 
dans l’espace basilaire, l'extrémité des ptérygodes noire.. Nigrivenella. 
2. Ailes supérieures fortement teintées de rouge brun, les 
stries noires plus fines, la strie transversale mince, pas de 
tache costale noire, les pterygodes non noirs à l'extrémité. Melanoneura. 
BB. Aïles inférieures gris brunätre sale, les supérieures bru- 
nâtres, les nervures noires. . . . . . . . . . . . . . . . Physostigmatis. 
AA. Ailes supérieures grises : 


1. Supérieures gris cendré, l’espace terminal ocracé strié de 


brun ; les ailes Rares HERCIES © à à 50 . Tnisella. 
2. Sannleas gris obscur, l’espace médian plus face té 
rieures grises, salies de noirâtre sur les bords. . . . . . Semipectinella. 


162. M. Nigrivenella, Rag., Now. gen., p. 10 (Pl. XLII, fig. 2). 


30 mill. Ailes supérieures brunes, plus claires vers la base, les ner- 
vures toutes distinctement marquées en noir, faiblement inlerrompues 
par les lignes transversales, qui sont un peu plus claires que le fond, 
très indislincles, et non bordées de couleur foncée; la 1" ligne com- 
mence avant le milieu de la côte, et s’elend obliquement à la nervure 
médiane, puis revient en face de son point de départ sur le bord interne, 
formant un coude arrondi; la 2° ligne, placée au dernier quart, est un 
peu sinueuse et parallèle au bord externe, interrompue sur le pli cel- 
lulaire. Une tache costale noire avant la 1" ligne et une aulre après 
la 2° ligne. Frange brune, une ligne claire à la base. Points marginaux 
noirs. Points discoïdaux réunis en une ligne épaisse. Dessous brun noir 
uni, les nervures plus foncées. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, noirâtres sur la côle, 
avec deux fines lignes brunes sur le bord; la frange brunätre claire. 
Dessous comme en dessus, mais le liséré marginal moins dislinct. 

La tête brun elair, le front noirätre; le thorax brun, l’extrémilé 


— 149 — 


des ptérygodes roire. Antennes brun foncé, les lames noirätres. Palpes 
noirâtre uni. Patles gris brunâtre foncé, annelées de noir; les larses 
noirâtre uni. Abdomen gris noirâtre uni. 

Ressemble un peu à l’Atrovenosa, mais la forme des ailes et la 
structure des antennes sont bien différentes. 

Congo. Un coll. Saalmuller. 


163. M. Melanoneura Rag. (PI. VI, fig. 13). 


30 mill. 2. Ailes supérieures d’un brun un peu rougeätre, un peu 
lavées de brun noirâtre, plus claires vers la base, le pli dorsal plus 
rouge, les nervures toules dislinctement marquées en noir, faiblement 
interrompues par les lignes iransversales, qui sont un peu plus pâles 
que le fond, très indistinctes, mais bordées de brun foncé dans l’espace 
médian. La première, placée au milieu, est verlicale, et forme des pelils 
angles sur les nervures et sur le pli dorsal. La 2° ligne, placée au 
dernier quart, est dentelée, et décrit un angle aigu postérieurement 
sur la médiane, rentrant obliquement et droit au bord interne et à la 
côte. Les points inlernervuraux sont petits et indistinets, les points 
discoïdaux sont confluents et forment une slrie noire oblique, un peu 
courbée, élargie inférieurement. Dessous brun-noirâtre luisant, plus 
clair dans l’espace terminal. 

Ailes inférieures très acuminées, transparentes, blanc jaunälre, 
irisécs, un peu brunies sur le bord, les nervures brunes sauf à la base, le 
bord liséré de brun, la frange jaunätre sale avec deux filets brunâtres; 
dessous semblable, mais les nervures concolores, la côte brun noirälre. 

Tête ocracé rougeälre, les antennes ocracé sale, le Ihorax brun 
rougeätre lavé de noirätre postérieurement, l'abdomen brun. Les palpes 
sont d’un brun rougeätre pâle, subcylindriques, minces, ascendants, 
obliques, un peu courbés, le 3° arlicle court, dépassant de sa longueur 
le vertex. Palpes maxillaires épais, assez longs, bien visibles. La tige 
des antenres est épaisse et garnie de cils forls, courts, couchés, pubes- 
cents jusqu’au dernier tiers et celui-ci simplement pubescent en dessous. 
__ Delagoa Bay. (Afr. or.), une © dans ma colleclion ; Madagascar, un 
coll. Saalmuller. 


164. M, Physostigmatis, WIk. (Neph.), John Alex. Smith, « No- 
tice of the Moth of N. Physostigmatis WIk. of the Esere or Ordeal Bean of 
Old Calabar. » (Roy. Phys. Soc. Edinb., 1869). (Rag., Pl. XLI, fig. 2). 


22 à 23 mill. Ailes supérieures allongées, d’un brun sale avec toutes 
les nervures marquées en noir; la nervure 10 naissant de 8, 4 ct 5 
paraissant longuement tigees. 


— 143 — 


Ailes inférieures transparentes, mais d’ün gris brunälre sale. 

Espèce obscure ressemblant à Melanoneura, mais les ailes sont plus 
larges, non rougeälres, les inférieures plus foncées; les denis des 
antennes sont longues, plus forles, longuement pectinées, ciliées sur 
un rang, non couchées. Les antennes de la © sont peclinées-ciliées jus- 
qu’au milieu, puis pubescentes, les dents couchees. 

Les exemplaires que j'ai étudiés sont graisseux et leur couleur 
réelle est difficile à voir. 

Old Calabar (Afr. oc.), plusieurs exemplaires. Mus. brit. 


165. M. Erisella, Guenée, (Phycis) Lep. de la Réunion, p. 71, 
pl. XXI, fig. 7. 


33 mill. ©. Ailes supérieures allongées, étroites, courbées au delà 
du milieu de la côle, verticales, un peu sinueuses dans la moilié costale 
du bord externe, obliques et arrondies à l’angle anal, d’un gris cendre, 
saupoudre d’écailles noires, l’espace terminal ocracé strié de brun sur 
les nervures. La premiere ligne est presque verticale, blanche, lisérée 
de noir du côté externe, rentrant en deux dents sur la dorsale et la 
médiane; la deuxième ligne, rapprochée de la première, forme un 
coude arrondi au milieu postérieurement, rentrant en un pelil angle 
sur le pli dorsal; elle est blanche, plus dislinete que la première et 
marquée du côté interne de points noirs. Les points internervuraux 
sont noirs, gros ct distincts, les points discoidaux sont obliques, gros, 
noirs, et ont une tendance à se réunir. Dans le large espace basilaire 
on voit une éclaircie gris päle renfermant une strie oblique brune. 

Ailes inférieures d’un blanc transparent et irisé, bordées d’une 
double ligne noirätre qui s’éleint en approchant de l’angle anal. 

Le corps est entièrement cendré, avec l’exlrémité des ptérygodes 
leintée de roux. Les palpes sont ascendants, obliques, maïs non arqués. 

Cette descriplion est faite d’après celle de Guenée et de la figure 
qui l'accompagne. 

Ile de la Réunion. 


166. M. Semipectinella, Guenée (Phycis) Lep. de la Réunion, p. 72. 


© « Elle est un peu plus grande que la précédente (Jrisella), mais de 
la même coupe. Les premières ailes sont d’un gris obscur, avec les deux 
lignes ordinaires lisérées de blanchätre ; la coudée formant un angle 
sur la première et une double dent sur la 4. L'espace enlre elles est 
plus foncé, surlout à la cöle. L’espace subterminal est rayé de gris et 
de testacé, et de petits points clairs précédant la frange. 

Les secondes ailes sont grises, demi-transparentes, et salies de 


— 14, — 


noirälre à la côte et au bord terminal. Le dessous des supérieures est 
noirâtre, avec une lache sous-costale ovale, grise, avant l’apex. 

Le thorax est de la couleur des ailes; mais, ce qui caractérise sur- 
tout cetle espèce, c’est que les antennes, même de la femelle (seul sexe 
que j'aie vu), sont visiblement pectinées jusqu’au deux tiers » (Guenee). 

Ile de la Réunion. 


Gen. HEMIPTILOCER A :, Rag. 
(Nouv. gen., p. 9.) 


Antennes longuement pectinées-ciliées, les cils longs et couchés, diminuant en 
approchant de l'extrémité. Palpes labiaux minces, recourbes. Palpes mazillaires 
courts, épais, squammeux. Ales supérieures épaisses, assez étroites, droites sur 
la côte, arrondies à l'angle anal; avec onze nervures, 4 et 5 rapprochées à leur 
naissance. Aux ailes inférieures, huit nervures, la cellule longue, 3 de l’angle de la 
cellule, 8 longue, paraissant tigée. Type : Chionographella. 


Les cils des antennes sont bi-cilies; l'arlicle basilaire long, dilaté 
et coudé vırs le sommet. Palpes cylindriques, dépassant le vertex, le 
troisième arliele assez long, le deuxième un peu dilaté au sommet par. 
des écailles. Les palpes maxillaires débordent les palpes labiaux de 
chaque côté de la tête. Front squammeux chez Chionographella, lisse 
chez Bigrana et Exoleta. Trompe forte, squammeuse à la base. Stem- 
mates distincts. Corps et abdomen {res épais, ce dernier non atténué el 
sans poils à l’extrémité. Ailes supérieures assez étroiles, sub-paralleles, 
allongées, le bord externe arrondi; les ailes inférieures allongées, sub- 
parallèles, un peu échancrées sous l’apex. 

Aux supérieures, 10 de la cellule, 8 et 9 longuement ligees. Aux 
inférieures, la cellule est longue el 2 bien avant l’angle, mais chez Exo- 
leta la cellule est plus courte et la nervure {ransversale se prolonge le 
long de 3; il faudrait connaître le pour être cerlain de la vérilable 
place de celte espèce. 


167. H. Chionographella, Rag., Nouv. gen., p. 9 (Pl. IV, fig. 14). 


&0 mill. Ailes supérieures allongées, assez étroites, à bords presque 
parallèles, étant peu élargies au sommet, un peu arrondies sur la côle, 
arrondies sur le berd exlerne. Ailes ocracé olivätre, fortement lavées de 
brun rougeätre au milieu, la base, la côte et le bord externe seuls de la 
couleur du fond. Première ligne invisible, indiquée par deux points 
noirs très obliques sur la côle vers le milieu, et un point noir dans une 
pelite tache blanche ou claire sur les nervures médiane et dorsale. 


1. Antennes à moitié amincies. 


ere 


Deuxième ligne aux trois quarts de l’aile, noirâtre, très dentelée, inter- 
rompue sur le pli cellulaire, son origine indiquée par une lache noire 
sur la côte; elle est un peu bombée extérieurement et est suivie d’une 
ligne jaune pâle, formant des traits clairs sur les nervures, et ensuite 
par une ombre noirätre; elle est précédée dans l’espace médian par une 
grande tache blanche s'étendant de la nervure 1, depassanl la nervure 2, 
et arrondie vers la base. Points discoidaux très distincts, petits, noirs, 
obliques, très espacés. Points marginaux noirs (res distincts; frange 
de la couleur du fond maculée de noirälre. 

Ailes inférieures transparentes, irisées, les nervures brunies ainsi 
que l'extrême bord des ailes, lesquelles sont un peu échancrées avant 
l’apex; la frange blanc brunätre. 

Tête et thorax ocracé rougeälre ainsi que les palpes; ces derniers 
minces, recourbés, le troisième article distinct, dépassant un peu la 
tele, front squammeux. Antennes ocracé rougeälre, l’article basilaire 
fortement dilaté, l’antenne avec une rangée de longs cils obliques qui 
diminuent en approchant l'extrémité; ces cils sont bi-pectinés. 

Thorax el abdomen épais, ce dernier non atténué vers l'extrémité, 
ocracé brunâtre en dessus, gris brunätre en dessous, le segment anal un 
peu jaune. Pattes gris ocracé, faiblement tachées ou annelées de noirälre. 

Un exemplaire /', coll. Slaudinger, pris à Chanchamayo par Thamm. 

Un aulre exemplaire 4 pris à Surinam, dans ma collection, lui res- 
semble beaucoup, mais il est d’un jaune plus clair, n'étant pas lavé de 
brun rougeâtre ; il est frotlé considérablement sur le bord interne, de 
facon que la tache blanche, si visible dans le Lype, se trouve oblilérée. 
Les cils des antennes sont couchés et non obliques. La nervulation est 
la même, sauf que dans le {ype la nervure 2 est encore plus écartée à 
sa naissance de l’angle de la cellule. 


168. H. Bigrana, Zeller, Hor. Ross., XNI, p. 200 (47), pl. XI, 
fig. 21 (Myelois). 


2 29 mill. Ailes supérieures assez allongées, peu élargies au 
sommet, un peu sinueuses sur le bord externe, épaisses, ocracé-bru- 
nätre uni, un peu plus foncées dans l’espace médian, traversées par deux 
lignes fines et noires, lrès sinueuses, arrondies, la première, placée au 
milieu de l’aile, est peu visible, n’elant indiquéc que sur les ner- 
vures; la deuxième ligne, très dislincte, (res dentelée, est presque 
parallele au bord externe, et est suivie d’une ligne ou ombre brune. La 
frange, de la couleur du fond, est précédée d’une rangée de points noirs 
très nets. Les points discoïdaux sont gros, noirs, bien marqués et 
réunis par une ombre brune. La côte est saupoudrée d'écailles noires. 

Ailes inférieures gris blanchätre, semi-Iransparenles, avec une 

10 


— 146 — 


teinte opaline, noirâtres sur les bords, et traversées par une ligne 
médiane brunätre indislincte; la frange est blanche, précédée de deux 
lignes brunes. 

Le dessous des ailes supérieures est d’un gris brunâtre, la 
deuxième ligne indiquée en couleur plus foncée; les inférieures sont 
plus foncées en dessous et la côte est noirätre. 

Tête, thorax, abdomen, palpes et antennes ocracé brunälre; les 
palpes sont courts, squammeux, recourbés, aplatis contre le front, 
dépassant la {ête, ornés d’un anneau noir au sommet des deuxième et 
troisième articles. Le corps est très robuste: l’abdomen est gris bru- 
nâlre, avec l’apex jaune, les paltes gris brunätre annelées de noirälre. 

Cette espèce, dont la © seule est connue, a quelques rapports avec 
le genre Myelois à cause de la longueur de la cellule, l’écartement de la 
nervure 2 de l’angle de la cellule; mais, aux supérieures, les nervures 
4 et 5 sont seulement rapprochées et non tigées. 

Honda (Am. mér.). Une 2, coll. Zeller. 


169. H. Exoleta, Zell., Hor. Ross., XVI, pl. XI, fig. 22, p. 201 (48) 
(Myelois). 

24 mill. 9. Ailes supérieures assez allongees et étroites, presque 
parallèles, épaisses, d’un gris ocracé, lavées de noirätre et de rougeätre; 
les deux lignes transversales sinueuses, faiblement dentelées, presque 
parallèles, la premiere au milieu de l'aile, la deuxième formant un 
angle obtus sur la nervure 5. Elles sont pâles et bordées de lignes noi- 
râtre mêlé de rougeätre. La frange est gris jaunälre précédée d’une 
rangée de points noirs {res distincts. A la place des points discoïdaux on 
voit une lunule rougeätre pres de la première ligne dont la convexité est 
dirigée vers la base. Au-dessous, sur chaque nervule, se trouvent de 
courtes stries noires. 

Ailes inférieures gris brunâtre foncé, plus foncées sur les bords, 
semi-transparentes, la frange blanchätre. 

La tête en dessus jaunâtre, le thorax ocracé rougeätre. L’abdomen 
gris jaunâtre, les premiers anneaux marqués par des lignes transver- 
sales noires. Patles brun rougeûtre, l'extrémité des articles pâle. Palpes 
courts, minces; le dernier arlicle long, distinct, gris noirätre. 

La nervulalion est semblable à celle de Bigrana, mais & et 5 aux 
supérieures sont écartées à la base et aux inférieures, la nervure trans- 
versale dépasse de beaucoup la nervure 5; la cellule est aussi plus 
courle. 

Ressemble beaucoup à une Phycila, mais la cellule est plus longue, 
les nervures sont disposées autrement, et le corps est plus épais. 

Colombie (Am. mér.). Une 2, coll. Zeller. 


— 147 — 


Gen. ODONTARTHRIA!, Ras. 


Antennes fortement pectinées, bi-ciliées sur un rang jusqu’au deux tiers, pubes- 
centes ensuite, l’article basilaire long, un peu élargi au sommet, avec l'apparence 
d’une petite dent du côté interne; palpes labiaux courts, arqués; palpes maæil- 
laires du ' filiformes, un peu aplalis, croisés sur la face; corps moyen; ailes supé- 
rieures allongées, faiblement ou fortement arrondies sur la côte, avec onze nervures, 
& et 5 séparées, 10 écartée. Aux ailes inférieures, huit nervures, la cellule longue, 
3 de l’angle, 8 variable. 

Type : Ochrivenella. 


Les cils des antennes sont un peu couchés, plus courts à la base, 
plus larges au-dessus, s’attenuant au delà du milieu jusqu'au deux 
tiers, dans le dernier tiers l’anlenne est simplement pubescente; la 
tige s’élargit à sa base, devenant presque aussi large que l’article basi- 
laire, et est faiblement courbée en un sillon indislinct; l’article basi- 
laire est long, renflé au sommet, et du côté interne quelques écailles 
simulent une dent. Les antennes de la © (Sebasmia) sont nues. 

Palpes du 5 lisses ou un peu squammeux, minces, le troisième 
article distinct, environ moilié de la longueur du deuxième. Trompe 
forte. Front lisse, stemmates distinels. Chez Almella, entre le thorax et 
l'abdomen en dessous, on apercoil le tablier, pièce membraneuse, 
foliacée, presque aussi large que le métathorax, jaune, squammeuse, 
paraissant garnie de longues écailles sur les bords; de chaque côté 
du mélathorax, il sort un bouquet de poils jaunes. 

Paltes greles. Ailes supérieures fortes, chez Ochrivenella élroies, 
à bords sub-paralleles, à peine élargies au sommet, presque droites sur 
la côte, arrondies près de l’apex, verticales sur le bord externe, 
arrondies à l’angle anal, chez Almella et Sebasmia, au contraire, élargies 
au delà du milieu, fortement arrondies sur la côte, le bord externe 
légèrement oblique; aux ailes supérieures, les nervures sont assez 
longues, 2 et 3 sont parallèles, 4 et 5 convergentes, très brièvement 
ligees de l’angle (chez Almella et Sebasmia un peu écartées), 10 parallèle, 
un peu écartée de la tige de 8 et 9. Aux inférieures, la cellule est 
longue, 2 très écartée de l’angle, 3 de l’angle, 4 moyenne, tigée sur 5, 
7 et 8 longues, paraissant tigées, et ligées en réalité chez Sebasmia. 


170. ©. Ochrivenella, Rag. (Pl. XVIII, fig. 4). 


24 mill. Ailes supérieures d'un rouge-brun terne, plus foncées dans 
l'espace terminal, largement lavées d’ocrace jaunätre sur les nervures 
dans le large espace basilaire, la côte largement lavée d'ocracé jaunâtre 
jusqu’à la deuxième ligne, les lignes transversales peu distinctes; la 


1. Article denté. 


= VO = 


première, placée au milieu, est droite, verticale, oblique sur la côte, à 
peine plus päle que le fond, faiblement lisérée de brunâtre, précédée 
sur le bord interne d’une tache gris noirätre, mal définie, ayant sur son 
bord postérieur un point blanc sur la médiane et un autre sur la dor- 
sale. Les nervures dans le dernier quart de l’aile sont dislinetement 
striées de noir. Deuxième ligne ocracée, salie de rougeätre au milicu, 
plus large sur la côte et le bord interne, verlicale, faiblement arrondie 
postérieurement, indistinetement ombrée de noirälre sur les nervures. 
Points internervuraux noirs, bien marqués, la frange gris noirâtre. 
Points discoïdaux ronds, d’un noir intense, écartés, un peu obliques, 
l’inférieur dans une liture ocracé blanchâtre en fer de lance sur la 
médiane. L'espace médian est traversé obliquement par une ombre 
noirâtre qui salit la nervure dorsale, laquelle est teintée d’ocracé. Des- 
sous gris noirätre luisant, irisé, le bord interne blanchätre, la moilie 
basilaire et costale garnie d’écailles ocracé terne. 

Ailes inférieures transparentes, d’un blane un peu jaunâtre, très 
luisantes et irisées, les nervules brunâtres, la nervure médiane avec 
une partie de ses rameaux, ainsi que la nervure 1 b et le pli discoïdal, 
garnis d’ecailles jaunes; la côte lavée de noirätre, la frange grise avec 
deux filets noirâtres à sa base. Dessous semblable, mais la côte est lar- 
gement garnie d’ecailles jaunes ainsi que les nervures et les plis. 

Tête et thorax ocracés, le thorax lavé de gris noirâtre, l'abdomen 
gris ocracé, les palpes ocracé pâle, minces, courts, arqués, un peu 
obliques; le troisième article assez long, environ moitié de la longueur 
du deuxième. Palpes maxillaires ocracés ainsi que la trompe. Antennes 
brunes, la base de la tige et l’article basilaire ocracés. Pattes ocracées. 

Ressemble un peu à la Hem. Bigrana. 

Thomar. Un coll. Staudinger. 


171. ©. Almella, Meyr., (Ceroprepes.) Proc. Linn. Soc. N. S. W., 
Vol. III, p. 210, VII, p. 155 (Rag. Pl. VII, fig. 3). 


28 Z' mill. Ailes supérieures gris foncé, fortement, grossièrement el 
irrégulièrement saupoudrées de noir. Lignes transversales de la couleur 
générale bordées de chaque côté de lignes très distinctes d’un noir pro- 
fond; la première presque verticale, oblique sur la côte, la deuxième 
très sinueuse, rentrant obliquement de la côte au pli discoïdal, bombée 
au milieu et projetant sur le pli dorsal un angle rentrant eblique (res 
long et aigu. Une épaisse ligne d’un noir profond, parallèle à la pre- 
mière ligne, se trouve au milieu de l’espace basilaire. Sur le disque on 
voit une strie noire suivie par un nuage transversal noirâtre, peu dis- 
tincte, qui forme un crochet en descendant au bord inlerne. Ligne mar- 


— 149 — 


ginale noire, à peine interrompue sur les nervures; frange gris foncé; 
dessous des ailes brun noirätre, grisâtre vers le bord interne. 

Ailes inférieures d’un jaune d’or pâle, les poils du bord interne 
jaune d’or foncé, les nervures légèrement brunies, la côte saupoudrée 
de brun, la frange jaunâtre précédée de deux fines lignes brunes, plus 
foncées à l’apex. Dessous d’un jaune d’or uni, lacôle saupoudrée de noir. 

Tête et thorax gris foncé, une ligne noire {res distincle descend de 
la parlie antérieure des ptérygodes jusqu’au milieu du thorax comme 
une chaîne en sautoir ; l'abdomen jaunätre, presque entièrement lavé de 
brun noirälre, les anneaux jaunâtres sur les bords. Palpes blancs, for- 
tement saupoudrés de noir. Antennes brunes; le dessous du corps et 
les palles comme les palpes, les tarses antérieurs noirs finement cerclés 
de blanc. 

Un communiqué par M. Meyrick, qui a élevé plusieurs individus 
de chenilles vivant en famille dans des nids soyeux sur l’Exocarpus 
cupressiformis, pres de Paramalta (Auslralie), en avril; le papillon paraît 
de juin à septembre. 


172. ©. Sebasmia, Meyr., Trans. Ent. Soc. Lond., 1887, p. 253 (Cero- 
prepes) (Rag. pl. VI, fig. 14). 


2k mill. © Ailes d'un gris de fer très finement et également saupou- 
drées de noir et de blanc, les nervures très finement et distinctement 
striées de noir. Première ligne fine, noire, oblique sur la côte jusqu’au- 
dessous de la nervure médiane, ensuite convexe vers la base sur le bord 
interne; elle est moins distincte dans sa partie inférieure. Deuxième 
ligne invisible. Frange grise, dessous gris brunätre clair, la frange 
grise. 

Ailes inférieures brunâtre très pâle, plus foncées sur les bords, la 
côle et les nervures avec un double liséré foncé; frange blanchälre, 
rembrunie dans la moitié costale. Dessous gris brunälre clair uni, la 
frange blanchälre. 

Tête, thorax et palpes gris de fer, les palpes renfles au sommet du 
deuxième article. Antennes brun foncé, vers la base gris foncé. Abdo- 
men brun. Pattes gris de fer, plus päles à la base. 

Une 9 coll. Meyrick prise en octobre à Quorn (Australie meridio- 
nale). , 


Gen. ANCOVA!, Pag. 


Antennes de la 2 légèrement crénelées, fortement ciliées jusqu’au bout 
sur deux rangs. Palpes (brisés) sans doute courbés. Ailes supérieures assez allon- 


1. Nom de localité des Indes. 


— 150. — 


gées, un peu dilatées postérieurement, le bord externe oblique, faiblement sinueux, 
un peu arrondi à l'angle anal; avec onze nervures, toutes séparées sauf 8 et 9, 
9 non parallèle à 8, 10 très rapprochée de 7, la cellule fermée presque verticalement. 
Aux ailes inférieures, nervulation du genre Acrobasis; 8 libre, la cellule moyenne, 
plutôt longue, 3 en face de la transversale. 


Ne connaissant pas le mâle el les palpes de l'unique femelle étant 
cassés, on ne peut être absolument certain de la valeur du genre, qui se 
rapproche d’Acrobasis. 


173. A. Meridionalis, Wlk. (Neph.) Cat., XXNII, p. 64 (Ras. 
PI. XLI, fig. 7). 


92 mill. Ailes supérieures d’un ocrace brunätre, lavées de roussälre 
sur le pli dorsal; les lignes transversales très rapprochées, à peine plus 
claires que le fond; la premiere naissait aux deux tiers de la côte, un 
peu oblique, se dirigeant vers la base au milieu du bord interne, for- 
mant un petit angle rentrant sur la nervure dorsale et un petit angle 
sortant sur la sous-coslale; elle est indistinctement lisérée de noirätre. 
Deuxième ligne dislinetement lisérée de noir du côlé interne, et de brun 
extérieurement, très rapprochée de la première sur la côte, bombe&e exté- 
rieurement au milieu, rentrant à peine sur le pli dorsal. Points discoi- 
daux réunis en une fine lunule notre. Points marginaux noirs, distinels. 

Ailes inférieures jaunâtre sale, transparentes, irisées, brunies sur 
le bord; la frange jaunälre sale. Dessous des supérieures lavé de rous- 
sälre vif sur le disque vers la base; les ailes inférieures de même 
largement lavées de roussâtre vif à la base sur la côte. 

Tête ocracé brunätre, le front blanchätre, le thorax ocracé brunätre. 
L’abdomen ocracé. Les palpes manquent à l’unique exemplaire. 

Ressemble beaucoup à Salebria Thymiella Z., mais les antennes et 
la nervulation l’en distinguent. 

Indes or. Une ©, Mus. brit. 


Gen. SUCCADANA1, Rag. 
(Now. gen. p- 13.) 


Antennes filiformes, avec une très forte touffe d’ecailles divisée en deux parties, 
la supérieure triangulaire, l’inferieure ovale et creusée du côté interne. Palpes 
labiaux ascendants, recourbes; palpes maæillaires filiformes. Ailes supérieures 
avec onze nervures, 4 et 5 séparées, 10 brièvement tigée sur 8. Aÿles inférieures 
avec huit nervures, la cellule très longue, 3 de l'angle en face de la transversale; 
un long pinceau de poils rouge brique dans un pli du bord abdominal en dessous. 


1. Nom de localité de Bornéo. 


ll 


Les palpes sont minces, un peu squammeux; le troisième arlicle 
plus court que le deuxième, aigu, ne dépassant pas le vertex. Antennes 
lisses, le front déprimé. 


174. S. Marmorella, Rag., Nouv. gen., p. 13 (Pl. XIII, fig. 4). 


21 mill. Ailes supérieures ocracé brunätre, lachetées ou marbrées de 
brun rougeätre, traversées par deux lignes peu distinctes ; la première 
noirätre, placée au milieu, presque verticale, formant un petit angle sur 
la nervure médiane; la deuxième très rapprochée du bord externe, pâle, 
finement lisérée de noirätre des deux côlés, coudée au milieu postérieu- 
rement. Une pelite tache coslale brune entre la deuxième ligne et 
l’apex; d’aulres petites taches nuageuses au milieu de l’espace médian; 
points discoïdaux invisibles; quelques taches nuageuses dans l’espace 
basilaire, dont une assez distincte avant la première ligne. 

Ailes inférieures gris brunätre; au-dessous, près du bord interne à 
la base, on voit un bouquet ou aigrette de longs poils d’un rouge 
brique qu’on peut développer avec une aiguille. 

Le thorax et l’abdomen sont de la couleur des ailes, la tête est plus 
pâle; palpes bruns saupoudrés de rouge brique, le front rouge brique. 

Sarawak (Bornéo); un &!, coll. Musée brit. 


Gen. CITRIPESTIS!:, Rag. 


Antennes fortes, épaissies à la base, peclinées sur un rang, les dents épaisses, 
pubescentes, diminuant de longueur au sommet, l’article basilaire gros. Trompe 
forte. Palpes labiaux ascendants, courbes, pressés contre la face, dépassant le 
front, comprimés, lisses, élargis à la base, se réunissant par devant, atténués au 
sommet; le troisième article distinct, court. Palpes maæillaires en forme d’aigrette 
cachée dans un sillon dans les palpes labiaux. Abdomen long, l’apex touffu. Pattes 
lisses. Ailes supérieures allongées, dilatées postérieurement, arquées sur la côte 
au delà du milieu; le bord externe arrondi, un peu oblique; avec onze nervures : la 
transversale concave, prolongée inférieurement; 4 et 5 séparées, naissant de l’angle; 
2 et3 parallèles à 4, 6 et 8 de l'angle; 9 de 8, 10 près de l’angle; 11 écartée. Ailes 
inférieures sub-triangulaires, avec huit nervures, la cellule assez courte, 3 de 
l'angle, 3 et 5 assez longues, 7 et 8 accolées, paraissant tigées, longues. 

La © a les palpes cylindriques, éloignés de la face, le troisième article court 
mais distinct; elle est plus grande que le G!, ses antennes sont très faiblement 
pubescentes en dessous. 


Ce genre rappelle beaucoup les genres Mussidia, Hypsipyla, ele., 
s’en distinguant de suite par ses palpes maxillaires. 


1. Fléau des citronniers. 


— 152 — 


175. ©. Sagittiferella, Moore, Indian Museum Notes, Vol. I, 
p. 21 (fig.) (Neph) (Rag. Pl. XLI, fig. 3). 


& 25 mill. 2 30 mill. Ailes supérieures d’un brun ferrugineux tour- 
nant au ferrugineux sur le bord interne, la partie costale et le sommet de 
l'aile entre les nervures gris cendre, saupoudrees d’ecailles noires assez 
clairsemées; les nervures principales lavées de noir. Premiere ligne 
invisible. Deuxième ligne indislincle, très interrompue, bombée posté- 
rieurement, formée de longs traits noirs bordés à l'extrémité de blanchätre, 
formant des traits sagittés sur les nervures. Points marginaux noirs, 
triangulaires; la frange brun ferrugineux. Dessous gris ocracé noirälre. 

Ailes inférieures transparentes, blanchälres, irisées, teintées d’ocrace 
rougeâtre; une ligne sur le bord et la frange à la base noirälres. 

Tête roussätre, tournant à l’ocracé au milieu. Thorax ocracé rous- 
sätre, les pterygodes lachelés de noir au milieu. Abdomen gris bru- 
nätre, ocracé à l’apex. Antennes ferrugineuses. Palpes brun noirätre, 
leintés de rouge à la base. Pattes blanchâtres, saupoudrées de noir. 

La 2 diffère du / par sa taille plus grande, ses ailes inférieures 
un peu plus foncées et ses palpes écartés de la face et cylindriques. 

D’après M. Wray (Indian Mus. Notes, II, p. 22), la chenille vit dans 
le fruit du « pampelmousse », « pamplemousse » ou « pomelo » 
(Citrus decumana). Les œufs sont pondus isolément ou en petites plaques 
du côlé inférieur du fruit, et les jeunes chenilles y pénètrent par de 
nombreux petits trous, criblant le zeste de trous et provoquant une 
exsudation de gomme. En grossissant, les chenilles praliquent à lravers 
le fruit de nombreuses galeries communiquant au dehors par des 
irous par lesquels sont projetées leurs déjections ; elles sont très vives, 
et malgré les défenses naturelles du fruit, ses épines, son écorce qui 
sécrète une huile äcre, et l’épaisseur du zeste, la chenille y pénètre et 
pratique ses galeries en tous sens. Lorsqu’elles sont adultes, elles des- 
cendent à terre et se construisent des cocons de lerre agglutinée et 
lapissés de soie blanche. Douze jours après, le papillon éclôt du cocon. 

La chenille est d’un vert bleuâlre, teintée en dessus de bronze 
rosé ; les quatre premiers anneaux sont moins teintés que le reste. Les 
jeunes chenilles sont entièrement d’un rose sombre. 

Le citron européen et le cédrat (Citrus medica et cedra) sont égale- 
ment altaqués; mais il est probable que c’est une espèce sauvage de 
Citrus que les indigènes appellent « Limau Kerbau » qui est la nourri- 
ture naturelle. Pour prévenir les ravages de l’insecte, il convient de ren- 
fermer les fruits dans des sacs. 

Cette espèce se trouve à Pérak (Malacca), où elle fait beaucoup de 
ravages. (Coll. Moore.) 


— 153 — 


Gen. OR YCTOMETOPEA!, l'as. 
(Nouv. gen., p. 11.) 


Antennes très épaisses, aplaties, presque quadrangulaires, pubescentes, légère- 
ment courbées à la base, avec une très petite touffe d’écailles à peine visible. Touffe 
frontale obtuse, évidée par devant. Palpes labiaux ascendants, recourbés; palpes 
maæillaires pressés contre le front, squammeux. Ailes supérieures étroites, avec 
onze nervures, 4 et 5 paraissant tigées, 10 de la cellule. Ailes inférieures avec huit 
nervures, la cellule très courte, 8 séparée, 4 et à longuement tigées, 3 de l'angle. 


Stemmates distincts, la trompe forte. Palpes assez minces, le 
2e article d’égale largeur, un peu aplati, simple; le 3° article mince, 
cylindrique, très distinct; palpes maxillaires aplatis, larges, gros, 
pressés contre le front, courbes, se logeant dans la cavité de la louffe 
frontale. 

Corps assez fort, ’abdomen allongé, les pinces prolongées en des- 
sous. Ailes supérieures étroites, à peine élargies au sommet, droites sur 
la côte, obliques sur le bord externe, assez aiguës à l’apex; la cellule 
assez longue, 10 très rapprochée et parallèle à la tige de Set 9; 4 et 5 
parallèles puis divergentes, paraissant ligées, de l’angle prolongé de 
la cellule. Aux inférieures, la cellule très courte, les nervures longues; 
8 libre, paraissant ligee avec 7; 2 bien avant l’angle, la lige de A et 5 
ainsi que 3 de l'angle de la cellule. 

Genre remarquable à cause de la cavité dans la touffe frontale la- 
quelle ressemble à celle des espèces du genre Œnectra; comme forme 
d’ailes il ressemble au genre Phycita. 


176. ©. Fossulatella, Rag., Nouv. gen., p. 11 (Pl. VI, fig. 45). 


20 mill. Ailes supérieures gris foncé, un peu lavées de brun noi- 
rälre, la cote ocracé brumätre, la base et une bande avant la 1” ligne 
ocracé rougeälre sale. Première ligne grise, finement lisérée de noir 
des deux côtés, presque verlicale, un peu coudée au milieu, étant un 
peu oblique dans sa moitié costale. Deuxième ligne rapprochée du 
bord externe, un peu sinueuse, bombée au milieu, gris pâle, faible- 
ment ombrée de noirätre des deux côtés. Une tache discoïdale quadran- 
gulaire grise. Points marginaux noirs, peu distincls, la frange brunätre. 

Ailes inférieures blanches, irisées, transparentes, les nervures 
brunätres; la frange brunâtre {res claire, deux lignes brunes à la base. 

Tête ocracé grisâtre, le thorax gris brunâtre, l’abdomen ocracé bru- 
nätre. Palpes gris brunätre, les antennes brunes, la touffe blanche, 


1. Front creusé. 


— 154 — 


visible du côté externe seulement. Pattes grises, un peu lavees de 
brunätre. 
Irazu (Am. centr.); un 5, coll. Druce. 


Gen. CAVIPALPIA!:, Ras. 


' 

Anlennes épaisses, fortement pubescentes, surtout vers la base, non sente. 
Front lisse. Palpes labiaux ascendants, larges, arrondis exlérieurement, creux 
intérieurement. Palpes maxillaires en une touffe courte et plate d’ecailles. Ales 
supérieures fortement courbées sur la côte, avec onze nervures, toutes séparées, 
sauf 8 et 9 qui sont très longuement tigées. Ailes inférieures triangulaires, avec 
huit nervures, la cellule courte, 3 de l’angle, 4 et 5 longuement tigées, 8 longue, 
distinctement séparée de 7. 


Slemmates distincts, trompe forte; antennes avec l’article basilaire 
long, gros, courbé, un peu aplati; palpes labiaux avec le 2° article en 
forme de cuiller; le 3° arliele très petit, mince, dislinct, dépassant le 
vertex. Corps grêle, les pattes sans caractères particuliers. Ailes supé- 
rieures assez allongées, étroites à la base, élargies et fortement cour- 
bées sur la côte au delà du milieu, le bord externe oblique, l’angle 
anal arrondi, l’apex à peine aigu; la nervure 3 assez rapprochée de 
l'angle, 4 et 5 de l’angle, séparées, rapprochées à leur naissance, 
6 avec 8 de l'angle, 9 très courte, tigée sur 8, 10 très rapprochée et 
parallèle à 8, 11 libre. Les ailes inférieures sont triangulaires, arron- 
dies à l’apex, prolongées à l’angle anal; la nervure 2 est très éloignée 
de l’angle, 5 de l’angle avec 3, 4 courte, tigée avec 5, 6 et 7 ligées de 
l’angle, 8 libre. 

Ce genre est très voisin de Oryctometopia; il en diffère surtout par 
la forme des antennes, des palpes et l’absence de la cavité frontale. 


177. ©. Translucidella, Rag. (Pl. VI, fig. 16). 


20 mill.  Aïles supérieures d’un ocrace jaunätre pâle, traversées 
au milieu par la l"° ligne, qui est brune, en relief, fondue sur les deux 
côlés, naissant d’un nuage costal noir (qui s’élend en grisonnant jusqu’à 
la 2° ligne), légèrement oblique, plus écartée de la base sur la côte, 
formant sur la nervure dorsale un petit angle rentrant pâle. Deuxième 
ligne blanchälre, assez distincte, très finement lisérée de brunâtre, 
verticale, un peu bombée au milieu postérieurement, très rapprochée 
du bord externe, atteignant l’angle anal. Frange brunâtre, une ligne 
pâle entre deux lignes noirâtres à la base. La côte à la base est fine- 
ment lisérée de noir. Dessous ocracé grisâtre, les lignes transversales 
faiblement indiquées en noirâtre. 


1. Palpes évidés. 


— 155 — 


Ailes inférieures transparentes, blanchâtres, les nervures faible- 
ment brunies, la côte lavée de noirälre, la frange blanche, une ligne 
pres de la base, et une autre sur le bord, brunätre. 

Tête et thorax gris ocracé, les plérygodes ocracé rougeälre, l’ab- 
domen gris jaunâtre. Palpes ocracé grisâtre, les antennes brunâtres, 
la partie dorsale au premier tiers noire, l’article basilaire ocracé gri- 
sätre. Pattes ocracé brunätre, les libias postérieurs blanchâtres. 

Ressemble assez à la Pristocera Exasperata. 

Hyderabad (Indes orient.). Avril. Un 4 dans ma coll. 


Gen. ULOPHOR A, Ras. 
(Bull. Soc. e. Fr. 1890, p. vir.) 

Antennes filiformes ou un peu aplaties, faiblement pubescentes, épaissies vers 
la base, non courbées. Palpes labiaux très longs, dépassant sensiblement le vertex, 
minces, acuminés; le troisième article long. Palpes mazxillaires squammeux, élar- 
gis, aplatis contre le front, qui est lisse. Corps grele, l'abdomen avec une forte 
touffe de poils à l’apex. Ailes supérieures étroites, avec onze nervures; & et 5 
convergentes, séparées; 10 libre; aux ailes inférieures, la cellule courte, 8 libre, 
3 presque en face de la transversale. 

Type : Groteu. 

Palpes ascendant droit, le 3° arlicle dépassant le vertex. Trompe 
distinele. Ailes supérieures un peu élargies postérieurement, la côte 
presque droite, le bord externe presque vertical, oblique à l’angle 
anal. Un bourrelet d’ecailles avant la 1’ ligne. Cellule longue, les ner- 
vures assez courtes, 10 écartée de la tige de 8 et 9. Aux ailes infé- 
rieures, 7 et 8 paraissant ligées, contrairement à 3 et 5. 


178. U. Guarinella, Zell., Hor. ent. Ross., XNI, p. 208 (55), pl. XII, 
fig. 25 (Myelois). 


17 mill. Ailes supérieures grises, très faiblement et finement sau- 
poudrées de noirâtre, l’espace basilaire ocracé, limité par un bourrelet 
d'écailles en relief, d’abord gris, ensuile noir postérieurement, suivi 
par la 1" ligne qui est d'un ocracé rougeälre, large, un peu oblique. 
Deuxième ligne presque imperceptible, paraissant bombée au milieu. 
La frange est gris>; les points discoïdaux noirätres. 

Ailes inférieures transparentes, un peu jaunâtres, lisérées de brun; 
Ja frange est blanche, brunie à la base. 

La tête est grise, le thorax gris, lavé d’ocrace brunätre ; les antennes 
brunes, grises à la base; les palpes gris foncé; le 3° article noirâtre, 
l'abdomen gris brunälre; la louffe anale gris jaunätre; le dessous du 
corps blanc, les pattes gris brunätre. 


1. Porte-eicatriec (allusion au bourrelet d’ecailles des ailes). 


— 156 — 


Colombie (Am. centr.), un dans ma coll.; d’autres dans la coll. 
Zeller. KERN 


179. U. Groteii, Rag., Bull. Soc. e. Fr., 1890, p. VIT (PI. VIII, fig. 44). 


18 mill. Ailes superieures assez etroites, la cöte droite, le bord 
externe presque verlical, arrondi à l’angle anal. Elles sont d’un noir 
brun profond avec l’espace médian (sauf au dernier quarl), la côte, le 
bord externe ct les lignes transversales saupoudres de gris. Les lignes 
sont fines, grises, se détachant de la couleur sombre du fond, rap- 
prochées, la première, un peu bombée ct irrégulière au milieu posle- 
rieurement, oblique, s'étendant au milieu du bord interne; à peu près 
au milieu de l’espace basilaire se trouve un très fort bourrelet vertical 
d’ecailles bouclées formant une crête arrondie, un peu interrompue sur 
le pli, n’alteignant pas la côte. grisälre du côlé interne, brun rougeälre 
exterieuremenl; l’espace basilaire, avant et après ce bourrelet, est d'un 
brun rougeûlre, sauf sur la cöle; au milieu du pli, près de la base, 
on voit une petite touffe d’ecailles rouge brique. Deuxième ligne 
presque verticale, fortement bombée au milieu, rentrant sur les plis. 
Points discoïdaux obliques, ronds, l’inférieur se détachant dislinctement 
du fond gris. Points marginaux indistincts, noirâtres; la frange grise. 

Ailes inférieures d’un jaune-noirätre luisant et métallique, un peu 
cuivreux, les nervures noirätres, la frange jaune grisâlre pâle avec 
deux lignes noires à la base. Dessous des quatre ailes d’un brun-jau- 
nâtre sombre et luisant uni, la frange plus pâle. 

Tête gris brunâtre, thorax brun noirätre, la moilié postérieure 
divisée en deux touffes, l’extr&mile des ptérygodes rouge-brique sombre. 
Antennes ocracé brunâtre, plus pâles sur les côtés. Palpes gris noi- 
rätre, le sommet du 2° article blanchätre. Abdomen gris brunâtre, 
la touffe anale conique, allongée, jaunâtre. Pattes gris noirätre, les 
libias intermédiaires avec une bande noire, les larses noirs annelés de 
blanc. 

La © ressemble au 5‘, mais ses ailes inférieures sont plus foncées 
et opaques. 

Ressemble à Ortholepis Jugosella, mais ses ailes sont bien plus 
étroites, les antennes et palpes bien différents. 

Caroline du Nord (Am. sept.); ! el 2, coll. Ragonol et Staudinger. 


Gen. MEGARTHRIA(, Ras. 


Antennes du 'epaisses, aplaties, pubescentes, fortement courbées et compri- 
mees pres de la base, la tige s’elevant de l’angle externe de l’article basilaire, qui 


1. Grand article (des antennes). 


— 157 — 


est long, très gros, dilate au sommet. Palpes labiaux ascendants, recourbés, cylin- 
driques. Palpes maæillaires longs, squammeux, aplatis. Corps assez épais, le 
segment anal touffu. Pattes avec les tibias et fémurs aplatis. Ailes supérieures 
sub-triangulaires; avec onze nervures : 2 rapprochée de l'angle, parallèle à 3, 3 de 
l'angle, 4 et 5 séparées mais rapprochées vers la base, 8 et 10 parallèles, rappro- 
chées, 9 tigée sur 8. Ailes infémeures avec la celluie très courte, des taches transpa- 
rentes à la base; huit nervures : 8 longue, sub-parallèle et paraissant tigee avec 
7, les nervures 2 à 5 régulièrement espacées, 2 bien avant l'angle (mais, chez la ©, 
5 remonte tellement vers la base que 2 et 5 paraissent brièvement tigées, tandis que 
3 et5 sont réellement sur une tongue tige); 3 el 5 chez le 5 paraissent tigées, 4 est 
tigée sur 5. 


Genre voisin de Piesmopoda, se distinguant surlout par la forme 
des antennes du «, dont l’article basilaire déborde considerablement la 
tige du côté interne sans former une dent distincle comme dans le 
genre Acrobasis ; la lige à la base a un sinus assez large mais sans 
écailles; le front est lisse. Les nervures aux supérieures sont assez 
longues, 4 et 5 sont divergentes. 


180. M. Peterseni, Zell. (Myelois). Hor. ent. Ross., XVI, p. 198 (45), 
pl. XI, fig. 20. 


22 mill. &' Ailes supérieures avec la moitié coslale blanche et la 
moitié dorsale lavée de brun noirätre; une ombre noirätre traversant 
obliquement l’espace médian, de la naissance de la 2 ligne à la fin de 
Ja 1° ligne, limite postérieurement la partie blanche. Premiere ligne de 
la couleur de l’aile, finement et faiblement lisérée de noirälre du côté 
interne, très dislinctement bordée exlérieurement par une large bande 
noirätre, noire sur la côte, oblique, faiblement courbée. Deuxième 
ligne très fine, d’un blanc sale, blanche sur la cöle, un peu bombée au 
milieu (non dentelée comme dans la figure donnée par Zeller), rentrant 
faiblement sur les plis. L’extrême ‘base est d’un brun noirätre; la cöle 
avant le milieu de l’espace médian porle une tache allongée d’un noir 
pourpré; les nervures sur le disque sont marquées de quelques rares 
écailles noirätres; les points discoidaux sont superposés, bien écrits, 
les points marginaux noirs, la frange brunâtre. 

Ailes inférieures transparentes, d'un jaune brunätre, irisées: les 
nervures, la côte et le bord de l’aile, bruns; le liséré marginal noirätre, 
la frange gris brunâtre avec une ligne brune à la base. Le long de la 
côle, près de la base, se trouve un pinceau de longs poils noirs chez le 4. 

La tête et l’article basilaire des antennes ocracé brunätre, la tige 
des antennes brune, le thorax brun, l'abdomen gris brunälre, la touffe 
anale jaunätre. Palpes d’un ocracé mêlé de noir, la base blanchätre. Le 
dessous du thorax et les fémurs blanc jaunâlre finement .saupoudré de 


— IE — 


brun, le sommet des fémurs et la moitié basilaire des tibias brun rou- 
geätre, la moitié apicale des tibias blanche, semée de quelques écailles 
brun clair, et marquée d’une strie médiane brune; les tarses et éperons 
noirs, l’éperon externe des pattes intermédiaires blanchälre. 

La © ne diffère du 5 que par ses antennes simples et la couleur 
plus foncée des ailes inférieures, qui sont d'un gris noirâtre luisant 
opaque; en outre, les palpes maxillaires sont plus filiformes ; enfin, dans 
l’exemplaire étudié la nervure transversale remonte tellement que 2 et 
5 paraissent ligees aux ailes inférieures. 

Guarino près de Honda (Colombie); plusieurs et © coll. Zeller et 
Ragonot, pris en avril et septembre par Petersen. Une ©, coll. Stau- 
dinger, de Chanchamayo. 


Gen. PIESMOPODA, Zell. 


(Zeller, Isis, 1848, p. 863.) 


Anlennes du j épaisses, crénelées obliquement, pubescentes, fortement 
échancrées près de la base, l’article basilaire conique, gros, formant une petite 
bosse du côté interne. Palpes labiaux du cylindriques, le 3° article à apex obtus, 
ceux de la ® arqués, ascendants, dépassant le vertex, minces, cylindriques, le 
troisième article à apex obtus. Palpes mawillaires filiformes. Ailes supérieures 
étroites, allongées, peu élargies postérieurement, avec 11 nervures, 10 de la cellule, 
& et 5 séparées, parfois tigées. Ailes inférieures avec 8 nervures, la cellule très 
courte, 7 et 8 ligees, 3 et la tige de 4 et 5 qui naissent de l’angle. 

Type : Rubicundella, Zell. 


Stemmates petits, dislincts. Patles courtes, élargies par des 
écailles, aplaties, les fémurs des pattes intermédiaires garnis de longs 
poils jaunes sur le bord supérieur du côté externe; les pattes de la 9 
plus minces, longues et un peu aplaties. La forme des ailes varie un peu; 
celles de -Rubicundella sont sub-triangulaires, allongées, pendant que 
chez Egenella les bords sont presque parallèles, les ailes n’élant presque 
pas élargies au sommet. La cellule des supérieures atteint les trois 
quarts de l’aile, la nervure 10 est très rapprochée et parallèle à la tige 
de 8 et 9, 4 et 5 sont tanlôt séparées, tantôt convergentes ou encore 
plus ou moins longuement tigées. Aux ailes inférieures, les nervures 
sont très longues, 8 est ligee sur 7, exceplé chez Laidion; elle est 
généralement longue, mais dans Subrufella et Filiolella elle est très 
courte. Chez Rubicundella et d’autres espèces, 3, sur une très petile 
étendue, court parallèle à la tige de A et 5, tandis que chez Egenella 
ces nervures naissent nettement écartées de l’angle de la cellule. 

Abdomen du j mince, poilu à l'extrémité, chez la 9 simplement 


conique. 


— 159 — 


N'ayant vu que des femelles des autres espèces, je ne sais si le / 
de toutes possède des antennes &chancrees comme dans Rubicundella. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Nervure 8 aux inférieures longue : 
B. Nervures 4 et 5 aux supérieures non tigées : 


G. Nervures 4 et 5 écartées à leur naissance : 
1. Supérieures jaunes, au sommet pourpres, la deuxième 
leneISeulEMISIDIE EEE Rubicundella. 
2. Supérieures brun rougeälre, jaunâtre à 1a Has, = ae 
au milieu blanehe, lignes indistinctes, très écarlées. Semirufella. 
3. Supérieures pourpres, grises sur le disque, lignes dis- 


tinctes, jaunätres . D 00 Columnella. 
h. Smsntenmes jaunes dans espere batir, bandes 
lavées de pourpre au delà. . . . . . . . , . . . Auropurpurella. 


GC. Nervures 4 et 5 très rapprochées, paraissant tigées : 


D. Supérieures d'un gris blanchätre, un bourrelet.d’ecailles 

noires avant la première ligne : 
1. Aïles forlement arquées et élargies au premier tiers. 

Première ligne oblique, anguleuse, le bourrelet n’at- 

teignant pas le bord interne; points discoïdaux réunis, 

du côté de la base, presque en croissant. one 

greles, le troisième article long. . . . . Mimella. 
2. Ailes très étroiles, peu courbees sur la côte, 1 namens 

ligne avec un grand angle rentrant sur la nervure 

dorsale, le hourrelet s'étendant au bord interne; 

points dscoicene bien séparés; les palpes épais, le 

HOSÈME AMIE CURE, à à à a EN EN Ne ET 


DD. Ailes gris noirätre lavées de rougeälre, la côte blan- 
chätre, une bande triangulaire rouge brunätre au 
milieu; sans écailles en relief, . . . . . . . . . . Steniella. 
BB. Nervures 4 et 5 distinctement tigées : 
1. Ailes blanches, lignes gris noirâtre, une ombre noi- 


râtre oblique sous le point discoïdal. . . . . . Notandella. 
2. Ailes gris brunätre, la cöte largement blanchätre, la 

deuxième ligne seule visible. . . . . Egenella. 
3. Ailes gris brun noirätre, première ligne noire nn 

d’une bande jaunâtre. . . . . Ochrodesma. 
4. Ailes d'un roux brunätre, la première Kenne re. 

très large, plus pâle, lisérée de noir . . . . . . . Rufulellu. 


AA. Nervure 8 aux inférieures presque invisible, aux supérieures 
L et 5 tigées : 
1. Aïles d’un jaune brunätre, l’espace terminal rougeätre, 
l’espace médian moyen. . . . Subrufella. 
2. Ailes d'un gris rougeätre uni, 1’ espace nt très are. Fihiolella. 


— 160 — 


181. P. Rubicundella, Zell., Isis, 1848, p. 864. — Trichromata 
Zell., Hor. ent. Ross., XNI, p. 194 (41), pl. XI, fig. 18 (Myelois). 


13 mill. Ailes supérieures étroiles à la base, élargies un peu posle- 
rieurement, la côte droite, le bord externe oblique et arrondi. Ailes 
jaunes à la base et le long du bord interne, la cöle au milieu largement 
blanche, saupoudrée de rouge noirätre, l'extrême bord gris pourpre, au 
delà des points discoïdaux (qui sont d'un rouge noirätre, obliques, dis- 
tincls), l'aile est d’un gris noirälre, fortement leintées de pourpre ou de 
violacé avec les nervures marquées en noir. La deuxième ligne, seule 
visible, est parallèle au bord externe, distincle, gris rosé, ombrée de 
noirâtre, droite. Le bord de l’aile est liséré irrégulièrement de noir, la 
frange gris brunâtre, pourpre à la base. Le bord inlerne à la base est 
brunätre. 

Ailes inférieures jaune brunätre, brunâtres sur les bords, semi- 
transparentes, les nervures brunes ainsi que le liséré marginal, la 
frange blanchâtre. 

Tête brun roussâtre, les palpes roussâtres avec la base du deuxième 
arlicle et le troisième article noirs. Antennes brunes, chez le noires, 
du côté interne jaunälres. Thorax brun jaunätre, l’abdomen gris bru- 
nâtre, les paltes roussâtres avec les tarses noirs. 

La Trichromata est identique avec la Rubicundella, dont j'ai vu le 
type dans le Musée zool. de Berlin. 

Honda (Colombie — Am. centr.), Brésil, fin avril-commencement de 
mai; coll. Musée zool. de Berlin, Zeller et Ragonot. 


182. P. Semirufella, Zell., Hor. ent. Ross., XV], p. 196 (43), pl. XI, 
fig. 19 (Myelois). 


16 mill. Ailes supérieures assez allongées, étroiles, élargies posle- 
rieurement, la côte droite, le bord externe arrondi. Ailes d’un brun 
rougeûtre tournant au jaunätre vers la base, sauf sur la côte qui est lar- 
gement grise, saupoudree d’écailles rougeälres, l’extrême bord de la côle 
au milieu finement liséré de brun rougeâtre. L'espace médian remarqua- 
blement large, la première ligne au premier quart de l’aile, jaune oli- 
vâtre, sans contours distinels, avec une ligne ou ombre noirälre au 
milieu. La deuxième ligne pâle, bordée de noirätre, commençant tout 
près de l’apex, rentrant légèrement sur le pli discoïdal, puis descendant 
tout droit près de l’angle anal. L’extremilt de l’aile est foncée, la frange 
d’un gris noirâtre, traversée par une ligne rougeâtre à la base et pré- 
cédée de quelques écailles noires peu distinctes. Points discoïdaux brun 
rougeälre, obliques, tranchant sur la partie grise de l'aile. Dessous 
brun, le bord interne jaunätre. 


— 161 — 


_ Ailes inférieures gris brunätre, les nervures noirâtres, très appa- 
rentes; la frange est blanche avec une ligne brune à la base; une tache 
diaphane dans la cellule el à la base des nervures 2 et 3. : 

Thorax gris rougeätre, l’abdomen brun jaunâtre, la tele brun rou- 
geätre. Palles blanchätres, lavées de brun rougeätre, les tarses bruns. 
Palpes longs, grêles, courbés à la base, ascendant droit, dépassant de 
leur moitié le vertex; d'un brun rougeätre, le deuxième article blan- 
châtre intérieurement. 

Colombie (Am. du Sud). Une 2, coll. Zeller. 


183. P. Columnella, Zell., Hor. Ent. Ross., XVI, p. 209-210(56-57); 
(Myelois). (Rag. Pl. VII, fig. 16.) 


-15 mill. © Ailes supérieures pourpres, au milieu de l’espace médian 
grises, traversées par deux lignes jaunätres, le bord interne à la base jau- 
nätre. La premiere ligne, oblique, droite, est finement lisérée de noir 
des deux côtés, et est précédée d’une bande blanchätre interrompue; la 
deuxième ligne est sinueuse, bombée au milieu, lisérée de noir des 
deux côtés. Les points discoidaux sont bruns, réunis, très distincts dans 
l’éclaircie gris pâle. La côte à l’extr&me base est noire, la frange est 
d’un gris rougeälre et a deux lignes foncées à sa base: les points mar- 
ginaux sont dislincts. 

Les ailes inférieures sont transparentes, d’un gris brunälre, les 
nervures plus foncées; la cellule diaphane, une tache diaphane à la 
base des nervures 2 et 3. 

Têle, thorax, antennes et abdomen ocracé rougeâtre, les palpes 
assez longs, dépassant le verlex, brun rouge ainsi que les pattes. 

Ressemble à Ochrodesma ; n’en diffère que par la couleur, les points 
discoïdaux, les palpes plus longs, et par les rameaux de la nervure 
médiane des supérieures qui sont tous séparés. 

Colombie et Porto-Rico. Coll. Zeller et Musée zool. de Berlin. 


184. P. Auropurpurella, Rag., Bull. Soc. ent. France, 1889, 
p. cexvinr. (Pl. VI, fig. 24.) 


20 mill. 2 Ailes supérieures larges, convexes sur la côte au delà du 
milieu, droites avant le milieu, le bord externe verlical, oblique à 
l'angle anal; elles sont blanches mais fortement saupoudrées d'écailles 
pourpres, le fond pâle disparaissant sous la couleur pourpre sur le 
bord interne, et les écailles foncées forment une grande tache pourpre, 
un peu roussâlre, au milieu de l’espace médian après la première ligne; 
le large espace basilaire presque entièrement jaune; la côte, comme le 
reste de l’aile, échancrée deux fois par la couleur jaune. Premiere 

11 


or 


ligne peu visible, pâle, limitant la partie jaune, oblique de la côte à 
la nervure médiane postérieurement, presque verticale ensuite, atlei- 
gnant le milieu du bord interne. Deuxième ligne presque verticale, 
légèrement sinueuse, pâle, ombrée de pourpre des deux côtés. Ligne 
marginale fine, pâle ; la frange rougeätre, une ligne foncée à la base. 

Ailes inférieures semi-transparentes, brun noirâtre pâle, les ner- 
vures, la frange et deux lignes marginales noirâtres. Dessous des supé- 
rieures brun noir uni, les inférieures plus noires. 

Tête et antennes pourpres, {thorax jaune, le collier teinté de pourpre, 
l’abdomen noirätre, lavé d’ocracé longitudinalement au milieu. Palpes 
pourpres, gris du côté inlerne, le deuxième arlicle avec quelques £cail!es 
blanches, le {roisième article lavé de noir. Palpes maxillaires squam- 
meux, aplatis, larges, gris mêlé de noir. Première et deuxième 
paires de pattes blanches saupoudrées de pourpre, les patles postérieures 
blanchätres, la moitié poslérieure des libias noire, les tarses et éperons 
de toutes les pattes noirs. 

Port Moresby (Nouvelle-Guinée). Une © , prise par M. Kowald, d’oc- 
tobre en janvier, dans ma collection. 


185. P.Laidion, Zell., Hor. Ent. Ross., XVI, p. 211 (58) pl. XII, fig. 27 
(Myelois). 


21 mill. Ailes supérieures très étroites, à peine élargies au sommet, 
légèrement courbées sur la côte, d’un gris blanchätre, plus blanc dans 
la moitié dorsale jusqu’à la deuxième ligne. Première ligne au milieu, 
blanche, très fine, très oblique, rentrant sur le pli dorsal, formant un 
angle très fort sur la nervure dorsale, bordée du côté externe d’une fine 
ligne noire, et précédée, à quelque distance, par une étroite crete 
d’écailles noires en relief, verticale mais un peu convexe vers la base, 
n’atteignant pas la côte; l’espace entre cette crête et la premiere ligne, 
est lavé d’ocrace brunätre. Deuxième ligne parallèle au bord externe, 
dentelée au milieu, rentrant fortement sur les plis; elle est blanche fine- 
ment et indistinctement lisérée de noirälre du côté interne et de brun 
du côté externe. Points discoïdaux gros, noirs, obliques, très distincts, 
Vinferieur strigiforme; sous le point inférieur se trouve une lache bru- 
nâtre. Une ligne marginale noire, épaisse, interrompue, précède la 
frange, qui est d’un gris brunälre. 

Ailes inférieures transparentes, blanches, lisérées de brun, les ner- 
vures brunes seulement sur le bord de l'aile, la frange blanc jaunätre. 

Tête blanchälre, le thorax gris, l’abdomen gris jaunätre, les 
antennes gris noirätre, blanchätres vers la base. Palpes labiaux assez 
épais, squammeux, fortement recourbés, ascendant droit, dépassant le 


— 105 — 


verlex de la longueur du {roisième arlicle (qui est court el acuminé), 
le deuxième article au sommet prolongé en une pointe par devant; ils 
sont blanchätres, avec un mélange de brun noirâtre; le dessous du 
corps et les pattes blanchätres. 

Honda (Colombie), au commencement de mai, et Rio Negro (Brésil. 
Coll. Zeller el Ragonot. 


186. P. Mimella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1889, p. cexvırı, (PI. VIII, 
fig. 3). 


20 mill. © Ailes supérieures allongées, très étroites à la base, droite 
sur la côte jusqu’au premier tiers, où l’aile s’elargit subitement, un peu 
arrondies au delà, gris pâle ou blanchâtres, saupoudrées de noirätre, sur- 
tout sur la côte, le bord interne, sur les nervures et dans l’espace ter- 
minal; lignes transversales blanchâtres, la première oblique, presque 
droite, finement lisérée de noirâtre des deux côtés, précédée à quelque 
dislance, d'une courte crête d’ecailles noires en relief, qui s’elend de la 
nervure sous-costale à la nervure médiane; la deuxième ligne est plus 
blanche et distincte, presque verticale, rentrant sur les plis, bombee 
au milieu, lisérée de noirälre des deux côtés; ligne marginale noire, 
interrompue; la frange gris brunätre; sur le disque se trouvent deux 
taches noirätres, allongées, obliques, se réunissant presque en lumule 
convexe vers la base. Dessous gris brunâtre uni. 

Ailes inférieures transparentes, irisées, blanchätres, les nervures, 
a côle et la frange gris brunätre, avec deux lignes marginales brunes; 
des taches tout à fait diaphanes entre les nervures à la base. 

Tête, thorax et abdomen gris, antennes brunes, palpes blanchälres 
saupoudrés de noirätre, le troisième arlicle gris. Dessous du corps el 
les paltes blanchâtre, les pattes saupoudrées et tachetées de gris rou- 
geätre, les larses ocracé brunälre; le dessous de l’abdomen ocracé jau- 
nâtre pâle, l’anus orangé. 

Très voisine de Laidion, Zell.; ressemble beaucoup à la Crypt. Eura- 
phella, Meyr. 

Port Moresby (Nouvelle-Guinée); une ©, prise par M. Kowald, d’oc- 
tobre à janvier, dans ma collection. 


187. P. Steniella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1890, p. cexırı (Pl. VI, 
fig. 23). 


14 mill. 2 Ailes supérieures très étroites, s’elargissant un peu pos- 
terieurement, la côte droite, le bord externe oblique, arrondi à l’angle 
anal. Ailes d’un gris noträtre lavé de rougeätre sur la moitié dorsale, la 
moitie costale blanche saupoudrée de noir sauf au milieu après la pre- 


— 164 — 


maere ligne. Celle-ci affecte la forme d’un grand triangle appuyé sur le 
bord interne, n’atteignant pas la côte, d’un rouge brunätre obscur bordé 
de noir, surtout du côté interne. La deuxième ligne est pâle, bordée de 
noirätre des deux côtés, parallèle au bord externe, faiblement échan- 
crée sur le pli discoïdal. Points discoïdaux gros, allongés, superposés, 
noirs. Frange grise. 

Ailes inférieures transparentes, blanches, irisées, les nervures gris 
noirätre, la frange blanc jaunâtre avec deux lignes noirâtres à la base, la 
côte et l’apex noirätres, des taches diaphanes à la base. 

La tête et le thorax brun grisälre, l'abdomen ocracé grisätre lavé de 
noirâtre en dessus. Palpes longs, minces, cylindriques, le troisième 
arlicle presque aussi long que le deuxième, acuminé; ils sont gris et 
saupoudrés de noir. Pattes blanc rosé légèrement saupoudrees de noir, 
les tibias et fémurs lavés de noir aux deux extrémités et au HD, 
les tarses noirs annelés de blanc. Antennes brunes. 

Ressemble à une Hypargyria ou à une Cryptoblabes. 

Koni, États de Shan (Birmanie supérieure). Une ©, coll. Meyrick, 
prise le 8 sept. 


188. P. Notandella, Rag. (Pl. XVIII, fig. 5). 


19 mill. © Ailes supérieures assez courtes, pourtant pas larges, la 
côte presque droite, obliques et arrondies sur le bord externe, blanches, 
faiblement teintées de gris brunätre sur la côte. Premiere ligne épaisse, 
noirätre, oblique, droite, plus rapprochée de la base sur le bord interne que 
sur la côte. Deuxième ligne noire, très rapprochée du bord externe, forte- 
ment coudée et bombee postérieurement au milieu, sa moitié costale épaisse, 
plus rapprochée de la première ligne que sa moitie dorsale qui est fine et 
presque parallèle au bord externe. L'espace médian est traversé oblique- 
ment par un nuage gris noirâtre très fondu sur les bords, presque 
parallèle à la première ligne, interrompue sur le disque. Du bord de ce 
nuage se détache le point discoïdal inférieur ; le point supérieur manque 
ou esttrès peu marqué. La frange est blanche. Dessous gris brunälre 
uni, les lignes très faiblement indiquées en noirätre. Nervures 4 et 5 di- 
vergentes, droites, brièvement tigées, 10 un peu écartée de 8, 3 au-des- 
sous de l’angle. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris jaunâtre pâle, un peu iri- 
sées, la frange blanche. Dessous plus foncé, 7 et 8 longues, divergentes, 
droites, séparées, la cellule très courte, 3 de l’angle avec 5, 4 très courte. 

Tele blanche, thorax blanc faiblement lavé et brunâtre. Palpes 
blanchätres, recourbes, le deuxième article un peu squammeux’et épais, 
le troisième article presque aussi long, cylindrique, acuminé. Palpes 


— 1690 — 


maxillaires filiformes. Front lisse. Antennes brun jaunätre. Abdomen 
blanchâtre, teinté de grisälre et d’ocrace. Corps et abdomen en dessous 
blane, le segment anal jaunätre. Pattes anterieures grisälres, les autres 
blanchätres, faiblement saupoudrées de gris, les larses noirätres. 

Cette espèce est remarquable par la disposition anormale des 
lignes transversales. 

Natal. Une ©, coll. Staudinger. 


189. P. Egenella, Rag., Now. gen., p. 11 (Pl. VIII, fig. 4). 


20 mill. Ailes supérieures très étroites, à bords sub-parallèles, la 
côte légèrement arrondie, gris brunätre, légèrement saupoudrées de rouge, 
la côte très largement blanchätre avec quelques rares écailles rouges. 
Première ligne invisible, la deuxième touchant presque le bord externe, 
blanche, ombrée de noirâtre mêlé de rouge, non sinueuse, un peu fes- 
tonnee. Points discoïdaux invisibles. Frange gris brunâire. 

Ailes inférieures transparentes, les nervures et un double filet 
marginal noirätres; la frange blanche à l’apex. 

Tête et thorax bruns, l’abdomen gris brunâtre, les antennes brunes, 
les palpes ocracé brunâtre, les pattes brunes. 

Rio Negro (Brésil). Une © dans ma collection. 


190. P. Ochrodesma, Zeller, Hor. ent. Ross., XVI, p. 209 (56), 
pl. XI, fig. 26 (Myelois). 


14 mill. Ailes supérieures étroites, élargies au sommet, d’un gris- 
brun noirâtre uni; la première ligne, placée avant le milieu de l’aile, est 
droite, oblique, noire, précédée d’une large bande mi-jaunätre mi-oran- 
gée, l'extrême base sur la côte noire. La deuxième ligne, très rappro- 
chée et parallèle au bord externe, dentelée, coudée au milieu, est pâle, 
très fine, à peine visible. Points discoïdaux invisibles. La frange est 
pâle, précédée de quelques écailles noires sur le bord de l’aile: 

Ailes inférieures un peu transparentes, gris jaunätre lisérées de 
brun, la frange blanchätre. 

Tête et thorax gris rougeätre, l’abdomen gris jaunâtre. Palpes 
courts, minces, recourbes, noirälres, l’apex pâle. Front lisse. Corps en 
dessous brun rougeätre. Pattes noirätres, la troisième paire avec la base 
des fémurs et sommet des tibias blanchälre. 

Les nervures 4 et 5 aux supérieures sont distinctement ligées, 2 et 3 
d’un point, très rapprochées, courbées, parallèles. 

Colombie (Amer. du Sud). Une 2, coll. Zeller. 


191. P. Rufulella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1888, p. exxxıx 
(Pl. VIII, fig. 2); Moeschl. Lep. Portorico, p. 328. 


— 166 — 


d 14 mill. @ 16 mill. Ailes supérieures étroites, à bords sub-paral- 
leles, la côte droite; ailes d’un roux brunätre sombre, plus päles vers la 
base, les espaces médian et terminal saupoudrés d’ecailles noires. Pre- 
miere ligne lrès oblique, très large, droite, d’un roux jaunälre, distinc- 
tement bordée de noir des deux côtés. Deuxième ligne légèrement 
sinueuse, presque verticale, parallèle au bord externe. Points discoïdaux 
indistinels. 

Ailes inférieures du transparentes, blanches, finement lisérées 
de brun; celles de la © gris brunälre, les nervures el la frange brun 
jaunätre. 

Thorax roux brunätre, la tête en dessus jaune pâle. Palpes ocracé 
roussälre. Antennes du 5% légèrement aplaties, finement pubescentes, 
ocracées. 

Cette espèce se distingue de ses congénères Columnella Z., Semiru- 
fella Z. et Subrufella Hulst, par ses ailes très étroites, sa couleur 
sombre et uniforme, la disposition et la largeur de la première ligne. 
J'ai négligé d'examiner les antennes du J'. 

Porto-Rico. Un , coll. Moeschler, une © dans ma collection. 


192. P. Subrufella, Hulst., Ent. Amer., oct. 1887, p. 132 (Neph.), 
Trans. Ain. Ent. Soc., 1890, p. 133; (Rag. Pl. VII, fig. 5). 


12 mill. Ailes supérieures étroiles, à peine élargies posterieure- 
ment, la côte un peu arrondie. Ailes d’un jaune brunâtre, la côte au 
milieu largement blanche saupoudrée de rouge. Première ligne oblique, 
anguleuse, noire, entourée d’ecailles blanches peu distinctes, suivie à 
quelque distance d’une ligne rougeätre, oblique, à peine visible; deuxième 
ligne presque parallèle au bord externe, droite, blanchâtre, bordée des 
deux côtés d’une ligne roussätre, la ligne postérieure lavée de noi- 
râlre. L'espace terminal rougeâlre sombre. Points discoïdaux noirs, 
obliques, presque réunis. Frange gris rougeätre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris noirâtre clair, brunâtres 
sur les bords, les nervures foncées, la frange blanche. 

Thorax jaune brunätre, la tête jaunâtre teintée de rouge. Palpes 
rouge brique uni. Pailes gris brunâtre, les tarses noirätres, les pattes 
postérieures au milieu blanchälres, les antennes brunâtres. 

Floride (Am. sept.); en avril, coll. Hulst et Ragonot. 


193. P. Filioleilla, Hulst, Ent. Amer., sent. 1888, p. 117 (Neph.), 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 133 (Rag. Pl. VIII, fig. 6). 


17 mill. 2 Ailes supérieures comme celles de Subrufella, mais d’un 
gris rougeätre uni, la côte au milieu blanche saupoudrée de rouge. Pre- 


— 167 — 


mière ligne large, blanchätre, avec une ligne noirätre au milieu: 
deuxième ligne sinueuse, blanchätre, lisérée distinetement de noir des 
deux côlés, un peu bombée au milieu, rentrant sur les plis. Points dis- 
coïdaux et marginaux noirs, assez distincts. Frange gris brunätre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, grises, les nervures et un 
liséré marginal noirâtres, la frange blanche. 

Thorax brun, la tête ocracée teintée de rougeälre, les palpes rous- 
sâtres, fortement lavés de noir. Abdomen gris brunälre, les anneaux à 
la base gris avec une tache roussâtre au milieu. Pattes blanchâtres 
saupoudrées de gris rougeätre, les tibias et fémurs postérieurs blancs, 
les tarses noirätres. 

Bien voisine de Subrufella, sinon identique. 

Floride (Am. sept.). En avril. Coll. Hulst. 


Gen. DISCOPALPEA!, Rag. 


& Antennes faiblement courbees et épaissies près de la base, filiformes, pu- 
bescentes, l’article basilaire épais. Palpes lubiaux du G! ascendants, recourbés, 
s’elevant beaucoup au-dessus de la tête, d’abord très minces, le deuxième article 
déjà fortement dilaté au sommet, le troisième très squammeux, aplati, épanoui 
extraordinairement, donnant aux palpes la forme d’une raquette un peu hérissée 
sur le bord au sommet. Palpes mazillaires pelits, paraissant aplatis. Front lisse. 
Corps grêle. Ailes supérieures étroites, allongées, sub-triangulaires, la cellule 
longue, 4, 5 et 10 libres. Aÿles inférieures avec huit nervures, la cellule très courte, 
3et 5 de l’angle de la cellule, 8 tigée avec 7. 


La forme des palpes éloigne ce genre de tous les autres connus, 
sauf de Spatulipalpia qui a des palpes un peu analogues quoique d’une 
forme différente. Comme nervulation et aspect, l’unique espèce res- 
semble à celles des genres Piesmopoda où Hyalospila. 

Ailes supérieures avec onze nervures, 4 et 5 convergentes el 
presque d'un point, non en ligne avec la médiane, 10 rapprochée et 
parallèle à la lige de 8 et 9. Aux ailes inférieures, 7 et 8 assez longues, 
k et 5 très longues, 2 bien avant l'angle; des taches transparentes 
à la base entre les nervures. Pattes lisses. 


194. D. Flavicans, Zell., Hor. Ent. Ross., XNI, pl. XI, fig. 17, 
p. 193 (40) (Myelois). (Rag. Pl. VII, fig. 9.) 
17 mill. Ailes supérieures jaunes, le dernier tiers de l’aile lavé de 


brun pourpre, plus foncé et devenant noir à l’apex, la cöle lavée de blanc 
postérieurement. Première ligne invisible, la deuxième faiblement 


1. Palpes en forme de disque. 


— 168 — 


marquée par une traînée d'écailles blanches tout prés et parallèle au 
bord externe; la frange brun noir. 

Ailes inférieures transparentes, blanches. irisées, liserees de noi- 
rälre; la frange gris noirätre, un filet noirätre pres de la base. Chez 
la 2 elles sont plus foncées, enfumées, les nervures noirâtres. . 

Tête grise en dessus, par derrière ocracé brunâtre ainsi que le 
thorax et l'abdomen; antennes ocracées. Palpes bruns, un peu sau- 
poudrés de noir du côté externe, d’un noir profond du côté interne. 
Pattes gris ocracé, les tibias gris rougeälre pâle, les tarses brunälres. 

Honda (Colombie), Nouvelle-Grenade, Vera Paz (Am. centr.). 


Gen. HYALOSPIL A !, Rag. 


(Nouv. gen., p. 11.) 


Antennes du simples, lisses: palpes labiaux ascendants, recourbés, minces. 
Ailes supérieures assez étroites, à peine dilalees postérieurement, presque droites 
sur la côte; avec onze nervures, & et 5 longuement tigées, ou paraissant tigées, 
5 en ligne avec la médiane. Ales inférieures avec huit nervures, la cellule courte, 


2 avant l’angle, 4 et 5 longuement tigees; des taches diaphanes vers la base. 
Type : Stietoneurella. 


Les palpes labiaux varient un peu comme forme, ceux de Sticto- 
neurella sont régulièrement acumines, le troisième article ne se distin- 
guanl pas du deuxième; chez Subaquilella, le troisième article est long, 
dislinet, et obtus à l’apex, pendant que chez Semibrunneella ils sont 
longs, le deuxième article court et squammeux, le troisième article 
plus long que le deuxième, mince, cylindrique, lisse, effilé; chez Leuco- 
neurella le deuxième arlicle est très long, le troisième très court. Les 
palpes maxillaires sont un peu squammeux, aplatis. Le-front de Séicto- 
neurella a une forte louffe pendant que dans les autres espèces il est 
lisse. Les ailes varient comme largeur : chez Sjictoneurella et Subaqui- 
lella elles sont étroites, dans les autres assez sensiblement dilalées 
postérieurement. La nervure 10 naît de la cellule, parallèle à la tige de 
8et9, 4 et 5 sont divergentes, tigées chez Stictoneurella, paraissant l’être 
dans les autres especes, en ligne avec la nervure mediane, sauf chez 
Leuconeurella. Aux ailes inferieures les nervures sont tres longues, 
3 et 5 distinctement écartées, 8 longue, tigée chez Stictoneurella et Semi- 
brunneella, parallèle à 7 chez les autres. 


Ce genre ne pourra être bien établi que lorsque les mäles sn 
tous connus. : 


1. Taches transparentes. 


169 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. La côte distinctement plus pâle que le reste : 
1. La bande costale large, blanc jaunâtre sale uni, les points 


SCONAURSDEUNS ERA EE ee . . . |. Semibrunneella. 
2. La bande costale très étroite, les points noirs indiquant 
les lignes accompagnés de points jaunâtres. . . . , . . Stictoneurella. 
AA. La côte sans bande pâle distincte : 
1. Les nervures sur la côte striées de blanchâtre. . . . . . Leuconeurella. 
2. Les ailes d’un brun noirätre uni. . . . . . . . . . . . Subaquilella. 


195. H. Semibrunneella, Rag., Nouv. gen., p. 12 (Pl. VII, fig. 12). 


2: 24 mill. © Ailes supérieures allongées, un peu élargies postérieu- 
rement, à peine convexes sur la côte, le bord externe oblique, arrondi. 
Ailes d’un brun grisätre, teinté de rougeätre sur la moitié dorsale, blanc 
jaunätre sale sur la moitié costale; lignes transversales distinctes, la 
première visible par sa bordure postérieure brun rougeätre, oblique, 
coudée du côté externe au milieu, formant ensuite un angle rentrant 
sur la nervure dorsale; elle est un peu interrompue et irrégulière. 
Deuxième ligne rapprochée et presque parallèle au bord externe, 
oblique, droite, faiblement échancrée sur le pli discoïdal, finement 
lisérée de brun rougeätre du côlé interne et suivie d’une ombre noi- 
rätre qui n’atteint pas la côte. Frange gris jaunätre. Points discoïdaux 
indistincts, l’inférieur plus gros, mieux défini, dans une liture un peu 
plus pâle que le fond. 

Ailes inférieures transparentes, grises, brunes sur les nervures et 
le bord; la frange brune, un liséré jaunätre à la base. : 

Tête ocracé grisâtre, le thorax gris brunâtre, l’abdomen brunätre, 
les antennes ocracées, les palpes ocracés lavés de noirätre en dessous, 
à la base blanchälres. Palles ocracées, les tibias plus päles, les tarses 
noirs, ceux de devant tachés de blanc. 

Nouvelle-Grenade (Am. mér.). Une 9 , coll. Snellen ; une autre 9 plus 
pelile (20 mill.) provenant d’Espiritu Sanlo, coll. Mus. brit. 


196. H. Stictoneurella, Rag., Nouv. gen., p. 11 (Pl. VII, fig. 10). 


20 mill. 2 Ailes supérieures étroites, droites sur la côte, le bord 
externe oblique, arrondi. Ailes d’un brun rougeälre, la côte jusqu’à la 
nervure médiane jaunätre, saupoudrée de brun rougeâtre, ies nervures 
marquées en noir. Lignes transversales très indistincles, la première 
indiquée par un point blanc jaunâtre sur la nervure dorsale suivi 
d’un point noir, un autre semblable au-dessus sur la médiane et une 
strie costale oblique, noirâtre; deuxième ligne très rapprochée et paral- 
lèle au bord externe, indiquée seulement par quelques écailles jaunes 


— I) — 


très fines entrecoupant les nervures. Points discoidaux distincts, gros, 
obliques, triangulaires, réunis par leurs pointes. Frange brune avec une 
ligne jaunâtre à la base. La base de l’aile est d’un brun roussätre. 

Ailes inférieures transparentes, blanc brunätre, la côte, les nervures 
sur le bord, les nervures 7 et 8 entièrement, et un filet marginal, bruns; 
la frange blanche, jaunâtre à la base avec un filet brun au milieu. 

La tête est d'un ocracé jaunâtre, par derrière, ainsi que le thorax, 
brun noirätre. Palpes ocracé jaunâtre. Paltes ocracé jaunätre, lavées de 
roussâtre; les tarses noirâtres ainsi que les éperons. 

Las Mercedes (Am. centr. mér.). Une © , coll. Druce. 


197. H. Leuconeurella, Rag., Nouv. gen., p. 12 (Pl. VII, fig. 41). 


24 mill. © Ailes supéricures assez élroites à la base, s’élargissant 
graduellement en approchant le sommet, la côte presque droite, le bord 
externe presque vertical, l’angle anal oblique, arrondi. Ailes d’un brun 
rougeätre vineux, saupoudrées largement de blanchätre en larges stries 
dans la moitié costale, les nervures plus foncées et lavées de noirätre. 
Première ligne très indistincte, à peine indiquée par de courtes stries 
noirätres sur les nervures sous-coslale et médiane. Deuxième ligne très 
visible, blanchâtre, fine, oblique, naissant de l’apex, éloignée de l’angle 
anal, rentrant en un angle aigu sur le pli discoïdal, lisérée de brun 
rougeälre des deux côtés. Points discoïdaux distincts, allongés, noirs. 
Frange brune. 

Ailes inférieures transparentes, jaune brunätre, les nervures et un 
liséré marginal bruns. Frange gris brunälre, un filet noirälre avant la 
base, qui est jaunâtre. 

Le thorax et les antennes brun rougeätre, la tête un peu plus pâle 
au-dessus, l'abdomen brun. Palpes gris saupoudrés de brun rougeätre, 
les patles gris noirätre, les libias blanchätres saupoudrés de brun rou- 
geâtre, les larses bruns. 

Célèbes. Une 2, coll. Snellen. 


198. H. Suhaquilella, Rag., Now. gen., p. 11 (PI. XLVI, fig. 24). 


20 mill. ©. Ailes supérieures étroites, légèrement arrondies sur la 
côte, le bord externe oblique et arrondi. Ailes d’un brun rougeätre très 
foncé tournant au noirätre vers la base et sur la côte, sans aucun dessin. 
Frange concolore, un peu plus pâle. 

Ailes inférieures transparentes, [res enfumées, plus foncées sur les 
bords et sur les nervures, avec un liséré noirâtre. Frange brun noirâtre 
avec un filet jaunâtre à la base. 

Tête ocracé brunälre, plus foncée par derrière, le thorax brun rou- 
geälre, plus clair au milieu, l'abdomen bryn noirätre. Palpes roussätres, 


— 171 — 


un peu lavés de noir, surtout le troisième article. Antennes brunälres, 
brunes en dessous. Pattes ocracé roussâtre uni, les tarses à peine plus 
foncés. 


Cerro Zunil (Am. centr. mér.). Une 2, coll. Druce. 


Gen. PHYCITA (Curt.), Rag. 


(Rag., Ent. Mo. Mag., XXI, p. 20). (Phycis Fab., Nephopteryx pars Zell.). 


Antennes courbées à la base, avec une très forte touffe d’ecailles dans le sinus. 
Palpes labiauæ ascendants, courbés, grêles, cylindriques. Palpes maæillaires sub- 
cylindriques, bifides au sommet. Ailes supérieures lrès allongées et étroites, à 
peine dilatées au sommet, le bord externe sinueux, 4 et 5 tigées ou très rappro- 
chées. Ales inférieures avec huit nervures, la cellule très courte, 2 très écartée 
de l’angle, 3 de l’angle avec 5. 

Type Spissicella F. 


Front lisse, trompe forle. Antennes du  aplaties, à peine pubes- 
cenles en dessous, fortement courbées à la base de la tige, une grande 
touffe d’ecailles dans le sinus, la touffe entière du côté externe, à moilie 
du côté interne, l’article basilaire large, assez long. Palpes labiaux 
cylindriques, minces, acuminés, élargis à la base, ascendants, recour- 
bes, n’excèdent pas le vertex, le troisième article distinct, un tiers de 
la longueur du deuxième. Palpes maxillaires cylindriques, un peu 
aplalis, bifides au sommet, une parlie remontant droit, l’autre croisée 
sur la face. Corps grêle; en dessous, sur les côtés de la poitrine, nais- 
sent de longues écailles plates accompagnées de longues aigreltes de 
poils. Pattes lisses, les éperons externes de libias intermédiaires un 
peu plus courts que les internes. 

Ailes supérieures très étroites, à peine dilatées au sommet, droiles 
sur la côte jusqu’au dernier quart où la cöle s’abaisse, le bord externe 
sinucux, arrondi à l’angle anal; onze nervures, la cellule moyenne, la 
transversale presque verticale, un peu concave, prolongée distincte- 
ment dans sa partie inférieure, 3 et 4 rapprochées de l’angle, parallèles, 
courbées, 4 et 5 de l’angle, divergeantes, très rapprochées à leur origine 
et paraissant presque tigées; 6 écartée, 8 et 9 tigées de l'angle, 10 libre, 
parallèle à 8 et 9, 11 du dernier tiers de la sous-coslale. Ailes infé- 
rieures triangulaires, prolongées et aiguës postérieurement, arrondies 
sur le bord externe, la cellule très courte, n’alteignant que le quart 
de l’aile, la transversale oblique ; huit nervures : 8 libre, longue, 6 et 
7 tigées de l’angle, 4 et 5 longuement tigées, naissant avec 3 de 
l’angle, 2 très écartée, parallèle à 3. 

La 9 ne diffère du que par ses antennes cylindriques et l’ab- 


— A — 


sence des touffes de poils sous la poitrine, mais elle a souvent des 
écailles plates sur les côtés. Comme chez le 5', ses palpes maxillaires 
paraissent bilobes mais moins distinetement. 

Les especes du genre se ressemblent beaucoup; les ailes sont lisses, 
sauf chez Arctella qui possède une crête d’ecailles un peu avant la pre- 
mière ligne; Moeschleri a également des écailles en relief. 

Les chenilles vivent dans des paquets de feuilles réunies au sommet 
des branches dans un tuyau de soie; elles sont lLrès agiles. 

Comme je l'ai déjà dit, Fabricius fut le premier qui créa un genre 
spécial pour les Phycites, et le nom générique de Phycis resta à sa 
Spissicella qui devint ainsi le type de la famille; Curtis modifia le nom 
en Phycita, le nom de Phycis ayant déjà été employé dans les Poissons. 

Curtis se servit du nom de Phycita pour désigner l’ensemble des 
Phyciles, mais je restreins ce nom générique aux espèces dont la 
structure ressemble à celle de Spissicella. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Première ligne plus rapprochée de la base que de la deuxième 
ligne ou au moins intermédiaire : 
B. La base distinctement noire : 
1. Espace médian très large, une bande blanchâtre verticale 
ayantglaspremiereilicner er ET Metzneri. 
2. Espace médian plus étroit, l'espace basilaire entièrement 
MORE 6 0 6 0 6 à 5 à NEN PS TO 000 0 VU. 
BB. La base grise, une tache triangulaire foncée sur le bord 
interne : | 
1. Supérieures gris cendré brunätre; inférieures jaune brunätre Poteriella. 
. Supérieures gris blanchâtre saupoudrées de noir, les infé- 
rieures enfumées, avec un reflet violacé, les nervures brunes. Nephodeella. 
AA. Première ligne distinetement plus près de la deuxième que de 
la base : 
G. Ailes inférieures foncées : 
1. Inférieures brun roussâtre pâle uni; supérieures gris sale 
fortement lavées de brun roussâtre . . . . . . . . . . . Spissicella. 
2. Inferieures blanchâtres, brunies sur les bordset les nervures; 
supérieures gris cendré, teintées de roussâtre. . . . . . , Coronatella. 
CC. Inférieures pâles, transparentes : 
D. Lignes transversales très distinctes, pâles lisérées de noir : 
E. Sur le disque une très longue strie noire, bifide inferieu- 
TEEN. en Ma ee ar ee CUS NER: . . Pedisignella. 
EE. Sur le disque une simple lunule noire : 
1. Supérieures gris cendré, l’espace basilaire plus foncé 
renfermant une crête d'écailles en relief. . . . . . . Arctella. 
2. Supérieures gris foncé marbrees de noirätre et de brun 
rougeätre; ailes lisses... oo c SAT 


19 


— 173 — 


DD. Lignes transversales indistinctes : 
F. La lunule discoidale brunätre : 


1: Supérieures lisses, gris cendré, la lunule brun roussâtre, 
la frange des inférieures blanche. . . . . . . . . . Diaphana. 


2. Supérieures gris brunâtre, la lunule brune, la première 
ligne bordée d’ecailles noires en relief sur le bord 
interne; la frange des inférieures ocracé brunätre . . Moeschleri. 
FF. La lunule noire : 


1. Supérieures gris cendré marbrées de brun et de noirätre, 

les nervures noires, les ptérygodes noirs à l'extrémité. Asseclella. 
2. Supérieures gris brunâtre marbrées de brun seulement, 

les pterygodes unicolores . . . . . . . . . . . . . Clientella. 


FFF. Sans lunule, points discoïdaux séparés, ailes blanc gri- 

sätre, l’espace médian plus foncé, une bande rouge brun 

bordant la première ligne ....»....... 0. Clientulella. 
FFFF. Supérieuresgris jaunâtre, l’espace basilaire plus pâle; | 

dessins indistincts, sans lunule. . . . . . . . . Gilvibasella. 


199. P. Metzneri, Zell., Isis, 1846, p. 742, Stett.e. Z., 1867, p. 399; 
H.-S., fig. 207, pl. IV, p. 80, VI, p. 146. (Rag., PI. XXII, fig. 8.) 


26 mill. / 2. Ailes supérieures allongées, étroites, légèrement 
courbées sur la côte, sinueuses et presque verticales sur le bord externe, 
arrondies à l’angle anal, gris brunâtre lavées de noirâtre, surtout dans 
l’espace basilaire, le long de la côte et obliquement à travers le large 
espace médian. Lignes transversales peu distincles, écarlées chez le 4, 
plus rapprochées chez la ©, gris obscur, indistinctement lisérées de 
noirâtre, la première ligne oblique, coudée sur la nervure dorsale, pré- 
cédée d’une bande d’un gris cendre, verticale, un peu sinueuse et suivie 
d'une éclaircie grisätre sur le bord interne. Deuxième ligne oblique, 
droite dans sa partie inférieure, rentrant fortement sur le pli discoidal, 
plus rapprochée de la base sur la côte, plus distincte que la première. 
Sur le disque on voit une lunule pâle, confuse, ombrée de noirâtre du 
côlé de la base. Ligne marginale noire, interrompue; frange gris bru- 
nâtre foncé. Dessous brunâtre uni avec une petite strie costale pâle 
bordée de noir à la naissance de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures semi-transparentes, brunälres, un peu irisées; les 
nervures un peu plus foncées, avec deux fines lignes brunes sur le bord, 
la frange gris brunälre. c 

Tele gris cendré, thorax brun noirätre, noir postérieurement, 
l'abdomen ocracé brunâtre; les antennes brunes, l’article basilaire gris, 
la touffe d’écailles grosse, bordée d’ecailles gris luisant qui ne la re- 
couvrent pas, du côté interne. Palpes minces, brunälres. Patles grises 


— 174° — 


forlement saupoudrées de noirâ're. La © a les ailes un peu plus larges, 
le thorax plus gris avec sa partie postérieure noire. 

Dans les quatre exemplaires devant moi, provenant de la Hongrie, 
il n’y a pas de traces de couleur rouge brun comme dans celui figuré 
par Herrich-Schaeffer et qui avait été pris dans la Turquie d'Europe. Se 
trouve également dans l’Andalousie. 


! 


200. P. Meliella, Mn., Wien. Mis., 1864, p. 180, pl. IV, fig. 8; 
Zeller, Stett., e. Z., 1867, p. 398; Stgr., Hor. ent. Ross., XV, p. 31. (Rag., 
PI. XXII, fig. 9.) 


22 mill. Ailes supérieures étroites, sub-parallèles, la côte peu 
arquée, le bord externe arrondi à l’angle anal. Ailes d’un gris brunätre 
finement saupoudrées d’écailles noirâtres, les nervures marquées en 
noir. Première ligne commencantsur la côte aux deux cinquièmes de la 
côte, oblique jusqu’à la nervure médiane, puis tombant presque verlica- 
lement, légèrement sinueuse, au bord interne; elle est blanchâtre 
indistinctement bordée de noir. La deuxième ligne est presque verticale 
mais bombée extérieurement entre les deux plis. Points marginaux 
assez distincts; points discoïdaux très indistincts, paraissant réunis 
en lunule. Dessous gris brunätre foncé; la deuxième ligne à peine 
indiquée. 

Ailes inférieures blanchälres, légèrement brunies, les nervures 
plus foncées ; la frange blanchälre avec deux lignes brunes à la base. 

La tête du 4 brun noirâtre, le thorax noirätre, le milieu des 
pterygodes blanchâtre. Antennes épaisses, brunes, du côté interne le 
sinus est garni d’ecailles brunes, l’autre côté est noir, évidé et sans 
écailles. Palpes recourbés, le deuxième article un peu squammeux, le 
troisième article mince et long; ils sont noirs avec quelques écailles 
grises. Corps gris brunâtre garni de chaque côté d’une louffe de larges 
écailles d’un jaune clair et d’une touffe de poils. Pattes gris brunätre 
clair, lavées de brunätre, les larses noirâtres annelés de blanchätre, 
l'abdomen gris brunälre. 

Chez la 2 l’aile est fortement lavée de blanc dans l’espace basi- 
laire, laissant la côte, et une tache irrégulière sur le bord interne 
avant la première ligne, noirâtres; l’espace médian est légèrement 
saupoudré de blanc dans les deux sexes. La tête et le thorax sont 
revêtus d’ecailles gris brunälre clair avec les extrémités blanchätres; 
es palpes sont noirs mais fortement saupoudres d’écailles blanches. 
Elle est aussi revêtue de larges écailles sous la poitrine, mais elle n'a 
pas la louffe de longs poils. 

Parmi les espèces à espace médian large, Meliella ressemble à 


— 179 — 


Metzneri, mais celle-ci a l’extr&me base noire et la premiere ligne est 
précédée d’une assez large bande gris clair. La largeur des ailes de 
Nephodeella et la disposition différente de ses lignes lransversales la 
distingue facilement de Mehella, Mn. 

Mann a trouvé les chenilles dans les fleurs du frêne (Fraxinus) 
el le papillon paraît en juillet. 

Brousse (Asie Mineure). Coll. Staudinger. 


201. P. Poteriella, Zell., Isis, 1846, p. 743, Stett. e. Z., 1867, 
p. 400; H.-S., 163, IN, p. 80; Stgr., Hor. Ross , XV, p. 191 (33). (Rag. 
PI. XXII, fig. 10.) 


24 mill. Ailes supérieures gris blanchätre, fortement saupoudrées de 
noirätre et lavées de gris brunälre, plus grises dans l’espace basilaire 
et sur la côte. Lignes transversales peu distinctes, pâles, faiblement 
lisérées de noirätre, la première verticale, oblique sur la côte, projelanl 
deux angles poslérieurement sur le disque et un angle rentrant sur la 
nervure dorsale: elle est précédée d'une grande tache dorsale triangu- 
laire d’un brun rouge mêlé de noir vers la base, et suivie d’une éclaircie 
pâle, peu visible, sur la nervure dorsale, qui, au delà, est striée de 
noir. Deuxième ligne oblique, rentrant sur le pli discoïdal, droite, un 
peu dentelée au milieu, formant un coude sur la nervure 5. Ligne mar- 
ginale noire, interrompue, la frange brune. Points discoïdaux réunis 
en une lunule suivie d'une éclaircie pâle peu visible; au-dessous les 
nervures sont striées de noir formant une ombre noir oblique. Dessous 
brunätre uni avec de faibles traces de la deuxième ligne. 

Ailes inféricures semi-transparentes, irisées, jaune brunälre, plus 
foncées sur les nervures et sur les bords, le bord liséré de brun, la 
frange plus pâle avec une ligne brunätre près de la base. 

Tête et thorax gris brunâtre, l'abdomen ocracé brunälre; palpes 
noirätres, blanchâtres à la base, le deuxième article élroitement blanc 
au sommet. Antennes brunes, la touffe garnie d'écailles d’un gris noi- 
râtre luisant du côté interne, le milieu creux, noir. Paltes gris foncé. 

Remarquable par ses dessins peu apparents, mais une © de ma 
collection, provenant de Sarepta (Russie mér.) a des dessins plus dis- 
tincts que dans le type de la Sicile, la base est d’un gris cendre, la tache 
dorsale très foncée, les lignes lransversales gris cendré, distinctement 
lisérées de noir; la tête, le thorax, et les palpes sont pius päles. 

La chenille, d'après Zeller, vit sur le Poterium spinosum en Sicile. 
Elle se trahit de loin par ses grandes toiles, qui ressemblent à celles 
d’une araignée, et vit par cenlaines à âges différents, sur une seule 
plante, devenant adulte vers la mi-juin. Elle forme des galeries de 
soie, mélangée de graines et de feuilles sèches sur les pousses de 


— 176 — 


l’année, établissant des fils de soie dans différentes directions à la 
sortie de sa demeure. 

Elle est cylindrique, un peu aplatie, en dessus gris rougeälre, en 
dessous plus jaunätre, les deux couleurs indislinctes; la vasculaire grise 
ainsi que deux lignes dorsales de chaque côté qui se continuent sur le 
prothorax, lequel est à peine luisant. Tête jaunätre, la bouche et deux 
points sur les yeux bruns, l’écusson anal sans dessins, les stemmates 
minuscules. Plus jeune elle est d’un jaune verdätre et elle est davantage 
marbrée, de façon que les lignes dorsales sont moins apparentes. Se 
transforme par terre dans un cocon de soie et le papillon paraît deux 
semaines après, soit fin juin et commencement de juillet. La chenille 
est difficile à récolter, à cause des épines très nombreuses de la plante. 

Italie centr. et mér., Syrie, Turquie d’Asie, Sarepta. 


202. P. Nephodeella, Rag., Ann. Soc. e. Fr., 1887, p. 228 (Pl. IX, 
fig. 4). 


26 mill. Ailes supérieures assez larges, la côte légèrement convexe, 
le bord externe oblique, sinueux. Elles sont d’un gris blanchätre, sau- 
poudrées d’ecailles noires, surlout sur les nervures, et un peu lavées de 
brun noirâtre postérieurement. Première ligne placée au milieu de l’aile, 
blanchâtre, bordée de noir postérieurement, droite, oblique sur la côte, 
précédée sur le bord interne d’une grande tache noire de forme triangu- 
laire qui se continue à la côte en une bande brunälre indistincte. Deuxième 
ligne oblique, bombée au milieu postérieurement, non dentelée, blan- _ 
châtre, bordée de noir des deux côtés, plus largement sur la côte. Points 
discoïdaux très indistincts, réunis en une lunule. Frange gris brunätre, 
précédée d’une épaisse ligne noire interrompue sur les nervures. 

Ailes inférieures semi-transparentes, enfumées, avec un reflet vio- 
lacé, les nervures brunes ainsi que deux lignes précédant la frange, 
laquelle est blanchätre. 

Tête gris brunätre, palpes très minces, le troisième article long, 
blanc mêlé de gris et de noirâtre. Antennes brun clair en dessus, brun 
noir en dessous, brun grisälre à la base, la touffe brunätre luisant. Tho- 
rax gris ocracé mêlé de noir, l’abdomen gris jaunälre. 

Ressemble beaucoup à Meliella; comme elle, la Nephodeella a la poi- 
trine garnie de chaque côté d’écailles courtes et larges de couleur blanc 
jaunâtre, pendant que Melzneri les a longues et étroites, mais Meliella 
est plus petite, les ailes sont plus étroites, la premiere ligne oblique, 
plus rapprochée de la base sur la côte, les ailes inférieures gris brunâtre 
clair, à peine transparentes, jaunâtres vues obliquement, les nervures 
non marquées en brun. Dans la figure la cellule est trop longue. 

Borshom (Transcaucasie). Un 5', coll. Christoph. - 


— 7 — 


203. P. Spissicella, Fab., Gen., p. 295 (1777); Hb., 75, Texte, 
p- 3%; Curtis, p. 179; Berce, p. 282, pl. 7, fig. 5; Spissicornis, Fab., Suppl. 
463 (1798); Legatea, Hw., 492; Legatella, Steph., IV, p. 310; Wood, 
1682; Cristella, Steph., IV, p. 310; Wood, 1681; Roborella (S. V., p. 138, 
n. Cat.), Zk., Germ. Mag., III, 147; Tr., IX, 1, 162; Dup., X, 281, 3, 
p- 232; Steph., IV,309; Wood, 1680; Zell., /s., 1846, p. 740; H.-S. IV, p. 75; 
Stain., Man., Il, 175; Hein., 149; Procrisalis, WIk.,-Cat., XVII, p. 272. 


26 mill. Ailes supérieures gris brunätre, lavées de roussälre, plus 
grises dans l’espace basilaire, la côte au milieu brun noirätre, les lignes 
transversales rapprochées, pales, lisérées de brun roussälre des deux 
côtés, la première ligne oblique, formant un pelit angle sur la médiane 
et un angle plus fort et distinet sur la nervure dorsale; elle est précédée 
sur le bord interne d’une tache brun roussätre, lavée de noirälre posté- 
rieurement; celte tache s’elend à la sous-costale, est triangulaire et 
limitée postérieurement par une éclaircie blanchätre oblique. Deuxième 
ligne oblique, rentrant sur le pli discoidal, s’arrondissant poslérieure- 
ment, descendant ensuile droit au bord interne en face de son point de 
départ; sa bordure externe est roussätre. Les nervures sont marquées 
de noir ici et là; les rameaux de la médiane à leur naissance sont striés 
de blanc, ensuite de noir. Ligne marginale fine, noire ; la frange brun 
roussàtre clair ; sur le disque on voit une fine lunule noirätre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, brun roussätre très clair, plus 
foncées sur les bords et sur les nervures, le liséré marginal brun, la 
frange plus pâle, lisérée de brun à la base. 

Dessous brun roussätre uni, les supérieures avec une petite tache 
costale pâle bordée de noirâtre à la place de la deuxième ligne. 

Tête gris brunâtre; le thorax brun roussâtre tacheté de noir par 
devant; les antennes brunes, ocracées en dessous; la grosse touffe brune 
par devant, évidée et gris noirâtre par derrière; palpes gris, le troisième 
arlicle plus foncé. Abdomen ocracé brunâtre; paltes brun mêlé de 
gris, les tarses noirätres. La @ est semblable. 

La chenille mesure 26 mill.; elle est d’un rouge acajou, avec deux 
bandes latérales plus foncées, el striée de nombreuses lignes de petites 
taches jaunâtres de forme très irrégulière formant des marbrures sur 
le corps; le dessous du corps est plus pâle, d’un rouge plus vif qu’en 
dessus; les points pilifères sont minuscules, noirs, les slemmates jau- 
nâtres, assez grands. La têle est globuleuse, roussâtre, marbrée de noir 
par derrière; le segment suivant n’a pas d’écusson distinct et ressemble 
aux autres, mais il est tacheté de noir; le suivant est marqué d’une 
tache blanche cerclée de noir des deux côtés. Patles écailleuses noires; 
pas d’ecusson anal. 

12 


— 79 — 


Elle vit dans une galerie de soie blanche au milieu d’un paquet de 
feuilles de chene (Quercus) dont elle se nourrit. D’après M. Eppelsheim, . 
dit M. Sorhagen, la chenille vivrait aussi sur le pommier et le poirier ; 
ce qui est confirmé par M. Chrélien. La chenille hiverne très pelite et 
atteint toute sa laille au mois de mai, et le papillon vole en juillet et 
août; il n'y aurait qu'une génération, pourtant Mann dit avoir pris des 
exemplaires en avril qui auraient passé l'hiver, sans doute en Italie. 

La Spissicella a été nommée Roborella dans le catalogue de Vienne, 
mais comme ce nom n’est point accompagné d’une description ou 
diagnose quelconque, c’est avec raison que le nom donné par Fabricius 
a été adopté pour désigner celte espèce. 

La P. Spissicella esl extrêmement répandue en Europe et se retrouve 
dans le Caucase. 


204. P. Coronatella, Gn., Ann. Soc. e. Fr., 1845, p. 314, Index 
Meth., p. 76 (Rag., Pl. VII, fig. 23); Illyriella, Zell. (Neph.), Stett. e. Z., 
1867, p. 397. 


30 mill. Ailes supérieures allongées, relalivement larges, un peu 
arrondies sur la cöle, le bord externe légèrement sinueux. Ailes d'un 
gris cendré, teintées de roussätre, traversées par deux lignes pâles dis- 
tinctement bordées de noir des deux côtés, très sinueuses, rapprochees. 
La première, au milieu de l’aile, est un peu oblique, irrégulière, for- 
mant des petits angles rentrant sur le disque, la nervure médiane et 
la nervure dorsale; elle est précédée d'une tache nuageuse d’un gris foncé 
mélangé de roussätre. La deuxième ligne forme un coude assez prononcé 
à la hauteur de la sous-coslale et est ensuite presque parallèle au 
bord externe, dont elle est très rapprochée. Dans l’espace médian, il ya 
deux courtes stries longiludinales noires très distinctes sur etentre les 
nervures 2, 3, 4 et 5 à leur naissance et sur 6 près de l'angle de la 
deuxième ligne, ainsi que sur la nervure dorsale près de la première 
ligne; enfin sur le disque il y a une lunule noire assez distincte, oblique, 
dont la convexilé est dirigée vers la base. La frange est gris brunûtre, 
traversée par trois fines lignes un peu plus foncées et précédée d’une 
ligne d'un noir profond à peine interrompue. Dessous brunälre, la 
deuxième ligne indiquée par une ligne foncée qui se continue en une 
tache pâle sur la cöle des ailes inférieures. 

Ailes inférieures blanchälres, légèrement irisées, brunies sur les 
bords, surtout à l’apex ainsi que sur les nervures; la frange est brunâtre 
clair, traversée par une fine ligne brune. 

La lete et le thorax sont d’un gris cendré, les palpes gris pâle; le 
dessous du corps esl gris ainsi que les pattes; les tibias des pattes 


— 179 


intermédiaires ont une bande oblique d’un noir velouté avant l’apex. 
Antennes brunes, gris cendré à la base. 

Voisine de Poteriella Z, mais elle est bien plus grande, ses ailes 
plus larges, la couleur du fond plus claire, les lignes transversales bien 
plus nelles; la ligne de points noirs avant la frange et la lunule dis- 
coïdale sont également bien plus distinctes. 

Deux 2, coll. Guénée, provenant de Digne (Bases-Alpes), prises le 
24 juin; une 2, coll. Zeller, de la Dalmatie. 


205. P. Pedisignella, Rag., Ann. Soc, ent. Fr., 1887, p. 228 
(Pl. XI, fig. 16). 


25 mill. 2 Ailes allongées, étroiles, légèrement arrondies sur la 
côte, le bord externe à peine oblique, sinueux, arrondi à l’angle anal. 
Ailes d’un gris foncé, teintées de rougeätre, lignes transversales rappro- 
chées, gris pâle, érès distinctes, bordées chacune d’une fine ligne noire dans 
l’espace médian et, de l’autre côlé, d’une large bande ou ombre brun 
noirälre avec une teinte rougeätre enlrecoupee de noir sur les nervures. 
Elles sont très rapprochees, presque parallèles, la première oblique, 
aboulissant au milieu du bord interne, droite, la bande foncée qui la 
précède très Ctroite sur la côte, s’élargissant en approchant le bord 
interne. La deuxième ligne est éloignée de l’angle anal, presque verli- 
cale, légèrement coudée au milieu. Les points discoïdaux sont rem- 
placés par une érès longue strie transversale noire un peu courbée, 
parallèle à la première ligne, se bifurquant sur la nervure médiane, 
figurant une palle d'oiseau. Les nervures dans l’espace médian sont 
d'un gris clair mêlé de noir. La frange est grise avec deux filets plus 
foncés ;.elle est précédée d’une ligne continue d’un noir intense. Près 
de la base on voit une tache noire indislincte et une autre sur la 
nervure dorsale après la première ligne. Dessous gris sale luisant; 
la deuxième ligne visible par transparence, la côle un peu jaunâtre, 
la ligne marginale noire, finement interrompue sur les nervures. 

Ailes inférieures semi-transparentes, d'un gris jaunâtre pâle, pres- 
que blanchätres, un peu irisées, légèrement rembrunies vers le bord, 
la frange blanche avec deux filets brunâtres à la base. En dessous la 
cöle est ocracé jaunâtre avec deux ombres noirâtres près de l’apex. 

Tele et thorax gris foncé, l'abdomen gris brunâtre clair; les palpes 
gris sombre uni, minces, recourbés, dépassant le vertex, presque cylin- 
driques. Antennes gris foncé, brunâtres en dessous. Paltes gris foncé. 
les tarses annelés de gris clair. 

Ressemble un peu comme couleur à Diory. Mendacella Stgr. mais 
non comme dessins. Une ©, coll. Slaudinger, d’Amasia (Asie-Min.). 


— 180 — 
206. P. Arctella, Rag., North Am. Phye., p. 4 (Pl. VII, fig. 7). 


22 mill., 2 Ailes supérieures très étroites, allongées, à peine élar- 
gies postérieurement, légèrement courbées sur la côte; l’apex obtus, 
le bord externe presque vertical, faiblement sinueux. Ailes gris cendré, 
faiblement saupoudrees de noirätre sur la côte, au-dessous de la lunule 
discoïdale noire (qui est bien marquée), et après la deuxième ligne sur 
les nervures, surtout vers le bord interne, l’espace basilaire d'un gris 
noirätre. Lignes transversales bien marquées, gris cendré, finement et 
distinctement lisérées de noir des deux côtés; la première ligne, commen- 
cant sur la côte un peu avant le milieu, est sinueuse, oblique, formant 
un angle rentrant oblus sur la nervure dorsale, atleignant le milieu 
du bord interne; elle est précédée à quelque distance par une créle 
verticale d’ecailles noires en relief. La deuxième ligne est oblique, ren- 
trant sur les plis, surtout sur le pli discoïdal, et au milieu elle est 
droite et légèrement dentelée. La ligne marginale est noire et continue, 
la frange est d’un gris brunâlre. Dessous brun noirâtre uni, un peu 
teinté de verdätre sur le bord interne. 

Ailes inférieures transparenles, irisées, jaunälres, lavées de bru- 
nälre sur la côte, finement lisérées de brun; la frange blanchätre, 
brunie vers l’apex, avec une ombre brunälre à la base; dessous 
semblable. 

Tête gris pâle, le thorax gris noirätre, l’abdomen brun noirätre 
avec une longue bande cunéiforme sur le dos, la pointe dirigée en 
arrière. Antennes brunes. Palpes minces, gris blanchätre, saupoudres 
de noir vers la base, l’arlicle terminal presque noir. Pattes gris cendré, 
saupoudrées de noir, les tibias des pattes intermédiaires avec une 
bande noirätre près de l’apex. 

Cette jolie espèce a été élevée d’une chenille trouvée sur un arbuste 
inconnu par M. E.-A. Schwarz, le 22 avril, à Nassau (Bahama). 


207. P. Strigata, Stgr. (Neph.), Hor. ent. Ross., 1880, p. 190 (32) 
(Rag., Pl. VII, fig. 15). 


22 mill., 2 Ailes supérieures assez élroites, à peine dilatées pos- 
térieurement, arrondies sur le bord externe, gris cendré, le bord interne 
à la base, une large bande précédant, et une plus étroite après la 
deuxième ligne, noir-rouge, la côte dans l’espace médian et une lache 
coslale avant la première ligne, noir. Lignes transversales blanchälres, 
{res distinctes, fortement lisérées de noir dans l’espace médian; la pre- 
mière, dilatée et fondue sur la côte, forme un angle postérieurement 
sur la nervure médiane, et un angle rentrant sur la nervure dorsale. 
Deuxième ligne oblique, droite, formant un grand angle rentrant sur 


— 181 — 


le pli discoïdal. Les rameaux de la nervure médiane sont stries de noir 
ainsi que la nervure dorsale; sur le disque on aperçoit à peine une 
lunule noire. Ligne marginale noire, irrégulière. Frange gris- 
brunätre. 

Ailes inférieures blanches, semi-transparentes, irisées, teintées de 
brunâtre sur la côte et sur les bords le long des nervures; frange 
blanche avec une ligne brune près de la base. 

Tele et thorax gris foncé, l’abdomen jaune grisälre. Antennes gris 
brunälre. Palpes gris saupoudrés de noir, sauf à la base. Palles 
grises. 

Celte espèce esl remarquable par la neltelé de ses dessins el ses 
lignes transversales très rapprochées. 

Amasie (Asie Mineure), du 21 juillet au 10 août, volant à la lumière. 


208. P. Diaphana, Stgr. (Neph.), Berl. e. Zeitsch., 1870, p. 197. 
(Rag., Pl. VII, fig. 14.) 


22 mill. Ailes supérieures très étroites et allongees, à peine dila- 
tées postérieurement, légèrement arrondies sur la côte, arrondies sur 
le bord externe. Aïles gris cendré, irrégulièrement striées de noir sur les 
nervures, les lignes transversales indistinctes; la premiere ligne (quand 
elle est visible) est pâle, oblique sur la côte, verticale à partir de la 
nervure médiane, faiblement lisérée de noir des deux côlés, et précédée 
d’une bande ferrugineuse, lavée de noir, sur le bord interne; cetle bande 
est très large sur le bord interne et s'étend obliquement à la côte, un 
peu au delà de la premiere ligne. Deuxième ligne très indistincte, fai- 
blement indiquée par de courtes slries noires sur les nervures. Une 
tache allongée ou lunule oblique, ferrugineuse, sur le disque. Points 
marginaux noirs, très petits. Frange gris brunälre. 

Ailes inférieures blanches, irisées, semi-transparentes, lavées de 
brunätre sur la côte, finement lisérées de brun, la frange blanche; 
en dessous elles ont un fort reflet pourpre. 

Tête et thorax gris teinles de rougeälre, l'abdomen gris brunâtre. 
Antennes brunes, la touffe noire; palpes gris noirätre, blanchâtres à la 
base, noirätres au sommet. Paltes gris rougeälre. 

Cette espèce est remarquable par ses ailes étroites, pâles, à des- 
sins ferrugineux, à lignes lransversales indistinctes et ses ailes infé- 
rieures bien blanches dans les deux sexes. 

Les exemplaires de Malaga ne diffèrent pas de ceux du Caucase et 
de la Syrie; c’est une espèce assez variable. 

Espagne (Malaga, fin mars, avril); Caucase (28 août), Syrie, Teneriffe. 


— 182 — 


209. P. Moeschleri, Rag., Now. gen., p. 12 (Pl. VII, fig. 8); 
Moeschl., Lep. Portorico, p.328, fig. 15. 


17 mill. © Ailes supérieures étroiles, peu élargies postérieure- 
ment, faiblement arrondies sur la côte, gris brunätre dans l’espace 
basilaire, brunâtres au delà, avec une grande tache blanc brumätre après 
la première ligne sur le bordinterne. Première ligne presque verticale, 
oblique sur la côte, projelant deux angles sur le disque; elle est d’un 
cris brunätre, lisérée de noirälre, plus dislincle dans sa partie infé- 
rieure, précédée par une tache dorsale noire. Deuxième ligne plus 
dislincte, blanc brunâtre, fortement bombée au milieu, ombrée de 
brun des deux côtés. On semble apercevoir une lunule discoïdale pâle, 
ombrée de brun du côté interne. Ligne marginale noire, interrompue; 
la frange gris brunâtre. Dessous brunâtre uni. 

Ailes inférieures transparentes, jaunâtres, les nervures et la côte 
brunätres, le bord liséré de brun, la frange brunälre avec une ligne 
brune près de la base. 

Tête ocracé brunälre, le thorax brun rougeätre, l'abdomen ocracé 
brunätre, les antennes brun clair, les palpes blanchâtres saupoudrés 
de brun, les pattes brun rougeätre. 

Ressemble un peu en petit à Spissicella et aussi à Metzneri. 

Porto-Rico (Petites Anlilles). Coll. Moeschler et Ragonot. 


210. P. Asseclella, Rag. (Pl. XI, fig. 17). 


17 mill. @ Ailes supérieures étroites, à peine dilatées au sommet, 
grises, lavées de brunälre swr le bord interne et sur la moitié posle- 
rieure, sauf sur la côte; la côle dans l’espace médian fortement sau- 
poudrée de noir ainsi que les nervures. Lignes transversales päles, 
indistinctes, interrompues, très rapprochées, la premiere, placée un peu 
au delà du milieu, presque verticale, formant un pelit angle rentrant 
sur la dorsale, marquée d’une petite tache noirâtre sur les nervures 
du côté externe (celles sur la côte et la nervure dorsale plus fortes): 
elle est précédée, sur le bord interne, d’une grande et large tache d'un 
noir mêlé de brun, qui ne dépasse pas la médiane. Deuxième ligne 
faiblement marquée de points noirâlres sur les nervures dans l’espace 
médian, paraissant rentrer fortement sur le pli discoïdal ; au-dessous 
oblique jusqu’au bord interne. Points discoïdaux obliques, noirâlres, 
indislinets, formant une lunule confuse. Points marginaux très petits, 
indislinets, oblitérés en partie. Frange gris brunâtre. 

Ailes inférieures transparentes, luisanles, blanc jaunätre, un peu 
irisées, le bord avec deux faibles lignes brunâtres qui s’oblilerent à 
l'angle abdominal; la frange blanc jaunätre mat. 


— 183 — 


Tête et thorax gris brun, l'extrémité des ptérygodes noire ; l'abdomen 
brunätre un peu lavé de noirätre. Palpes très minces, d’egale largeur, 
gris noir, plus gris au milieu et à la base. Antennes bruncs. Pattes 
blanchâtres fortement saupoudrées de noirälre, les tarses noirs, sur- 
tout les antérieurs, et faiblement annelés de blanchâtre. 

Ressemble comme forme et dessins à Clientella, mais elle est plus 
petite, plus grise, moins brunälre; la lunule chez Clientella est noire et 
bien dislinete, la tache avant la première ligne est brune, très grande, 
formant un triangle {rès distinct; les points discoïdaux sont bien plus 
nets, les pterygodes unicolores, les palpes plus épais, les pattes bien 
plus pâles, non saupoudrées de noir. 

Afrique orientale (Tangani, Kolumbi Creek, au mois d'août). Une 
© très fraîche dans ma collection. 


211. P. Clientella, Zell., Stett. e. Zeilsch., 1867, p. 396. (Rag., 
PI. XI, fig. 18.) 2 


22 mill., © Ailes supérieures étroites, allongées, un peu élargies 
postérieurement, la côte arrondie au delà du milieu, le bord externe 
arrondi. Ailes gris pâle, légèrement lavées de brun rougeätre pâle par 
places; les lignes transversales gris pâle, rapprochées; la première ligne 
peu distincle, verticale, anguleuse sur la nervure médiane et la ner- 
vure dorsale; elle est précédée d’une grande tache triangulaire brun 
rougeätre placée sur le bord interne et dont le bord, du côté de la base, 
forme une large bande oblique qui s’etend du bord interne à la côte au 
delà de la première ligne. Deuxième ligne presque verticale, un peu 
bombee au milieu, finement lisérée de noir du côté interne, et bordée 
extérieurement de rouge brun. Les rameaux de la médiane sont striés 
de noir à leur base et précédés d’une fine lunule discoïdale noire; l'espace 
basilaire a quelques écailles noires semées ici et là. Points margi- 
naux noirs, très distincts. Frange gris brunälre. 

Ailes inférieures blanches, irisées, semi-transparenles, finement 
lisérées de brun, la frange blanche. 

Tête et thorax gris, lavés de brun rougeätre par places; l’abdomen 
plus pâle. Antennes gris rougeätre. Palpes labiaux très courbés, gris 
pâle, le 2° arlicle au sommet et le 3° article rouge brun. Dessous du 
corps et les pattes gris pâle, finement saupoudrés de rougeûtre. 

Ressemble un peu à Diaphana Ster. . 

Calcutta (27 février), Bombay (Indes Orientales). Coll. Zeller, Moore 
et Ragonot. 


NR — 
212. P. Clientulella, Rag. (Pl. XXVI, fig. 3). 


17 mill., © Ailes supérieures efroites, allongées, arrondies sur la 
cöle au delà du milieu, blanc grisätre un peu teinté d’ocrace, l’espace 
médian ocracé lavé de gris sur les nervures et semé de quelques 
écailles noires ; lignes transversales rapprochées, blanchâtres, lisérées 
de gris; la première ligne presque au milieu, verticale, fortement coudée 
poslérieurement sur le pli dorsal, rentrant en un angle distinct sur la 
nervure dorsale, bordée d’une bande brun rouge mêlé de noir, sauf sur 
la côle. Deuxième ligne plus oblique, bombée au milieu, rentrant sur 
les plis. Points discoïdaux très distincts et écartés, gros, noirs, allongés. 
placés un peu obliquement, horizontaux, l’inférieur plus grand. Points 
marginaux ronds, noirs, bien marqués. Frange gris cendré comme le 
sommet de l’aile. 

Ailes inférieures blanc jaunätre, irisées, transparentes. 

Thorax et l&le ocracé grisätre, le front blanchâtre. Anlennes ocracé 
grisälre pâle. Palpes el trompe blancs saupoudrés de noirälre au 
sommet. Abdomen ocracé grisälre. 

Ressemble à Clientella, mais plus blanche; la bande avant la pre- 
mière ligne est plus dislincte et les points discoïdaux ne forment pas 
une lunule. 


Bombay, une © dans ma collection. 


213. P. Gilvibasella, Rag., Nouv. gen. Phyc., p. 12 (Pl. VIII, 
fig. 9). 


15 mill. © Ailes supérieures eiroiles, à peine élargies postérieure- 
ment, un peu courbées sur la côte, le bord externe vertical, arrondi. 
Ailes grises, légèrement saupoudrees de noir, l’espace basilaire plus pâle; 
lignes transversales peu dislineles, rapprochées, la première parais- 
sant verticale, oblique sur la côle, visible seulement par la couleur 
plus foncée de l’espace médian ; la deuxième grise, faiblement lisérée 
de noirâtre, paraissant bombée au milieu. Le bord de l'aile est 
liséré indistinetement de noir; la frange est grise avec une ligne 
foncée à la base. 

Ailes inférieures larges, blanches, transparentes, un peu irisées, 
les nervures un peu brunies, la frange blanche avec une ligne près de 
la base et une autre sur le bord de l'aile, brunes. 

Tele et thorax gris pâle, l'abdomen gris brunälre pâle, antennes 
gris noirâtre, palpes blanchâtres lavés de noirälre; pattes grises. 

Ressemble à une Ephestia. 

Constantine (Algérie), une 2 en assez mauvais état, coll. Ragonot. 


— 185 — 


Gen. PHYCITOPSIS!, Ras. 
(North. Am. Phye., p. 4.) 


Antennes de la 2 fortement crénelées, pubescentes sur deux rangs. Palpes 
labiause Lrès courts et minces, acuminés, ascendants, n'atteignant pas le vertex; le 
troisième article distinct. Palpes maæillaires invisibles. Trompe forte; front lisse. 
Ailes supérieures allongées, étroites, un peu dilatées postérieurement, sinueuses 
sur le bord externe. Aûles inférieures acuminées. Vervulation de Phycita. 


Antennes non courbées, l’article basilaire lrès court, assez gros, 
conique. Palpes bien plus courts que chez Phycita. 

La seule espèce ressemble toutefois d’une façon étrange à Phycita 
Spissicella, mais la têle et les palpes sont différents. 


214. P. Flavicornella, Rag., North. Am. Phyc., p. 4 (Pl. VII, 
fig. 10); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 123. 


27 mill. © Ne diffère de Spissicella 2 que par ses antennes, le 
devant de la Zfete (qui est d’un rouge roux foncé), les antennes jaune 
pâle, blanches à la base ainsi que le derrière de la tele, les palpes rous- 
sûtres, plus pâles par devant, la trompe jaune. 

Les antennes sont si remarquables pour une © que j'ai examiné 
avec grand soin si la tête n’avait pas été recollée, mais elle appartient 
certainement à l'insecte. 

Texas (Am. sepl.), une © coll. Ragonot. 


Gen. AMPHITHRIX , Rag. 


Antennes du épaisses, garnies sur deux rangs de cils couchés et frisés, à 
peine courbées près de la base, avec une petite touffe d’ecailles. Palpes labiaux 
minces, recourbés. Palpes maæillavres filiformes. Ailes supérieures étroites, à bord 
externe oblique; onze nervures, 4 et 5 d’un point. Aûles inférieures avec huit ner- 
vures, la cellule très courte, 3 de l’angle, 4 et 5 longuement tigées, 8 longue, presque 
parallèle à 7 et paraissant tigée avec elle. 


Les cils des antennes diminuent de longueur en approchant de 
l’apex, la touffe d’écailles est allongée et peu saillante, avec un sillon 
sur le bord. Palpes labiaux ascendants, recourbés, acuminés, ne dépas- 
sant pas le vertex, le troisième article distinct; paltes lisses; ailes 
supérieures à côte faiblement arrondie, le bord externe très oblique et 
arrondi, l’'apex obtus; dessins longitudinaux. Cellule moyenne, 4 et 5 


1. A cause de sa ressemblance avec Phycita. — 2. Poils des deux côtés. 


— 186 — 


d’un point de l’angle, divergentes, droites, paraissanttigées, 2 et 3 écar- 
tées de l’angle, 8 et 9 tigées, 10 écartée. 

Ressemble comme nervulation a Phyeita, mais la forme et les 
dessins des ailes et les antennes sont bien différents; l’aspect est 
plutôt d’une Epischnia. x 

215. A. Suhlineatella, Sigr., Slelt. e. Zeit., 1859, p. 223, H.-S., 
n. Schm., 91, p. 15; Constant, Ann. Soc. e. Fr., 1883, p. 10 (larva). 
(Rag., Pl. VII, fig. 13.) 


22 mill. Ailes supérieures gris cendre, blanchätres sur lesnervures, qui 
sont distinclement liserees inferieurement de noir. Lignes transversales 
très indistinctes, la première presque verticale, indiquée par une courte 
strie noire sur chacune des nervures dorsale, médiane et sous-costale, et 
une autre, oblique, sur la côte. Deuxièmeligne encore moins visible, indi- 
quée par quelques points noirs et paraissant oblique, coudée au milieu, 
rentrant sur les plis, suivie d’une petite liture coslale noirätre. Points 
discoïdaux strigiformes, obliques, divergents ; l’inférieur mieux marqué, 
placé dans une strie blanche sur la neryure médiane. Frange gris 
brunâtre. Dessous brunâtre uni avec une faible {race en noir de la 
deuxième ligne sur la côte. 

Ailes inférieures blanc ocracé sale, les nervures brunälres, la 
frange plus pâle, une ligne brune près de sa base et une autre sur le 
bord de l’aile. 

Tête et thorax gris, abdomen gris brunâtre, les palpes et les pattes 
blanchâtres saupoudrés de noir. 

La © a les ailes plus larges et plus arrondies que le 41. 

La chenille (d’après M. A Conslant) est d’un gris terreux plus ou 
moins foncé, ridée transversalement sur les anneaux lhoraciques el 
sur les côlés. La vasculaire plus foncée, accompagnée de deux ou 
lrois lignes latérales confuses et sinueuses qui disparaissent presque à 
l’âge adulte. Points piliferes plulôt concaves que proéminents. Tele et 
écusson très noirs, ce dernier divisé par une ligne plus pâle; le 
ventre el les palles plus pâles que le dos. 

Elle vit dans un long tube de soie accolé sur toute sa longueur 
(d’au moins 10 à 12 centimètres) à une tige d’Helichrysum angustifo- 
lium et qui se compose du tégument tomenteux de la plante mêlé de 
soie, mais il est si épais qu'il est probable que la chenille prend de la 
bourre et du feutre des plantes voisines. Se transforme dans un cocon 
de composilion semblable à l'extrémité du tube. La chenille se lrouve 
en mars et avril et l’éclosion a lieu en juin. 

Andalousie (sur Helichrysum serotinum), Cannes et à Beyrouth. 


— 187 — 


Gen. COLEOTHRIX!, Rag. 


(Nouv. gen., p. 12.) 


Antennes filiformes, avec une grosse touffe creuse d’ecailles noires. Palpes 
labiaux (sans doute) ascendants, courbés; palpes maæillaires filiformes. Tibias 
des pattes intermédiaires épaissis, renfermant de longs poils jaunätres dans un 
sillon. Ailes supérieures avec onze nervures, 10 de 8, 4 et 5 rapprochées à la base; 
de longues écailles plates (placées transversalement) pendent de la côte en dessous 
pres de la base. Ales inférieures avec huit nervures; la cellule très courte, 3 de 
l'angle, 4 et 5 ligees. 


Le segment anal est conique et est garni en dessous de longs poils 
qui font saillie. 


216. D. Crassitibiella, Rag., Nouv. gen., p. 12. (Pl. XXVI, fig. 5). 


23 mill. Ailes supérieures jaune rougeätre ou ocracées, la première 
ligne pâle, oblique, bordée de brun exlerieurement. Deuxième ligne 
pâle, dentelée, bombée au milieu, touchant presque le bord externe. Au 
dessous elles sont d’un gris-brun jaunätre, fortement lavées de noir de la 
base jusqu’au milieu de l’aile, avec de petites écailles plates, blanches, 
presque délachées, le long de la côte près de la base. Ailes inférieures 
gris brunâtre, semi-transparentes. 

Tête et thorax de la couleur des ailes supérieures, l’abdomen gris 
jaunätre, le segment anal plus jaune, les poils à l'extrémité rouge foncé. 
Pattes gris rougeälre. 

Ressemble beaucoup à la Sal. Amoenella el à l’Acrob. Tumidana S.\. 

Un / assez frotté, provenant de Sarawack (Bornéo). Mus. brit. * 


Gen. DIORYCTRIA, Zeller. 
(Isis, 1846, p. 732.) 


Front squammeux, la face lisse. Trompe forte. Antennes variables chez le G!, 
lisses, erenelees (Abietella) ou pectinées, à peine courbées à la base; la touffe ré- 
duite à quelques écailles à peine en relief, formant un bourrelet creux au milieu. 
Palpes labiaux ascendants, courbés, minces, dépassant le vertex, du côté interne 
excavés. Palpes maxillaires très petils, presque invisibles, squammeux. Corps 
moyen. Pattes fortes; les tibias un peu squammeux. Ailes supérieures allongées, 
étroites, faiblement dilatées au sommet, légèrement courbées sur la côte, le bord 
externe sinueux, presque vertical, arrondi à l’angle anal; avec onze nervures : 8 et 
9 tigées, 4 et 5 paraissent longuement tigées. Aves inférieures subtriangulaires, 


1. Poils dans une gaine. 


ag 


assez aiguës à l’apex, à peine sinueuses en dessous; avec huit nervures, la cellule 
courte, 3 de l’angle, 2 très écartée, 7 et 8 paraissant tigées. 
Type : Abietella. 


Comme dans le genre Phycita, les espèces du genre Dioryctria ont un 
air de famille qui permet de les dislinguer de suite, néanmoins on 
remarque des varialions assez considérables de structure. La lige des 
antennes du 4 chez Auranticella est cylindrique, lisse, brièvement 
pubescente en dessous; chez Splendidella et Reniculella elle est très 
faiblement crénelée, fortement pubescente; les créneaux s’allongent en 
de courtes dents chez Pygmaeella et plus encore chez Abietella; chez 
Mendacella ces dents sont déjà longues, fortes, bi-ciliées, mais chez 
Pineae, où elles atleignent leur plus grand développement, la tige 
devient longuement pectinée, les dents biciliées. La base de la tige est 
épaissie et les écailles forment une sorte de bourrelet peu distinct avec 
un sillon au milieu; parfois ces écailles forment une crête étroite, 
visible surtout à son extrémité. 

Les palpes labiaux dans la plupart des espèces, surtout chez Abie- 
tella, Pineae et Mendacella, sont creusés sur leur bord interne de façon à 
loger la trompe et les palpes maxillaires; mais ce creux n’a pas la 
forme nette du sillon des palpes de Salebria, et les palpes maxillaires, 
précisément dans les espèces citées, sont squammeux et à peine visi- 
bles; chez Auranticella, Splendidella, Reniculella, où les palpes labiaux 
sont moins creusés, les palpes maxillaires sont plus longs, distincts, 
et se croisent aplatis contre la face. La poitrine des Dioryetrid n’a pas 
les touffes d’écailles plates et de poils si visibles chez les Phycita. 

Aux ailes supérieures la cellule est moyenne, la lransversale ver- 
tieale, concave, 2 assez rapprochée de l'angle, 3 presque de l'angle, 
parallèle à 2, 4 et 5 de l’angle, presque accolées, de facon qu’elles 
paraissent longuement tigées alors qu’en réalité elles sont séparées 
6 et 8 de l’angle supérieur, 9 de 8, 10 et 11 libres. Aux ailes inférieures 
la transversale est en face de 3, la cellule alteint le tiers de l’aile; elle 
est plus longue que chez Phycila; & et 5 sont longuement tigées, 8 est 
longue, presque accolée à 7, qui est tigée avec 6. 

La © diffère du 5 par ses antennes cylindriques, ses palpes labiaux 
plus minces, non creusés du côté interne, et ses palpes maxillaires plus 
distincts. 

Toutes les espèces connues du genre vivent sur les conifères dans 
l’intérieur des branches, du tronc ou des cônes, produisant une exsuda- 
tion plus ou moins considérable de résine. 

Zeller, se basant sur la forme des antennes, avait assemblé dans 
son genre Dioryctria plusieurs espèces qui ne peuvent rester réunies; 


— 189 — 


Serraticornella et Coenulentella onl une grosse touffe d’ecailles dans le 
sinus des antennes et appartiennent au genre Nephopleryx; Fischeri 
n'est autre que l’Euzophera Pinguis, c'est donc Abietella qui reste le 
type du genre. 

Comme pour le genre Acrobasis, M. Hulst a séparé les espèces à 
ailes lisses de celles ayant des écailles en relief, laissant à ces dernières 
le nom générique de Pinipestis, mais rien n’autorise celte division. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Supérieures avec une crete d’ecailles en relief : 
B. La crête d’ecailles après la 1” ligne; l’aile d’un gris vineux, 
les lignes d’un gris obscur. . . . . . . . . . . . . . Zimmermanni. 
BB. La crète d'écailles avant la 1” ligne : 
C. Supérieures avec une bande blanche au milieu de l’es-- 


pace basilaire; lignes transversales blanches, accom- 
pagnéesd’autres bandes blanches sur un fond vineux. Amalella. 


CC. L'espace basilaire sans bande blanche : 
D. Supérieures gris mêlé de rougeälre : 
1. Supérieures gris vineux marbré de noir, roussätres _ 
par places; 1" ligne oblique, 2° en forme de h; . Pygmaeella. 
2. Supérieures gris brunâtre, marbrées de brun et de 
noir; 1” ligne très oblique, la 2° projetant un très 
long angle rentrant sur le disque. . . . . . . . Clariorals. 
DD. Supérieures gris pâle, plus ou moins saupoudrées 
de noir; la tache discoïdale grande, ovale. . . . Albovittella. 


AA. Supérieures sans écailles en relief : 


E. Supérieures d’un rouge vermillon mêlé d’orange, les 
lignes d'un blanc d'argent. . . . . . . . . . . Auranticella. 
D D 


EE. Supérieures d'un gris plus ou moins foncé : 
F. Une tache oblongue, pâle, sur le disque : 


G. Supérieures gris blanchâtre, sans traces de bru- 
nâlre ou de roussälre; lignes transversales très 
CSN Sep Er Ua cell 


GG. Supérieures gris foncé, plus ou moins teintées de 
rougeätre ou de brunâtre : 


H. Lignes transversales blanches, netlement déli- 
mitées; antennes du 5’ crénelées : 


I. Lignes transversales très distinctes, d'un blanc 
d'argent: une grande tache dorsale rous- 
sâtre avant la 1° ligne : 
1. Première ligne coudée, droite, la deuxième 
droite, faiblement coudée.. . . . . . . , Pryeri, 


— ll) — 


2. Première ligne verticale, très anguleuse ; la deuxième 
ligne formant une ! resuliere. .. 2..... Splendidella. 
II. Lignes transversales moins bien marquées, ou blan- 
ches, la deuxième très dentelée, en zigzag : 


J. Inférieures fortement saupoudrées de noir, les ner- 
vures plus foncées; supérieures gris noir mêlé de 
DRINÉTOUSE PE re Ngvaltensis. 


JJ. Inférieures jaune brunätre, les nervures plus fon- 
cées : 


1. Supérieures gris pâle saupoudrées de noir brunâtre 
par places, les lignes transversales souvent mal 
définies, le 3° article des palpes court. . . . . . . Abietella. 


2. Supérieures grises, fortement et également saupou- 
drées de noir, les lignes distincles; le 3° article des 
RaleS One à à à à à à 0 © 50 0 à 2 0 à fRonvenlallle 


HH. Supérieures grises, teintées faiblement de brunätre par 
places; lignes transversales à peine plus päles que 
le fond; antennes longuement pectinées. . . . . . Pineae. 


FF: Un point discoïdal noir sur le disque . . . . . . . . . . . Actualis. 


217. HD. Zimmermanni, Grole, Can. Ent., IX, 161 (Neph.), Rep. 
E. Soc. Ont., 1877, p.13 et 14, Bull. U.S. Geo. Sur., IV, p. 699 (Pinipestis), 
loc., cit., 1882, p. 589; Kellicott, Can. Ent., XI, pp. 114-116 et 195; Rep. 
Ent. Soc. Ont., 1879, pp. 33-34; W. Saunders, Rep. Soc. Ont., 1883, p.57, 
Report Fruit growers’ Ass. Ont., 1883, p. 327; Hulst, Trans. Am. Ent. 
Soc., 1890, p. 137. (Rag., Pl. VII, fig. 22.) 


28 mill. Ailes supérieures allongées, légèrement arquées sur la 
côte, sinueuses sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, d’un rouge 
brunätre obscur lavé de gris rougeätre ou vineux. Première ligne peu 
visible, grise, oblique, formant de petits angles sur la nervure médiane 
et la dorsale vers la base, bordée de noir du côlé interne et swivie d'une 
très large bande noire, se fondant postérieurement et contenant des 
écailles en relief. Elle est précédée à quelque distance d’un bourrelet 
d’ecailles noires el rouges. Deuxième ligne très distincte, gris rougeälre, 
forlement lisérée de noir des deux côtés, presque verticale, très con- 
cave sur les plis, projetant un angle aigu sur la nervure 5 postérieu- 
rement. Sur le disque, une tache gris rougeätre, oblongue. Ligne 
marginale large, noire, irrégulière; la frange gris rougeâtre foncé. 
Dessous gris noirälre avec une large bande grise à la place de la 
deuxième ligne. 

Ailes inférieures blanc brunälre, jaunâtre sur le bord abdominal, 
avec une bande médiane plus pâle, le bord de l'aile brunâtre liséré de 


— 191 — 


brun, la frange blanchâtre avec une ligne foncée près de la base. 
Dessous semblable avec la côle interrompue par la bande mé- 
diane pâle. 

Tele rouge-brun foncé, thorax de même couleur, postérieurement 
noir. Abdomen brun rougeälre, plus pâle sur le bord postérieur de cha- 
que anneau. Antennes brun rouge. Palpes rouge-noir, palles noirätres. 
les tarses annelés de blanc. 

Celte espèce est très nuisible aux pins, surlout aux jeunes pins. La 
jeune chenille hiverne et au premier printemps elle est d’un blanc sale 
et les points pilifères sont d’un brun clair; adulte elle est d’un vert 
noirâlre, nue, les points ordinaires noirs, surmonles d'un court poil; 
l’ecusson prolhoracique noirälre, la tele d’un brun-châtaigne luisant 
avec la bouche noire. 

Elle vit en juin et juillet sur plusieurs especes de pin (Pinus resi- 
nosa, strobus, rubra, austriaca, sylvestris et cembra, surlout le Pinus 
sylvestris), sous l’ecorce, dont elle ronge le côlé inlerne, formant des 
galeries dans le bois, faisant couler la seve, ce qui souvent occasionne 
la mort de l’arbre. En juillet la chenille file un cocon papyracé dans la 
coulée de résine qui semble protéger la chenille et la chrysalide; 
celle-ci est cylindrique, lisse, brune, étroite, longue de 16 millimètres, 
la tête pointue, les anneaux sans épines, la plaque anale avec une ran- 
gée de A épines et deux autres plus minces au-dessous des autres. Le 
papillon éclôt de dix à quatorze jours après la transformation en chry- 
salide (Grote). 

New-York, Pensylvanie (Amérique du Nord). 


218. D. Amatella, Hulst (Nephopt.), Entom. Amer., 1887, p. 131, 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 136 (Rag., Pl. VIII, fig. 13). 


27 mill., © Ressemble tout à fait comme forme et dessins à la Zim- 
mermanni, mais les lignes lransversales sont blanches, très distinctes ; 
avant la crêle d’ecailles en relief dans l’espace basilaire se trouve une 
bande blanchälre plus large sur la côte; la première ligne est suivie 
immédiatement par une bande blanchâtre, droite, louchant presque le 
bord interne, mais éloignée de la côte; la deuxième ligne est précédée 
d’une large bande d’écailles blanchâtres dont la partie supérieure 
rejoint la tache discoïdale et qui, inférieurement, se conlinue oblique- 
ment le long du bord interne vers la base. Le bord de l’aile est lavé de 
gris, la frange esl d’un blanc grisätre. 

Les ailes inférieures sont d'un gris-brun pourpre chatoyant, plus 
foncées sur le bord, la frange grise précédée de deux filets bruns. Le 
dessous des qualre ailes est d’un gris brunâtre teinté de pourpre; la 


— 192 — 


deuxieme ligne est marquee par une bande claire qui se continue dis- 
tinctement à travers les ailes inférieures; la tathe discoidale est indi- 
quée par un fin croissant clair. 

La têle et le thorax sont lavés de blanchâtre. Les fémurs sont gris, 
les tibias blancs avec la base, l’extrémité, et une large bande au milieu 
noir pourpre. 

Floride (Am. sept.). Coll. Hulst et musée de Vienne. 


; 


219. D. Pygmaeella, Rag., North Am. Phye., p. 5 (Pl. VII, 
fig. 12), Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 136. 


18 mill. 4 Ailes supérieures étroites à la base, dilalees posierieure-- 
ment, assez etroites, arrondies sur la cöte, presque verticales sur le bord 
externe, gris vineux, marbrees de noirätre et de roussätre, presque blan- 
chätres sur la cöte au milieu de l’espace median. Lignes transversales 
distincles, la premiere blanchâtre, légèrement teintée de vineux pâle, 
oblique, la moitié costale droite suivie d’une grande tache triangulaire 
noirâtre sur la côte, la moitié dorsale rentrant en un angle sur la ner- 
vure dorsale, lisérée indistinctement de noirâtre, précédée d’une large 
bande de couleur orange foncé, plus étroite et mêlée de noir dans la 
partie costale; les écailles en partie en relief, l’exlrême base noirätre. 
Deuxième ligne d’un gris vineux pâle ombrée de noirâtre du côlé in- 
terne, sauf sur la côte où la bordure est noirätre, presque verticale, 
formant un large angle rentrant sur chaque pli et un pelit angle sor- 
tant sur la nervure 5. Tache discoïdale blanchâtre, en forme d’une 
large lunule. Ligne marginale noire, ne s'étendant pas aux bords, la 
frange gris brunälre. 

Ailes inférieures brunâtre sale, un peu transparentes, les nervures 
brunes, la frange brunâtre avec deux lignes brunes à la base. Dessous 
des quatre ailes brun noirätre luisant uni, la côte de chaque aile large- 
ment bordée de noir. 

Tête et thorax gris brunätre teinté de vineux ; les antennes ocracé 
brunâtre, faiblement pubescentes, non courbees, avec quelques écailles 
noirâtres, à peine en relief, se relevant à la parlie supérieure en une 
petite dent. Palpes très minces et longs, dépassant le vertex, d’un brun 
noirâtre, gris à la base. Abdomen ocracé brunätre, jaunâtre à l'extrémité. 
Pattes blanchâtres, forlement saupoudrées el lavees de noirälre; les 
tibias des pattes intermédiaires avec une large bande noire; les larses 
noirs annelés de blanc. 

Ressemble à Zimmermanni comme couleur, mais n’a pas la 
large bande d’ecailles noires en relief de celle-ci; ressemble aussi 
à Splendidella. Elle diffère de ses congénères par la longueur des 


1 — 


palpes et par la disposition des nervures des ailes inférieures; la 
cellule est plus longue que d'ordinaire et 2 naît presque de son angle. 
Floride (Am. sept.). Un 5 dans ma collection. 


220. D. Clarioralis, Walker, Cat., XXVIL, p. 54 (Rag., Pl. XLI, 
fig. 9). 


28 mill. Ailes supérieures assez allongées, dilatées vers le sommet, 
gris brunätre, marbrées de rougeätre et de noir, des écailles en relief 
avant la première ligne. Celle-ci est très oblique, un peu sinueuse, des- 
cendant presque au milieu du bord interne depuis le premier tiers de 
la côte; elle est fine, blanche, bordée de chaque côté d’une fine ligne 
noire et est précédée d’une très large bande noire qui en suit les con- 
tours et qui, elle-même, est bordée d’une rangée d’écailles noires en 
relief. Deuxième ligne très anguleuse, formant un angle très pro- 
noncé rentrant dans l’espace médian sur le pli cellulaire et un autre 
extérieurement sur la nervure médiane. La base, la partie dorsale de 
l’espace médian et l'extrémité de l’aile sont plus päles. La frange gris 
brun, précédée sur le bord sinueux par une rangée de points noirs. 

Les ailes inférieures sont d’un brun grisâtre foncé. Le dessous des 
ailes est d'un gris brunätre, mais chez le 5 les ailes (surtout les supé- 
rieures) sont fortement saupoudrées d’écailles d’un jaune vif. 

Voisine de Zimmermanni, mais s’en dislingue facilement par sa pre- 
mière ligne très oblique, par la bande noire qui la précède et par ses 
ailes inférieures, qui sont d’un brun grisätre et non blanchätres, elc. 

États-Unis d'Amérique, 2 ® coll. Mus. brit. 


221. D. Albovittella, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 138_ 


« 25 mill. Ailes supérieures gris clair, plus ou moins saupoudrées 
de noir, l’espace basilaire assez large, avec une crête d’Ecailles noires 
en relief. Première ligne blanche, bidentée, lisérée de noir extérieu- 
rement. Deuxième ligne bidentée, sinueuse, lisérée de noir du côlé 
interne, l'extrême bord de la côte noirâlre. Une tache discoïdale blan- 
che, assez grande, ovale, formée de grandes écailles en relief. Ailes 
inférieures brun noirâlre clair, transparentes, les nervures plus 
foncées. 

« Palpes et tête gris brunâtre, thorax gris, l'abdomen gris clair, 
les antennes brun noirâtre, la touffe noire. 

« Ressemble beaucoup à des exemplaires päles de Sal. Contatella » 
(Hulst). 

Hot Springs, Nouv. Mex. (Amer. sept.), au mois d’aoüt. 


13 


— ER — 


222. D. Auranticella, Grote, Tr. Kansas Ac., I, p. 57 (1883), 
Ann. N. H: (5), XI, p. 57; Hulst, Ent. Am., 1889, p. 156, Trans. Am. Ent. 
Soc., 1890, p. 134 (Rag., PI. XXII; fig. 11); Miniatella, Rag., North Am. 
Phye., p. 4. 


24 mill. Ailes supérieures assez étroites, un peu arrondies sur la 
côte, un peu sinueuses sur le bord externe et arrondies à l’angle anal; 
d’un jaune orangé, lavées de rouge acajou sur le bord inlerne à la base, 
plus largement sur les plis à partir de la première ligne dans l’espace 
terminal, et sur la côte. Lignes transversales très distinctes, d'un blanc 
d'argent métallique, non accompagné d’autres couleurs; la première est 
oblique et forme un petit angle sur la nervure médiane et un autre sur 
la nervure dorsale du côlé interne; elle est précédée d’une large bande 
jaune orangé. La deuxième ligne est sinueuse, rentrant fortement sur 
les plis, oblique, droite au milieu, formant un angle sur la nervure 5. 
La nervure médiane est d’un blanc d’argent et d’autres écailles sem- 
blables sont saupoudrées sur la côte et sur la moilié dorsale de l’espace 
médian. Une fine ligne argentée traverse obliquement la tache dor- 
sale rouge près de la base. Points marginaux gros, d’un blanc d'argent. 
Une petite lunule argentée sur le disque. Frange gris ocracé. Dessous, 
brun jaunälre uni; une tache costale plus jaune précédée d’une tache 
rougeâtre indique la deuxième ligne. 

Ailes inférieures brunâtre pâle, un peu transparentes el irisées, 
les nervures à peine plus foncées, le bord avec un liséré brun, la frange 
blanc jaunätre, une ligne brunätre pres de la base; dessous plus foncé, 
la frange plus pâle. 

Tête et thorax brun-jaune mêlé de rouge, le thorax avec une large 
bande. longitudinale grisätre au milieu. Abdomen blanc jaunätre, cha- 
que anneau avec une grande tache brun rougeätre de chaque côté n’at- 
teisnant pas le bord postérieur, l’extrémité de l’abdomen brun rougeälre. 
Antennes brunes, blanchätres annelées de noirätre sur le dos, la touffe 
petite, blanche, tachetée de noir. Palpes d’un rouge lie de vin, l’article 
basilaire et une petite tache au sommet du deuxième artiele blanchätre. 
Abdomen en dessous rouge orangé, le bord postérieur de chaque anneau 
blanc jaunâtre. Pattes rouge brun foncé, les tarses teintés de noir, dis- 
tinclement annelés de blanc. ‚ 

Cette magnifique espèce vit sans doule aux dépens des conifères. 

Colorado, Arizona, Nouv. Mexique (Amer. sept.), en juillet. 


223. D. Pryeri, Rag. (Pl. XLIII, fie. 7). 


22 mill. 2 Ailes supérieures assez allongées et étroites, courbees 
sur la côte pres du sommet, presque verticales sur le bord externe, 


— 195 — 


obliques à l’angle anal, gris sale lavé de roussätre dans l’espace terminal 
sur le pli dorsal, avec une large bande roussätre précédant la première 
ligne, n’alteignant pas la côle. Lignes transversales continues, droites, 
d’un gris d'argent, presque parallèles, assez rapprochées; la premiere 
oblique de la côte au pli dorsal, puis verticale, bordée extérieurement 
par une large bande noire formée d’écailles un peu en relief, suivie 
d’une strie d’un gris d'argent, courte et épaisse, remplaçant les points 
discoïdaux; le resle de l’espace médian strié de noir sur les nervures. 
Deuxième ligne faiblement coudée au milieu, l’angle aigu. Le bord de 
l’aile est noirätre, la frange brun noirätre. La bande roussätre est bor- 
dee du côté interne d’ecailles noires un peu en relief. 

Ailes inférieures gris brunâtre teinté de pourpre, les nervures et le 
liséré terminal plus foncés, la frange grise. 

Dessous des quatre ailes brun foncé avec une teinte pourpre. Aux 
supérieures 2 et 3 courbées, parallèles, 3 de tout près de l’angle, 5 con- 
vergente avec 3, 4 très rapprochée, presque tigée avec 5. Aux infe- 
rieures la cellule courte, les nervures longues, 2 d'avant l’angle, mais 
la transversale remonte en s’ecarlant jusqu’à l'angle, 2, 3 et 4 paral- 
lèles, ı tigée avec 5, 7 et 8 séparées. 

La tête ocracé brunätre, le thorax gris sale foncé, l’abdomen gris 
brunâtre. Palpes bruns, longs, courbés en faucille; le 2° arlicle dépas- 
sant le vertex, le 3° article long, acuminé. Antennes brunes. 

A cause de la forme de l’aile, les dessins et la nervulation, je place 
celle espèce dans le genre Dioryctria, mais il faudrait connaître le «. 

Japon (col. Pryer), coll. Holland de Pittsburg (Pensylvanie). 


224. D. Splendidella, H.-S., 43, IV, p. 79; Rag., Ent. Mo. May., 
XXIV, p. 224; Decuriella, Dup., Ann. Soc. e. Fr., 1832, p. 300, pl. X, 
fig. 1 à 8; Abietella, Dup., X, p. 237, pl. 281, fig. 4 b. (non 4 a.); Berce, 
p. 279, pl. 9, fig. 8; Sylvestrella, Rag., Ent. Mo. Mag., 1885, p. 52. 


28 à 32 mill. Ailes supérieures d’un gris d’argent luisant, faiblement 
saupoudrées de noir brun et lavées de noirâtre avant et après les li- 
gnes transversales, une ombre noirâtre traversant obliquement l’espace 
médian de la naissance de la deuxième ligne au bord interne après la 
deuxième ligne, où elle forme une grande tache noire renfermant une 
tache gris d'argent près de la ligne transversale. Lignes transversales 
très distinctes, gris d'argent, fortement bordées de noir des deux côtés; la 
première presque verlicale, avec un angle court, rentrant sur la ner- 
vure médiane, et un aulre sur la nervure dorsale; elle est précédée d'une 
large bande, noire vers la côte, brun rougeätre pâle dans la moilie dor- 
sale, bordée de noir, puis de gris d’argent du côté interne. Deuxième 


— 196 — 


ligne formant deux profonds sinus, rentrant sur les plis; avec un angle 
très aigu postérieurement au milieu ainsi que sur la côte et sur le bord 
interne; parfois la moilié dorsale est dentelée. Elle est largement om- 
brée postérieurement de noirâtre ou de brun. Sur le disque on voit une 
grande tache gris d'argent, oblongue, ombrée de noir des deux côtés. 
Les espaces internervuraux sont striés de gris d'argent. Ligne marginale 
noire, finement interrompue. Frange brunâtre striee de gris d'argent. 

Ailes inférieures brun jaunâtre clair, les nervures brun clair, le 
liséré marginal brun; la frange blanc jaunâtre avec une ligne brune 
près de la base. 

Tête et thorax gris rougeältre. Palpes gris rougeûtre, gris pâle au 
sommet et au milieu du deuxième article, ainsi qu’à la base. Antennes 
brunâtres, celles du 5 un peu aplalies, faiblement crénelées, pubes- 
centes, la touffe d’écailles à peine visible, comprimée, se relevant à 
l’extrémilé supérieure, où elle est noire du côté interne. Abdomen gris 
brunâtre. Pattes blanches, largement lavées el saupoudrées de noir 
brun, les tibias avec une large bande foncée, les tarses noir brun 
annelés de blanchätre. 

Cette belle espèce se distingue de Abietella par sa grande taille, la 
couleur gris d'argent luisant'de ses ailes, par sa tache dorsale fauve et 
ses dessins plus nels. La chenille est différente comme apparence et 
comme mœurs. 

Elle est « cylindrique, assez allongée, amincie aux deux extré- 
mités, avec les anneaux très distincts. Couleur de chair dans son pre- 
mier âge, ensuite d’un verl tendre, d’un aspect luisant et comme ver- 
nisse, avec huit points verruqueux, noirs, sur chaque segment, dont 
quatre placés carrément sur le dos et deux sur les côtés, portant chacun 
un petit poil fin à peine visible. Tête arrondie, d’un brun rougeätre, 
deux plaques d’un brun noir luisant sur le premier anneau; pattes de 
la couleur du corps; stigmates invisibles à l’œil nu. » 

«Elle se nourrit de la partie ligneuse du Pinus sylvestris, se logeant 
entre l'écorce et l’aubier à l'instar des Cossus, et la blessure qu’elle 
cause à l’arbre en fait découler la résine qui, en se coagulant à l’air, 
forme une tumeur plus ou moins épaisse qui trahit sa présence, et dans 
laquelle elle se pratique une cellule pour se chrysalider lorsqu'elle est 
parvenue à toute sa laille. Cette cellule a la forme d’un tuyau dont les 
parois sont lapissés de soie et l’ouverture qu’elle présente à l'extérieur 
n’est fermée que par quelques fils qui se croisent en forme de treillis. Il 
n’est pas rare de rencontrer cinq ou six de ces chenilles dans une même 
tumeur, où il paraît qu’elles continuent de vivre encore assez longtemps 
avant de se transformer, puisqu'on trouve leur cellule environnée d’ex- 
créments, qui participent évidemment de la résine, dont ils ne se dis- 


— im — 


tinguent que par leur forme grenue. Elle atteint toute sa taille vers la 
fin de juin et le papillon paraît au bout de trois semaines. La chrysalide 
est mince et très allongée, avec la tête surmontée d’un petit tubercule 
arrondi, l'extrémité opposée garnie de quelques poils raides. Enveloppe 
des ailes d’un brun verdätre, le reste d’un brun rougeätre » (Duponchel). 


Nota. — M. Lafaury m’ecrit que dans les Landes la chenille se 
trouve en avril et la métamorphose a lieu vers la mi-mai, le papillon 
paraissant dans la première quinzaine de juin. 


Gette espèce est sans doute très répandue en Europe et a élé trouvée 
à Paris, dans les Landes (France mér. oc.), à Bilbao, en Angleterre, à 
Wiesbaden, et j'ai vu un spécimen du Japon. 


225. D. Nivaliensis, Rebel, Annalen des Nat. Hofmuseums (Vienne), 
VII (1892), p. 256, pl. XVII, fig. 10. 


34 mill. © Ressemble comme dessins à Abietella, mais les ailes sont 
relativement plus étroites, la côte droite, non arrondie comme dans 
Abietella el Splendidella. La coulcur est d’un gris noir bien plus foncé, 
rappelant la: Reniculella, mais mêlée de brun-rouge foncé, cetle cou- 
leur étant visible par places, mêlée avec du noir intense, surtout dans 
Vespace terminal, dans l’espace médian et avant la première ligne; 
mais à ce dernier endroit se trouve une large bande noire d’écailles un 
peu en relief qui oblitère presque la partie brun rougeätre, contraire- 
ment à ce qu’on voit chez Spendidella (qui d’ailleurs est lavée par places 
de gris d'argent luisant et la deuxième ligne n’est pas dentelée comme 
chez Abietella et Nivaliensis). Chez cette dernière la tache discoïdale est 
à peine plus pâle que le fond. 

Les ailes inférieures sont d’un jaune fortement saupoudré de noir, 
les nervures plus foncées, le bord de l'aile dislinetement noir ainsi 
qu’une ligne à la base de la frange, qui est d’un jaune pâle; elles sont 
bien plus foncées que celles d’aucune autre espèce de Dioryctria. 

La tête est d’un gris brunälre foncé, le thorax gris noirätre, l’abdo- 
men jaunâtre, chaque anneau fortement saupoudré de noir à la base, 
l’extrémité de l’abdomen tournant graduellement à l’orangé. En dessous, 
comme dans Abietella, sur le fond brun se détache assez distinctement, 
la deuxième ligne qui est plus pâle, se continuant en une bande mé- 
diane sur les ailes inférieures; mais chez Nivaliensis, le brun tourne 
au rougeâtre et la côte est lavée d’ocrace. Les antennes sont jaunätre 
sale, distinctement annelés de noir; les palpes sont minces, blan- 
chätres, saupoudrés de noir, le troisième article:tout noir. 

Ténériffe (îles Canaries); une © coll. Rebel. 


— 198 — 


226. D. Abietella (S. V. n. Cat., p. 138), Fab., M., 1787,p.245, E. 
S., p. 302; Illig., Mag., Il, p. 102; Zk., Germ. Mag., III, 160; Tr., IX, I, 
177; Steph., IV, p. 309; Dup., X, p. 237 pars., pl. 281, fig. a; Wood, 
1472; Zell., Is., 1846, p. 736; Ralz., Fortz-I., 244, pl. 15, 2;jH.-S., IV, 
p- 79; Stn., Man., II, p. 175; Hein., p. 148; Snell. de Vlind Ned., 1882, 
p. 133; Hulst, Tr. Am. Ent. Soc., 1890, p. 135; Decuriella, Hb., 74, ©, 
texte (1796), p. 35; Rag., Ent. Mo. Mag., 1885, p. 52; Sylvestrella, 
Ratz., Fortz-I., 244, pl. 15, 1; Berce, p. 281, pl. 9, fig. 7; Abietivorella, 
Grote, Bull. U. S. Geol. S., IN, p. 701 (Pinipestis). 


25 à 28 mill. Ailes supérieures d’un gris un peu brunätre, saupou- 
drées de noir et de brun; l’espace médian parfois plus foncé, les écailles 
noires et brunes élant plus denses, mais ordinairement elles forment 
une large bande suivant à peu de distance la premiere ligne, bande sou- 
vent réduite à une tache dorsale, parfois un peu brunätre, mais noire 
du côlé interne. Lignes transversales de la couleur du fond, lisérées de 
noir dans l’espace médian et ombrées de noirâtre de l’autre côté; elles 
ont la forme de celles de Splendidella, mais la moitié dorsale de la 
deuxième ligne est toujours dentelée. La tache discoïdale est quadrangu- 
laire, grise, faiblement ombrée de noir des deux côlés. Ligne marginale 
noire, interrompue; frange gris brunätre. 

Ailes inférieures jaune brunâtre clair, les nervures brunälres, la 
frange blanchâtre avec deux lignes brunes à la base. 

Tête et thorax gris brunâtre mêlé de noirätre, la l&te en dessus au 
milieu blanc ocracé. Palpes gris noirâtre, le 3° article plus court que 
chez Splendidella. Antennes du ; brunes, crénelées, pubescentes, avec 
à peine quelques écailles en relief formant des dents bordant un petit 
sillon longiludinal. Abdomen gris, un peu brunätre, saupoudré de 
brun. Pattes blanchâtres saupoudrées de noirätre; un anneau noir près 
du sommet des tibias intermédiaires ; les tarses fortement saupoudres 
de noir. 

« La chenille est d’un brun fauve avec une ligne dorsale géminée 
plus pâle, qui laisse apercevoir les trapézoïdaux portant chacun un poil 
très court, blanchâtre, peu visible. La région latérale est sillonnée de 
trois lignes jaunâtres, fines, ondulées et interrompues aux incisions. 
Ventre roux. Pattes écailleuses brun fauve; la tête et le prothorax brun 
luisant. » 

« Cette chenille trouve sa nourriture et son logement dans le canal 
médullaire des jeunes rameaux du Pinus maritimus qui se flétrissent. 
On reconnaît sa présence aux déjeclions qui sortent du Irou que 
la chenille laisse ouvert dans l'écorce, et qui, sans doute, lui sert tout à 
la fois de ventilateur et d’egout. On la trouve à toute sa taille en avril 


— 199 — 


et mai. En captivité elle se construit une coque avec divers débris, mais 
à l’élat libre il est probable qu'elle se mélamorphose dans la lerre; le 
papillon paraît en juin et juillet. La chenille ne se trouve jamais qu’à 
l’extrémilé des jeunes rameaux, dans le bois encore mou de l’année 
précédente, tout près des bourgons terminaux qui se préparent à végé- 
ter. Son travail intérieur ne donne lieu qu'à d’insensibles écoule- 
ments de résine, contrairement à celui de la chenille de Splendidella. » 
(A. Constant, d'après des chenilles trouvées dans les Landes.) 

M. Atmore (Ent. Mo. Mag., 1888, p. 221) a trouvé également la 
chenille dans les pousses au mois d'avril, mais il a constaté qu'elles 
étaient plus nombreuses dans les pousses flétries et mortes que dans 
les pousses encore vertes. Il dit que la chenille est d’un gris sombre 
ou d’un blanc grisätre sombre strié de gris noirälre foncé; la tête d’un 
noir brunâtre foncé, la plaque thoracique brun foncé; l’éclosion du 
papillon eut lieu de fin juin au mois d'août. 

D’après Zincken, la chenille vit dans les cônes des sapins (Abies), 
se nourrissant des semences de ces derniers; les cônes attaqués sont 
contournés et se reconnaissent en outre par les déjections de la chenille 
qui apparaissent sur le côté courbé. Elle est adulte en octobre et des- 
cend à terre en novembre, se formant un cocon avec des débris d’ai- 
guilles et de mousse. C’est en octobre qu'il convient de ramasser les 
cônes qui tombent par suite des agissements de la chenille. Celle-ci se 
rnelamorphose au printemps, et le papillon paraît au commencement 
de juillet. 

Feu von Hornig m'écrivait qu’il avait recueilli des cônes d’Abies 
pectinata en Bohême en novembre, et le papillon est éclos en mars 
(sans doute dans une chambre chauffée). Il recueillit également des 
cônes d’Abies nigricans et excelsa en juillet et obtint en septembre les 
papillons, lesquels étaient comme les autres, mais plus pelils et plus 
pâles ; il concluait à l'existence de deux généralions, mais il est pro- 
bable qu’il n y en a qu’une, les chenilles plus avancées donnant le 
papillon en septembre {confirmé par M. Lafaury), les autres hivernant. 

On ne paraît pas avoir observé à l’automne la chenille qui vit dans 
les pousses des pins, ni recherché les différences qui peuvent exister 
entre les papillons des chenilles habitant les cônes et celles vivant 
dans les liges; je suis donc obligé de considérer les deux chenilles, 
d’ailleurs bien semblables, comme formant une seule et même espèce. 

Ratzeburg paraît avoir senti qu'il existait deux espèces (Abretella 
et Splendidella) vivant sur les conifères, mais ses descriptions sont très 
ambiguës. 

J'avais adopté d’abord, en me basant sur le catalogue Staudinger 
et Wocke, le nom de Decuriella Hb., parce que le nom d’Abietella S.\. 


200 


n'est qu'un nom de calalogue sans description, mais, depuis, j'ai 
reconnu que Fabricius avai! décrit l'espèce sous le nom de Abietella, 
par conséquent, nous devons dire Abietella Fab. et non Abietella S.N. 
Abietella est très répandu en Europe (sans doute en Sibérie), au 
Japon et dans le nord d'Amérique (Texas, Colorado et Étals de l’est). 


227. D. Reniculella, Grote (Pinipestis), N. Am. Ent., p.67; Pack., 
Bull. Dep. Agr. Ent., XIII (1887), p. 21-23, fig. Fifth, Rep. on Insects 
inj. to Forest and Shade trees, 1890, p. 854 (Rag., Pl. XXII, fie. 12). 


28 à 30 mill. 52 Ailes supérieures comme chez Abietella pour la 
forme, mais la couleur est d’un gris plus fonce, fortement et egalement 
saupoudrees de noir, plus päles à la base et dans l’espace terminal, à 
peine lavées de brunätre par places, les lignes transversales blanches, 
bien distinctes, bordées de noir, disposées comme chez Abietella, la 
moitié inférieure de la 2° ligne fortement dentelée. 

Les palpes labiaux chez le sont distinctement plus longs que 
chez Abietella, dépassant sensiblement le vertex, le 3° arlicle plus long, 
un liers du 2°, alors que chez Abietella il ne dépasse pas le quart du 2° 
Les antennes du sont à peine crénelées, le sommet des articles est 
obtus et ne forme pas une dent comme chez Abietella. 

Pour le reste Reniculella ressemble à Abietella. 

D’après Packard, on trouve la chenille ordinairement dans les 
jeunes cônes de sapin (Abies nigra et alba). Elle pénètre dans les cônes, 
formant des galeries transversales ou circulaires, détachant en partie 
les écailles; elle réunit parfois deux cônes et souvent tous les cônes 
d’une pousse sont attaquées ; les intervalles entre les cônes sont alors 
remplis par les déjections des chenilles, formant une masse pâle, sou- 
vent moitié de la grosseur du poing. La chenille fait écouler la résine 
par son travail et attaque également les branches terminales et les 
pousses, mangeant les feuilles. On la trouve abondamment vers la fin 
d'août et les premiers papillons paraissent fin octobre, mais la plupart 
des chenilles filent dans la masse de déjections un cocon ovale, lâche, 
mince, mais ferme, de soie, à la fin d'octobre pour hiverner; on 
ne sait si la chenille se transforme (comme c’est probable) ou non en 
chrysalide avant l'hiver. La chenille est d’un carné rougeâtre ou d’un 
brun ambré, avec une teinte livide; la ligne dorsale peu distincte, 
foncée, et une ligne sous-dorsale plus large de chaque côlé; les points 
piliferes dislinels. Tête et écusson d’un brun d’ambre profond. La chry- 
salide est assez mince, le segment anal obtus, portant six épines lon- 
gues et recourbées. 

Le papillon paraît fin juin el se trouve dans l’État de New-York, 
New England (Amérique sept.). 


— 201 — 


228. D. Mendacella, Stgr., Stett. e. Zeit., 1859, p. 222; H.-S., 
n. Schm., p. 13, fig. 86; Constant, Ann. Soc. e. Fr., 1883, p. 8 (larva). 
— Maritanella, Mill., Cat. Lep. Alp. Mar., 1875, p. 264, pl. II, fig. 15 
(Euzophera), Lépidoptérologie, (1881), p.13, pl. II, fig. 15; Berce, p. 364. 


26 & 30 mill. Ailes superieures d’un gris cendre uni, lignes trans- 
versales très nettes, de la couleur du fond, la premiere à peine plus 
pâle, finement et distinctement lisérées de noir des deux cötes. La pre- 
mière ligne est irrégulière, plus large sur la côte, presque verticale, 
s’avancant vers la base au milieu formant un angle faible sur la ner- 
vure médiane el un autre sur la nervure dorsale, puis s’avancant 
obliquement en arrière, presque au milieu du bord interne; elle est 
précédée d'une bande noire, ocracé grisätre au milieu, étroite vers la côte, 
élargie sur le bord interne. Deuxième ligne verticale, concave sur les 
plis, avançant en un angle aigu au milieu et sur les bords, très fine- 
ment dentelée. Tache discoïdale quadrangulaire, blanchälre, ombrée 
de noir des deux côtés, précédée sur le bord interne, au milieu de 
l’espace médian, d’une tache transversale noire à contours indéfinis, 
s'étendant à la nervure médiane. Une tache transversale triangulaire, 
noire, près de la base. Ligne marginale noire, fine, irrégulière du côté 
interne, finement interrompue. Frange gris brunälre. 

Ailes inférieures blanc brunätre, semi-transparentes, les nervures 
brunâtres, avec deux lignes brunes sur le bord, la frange blanche, 
celles de la © un peu plus foncées que celles du g'. 

Tête grise, gris ocracé sur le vertex; thorax gris, le collier plus 
foncé, ainsi qu'une ligne médiane sur les plérygodes. Antennes du 5° 
brunes, plus grises sur le dos, pectinées-ciliées, les dents assez cour- 
tes, fortes ; elle&sont à peine courbees près de la base, et revêtues de 
quelques écailles formant à peine un bourrelet contenant un faible sil- 
lon. Palpes gris foncé. Abdomen gris. plus pâle aux incisions. Dessous 
du corps gris pâle, la touffe anale jaunâtre. Pattes grises, fortement 
saupoudrées de noir, les tibias des paltes intermédiaires zonés de noir. 

Se distingue de toutes ses congénères par la couleur pâle et unie et 
les dessins nets de ses ailes; la © de Pineae lui ressemble parfois, mais 
alors la 2° ligne de Pineae est forlement dentelée. 

« La chenille est un peu déprimée, légèrement alténuée aux extré- 
mites; d’un brun rougeätre ou violacé, parsemée sur la région dorsale 
de macules blanches, à contours sinueux et indécis. Vasculaire épaisse, 
entrecoupée. Trapézoïdaux noirätres, bien marqués. Stigmates gris. 
Tête d’un brun roussätre, ainsi que l’écusson. Ventre et pattes plus 
pâles que le corps en dessus. Vit de mars à mai dans les jeunes cônes 
du Pinus halepensis. Elle ronge l’intérieur, qui est à cetle époque de 


— 202 — 


consistance herbacée, et lorsqu'il ne reste plus que la partie extérieure 
des écailles, la chenille pénètre dans un autre cône, décelant sa pré- 
sence par ses déjeclions rougeätres mêlées de résine qui forment un 
bourrelet assez volumineux. Se mélamorphose parfois dans le cône, 
mais plus souvent à terre parmi les débris à la surface. L’éclosion a lieu 
en juillet, mais des chenilles attardées, restant longtemps sans se chry- 
salider, ne donnent le papillon qu’à la fin de septembre. » (A. Constant.) 
Andalousie (Espagne), Cannes (France mér.). 


229. D. Pineae, Stgr., Slelt. e. Zeit., 1859, p. 222: H.-S., n. Schm., 
p- 14, fig. 87-88 (Rag., Pl. VII, fig. 18). 


d 3% à 38 mill., 2 38 à 41 mill. Ailes supérieures relativement 
larges, courbées sur la côte au delà du milieu, grises ou gris brunätre, 
très finement saupoudrées de noirâtre, les lignes transversales ordi- 
nairement peu distinctes, surtout chez le 4', la première souvent fon- 
due, peu visible, chez le Ç assez rapprochée de la deuxième, oblique, 
à peine plus pâle que le fond; elle est faiblement délimitée par une 
fine ligne noirâtre, visible seulement sur la nervure dorsale où elle 
forme un angle vers la base. Elle est précédée, à quelque distance, 
d’une bande oblique, large sur le bord interne, étroile vers la côle, 
brunätre ou brun rougeätre, bordée de noir du côlé interne; elle est 
suivie à peu de distance par une bande oblique, presque droite, bru- 
nälre, noire du côlé interne, qui simule une ligne transversale et qui 
est fondue postérieurement. La deuxième ligne est presque verticale, 
concave sur les plis, avec un fort angle au milieu, dentelée forlement 
au-dessous, et prolongée le long du bord interne; elle est pâle, sa 
bordure noirätre du côté interne est un peu fondue et*son liséré posté- 
rieur manque. Tache discoïdale quadrangulaire, indistincte. Ligne mar- 
ginale fine, noire, interrompue, frange gris foncé ou gris brunälre. 

Ailes inférieures jaune brunâtre, un peu irisees, plus jaunes sur 
le bord abdominal, les nervures brunâtres, la frange blanche avec 
deux lignes brunes à la base. 

Tele grise, sur le vertex jaune grisätre; le thorax gris, l'abdomen 
gris brunätre. Anlennes brunes, gris brunâtre en dessus, très lon- 
guement pectinées-ciliées sur un rang, les dents diminuant à l’apex; 
l’arlicle basilaire épais, court, squammeux; au-dessus la tige n’est pas 
courbée, non squammeuse, mais marquée d’un fin sillon longitudinal 
dont les bords sont un peu en relief. Palpes gris, jaunätres du côté 
interne. Dessous du corps et paltes blanc grisâtre, un peu jaunätre, les 
patles légèrement saupoudrées de noirälre, les tibias intermédiaires 
faiblement zonés de noirâtre. 


— 203 — 


Les dessins de la © sont bien plus distinets, la couleur plus grise 
et pâle, parfois lavée de rougeätre, les lignes transversales dislincte- 
ment lisérées de noirâlre dans l’espace médian, souvent largement 
ombrées de noirâtre et teintées de rougeâtre, la première ligne plus 
oblique que chez Mendacella, la bande qui la suit n’atteint que la 
nervure médiane, la tête est enlièrement grise; les ailes inférieures 
sont un peu plus brunes que chez le 5. Une © de ma collection est 
d’un gris uni avec seulement l’indiealion du liséré foncé des lignes 
dans l’espace médian, la tache discoïdale à peine visible. 

La chenille vit comme la Mendacella, el à la même époque, dans 
les cônes du Pinus halepensis, soil fin juin et juillet, le papillon parais- 
sant au mois d'août et septembre, mais une partie des chenilles hiver- 
nent, et le papillon éclôt l’année suivante. 

Jusqu'à présent on n’a pu distinguer les chenilles de Pineae et 
Mendacella et il se pourrait que la chenille décrite comme Mendacella 
soit celle de Pineae. 

Andalousie, Cannes, Dalmatie. 


230. D. Actualis, Hulst (Neph.), Trans. Am. Ent Soc., 1886, 
p- 161, loc. cit., 1890, p. 135. 


26 mill. « Aïles supérieures d’un brun noirdtre cendré, l’espace 
basilaire au milieu rougeûtre; lignes transversales blanches; la pre- 
mière est verlicale et forme deux angles; elle est lisérée de noir du 
côté externe, plus dislinctement sur la côte. Deuxième ligne coudée. 
L'espace terminal rougeâtre, sauf sur la côte et le bord externe. Points 
marginaux bien marqués, noirs; un point noir sur le disque. 

Ailes inférieures d’un brun noirälre foncé, noires sur le bord, 
toutes les franges brun noirâtre clair, noirés à la base. Dessous des 
qualre ailes brun noir uni, avec une faible trace de la 2° ligne plus 
claire aux ailes supérieures. Palpes, tête et thorax noir mêlé de blanc 
donnant une teinte grise. Abdomen brun-noir grisätre. » 

Les antennes sont intermédiaires entre celles de Dioryctria et 
Nephoptery& » (Hulst). 

Colorado (Amer. sept.). 


Gen. SANDRABATIS:, has. 


® Antennes cylindriques. Trompe forte. Front squammeux. Palpes labiaux 
en faucille, ascendants, recourbés, dépassant de leur tiers le vertex, écartés du front, 
minces, un peu squammeux, atténués vers le sommet, le troisième arliele très dis- 
tinet, lisse, cylindrique, acuminé, un quart du deuxième. Palpes mazillavres longs, 


1. Nom ancien d’une ville des Indes. 


— 204 — 


atteignant le vertex, squammeux au sommet. Pattes épaisses, courtes, les tibias 
poilus. Ailes supérieures assez fortes et courtes, à peine élargies au sommet, fai- 
blement, mais régulièrement courbees sur la côte, le bord externe un peu oblique, 
sinueux sous l’apex. Cellule assez courte, la transversale rentrant coudée, prolongée 
ensuite inferieurement en un long angle aigu; onze nervures : 2 et 3 parallèles, un 
peu courbées, 3 tout près de l'angle, 4 et 5 brièvement tigées de l’angle, 6 très écartée 
de 8, 9 et 10 l’une après l'autre de 8, 11 parallèle à 8 et rapprochée. Ailes infe- 
rieures subtriangulaires, l’apex arrondi, la cellule assez courte, la transversale 
simplement oblique; avec huit nervures : 2 de l'angle, 3 et 5 longuement et distincte- 
ment tigées, 4 plus courte, de 5, 7 et 8 longues, seulement rapprochées. 


La nervulation aux ailes inférieures rappelle les genres Brephia, 
et Bussa. 


231. S. Crassiella, Rag. (PI. XVIII, fig. 7). 


22 mill. © Ailes supérieures ocracé olivätre saupoudre de noir, leur 
donnant une teinte brune, teintées de brun pourpre sur le bord interne et 
en une ombre oblique dans l’espace médian, la cellule un peu plus 
ocracée, les nervures dans l’espace terminal marquées en ocracé. Pre- 
mière ligne presque verlicale, ocracée, ombrée de noirätre du côlé 
externe, interrompue sur les plis. Deuxième ligne parallèle au bord 
externe, rentrant sur les plis, un peu bombée et dentelée au milieu, 
ocracée, étroitement ombrée de noir des deux côtés. Frange ocracé 
brunälre, précédée d’une épaisse ligne noire un peu interrompue. Une 
courte strie noire, oblique, sur le disque. Dessous brun noirälre, 

Ailes inférieures brunes, la frange ocracé pâle avec une ligne bru- 
nâtre au milieu. Dessous brun; la deuxième ligne pâle aux supérieures 
se conlinuant sur les ailes inférieures. 

Tête par devant ocracé rougeätre, par derrière gris-brun pourpre 
luisanl; palpes ocracé pâle, le deuxième article avec un anneau noirä- 
tre à la base et un autre près de son sommet. Palpes maxillaires presque 
blancs. Antennes brun foncé, ocracé rougeätre à la base. Abdomen 
ocracé lavé de noirâtre à la base des anneaux; une tache rouge sur le 
segment basilaire. Pattes ocracées, lavées de noirâtre sur les tarses. 

Une 2 provenant du Haut-Assam, collection Staudinger. 


Gen. ELEGIA :, Rag. 
(Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 229.) 


2 Front hsse. Palpes labiaux longs, minces, cylindriques, recourbes, depas” 
sant sensiblement le vertex, le troisième arlicle presque aussi long que le deuxième. 
Ailes supérieures assez étroites, la côte droite, le bord externe un peu oblique; avec 


1. Nom ancien d’une ville d'Arménie. 


— 205 — 


onze nervures : 2 et 3 rapprochées de l’angle, 4 et 5 tigées, 10 de la cellule, très 
rapprochée de 8. Aux aùles inférieures la cellule assez courte; huit nervures : 7 et 
8 tigées, 4 et 5 longuement tigées, 5 courbée, paraissant tigée avec 3, A très courte, . 
2 un peu avant l'angle de la cellule. 


Genre voisin de Brephia; aspect d’une Euzophera. 


932. E. Atrifasciella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 230 
(Pl. X, fig. 3). 


15 mill. © Ailes supérieures d'un gris-noir brunätre, un peu plus 
päles à la base et après la première ligne dans l’espace médian. Premiere 
ligne au milieu de l’aile, presque verticale, faiblement courbée sur la 
côte, pâle, blanchâtre sur le bord interne, bordée exlerieurement par 
une fine ligne noirâtre, et exactement précédée d’une large bande noire 
limitée du côté de la base par une ligne blanchâtre. Deuxième ligne 
plus pâle que le fond, oblique, fortement bombée au milieu. Points 
discoïdaux réunis en une fine lunule notre, sa concavité tournée posté- 
rieurement. Frange un peu plus pâle. 

Ailes inférieures brunâtre clair uni, lisérées de brun, la frange 
plus pâle. 

Tête, thorax et palpes gris brunätre, l’abdomen ocracé grisâtre. Des- 
sous du corps et les pattes gris ocracé, les tarses noirâtres. 

Lagodechi (Caucase), 11 août; coll. Romanoff. 


Gen. TACOMA, Hulst. 
(Entom. Amer., 1888, p. 115.) 


Antennes du simples. Palpes labiaux (de la ©) très minces, cylindriques, 
recourbés, le troisième article très long, distinct. Palpes maæillaires squammeux, 
aplatis. Front lisse. Ailes supérieures étroites, allongées, courbées sur la côte, 
obliques, droites, sur le bord externe; avec onze nervures : 10 d’un point avec la 
tige de 8 et 9, & et 5 longuement tigées. Aux ailes inférieures huit nervures, la cel- 
lule moyenne, 8 séparée, 2 un peu avant l’angle, 3 et 5 paraissent absolument tigées. 


M. Hulst ne m'a adressé qu'une 2 que j'aurais placée dans le genre 
Nephopteryx à côté de Crassifasciella s’il n’avait pas décrit les antennes 
du comme étant simples. 


233. T. Feriella, Hulst, Entom. Am., 1888, p. 115, Trans. Am. Ent. 
Soc., 1890, p. 139 (Rag. Pl. X, fig. 4). 


18 mill. © Ailes supérieures gris noir, saupoudrées de noir; lignes 
transversales gris pâle, la première oblique jusqu’à la médiane s’elar- 


— 206 — 


gissant, au delà, sur le bord interne, en une grande tache blanche, de 
forme irrégulière, presque quadrangulaire; deuxième ligne rentrant 
sur les plis, formant un angle postérieurement sur la nervure 5. Le 
bord de l’aile est largement liséré de noir, la frange grise, noirâtre à 
l'extrémité. Points discoïdaux noirs, indistincts. 

Ailes inférieures gris noirâtre avec un reflet pourpre, la base plus 
pâle, les bords plus noirs, la frange gris noirätre avec deux filels noirs 
à la base. ; 

Tête et thorax gris, abdomen gris sale lavé de noirälre. Palpes gris 
cendré lavé de noir au sommet. Pattes gris cendré saupoudrées de noi- 
râtre. 

Texas (Am. sept.), août; coll. Hulst et Ragonot. 


Gen. DASYPYGA:, Ras. 


(North Am. Phye., p. 5.) 


Antennes simples, pubescentes, filiformes chez le %'. Palpes labiaux très 
recourbés, acuminés. Palpes maæillaires filiformes, croisés sur la face. Ailes supé- 
rieures moyennes, faiblement courbées sur la côte, bombees sur le bord externe 
au-dessus de l'angle anal; une petite touffe d’ecailles au premier quart du bord in- 
terne comme dans Pferothrix; onze nervures : 4 et 5 paraissant tigées, 8 et 9 ligées. 
Ailes inférieures acuminées ; le bord abdominal en-dessous est replie chez le 5 et 
est rempli par un épais pinceau de poils jaunes; huit nervures, la cellule moyenne, 
7 et 8 paraissant tigées, 2 bien avant l’angle, 4 et 5 tigées. Le segment anal de l’ab- 
domen chez le poilu, garni en-dessous de deux bouquets de longs poils épanouis: 


Palpes labiaux avec le troisième article distinct, assez long; la trompe 
forte; le bord externe des ailes supérieures jusqu'aux deux liers faible- 
ment oblique, au delà très oblique, l’apex obtus; nervure 10 parallèle 
et rapprochée de 8, 4 et 5 sont tellement rapprochées jusqu’à la moitié 
de leur longueur, divergeantes ensuite, qu'on pourrait les considérer 
comme tigées. Aux inférieures 3 et 5 sont presque réunies près de leur 
naissance. Corps grêle, l'abdomen du ' avec une volumineuse touffe 
au-dessus du segment anal et qui dépasse l’extremite de l'abdomen. 


234. D. Alternosquamella, Rag., North Am. Phyc., p. 5; Hulst, 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 138. 

a. var. Stictophorella, Rag., loc. eit., p. 5 (Pl. VII, fig. 25); Hulst, 
loc. cit., p. 139. 


22 mill.  $ Ailes supérieures d’un ocracé rougeätre avec une 
teinte rosée, l'espace basilaire fortement saupoudré de noir mêlé de gris. 


1. Allusion à l’epaisse touffe anale chez le . 


—AW— 


Première ligne de la couleur du fond, bordée des deux côtés d’une ligne 
noire ou brune, droite, un peu oblique, la première bordée de gris du 
côté interne, et la deuxième est suivie d’un assez large espace saupou- 
dré de noirâtre. La deuxième ligne est de la couleur du fond et est fine- 
ment lisérée de brun rouge du côté interne: elle est tellement rapprochée 
du bord externe qu’elle se confond avec la frange; elle est parallèle au 
bord externe, légèrement bombée au milieu, concave sur les deux plis, 
où elle rentre en deux stries rouge brun s'étendant chacune au delà du 
très large espace médian. L'espace terminal forme une {rès étroite bande 
grise ou gris pâle saupoudrée de noir; frange d’un gris brunälre pâle 
striée de noir. La louffe d’ecailles (saillante sur les ailes inférieures 
comme dans le genre Pterothrix), est noire et naît du milieu de l'espace 
basilaire sur le bord interne; une toute petite touffe d’ecailles se trouve 
sur le pli au milieu de l’espace basilaire. Dessous ocracé rougeûtre, lui- 
sant, bruni vers le sommet, la frange brune à l’extrémité, pâle à la base. 

Ailes inférieures gris jaunâtre, vues à la loupe, saupoudrées de noi- 
râtre, lisérées de brunätre, la frange plus pâle; dessous gris jaunätre 
pâle luisant, plus foncé sur la côte. 

Tête et thorax rouge brun; antennes brunes, rougeûtres vers la base; 
palpes roussätres, noirätres au sommet; abdomen ocracé grisätre, plus 
jaune à l’extremite, en dessous gris jaunâtre, la touffe anale jaunätre, 
noirälre luisant sur les côtés. Fémurs brunätres; les tibias saupoudrés 
de noir en partie, l’autre partie blanchälre; les tarses tous fortement 
saupoudrés de noir. 

La © esl plus petite et plus robuste; l’abdomen conique, les ailes 
inférieures d’un gris brunâtre uni. 

La variété Stielophorella ne diffère du type que par sa taille un peu 
plus grande (23 mill.), par sa shrie sur la nervure médiane, qui est d’un 
blanc pur, très distincte, s'étendant du bord de la bande noirätre après 
la première ligne jusqu’à la deuxième ligne, el marquée à l'angle infé- 
rieur de la cellule d’un gros point noirätre; la & ressemble au . 

Californie (Am. sept.). 


Gen. PROMYLEA :, Rag. 
(North Am. Phye., p. 5.) 


Antennes épaisses, aplaties, pubescentes, simples. Palpes labiaux minces, 
ascendants, recourbés. Les palpes maæillaires filiformes. Ailes supérieures avec 


onze nervures : 10 de la cellule, 4 et 5 si rapprochées vers la base qu’elles paraissent 
tigées. Ailes inférieures avec huit nervures : 8 distinctement tigée avec 7, 3 et 5 


1. Nom mythologique. 


— 208 — 


paraissant brièvement tigées, 2 tout près de l’angle de la cellule. — Type : Zuni- 
gerella. 


Antennes faiblement crénelées, l’article basilaire assez petit; stem- 
mates distincts; front lisse, le vertex squammeux; palpeslabiaux courts 
(chez Paulsoni dépassant le vertex), un peu squammeux, acumines, le 
troisième article large à la base, aigu au sommet; palpes maxillaires un 
peu squammeux ; corps grêle; paltes lisses; ailes supérieures assez allon- 
gées, étroites à la base, un peu élargies au sommet, l’apex prolongé, le 
bord externe très oblique; 2 assez rapprochée de l’angle, 3 de l’angle, 
6 au-dessous de l’angle, 9 très courte, de 8, 10 parallèle et très rappro- 
chée de 8. Ailes inférieures triangulaires, arrondies sur le bord, la cel- 
lule moyenne. 

Chez Paulsoni les palpes sont plus longs et plus minces que chez 
Lunigerella; aux supérieures, 4 et 5 sont tigées, 10 éloignée de 8; aux 
inférieures, la cellule est courte, les nervures plus longues, 3 et 5 
paraissent longuement tigées. 


235. P. Lunigerella, Rag., North Am. Phyc., p. 5 (Pl. X, fig. 5); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 139. 


22 mill.  Aïles supérieures d’un gris-brun rougeätre pâle, l’espace 
terminal brun rougeätre uni; première ligne oblique, droite, noire, pré- 
cédée d’une large bande brun rougeätre verticale qui s’atténue sur la 
côte. Deuxième ligne oblique, parallèle au bord externe, rentrant en un 
angle grand, arrondi, sur le pli discoïdal, et en un petit angle aigu sur 
le pli dorsal; elle est blanchâtre bordée de noir du côté interne. Une 
petite lunule noirätre, sa concavilé tournée postérieurement, sur le 
disque. L’extreme bord de l’aile est plus foncé sans avoir une ligne ou 
des points marginaux distincts; frange brun grisätre. Un nuage brun 
noirâtre, plus large sur le bord interne, traverse l’espace médian. 

Ailes inférieures brunâtre très pâle, y compris la frange, les ner- 
vures et deux fines lignes marginales brunes. 

Tête et thorax gris brun rougeätre, l’abdomen ocracé; les antennes 
brunes, les palpes gris rougeätre, blanchätres à la base; paltes ocracées 
saupoudrées de brun, les tarses noirâtres annelés de blanc. 

Esquimaux, île de Vancouver (Californie); plusieurs mâles. 


236. P. Paulsoni, Rag., Nouv. gen., p. 12 (Pl. X, fig. 6). 


20 mill. Ailes supérieures très élroites, grises, fortement teintées 
de brun vineux dans la moitié dorsale, laquelle couleur s'étend oblique- 
ment jusqu’à l’apex; la moitié costale jusqu’au disque et ensuite obli- 


— A0) — 


quement jusqu’à la naissance de la deuxième ligne, blanchätre, saupou- 
drée de brun rougeätre vers la base. Première ligne blanchätre, dislinele 
dans sa moitié dorsale où elle est verticale, concave exlérieurement, 
limitant une tache noire qui s’élend le long du bord interne; dans sa 
moitié costale la première ligne est oblique, blanche, indistincte. La 
deuxième ligne est très rapprochée du bord externe, oblique, fortement 
bombee au milieu, pâle, lisérée de noir. Une ombre noirâtre, noire sur 
la côte après la deuxième ligne, traverse obliquement l’espace médian. 
La côte au milieu est finement lisérée de brun rouge; le bord 
exlerne est liséré de noir, la frange gris rougeätre. Points discoidaux 
très petits, écartés, divergents. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, faiblement sanponinées de brun 
noirätre pâle sur la côte et le bord externe, la frange blanchâtre. 

Tête et thorax brunâtres, le thorax teinté de rougeätre, les palpes 
gris rougeälre, assez longs, minces; les antennes brun pâle; l'abdomen 
ocracé brunälre;; les pattes grisälres, les tarses noirätres. 

Un second exemplaire, qui paraît être une ©, est de couleur bien 
plus uniforme, gris brunâtre, élroitement pâle sur la côte; la première 
ligne distincte, limitant l’espace basilaire, qui est d’un gris brunätre 
uni. Points discoïdaux superposés, très petits, ronds. Ailes inférieures 
comme celles du 4. Ressemble à la P. Adornatella. 

Quillota (Chili); un mâle et une femelle; coll. Ragonot. 


Gen. GLYPTOCERA1, Rag. 
(Bull. Soc. ent. Fr., 1890, p. VII.) 


Antennes du 5° à peine courbées à la base, avec un sillon longitudinal rempli 
d’ecailles noires non en relief. Palpes labiauæ ascendants, recourbés. Palpesmaæil- 
laires formés d’écailles aplaties contre le front dans les deux sexes. Zrompe forte. 
Ailes supérieures assez étroites, courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le 
bord externe; avec onze nervures séparées, sauf 8 et 9, 4 et 5 très rapprochées ou 
brièvement tigées. Ales inférieures un peu sinueuses sous l’apex, avec huit ner- 
vures : 2 tout près de l’angle, 3 et 5 paraissant tigées, 4 et 5 ligées, 8 paraissant 
tigée sur 7. 


Anlennes épaisses, cylindriques, très faiblementpubescentes, l’article 
basilaire conique, atlénué au sommet; palpes courts, cylindriques, 
squammeux, très recourbés; le troisième article assez long et distlinet, 
acuminé. 

Se distingue de Nephopteryx et Salebria par la forme des palpes 
maxillaires et des antennes. La Consobrinella ressemble comme dessins 
à Salebria Formosa. 


1. Antennes avec un sillon. 


14 


NU 


237. &. Consobrinella, Zell. (Neph.) Verh. z.-b. V., XXII, p. 548 
(102), pl. III, fig. 22, 23; Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., p. 140. (Rag., 
PI. XXII, fig. 13). 


20 mill. 5 2 Ailes supérieures gris cendre, saupoudrées de noir 
sur la.cöte, et sur la nervure médiane; l'extrême base et une grande 
tache au milieu de l’espace médian sur la nervure dorsale roussätres; lignes 
transversales rapprochées, très distinctes, gris cendré, finement lisérées 
de noir des deux côtés; la première oblique, formant un angle obtus 
postérieurement sur le pli discoïdal et un autre sur le pli dorsal, et, 
par suile, un petit angle aigu sur la médiane et un angle grand sur la 
dorsale; elle est très largement bordée de noir du côté interne, la 
bordure noire s'étendant jusqu'au milieu du large espace basilaire sur 
le bord inlerne. Deuxième ligne presque verticale, rentrant fortement 
sur le pli discoïdal, et plus faiblement sur le pli dorsal, coupant une 
tache costale noire. Ligne marginale noire, interrompue, la frange gris 
brunâtre. Sur le disque on voit une épaisse strie noire oblique, tou- 
chant presque les courtes stries noires à la naissance des rameaux de la 
médiane. La dorsale est saupoudrée de noir. 

Ailes inférieures gris brunâtre, plus foncées sur la côte et les 
bords; la frange blanche, noirätre près de la base. 

Tête blanchätre, thorax gris rougeätre; les antennes brunes, les 
palpes blanchätres, le deuxième article saupoudre de brun; l'abdomen 
gris brunätre; les paltes blanches saupoudrées de noirâtre, les tibias 
intermédiaires avec une bande et les genoux noirs, les tarses noirs 
annelés de blanc; l’abdomen blanc, noirâtre à la base de chaque anneau. 

Texas (Am. sept.). 


Gen. FUNDELLA, Zell. 


(Isis, 1848, p. 866.) 


Antennes assez épaisses, aplalies, l’article basilaire un peu élargi. Palpes 
labiauæ recourbés, squammeux, à articles indistinets, élargis en massue au sommet, 
appliqués contre le front, l'extrémité cachée dans la touffe frontale. Palpes mazil- 
laires invisibles. Front squammeux et ayant une large cavité au milieu. Ailes 
supériewres assez courtes, droites sur la côte; 10 de la cellule, 4 et 5 convergentes 
mais séparées, paraissant ligées. Ailes inférieures avec 2, 3, et 5 formant un 
parfait triangle, 3 et 5 distinetement tigées, 2 de l’angle même; une poche sur le 


bord abdominal. 


Antennes très légèrement pubescenies: trompe ordinaire; stem- 
males très pelits; corps grêle, l'abdomen atténué à l’extrémilé, chez le 
avec une touffe de poils, un peu frisés, aplatie latéralement et 


Eh ho péails. mie 


PER 


— a — 


divisée en deux parties. Ailes supérieures assez étroites, un peu 
arrondies au sommet; le bord externe oblique, arrondi. Inférieures 
triangulaires, la côte avec un angle distinct près de la base, le bord 
abdominal forlement replié en dessous, formant une poche garnie de 
longs poils jaunes; l'aile, vue d'en dessus, à la place de la poche, 
est jaune ocracé. Aux supérieures, onze nervures : la cellule courte, 
les nervures longues, 7 et 8 très longuement ligées, 10 très rapprochée 
et parallèle à la tige de 8 et 9. Aux inférieures, huit nervures : 7 et8 lon- 
gues, dislinetement tigées, la cellule assez courte, la transversale en 
face de 2. Les nervures abdominales sont difficiles à voir : l’une est 
assez visible, très éloignée de 2, les deux autres contournent la 
poche et sont très rapprochées l’une de l’autre. C’est à tort que Zeller a 
dit que ces nervures manquaient et qu’il décril les palpes comme greles; 
sans doute il ne les avait pas écartés du front. 


238. F. Pellucens, Zell., Isis, 1848, p. 866, Hor. ent. Ross., XNI, 
fig. 83, pl. XII, fig. a, b. (Rag., Pl. VII, fig. 24). 


d. 18 à 19 mill. Ailes supérieures gris noirätre, la côle et les ner- 
vures noirâtres, la base de l'aile est notre jusqu'au premier quart. Pre- 
mière ligne visible seulement sur la côte ; deuxième ligne parallèle au 
bord externe, rentrant un peu sur le disque et parfois sur le pli dorsal, 
grisälre, faiblement ombréc de noirälre, suivie d’une lache foncée sur 
la côte à l’apex. La frange est gris noirätre, plus claire à l'extrémité et 
précédée d’une rangée de points noirs. Points discoidaux noirätres, 
obliques, le supérieur plus rapproché de la base. 

Ailes inférieures luisantes, transparentes, blanches, la cöle bru- 
nälre, le bord abdominal ocracé jaunälre. Dessous comme en dessus, la 
côte brun jaunâtre, le bord abdominal fortement replié formant une 
poche jaunätre dont l’intérieur est garni de longs poils jaunes. 

Tête, thorax et l'abdomen brun noirätre uni, touffe frontale blan- 
chätre, de longs poils jaunälres à l'extrémité du segment anal. An- 
tennes brunes, le premier tiers de la partie dorsale noir. Palpes brun 
noirälre. Dessous du corps blanchätre mêlé de noirâtre. Paltes brun 
noirâtre mêlé de blanchätre, les larses annelés de bianchälre. 

Honda (Am. du Sud), Nouv. Fribourg (Brésil), Saint-Thomas, Porl- 
au-Prince (Haïti) et Portorico (Pelites-Antilles). 


Gen. TRACHONITIS, Zell. 
(Isis, 1848, p. 641.) 


Antennes du 5 fortement crénelées-ciliées sur deux rangs, courbées près de la 
base, des dents dans le sinus; l’article basilaire très épais, squammeux. lront avec 


il 


une forte touffe conique qui écarte les palpes labiaux; ceux-ci sont courts, aplatis, 
ascendants. Palpes maxillaires en forme d’une touffe ou pinceau d'écailles gros- 
sières presse contre la touffe frontale. Corps grele. Ailes moyennes; les supérieures 
ornées d'un fort bourrelet vertical d’ecailles; onze nervures : 10 très rapprochée de 
8 ou tigée avec elle, 4 et 5 d’un point. Aux ailes inférieures, la cellule moyenne, plutôl 
courte, 8 paraissant ligée, 3 paraissant tigée avec 5, 2 éloignée de l'angle. 


Les antennes sont finement ciliées sur toute leur longueur, mais 
diminuant vers l’apex, et les cils sont disposés en un bouquet sur 
chaque créneau; la courbure est forte et armée de denis distinctes; la 
tige s'élève du milieu du large article basilaire qui ne forme pas une 
dent comme celles qu'on voit dans le genre Acrobasis. Stemmates dis- 
linets, trompe forte. Palpes labiaux à peine recourbes à cause de la 
touffe frontale, squammeux par devant, les écailles prolongeant le 
deuxième article en une dent par devant; troisième arlicle distinct, 
épais, acuminé. Palpes maxillaires bien visibles, formant un pinceau 
cylindrique d’écailles grossières dans les deux sexes. Pattes lisses, 
greles, sans caractère spécial; thorax en dessous chez le 5 avec de 
longues écailles plates et blanches à la naissance des ailes supérieures 
en dessous et une touffe de poils jaunes du côlé du métathorax ; l’ab- 
domen avec une touffe conique de poils. 

Ailes supérieures subtriangulaires, arrondies sur la côte, le bord 
externe presque verlical, arrondi, l’apex obtus; elles sont ornées d’un 
bourrelet très apparent d’ecailles en relief avant la première ligne. 
Cellule moyenne, la transversale oblique, son angle inférieur prolongé, 
aigu, donnant naissance aux nervures 4 el 5 qui divergent, 3 tout 
près de l'angle, 2 éloignée, 9 longue, tigée sur 8 qui naît de l’angle, 
6 au-dessous de l’angle. Ailes inférieures larges, presque quadrangu- 
laires, élant fortement bombees au milieu du bord externe; huit ner- 
vures : ket 5 ligées, 5 remonte au delà de 3 paraissant tigée avec elle. 

La © est plus petite et plus robuste que le &, ses palpes semblent 
plus longs et se recourbent davantage, pourtant elle a une forte touffe 
frontale, les antennes sont très faiblement pubescenles. 

Von Heinemann a cru devoir placer le genre Trachonitis dans son 
genre Myelois après les Acrobasis, mais ni la nervulation ni la forme 
des antennes ne peuvent permeltre un pareil rapprochement. 


239, T. Cristella, Hb., fig. 76, Texle, p. 34; Zk., Germ. Mag., WT, 
152; Tr., IX, 1,183; Zell., /s., 1848, p. 641; H.-S., 206, IV, p. 94; Hein., 178; 
Cristalis Hb., Cat., p. 370; Christella Frr., 108, 1 d; Zell., /s., 1839. p. 179. 


d 23 mill. 2 20 mill. Ailes supérieures gris brunätre, teintées de 
rougeätre, plus grises dans l’espace médian ; une liture gris cendre, 


— 213 — 


oblique, s'étendant de la naissance de la deuxième ligne au disque, sur 
lequel se délachent deux points obliques, très écartés et distincts, rouge 
brun; l'extrémité de l’aile fortement teintee de rouge brun, une large 
bande rouge brun après la deuxième ligne. Premiere ligne indiquée par 
son liséré noir externe, oblique, faiblement anguleuse sur le disque; 
elle est précédée d’une bande verticale, n’alteignant pas la côte, d’un 
orangé pâle dont les écailles au milieu se relèvent fortement formant un 
épais bourrelelt rouge noir, noir à l’extrémilé, du côté externe. Deuxième 
ligne grise, faiblement lisérée de rouge noirätre, et du côté interne de 
noir; de la cöle au pli discoïdal, presque verticale, rentrant fortement 
sur les plis, très bombee et dentelée au milieu. Ligne marginale rouge 
brun, plus foncée entre les nervures; frange grise slriée de rouge ou 
brun rougeälre. 

Ailes inférieures brunes avec un reflet rougeätre, les nervures un 
peu plus foncées, la frange plus pâle, blanchätre à l'extrémité, avec 
deux lignes noirâtres à la base. 

Tele ocracé brunâtre, teintée de rougeälre; thorax gris brunâtre 
teinté de rouge, la moitié postérieure, ainsi que celle des plérygodes, 
ocracé rougeälre, l'extrémité rouge brun; antennes brunes, l'article 
basilaire ocracé comme la tête. Palpes gris mêlé de brun, le troi- 
sième arlicle noirâtre. Abdomen ocracé lavé de brunâtre à la base 
de chaque anneau, la touffe anale brun noir à la base et en dessous: 
le ventre brun rougeâtre foncé, le bord postérieur des anneaux 
jaune. Patles gris brunätre teintées de rougeätre, les tibias des paltes 
intermédiaires avec une large bande noire, les tarses saupoudrés 
de noir. 

La © est plus petite et un peu plus robuste que le 4, ses ailes 
inférieures sont plus foncées et opaques. 

«La chenille est verte comme la feuille d'Evonymus dont elle se 
nourrit, et la partie dorsale, vue à la loupe, paraît striée; parfois elle 
varie du vert au grisâtre. Elle est aplatie devant et derrière, la tête et 
l’écusson sont d'un vert saupoudré fortement de noir; chaque segment 
est marqué de quatre points noirs disposés en un carré et surmontés 
de longs poils bruns, la vasculaire est un peu plus foncée, les incisions 
plus pâles, les lignes latérales d’un jaune verdâtre, et les pattes vertes. 
Après avoir hiverné elle devient jaune cire. » 

« On la trouve à taille vers la mi-septembre sur le fusain (Evonymus 
Europæus), sur les feuilles, mais plus communément sur les tiges, sous 
une légère loile, ou seulement placée entre quelques fils de soie. Lors- 
qu’on la touche elle ne saule pas, elle se laisse volontiers prendre; 
pourlant quand elle court elle est vive et leste. Vers la mi-seplembre 
elle descend à terre, dans laquelle elle se forme un cocon de soie mêlé 


— 214 — 


de terre, et y reste sans se transformer jusqu'au printemps; le papillon 
paraît au commencement de juin. 

« La chrysalide est assez forte, jaune brunâtre clair, les extrémilés 
brunes, les quatre derniers anneaux libres, les pattes et antennes non 
saillanles, l'extrémité de l’abdomen rond avec six longs poils pla- 
ces tranSversalement, les anneaux dentelés sur le dos. » (A. Gartner, 
Brünner Faunen-Gebietes.) 

Allemagne, Hongrie, Livonie, Russie mér. or., Brousse 


Gen. ORTHOLEPES!, Ras. 
(North Am. Pluye., p. 6.) 


Antennes à peine pubescentes, lisses, courbées et épaissies vers la base, avec 
un sillon rempli d’écailles noires dans la courbe. Palpes labiaux épais, élargis, 
squammeux par devant; palpes maxillaires squammeux, dilatés au sommet, la 
tete avec une forle louffe par devant. Aux ailes supérieures L et 5 presque paral- 
lèles, écartées; une très forte crete d’ecailles en relief avant la première ligne et 
n’alteignant pas la côte. Ailes inférieures avec huit nervures : 8 libre, 3 et 5 parais- 
sant sur une longue tige. 


Palpes labiaux un peu obliques, le deuxième arliele très épais, très 
squammeux, comme un balai à main, les écailles très grossières, celles 
au sommet formant une pointe qui dépasse la base du lroisième arlic!e, 
lequel est court, distinct, squammeux, mais chez la © invisible. Palpes 
maxillaires épais, squammeux. Touffe frontale res forle, sub-conique. 
Ailes supérieures assez courtes, étroiles à la base, fortement courbées 
sur la côte, l’apex oblus, le bord externe coudé; avec onze nervures : 
3 de l’angle, aussi longuc que 4 et 5, 6 au-dessous de l’angle, 10 écartée 
de 8. Inférieures sinueuses sous l’apex, 4 et 5 tigées, cellule moyenne. 


210. ©. Jugoseila, Rag., North Am. Phyc., p. 6 (Pl. XIII, fie. 3); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 140. 


20 mill. Ailes supérieures d’un gris un peu luisant, plus päles sur la 
côte au milieu et après la première ligne, lavées de noirätre, un peu 
teintées de pourpre dans la moitié postérieure de l’espace médian et après 
la deuxième ligne ainsi qu’à la base. Première ligne oblique et noire sur 
la côte, verticale et blanchälre dans la partie dorsale, où elle est précédée 
à quelque distance par une forle loufle d’écailles gris noir en relief. 
Deuxième ligne pâle, oblique, un peu bombée au milieu, rentrant sur 
les plis, intersectant la parlie foncée de l’aile. Ligne marginale noire, 


1. Allusion aux écailles en relief des ailes supérieures. 


— 215 — 


interrompue, irrégulière, indistincte; frange gris noirätre. Points dis- 
coidaux noirs, gTOS, superposés. 

Ailes inférieures jaune brunâtre, la frange blanc brunätre, avec 
deux lignes noirälres à la base. 

Tête et thorax gris foncé teinté de rougeälre, l’abdomen gris noi- 
rälre annelé de blanchâtre. Palpes gris d’acier lavés de noirälre. Anlennes 
brunes, l’article basilaire et les écailles en relief dans le sinus, noirätres. 

La © est comme le %', mais ses ailes inférieures sont plus brunes. 

La 2 aurait été élevée d’une pousse de noyer d'Amérique (Carya 
alba) ou « hickory » le 7 mai; le 5 est éclos d'une chenille lrouvée sur 
un Azalea sauvage; le cocon est formé de soie d’un blanc très pur. 

Amérique sept., localité exacte inconnue. 


Gen. TARQUITHA:, Rag. 


Front lisse. Antennes à peine aplaties, faiblement pubescentes, non courbées à 
la base. Palpes labiaux lisses, minces, assez courts, ascendants, recourbés, le 
3° article assez long, cylindrique, acumine. Palpes mazillaires dilatés au sommet, 
aplatis contre le front, volumineux. Pattes courtes, lisses. Arles supérieures assez 
allongées, à bords sub-paralleles, à côte arquée, le bord externe arrondi, oblique à 
l’angle anal; onze nervures : 10 très rapprochée et parallèle à la tige de 8 et 9, 4 et 
5 presque d’un point, en ligne avec la médiane, 2et 3 courbées, parallèles, 3 de l'angle. 
Ailes inférieures avec huit nervures : cellule moyenne, 8 et 7 tigées, 4 et 5. longue- 
ment ligees, 3 et 5 paraissant assez longuement tigées, 2 un peu écarlée de l’angle.. 


Ce genre, par la forme allongée de ses ailes et ses dessins, ressemble 
à Phycita; mais sa nervulalion est particulière. 


241. T. Jacksoni, Rag. (Pl. XV, fig. 1). 


19 mill. & Ailes supérieures d’un gris ocrace, ocracé pâle à la base, 
lavées de gris sur le pli dorsal et de brunätre sur la côte, faiblement et 
irregulierement saupoudrées de noir dans les parties foncées. Lignes 
transversales très rapprochées, la première placée au milieu, verticale, 
formant un angle en arrière sur la sous-coslale et un angle rentrant 
sur la dorsale, blanchâtre, obscurcie sur la côte, assez distinctement et 
finement lisérée de noir, précédée d’une large bande ocracée, confuse, 
saupoudrée d’ecailles noires, grossières, un peu en relief, qui forment 
une grande tache triangulaire, interrompue sur la dorsale, et dont la 
base s’appuie sur le bord interne. Deuxième ligne au dernier quart de 
l’aile, fortement coudée postérieurement, rentrant sur le pli discoïdal, 
de la couleur du fond, indistinclement lisérée de noir du côté interne et 


1. Nom d’une ancienne famille romaine. 


te 


suivie par une bande brune qui est distincte sur la côte, les nervures 
et le bord interne. Le disque est ocracé et au-dessous on voit une 
ombre brune oblique. Les points discoïdaux sont disposés en une lunule 
dont la parlie supérieure, plus rapprochée de la base, est fine, noirâtre, 
peu dislincle, séparée de la partie inférieure qui forme un point trian- 
gulaire d'écailles en relief d'un noir intense au-dessus duquel se trouve 
un espace circulaire ocracé. Poinls marginaux nombreux, noirs, assez 
distincts. Frange brunâtre. Dessous brun uni. 

Ailes inférieures jaune brunälre, brunes sur les bords et sur les 
nervures. Frange jaune grisätre avec une ligne brunätre à la base. 

Thorax ocracé brunâtre, sans écailles foncées, la tele plus pâle sur 
le vertex. Antennes ocracé brunâtre, brunes en dessous. Palpes ocracé 
brunätre, le troisième article plus foncé. Abdomen ocracé, les anneaux 
lavés de noirälre à la base, l’anneau anal fauve. Pattes ocracé brunälre, 
les articles des tarses saupoudrés de noir sauf à leur sommet. 

Un 5 dans ma collection provenant de l’intérieur de l'Afrique orien- 
tale à 70 milles environ de la côte en face de Zanzibar; pris en mars par 
M. Jackson. 


Gen. CREMNOPHILA, Ras. 


(Bull. Soc. ent. France, 1892, p. Gexxxvl.) 


Antennes du 5 filiformes, épaissies, non courbées vers la base, pubescentes, 
les cinq articles près de la base armés d’une courle dent en dessus. Palpes labiaux 
courts, recourbés, ascendants, aplatis, acumines, le 3° article très petit. Palpes 
mazillaires invisibles; trompe forte; corps grèle. Ailes supérieures allongées, 
étroiles, un peu courbées sur la côle, lisses, très obliques sur le bord externe, 
arrondies à l'angle anal, l’apex assez aigu; onze nervures : 10 très près de 8, parfois 
tigée sur elle, 4 et 5 convergentes, parallèles et très rapprochées dans leur première 
moitié. Adlesinferieuressinueuses sous]’apex, avec huit nervures :lacellulemoyenne, 
7 et 8 paraissant tigées, A et 5 tigees, 2 avant l'angle, mais la transversale remonte 
au delà de 3, parfois parallèle à la partie supérieure de 3. Type : Sedakovella. 


Les dessins rappellent ceux de la Myelois Cribrella, mais la Sedako- 
vella s’en distingue par sa nervulation. 

La © est plus pelile et plus robuste que le 4. 

Zeller m'a proposé le nom générique de Cremnophila pour rappeler 
que le papillon affectionne les flancs des montagnes crétacées (à une 
hauteur d'environ 2000 mèlres). 


242. €. Sedakovella, Ev., Bull. Mosc., 1851, p. 644; Led., z.-b. V., 
1853, p- 35, pl. VII, fig. 5; Flaviciliella H.-S., 144 (Pyr.), VI, p.148 (1852); 
Hein., 183. 


d 30 à 35 mill. © 28 mill. Ailes supérieures d’un gris blanchätre 
sale uni, le pli discoïdal ordinairement plus pâle, la frange jaune clair. 


— AU — 


La premiere ligne forme un coude et est indiquee par un point noir sous 
la sous-costale, un aulre, postérieur, sur la médiane, et deux, rappro- 
ches, sur la nervure dorsale. La deuxieme ligne est oblique, droile, 
parallele au bord exlerne, plus pâle que le fond, légèrement jaunâtre, 
marquée du côlé inlerne d’une lache costale noire; un point noir sur la 
médiane et un autre sur la dorsale; parfois quelques écailles noirätres 
réunissent ces poinls; la côte à l’apex est lavée de noir. Points discoidaux 
noirs, obliques, très visibles; les points marginaux généralement dis- 
{incts, noirs, n’alteignent pas les angles. Dessous gris brunâtre; la 
deuxième ligne faiblement indiquée en jaunâtre, naissant d’une lache 
costale pâle, la frange jaune. 

Ailes inférieures blanc grisälre, brunies sur les bords, la frange 
blanc jaunâtre avec une ligne jaune à la base; dessous plus pâle. 

Tête et thorax gris pâle, les antennes brunes, les palpes gris; l'ab- 
domen gris brunâtre, les deux segments basilaires lavés de noir dechaque 
côté, le segment anal jaunâtre. Pattes gris brunâtre. 

Les ailes inférieures de la © sont plus foncées que chezle 4. 

Alpes (Engadine), en juillet et août; Caucase, Altaï, Sibérie or. 


243. © Auranticiliella, Rag., Bull. Soc. ent. France, 1892, 
p. cexxxvi (Pl. XLI, fie. 40). 2 


30 mill. 5 Ailes supérieures plus étroiles que chez Sedakovella, 
blanchätres, lavées de gris à la base, sur le pli dorsal et sur le bord 
interne, les dessins semblables à ceux de Sedakovella, mais les points 
plus gros, surtout les points discoïdaux, et la deuxième ligne est plus 
distincle, large, avec une bordure large, noire du côté interne; cette 
bordure est inlerrompue sur les plis el est plus large au milieu. A 
l’apex se trouve une tache noire entrecoupée par la deuxième ligne. Une 
lache noire, mal définie, sur le bord externe de l’aile au milieu ; au delà, 
dans la partie dorsale, le bord de l’aile est largement jaune orangé 
jusque sur le bord interne. Frange jaune orangé tournant au jaune 
pâle à l'extrémité, la frange au-dessus de l’apex est également orangé. 
Dessous noirälre avec la frange jaune. 

Ailes inférieures gris jaunälre, la frange jaune d'or, plus pâle à 
l'extrémité; dessous plus foncé. 

Tête et thorax gris de plomb, le front ocracé jaunâtre, les antennes 
ocracé grisätre. Palpes labiaux très courts, atténués, aigus au sommet, 
gris à la base, le resle noirälre. Abdomen ocracé, le segment du milieu 
gris pâle; dessous jaunâtre pâle avec deux rangées de taches noirâtres, 
une de chaque côté. Patles jaunätres, les tarses noirâtres. 

Les nervures 4 et 5 aux supérieures sont parallèles, écarlées, 
10 écartée de 8. 


— 218 — 


Se distingue de suite de Sedakovella par ses dessins et couleurs 
ainsi que par ses palpes plus courts. Les antennes sont identiques: 
Kenter (Sibérie), un 5 coll. Staudinger. 


i Gen. ADELOSEMIA!, Ras. 
(Ann. Soc. e. Fr., 1887, p. 230.). 


Antennes pubescentes, non courbees a la base. Palpes labiaux ascendants, 
courts, squammeux. Palpes maæillaires filiformes. Aux ailes supérieures, 10 rap- 
prochée de 8, 4 et 5 presque parallèles. Aux ailes inférieures, huit nervures, la 
cellule assez courte, les nervures longues, 8 libre, 4 et 5 tigées, 2 avant l’angle de 
la cellule. — Type : Crepusculella Ld. 


Antennes cylindriques, faiblement aplaties et épaissies vers la base, 
l’article basilaire squammeux, à peine plus large que la tige; palpes 
labiaux droits, un peu obliques, écartés du front (qui est un peu touffu) 
aplatis, larges, le deuxième arlicle atteignant le vertex, le troisième 
article très court; trompe forte, les stemmates distincts; corps grêle; 
le thorax en dessous est revêtu au sommet d’ecailles plates, et un pin- 
ceau de poils jaunes est émis par le métathorax; patles lisses; ailes 
supérieures étroites, allongées, peu dilatées au sommet, la côte droite, 
le bord externe oblique, arrondi, la frange longue, les ailes inférieures 
amples, à peine sinueuses sous l’apex. Supérieures avec onze nervures, 
8 et 10 de l’angle, parallèles et très rapprochées, 9 de 8, les rameaux 
de la médiane très rapprochés l’un de l’autre, mais parallèles et séparés. 
Aux inférieures, 8 el 7 ainsi que 3 et 5 paraissent tigées. 

Les dessins et couleurs des quatre espèces sont indistinets et 
terreux. 

TABLEAU DES ESPÈCES. 


A. Ailes inférieures gris brunätre clair : 


B. Thorax de la couleur des ailes supérieures, ou plus foncé : 
1. Ailes ocracé brunätre lavées largement de noirätre, les 
dessins CONS Tse re ME RAR 
2. Ailes gris ocracé, les bordures des deux lignes très noires, 
formant des stries noires sur les nervures, la deuxième 
ligne projelant de très longues dents blanches lisérées de 
noir presque au bord externe... 2.2. .2..2......  Odontella. 


Crepuseulella. 


BB. Thorax plus pâle que les ailes supérieures : 

Aïles étroites, allongées, ocracé brunätre, lavées indistinc- 

tement de noirâtre à la base, plus largement au-dessous 

de la côte et sur la nervure médiane ainsi que sur ses ra- 

meaux; points discoïdaux obliques. . . . . . . . . . . Subsoritella. 


= 


1. Caractères non faciles à voir. 


2 


2. Ailes courtes, élargies au sommet, ocracé brunätre, égale- 
ment lavées de noir, la côte ocracée, les points discoïdaux 
SAPÉRPOSES0 0 oo à 10 dt à vla toto Imenedibülns: 


AA. Ailes inférieures brun noirâtre; les supérieures étroites, à 
bords parallèles, noires; lignes transversales blanches, : 
INBRRAMEONSS. 6 LR 000 010 00e HU ON EME SSI 


244. A. Crepusculella, Led. (Myelois), Ann. Soc. e. Belge, XI, 
p- 53, pl. IL, fig. 11 4 (mauvaise). (Rag., PI. IX, fig. 10.) 


& 30& 32 mill. & 25 mill. Ailes supérieures d’un ocracé un peu 
rougeûtre, saupoudrées de gris et de noirätre sur les nervures, la côte plus 
grise; lignes transversales rapprochées sur le bord interne, distinctes, 
mais interrompues; la première indiquée par une courte strie blanche 
sur la médiane et une ligne blanchâtre formant un angle rentrant sur 
la dorsale (où elle est plus distincte), mais surtout par sa bordure 
noirâtre externe, qui est nébuleuse, distincte sur les nervures (où elle 
forme des taches noires), presque verticale, oblique sur la côte, rentrant 
en un angle sur la nervure dorsale, placée au milieu du bord interne, 
fondue postérieurement; dans l’espace basilaire la dorsale et la mé- 
diane sont striees de noir. Deuxième ligne très oblique, droite, ressor- 
tant un peu sur la nervure dorsale, indiquée par de courtes stries 
blanches sur les nervures, bordée du côté interne de courtes stries 
noires sur les nervures au milieu et de taches noirätres fondues sur la 
côte el le bord interne. La nervure médiane est striée de blanc, renfer- 
mant le point inférieur, noir, strigiforme, oblique; le supérieur, plus 
rond, est superposé el a une tendance à converger et à se réunir avec 
le point inférieur. L'espace terminal est strié de noirätre sur les ner- 
vures, les points marginaux sont noirs et affectent un peu la forme 
de festons. Frange longue, ocracé rougeätre. 

Ailes inférieures brunâtre très pâle, les nervures plus foncées, la 
frange plus pâle, avec deux lignes brunes à la base. 

Tête el thorax ocracé rougeälre, le collier plus foncé, teinté de gris. 
Antennes brun foncé; palpes d'un ocracé mêlé de brunätre, plus pâles 
du côté interne; l’abdomen brun; pattes ocracé brunâtre, les tarses 
noirâtres faiblement annelés de blanchätre. 

Un second exemplaire, moins frais, est d’un brun jaunâtre assez - 
fortement lavé de noirâtre, surtout sur les nervures, les lignes trans- 
versales jaunâtres, les ailes inférieures d’un ton brun noirâtre clair, 
le thorax brun rougeätre foncé, l'abdomen brun noir. 

La © est plus petite, plus robuste, sa coloration plus foncée et ses 
dessins moins distincts. x 

Je possède le type original, un , de Lederer pris à Hankynda; il 


op 


est plus sombre, étant davantage lavé de noirätre que l’exemplaire 
figure, et la bordure des deux lienes dans l’espace median est plus 
foncée, la première ligne à peine plus claire que le fond, les points 
discoïdaux sont réunis. Le second exemplaire original dans la coll. 
Staudinger ressemble davantage à Incredibilis, il est assez frolte. 

La Crepusculella ressemble beaucoup à la Divona Ilignella Z., ne 
s’en distinguant que par ses palpes ascendants, son front lisse el ses 
dessins mieux marqués; la nervulation est identique. 

Transcaucasie, Lischk (Arménie); pris le 7 juillet, Pont. Coll. Roma- 
noff, Ragonot, Staudinger. 


245. A. Odontella, Rag. (Pl. XI, fig. 21). 


30 mill. &' Ailes supérieures allongées, à peine courbées sur la cöle, 
gris brunätre, plus foncées sur la côte, plus pâles, presque blanchätres 
sur le bord interne; lignes transversales de la couleur du fond, distincte- 
ment ombrées de noir intense dans l’espace médian sur les nervures, 
les intervalles bruns; elles sont disposées comme dans Crepusculella, 
mais la deuxième est plus rapprochée de la première, les laches cen- 
trales de la première ligne sont strigiformes et celle-ci est précédée 
d’une lache dorsale noire. La deuxième ligne est formée de très longues 
dents blanc jaunätre sur les nervures, dents qui s'étendent presque au 
bord externe et sont lisérées de noir à la pointe el striees de noir à la 
base; ces siries noires, très nettes, sur les nervures, formant la bordure 
inlerne de la deuxième ligne; celle-ci est ombrée de noir avant et après 
sur la côte et forme un angle aigu bordé de noir sur la nervure dor- 
sale du cöle externe. Liséré terminal noirâlre, inlerrompu par des poinls 
jaunätres. Les nervures formant l’extrémilé de la cellule sont striées 
de noir, donnant l’apparence de deux points strigiformes réunis par un 
fin filet; la frange courte, d’un brun noirälre. 

Ailes inférieures brun noirâtre clair, les nervures plus foncées, la 
- frange concolore avec deux lignes noirälres à la base. 

Tête et thorax noir mêlé de rares écailles ocracé brunälre pâle; 
palpes d'un noir mêlé d’ecailles blanchälres; antennes noirätres. Abdo- 
men brunälre finement saupoudré de noirätre, le segment basilaire d’un 
noir mal, le segment anal ocracé à l’apex, en dessous jaunätre, forte- 
ment saupoudré de noir. Patles toutes noires, les larses anneles de 
blanc, les éperons postérieurs blancs. 

Ressemble beaucoup à Crepusculella, mais la couleur de la tête, 
du thorax et des pattes, ainsi que les dessins, si fortement marqués en 
noir, m’autorisent à la considérer comme une espèce distincte. 

Plusieurs individus recus par M. Seebold du Caucase dont un dans 
ma collection. 


— 991 — 


246. A. Subsoritella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 230 
(Pl. XI, fig. 20). 


32 mill. 5 Ailes supérieures allongées, ocracées, lurgement lavées 
de noirâtre au-dessous de la côte, sur la nervure médiane, ses rameaux 
et sur la nervure dorsale vers la base, la côte pâle, les lignes trans- 
versales de la couleur du fond, mais très indistinctes et mal définies; la 
première n’est indiquée que par une tache claire sur la nervure dorsale 
et une aulre sur la médiane; la deuxième oblique, droite, entre- 
coupant les nervures. Points discoïdaux ronds, obliques, le supérieur 
plus rapproché de la base, la frange gris brunälre. 

Ailes inférieures gris-brun jaunälre clair, la frange grise. Tête 
ocracée, le thorax ocracé mêlé de noirâtre postérieurement, les palpes 
ocrace grisälre. : 

Ressemble un peu à l'Epischnia Sorilella comme dessins, et, comme 
forme, à la Crepusculella; Incredibilis a les ailes plus courtes, plus 
foncées, les points discoïdaux légèrement obliques dans le sens inverse 
ou superposés. 

Schahkuh (Perse), 23 juin; un coll. Christoph. 


247. A. Ineredibilis, Sigr. (Eucarphia), Hor. Ent. Ross., XV, p. 203 
(45) (Rag., Pl. XI, fig. 22). 


di 30 mill. © 27 mill. Ailes supérieures, relalivement à Crepuscu- 
lella, assez courles, épaisses, sensiblement dilatées au sommet, la côte 
droile, légèrement concave, arrondie à l’apex; le bord externe oblique, 
arrondi. Ailes d’un ocracé brunätre, tellement saupoudrees de noir et 
de brun, surtout dans les espaces basilaire et médian, que la couleur 
générale est plutöl brun noir; le bord interne à la base ocracé, la côte 
ocracé pâle, parfois à peine plus claire que le reste. Lignes transver- 
sales peu distinctes, la première, avant le milieu du bord interne, ver- 
licale, indiquée par des taches blanchâtres, confuses sur les nervures, 
nolamment sur la dorsale où se trouve un point noir enlouré d’ocracé; 
deuxième ligne oblique, droite, rentrant faiblement sur les plis, indi- 
quée par de courtes stries blanchätres ou pâles, peu distinctes, sur les 
nervures. Points marginaux noirs, indislincts; frange brunälre. Points 
discoidaux superposés, séparés, peu visibles. 

Ailes inférieures brunâtre pâle, les nervures plus foncées, la frange 
blanchâtre avec deux lignes brunes à la base. 

Tête ocracé pâle, presque blanchälre sur le verlex; le thorax ocrac&, 
l'abdomen brunätre. Palpes blanc jaunâtre teintés d’ocrace du côté 
externe; antennes brun foncé; paltes ocracées, mais tellement sau- 
poudrées de noir qu’elles sont Lrès foncées, surtout les tarses. 


— 1292 — 


D’autres individus sont plus foncés, étant davantage lavés de noir, 
les dessins presque invisibles, la têle et lhorax brun rougeätre, les 
palpes teintés de brunälre. La © du type est plus robusle, la côle est 
ocracée ainsi que les lignes transversales; les palpes, tête et thorax 
comme chez le Jg. 

M. Slaudinger a cru à une variélé de la D. Ilignella Z., mais la 
forme des palpes ne permet pas un pareil rapprochement. Il a pris un 
certain nombre d'individus 4! el © près d’Amasie (Pont) en mai, puis 
en juillet et août, ce qui semble indiquer une seconde génération. Il 
en a aussi recu du nord de Perse ct de Mardin (Turquie d’Asie). 


248. A. Satanella, Rag., Ann. Soc. e. Fr., 1887, p. 240 (Pl. XX, 
fig. 10). 


23 mill. © Ailes supérieures assez étroites, à côte presque droile, 
arquée à la base; le bord externe oblique, arrondi à l’angle anal. Ailes 
noires, à peine saupoudrées d'écailles blanches sur la cöle et sur la 
nervure médiane près de la base, lavecs indislinctement de brun sur 
les deux plis. Lignes transversales blanches, formées de taches blanches, 
la première presque verticale, composée d’une tache assez grande sur 
la nervure médiane et une autre sur la nervure dorsale. La deuxième 
est droite, oblique, formée de six points cunéiformes sur les nervures, 
le supérieur plus rapproché du bord externe que Iles autres. Points 
discoïdaux indislinels, noirs; la frange noirälre. ; 

Ailes inférieures brun noirätre, les nervures ct deux lignes 
marginales plus foncees, la frange brunälre. Dessous des ailes d’un 
brun noirätre uni avec de faibles traces de la deuxième ligne aux 
superieures. 

La tête brune, les anlennes brun noirätre. Thorax et andomen brun 
noir, les palpes courts, obliques, squammeux, épais, blanchätres, au 
milieu noirâtres. 

Ressemble à Incredibilis, mais se dislingue de suit; par ses ailes 
bien plus foncées, les supérieures bien plus étroites et non dilatées au: 
sommet, son thorax ct son abdomen noirs, etc. Satanella se rapproche 
aussi beaucoup de Ledereri, à côlé de laquelle je l’avais placée dans le 
genre Megasis, mais les palpes sont. décidement ascendants et elle 
s'éloigne en outre de Ledereri par la forme de ses ailes. 

Une 2 prise le 8 juillet à Lisch (Armenie) (coll. Romanoff) el une 
autre prise en même lemps, [res frottée, presque sans traces de ligncs 
transversales, dans ma collection. 


pa 


Gen. CANDIOPE\!, Ras. 
(Nouv. gen., p. 14.) 


Front squammeux. Zrompe forte. Anlennes brièvement ciliées sur deux 
rangs, non courbées. Palpes labiaux ascendants, dépassant sensiblement le vertex, 
aplatis, squammeux par devant; le troisième article long, mince, acuminé. Palpes 
maæillatres du « filiformes. Pattes lisses. Ailes supérieures subtriangulaires, un 
peu allongées, presque droites sur la côte, obliques sur le bord externe; avec onze 
nervures dont seulement 8 et 9 tigées, 4 et 5 très écartées. Ailes inférieures 
triangulaires, arrondies sur le bord externe; avec huit nervures, la cellule 
moyenne, 8 longue, 3 et5 paraissant tigees, 2 tout pres de l'angle, 4 et 5 tigées. 


Les antennes sont ciliées par touffes. Le lroisieme arlicle est moilie 
de la longueur du deuxième, nu, effilé, acumine. Les palpes maxil- 
laires sont squammeux et aplatis contre la face. 

L’unique espèce ressemble à la Synoria Antiquella. 


249. ©. Joannisella, Rag., Nouv. gen., p. 14 (Pl. X, fig. 12). 


14 mill. Ailes supérieures courtes, subtriangulaires, la côle 
presque droile, le bord: externe oblique, faiblement arrondi, l’apex 
assez aigu; ailes gris brunälre, l'espace basilaire, s’etendant au milieu 
de l’aile, fauve, sauf le milieu qui est plus pâle, gris brunätre. Lignes 
transversales fines, blanchâlres, obliques, rapprochées ‘sur le bord 
interne, la première formant une boucle postérieurement entre la sous- 
coslale et la dorsale el suivie d’un point fauve sur la médiane et de 
quelques écailles noires sur la dorsale: elle est bordée de fauve foncé 
du côlé interne. Deuxième ligne très rapprochée ct parallèle au bord 
externe, droite, coudée près de la côte où elle coupe une tache noire 
qui se continue en une ombre fauve traversant obliquement l’espace 
médian et entourant l’extrémité de la nervure médiane; celle-ci est 
blanche et marquée d’une tache triangulaire fauve. L'espace terminal 
est lavé de fauve et liséré de noir; la frange est brune. 

Ailes inférieures jaune-ocracé pâle, brunies sur la cöle et sur l’ex- 
trême bord, la frange blanchätre, brunätre près de la base. 

Tele blanche, thorax gris, poslérieurement lavé de rouge carné ; 
l'abdomen ocracé. Antennes fortement pubescentes ou ciliées sur deux 
rangs, brunes en dessous, blanchälres, finement annelées de noirätre 
en dessus; l’article basilaire blanc. Palpes longs, (res aplatis, squam- 
meux par devant; le 3° article très long, cylindrique, très mince ct 
acumine; le 2° arlicle dépassant le vertex. Palpes maxillaires aplatis, 
pressés contre le front, qui est lisse. Pattes blanchätres faiblement 
saupoudrées ce gris. 


1. Nom ancien. 


— 294 — 


x 


Ressemble beaucoup comme dessins à ma Synoria Euglyphella, 
mais la nervulation et la forme des palpes sont bien différentes. 
Indes orientales. Un « dans ma coll. Dédiée à M. de Joannis. 


Gen. BREPHIA, von Hein. 


(Von lieinemann, Die Schmett. Deut. u. der Schw., p. 173.) 


Antennes du  épaissies et faiblement courbées au-dessus de l'article basi- 
laire, sans touffe d’ecailles. Palpes labiaux courts, recourbes, squammeux. Palpes 
mazillaires filiformes, presque invisibles. Ailes supérieures avec onze nervures, 
10 libre, 4 et 5 libres. Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule moyenne, 
2 tout près de l'angle, 3 et 5 paraissant sur une très longue tige, 3, 4 et 5 très 
courtes. Type : Compositella. 


Antennes filiformes, pubescentes chez le 5. Palpes labiaux ne 
dépassant pas le vertex, le 2° article très squammeux, le 3° article 
très petit. Front lisse, les slemmales dislincts, le corps assez mince. 
Ailes supérieures allongées, étroites à la base, élargies vers le som- 
met; le bord externe oblique, convexe; la côte droite, arrondie au 
delà du milieu. Inférieures assez étroiles, légèrement échancrées 
au-dessous de l’apex. 

Ce genre se distingue par la brièveté des rameaux de la médiane des 
inférieures ; les antennes simples, etc. 


250. B. Compositella, Tr., X, 3, 171; Dup., X, p. 230, pl. 282, fig. 2; 
Z., Is., 1848, p. 678; H.-S., 128, IV, p. 92; Hein., 174; Berce, p. 321, pl.8, 
fig. 12 (Rag., Pl. VII, fig. 24); Murinella, Hein., 151 (Neph.); Senescens, 
Hein., 152 (Neph.). 

a. Var. Kalischiella, Sigr., (Myelois) Berl. e. Z., 1870, p. 206. 


18 à 21 mill. Ailes supérieures gris cendre, saupoudrées d’écailles 
noirätres, fines, et très clairsemées, légèrement lavées de brunälre par 
places, surtout dans l’espace médian et le bord interne; lignes iransver- 
sales ocracées, dislinctement et finement lisérées de noir, surtout dans 
l’espace médian; la première est légèrement oblique, plus oblique sur 
la côte, faiblement sinueuse, bordée intérieurement d’une étroite crête 
d’ecailles noires en relief, interrompue sur les nervures. Deuxième 
ligne oblique, arrondie au milieu, rentrant sur les plis. Point discoïdal 
supérieur souvent invisible, l’inférieur gros, noir, allongé, placé sur 
une liture fine, blanchälre, sur la nervure médiane; la base de l’aile 
sur le bord interne est ocracé brunâtre. Frange brunälre, sillonnée de 
filets noirâlres dont un plus fort à la base, noir, interrompu. 


— 995 — 


Ailes inférieures gris brunâtre pâle, bordées de deux lignes brunes; 
la frange blanche. 

Tête et thorax gris, lavés de brunâtre. Abdomen gris brunälre. An- 
tennes gris brunälre, faiblement annelées de noir, en dessous brunes. 
Palpes d'un blanc mêlé de gris et de brun, le 3° arlicle noirätre. Palles 
blanchâlres saupoudrées de noirätre, plus pâles au milieu; les libias 
avec une large bande brune avant l’apex, les tarses noirâtres. 

La chenille vit sur l’Hetianthemum en mai, juin, et la deuxième 
généralion en septembre, passant l'hiver en chrysalide, le cocon à la 
surface de la terre; le papillon paraît en avril et juillet, août. 

« L’œuf est subeylindrique, arrondi et un peu alténué aux extré- 
miles, un peu aplati, la surface couverte de dépressions fort irrégu- 
lières, disposées sans ordre, peu profondes, et qui la rendent chagrinée, 
de couleur jaunâtre pâle, se recouvrant ensuite de taches roses. Pondu 
24 juillet, éclos fin juillet. Au sorlir de l’œuf la chenille mine d’abord la 
feuille d’Helianthemum vulgare, comme le fait la Laverna Miscella, puis 
vit au milieu d’une toile assez abondante, au centre de laquelle est 
un tube lâche. » 

« Adulte, la chenille mesure de 18 à 20 mill. Corps atténué aux ex- 
trémilés, d’un gris rougeâtre, présentant une ligne dorsale fine, continue, 
d’un brun rougeätre et deux autres lignes latérales de même couleur, 
plus larges et formant bande vers l’extrémilé postérieure. Stigmalale 
jaunâlre, mal dessinée. Venlrale brun rougeälre, conlinue. Tête, écusson 
et clapet brun rougeâtre surchargés de points et taches brun noirälre. 
Verruqueux noirs, petits, mais bien distincts, les poils roux. Sligmates 
noirs, palles écailleuses annelées de noir, leur dernier article clair. 

« Ressemble en petit à la chenille de Sal. Palumbella, mais s’en 
distingue surtout par sa ventrale (qui n’existe pas chez Palumbella, ou 
est remplacée par quelques taches brun rougeätre sous les segments 
thoraciques) et par la division de l’écusson, qui est brun rougeätre, 
bordé de jaunälre clair, landis que chez Palumbella cette division est 
rougeälre clair bordée de deux lignes noirältres. » (Chrétien. 

Je considère la Kalischiella, de Grenade (Espagne), comme une 
variélé foncée de la Compositella, n'en différant que par ses ailes d’une 
couleur foncée uniforme, par ses bandes plus jaunes, et, par contraste, 
plus distinctes; en voici du reste la description : 

19 à 21 mill. Ailes supérieures d'un gris de fer uni, un peu blan- 
châtres sur la côte et à l'extrémité, avec deux lignes transversales jaunes. 
Première ligne épaisse, courbée, placée au premier tiers de l'aile; 
deuxième ligne presque parallèle au bord externe, sinueuse, diffuse 
postérieurement, échancrée sur les plis. Ces lignes ne sont limitées 
que par la couleur du fond et sont à peine liséfées de noirälre à leur 

15 


— 226, 


origine sur la côle. Frange gris brun, une fine ligne jaunälre à la base. 
Points discoïdaux noirs, indistincts, presque réunis, à peine cerclés de 
couleur plus claire. 

Ailes inférieures gris-brun uni, la frange blanc jaunätre. Dessous 
gris brunâtre, les supérieures plus foncées avec la trace en couleur 
plus foncée de la deuxième ligne qui se continue un peu sur les 
inférieures. 

Pattes noirätres annelées de blanchâtre. Tête et thorax gris de fer: 
palpes blanchâtres avec des écailles noirätres et brunälres, le troisième 
article noirâlre au sommet. 

France, Allemagne, Suisse, Hongrie, Espagne, Amasie, Sarepla. 


Nora. — J’ai vu les types originaux de Neph. Senescens, Hein. (coll. 
von Heyden) et Neph. Murinella, Hein. (coll. Zeller); ce ne sont que des 
© de B. Compositella. 


251. B. Imitatella, Rag. (Pl. XLVIL, fig. 2). 


& 22 mill. Ailes supérieures plus larges que celles de Composilella, 
faiblement bombees au milieu de la cöle; le bord externe presque 
vertical (non oblique comme chez Compositella), arrondi, oblique et 
arrondi à l’angle anal. Ailes blanches saupoudrées de brun noirätre, 
plus finement et plus fortement sur la côte et aussi sur le bord interne. 
Lignes transversales distinctes mais la couleur claire est presque obli- 
térée par les bordures noires qui les envahissent en se rapprochant 
l’une de l’autre, formant deux bandes noirätres. La première, oblique 
sur la côte, presque verticale ensuite, esl encore un peu ocracce, 
mais mélangée de noir, bordée du côté interne d’un bowrrelet distinct 
d’écailles noires et grises en relief. La deuxième ligne est plus rappro- 
chée du bord externe que chez Composilella, noire, sauf un mince 
filel pâle au milieu dans la moilié dorsale. Un nuage noirätre s’elend 
obliquement dans l’espace médian, s’oblilerant sur le pli dorsal, qui 
est teinté d’ocracé; le bord interne à la base largement ocracé bru- 
nâtre. Les points discoïdaux sont très distincts, superposés, noirs, slri- 
giformes; les points marginaux noirs, mal définis, dans l’élroit espace 
terminal qui est blanc. Frange noirâtre striée de gris, l'extrémité étroi- 
lement grise. Dessous brunälre, plus foncé vers la cöle, blanchälre sur 
le bord interne, sans traces de lignes transversales. 

Ailes inférieures brunätre pâle uni, la frange plus pâle, deux lignes 
brunes à la base; dessous semblable. 

Tête gris foncé; antennes gris noirätre, finement mais indistinele- 
ment annelées de noir. Palpes longs, lisses, le 2° arlicle aplati, dépas- 
sant le vertex; le 3° arlicle long, mince, dépassant l’article basilaire 


— 297 — 


des antennes, ils sont blanchâtres, le 2° arlicle lavé de noir avant le 
sommet, le 3° arlicle tout noir. Thorax gris, les pterygodes teintés 
d’ocracé; l'abdomen gris brunälre, gris à la base. Patles grises, les 
tibias postérieurs avec un anneau noir avant l’apex; les larses noirs, 
annelés de gris. 

Ressemble à Compositella, se distinguant par la forme des ailes, 
ses lignes en forme de bandes, ses points discoïdaux, le bourrelet 
d’écailles, la couleur unie du dessous des ailes, et la forme des palpes. 

Un ç! dans ma collection, pris le 4 juin à Sarepla. 


Gen. DITRACHYPTERA!, Ras. 


&. Front lisse. Trompe forte. Antennes cylindriques, un peu épaissies vers 
la base, très brièvement ciliées. Palpes labiaux ascendants, droits, dépassant le 
vertex, épais, squammeux, les écailles formant un angle saillant par devant sur 
l’article basilaire, un autre à la base du 2° article, lequel est en outre élargi 
à son sommet; 3° arliele lisse, court, coupé obliquement en dessus. Palpes maxil- 
laires fins, filiformes. Corps moyen. Pattes fortes. Ailes supérieures assez allon- 
gées, un peu convexes sur la côte, le bord externe presque vertical, oblique à 
l'angle anal; un bourrelet en relief avant la première ligne. Nervures toutes sépa- 
rées sauf 8 et 9. Ailes inférieures, avec huit nervures, 8 libre, 4 et 5 tigées, 3 ct 
5 paraissant tigées, 2 près de l'angle, la cellule moyenne. 


Ce genre se rapproche beaucoup de Brephia, mais aux inférieures 
2 est dislinetement écartée de l’angle, les palpes et les antennes 
sont différents, le bourrelet d’écailles bien plus prononcé. 

La © a les antennes nues et ses palpes sont courbés, aplatis, 
minces, effilés, lisses par devant; le troisième article plus long que 
chez le ; la tariere est saillanle. 

Très voisin de Candiope, mais les antennes de ce dernier genre sont 
longuement ciliées et la forme des palpes diffère. 


252. D. Verrucifereila, Rag., Now. gen, p. 14 (Candiope) 
(Pl. XII, fig. 7). 


24 mill. Ailes supérieures d'un gris plus ou moins foncé, lour- 
nant au gris cendré ou au gris brunälre, parfois teintées d’ocrace jau- 
nätre sur le pli dorsal et postérieurement sur les nervures, lesquelles 
sont en outre striées de brun-rouge. L'espace basilaire dans sa moitié 
dorsale est ocracé et est strié longitudinalement de deux lignes d’un 
brun-rouge, le pli dorsal est profond et entièrement brun rouge. Pre- 
mière ligne dislincte, verticale, oblique sur la cöle, jaune, liseree 


1. Ailes ayant deux asperites. 


étroitement de brun-rouge des deux côtés, précédée d'un épais bour- 
relet d’ecailles brun-rouge tournant au noir. La deuxième ligne est 
très indislincie, étant remplacée par les stries brun-rouge sur les ner- 
vures, marquanl à peine une ligne bombée et dentelée très près du 
bord externe. Points discoïdaux invisibles. Points marginaux peu dis- 
tinets, plus visibles vers la côte. Frange plus brune, l'extrémité teintée 
de rouge. Dessous ocracé sale, noirâtre dans la cellule, l’apex de l'aile 
strié de rouge-brun. 

Ailes inférieures gris jaunälre pâle, deux lignes jaune brunälre 
sur le bord, la frange plus pâle. Dessous semblable, la cöle lavée de 
roussätre. 

Tête blanchälre teintée de roussätre. Thorax ocracé brunälre lavé 
de roussälre. Palpes roussälres, l’apex du 2° article blanc, sa base 
blanchälre. Antennes noirälres. Abdomen ocracé brunälre annelé de 
noirälre. Patles gris ocracé, lavées de ferrugineux, les tarscs plus gris. 

La © a les ailes plus larges, plus convexes sur la cöle; les ailes 
inférieures sont brunälres, le dessous des qualre ailes d’un brun foncé 
un peu rougeälre. 

Un 5, dans la coll. Staudinger, a une grande lache quis’etend du 
bord de l’aile jusque sous les points discoidaux; celle tache est de cou- 
leur ocracé uni sur l’aile gauche, el sur l’aile droile elle est slriee de 
ferrugineux sur les nervures et esl moins dislinele. 

Natal. Coll. Staudinger et Ragonol; plusieurs mâles et une femelle. 


Gen. PRISTOCERA!, Rag. 


Antennes du 5 épaisses, un peu aplalies, nues, faiblement courbées près de la - 
hase, les arlicles en dents de scie dans le sinus, l’article basilaire assez long, gros, et 
squammeux. Palpes labiaux ascendants, droits, un peu obliques, aplalis, le 2° ar- 
Licle très long, dépassant le vertex de près de sa moitié, le 3° très court, acuminé. 
Palpes mazillaires filiformes, squammeux, minuscules, cachés par les palpes 
labiaux. Front lisse; trompe forte. Patles lisses, les tibias postérieurs un peu 
squammeux; le corps assez fort. Ailes supérieures épaisses, subtriangulaires, 
la frange très longue; avec onze nervures, la cellule longue, les nervures libres, 
sauf 8 et 9. Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule longue, 8 paraissant 
tigée, les rameaux de la médiane formant un triangle; & courte, 3 courte, parais- 
sant longuement tigée avec 5; 2 de l'angle aigu. Type : Solskyi, Chr. 


Comme nervulation, Lres voisin de Brephia; mais les antennes sont 


bien différentes, les palpes bien plus longs. 
Les deux espèces du genre se ressemblent beaucoup comme des- 


1. Scie-antennes. 


— 229 — 


sins, mais les bandes de Deltagrammella sont bien plus larges et les 
ailes bien plus courtes et obtuses. 


253. P. Solskyi, Chr., Hor. ent. Ross., XII (1877), p. 287 (107), 
pl. VII, fig. 59 (mauvaise) (Rag., Pl. VIL, fie. 19); Ochroleucella, Stgr., 
(Myelois), Hor. ent. Ross., XV, p. 201 (43). 


26 mill. 5‘ Ailes supérieures allongees, courbées sur la côte de 
la base à l’apex, prolongées à l’apex, très obliques sur le bord externe. 
Ailes fauves, les lignes transversales blanches, très écarlées sur la côte, 
très rapprochées au milieu du bord interne; la première, naissant de la 
base même, se continue tout pres de l'extrême bord jusqu’au premier 
quart et traverse l'aile obliquement, en se courbant du côté externe, 
jusqu’au milieu du bord interne; elle est large, distincte du côté 
interne, fondue exterieurement, et est précédée, à quelque distance, 
d’une ligne semblable qui lui est parallèle et naît de la base de la côte. 
Deuxième ligne fine, droite, un peu courbée, parallèle au bord externe, 
interrompue seulement sur le pli discoïdal, aboutissant au dernier 
quart du bord interne; elle est un peu fondue du côté interne et se 
réunit presque aux rameaux de la nervure médiane, qui sont lavés 
de blanc, ainsi que la médiane, formant une tache triangulaire; elle 
déborde également sur la nervure dorsale. La côle dans l’espace 
médian est bordée par une liture blanche, très finement saupoudrée de 
fauve, n’atleignant pas la première ligne. Le point discoïdal inférieur, 
assez gros, brun, se délache de la nervure médiane blanche. La frange 
est (res longue, fauve, avec une large bande blanchätre à la base. 

Ailes inférieures semi-transparentes, jaunâtre sale, un peu brunies 
au sommet, avec une ligne marginale brune; la frange blanche. 

Tele fauve, presque blanchätre par places; les antennes jaune 
brunälre; les palpes aplatis, blancs, lavés de fauve extéricurement, 
sauf par devant. Le collier et le thorax fauves, traversés, de chaque 
côlé, par une ligne longitudinale blanche. Abdomen gris ocracé. Des- 
sous du corps blanc jaunälre sale, les pattes lavées de fauve. 

La © est plus pelite. 

Syrie, Perse septentrionale (Schahrud, Schahkuh et Hadschyabad), 
en juin et juillet sur les fleurs de chardon, d’après M. Christoph. 

Coll. Christoph, Slaudinger el Ragonot. 


254. P. Deitagrammella, Rag., Nouv. gen., p. 13 (Pl. X, fig. 7). 


22 mill. 2 Ailes supérieures ocracé brunälre uni, traversées par 
deux larges bandes blanches, droites, légèrement sinueuses sur les 


— VA) — 


bords, érès écartlées sur la côte, se réunissant presque sur le bord interne 
ct presque reliées ensemble par une large liture blanche, arrondie infé- 
ricurement, sur la cöle, et une autre, sur la nervure médiane, renfl&e pos- 
térieurement, mais ni l’une ni l’autre ne touchant les lignes. Une autre 
bande blanche oblique à l'extrême base, rejoignant la première ligne 
par une,slric blanche sur la côle ; frange blanche. Dessous brunälre, 
plus pâle à la base, avec les {races des dessins du dessus. 

Ailes inféricures blanchälres, brunies sur la côte et sur les bords. 

Tête blanche; thorax ocracé brunälre, postérieurement blanc. 
Antennes brunâtres, blanches à la base. Palpes longs, blancs, légère- 
ment leinles de brunätre en dessus et vers le sommet. Abdomen 
blanchâtre lavé d’ocrace. Pattes blanches teintées de brunälre à 
l'extrémité. à 

Helenendorf (Transcaucasie, Arménie russe), coll. Romanoff. 


Gen. CERACANTHIA‘, Rag. 


Trompe forte. 5' Antennes un peu aplaties, à peine pubescentes en dessous, 
forlement courbées près de la base, une forte épine dans le sinus au milieu, l’ar- 
ticle basilaire très long. Palpes labiaux ascendants, montant droit au dessus du 
vertex, minces, prismatiques, d’une épaisseur uniforme, le troisième article presque 
aussi long et de la même forme que le deuxième, noir, aigu. Palpes mazæillaires 
petits, squammeux. Ailes supérieures étroites, allongées, à bords presque paral- 
lèles, le bord externe presque vertical, arrondi à l’angle anal; nervures libres 
sauf 8 et 9, celles de la médiane toutes rapprochées. Ailes inférieures triangu- 
laires, l’apex obtus; huit nervures, 7 ct 8 longues, 4 et 5 tigées, 3 et 5 ligees, 
2 près de l’angle; la cellule moyenne. Patles lisses. 

Ce genre se distingue surtout par la forme remarquable des 
antennes dont le sinus forme une ==; l’épine au milieu est {rès 
forte, acérée, et aux deux extrémilés du sinus on voit un pelit renfle- 
ment. Les palpes ont aussi une singulière forme, étant triangulaires, 
l'angle de devant lrès aigu. Le front est lisse. La forme des ailes ct 
leurs dessins rappellent celles du genre Phycita. 


255. ©. Vepreculella, Rag. (Pl. XVII, fig. 6). 


23 mill. - Ailes supérieures d’un jaune grisätre sale, saupoudrées 
de noir par places dans les espaces basilaire et médian et sur les 
nervures, laissant la côte presque entièrement de la couleur du fond. 
Première ligne placée au milieu, presque verticale, formant un pelit 


1. Antennes ayec une épine. 


—= 9 — 


a 


angle rentrant sur la dorsale, pâle, finement lisérée de noir du côté 
externe. Deuxième ligne de la couleur du fond, bordée de noir des deux 
côtés, rapprochée du bord exlerne, bombee au milieu, concave sur les 
plis. Points discoïdaux noirs, obliques. Frange concolore, précédée d’une 
rangée de points noirs. Dessous brun noirâtre, la côte à la base noire, 
des écailles grossières, noires, semées sur le disque. . 

Ailes inférieures brunes, plus foncées sur les nervures, la frange 
un peu plus pâle. Dessous brun, plus pâle sur les bords, les nervures 
saupoudrees d’ecailles grossières brunes. 

Front jaunälre; le derrière de la tête ocracé saupoudré de noir, les 
antennes brunes. Thorax ocracé mêlé de noir, l'abdomen gris ocracé. 
Palpes ocracé blanchâtre sale. 

Un bien frotté provenant de Loja (Ecuador). 


Gen. DARIA1, Rag. 


(Nowv. gen., p. 13.) 


Antennes du ?, de la © très finement pubescentes. Palpes labiaux courts, 
arqués, ne dépassant pas le vertex, le 2° article très squammeux, aplali, élargi, le 
3° article très petit, cylindrique, tronqué abruptement. Palpes. maæillaires invi- 
sibles. L’extremite de l'abdomen garnie d’écailles jaunes sur les bords. Ailes supé- 
rieures courtes, subtriangulaires, avec onze nervures, 4 et 5 convergentes, séparées. 
Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule moyenne; 2 avant l'angle, 3 et 5 
distinctement et brièvement tigées. 


Stemmates distincts, front presque lisse. Le segment anal de la 
® est coupé obliquement, élargi à l’extrémité et garni d’une auréole 
d’ecailles jaunes. Ailes droites sur la côte, obliques et un peu arron- 
dies sur le bord externe; les nervures toutes distinctement séparées, 
sauf 8 et 9 qui sont tigées. Aux inférieures 8 libre, les nervures 2 à 
5 forment un triangle; 2 de l’angle de la cellule, 4 de 5. 

Ce genre, par la disposition des rameaux de la nervure médiane 
aux inférieures, est très rapproché de Fundella ainsi que de Brephia, 
mais dans ce dernier genre 3 et 5 ne sont tigées qu’en apparence. 


256. D. Coenosella, Rag., Nouv. gen., p. 14 (PI. XI, fig. 19). 


24 mill. © Ailes supérieures blanchätres, fortement et également 
saupoudrées de brun noirâtre (ce qui leur donne une couleur gris bru- 
nätre), traversées par deux lignes blanchälres à contours assez indis- 
lincts, bordées dans l'espace médian d’une ligne brun noirätre. La 


1. Du fleuve Sir Daria. 


— 232 — 


première ligne, placée avant le milieu, est un peu oblique, très 
sinueuse, formant vers la base un angle sur la nervure dorsale et un 
aulre sur la nervure médiane: elle est précédée sur le bord interne 
par une bande d’un brun noirätre qui s’arrêle à la nervure médiane. 
Deuxième ligne très sinueuse, renlrant profondément sur les deux plis, 
bombée et denlelde au milieu. Points discoïdaux noirälres, parfois indis- 
linets; un nuage noirälre en dessous s'étendant au bord interne. Frange 
blanche, avec deux filets bruns et précédés d'une rangée de très pelils 
points noirs. 

Ailes inférieures gris-brun foncé, les nervures à peine plus foncées, 
la frange blanche, dessous gris uni. 

La lêle et le thorax blanchâtres saupoudrés de brun noirälre. Pal- 
pes blancs, lavés de brunälre, blanc pur à la base. Antennes blanches 
en dessus, assez dislinctement annelécs de noirâlre, en dessous bru- 
nâtres, finement pubesceules. Abdomen brun jaunätre, la couronne 
anale jaune, le corps en dessous et les pattes blanchälre, finement sau- 
poudré de noir; les larses noirätres anneles de hlanc. | 

Ressemble d’une facon remarquable à la Permixtella Rag. comme 
forme, dessins, forme des palpes el antennes, mais la Permixtella est 
variée d’ocrace, ses ailes inférieures sont d’nn gris noirätre lrès clair, 
et la nervulalion est différente. 

Marghilan, cinq 2, coll. Slaudinger, prises fin mai; une autre, de 
Krasnowodsk, prise 28 mai, ressemble tout à fait à une Permixtella. 


Gen. POLOPEUSTES!, Rag. 


Antennes du  rugueuses, fortement pubescenles, avec des dents indistincles 
dans le sinus près de la base. Palpes labiaux courts, ascendants, un peu obliques, 
acuminés, très hérissés de longs poils par devant, le 3° arlicle court, cylindrique, dis- 
linct. Palpes maæillaires cachés, filiformes, très minces. Trompe lorte. Corps grèle. 
Ailes supérieures subtriangulaires, plus allongées chez le 5'; avec onze nervures, 
2 à 5 parallèles, écartées, 10 de l'angle, libre, 9 tigée sur 8. Ailes inférieures avec 
huit nervures, la cellule moyenne : 8 paraissant ligee, 4 très courte, ligee sur 5; 
3 et 5 longues, paraissant tigées pres de leur naissance; 2 ccartée de l'angle. La 
? est plus pelile que le Jg". 


\ 
L'espèce a beaucoup de rapports avec Catastia, comme forme des 
palpes, mais ceux-ci dans Catastia ne sont pas hérissés de poils. Res- 


semble aussi beaucoup aux genres Asarta et Asarlodes, mais les palpes 
sont bien différents. 


1. Nom propcse par Zeller. 


— 2 — 


257. P. Annulatella, Zett., Ins. Lapp., 997 (teste Wallengren) 
(Rag., Pl. XXI, fig. 16); Altensis, Wocke, Stett. e. Zeit., 1862, p. 39. 


g 24 mill. 9 20 mill. Ailes supérieures noires, saupoudrées irré- 
gulièrement de blanc, les écailles blanches un peu plus denses sur la 
côte dans l’espace basilaire, formant aussi les lignes lransversales, qui 
sont assez dislinctes, surlout chez la ©, obliques, rapprochées sur le 
bord interne; la première ligne droite, un peu convexe poslérieure- 
ment, la deuxième ligne sinueuse, rentrant sur les plis, bordée de noir 
des deux côtés. Sur la côle, une lache discoidale noire, peu dislincle. 
Frange brune. Dessous noirâtre avec la deuxième ligne blanchâtre, 
assez dislincte, se continuant sur les aïles inférieures. 

Ailes inférieures brunälre très clair, les nervures et un double 
liséré marginal, brun; frange blanchätre. 

Tête et thorax noir mélé de blanc; antennes noires; palpes d’un 
noir fortement mêlé de blanc, les poils blancs et noirs. Abdomen brun 
foncé, noir à la base, et saupoudré de blanc. Dessous du corps et les 
paltes brun-noir mêlé de blanchätre. 

La © est plus noire que le ,ses ailes inférieures sont plus foncées. 

Altai, Norvège polaire, Russie sept. et Labrador; en juillet, volant 
dans les prairies au soleil comme une Calastia. 


Gen. CANTHELEA, Walk. 


(Cat. XXXV, 1726.) 


Antennes épaisses, aplaties, légèrement pubescentes, avec un très faible 
sinus près de la base, dans lequel on voit un fin sillon longiludinal rempli d'écailles 
faiblement en relief au sommet du sinus. Palpes labiauæ longs, très recourhés, 
le 2° article élargi au milieu, squammeux par devant, lisse sur les côlés, le 3° ar- 
licle acuminé, assez long, lisse, dépassant le vertex. Pulpes maæillaires longs, 
épais, squammeux, se réunissant sur le front lisse. Corps assez robuste. Ailes supe- 
rieures assez étroites, avec onze nervures, 2 à 5 rapprochees, régulièrement espa- 
cées et parallèles, 8 et 10 parallèles, très rapprochees. Ailes inférieures avec huit 
nervures, la cellule longue, 2 éloignée de l'angle, 3 et 5 paraissant ligées, 4 tigée 
sur 5, 8 paraissant ligée avec 7. Type: Oegnusalis WIk. 


Ailes supérieures lisses, légèrement courbées sur la côte, obliques 
et arrondies sur le bord externe, l’apex arrondi. Inférieures faiblement 
sinueuses sous l’apex. Trompe forte, pattes lisses. 

Les espèces de ce genre ont beaucoup de ressemblance entre elles. 
Elles se distinguent des Nephoptery& par leurs antennes épaisses, sans 
touffe chez le J': 


— 23. — 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Ailes supérieures ocracées, sans slrie costale : 
B. Dessins rouge-rosé; 1" ligne absente, une tache discoïlale 
HAE 0 © oo oo do oo 5.6 a 60e 6 « Vars focale 
BB. Dessins rouge vineux luisant, sans points foncés ou clairs. Oegnusalis. 


BBB. Première ligne indiquée au moins par des points noirs 
ou clairs : 
1. Fond de l'aile ocracé roussâtre, à bandes noirätres, 
plombees; 1" ligne indiquée par des points noirs; une 
Sine disco Vale NOT EN EN ES 0 ae lle 
2. Fond de l'aile ocracé jaunâtre, les bandes rouges ou la- 
vées de noirätre; 1” ligne blanche, interrompue, appuyée 
DEAD CES HOMSMONESL à o 80 42 © 00 à à 0 à 0 à Éd 


AA. Ailes supérieures ocracé rougeätre foncé, les dessins indis- 
Uincts, rougeätres, la côte liseree de blanchâtre. . . . . ZLateritialis. 


258. ©. Oegnusalis, WIk., Cat., XIX, p. 905 (Pyralis); Meyr., Tr. 
Ent. Soc. Lond., 1887, p. 254; Moore, Lep. of Ceylon, III, p. 362 (Rag., 
PI. IX, fig. 11); Gratella, WIk. (Homoeosoma) ; Cat., XXVIL, p. 26, ct XXXV, 
p- 1726-27; Derasella, Swinh., Pr. Z. Soc., 1885, p. 877, pl. LVII, fig. 19. 

a. var. Roseocinctella, Rag. 


19 mill. Ailes supérieures jaunes avec l’espace terminal et des bandes 
transversales rouge vineux luisant, la côte ocracé grisâtre, l’espace basi- 
laire large, traversé, au milieu, par une bande rouge, irrégulière, large, 
élargie sur la nervure dorsale, s’arrondissant au-dessus, suivant ensuite 
le pli discoïdal jusqu’à la base de l’aile. Premiere ligne très indistincte, 
oblique sur la côte, verticale ensuite, inlerrompue, formée de (rois 
taches rouges sur les nervures, celle sur la médiane plus grande que 
les autres. Deuxième ligne, naissant d’une liture coslale noire, large, 
rouge, mal définie, paraissant rentrer profondément sur le pli dis- 
coïdal, dépassant les points discoïdaux (qui paraissent former une 
lunule rouge foncé marquée de noir aux deux extrémités), bombée 
au delà, et se réunissant avec la bande rouge terminale, ménageant 
ainsi un espace triangulaire jaune. Le bord interne vers l'angle anal 
est lavé de rouge. Frange jaune brunätre teintée de rouge à la base. 

Ailes inférieures brun jaunâtre clair, rembrunies sur le bord, la 
côte et sur les nervures, la frange blanchätre avec une ligne brunälre 
près de la base, la base même jaunälre. 

lêle et thorax ocracés tachelés de roussâtre, surtoul la tele; antennes 
brunes; palpes ocracé blanchälre leinles de roussâtre par devant. 
Abdomen jaune ocracé, patles ocracé roussälre. 


— 235 -- 


Se dislingue de Stibiella par l'absence de lignes et points distincts. 
Cette espèce parail très variable; elle est très répandue, se trouvant 
communément en novembre à Ceylan, dans les Indes Or. (Pendjab, 
Lahore), Rangoun (Birm. angl.), Chine (Shanghaï), Sumalra et Auslralie 
(Sydney), Madagascar. 

Nota. Un 5 (coll. Christoph) de Shanghaï est d'un jaune ocracé 
blanchätre avec les dessins d’un rouge rosé, la bande dans l'espace 
basilaire plus foncée que les autres, la première ligne invisible; sur le 
disque on voit une lache ovale, rosée. Celte variété (?) esl si curieuse 
que je crois devoir lui imposer le nom de Roseoeinctella. 


259. ©. Saturatella, Mabille (Myelois), Comples rend. de la Soc. 
ent. Belge, XXIII, p. xxvı (Rag., Pl. XX, fig. 15). 


x 


19 à 21 mill. © Ressemble comme dessins à Oegnusalis, mais le 
fond de l'aile est d’un ocracé roussätre sombre, plus pâle dans l'espace 
médian près du bord interne, et les bandes rouge vineux d’Oegnusalis 
sont remplacées par des bandes d’un noir plombé ou lustré; la premiere 
iigne est oblique et indiquée par un point noir sur chacune des nervu- 
res; sur le disque on voit une slrie transversale noire, un peu penchée 
vers l’angle anal. La frange est brunâtre, précédée d'une rangée de 
points noirs qui n’exislent pas chez Oegnusalis. € 

Ailes infcrieures brunâtres, plus foncées sur les nervures cl sur les 
bords, le liséré lerminal brun, la frange blanchätre, brunie à la base. 

Tele et thorax brun rougeätre mêlé de noirätre. Antennes brunes. 
Palpes ocracé jaunâtre pâle, la base du 3° article, le sommet el la base 
du 2° lavés de noirätre, du côté interne blanc, le 3° article noir. Pat- 
les ocracé brunâtre layvées de noirälre, les tarses noirätres, l'abdomen 
brunätre, 

Cette espèce participe des caracleres d’Oegnusalis et de Stibiella et 
peut n’en êlre que le passage, pourlant elle se trouve dans des pays 
éloignés l’un de l’autre, ayant été prise à Madagascar, Natal et Sumatra. 


260. €. Stibiella, Snell., Tijdsch. v. Ent., 1872, p. 104, pl. VII, 
fig. 7-8 (Rag., Pl. IX, fig. 12); Punctigera, Butler (Trachonitis), Pr. Zool. 
Soc., 1880, p. 688. 


20 à 25 mill. Ailes supérieures ocracé jaunätre, plus päles sur la 
côte et sur le bord interne à la base, lavées de rougeätre et de noirätre 
postérieurement à partir de la tache discoïdale; celle-ci est tranversale, 
d'un blanc d'argent, finement lisérée de rouge du côlé interne. Une 
liture rouge s'étend de la base, le long du pli dorsal, descendant 
obliquement au bord interne où elle forme une grande tache précédant 


— 236 — 


la première ligne. Celle-ci est oblique, droite, d’un blanc d'argent, 
fine, un peu renflée sur les nervures où elle est suivie sur chacune 
d’un pelit point noir. Deuxième ligne très indistincte, rougeätre, fondue 
antérieurement, lisérée de rouge postérieurement, rentrant fortement 
sur le pli discoïdal, paraissant bombée au milicu. L’espace terminal est 
lavé de rougeätre, sauf devant la partie corcave de la deuxième ligne, 
formant une grande lache pâle projetant un angle aigu du côté interne. 
Points marginaux parfois dislincts. Frange jaune sale, teinlée de rou- 
geätre, brun noirâtre à l’angle anal. 

Ailes inferieures blanc jaunälre sale, les nervures brunälre pâle, 
la cöle noirâtre, un liséré marginal, brun noir, ne s'étendant pas à 
l'angle anal; frange jaunâtre sale, une ligne jaune à la base. 

Dessous des supérieures ocracé brunälre, des inférieures jaunâtre 
pâle, ocracé jaunälre vers l’apex, la côte brun noirâtre. 

‘Tête ocracé brunälre pâle avec un lache rougeätre par derrière, le 

thorax ocracé brunälre, le collier lavé de rougeälre des deux côlés, 
l’abdomen jaunâtre. Antennes brunes, pubescenles chez le %'. Palpes 
ocracé blanchälre, le deuxième arlicle avec un large anneau brun au 
milieu et un plus étroit, indislinet, près de l’apex, le troisième artiele 
brun, pâle au milieu. Palles brunes en dessous, les Libias inlerme- 
diaires en dessus et les tibias et fémurs des palles poslérieures ocracé 
grisätre, les tarses noir brun. 

Les exemplaires (dont un figuré) de Célèbes sont plus foncés, d'un 
ocracé brunâtre, lavés de noirälre et de rougeälre poslerieurement, les 
dessins plus confus; la © avec les ailes inférieures brunâtres, un peu 
plus päles à la base, la frange blanchâtre. 

Ceux que je décris, provenant de Bathurst, ont des couleurs bien 
plus vives, claires, rouges, et les dessins sont plus distinets. 

Sumatra, Célèbes, Java (coll. Snellen), Formose, Madagascar, Nalal, 
Accra et Balhurst (Afr. Oc.), coll. Ragonot. 

Une © de Natal dans ma collection est remarquablement grande, 
atleignant 25 mill.; elle ressemble au type de Célèbes. 


261. €. Lateritialis, Wlk. (Eurhodope), Cat., XXVII,p. 74; Moore, 
Lep. Ceyl., IT, p. 362 (Rag., Pl. XXII, fig. 16); Concolorella, WIk., Cat., 
XXXV, p. 1721 (Neph.); Laxalis Swinh., Pr. Z. Soc., 1885, p. 877 (Neph.). 


18 à 19 mill. Ailes supérieures ocrac; roussätre ou roussälres, avec 
des dessins d’un rouge foncé mélé de noirätre, la côte plus ou moins 
largement lisérée de blanc jaunätre. Les dessins sont Ires indistincts, se 
détachant parfois à peine du fond, et affectent la disposition des bandes 
de Oegnusalis, mais la côte en dessous de lastrie pâle esl rouge noirätre 


| 
> 
+ 
{ 
| 


— 237 — 


jusqu’à la base où elle se confond avec la bande dans l'espace basilaire ; 
la première ligne est faiblement indiquée par des taches mal définies, 
et l'extrémité de l’aile est tellement envahie par la couleur foncée que, 
l’espace triangulaire clair esl très réduit, la lache discoïdale invisible. 
La frange est gris brunätre teintee de rougeälre. 

Ailes inférieures jaunälre sale, plus pâle, semi-transparentes, à la 
base, rembrunies sur les bords et sur les nervures, le liséré marginal 
brun, la frange blanchälre, brunätre près de la base. 

Tele, thorax el antennes ocracé roussâtre, les palpes plus jaunes, 
l’abdomen jaune ocracé, les patles ocracé roussâtre. 

Se distingue de ses congénères par ses dessins confus, indislinets 
et la slrie costale pâle. 

Indes Orientales (Ceylan, Calcutta), en décembre, Hasvira (Kolaba 
Dist.) en janvier, et aux Iles Andaman. 


Gen. AMBESA, Grote. 


(North Am. Ent., I, p. ©8.) 


Antennes cylindriques, minces, pubescentes, rarement nues, généralement 
courbées au-dessus de l’artiels basilaire, souvent avec un sillon, avec ou sans denis: 
dans la courbe, plus rarement avec une très courte crête d’écailles sur le bord. 
Palpes labiaux squammeux, un peu aplatis, longs, ascendant droit au-dessus de la 
tête, ou plus courts et un peu courbes, le 3° arlicle variable comme longueur. 
Palpes maæillaires cylindriques, peu visibles. Front lisse. Corps grêle. Aux ailes 
supérieures 10 de la cellule, 4 et 5 écartées. Aites inférieures avec huit nervures, 
2 avant l'angle, & et 5 longuement tigées. 

Type : Laelella. 


Ce sont des Nephopleryx auxquelles il manque une louffe distinele 
d’écailles près de la base des antennes; la nervulation est semblable; 
aux supérieures 10 de la cellule, distinelement écartée de la tige de 8 
et 9 (rapprochée dans Polyptychella), & et 5 écartées, un peu conver- 
gentes, naissant dislinctement de la transversale. Aux inférieures 7 
et 8 longues, parallèles, 8 paraissant ligée mais en réalité séparée; la 
cellule moyenne, 2 avant l’angle, la transversale presque en face de 3 
(Fumosella), ou remontant un peu vers la base de facon que 3 et 5 
paraissent tigées (Ruptifasciella, Walsinghami, ete.); & et 5 longue- 
men! ligees. 

J'avais créé le genre Pristophora pour différentes espèces de l’ancien 
monde en y raltachant deux espèces américaines, mais je crois que 
celles-ci doivent être réunies à Laetella, les espèces américaines se dis- 
linguant par leurs palpes très longs, ascendants, droits, dépassant très 


— 238 — 


sensiblement le vertex, pendant que les vérilables Pristophora ont des 
palpes plus courts el distinetement courbes. 

Je pense qu'il convient de conserver au moins comme sous-genre le 
groupe des Prisiophora, en attendant qu'il soit possible de réunir 
davantage de matériaux. 

Dans le premier groupe (Ambesa), il y a déjà des différences appré- 
ciables entre les espèces. Lallatalis et Niviella ayant les antennes pu- 
bescentes, dentelées, sans la courbe, Lallatalis avec un sillon, Niviella 
sans sillon, alors que Laetella a les antennes nues, courbées, sans 
dents, mais avec un sillon garni de quelques écailles. Niviella a des 
palpes plus courts, un peu obliques, ledeuxième article renflé au sommet, 
le lroisième article très court. 

Le second groupe (Pristophora) a les antennes pubescentes (sauf 
chez Dispergella et Acervella), soit courbées, soit droites, soit dentées, 
soil lisses, sans sillon (sauf chez Florella, qui, en oulre, a une courte 
crêle d’écailles sur le bord). Trois espèces ont une crête d’ecailles en 
relief avant la première ligne des supérieures. 


Genres AMBESA et PRISTOPHORA 
TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Supérieures sans écailles en relief : 
B. Lignes transversales continues : 
G. Lignes transversales blanches, très distinctes : 
D. 1" ligne prolongée sur le pli discoïdal jusqu'à l’extre- 
mité de la cellule; ailes gris noirâtre avec une teinte 
pourpre, la côte largement lavée de blanchâtre. . Walsinghami. 


DD. 1° ligne simplement coudée au milieu : 
1. Ailes gris cendré, lavées de brun rougeälre; sur la 
côte une grande tache brun-rouge bordée en dessous 
d’une ligne noire et d’une ligne blanche sur la mé- 
danea Aa ee non erste Zaetella: 
2. Ailes blanches fortement saupoudrées de brun .noi- 
râtre, les nervures sous-costale et médiane blanches; 


un cerele noir incomplet sur le disque. . . . . . Dispergella. 
3. Ailes ocracé pâle, sans écailles noires, les lignes se 
detachant a peinedufond .........2.. Miidella. 


*DDD. 1" ligne oblique, droite, précédée d’une large bande 
ocracée; 2° ligne très oblique, suivie d'une bande 
ocracée. . UP TETE Discomaculella. 

CG Lignes transversales blanches, fines, peu dislinctes : 

1. Ailes blanches saupoudrées de noir; la 1° ligne obli- 
que sur la côte, verticale ensuite, la 2° oblique, très 
rapprochée du bord, faiblement sinueuse.. . . . . Nigrigranella. 


— 23) — 


2. Ailes gris cendr&, saupoudrees de noirâtre, la 1" ligne 
très oblique, anguleuse sur la dorsale, la 2° ligne 
(RES SNTETSGS 0! © 5 0,0 2 0 0 0 6 8 2 0 0 de Poele 
BB. 1" ligne continue; 2° ligne très indistincte, dentelée. Ailes 
blanches lavees de brunälre, sauf sur la côle; une 
grande tache noire avant la 1®ligne.. . . . . . . MNaiviella. 
*BBB. Les deux lignes interrompues : 


E. Lignes assez distinctes, blanches, bordées de noir, 
largement interrompues sur le pli dorsal; ailes gris 
cendré lavées de brunâtre . , . . . . . . . . . . Ruptifasciella. 


*EE. Lignes très indistinctes et interrompues ; la 1'° in- 
diquée par une ligne blanche anguleuse sur la ner- 
vure dorsale : 


1. Ailes gris cendré, saupoudrées de noir; une tache 
dorsale noire avant la 1" ligne et une tache costale 
après; point discoïdal inférieur seul visible... . . Lallatalis. 


2. Ailes gris brunâtre foncé uni; lignes très indistinctes ; 
points discoïdaux très distincts. . . . . . . . . . ÆFumosella. 


*AA. Aïles supérieures avec une crete d’écailles avant la 1 ligne : 


1. Ailes blanches saupoudrées de fines écailles noires; 
lisnestransversalesindistinctes ;inférieuresblanches. Acervella. 


9. Ailes grises lavées de brun noirätre; lignes trans- 
versales très larges, d'un ocracé rougeätre, ainsi 
qu'une tache dorsalealabase.......... Ælorella. 


3. Ailes ocracées; frange gris brunâtre; lignes trans- 
versales très fines, pâles, lisérées de noirâtre; la 
2° parallele et rapprochée du bord externe . . . . . Exasperata. 


Gen. AMBESA, Grote. 


262. A. Walsinghami, Rag. (Pristophora), North Am. Phye., p. 6 
(Pl. IX, fig. 16); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 142. 


26 mill. 2 Ailes supérieures assez courtes, légèrement arrondies 
sur la côte, élargies au sommet, le bord externe à peine oblique. Ailes 
d’un gris noirätre, fortement lavées de noirälre, avec une légère teinte 
pourpre dans la moilié dorsale; la moitié costale, dans les espaces basilaire 
et médian, blanchätre, striee de noirälre sur les nervures. Les lignes 
transversales très distinctes, blanches, lisérées de noir; la première 
très sinueuse, bordée postérieurement d’une ligne noire très fine, nais- 
sant d’une lache coslale noire, s’éloignant brusquement en arrière, 
formant une érès longue boucle qui s'étend sur la cellule jusqu’à la ner- 
vure transversale, entourant un espace plus blanc que le reste, formant 
ensuite une longue dent aiguë en dessous, puis descendant à angle 


— 210 — 


droit au bord interne. La deuxième ligne est un peu oblique, sinucuse, 
arrondie au milieu. Ligne marginale noire, interrompue, frange gris 
noirâlre. 

Ailes inférieures brunâtre très clair, les nervures brunes, la frange 
concolore, avec deux filets bruns à la base. 

Tete ct thorax gris noirâtre. Palpes très longs, ascendant droit; le 
troisième arlicle long et acuminé, noirälre, ainsi que le sommet du 
deuxième arlicle; le resle blanc mêlé de noir. Abdomen ocracé grisälre ; 
pattes blanches saupoudrées de noir; une tache noire avant l’apex des 
libias, les larses noirätres. 

Californie (Am. sept.). 


263. A. Laetella, Grote, North Am. Ent., I, 1880, p. 98; Hulst, 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 141. (Rag., Pl. X, fig. 8.) 


28 à 31 mill. Ailes supérieures assez allongées, élroites à la base, 
élargies au sommet; le bord externe oblique, un peu sinueux sous 
l’apex, l’angle anal coupé obliquement. Ailes gris cendré, finement sau- 
poudrées de brun rougcälre, et largement lavées de cette couleur le long 
du bord interne, après la deuxième ligne, et plus dislinetement sur la 
côte entre la 1° ligne et les points discoïdaux, où elle s’etend au delà de 
la sous-costale, et est bordée inférieurement par une strie noüre épaisse ; 
le resle de la cellule d'un blanc pur, au-dessous, sur le pli dorsal, 
blanchâtre. Lignes transversales blanches, bien dislinelement lisérées, 
des deux côtés, de fines lignes noires; la première loutelois ne l’est 
pas du côté interne sur la côle, où elle est oblique, presque verlicale 
à partir de la médiane. La deuxième ligne est oblique, rentrant sur les 
plis, arrondie au milieu, bordée postérieurement sur la côte d’une tache 
noire allongée. Points discoïdaux réunis en lunule à l'extrémité de la 
slrie cellulaire noire. Une ligne marginale très noire, un peu inter- 
rompue. Frange gris brunâtre. Dessous gris brunâtre, la deuxième 
ligne faiblement indiquée. 

Ailes inférieures blanc brunälre, légèrement lavées de plus foncé 
sur les nervures, le bord ct la côte. 

Thorax blanc mêlé de noirätre et tacheté de noir, le collier el la 
lêle brun-rouge. Antennes brun rougeâtre, le sillon noir. Abdomen 
gris brunâtre. Palpes longs, squammeux, noirätres; le deuxième arli- 
cle avec des écailles blanches; l’article basilaire gris. Paltes blanches 
saupoudrées de brun-rouge; un anneau brun-rouge foncé avant l’apex 
des tibias; les tarses brun-noir. 

Colorado, Californie (Am. sepl.). 


= al. 


264. A. Lallatalis, Hulst (Neph.), Tr. Am. Ent. Soc., 1885, p. 161, 
1890, p. 142 (Rag. Pl. IX, fig. 3); Denticulella, Rag., North. Am. Phyc., 
p- 6 (Pristophora). 


& 34 mill., © 30 mill. Ailes supérieures allongées, élargies un peu 
au sommet, lécèrement arrondies sur la côle, prolongées à l’apex, très 
obliques sur le bord externe, blanches, fortement saupoudrées de noir et 
légèrement lavées de brunätre foncé. Lignes lransversales indistinctes, 
interrompues; la première indiquée par une sirie costale noire et, sur 
le bord interne sur la nervure dorsale, par une petite ligne courbee, 
blanche, précédée d’une grande tache noire, et lisérée extérieurement 
par une fine ligne noire qui se continue le long du pli dorsal jusqu’à la 
deuxième ligne, entourant un espace ovale allongé, aigu postérieu- 
rement. Deuxième ligne pâle, interrompue sur le pli dorsal, largement 
bordée de noir sur la côte, lisérée du côté interne par une fine ligne 
noire qui forme, sur la partie un peu bombée du milieu, quatre très 
longues dents très distinctes dont la dernière sur le pli se continue 
jusqu’à la 1° ligne. Ligne marginale noire, inlerrompue. Points discoï- 
daux noirs, peu distinels, surtout le supérieur. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris brunälre clair, plus 
foncées sur les nervures, les bords et la côte; la frange concolore avec 
un double filet brun à la base. 

Tête et thorax gris; abdomen gris brunâtre pâle, saupoudré en 
dessus de noirâtre, le segment anal renflé et squammeux en dessus, les 
pinces longues, saillantes. Palpes un peu aplatis, ascendants droits, 
blancs saupoudrés de noir. Antennes gris brunâtre, pubescentes, un 
sillon ct des dents très distinctes dans le sinus. Le dessous du corps et 
les pattes blanc saupoudré de noir, les tarses brunâtres. 

La © est plus foncée, les inférieures sont d’un brunâtre uniforme. 

Colorado (Am. sept.). 


265. A. Niviella, Hulst (Lipographis), Ent. Am., 1888, p. 117, 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 141 (Rag. PI. X, fig. 9). 


29 mill. Ailes allongées, à peine élargies au sommet, la côte droite, 
le bord externe oblique, arrondi. Aïles blanches, légèrement lavées de 
brunälre sur le bord interne, dans la partie dorsale et postérieure de 
l’espace médian, et plus légèrement dans l’espace terminal, les nervures 
indistinctement striées de noir, la côle au delà du milieu saupoudrée de 
noir, l’apex lavé de noir. La première ligne est blanche, bordée exté- 
rieurement d’une ligne noire, oblique jusqu’à la médiane, verticale, 
convexe vers la base, précédée d’une érès large bande noire, naissant 
sur le bord interne, ne dépassant pas la médiane. Deuxième ligne très 

16 


— 249 — 


indistincte, parallèle au bord externe, indiquée par des slries noires 
formant des dentelures sur les nervures. Taches marginales indis- 
tinctes, brun noirâtre. Frange grise. Points discoïdaux presque super- 


posés, noirs. ® 

Ailes inferieures blanc jaunätre sale, semi-transparentes, plus 
foncées sur les nervures; la frange blanche, un liséré brun à la base. 

Tête et thorax blancs, saupoudrés de gris brunälre; le front avec 
une touffe distincte. Palpes blancs, un peu saupoudres de noir, ren- 
flés au sommet du deuxième article, très squammeux, un peu obliques; 
le troisième article très court, noir. Antennes gris brunâtre, pubes- 
centes, courbees; des dents dans le sinus. Abdomen jaune blanchätre 
sale, le segment anal renflé en dessus, les pinces saillantes; en 
dessous l’abdomen est lavé de noir. Pattes blanches, les tarses d'un 
noir mêlé de blanc, les éperons extérieurs noirs. 

Colorado (Am. sept.). Coll. Hulst. 


Sous-gen. PRISTOPHORA!, Rag. 
(Ann. Soc. ent. Fr., 1871, p. 229.) 


Antennes du g' en général pubescentes, courbées à la base, des dents dans 
le sinus. parfois avec un sillon. Palpes courts, courbés. Nervulation de Ambesa. 
Ce sous-genre se distingue de Ambesa, surtout par la forme des palpes. 


Type : Ruptifasciella. 


266. P. Discomaculella, Rag., Now. gen., p. 6 (Susia). (Pl. XIII, 
fig. 2.) 
20 ou 22 mill. Z 2 Ailes supérieures subtriangulaires, prolongées 


à l’apex, presque droites sur la côte, le bord externe très oblique, à 
peine arrondi; elles sont blanchätres, lavées d’ocrace brumätre, sauf à la 
base et sur le disque. Lignes transversales très fines, blanches, continues, 
très obliques, très écartées sur la côte, rapprochées sur le bord interne; 
la première régulièrement mais faiblement convexe postérieurement, 
précédée d’une bande orangée. Deuxième ligne naissant tout près de 
l’apex, un peu coudée près de la côte, rentrant ensuite, un peu concave, 
très obliquement au bord interne. Elle est suivie d'une bande orangée 
striée de noir sur les nervures. Une fine slrie noire, oblique, à l'extré- 
mité de la médiane dans une éclaircie blanche ; une lache ovale, allon- 
gée, brunätre, remplit presque la cellule. Frange ocracée, striée de brun, 
précédée d’une ligne marginale brune. Dessous gris ocracé brunâtre. 


l. Porte-scie. 


— 243 — 


Ailes inférieures semi-transparentes, gris brunâtre clair, lisérées de 
brun, la frange blanche. 

Tête et palpes blancs, les palpes ascendants, un peu obliques, courts; 
le deuxième arlicle plus épais que les autres, le troisième article assez 
court, épais, acuminé. Les palpes maxillaires semblent manquer entiè- 
rement dans les deux sexes. Front arrondi. Antennes du { finement et 
brièvement ciliées, non courbées. Thorax gris ocracé, blanc sur les 
bords. Abdomen ocracé grisätre. Pattes blanchälres. 

La femelle ne diffère du mâle que par ses ailes un peu sis larges, 
plus convexes sur la côte, et par ses antennes. 

Celle espèce varie passablement; dans certains exemplaires l’espace 
médian est fortement lavé de gris brunälre, de façon que les lignes 
transversales sont plus distinctes et sont en outre lisérées de noirätre; 
dans d’autres l’espace médian est presque blanc, et la premiere ligne 
n’est alors indiquée que par la bande orangée qui la borde. 

Elle rappelle la Synoria Antiquella. 

La nervulation varie aux ailes inférieures, la plupart ont les ner- 
vures 4 el 5 tigées, mais deux exemplaires ont la nervure 4 raltachée à 
la médiane et 5 libre : c'est ce qui m'avait engagé à créer pour celte 
espèce le genre Susia. Je ne vois aucune différence dans les exem- 
plaires comme couleur et dessins. ; 

P. Discomaculella se trouve en Syrie, en Égypte, à Mardin (Turquie 
d'Asie) et à Schahkuh (Perse). . 

Plusieurs exemplaires, coll. Christoph, Staudinger, Ragonot. 


267.P. Dispergella, Rag., Ann. Soe. ent. Fr., 1887, p. 229. (Pl.X, 
fig. 10.) 


20 mill. Ailes supérieures un peu arquees à la base, droites ensuite, 
le bord externe oblique et arrondi. Ailes blanches, saupoudrees irregu- 
lierement de noir-brun, surtout sur les plis entre les nervures, laissant 
les nervures médiane et dorsale blanches; lignes lransversales fines, 
blanches, continues; la première oblique sur la côte, verticale ensuite, 
un peu coudée sur la nervure dorsale, finement bordée de noir exté- 
rieurement, précédée sur le bord interne d’une large bande noir-brun 
qui n’atteint que la nervure médiane. Le bord interne à la base est 
saupoudré de noir. Deuxième ligne échancrée sur les plis, formant un 
angle aigu sur le pli dorsal; elle est finement bordée de noir dans 
l’espace médian, plus largement du côté externe. Points marginaux et 
discoidaux distincts; chez le « ces derniers ont une disposition à former 
un cercle; frange grise. 

Ailes inféricures gris brunâtre sale uni, lisérées de brun; frange 
blanche. 


— 9hkk — 


Tête, thorax et palpes blanc saupoudré de noir. Antennes blan- 
ches, distinctement annelées de noir en dessous, à peine pubescentes, 
non courbées ni dentelées. Palpes blanes, lachetés de noirätre. Abdomen 
cris brunätre, en dessous gris saupoudré de noir. Pattes blanches, très 
finement saupoudrées de noir, les tarses noirs annelés de blanc. 

Ressemble un peu à la Bazaria Pempeliella Stgr. et plus encore à la 
Centrometopia Atrisparsella. 

Ordoubad, Askhabad (Arménie), 7 mai, 1% juin. 


268. P. Miridella. Rag. (Pl. XI, fig. 24.) 


16 mill. Ailes supérieures avec la côte presque droite, abaissee 
vers l’apex, obliques, presque droites sur le bord externe, blanches, 
lavées et saupoudrees d’ocrace-brunätre très pâle, plus foncées sur le 
bord interne et à la base, presque blanches sur la côte, traversées par 
deux lignes blanches, non lisérées de couleur foncée, par suite peu 
distinctes; la première est oblique et droite jusqu’au pli dorsal, rentrant 
ensuite en un angle faible sur la nervure dorsale. Deuxième ligne 
parallèle au bord externe, rentrant faiblement sur les plis. Une ligne 
blanche sur le bord même de l’aile; la frange blanche avec une bande 
gris brunätre au milieu, finement lisérée de noir vers la base. Dessous 
ocracé pâle, plus pâle au sommet. 

Ailes inférieures jaune luisant pâle, les poils des nervures à la 
base ocracés, la frange blanche. 

Tele el thorax blancs, très faiblement lavés d’ocrace pâle. Antennes 
blanches, brunes en dessous, pubescenles, non courbées, sans dents. 
Palpes labiaux d’un blanc pur, pressés contre le front; le deuxième 
article un peu aplati et squammeux, dépassant à peine le vertex; le 
troisième article très court, avec une très petite tache brune du côlé 
externe. Palpes maxillaires non visibles. Abdomen blanc ocracé, plus 
ocracé à la base, le segment anal prolongé inferieurement par deux lon- 
gues pinces en forme de proue alténuée à l’extrémité. Pattes blanches. 

Cette espèce, bien distincte, est remarquable par ses dessins et 
couleurs effacés. 

Mardin (anc. Miride) (Turquie d'Asie). Un G! coll. Staudinger. 


269. P. Polyptychella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 229. 
(PL. XVI, fig. 34.) 


d' 24 mill. Ailes supérieures à côte un peu arrondie, à bord externe 
oblique, l’apex assez aigu; d’un gris cendre, saupoudrées de noirätre, à 
peine lavées par places d’ocracé; lignes transversales blanchâtres, fines, 
peu visibles, finement mais indistinctement bordées de noirätre. Pre- 


: 


— 245 — 


mière ligne oblique, rentrant et formant un angle sur la nervure 
dorsale. Deuxième ligne oblique, parallele au bord exlerne, mais pro- 
fondément échancrée sur les plis, un peu dentelée au milieu. Points 
discoïdaux bien marqués, obliques. Liséré terminal peu visible, frange 
blanchälre, traversée par de nombreux filets gris. 

Ailes inférieures gris-brun jaunâlre clair, deux lignes brunes sur 
le bord; la frange blanchâtre. 

Tête blanchätre. Thorax gris mêlé de noir; abdomen gris jaunälre, 
plus jaune à l’apex. Palpcs squammeux, blanchâtre mêlé de brun 
noirâtre. Antennes gris brunälre, faiblement annelées de noirätre, 
pubescentes en dessous, non courbées. Pattes blanchâtres saupoudrées 
de brun foncé. 

La 2 ressemble au , mais ses ailes sont un peu plus courtes, ses 
ailes supérieures sont plus ombrées de noirälre sur le bord interne, 
avant la l'ligne, à l’apex, et obliquement dans l’espace médian ; les lignes 
noires qui bordent les lignes transversales sont plus distinctes; les infé- 
rieures sont d’un gris brunâtre clair uni. Les palpes sont semblables. 

Schahkuh (Perse), 26 juillet. Coll. Christoph et Staudinger. 


270. P. Nigrigranella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1890, cx (Pl. XI, 
fig. 25). 


19 mill. g'2 Ailes supérieures blanches, saupoudrées de noir, lais- 
sant les nervures médiane et dorsale blanches; chez le 5' la côte est 
blanche. Première ligne blanche, large et oblique sur la côte, bordée 
exterieurement de noir, au delà du pli dorsal élroite, verticale, bordée 
de noir des deux côtés. Deuxième ligne très rapprochée du bord externe, 
grise, bombée au milieu, paraissant se continuer le long du pli 
dorsal. Points discoïdaux distincts, l'inférieur allongé, sur la nervure 
blanche. Frange large, blanche à la base, gris brunâtre dans la moitié 
extérieure. Dessous brun noirâtre, la base de la frange bien blanche. 

Alles inférieures blanches lavées de brunätre clair, plus pâles à la 
base, plus foncées sur le bord, celles de la © plus foncées ; frange blan- 
che; dessous blanchâtre sale. 

Tête et thorax gris. Antennes brunes, blanchâtres et annelées de 
noir vers la base. Palpes courts, ascendants, acuminés, blancs, un peu 
saupoudrés de noir. Abdomen gris ocracé, en dessous blanchätre. Corps 
blanc. Pattes blanches, saupoudrées de noir, les larses brunätres. 

Aux supérieures 4 et 5 ainsi que 8 et 10 sont écartées; aux infé- 
rieures 5 est prolongée le long de 3 sans parailre ligée avec elle. Les 
antennes du sont {res faiblement courbées, cylindriques, sans 
caractère particulier. 


— 246 — 


Un 4 et deux 2 prises à Biskra (Algérie) par M. Staudinger, 
en avril. 


271. P. Ruptifaseiella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 229 
(Pl. IX, fig. 5). 


& 24 à 25 mill. © 23 mill. Ailes supérieures un peu arrondies sur 
la côte, presque droites sur le bord externe, fortement arrondies à 
l'angle anal, blanches, plus ou moins lavées de brunätre entre les 
nervures et toujours sur le pli dorsal, coupant ainsi les lignes transver- 
sales et l’espace médian en deux tronçons, dont l’inférieur est ovale, 
allongé, très aigu postérieurement, bordé de blanc et strié de noir. Les 
lignes sont obliques, blanches bordées de noir, plus largement dans 
l'espace médian; la première oblique, irrégulière, bordée de noir exté- 
rieurement dans sa partie coslale et du côté interne dans sa parlie 
dorsale: la deuxième ligne rentre en un long angle aigu sur le pli 
discoidal, projetant trois dents postérieurement jusqu'au pli dorsal, 
où elle se continue en une ligne noire pour rejoindre la première ligne. 
Les nervures dans l’espace médian sont striées de noir. Points discoi- 
daux invisibles. L’extremite de l’aile est saupoudree d’ecailles noires 
formant une ligne noirâtre interrompue, et est bordée d’une fine ligne 
noire; frange gris brunâtre avec plusieurs filets plus foncés. 

Ailes inférieures gris blanchâtre, semi-transparentes, les nervures 
à peine plus foncées, le bord de l’aile brunätre, la frange blanche. 

Tele et Ihorax blanchâtres saupoudrés de noir, l’abdomen noirälre, 
le bord postérieur de chaque anneau et l’extrémité blancs, le dessous 
moins foncé qu’en dessus. Palpes courts, squammeux, aplalis, noirs; 
la base et le sommet du deuxième arlicle blancs, le troisième article 
très petit. Antennes fines, brunes en dessous, blanchälres, annelées de 
brun en dessus, pubescentes et courbées au-dessus de l’article basi- 
laire, avec des dents dans la courbe. Patles blanches lavées de noir 
sauf sur le bord postérieur des articles des tarses. 

La © est semblable au 4, mais plus petite; ses ailes inférieures 
brunälre clair. 

Samarkand, Marghilan (Coll. Staudinger), Askhabad (Arménie), 
Monts Baïne-Tsagane (Mongolie), 22 août (Coll. Romanofi). 


272. P. Fumosella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 229 (Pl. IX, 
fig. 4). 


d 28 mill. 2 22 mill. Ailes supérieures assez étroites à la base, élar- 
gies au sommel; la côte droite, le bord externe très oblique; l’angle apical 
presque aigu, l'angle anal un peu arrondi. Ailes d’un gris cendre, forte- 


— 247 — 


ment lavées de gris brunätre, surtout dans l’espace médian, lequel est en 
outre lraversé obliquement par une ombre noirälre. Lignes transversa- 
les blanchälres, très obliques, la première formant un N; la deuxième 
naissant de l’apex, rapprochée du bord externe, est légèrement arrondie 
au milieu, dentelée, un peu échancrée sur le pli discoïdal, assez indis- 
tincte chez le ', à peine ombrée de noirâtre. Points discoïdaux super- 
posés, gros, noirs, l’inférieur dans un trait blanc en forme de fer de 
lance. Une ligne noire, interrompue, précède la frange qui est d’un gris 
clair, avec trois filets noirâtres. 

Ailes inférieures assez aiguës vers l’apex, gris brunâtre clair, plus 
foncées chez la 2; la frange blanche. 

Tête et thorax gris cendré, l’abdomen gris brunâtre. Les antennes 
sont lrès finement pubescentes, épaissies vers la base, à peine courbées, 
avec trois dents noirätres dans la courbe, gris cendré, brunes au-dessus 
de la base. Palpes cylindriques, ascendants, à peine courbés, dépassant 
le vertex; le deuxième article très long; le troisième très court, plus 
long chez la ©. Ils sont d’un gris noirâtre, blancs au sommet de chaque 
arlicle et du côté interne. Paltes grises, les tarses noirälres annelés de 
blanc; l’abdomen et corps blanchätre, le segment anal jaunätre. 

Samarkand. Coll. Staudinger. 


273. P. Acervella, Ersch. (Alispa), Reis in Turkestan, p. 90, 
planche V, fig. 94 (Rag. PI. X, fig. 11). 


17 à 20 mill. Ailes supérieures avec la côte un peu arrondie, obli- 
ques et arrondies à l’angle anal; blanches, saupoudrées d’écailles noires 
d'une facon régulière, mais clairsemées; lignes transversales blanches, 
peu visibles, lisérées indistinelement de noir; la première assez épaisse, 
très oblique jusqu’au pli dorsal, formant un angle vers la base sur la 
nervure dorsale, et précédée d’une ligne oblique, droite, assez épaisse, 
d’ecailles noires en relief. Deuxième ligne profondément échancrée sur 
les plis, anguleuse et dentelée au milieu, plus finement bordée de noir 
que la première. Une ligne noire, interrompue, à la base de la frange, 
qui est d’un gris pâle. Points discoidaux noirs, souvent indistinets. 

Ailes inférieures d’un blanc un peu jaunätre, légèrement brunies 
sur les bords, où elles sont lisérées de brun; la frange est blanche. 
La © a les ailes un peu enfumees. 

Tête, thorax et palpes blancs saupoudrés de noir, l'abdomen sem- 
blable, mais les écailles noires ont une tendance à former des bandes 
transversales. Antennes simples, blanchâtres, indistinctement annelées 
de brun. Dessous du corps et les pattes blanc saupoudré de brunälre 
d’une facon plus irrégulière. 


— 248 — 


Deux 2 2 coll. Romanoff, prises le 16 mai à Askhabad, sont plus 
petites (17 mill.), plus pâles; la première ligne blanche, lisérée de noir 
des deux côtés, et précédée de la ligne d’ecailles noires en relief. 

Turkeslan (Kizil-Kum, Askhabad}, en avril et mai. 


274. 'P. Florella, Mn., Wien. Monais., 1862, p. 391, pl. IL, fig. 10 
(Rag., Pl. XI, fig. 23); Chiclanensis, Stgr. (Myelois), Berl. e. Z., 1870, 
p- 205, Hor. ent. Ross., XV, p. 34. 


23 mill. J Ailes supérieures assez allongées, la côte très légère- 
ment courbée, le bord externe oblique, arrondi à l’angle anal; de cou- 
leur brun noirätre, lavé de blanc par places, soit sur la moitié basilaire 
des nervures dorsale et médiane, sur la nervure sous-costale et ses 
rameaux en entier, avant la frange, sauf à l’angle anal, et dans l’espace 
médian après la deuxième ligne au milieu. Parfois les ailes sont plus 
également lavées de blanc, ce qui leur donne une teinte grise, à travers 
de laquelle une ombre foncée descend obliquement de l’apex. Elles sont 
traversées par deux lignes ou bandes ocracé rougeätre, et par une 
grande tache de même couleur à la base de l'aile, n’alteignant pas la 
côte, arrondie exterieurement, et s'étendant obliquement sur le bord 
interne tout près de la première ligne. Celle-ci, placée au premier 
quart, est convexe postérieurement, non sinueuse, finement bordée de 
noir de chaque côté, et renferme sur son bord interne de grandes 
écailles en relief mi-blanchâlres, mi-noires. La deuxième ligne est 
sinueuse, presque parallèle au bord externe, dont elle est assez rap- 
prochée; elle est finement bordée de noir dans l’espace médian; la 
frange est d’un gris brunâtre. Points discoïdaux très distincts, super- 
posés, l’inférieur strigiforme, oblique. Dessous gris brunâtre, une fine 
ligne brune, sinueuse, à la place de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures brunâtre clair, plus päles vers la base, plus foncées 
sur le bord; frange brunätre clair, blanchâtre à l’extrémité. 

Tête gris brunâtre, blanchâtre par devant, sans touffe frontale. 
Antennes brunes, finement pubescentes, un peu courbées à la base, 
avec un sillon longitudinal dans le sinus; on voit à peine quelques 
écailles comprimées sur les bords du sillon. Palpes recourbés, un peu 
obliques, Dlanchälre mêlé de noirälre; le deuxième article dépassant 
un peu le verlex, squammeux; troisième article distinct, aigu, élargi à 
sa base. Palpes maxillaires très petits. Thorax grêle, gris noirâtre mêlé 
d’ocrace, abdomen très mince, gris brunâtre, fortement saupoudre 
d’ecailles noires en dessous. Pattes blanchätres, très forlement sau- 
poudrées de noir; tarses bruns, annelés de blanc. 

Cette espèce ressemble beaucoup à la Brephia Compositella et à la 


— 249 — 


Sal. Brephiella, mais, en outre des caractères génériques, elle s’en 
distingue par la largeur de ses lignes transversales (particulièrement 
la première ligne, oblique, arrondie, non sinueuse) ainsi que par la 
disposition des points discoïdaux. 

Brousse (juin), Beyrouth, Chiclana (Andalousie), fin mai, Philippe- 
ville (Algérie). Coll. Staudinger. 


275. P. Exasperata, Stor. (Myelois) Hor. ent. Ross., XV, p. 217 
(59). (Rag. Pl. IX, fig. 8.) 


g 25 mill. Ailes supérieures assez allongées, droiles sur la côte, 
obliques, droites sur le bord externe; de couleur ocracé, indistinctement 
et finement brunies sur la côte, traversées par deux fines lignes un peu 
plus päles que le fond, indislinetement lisérées de noirätre dans l’espace 
médian. La première ligne, placée au milieu de l’aile, est oblique sur la 
côle, et descend droit sur le bord interne à partir de la nervure sous- 
costale ; elle est précédée d’une étroite bande ocracée, au milieu de laquelle, 
sur les nervures médiane et dorsale, se trouvent deux petites faches 
noires formées d'écailles en relief. Deuxième ligne (rès rapprochée et 
parallèle au bord externe, droile, oblique sur la côte à partir de la sous- 
costale. L’extremite de l'aile forme une étroite bande ocracée suivie par 
une large frange foncée, formée d’écailles brunes, marquée pres de son 
extrémité d’une ligne brun foncé. Points discoïdaux superposés, paral- 
lèles et rapprochées de la première ligne, bien distincts. Dessous brun 
noirâtre clair, l’extrémité de l’aile ayant une bande claire dans laquelle, 
sur la côte, se délache un point noirälre; frange noirâtre. 

Ailes inférieures gris brunâtre uni, bordees de deux fines lignes 
brunes, la frange blanche; dessous semblables. 

Tête ocracé clair, la touffe frontale obtuse, blanchâlre. Palpes 
squammeux; les premier et deuxième articles blancs, le deuxième un peu 
tachele de noir par devant et par derrière au sommet; troisième article 
noir, assez long, plus étroit que le deuxième, à écailles comprimées. 
Palpes maxillaires invisibles. Antennes brunes, fines, légèrement pubes- 
centes, avec un pelit sinus près de la base dans lequel les articles projel- 
tent (rois dents. Thorax ocrace clair, le collier alternativement blanchâtre 
et noir par la présence de petiles taches noires, visibles surtout sous la 
tête. Abdomen grêle, gris brunälre clair; dessous plus foncé. Corps blanc 
en dessous. Pattes gris brunâtre, les tarses annelés de blanchälre. 

Une © prise à Kasikoparan, dans ma collection, doit êlre rapportée 
à l’Exasperata Stgr., mais chez elle la nervure médiane des inférieures 
est trifide, la nervure 4 n’exislanl pas, autrement elle est semblable 
comme dessins au Ç/. Elle s’en distingue par sa taille bien plus petite 


— 250 — 


(20 mill.), son apparence plus robuste, sa couleur plus foncée, les 
lignes distinctement bordées de noir des deux côtés, les taches noires 
de la première ligne plus fortes; la côte et le bord interne dans l’espace 
basilaire sont lavés de noirätre. Les ailes inférieures sont d’un brun 
noirâtre, uni, la frange plus claire. Le dessous des quatre ailes est 
d’un brun noirâtre uni. L’abdomen en dessus et en dessous est bru- 
nâtre saupoudre d’ecaille noires. Pour le reste elle ressemble au J'. 

Un exemplaire coll. Staudinger, provenant d’Amasie méridionale, 
pris le 20 juillet; d’autres de Césarée de Cappadoce, coll. de Joannis; 
une © de Kasikoparan (Arménie russe), coll. Möschler. 


Gen. DIATOMOCERA:, Rag. 


Antennes avec une échancrure large et profonde ala base, l’article basilaire 
très large. Palpes labiaux minces, recourbes. Palpes maæillaires filiformes. Ailes 
supérieures avec onze nervures: 8 et 9 tigées, 10 de la cellule, 4 et 5 plus ou moins 
distinctement tigées. Aux ailes inférieures huit nervures, la cellule courte, 8 pres- 
que imperceptible, tigée sur 7; 3 de l’angle,4 et 5 plus ou moins longuement tigees. 


Antennes élargies par la pubescence, plus épaisses à la base, légère- 
ment courbées au-dessus de l’article basilaire. Front lisse. Ailes supé- 
rieures étroites à la base, élargies au sommet, les nervures très appa- 
rentes; un repli coslal à la base. Aïles inférieures lriangulaires, très 
aiguës à l’apex, avec des taches diaphanes dans la cellule entre les 
nervures 2 et 3 à la base; 8 naissant à l'extrémité de 7; 4 manque 
parfois. 

Aspect d’une Ephestia ou Myelois. Zeller considéra l’unique espèce 
comme une Homoeosoma, à cause des antennes, parce qu'il ne remar- 
qua pas que la nervure 9 aux supérieures existait. 


276. D. Tenebricosa, Zeller (Homoeosoma), Hor. ent. Ross., XNI, 
p- 242 (89), pl. XI, fig. 46, a, b. 


16 à 18 mill. Ailes supérieures un/peu iransparentes, grises, lav&es 
de brun rougeâtre entre les nervures; celles-ci érès apparentes, indi- 
quées par des lignes noires interrompues. Trois points noirs espacés au 
premier tiers de l’aile indiquent la premiere ligne ; la deuxième, plus 
distincte, est blanchätre, très rapprochée du bord externe, formant un 
angle sur les nervures 4 et 5. L’extr&me base de l’aile est noirâtre; la 
frange est grise précédée de points noirs indistinets. Points discoidaux 
obliques, petits, noirs; dessous gris noirälre, les nervures plus foncées. 

Ailes inférieures gris noirätre, transparentes, lisérées et ombrées 


1. Article échancré. 


— 251 — 


de noirätre sur les bords; la frange concolore, des taches diaphanes à 
la base. Dessous gris luisant, la cöle lavee d’ocrace. 

Tête et thorax brun grisâtre, l'extrémité des plerygodes noirälre. 
Palpes noirätres au milieu, l'extrémité blanchätre; les antennes brun 
rougeätre clair; l'abdomen brun jaunâtre, l’anus avec de longs poils 
jaunes. Dessous du corps et les pattes brun rougeätre clair. 

Honda (Colombie). Plusieurs exemplaires coll. Zeller, dont un pris 
le soir du 13 avril sur du poisson à moitié pourri. 


Gen. COPTARTHRIHIA !, Ras. 


Antennes du ! pubescentes ; l'article basilaire assez gros et long; le 2° article 
extraordinairement long, lisse, échancré et denté du côté interne. Palpes labiaux 
courts, minces, ascendants, recourbés, pressés contre la face, ne dépassant pas le 
vertex ; le 3° article court, acuminé. Palpes maæxillaires invisibles. Corps grele; 
l'abdomen avec une touffe de poils à l’apex et une autre de chaque côté près de 
l'apex. Ailes supérieures assez étroites, avec onze nervures; 4 et 5 ainsi que 8 et 
9 tigees; 10 libre. Aux ailes inférieures, huit nervures, la cellule courte, 8 tigée 
sur 7, très courte et indistincte; 3 et 5 paraissant tigees; 4 et 5 tigées; 2 éloignée 
de l'angle. 


Les antennes sont remarquables par la forme du deuxième article; 
le premier est long, assez gros, mais le deuxième article est deux fois 
aussi long, et près de son sommet, du côté interne, on voit une petite 
échancrure dont le bord supérieur se prolonge en une dent aiguë. 
Stemmates et trompe distinels. Ailes supérieures assez étroites, peu 
élargies au sommet, lésèrement sinueuses sur le bord externe; ailes 
inférieures triangulaires, acuminées au sommet; les nervures 3 et 5 
semblent tigées à leur naissance. 

Il est surprenant que Zeller ait cru devoir placer l’insecte à côté 
de sa Postica, qui est une Nephopteryæ. 


277. ©. Dasypyga, Zell. (Myelois), Hor. ent. Ross., XNI, p. 215 (62), 
pl. XII, fig. 29, a, b (Rag. IX, fig. 21). 


16 mill.  Aïles supérieures gris brunätre mêlé de jaunälre sur le 
bord interne; les rameaux de la nervure médiane stries de noir; lignes 
transversales fines, pâles, lisérées finement de noir dans l’espace mc- 
dian et, de l’autre côlé, d'une ligne brune; la première est placée au 
milieu et est verticale, faiblement bordée de brun du côté inlerne, sauf 
dans sa partie dorsale. Deuxième ligne très près du bord externe, ver- 


1, Article entaille, 


— 252 — 


ticale jusqu’à la nervure 4, descendant ensuite obliquement, parallèle 
au bord externe; sa bordure brune s’épaissit sur la côte. Sur le disque 
on voit une fache réniforme jaune cerelée de noir. La frange est grise, 
précédée d'une série de courtes stries noires. 

Ailes inférieures gris blanchâtre, brunies sur le bord, presque 
transparentes; frange blanche. 

Tête et thorax gris brunâtre ; palpes gris ocracé; antennes brunes; 
l’abdomen gris ocracé, les touffes latérales de poils jaunes. Pattes 
grises, les larses annelés de blanc, les libias avec une ligne noire. 

Honda (Colombie). Un &! dans la coll. de Zeller, pris par Petersen. 


Gen. CEUTHOLOPHA, Zeller. 
(Stett. e. Zeit., 1867, p. 375.) 


Antennes nues, filiformes, avec une très petite touffe d’ecailles concolores dans 
le sinus à la base. Palpes labiaux courts, minces, recourbés, l’apex assez aigu; 
palpes maæillatres filiformes. Ailes allongées, étroites; aux supérieures, onze ner 
vures; 8 et 9 tigées, 4 et 5 séparées, courbées, d’un point; aux inférieures, huit 
nervures, la cellule très courte, la transversale droite, entre 2 et 3; 3 et 5 brieve- 
ment tigées; une strie d’un noir intense, formée de longues écailles en relief, à la 
base sur la nervure 1 b. Type : Zsidis. 


Ailes supérieures à bords presque parallèles, à peine sinueuses sur 
le bord externe, au-dessous, avec un paquet de longues écailles à la 
base sur le pli dorsal; 10 de la cellule, 4 et 5 de l’angle, 3 près de 
l’angle. Trompe et stemmates (rès distincts. 

Ce genre ressemble par ses ailes allongées et étroites, ses palpes, 
la longueur des nervures des inférieures, la brièveté de la cellule, au 
genre Phycita; mais la louffe d’écailles des antennes est bien plus petite, 
la nervure transversale aux inférieures est droite et non courbée, elle 
n'est pas en face de 3. 


278. ©. Isidis, Zell., Stett. e. Zeit., 1867, p. 375; Stainton, Trans. 
Ent. Soc. Lond., 1867, p. 464, p. XXIV, fie. 6. 


20 mill. Ailes supérieures d’un brun grisätre mélangé de rou- 
geâtre et de blanchätre, ou bien grises saupoudrées de noir, surtout 
dans l’espace médian, lavées de rouge brunâtre postérieurement, tra- 
versées par deux lignes pâles : la première au milieu, droite, rentrant 
sur le pli dorsal, précédée d’une bande d’un brun rougeälre, large sur 
le bord interne, où l’on voit une tache noire, ronde, sur le pli dorsal, 
suivie d’une ligne foncée. La deuxième ligne est presque droite et 


— 253 — 


placée très pres du bord externe, dont elle est parallele; elle est pré- 
cédée par une ligne noirätre, et suivie d’une ligne rougeätre, finement 
lisérée de noirâtre; la frange, plus claire, est divisée par des filets 
foncés, et est précédée par une rangée de points noirs bien marqués. 
Une tache noirälre indislinete sur la côte à l’apex; poinls discoidaux 
invisibles. Le dessous est d'un jaune ocracé uni, mais près de la base, 
sur le pli dorsal, se trouve une grande tache noire formée de longues 
écailles noires en relief, disposées longitudinalement. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, brunies sur les bords, 
la sirie d’écailles noires à la base sur le bord abdominal très distincte; 
frange blanche; au-dessous les ailes sont d’un blanc jaunälre uni. 

La lête. le thorax et l’abdomen brun grisâtre, l'abdomen plus pâle. 
Antennes brun jaunâtre; les palpes gris noirätre. 

Manfalüt (Égypte), un 4‘; Karachi (Indes Or.). Janvier, mai. 


279. ©. Petalocosma, Meyr., Proc. L. Soc. N. S. Wales, NII, 
p- 169 (Hypophana). 


16 mill. Ailes supérieures très étroites à la base, la côte droite, 
arrondie postérieurement, le bord externe assez fortement arrondi, non 
oblique; d’un gris pâle, légèrement feintées de brunätre, avec quelques 
écailles noirätres semées irrégulièrement; Ir ligne irrégulière, noi- 
rälre, mince, légèrement convexe du côté externe, précédée à quelque 
distance par une lache noirätre, transversale, n’atteignant pas les bords; 
2e ligne mince, noirâlre, nuageuse, rentrant sur le pli discoïdal, arron- 
die au milieu, suivie de près par une ligne semblable, mais plus indis- 
tincte. Ligne marginale noirälre; la frange gris pâle avec des rangées 
de points noirâtres. Point discoïdal inférieur seul visible, mal défini; 
une autre tache noirätre près du bord interne, un peu au delà du milieu. 

Ailes inférieures gris blanchälre, transparentes, le bord externe plus 
foncé; une courte strie d’ecailles noires et épaisses à la base au-dessous 
du milieu de l’aile; la frange gris blanchâtre, un filet gris à la base. 

La tête et le thorax d’un gris pâle un peu mêlé de blanc; palpes 
gris, blanchätres à la base; le 3° article, et une bande subapicale sur le 
2° article, noirâtre. Antennes grises, l'abdomen gris blanchätre. Pattes 
gris blanchätres. De la naissance des ailes en dessous s'étend de 
chaque côté une large plaque expansible, prismatique et irisée, formée 
d’ecailles oblongues, imbriquées, derrière lesquelles il y a une touffe 
de poils jaunâtres reposant sur une tache d’un noir profond formée 
d’ecailles plates imbriquées. Une tache linéaire d’écailles noires s'étend 
le long du pli dorsal à la base des ailes supérieures en dessous. 

Je n’ai pas vu l'unique g!, mais, d’après une esquisse de la nervu- 


— 25k — 


lation obligeamment communiquée par M. Meyrick, la nervure {rans- 
versale des aïles inférieures chez Pelalocosma serait courbée et non 
droite comme chez Isidis. Le genre Hypophana Meyr. ne repose sur 
aucune base sérieuse ; Euraphellu étant une Cryptoblabes, Infusella une 
Nephopteryx, et Petulocosma, qui serait le type du genre, est évidem- 
ment une Ceutholopha. 

Sydney (Australie); un 5 pris en oclobre. Coll. Meyrick. 


Gen. NEPHOPTER Y X (Hb.), Zeller. 


(Isis, 1839; Tlascala, pars., Hulst.) 


Front bombe, squammeux. Trompe forte. Antennes variables, mais toujours 
avec une touffe d’écailles dans un sinus à la base de la tige. Palpes labiaux ascen- 
dants, squammeux, acuminés. Palpes maæillaires petits, squammeux au sommet, 
jamais en aigrette. Corps moyen. Patles lisses, les tibias parfois un peu squam- 
meux. Ailes supérieures mdyennes, subtriangulaires, un peu allongées, la côte 
droite ou un peu courbée, le bord externe oblique et arrondi; onze nervures : 8 et 
9 tigées, 10 ordinairement de la cellule, rapprochée de 9, 4 et 5 séparées, quelque- 
fois très rapprochées à leur naissance ou tigées, jamais en face de la médiane. 
Ailes inférieures amples, triangulaires, arrondies sur le bord externe, à peine 
sinueuses sous l’apex, l’apex parfois assez aigu; avec huit nervures, la cellule 
moyenne, 7 et 8 très rapprochées, 4 et 5 tigées, 3 ordinairement rapprochée de 
leur tige, parfois de l'angle. — Type : Rhenella. 


Les antennes varient beaucoup comme forme de tige, souvent 
cylindriques, pubescentes en dessous, souvent aplaties et nues (Alpi- 
genella), quelquefois serraliformes, pubescentes (Serraticornella), ou 
crénelées (Coenulentella, Gregella); les créneaux s’allongent beaucoup 
chez Gregella, pendant que Plumigerella a des antennes longuement 
pectinées-ciliées d’un côté; l’article basilaire n’a aucun caraclere. Le 
sinus à la base de la tige est faible dans les espèces où la touffe 
d’ecailles est petile, notamment chez celles où la tige est aplatie (comme 
Scobiella, Signella, Alpigenella, ete.), mais chez Gregella, Serraticornella, 
Carteri, ete., le sinus est profond, la touffe d’ecailles étant bien deve- 
loppee. Chez Plumigerella, Rhenella el Reductella, la touffe est compacte 
pendant que chez @regella, Serraticornella, Concineratella elle est lar- 
gement ouverte en dessus; dans la plupart des autres espèces la 
touffe porte un étroit sillon longiludinal. 

Les palpes labiaux sont toujours ascendants, souvent courbés, 
mais parfois droits et un peu obliques (Gregella). Ils sont ires variables 
comme longueur et comme forme; ordinairement ne dépassant pas le 
vertex, mais chez Alpigenella, Imperialella, Ovalis, ele., ils le dépas- 
sent sensiblement. Très gros et squammeux chez Gregella avec l’article 


— 255 — 


terminal court et épais, chez Alpigenella, etc. ils sont relativement 
minces, avec le 3° article long; ils sont aplalis latéralement, minces par 
devant, et n’ont pas de sillon pour contenir les palpes maxillaires. Ces 
derniers sont peu visibles, étant cachés par les palpes labiaux, et leur 
extrémité est dilatée en une touffe d’écailles plales plus ou moins épa- 
nouie et souvent appliquée contre la face. 

Basilaris, Zell., a été placée à tort par Zeller dans le genre Nepho- 
pterya, car les palpes labiaux ressemblent à ceux de Salebria et 
les palpes maxillaires sont en forme d’une mince aigrelle logée dans 
un étroit sillon sur le bord interne des palpes labiaux comme chez 
Salebria Pudibundella, Rag. Ges deux espèces se distinguent des autres 
Salebria par la petitesse de l’aigrette et le sillon peu profond qui leur 
sert de logement. 

Les palpes labiaux et maxillaires de la © sont semblables à ceux 
du 5, mais les antennes ont la tige cylindrique. 

La nervulation varie passablement : aux supérieures il y a lou- 
jours onze nervures, dont 8 et 9 tigées; rarement 10 naît de leur tige, 
mais elle est souvent presque accolee; 4 et 5 sont divergentes, parfois 
très rapprochées, paraissant ligees; dans quelques espèces elles le sont 
absolument; elles ne sont jamais en ligne avec la médiane; la cel- 
lule est de moyenne longueur. Les ailes inférieures ont huit nervures, 
la cellule est moyenne, la nervure 8 très rapprochée de 7, paraissant 
tigée avec elle; 6 et 7 sont distinctement tigées de l’angle supérieur de 
la cellule ; 4 et 5 sont plus ou moins longuement tigées de la cellule, 
souvent leur tige naît directement de l’angle de la cellule, touchant 
3 à un point, mais très souvent 3 et 5 courent parallèlement, presque 
accolées, paraissant sur une tige; on voit des passages fréquents entre 
ces deux disposilions ; dans le premier cas la nervure 2 est éloignée 
de l’angle, dans le deuxième elle en est rapprochée. Le thorax en des- 
sous est revêlu de longues et larges écailles plates, mais l’aigrette de 
poils est moins distincle que chez Phycita. 

Les Nephopteryx se distinguent facilement des Salebria dans le 

- sexe g’ par la forme des palpes labiaux et maxillaires, mais il est pour 
ainsi dire impossible de dislinguer les © des Nephopteryx de celles des 
Salebria. M. Hulst a voulu séparer des Nephopteryx à ailes lisses les 
espèces ayant des écailles en relief pour lesquelles il crée le genre 
Tlascala; mais je ne puis adopter sa manière de voir, car les écailles en 
relief ne consliluent pas un caractère générique. 

Le genre Nephopleryx de von Heinemann est mal établi, car il 
comprend les Nephopteryx propres, les Phycita, Brephia, Selagia et 

 Metriostola. M. Snellen suit von Heinemann, mais il comprend en outre 
dans son genre Nephopteryx les Salebria. 


— 256 — 


Les espèces suivantes, décrites comme des Nephoptery&, ne sont 


pas même des Phycites : 


Acisalis, Wik., Cat. XXVIT, p. 66. 
Canalis, WIk., Cat. XXXV, p. 1717 (une Pyralile). 


Creperalis, Swinh. P. Z. S., 1885, p. 877, pl. LVII, fig 


Demptella, Wlk., Cat. XXXV, p. 1721. 

Favilliferella, NIk., id. p. 1719. 

Intractella, WIk., Cat. XXVII, p. 55 (une Pyralile). 
Maoriella, Wlk., Cat. XXXV, p. 1720 (une Scoparia). 
Rubiginalis, WIk., XXVII, p. 62 (une Pyralite). 


. 20 (Pyralile). 


Seminivella, WIk., Cat. XXXV, p. 1717 (une Pyralite). 


Spoliala, Wlk., Cat. XXVII, p. 63 (une Noctuélite). 
Subcanalis, WIk. (une Epipaschiinae). 

Subditella, WIk., Cat. XXXV, p. 1720 (une Scoparia). 
Suffuscalis, Swinh., P. Z. S. p. 460 (une Herminide). 


Variella, NIk., Cat. XXXV, p. 1718 (une Scirpophaga. 


TABLEAU DES ESPECES 


A. 4 et 5 aux supérieures séparées, 10 de la cellule : 


B. Inferieures avec la nervure touchant 3 à un point, s’ecartant 
ensuite distinctement : 


C. Thorax de la couleur des ailes supérieures, celles-ci lisses : 

D. Espace basilaire de la couleur du fond, non plus pâle : 
E. Supérieures brunes ou gris brunâtre : 

F. Antennes du fortement pectinées ou crénelées : 


G. Supérieures brunes, les lignes transversales pa- 
rallèles, presque droites, les inférieures blan- 
ches, transparentes, la frange brunâtre; an- 
tennes longuement pectinées. . . . . . . . 


*GG. Supérieures brunâtres, les lignes obliques, si- 
nueuses; ailes inférieures et antennes va- 
riables : 


H. Antennes du « longuement crénelées-pubes- 
centes; supérieures gris brunâtre, les lignes 
peu distinctes : 

1. Supérieures gris brunâtre pâle, sans écailles 
foncées, dessins presque obliteres; inférieures 
blanchätres; antennes en dents de scie.. . . 

2. Supérieures gris brunâtre foncé, fortement 
saupoudrées de brun, les dessins bien mar- 
qués ; les inférieures teintées de brunâtre; les 
antennes longuement crénelées. . . . . . . 


Plumigerella. 


Serraticornella 


Gregella. 


— 257 — 


*HH. Antennes du 5‘ lisses, pubescentes en dessous : 
I. Lignes transversales distinctes : 


J. Première ligne presque verticale, lignes très min- 
ces, pas de strie sur la médiane : 


1. Lignes à peine plus pâles que le fond, inter- 


COMDUCS EEE TE NN DA non et eue & Concineratella. 
2. Lignes blanches, continues, l'espace basilaire plus 
OnCERQUENERTES EE EE . . . d Obscuribasella. 


*JJ. Première ligne très prolongée obliquement vers 
la base sur la côte, lignes larges, blanches, une 


large strie blanche sur la médiane. . . . . . . . Gengisella. 
*II. Lignes transversales oblitérées, ailes gris brunälre, 
la côte et les nervures plus grises. . . . . . . . Scobiella. 


BE. Ailes d'un blanc d'os mêlé d’ocracé; points discoïdaux très 


STands SEMI-OYAlES NN TN Imperialella. 


*EEE. Ailes grises, plus ou moins foncées : 


K. Thorax ocracé rougeätre; ailes gris d'argent, les bordures 
des lignes et le bord interne brun rougeätre. . . Pergratialis. 
*KK. Thorax de la couleur des ailes : 


L. Supérieures grises, les lignes très écarttes sur la côte, 
obliques; la 1” ligne droite, suivie d'une tache 
triangulaire noire sur la côte. . . . . . , . . . Rhyparella. 
LL. Lignes plus rapprochées, la 1'° ligne projetant un angle 
sur la médiane et sur la dorsale : 
M. Supérieures gris bleuâtre foncé : ; 
1. Point discoïdal inférieur dans une tache blanche 
lancéolée; une tache dorsale ocracée avant la pre- 
HNÈTE EME: © © 0 © 0 0 à Eee Furfurella. 
2. Ailes d’un gris bleuätre uni.. . . . . . . . . . Rhypodella. 
MM. Ailes gris cendré, la 1" ligne précédée d'une large 
bande ocracée entrecoupée de noir : 
1. Ailes d’un gris assez foncé . . . . . . . . . . . Ovalis. 


2. Ailes d’un gris presque blanc. . . . . . . Var. Geminipunctella 
*MMM. Ailes gris-noir : 
N. 2: ligne presque verticale, les points discoïdaux se 
détachant simplement du fond : 
0. Les parties foncées de l’aile avec une teinte brun 


rougeâtre obscure, la 2° ligne rentrant fortement 
sur les plis : 


1. La couleur grise domine; une tache ocracée sur 
le pli dans la bande foncée, indistincte avant la 
elle. 470 0 0 0 0 9 6 0 5e 8 0 0 0 0 + las 

2, Ailes fortement teintées de noir, sans tache ocra- 
cée; points discoïdaux bien marqués; inférieures 
IA NOMS. 2/00 0.0.0.0 00 0 u oo 0 oo Hypochalciella. 


17 


— 958 — 


*00. Ailes sans traces de couleur brun rougeätre, 
presque noires ; la 2° ligne presque droite, dente- 

lée au milieu, rapprochée du bord externe. . . 
*NN. 2° ligne très oblique, sinueuse; le point discoidal 
inférieur dans une strie blanche en fer de lance; 

' ANS ann SItOn Ce ee 
*LLL. Lignes transversales très rapprochées; ailes d’un gris 
sale, l’espace médian noirâtre, avec une lunule 
discoidalesernise SM Er 
*DD. Ailes tres etroites, a bord externe tres oblique, ocrace 
roussätre sale, l’espace basilaire tres large, plus 
päle; une tache dorsale ferrugineuse avant la 

1” ligne; inférieures blanches. âge 
CC. Thorax de la couleur des supérieures, gris foncé; 1" ligne 
précédée d’une bande roussâtre, bordée du côté de 
la base d’ecailles noires en relief. . . . . . . . 

*CGG. Thorax plus pâle que les ailes : 

1. Ailes assez étroites, la moitié basilaire ocracé pâle, 
l’autre teintée de noirätre; la 1” ligne suivie d’un 
bourrelet roussâtre et noir; thorax blanchätre au 
DIEU ce OS ET PO LE Eee 

2. Ailes étroites, noirätres, l’extrème base sur le bord 
interne, et une large bande à bords anguleux avant 
la 1 ligne, ocracé teinté de ferrugineux; thorax 

: Iblanezocrace Re © à 0 lu 6 We 6e de © 0 à 
*BB. Inferieures avec 3 et 5 paraissant tigées, avec 5 remontant 
tout près de 2 : 
P. Supérieures avec des écailles en relief avant la 1° ligne : 
Q. L'espace basilaire de la couleur du reste : 
R. Ailes blanches : 

1. L’extr&me base, une bande avant la 1° ligne et 
l’etroit espace terminal roussätre; lignes très 
obliques; points discoïdaux réunis . . . . . . 

2. L’aile teintée de brun rougeätre clair par places, 
la 1° ligne ocracé rougeätre; lignes presque verti- 
cales; points discoidaux séparés, l’inferieur dans 
SITIE DIAN CRE ee toit ANRT Ne EEE 

*RR. Ailes de couleurs diverses : 
S. Point discoïdal inférieur dans une strie blanche; 
MES CÉRÉMONIE 2405 6 010 © vo 
*SS. Pas de strie blanche : 

1. Supérieures gris rougeâtre, une large bande brun 
rougeätre avant la=ligne ... . 2... 

2. Supérieures gris clair, un peu brunâtres, lignes 
fines, noires, la 1" précédée à quelque distance 
d’une rangée d’ecailles noirâtres . . . . . . . . 

3. Supérieures noirätres, la 1" ligne précédée d’un 
bourrelet d’écailles noires . . . . . . . . . . . 


Cynicella. 
{lastiferella. 


Infusella. 


Signella. 


Rubrizonella. 


Bicolorella. 


Insignella. 


Geminella. 


Alpigenella. 


Genistella. 


Scabida. 


Eugraphella. 


Finttella. 


— 259 — 


00. Espace basilaire ocracé, neltement limité par un bourrelet 
noir; le reste roussätre isa tournant au 
rouge noirâtre, . + . . . alte 


*000 Espace basilaire gris roussätre sers le reste gris sale, 
1” ligne grise, bordée de deux lignes d’écailles 
noires en relief, une bande d’autres écailles 
noires la précédant. . . . . . 

*PP. Supérieures sans écailles en relief : 


T. Lignes transversales distinctes, plus ou moins continues : 


U. Espace basilaire plus pâle que le reste ou roussätre : 
V. L'espace basilaire roussätre : 


W. Points marginaux distincts, ailes gris sale, fortement 
saupoudrées de rouge brique; tête ocracée . . 


*WW. Points marginaux nuls, tèle de la couleur des ailes : 


X. Ailes étroites, gris foncé tournant au brunälre, sau- 
poudrées de noir, la base brun roussätre. . . 
*XX. Ailes larges, gris clair, l'espace basilaire rouge 
brique : 

1. La bordure antérieure de la 1" ligne formant 

une bande noire plus ou moins large . . . . 
2. La bordure antérieure aussi fine que la hanime 
POSTÉRIEURE A UNE 
VV. L'espace basilaire ocracé; supérieures grises, saupou- 
drees de noirätre, une tache ocracé rougeätre 
avant la 1" ligne . . 


*VVV. L'espace basilaire gris de fer, le reste de l'aile gris de 
fer teinté postérieurement de rouge; une large 

P 8 8 
bande verticale, rouge, avant la 1” ligne. 


*UU. Supérieures unicolores : 


Y. Aïles grises; une tache dorsale allongée à la base; 
Jacôteret la liligne Jaunes..." 
*YY. Pas de lache dorsale pâle, la côte concolore : 

Z. Supérieures gris foncé, lignes distinctes, points 
discoïdaux réunis en une strie : 

1. Lignes finement lisérées de noir des deux cöles, 

une large bande noire précédant la 1" ligne. . 

2. Lignes très distinctement bordées de noir seule- 

ment dans l’espace médian; une tache dorsale 

noire'avant la 1" ligne. … . . . 


*22. Gris clair, la 1° ligne très inlerrompue, points 
discoïdaux séparés : 

1. 2° ligne bordée des deux côtés d’une ligne noire 
continue; une ombre noirâtre, oblique, dans 
l'espace médian. - . . . 5 

2. 2° ligne bordée de noir du côlé interne seule- 
ment, cette bordure très inlerrompue; pas 
d'ombre médiane foncée. . . 


Fuseifrontella. 


Reductella. 


Rubrisparsella. 


Hostihs. 


Rhenella. 


Laetifica. 


Gilvibasella. 


Inquilinella. 


Blegans. 


Melanotaeniella 


Emussitatella. 


Posliea, 


Cleopatrella. 


— 260 — 


TT. 2° ligne indistincte, la 1" bien écrile, blanche, bordée de 
chaque côté d’une fine ligne noire suivie d’une 
bande gris pâle; le reste de l’aile brun rou- 
GARE, Sns Ci EMME à à © à 0 0 o © e 0 0 


*TTT. Lignes transversales très indistinctes, parfois nulles ou 
{ indiquées par des points sur les nervures : 


a. Ailes gris cendré, la côte et le bord interne ocracé clair, 
sans traces de lignes transversales. . . . . 


*aa. Lignes transversales indiquées; le bord interne conco- 
lore : 
b. La côte distinctement plus pâle que le reste : 
c. 1” ligne invisible, une large bande sous-costale blan- 
che, le reste gris rougeâtre. . . . . . . . . 
*ec. 1” ligne indiquée par deux points blancs sur les 
nervures, la 2° ligne indiquée par des écailles 
blanches : 
Supérieures ocracé rougeätre luisant, sans 
DONS CEGONTANT à 61 0 à à 0 0 6 6 s 0 à 
2. Supérieures brun rouge, le point discoidal 
MEME DOIr, CARE à 56 à 5 0 © 0 5 à 
Supérieures brun fauve, tournant au noirâtre 
postérieurement, la côte plus claire, le point 
discoïdal supérieur très pelit; points margi- 
MAT GHAUNS à 4 9 0 © o o 0 0 à 


*bb. La côte concolore : 

1. Supérieures brun rougeätre sale, plus claires 
et rougeätres au milieu, sans écailles grises, 
les points discoïdaux distincts, superposés. . 
Supérieures brun -rouge foncé, striées de 
noir sur les nervures, fortement saupoudrées 
de gris, la côte gris cendré ; le point discoïdal 
Inner SU MSIE à u os Ho 0 à 0 à à 
3. Supérieures noires, un peu marbrées de brun 

rougeâtre; une lache dorsale noir foncé avant, 
et une autre après la 1" ligne; inférieures 
HIANERES AE ee u NUE 


m 


w 


ND 


*AA. Let 5 aux supérieures ligees ou accolées : 
d. 4 et 5 paraissant tigées : 


e. Ailes de couleurs variées : 
1. Ailes gris d'argent, étant blanches, saupou- 
drees d’ecailles pourpre foncé; lignes blan- 
ches, nettement lisérées de noir, la bordure 
externe de la 1" ligne dilatee en un grand 
triangle costal; une lunule discoidale noire. . 

2, Aïles gris sale foncé, teintées de roussâtre dans 
l'espace basilaire, la 1'° ligne bordée d’une 
large bande noire, la 2° ligne largement om- 
breesdeyno Tate NE 


L 


Rivulella. 


Ochromarginella. 


Divisella. 


Carteri. 


Laticostella. 


Delineatella. 


Natalensis. 


Coenulentella. 


Nigricans. 


Drucei. 


Crassifasciella. 


— 261 — 


*ee. Aïles brun noir uni et luisant; la tête du 5’ ocracée. . . Albieilla. 
*dd. 4 et 5 ligées : 
f. Ailes allongées, gris cendré; l’espace basilaire long, 
teinté de roussätre avant la 1° ligne; une lunule 
discoidalesmore RE Subhinetelle. 
*ff. Ailes courtes, noirâtres : 
g. 1" ligne verticale, ailes gris noirätre, un peu bru- 
nâtres ; l’espace basilaire noirätre, noir le long de 
ap Alien onen 610 010.0 0 00 oo one 00 CEE 
*gg. 1" ligne oblique : 
1. Ailes noires, saupoudrées de gris obscur, l’espace 
basilaire noir; lignes gris obseur. . . . . . . . Noctieolorella. 
2. Ailes noires, la 1" ligne large, droite, ee. . Similella. 


280. N. Plumigerella, Rag., Now. gen., p. 14 (Pl. VII, fig. 20). 


21 mill. Ailes supérieures étroites, peu élargies au sommet, la côte 
droile, abaissée un peu à l’apex, le bord externe presque vertical, 
oblique, arrondi à l’angle anal; ocracées, fortement lavées de brun vineux 
dans la moitié dorsale et la moitie postérieure, où les nervures sont 
marquées en noir, l’espace basilaire large, tachel& de brun vineux au 
milieu, les lignes transversales rapprochées, indiquées par des points 
ocracé pâle sur les nervures; la premiere ombrée étroitement de 
noirâtre, un peu oblique et arrondie du côté exlerne, rentrant en 
un angle distinct sur la nervure dorsale au milieu du bord interne. 
Deuxième ligne droite, parallèle à la première, faiblement coudés au 
milieu, entrecoupant les nervures noirâlres. Ligne marginale noire, 
interrompue. Points discoïdaux noirs, écartés, obliques, l’inferieur gros. 
Frange brune, ocracée à la base. Dessous ocracé grisälre, la deuxième 
ligne indiquée par une ligne plus pâle. La cellule se prolonge à l’angle 
inférieur, 4 et 5 de l’angle, convergentes, se réunissant presque à la 
base, 3 naît avant l'angle, 2 bien avant. 

Ailes inférieures semi-transparentes, fortement irisées, gris bru- 
nâtre, les nervures concolores, le liséré marginal fin, brun, la frange 
brunälre; dessous semblable, mais la côte avec une tache noirätre, 
ronde, près de l’apex. 8 est presque parallèle à 7, écartée, 5 naît avec 
3 de l’angle, 4 très courte, 2 bien avant l'angle, la cellule moyenne. 

Tête blanc ocracé, antennes brunes, fortement pectinées-ciliées au 
delà de leur moitié, fortement pubescentes au sommet, la touffe forte, 
ocracée, avec un faible sillon au milieu, l’article basilaire fort, dilaté 
au sommet, ocracé. Palpes recourbés, minces, cylindriques, acuminés, 
ne dépassant pas le vertex, ocracés, teintés de brunâtre vers la base; 


— 262 — 


palpes maxillaires épais, croisés sur la face. Thorax ocracé brunâtre; 
abdomen ocracé jaunâtre lavé de noirätre. Pattes ocracé jaunälre lavées 
de brun rougeätre extérieurement ; les larses. lavés de noirälre ainsi 
que les éperons. Le thorax en dessous est garni de larges écailles d’un 
blanc jaunätre, le collier brun-rouge, noir à la base; un pinceau de 
poils jaunâtres naît du mélathorax. Une touffe de poils se trouve au- 
dessous du segment anal. 
Amérique mér. Un coll. Ragonot. 


281. N. Serraticornella, Zell., Is., 1839, p. 179, 1846, p. 733; 
H.-S., IV, p. 78; (Rag., Pl. VII, fie. 17). 


26 à 28 mill. 5% Ailes supérieures assez courles, élargies au 
sommet, presque droiles sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, 
la côte presque droite; d’un gris ocracé, faiblement saupoudrées de 
noirälre sur les nervurcs, donnant ainsi une feinte brunälre; l'espace 
terminal un peu plus foncé que le reste. Lignes transversales écartées, 
un peu plus claires que le fond, faiblement ombrées de noirâtre des 
deux côtés, ct marquées de points noirâtres sur les nervures dans l’es- 
pace médian. La première, au premier quart, s'étend obliquement jus- 
qu'au pli dorsal postérieurement et forme ensuite un angle sur la 
nervure dorsale vers la base, enlrecoupant les nervures saupoudrées 
de noirätre. La deuxième ligne est rapprochée du bord externe, rentre 
fortement sur le pli discoïdal, forme un angle assez prononcé sur la 
nervure 4, et descend obliquement et droit à la nervure dorsale, où 
elle forme un angle, du côté externe. Poinls discoïdaux superposés, 
avec une tendance à se réunir; frange blanchätre, sillonnee de deux 
lignes brunätre clair. 

Ailes inférieures larges, obtuses, arrondies sur le bord, blanches, 
teintées de jaunälre, et étroitement brunies sur les bords; la frange 
blanche. 

Tête et thorax gris brunâtre, l'abdomen gris brunätre très pâle. 
Palpes d’un ocracé foncé, longs, dépassant le vertex, droits par devant, 
arrondis par derrière, obliques au sommet, le troisième arlicle très 
court, plus foncé. Antennes ocracé grisätre, longuement crénelées, 
en dents de scie, fortement pubescentes, la louffe avec un sillon au 
milieu rempli d’ecailles noires. 

Ressemble à la Gregella, mais ses ailes sont beaucoup moins brunes, 
ses dessins moins nets, les points marginaux font défaut, et la couleur 
de ses ailes inférieures est plus pâle. 

Hongrie, Askhabad (Perse). _ 


— 263 — 
282. N. Gregella, Ev., F. V. U., 556; H.-S., 159, 166, IV, p. 78. 


d 28 à 34 mill. 2 32 à 36 mill. Ailes supérieures allongées, assez 
étroites, peu dilalées postérieurement; la côte faiblement courbée, le 
bord externe oblique, arrondi, surtout à l'angle anal; d’un brun 
grisätre, parfois brun noirälre, parfois brun rougeätre, surtout sur 
les plis; les nervures saupoudrées de noir parfois mêlé de gris. Lignes 
transversales assez distinctes, gris brunâtre pâle, faiblement ombrées 
de brun noirälre, des points plus foncés sur les nervures dans l’es- 
pace médian. Elles sont disposées comme dans Serraticornella, mais la 
première ligne forme un coude plus prononcé sur la nervure médiane, 
et elles sont plus rapprochées l’une de l’aulre. Points discoïdaux super- 
posés, réunis en une strie noire. Points marginaux noirs, assez dislincls. 

Ailes inférieures jaune brunätre pâle, les nervures et les bords 
bruns, le liséré marginal brun foncé, la frange blanchätre, brunälre 
à la base. 

Tête et thorax bruns, antennes brunes, plus | âles du côlé interne, 
la touffe bien ouverte, noire à l’intérieur, la lige très longuement 
crénelée, les dents forlement pubescentes. Palpes brunälres, plus päles 
du côlé interne, longs, dépassant le vertex, droils, un peu courbes par 
derrière, obliques au sommet, un peu aplalis, squammeux par devant, 
le 3° article très court. Abdomen brun grisätre, paltes brunälre pâle, 
les tibias intermédiaires avec un anneau noirâtre, les tarses bruns. 

Ressemble beaucoup à Serraticornella, mais plus grande, à dessins 
plus distincts, plus foncés, plus variés, à écailles grossières; les points 
marginaux bien marqués, les ailes inférieures et leurs nervures plus 
foncées, les antennes du « plus longuement crénelées et non serrati- 
formes. 

Monts Urals, Russ. mér., Sibérie, Tarbagataï, Askhabad (Perse), 
Césarée de Cappadoce (Asie -Min.). Commune en juillet et août. 


283. N. Coneineratella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 230. 
(Pl. X, fig. 13). 


28 mill. 5‘ Ailes supérieures étroites, peu élargies au sommet, la 
côte droile, le bord externe oblique; ailes d’un ocrace brunätre clair, 
presque entièrement saupoudrees d’ecailles fines, noires, mêlées avec 

> des écailles blanches, ne laissant que les espaces internervuraux de la 
couleur du fond. La première ligne est blanchâtre, un peu courbée, 
bordée exlérieurement de quatre taches noires sur les nervures; la 
deuxième est oblique, parallele el rapprochée du bord externe; elle est 
fortement échancrée sur le pli discoïdal, moins sur le pli dorsal, et 
n’est indiquée que par des points blanchätres sur les nervures, bordée 


— 964 — 


intérieurement de points noirs sur les nervures, celui sur la dorsale 
plus gros; une tache noire oblique sur la côte depuis l’apex. Points 
discoïdaux noirs, superposés; frange gris brunätre, précédée d'une 
ligne noire interrompue. 

Ailes inférieures gris brunâtre clair, plus foncées le long des 
nervures et bordées de deux lignes brunes distineles; la frange blanche. 

Tête et thorax gris brunälre mêlé de noir. Anlennes brunes, 
simples, finement pubescenles, légèrement courbées à la base, exté- 
rieurement garnies dans la courbe d’écailles gris brunätre très courtes 
ct, du côté interne, d’un sillon rempli d’écailles brun foncé. Palpes gris 
brunälre, courts, aplatis, élargis, squammeux, ne dépassant pas le 
vertex, le troisième article très court; une bosse arrondie sur le front. 
Abdomen long, mince, gris brunâtre. Dessous du corps et les pattes 
blanchälre lavé de brunätre ; les pattes saupoudrées de noir. 

Ressemble beaucoup à Gregella, dont elle a la nervulation, mais 
3, aux inférieures, est en face de la transversale, la touchant à un point; 
la couleur des supérieures est plus variée, son aspect est plus délicat, 
ses lignes transversales plus écartées, enfin elle s’en distingue de suite 
par la forme de ses palpes et de ses antennes. 


Un 4 provenant des monts Tarbagataï (Asie centrale); dans ma 
collection. 


284. N. Obscurihasella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 230 
(Pl. IX, fig. 18). 


21 mill. Ailes supérieures étroites, droites sur la côte, arrondies au 
sommet, le bord externe oblique, arrondi. Ailes d’un gris brunätre, 
saupoudrees de blanc, sauf dans l’espace basilaire, lequel est lavé de 
noirätre et de brunälre et esl plus foncé que le reste de l’aile. Lignes 
transversales très fines, blanches, sinueuses, indistinclement bordées 
de noirätre. La première ligne commence au premier tiers et est 
oblique, plus large et indistincle sur la côte, formant un coude sur la 
nervure dorsale. La deuxième ligne est presque parallèle et assez rap- 
prochée du bord externe, elle est bombée au milieu. Points discoïdaux 
indislinets. Frange blanche, avec deux lignes noirätres. 

Ailes inférieures brunätre clair et uni, une ligne brune sur le 
bord. Frange blanche avec une ligne brune à la base. 

Dessous des ailes gris brunâtre, plus foncé aux supérieures, avec 
la trace de la deuxième ligne ; une petile tache blanche à son commen- 
cement sur la côle. 

Thorax gris brunâtre, l'abdomen plus clair. Antennes pubescentes, 
brunes en dessous, blanchâtres annelées de brun en dessus; la touffe 


— 265 — 


d’ecailles petite, avec un sillon au milieu, blanche, noire au sommet; 
l’article basilaire assez long, blanchälre. Tête brunätre en dessus, la 
face blanchätre. Palpes minces, noirs, blanchâires à la base et par 
devant. : 
Ressemble à une Pempelia Adornatella comme dessins, mais non 
comme couleur. 

Saisan, un dans ma colleclion. 


285. N. Gengisella, Rag. (Pl. XIV, fig. 3). 


26 mill. Ailes supérieures assez allongées, dilalées au sommel, 
droites sur la côle, très obliques, un peu arrondies sur le bord externe, 
assez aiguës à l’apex, blanchätres, saupoudrées de noir sur la côte et 
le bord interne, les plis lavés de brun un peu rougeätre, les nervures 
slriées de noir. Lignes transversales blanches, la première moins dis- 
lincte, oblique et un peu arrondie de la côte au pli dorsal, rentrant 
ensuite en un angle sur la nervure dorsale; elle s’avance presque à la 
base sur la côte, et est bordée de noir extérieurement sur la côte et enlre- 
coupe les slries noires sur les nervures médiane et dorsale. Deuxième 
ligne plus large, oblique, rentrant un peu sur le pli discoïdal, plus 
longuement et étroitement sur le pli dorsal, non bordée de noir; les 
rameaux de la médiane, qu’elle entrecoupe, projelant quatre dents au 
milieu; sur la cöle elle naît dans une lache noire et est traversée par 
la nervure 6, marquée en noir, et elle est bordée extérieurement d’une 
bande brun rougeätre. Le bord de l’aile est moins saupoudré de noir, 
la frange est d'un gris brunälre et est précédée d’une rangée de taches 
noires, irrégulières et confuses. Points discoïdaux noirs, presque super- 
posés, l’inférieur dans une sirie blanche sur la nervure médiane. Le 
bord interne à la base est lavé de brunätre. Dessous noirälre pourpre, 
avec un point discoidal; la deuxième ligne, le bord et la côte, à partir 
du milieu, jaunälre; nervures 4 et 5 écartées, parallèles; 8 et 10 rap- 
prochées. 

Ailes inférieures brunâtres, un peu plus foncées sur les nervures; 
la frange blanche, précédée de deux lignes brunes; dessous plus gris, 
la côte plus foncée; la cellule assez courte, 3 en face de la transversale, 
4 assez longue, tigée sur 5; 8 libre. 

Tele et thorax gris, l'abdomen gris foncé; antennes un peu aplalies, 
grises, annelées de noir, en dessous brunes, la {ouffe petite, ouverte au 
milieu. Palpes labiaux courts, un peu obliques, iaunalre sale, tachetes 
de noir exterieuremenl; le troisième article (res court, noir. Paltes 
grises, saupoudrées de noir, les larses noirs, anneles de blanc. 

Ressemble beaucoup à la Melitene Kuldgensis; très voisine de Hasli- 


— 266 — 


ferella, mais plus grande, à couleurs bien plus variées, les lignes dis- 
posées d’une façon semblable, mais la deuxième rentrant profondément 
sur le pli dorsal. Le dessous est différent et la cellule des inférieures 
est distinctement plus courte. 

Margelan (Asie centr.); un très frais, coll. Staudinger. 

286. N. Scobiella, Grote, North Am. Ent., p. 51; Hulst, Trans. 
Am. Ent. Soc., 1890, p. 143. (Rag., Pl. X, fig. 16.) Decimerella, Hulst 
(Lipographis), Ent. Amer., 1888, p. 117. 


23 à 26 mill. Ailes. supérieures assez étroites, un peu courbees sur 
la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, plus encore à l’angle 
anal, gris brunätre, teintées d’ocrace brunätre dans la moitié dorsale; 
semées de quelques rares écailles noires qui sont plus denses sur et 
autour de la nervure dorsale. Lignes transversales très indislinctes, la 
première indiquée par un point pâle entouré de noir sur la nervure 
dorsale, et parfois par un point noirätre sur la médiane, ainsi que 
d’une faible strie oblique sur la côte. Deuxième ligne oblique, droite, 
à peine plus pâle que le fond, presque invisible. Points discoidaux 
distincts, superposés, l'inférieur à l'extrémité de la médiane, qui est 
d’un gris pâle. Points marginaux noirs, assez distinels; frange gris 
brunâtre pâle. 

Ailes inférieures gris jaunälre, lavées de brunälre pâle; les ner- 
vures brunätres; la frange blanchätre avec deux fines lignes brunes à 
la base. 

Tete et thorax ocracé grisâtre teinté de rougeälre, avec quelques 
écailles noires. Antennes brun clair, la touffe petite, comprimée, 
ouverte et noire au milieu; palpes aplatis, gris, squammeux, le troi- 
sième article distinct, dépassant le vertex; ils sont un peu obliques par 
la présence d’une assez forle touffe frontale. Abdomen ocracé sale; 
patles gris foncé, plus pâles du côté interne; les tarses brunâtres. 

Celte espèce est remarquable par la pauvreté de ses dessins et sa 
leinte presque uniforme; elle ressemble un peu à Coenulentella. 

Nouv.-Mexique, Texas (Amér. sept.), fin janvier, commencement de 
mars et en juillet. 


287. N. Imperialella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 230 
(PI. IX, fig. 9). 


26 à 30 mill. Ailes supérieures étroites, faiblement élargies au 
sommet ; la côte presque droite, le bord externe oblique, peu arrondi; 
l’apex assez aigu; d'un blanc jaunätre ou couleur d’os, lavées plus ou 
moins d’ocrace brunätre; le bord interne, les nervures médiane et dor- 


— 267 — 


sale, et l’espace terminal jaune d’os. Lignes transversales moins päles 
que le fond, bordees dans l’espace médian de points et slries noires, 
et, en dehors, ombrées d’ocracé brunätre foncé; la première est très 
interrompue, verticale, à peine coudée au milieu, formant un petit 
angle sur la dorsale, où elle coupe une tache noire; sur la médiane, elle 
est précédée et suivie d’un point noir, et suivie d’une tache coslale 
noire. La deuxième ligne est très oblique, droite, parallèle au bord 
externe, rentrant sur les plis, interrompue sur le pli dorsal, bordée de 
stries noires très distincles sur les nervures. La côte est légèrement 
lavée de noirâtre au milieu et à la base; sur le disque, on voit deux 
taches semi-rondes, cerclées de noir, superposées, séparées par une 
liture ocracé brunâtre. Points marginaux brunâtres, faiblement mar- 
ques; la frange ocracé rougeälre pâle. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, légèrement teintées de gris noi- 
râlre, avec un double liséré brun; la frange blanche. 

Tête et thorax d’un blanc jaunâtre mêlé d’ocrace, plus foncé au 
milieu des pterygodes et du collier. Abdomen blanc ocracé. Antennes 
fines, pubescentes, brunes, blanchälres à la base; la touffe petite, grise 
d’un cöle, blanchälre de l’autre, avec un fin sillon rempli d’écailles 
noires. Palpes longs, droits, dépassant de leur liers la tête, aplatis, 
squammeux par devant, le troisième article distinel; ils sont d’un blanc 
d’os, légèrement leintés de brunätre pâle par devant, le troisième arlicle 
teinté de noirätre au sommet. Pattes blanchälres, légèrement lavées de 
brunâtre extérieurement. 

D’aulres exemplaires sont moins lavés d’ocracé brunälre et les 
points et stries noires sonl à peine visibles, les taches discoïdales moins 
distinctes. 

La © diffère du par son abdomen robuste, ses antennes simples, 
ses ailes inférieures un peu plus foncées. Dans une © de la coll. Stau-. 
dinger, les points discoïdaux sont très noirs, presque réunis, formant 
une grande tache ronde sur le disque; les autres dessins sont aussi 
très noirs. 

Kasikoparan (Arménie russe), Borshom (Transcaucasie), Azkur 
(Cauc. mer.), Sibérie, au mois d'août. 


288. N. Pergratialis, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., XIII, p. 162 et 
1890, p. 143 (Rag.,Pl.XLVI, fig. 17); Grotella, Rag., North Am. Phyc., p. 6. 


30 mill. © Ailes supérieures larges, légèrement convexes sur la 
côte, légèrement sinueuses, presque verlicales sur le bord exlerne, 
arrondies à l’angle anal, d'un gris d'argent, finement saupoudrees de 
brun rougeätre sur la côte el largement lavées de brun rougeätre sur la 


— 268 — 


moîtié dorsale. Lignes transversales de la couleur du fond, largement 
bordées de brun rougeâtre dans l’espace médian, qui est assez étroit. 
La première ligne est foncée, oblique et figure exactement une faucille 
dont la concavité regarde la base. La deuxième ligne est oblique, 
presque droite, rentrant un peu sur les plis, projelant un angle court 
postérieurement sur la nervure 5; elle naît d’une tache coslale noirälre 
et est suivie d’une bande bien rougeätre qui s’elargit, en approchant du 
bord interne, remplissant l’espace terminal. Points marginaux noirs, 
très distincts; frange gris brunälre teintée de rougeätre. Points dis- 
coïdaux noirs, allongés, extrêmement fins, indistincts, le supérieur 
parfois invisible. ; 

Ailes inferieures brunätre clair, plus päles a la base, brun noirätre 
sur les bords et sur les nervures. Frange plus claire, une ligne brune à 
la base. 

Tête et thorax ocracé rougeätre uni, abdomen ocracé brunâtre. 
Antennes brunes, l’article basilaire ocracé rougeâtre. Palpes courts, 
acuminés, brun rougeätre; les palpes maxillaires noirâtres, blancs au 
milieu. Pattes gris brunâtre, teintées de rougeälre. 

Floride (Amer. sepL.), 6 juillet, coll. Hulst et Ragonot. 


289. N. Rhyparella, Rag., Nouv. gen., p. 15 (Pl. X, fig. 15); Nigres- 
cens, Warren (Acrobasis), Proc. Zool. Soc. Lond., 1888, p. 336. 


22 mill. 5 2 Ailes supérieures étroites, peu élargies postérieure- 
ment, presque droites sur la côte, très obliques et droites sur le bord 
externe, avec l’apex prolongé, aigu; d’un gris noirätre, plus noires sur la 
côle après la premiere ligne, l’espace médian iraversé par une ombre 
noirâtre. Lignes transversales très écartées, blanchâtres, finement 
lisérées de noirâtre; la première oblique, faiblement sinueuse sur la 
nervure dorsale; sa bordure interne, pres de la côte, fonduc. Deuxième 
ligne très rapprochée du bord externe, [res oblique, rentrant forlement 
sur le pli discoïdal, formant un angle obtus sur la nervure 4, descen- 
dant ensuite obliquement, presque droite, au bord interne. Points dis- 
coïdaux assez distinels, superposés. Ligne marginale noire, la frange 
gris noirälre pâle. 

Ailes inférieures jaune brunälre sombre, un peu luisantes, les ner- 
vures à peine plus foncées, lisérées de brun, la frange grise. 

Tête et thorax gris noirätre, antennes brunes, la touffe gris bru- 
nätre, ouverle et noirâtre au milieu. Palpes gris noirälre, blanchâtres à 
la base, squammeux, minces, acuminés, recourbes, le troisième article 
dépassant le verlex. Abdomen brunätre. Pattes grises, noirätres à l’ex- 
trémité. 


969 — 


La © ressemble tout à fait au 4, mais une © de ma collection est 
d'un gris pâle et la couleur noire est réduite à une grande tache costale, 
presque triangulaire, bordant la première ligne; l’espace basilaire est 
lavé de noir avant la première ligne, et la ligne marginale est inter- 
rompue. 

Pendjab (Indes orientales). 


290. N. Furfurella, Hulst, Ent. Amer., 1887, p. 131, Trans. Am. 
Ent. Soc., 1890, p. 143 (Rag., Pl. X, fig. 14). 


22 mill. 9 Ailes supérieures d’un gris bleuätre enfumé; lignes 
transversales Ires indistincles, la première indiquée par quelques 
écailles noirâtres à peine visibles formant une ligne costale oblique 
s'étendant à la sous-coslale, une courte strie longitudinale sur la 
médiane, et une courte ligne noire, presque verticale, plus distincle, 
sur le bord interne, précédée d’une lache dorsale gris roussätre bordée 
de noir du côté interne. La deuxième ligne est grise, à peine visi- 
ble, paraissant bombée au milieu, rentrant sur les plis. Points discoi- 
daux superposés, le supérieur indistinct, Tinferieur allongé, noir, 
dans une liture blanchätre de forme lancéolée sur la nervure médiane. 
Frange gris foncé. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris brunälre, plus foncées 
sur les bords; la frange blanche, précédée d'un filet brun foncé. 

Tête et thorax gris-brun, le front avec une forte touffe d’ecailles; 
les palpes blanchätres saupoudrés de noir, un peu obliques, droits, le 
troisième article noirälre, dépassant de sa longueur le vertex. Pattes 
gris brunâtre; le corps blanc jaunätre, revêtu à la base des ailes 
d’ecailles blanchâtres et plates. 

Ressemble un peu comme couleur, forme et nervulation à la 
Scobiella, mais la liture pâle de l’espace médian indique sa place à 
côté de Hastigerella. 

Texas, Floride (Am. sept.). Une © communiquée par M. Hulst. 


291. N. Ovalis, Pack., Ann. Lyc. N. H., 1873, p. 269, 2 (Pempelia); 
Grote, Bull. U. S. Geo. Sur., 1878, p. 696; Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 
1890, p. 144 (Rag., Pl. XXII, fig. 17); Latifasciatella Pack., loc. cit., ©. 

a. var. Geminipunctella, Rag., North Am. Phyc., p. 7 (Pl. X, 
fig. 17); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 144. 


22 à 26 mill. 4 2 Ailes supérieures sub-triangulaires, à peine 
courbées sur la côte ; l’apex prolongé, assez aigu, le bord externe oblique 
et arrondi; d’un gris cendré ou gris bleuâtre; lignes transversales grises, 
la première lisérée de noir des deux côtés, oblique, formant un petit 


— 970 — 


angle distinct vers la base, accentué par un point plus foncé de la 
bordure externe, et un autre semblable sur la nervure dorsale: elle 
esl précédée d’une large bande orangée, oblique, fortement lavée de noir 
sur la cöle et sur le bord interne ainsi que sur les nervures, et 
lisérée de blanchâtre du côté inlerne. Deuxième ligne oblique, ren- 
{rant en un grand angle sur le pli discoïdal et en un plus pelit sur le 
pli dorsal, un peu bombée et dentelée au milicu; elle est distinctement 
lisérée de noir du côté interne et faiblement ombrée de noirâtre exté- 
rieurement. Points discoidaux distincts, noirs, obliques; l’inférieur à 
l'extrémité de la nervure médiane, qui est blanchälre. L’espace médian 
est lavé de brunätre sur le pli discoïdal et en un nuage oblique sous 
les points discoïdaux. Ligne marginale dislincte, noire, finement inter- 
rompue; frange gris brunälre. Dessous brun noirätre, avec une faible 
trace de la deuxième ligne plus pâle. 

Ailes inférieures jaunätre sale, teintées de brun rougeätre sur les 
bords, les nervures concolores; la frange plus pâle, blanchâtre à l’extré- 
mité, avec deux lignes brunes à la base. 

Tele grise. Antennes brunes, faiblement pubescentes, avec un fort 
sinus; la touffe grosse, gris foncé, teintée d’ocracé du côté interne, avec 
un large sillon au milieu. Front conique, la face blanchâtre; palpes gris 
noirälre au sommet, épais, squammeux, droils, depassanl le vertex ; le 
troisième article distinct, acuminé. Thorax gris noirâtre, abdomen 
ocracé saupoudré de noir. Paltes grises, les tarses noirâtres, ainsi 
qu'un anneau près du sommet des libias des pattes intermédiaires. 

La © ressemble au , mais ses palpes sont plus longs et ses ailes 
inférieures sont d’un brun noirälre. 

Var. Geminipunctella 25 mill. 2. Dans cette variété, qui provient 
de Washington Terrilory, les ailes sont blanches; l’espace median, sur 
le pli discoidal el sous les points discoidaux, est lavé d’ocrace; la 
deuxième ligne est bordée poslerieurement d’une large bande ocracée 
striée de noirâtre sur les nervures; les ailes inférieures sont d’un 
jaunälre sale avec une bande médiane plus pâle, au delà de laquelle 
l'aile est brune. En dessous les ailes sont d’un jaune brunâtre, la 
deuxième ligne aux supérieures est bien marquée en une bande pâle 
qui se continue en une tache costale pâle sur les inférieures; la bande 
médiane est moins visible qu’en dessus. 

Ovalis se trouve communément dans les États de Maine, Wisconsin, 
Illinois, Colorado et en Californie (Am. sept.). 


292. N. Rhypodella, Hulst, Ent. Amer., oct. 1887, p. 137 (Glypto- 
teles), Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 144 (Rag., Pl. IX, fig. 13); Gurva- 
tella, Rag., North Am. Phye., p. 7 (déc. 1887). 


— 971 — 


24 mill. Supérieures d’un gris bleuâtre foncé, saupoudrées de noir; 
lignes transversales grises, à peine plus claires que le fond, finement 
lisérées de noir dans l’espace médian (la deuxième ligne moins nelte- 
ment que la première), à peine ombrées de noirâtre extérieurement; elles 
sont disposées comme dans Ovalis. Points discoïdaux, placés oblique- 
ment, à contours indistincts, avec une tendance à se réunir. Frange gris 
brunâlre, précédée d’une ligne noire sur le bord. 

Ailes inférieures brunâtre clair, les nervures à.peine plus foncées, 
deux lignes brunes el fines sur le bord, la frange jaunätre sale. 

Dessous ocracé brunätre; les supérieures plus foncées, avec la trace 
en noirâtre de la deuxième ligne. 

Têle, thorax et palpes de la couleur des ailes supérieures. Pattes 
plus claires, gris pâle, saupoudrées de noir. Abdomen ocracé grisâtre. 

Diffère d’Ovalis par sa couleur unie et non marbrée, l'absence de 
bande bicolore avant la première ligne, et l’absence de teintes brunes 
ou ocracées. 

M. Hulst possède un second exemplaire et croit Rhypodella distincte 
d’Ovalıs. 

Amer. sept. (Californie, Illinois); coll. Hulst et Ragonot. 


293. N. Faseiolalis, Hulst, Trans. Amer. Ent. Soc., 1886, p. 162, 
et 1890, p. 144 (Rag., Pl. X, fig. 18). 


28 mill. © Ailes supérieures sub-triangulaires, mais étroiles el 
allongées, à peine courbées sur la côle; le bord externe faiblement 
oblique, arrondi; grises, fortement saupoudrées de noir, traversées par 
deux fines lignes grises ombrées de noir, disposées comme dans Ovals, 
mais la deuxième ligne n’est pas dentelée, la première est précédée 
d’une grande tache brun rougeätre sombre sur le pli dorsal se fondant 
avant d'atteindre le bord interne; la deuxième ligne est bordée exté- 
rieurement par une large bande brun rougeâtre sombre mêlé de 
noir, siriée de noir sur les nervures, et fondue postérieurement. Une 
ombre noirâtre mêlé de brun traverse obliquement l’espace médian. 
Points discoïdaux noirs, confluents. Ligne marginale noire, interrom- 
. pue, peu distincte. 
| Ailes inférieures brun grisätre uni, un peu teintées de rougeûtre, 
la moitié apicale de la frange blanche. Dessous des ailes sans traces de 
lignes ou bandes pâles. 

Antennes brun noirälre, la touffe très petite, noire dans le sillon. 
Palpes d'un gris mêlé de noirätre, le troisième article noirälre. 
Abdomen gris saupoudré de noir. Pattes blanchâtres, saupoudrées de 
noir, les tarses noirâtres annelés de blanc. 


NP 


Diffère d'Ovalis par sa couleur foncée, par la couleur de ses ailes 
inférieures et par ses antennes. 


Californie, Névada (Amérique septentrionale). ” 


294. N. Hypochaleiella, Rag., North Am. Plhyc., p. 7 (Pl. X, 
fig. 19) ; Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 144. 


26 mill. © Ailes supérieures sub-triangulaires, assez étroites, 
faiblement courbées sur la côte, le bord externe oblique et arrondi, 
d’un gris foncé, presque entièrement lavées de brun pourpre; les lignes 
transversales blanchätres; la première oblique, droite, formant un faible 
angle vers la base sur la nervure dorsale, précédée d’une tache dorsale 
noir-pourpre et suivie d'une grande lache costale noir-pourpre qui se fond 
postérieurement; elle est lisérée de noir sur la nervure dorsale du côté 
externe et est suivie d’une tache blanchätre sur la même nervure; le 
reste de l’espace basilaire est noirälre. La deuxième ligne est un peu 
bombée au milieu, rentrant sur les plis, el l’espace terminal est entière- 
ment noir-pourpre. Les points discoïdaux sont noirs, ronds, très 
distincts, et en dessous l’espace médian est lavé de noir-pourpre. Ligne 
marginale noire, peu distincte; frange gris noirätre. 

Ailes inférieures brun-noir luisant, uni, avec une teinte cuivrée, la 
frange gris noirâtre. 

Dessous des ailes noir-brun uni; on voit à peine la trace en plus 
pâle de la deuxième ligne aux supérieures. 

Tête et thorax noir-brun, abdomen brun; palpes droits, blan- 
châtres, devenant noirâlres au sommet par le mélange d'écailles 
noires. Pattes brunâtres saupoudrées de noir. 

Ressemble à Fasciolalis, mais s’en distingue par la couleur noir- 
pourpre qui envahit presque l'aile enliere, par l'absence de couleur 
brun-rouge, par.la lache blanche après la première ligne, par ses points 
discoïdaux bien écrits et par la couleur remarquablement foncée des 
ailes inférieures, qui ressemblent à celles des Hypochalcia. 

Ressemble un peu à la Cynicella et à Laodamia Fusca Hw. 

Washington Terrilory (Am. sept.). 


295. N. Cynicella, Chr. (Myelois), Bull. Mosc., LVI (1882), p. 54, 
(142) (Rag., Pl. XIV, fig. 4). 


9% mill. 4 Ailes supérieures assez courtes, sub-triangulaires, 
faiblement courbées sur la côte, droites et obliques sur le bord externe, 
presque aiguës à l’apex, noires, avec un nuage blanchätre mêlé de noir 
s'étendant obliquement de la naissance de la deuxième ligne au disque; 


— 273 — 


entourant les poinls discoïdaux, noirs, gros, un peu obliques. Lignes 
transversales blanches, faiblement bordées de noir, la première assez 
large, très dislinele, oblique, droile, avec un pelit angle au milieu 
postérieurement. Deuxième ligne fine, irrégulière, dentelée, un peu 
bombee au milieu, rentrant sur les plis. L'espace médian est faible- 
ment lavé de gris et traversé par une ombre oblique, noire. Frange 
gris brunätre. 

Aïles inférieures brunälre pâle uni, la frange blanchälre à l’extré- 
mité; la cellule est assez courte, 2 bien avant l'angle, 3 avec 5 de 
l’angle. 

Dessous des ailes brun noirälre uni, la deuxieme ligne päle, con- 
tinuée en une bande médiane pâle sur les ailes inférieures. 

Tête, antennnes, thorax el abdomen brun noirâtre, l’extrémité 
des anneaux de l’abdomen blanchälre. Antennes faiblement aplalies, 
la touffe forte, gris noirâtre, dans un sinus distinct; palpes labiaux 
gris brunâtre, blanchâtres à la base, minces, aplalis du côté interne, 
recourbes, le troisième article acumine, dépassant le verlex. Pattes 
grises, lavées de brun et de noirälre, les tarses brun noirätre. 

La © est comme le «, mais ses ailes inférieures sont entièrement 
noirâtres, y compris les franges; les palpes sont plus foncés et plus 
squammeux. 

M. Christoph a placé cetle espèce dans le genre Myelois, n'ayant, 
sans doute pas examiné bien attentivement les antennes. 

Wladiwostok (Amour) pris en battant des chênes en juin. 


296. N. Hastiferella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 230 
(Pl. XIV, fig. 2). 


24 mill. Ailes superieures assez etroites, droites sur la cöte, le 
bord externe très oblique, l’apex assez aigu, l’angle anal arrondi. De 
couleur gris noirätre, teintées de brunätre sur le ph dorsal, fortement 
saupoudrées d’ecailles blanches le long de la cöte et du bord interne 
sans atteindre la deuxième ligne; lignes transversales blanches, très 
distineles, lisérées de noirälre; la première est oblique et forme un 
angle rentrant sur la nervure dorsale; la deuxième est parallèle au 
bord externe, coudée au milieu, non dentelée ni arrondie. Elle est 
précédée au milieu par un nuage d’ecailles blanches; un nuage sem- 
blable précède la frange et renferme les points marginaux, qui sont 
distincts; la frange est d’un gris brunâtre. Points discoïdaux super- 
posés, le supérieur très petit, l’inferieur gros ct oblique, placé dans 
une lilure blanche sur la nervure médiane, dont l'extrémité est en forme 
de fer de lance. 


18 


— 27h — 


Ailes inférieures gris noirâtre, avec une teinte brunâtre et deux 
filets marginaux plus foncés; la frange est blanchâtre à l’extrémité. 

Dessous des supérieures gris noirâtre uni avec une tache blan- 
châtre à l’apex et une ligne blanche, correspondant avec la deuxième 
ligne des supérieures, et s'étendant jusque sur les ailes inférieures, 
qui sont plus claires avec la frange blanche. 

Tête et thorax gris, saupoudrés d’écaillcs noires. Palpes courts, 
aplatis, squammeux, blancs, saupoudres de noir; le lroisieme article 
très pelit, presque imperceptible. Antennes fines, courbées près de la 
base; une très petite touffe d’écailles gris brunätre du côté externe et 
un sillon rempli d’écailles noires du côlé interne; elles sont brunes en 
dessous, très brièvement pubescentes, et blanchälres annelées de brun 
en dessus. Abdomen gris brunâtre, en dessous lavé de noirätre, l’anus 
jaunälre. Pattes blanchätres, forlement et finement saupoudrees de 
noir; une grosse lache noire: avant l'extrémité des fémurs des pattes 
postérieures. 

Ressemble beaucoup à P. Fumosella, mais s’en distingue par la 
structure des antennes, l’etroitesse des ailes supérieures, la netteté 
des lignes, la forme de la deuxième ligne et ses palpes qui ne dépas- 
senl pas le verlex. 

Margelan, 22 juin; deux 5 coll. Staudinger. 


297. N. Infusella, Meyr., Proc. Lin. Soc. N. S. W., IV, p. 218, et 
vol. VII, p. 159 (G. Hypophana) (Rag., Pl. XIV, fig. 9). 


19 mill. Supérieures allongées, convexes sur la côte, obliques 
et arrondies sur le bord externe, gris sale, indislinctement slriées de 
noirälre dans l’espace terminal, l’espace basilaire saupoudré de noir, 
surtout sur le bord interne; l’espace médian très étroit, presque enfière- 
ment noir, plus clair postérieurement sur le bord interne. Lignes 
transversales indiquées seulement par le fond noir de l’espace mé- 
dian; la première, oblique sur la côle, s’arrondissant au delà du 
pli discoïdal, est nettement définie et est précédée d’une lache 
ocracé rougeätre. Deuxième ligne indistincle, fortement échancrée sur 
les plis, projelant des angles très aigus postérieurement sur la ner- 
vure médiane, la côte et le bord interne. Sur le disque on aperçoit 
à peine une lunule grise. Frange grise, précédée d’une rangée peu 
distincte d’écailles noires. 

Ailes inférieures gris brunâtre très pâle, plus foncées sur les 
bords, les nervures brunätres, 4 très courte; la frange blanchâtre, pré- 
cédée de deux lignes brunes. 

Tele et thorax gris sale. Palpes minces, recourbés, blanc mêlé de 


— 219° — 


rares écailles noires. Anlennes brunes. Abdomen gris brunälre; pattes 
blanches, légèrement saupoudrées de noir; les tarses noirälres anne- 
lés de blanc. 

Ressemble un peu comme dessins à la N. Insignella Mn. 

Duaringa (Queensland, Australie); une © trouvée par M. Mevrick. 


298. N. Signella, Rag., Nouv. gen., p. 15 (Pl. X, fig. 20). 


29 mill. 4! Ailes supérieures très étroites et allongées, peu dilalées 
au sommet, l’apex lrès prolongé, assez aigu, le bord externe très 
oblique, la côte droite; d’un ocracé roussätre) les nervures et les plis 
largement et indistinctement lavés de blanc jaumätre, saupoudrées de 
rares écailles noires, qui sont plus denses sur le disque et surtout sur 
le bord interne, formant la bordure externe de la premiere ligne; celle-ci 
est à peine plus pâle que le fond, s'arrondissant, se bombant extérieu- 
rement, revenant ensuile, formant un angle {rès prononcé sur la ner- 
vure dorsale vers la base au milieu du bord interne, où sa bordure 
foncée est plus large; elle est précédée sur la nervure dorsale d’une 
grande tache rouge brique. Deuxième ligne rapprochée et parallèle au 
bord externe, oblique, droile, très faiblement coudée au milieu, blanc 
jaunâtre, bordée d’une ligre roussâtre mêlé de noir. L'espace terminal 
est roussâtre, les nervures lavées de blanchâtre, la ligne marginale 
noire, interrompue, la frange ocracé brunâtre. Points discoïdaux dis- 
tincts, superposés, d’un roussâtre mêlé de noir. 

Ailes inférieures d’un jaune très pâle, les nervures concolores, le 
liséré marginal brun, s’élargissant en une lache brunälre sur la côte à 
l’apex; frange jaune brunälre. 

Tête et thorax ocracé roussälre foncé. Antennes épaisses, aplaties, 
roussätres, la touffe très petite, ouverte et noire au milieu. Palpes 
courls, semi-cylindriques, acumines, bruns, blanchâtres à la base. 
Abdomen ocracé jaunätre, le dessous et les pattes plus pâle. 

Afghanistan (Indes or.). Un ' dans ma collection. 


299. N. Bicolorella, Leech, The Entomologist, 1889, p. 108, pl. V, 
fig. 5 (Rag., Pl. XLIII, fig. 14). 


28 mill. ® Ailes supérieures allongées, assez étroites, dilatées 
postérieurement, arrondies sur la côte, le bord externe vertical, l’angle 
anal arrondi; d’un ocracé blanchätre teinté de roussälre jusqu'au milieu; 
au delà, tellement lavées de noir que l’aile est presque notre. La pre- 
mière ligne est au milieu, oblique sur la côte jusqu'à la nervure 
médiane, ensuite verticale; elle est roussâtre, un peu en relief et suivie 
de deux boutons d’ecailles en relief, séparés par le pli dorsal, qui forme 


— 216 — 


un sillon {res profond; ces boutons d’écailles sont ocracé roussâtre, 
devenant noir postérieurement. Dans l’espace basilaire, sur les nervures 
médiane el dorsale courent deux stries longitudinales d'écailles en relief, 
feutrées, de couleur brun roussälre; la côte est roussâtre. Deuxième 
ligne ocracée, bordée d’une ligne noire intérieurement et coupée par les 
nervures marquées en noirätre; elle est bombee au milieu, rentrant sur 
le pli discoïdal, et formant un long et large angle aigu pâle sur le pli 
dorsal. Frange brunälre, traversée par des lignes claires. Points dis- 
coidaux invisibles. | 

Ailes inférieures gris brunâtre sale, plus foncées sur les bords; les 
nervures et deux filets marginaux bruns. 

Tele blanchâtre sale, lavée de roussälre, le {horax blanchätre sale, 
le collier et ptérygodes roussätres. Abdomen gris brunälre. Palpes 
longs, acuminés, minces, dépassant sensiblement le verlex, blan- 
chätres, le deuxième article lavé d’ocracé à la base et avant l’apex, le 
troisième article ocracé. Antennes blanc ocracé, front touffu. Pattes 
grises teintées de roussälre. 

La nervulalion et les dessins indiquent la place de Bicolorella à 
côté d’Insignella Mn. 

Tokio (Japon). Une © coll. Leech. 


300. N. Ensignella, Mn., Wiener e. Monats., 1862, p. 391, pl. 3, 
fig. 9; Stgr., Hor. Ross., XV, p. 192 (32). 


22 mill. Z 2 Ailes supérieures élroites, faiblement élargies posle- 
rieurement, la côte légèrement courbée, le bord exlerne presque ver- 
lical, oblique à l’angle anal; noirätres, l’espace basilaire très large, 
s'étendant à la moitié de l’aile, occupé par deux taches jaunes leimtées 
de roussätre : soil une large tache dorsale à la base ne dépassant pas le 
pli dorsal, et une très large bande couleur chair précédant la première 
ligne, lavée de roussälre dans sa moilié dorsale, et séparée de la tache 
basilaire par une bande verticale noire, à bords fondus, formée d’ecailles 
en relief. La première ligne est jaune, bordée par la couleur noirätre de 
l’espace médian, presque verlicale, formant du côlé exlerne un angle 
distinct sur le pli discoïdal et un autre sur le pli dorsal, rentrant en un 
angle très forl sur la nervure dorsale. Deuxième ligne fine, indistincle, 
gris ocracé, rapprochée de la première, presque verlicale, bombée el 
un peu dentelée au milieu, rentrant sur les plis. Le bord de l'aile est 
liséré de gris et marqué de points noirs; la frange noirâtre. Poinls 
discoïdaux invisibles. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanc jaunätre, un peu irisées, 
finement lisérées de brun, la frange blanche. 


— AU = 


Tête et thorax ocracé jaunâtre, teintés de roussâtre par places; les 
antennes un peu aplaties, roussâtres, la touffe assez petite, noire, rous- 
sâtre à la base. Palpes minces, courbés, très acuminés, dépassant le 
vertex, ocracé pâle. Abdomen gris ocracé; pattes ocracé pâle. 

La © ne diffère du que par ses antennes, et ses ailes inférieures 
plus largement lisérées de brun. 

Se distingue de suite par sa couleur noirâtre avec ses taches et 
bandes couleur chair. 

Anatolie, Brousse, Amasie (Asie Mineure), volant en juin sur les 
fleurs de chardons et de Tamarix smyrnense; la chenille vit peul-être 
sur cette dernière plante (Lederer). 


301. N. Rubrizonella, Rag. (Pl. XLIIL, fig. 12). 


25 mill. © Ailes supérieures sub-triangulaires, un peu allongées, 
faiblement courbées au delà du milieu, presque verticales sur le bord 
externe, obliques à l’angle anal, gris foncé, la première ligne fine, 
noire, placée au milieu, oblique de la côle à la médiane, presque ver- 
licale ensuite, rentrant en un petit angle, précédée d’une large bande 
roussälre atténuée vers la côte, bordée d’une étroite crête oblique et 
droite d’ecailles noires en relief bordée du côlé interne d’une fine ligne 
blanche. Deuxième ligne sinueuse, un peu oblique, blanchälre, rentrant 
sur les plis, bombée au milieu et faiblement dentelée, finement lisérée 
de noir des deux côlés, plus fortement sur la côte. Points discoïdaux 
ronds, obliques; au-dessous on voit une ombre noirälre, étroite, 
oblique. Points marginaux noirs, distincts; frange brunâtre. Dessous 
brun noirâtre, 4 et 5 convergentes, d’un point, très brièvement ligees, 
2 et 3 près de l’angle, parallèles avec 4, 10 écartée. 

Ailes inférieures brun noirätre, les nervures et le bord plus foncés, 
la frange à peine plus claire, le dessus brun noirälre uni; la cellule est 
assez courte; 3 de l’angle, un peu au-dessous de la transversale, 
4 moitié de 5, 2 très écartée, 7 et 8 séparées. 

Tête et antennes brunes. Thorax gris foncé, noir sur le bord posté- 
rieur. Abdomen noirâlre, les bords des segments étroitement ocracés. 
Palpes assez longs, minces, recourbés, gris noir, le troisième autiole 
plus de moitie de la longueur du deuxieme. 

Ressemble un peu à Neph. Rhenella, N. Reductella, ele. 

Japon, une ©, coll. Holland, de Pittsburg (Pens.). 


302. N. Geminella, Ev., F. V. U., 564; H.-S., 180, IV, p. 76. 


24 mill. Ailes supérieures assez étroites, presque droites sur la 
côte, obliques sur le bord externe, presque aiguës à l’apex; d’un blanc 


— 278 — 


de craie, lespace terminal étroit, brun roussätre, strié de noir sur les 
nervures; lignes lransversales blanches, obliques, rapprochées sur le 
bord interne, bordées dans l’espace médian de lignes noires, fines, 
non conlinucs. La première est presque droite, rentrant en un fort 
angle sur la nervure dorsale, et est précédée d’une large bande roussälre 
bordée du côté interne d’un bourrelet d’ecailles blanches, noires et rous- 
sâtres en relief. Deuxième ligne presque droite, faiblement bombée au 
milieu; son liséré noirätre interne {res interrompu. Un nuage noirätre 
mêlé de roussâtre traverse obliquement l’espace médian et est plus 
distinct sur les rameaux de la médiane. La côle au milieu est lavée de 
brun roussâtre; une étroile lache roussâtre mêlé de noir s’étend de la 
base le long du bord interne. Poinls discoïdaux noirs, superposés, 
presque confluents, le supérieur plus gros que l'inférieur. Le bord 
externe est liséré d’ecailles noires; la frange est blanche, teinlee de 
jaunâlre avec une ligne ocracée à la base. 

Ailes inférieures jaunâtre pâle, brunies sur la côle, lisérées de 
brun: la frange blanche. 

Têle blanche tachetée de brun le au milieu; thorax blane 
{acheté de roussätre sur le collier, sur le devant et le derrière des 
ptérygodes. Abdomen gris ocracé pâle. Antennes brunätres, en dessus 
blanchâtres, faiblement annelées de brun; la touffe très pelite, blanche, 
noire dans le sillon. Palpes blancs, l’article terminal et le sommet, en 
partie, du deuxième article noirs; ils sont très longs, aplalis, le 
deuxième article dépassant le verlex, plus large que le iroisième, qui 
est distinct, acumine. Palles blanches, un peu lachetees d’ocracé; les 
tarses brunâtre clair. 

Cette jolie espèce a Ele prise dans les monts Urals et en Andalousie. 


303. N. Alpigenella, Dup., X, 280, 7, p. 208; Hein., 152; Berce, 
285, pl. 7, fig. 6; Wagnerella, Frr., n. Btr., V, pl. 404, 4; Zeller, Isis, 
1846, p. 749; H.-S., IV, p. 82; Albariella, H.-S., fig. 37. 


34 mill. Ailes supérieures allongées, assez élroites, peu élargies 
au sommet; la côte presque droite, arrondie près de l’apex, qui est 
obtus; le bord externe presque verlical, oblique dans sa moitié dorsale, 
arrondi; ailes blanches plus ou moins lavées de brun rougeätre elair 
ou fauve par place, laissant les nervures médiane et dorsale blanches; 
la cöle est lavée de brun noirälre pâle; lignes lransversales rappro- 
chées, ocracé rougeälre, finement lisérées de noirâtre dans l’espace 
médian; la première oblique, formant deux petits angles rentrant, très 
distincts, sur les nervures médiane et dorsale, et précédée d'un bourrelet, 
festonné exlérieurement, d’écailles noires et brunes en relief, se conti- 


TI 


nuant sur la côte vers la base en une ligne brun noirâtre. A la base se 
trouve une fache ocracé rougeûtre pâle qui se prolonge sur le bord 
interne. Deuxième ligne presque verticale, rentrant fortement sur le 
pli discoïdal, droile, un peu oblique ensuite, échancrée sur le pli dorsal, 
son liséré interne plus noir sur les nervures; sa bordure externe très 
large et fondue postérieurement. Une ombre brunälre peu distincte 
traverse obliquement l’espace médian depuis l’apex. Points discoidaux 
obliques, petits, mais distinels; l’inférieur allongé sur la nervure 
médiane blanche. Points marginaux petits, nôirs, assez distinels; la 
frange gris brunälre striée de brun. 

Ailes inférieures brun rougeûtre clair, jaunâtres vers la base et le 
bord abdominal, lisérées de brun; la frange blanche, avec une ligne 
brunâtre à la base. 

Tête et thorax blanc mêlé de brunätre et de rougeâtre, la touffe 
frontale blanche par devant; anlennes brun rougeälre, un peu aplaties, 
le sinus à la base petit; la touffe très petile, grise d'un côté, blanche de 
l’autre, avec un siilon noir au milieu; l’article basilaire blanc. Palpes 
blancs saupoudrés de brun et de noir, plus blancs à la base, plus foncés 
au sommet, aplatis, le troisième article dépassant de sa longueur le 
verlex. Pattes blanchätres lavées de brunälre exterieurement. Abdomen 
gris ocrace, en dessous saupoudré de brun. 

Cette grande et belle espèce est assez répandue, se trouvant en 
France (fin juin et en juillet) à Digne (Basses-Alpes), à Thorenc (Alpes- 
Maritimes), à Barcelonnelte ; dans les Alpes, le Pont, les Balkans, les 
Urals, en Transcaucasie et en Arménie. 


304. N. Genistella, Dup., X, 278, 4, p. 178; Berce, p. 284; Ulicella, 
H.-S., 149 (Pyr.), VI, p. 146; Albilineella, Stgr., Séett. e. Zeit., 1859, 
p. 223; Davisellus, Newm., Æntomologist, 1871, p. 449; Albariella, 
Knaggs, Ent. Mo. Mag., NII, p. 163, Ent. Ann., 1872, p. 118-119. 

Larva : Buckler, Ent. Mo. Mag., X, 162; Doubld., Entomol., NII, 
112; Moncreaff, Entomol., NII, p. 132. 


27 mill. $ Ailes supéricures subtriangulaires, assez étroiles, 
presque droites sur la côte, obliques el arrondies sur le bord externe, 
assez aiguës à l’apex, ocracé roussätre, blanc jaunätre, ou blanchätres 
sur la nervure médiane et ses rameaux, et sur le bord externe; les lignes 
transversales plus roussâtres, larges; la première est bordée extérieurc- 
ment d’une fine ligne noire, verticale, très oblique sur la cöle jusqu’au 
pli discoïdal, se continuant le long de la côle jusqu’à la base, faible- 
ment anguleuse sur la nervure dorsale; elle est bordée du côté interne 
d’un bourrelet vertical d’ecailles noires en relief qui n’atteint pas la côte. 


— 280 — 


Deuxieme ligne bordee du cöte interne d’une ligne noire, anguleuse au 
milieu, rentrant un peu sur les plis; exlerieurement elle n'est bordée 
distinclement que sur la côte. Ligne marginale noire, frange ocracé 
noirâlre. Le point discoïdal inférieur, seul visible, est gros, noir, se 
délachant nettement de pres de l'extrémité de la médiane. 

Ailes inférieures jaune sale, fortement lavées de brunâtre, liserees 
de brun, la frange blanc jaunâtre avec une fine ligne brune près de 
la base. 

Tête ocracé jaunätre; (horax ocracé brunälre avec quelques écailles 
noires, l’abdomen plus pâle. Antennes ocracé roussâtre, la touffe pelile, 
noire, blanchâtre à la base, l’arlicle basilaire blanchâtre. 

Palpes recourbés, assez longs, aplalis, squammeux, le 3° article 
dislinct; ils sont d’un blanc sale mêlé de noir, l’arlicle terminal dis- 
tinct, noir. Pattes brunes, plus päles, ocracées à la base, les larses 
plus foncés. 

La chenille est assez mince, un peu alténuée aux extrémilés, de 
couleur grise, striée longitudinalement de brun rougeälre clair sur le 
dos et les côtés, avec une large bande latérale noirâtre, formée de deux 
lignes noirâtres. La ligne dorsale est fine, les deux lignes sous-dorsales 
sont plus larges et irrégulières. Points verruqueux petits, noirs, sur- 
montés de poils courts et päles, les sligmales plus grands. Tête jau- 
nâlre marbrée de noir ou brun foncé. Les dessins du corps se conli- 
nuent, un peu modifiés, sur le segment thoracique. Pas de plaque 
anale, les patles écailleuses pâles. : 

Elle est assez aclive, vivant dans une galerie de soie blanche 
étroite au milieu des pousses d’Ulex qu’elle réunit en un gros paquet 
dans une grande toile de soie blanche. Souvent plusieurs chenilles se 
trouvent ensemble, et alors le paquet devient très volumineux et est 
(res apparent, les buissons d’Ulex paraissant couverts de loiles d’arai- 
gnées. Se transforme à la fin de juin dans sa galerie tubulaire et Je 
papillon parait mi-à fin juillel. 

La Genistella se lrouve probablement partout où croît l’Ulex Euro- 
paeus et Australis, nolamment sur les bords de la mer. Je l’ai trouvée à 
Dinard, Sainl-Malo, Granville, Jersey; elle existe sur le littoral sud de 
l'Angleterre, près de Paris, le midi de la France, en Andalousie, et 
aussi en Corse où elle vit sur le Genista corsica. 


305. N. Scabida, Zeller, Stell. e. Zeit., 1867, p. 373; Slainton, 
Trans. Ent. Soc. Lond., 1867, p. 464, pl. XXIV, fig. 5. 


19 mill. 2 Ailes supérieures étroites, élargies postérieurement, la 
côte droite. Ailes d’un gris rougeätre avec deux lignes transversales 


— Poll = 


brun rougeätre rapprochées l’une de l'autre et du bord externe; la pre- 
mière est sinueuse et est précédée d’une large bande d'un brun rougeätre 
leinlée de noirälre, formée d’écailles un peu en relief; l’espace basilaire 
est blanchâtre, l'extrême base brun rougeätre. Deuxième ligne pâle, très 
sinueuse, échancrée sur les plis, formant un angle très prononcé au 
milieu, bordée intérieurement d’une ligne noire, interrompue, dentelée 
au milieu. Points discoïdaux bruns, obliques, le supérieur plus rap- 
proché de la base. Frange gris rougeälre précédée d’une ligne brun 
rougeälre, interrompue. 

Ailes inférieures d’un blanc jaunälre, brunälres sur les bords, la 
frange blanche. 

Le thorax el la lele sont d’un brun rougeàtre, l'abdomen plus 
clair. Les antennes sont d'un gris brunâtre, les palpes gris rou- 
geälre, peu courbés, le dernier article aigu; les palpes maæillaires 
sont presque aussi longs que les palpes labiaux, filiformes, un peu 
élargies au sommet. Le dessous du corps est blanchälre, les paltes 
gris rougeälre. 

Ressemble à la S. Formosa comme forme el disposilion des lignes 
transversales. 

Une 2 de Jebel e Tayr (Égypte) dans la collect. du Rev. 0. P. Cam- 
bridge. 


306. N. Eugraphella, Rag., Now. gen., p. 15 (Pl. IX, fig. 14). 


22 mill. Ailes supérieures gris clair, marbrees ou lavées de gris 
noirälre; lignes lransversales notres, fines, dislincles, élroilement bor- 
dées de gris clair, la première presque verticale, oblique sur la côle, 
précédée, à quelque distance, d’une rangée parallèle d’ecailles noirätres 
en relief. Deuxième ligne sinueuse sur les plis, bombée au milieu. 
Ligne marginale noire, distincte, la frange gris brunälre foncé, sillon- 
nee de plusieurs lignes foncées, celle à la base noire. Points discoïdaux 
réunis en une lunule noire. 

Ailes inférieures transparentes, blanches, brunies sur la côte et 
plus finement le long du bord. 

Tête, palpes et thorax gris saupoudré de noir; l’abdomen gris 
jaunälre. Anlennes brunälres, grises sur le dos. Le corps en dessous 
est d’un gris cendré, l’abdomen blanc, les patles grises saupoudrées de 
brun noirätre, les tarses brunälres. 

Une © (coll. Moore) de Mynpuri (Indes orient. N. O.), élevée d’une 
chrysalide roulée dans du fumier; une autre dans ma collection. 


— 282 — 


307. N. Finitella, WIk., Cat., XXVII, p. 53; Hulst, Trans. Am. 
Ent. Soc., 1890, p. 147 (Rag., PI. X, fig. 24). 


28 mill. { Ailes supérieures noirätres, la 2° ligne plus claire, très 
sinueuse, presque parallèle au bord externe, formant un angle rentrant 
très dislinctement sur le pli discoïdal, et un autre, moins fort, sur le 
pli dorsal. La première ligne est oblique, très indistinele, cachée par un 
bourrelet d’ecailles noires en relief qui la borde du côté interne. Points 
discoïdaux réunis, formant une petite série notre en relief; au-dessous, 
sur le bord interne, se trouvent quelques écailles noires hérissées. La 
frange est noirälre, précédée d’une rangée de points noirs qui ne va 
pas jusqu’à l’apex. 

Ailes inférieures brun grisätre uni, la frange plus claire, bordée 
de deux filets foncés à la base. 

Tête et thorax noirälres; les antennes sont noirätres, courbées 

- près de la base, avec une forte touffe d’écailles noirälres, luisantes, 
dans le sinus. Palpes du  squammeux, minces, cylindriques, le 3° ar- 
ticle très effilé et distinct; les palpes maxillaires un peu aplalis, en 
forme d’écailles. Abdomen brun grisälre. Le dessous du corps et les 
pattes sont d’un brun foncé. 

La © est d’un noir-brun luisant, les ailes inférieures d’un brun 
noirâtre foncé et uni, les palpes dépassent le vertex et sont d’un noir 
un peu mêlé de gris. 

Ressemble beaucoup à la L. Fusca Hw., mais s’en dislingue par 
ses écailles en relief, etc. 

Floride, Nouvelle-Écosse (Am. sept.). Mai. 


308. N. Fuscifrontella, Zell., Hor. Ross., XNI, p. 183 (30), pl. XI, 
fie. 13, a, b. 


& 20 mill. 2 22 mill. Ailes supérieures étroites, fortement arquées 
sur la côte au delà du milieu, le bord externe oblique, arrondi, l’apex 
obtus; d’un brun-rouge luisant et lisse, plus ou moins teintées de noir, 
couleur qui se fond dans la couleur générale, surtout après la première 
ligne et sur la côte, mais chez certaines @ (var. b de Zeller), la teinte 
noire se répand tellement que l’aile paraît entièrement d’un noir-brun, 
sauf la frange qui reste roussälre pâle, et l’espace basilaire, qui est tou- 
jours clair, sauf sur la côte qui, dans ces exemplaires foncés, est noi- 
rälre. L'espace basilaire est très étroit, limité par une crête oblique et 
droite d’écailles en relief, roussâtre à la base, noire à l’extrémité du 
côté externe, n’atleignant pas la côte. La premiere ligne suit cette crele, 
mais elle est de la teinte foncée déjà décrite et rarement voit-on une 
fine ligne noire la bordant du côté externe. La deuxième ligne se de- 


— 22830 — 


vine en une ombre faible très rapprochée du bord externe, par suite 
très écarlée de la premiere, verlicale jusqu'à la nervure 3,. oblique et 
contiguë au bord externe en descendant au bord inlerne; le bord de 
l'aile est plus foncé que le reste et la frange esl teinlée de noirälre à 
l’angle anal. Les points discoidaux sont superposés, écartés et d’un 
roux foncé, mais ordinairement ils se délachent à peine du fond. 

Les ailes inférieures sont blanches, transparentes, forlement iri- 
sées, la frange d’un blanc pur. 

Tele brun-rouge sombre, le thorax luisant, ocracé roussätre, le 
collier plus roussâtre; l'abdomen est ocracé jaunâtre. Antennes un peu 
aplaties, brunes, la touffe pelile, gris noirälre, ouverte el noire au 
milieu. Front avec une touffe un peu conique, d’un brun noirâtre, noire 
dans les exemplaires foncés. Palpes courts, recourbes, squammeux, le 
3° arlicle épais, court, dépassant à peine le verlex, noir, le 2 arlicle 
gris foncé lavé de noir au milieu et au sommet. Pattes gris sale, lavées 
exterieurement de roussälre et les tarses de brunätre. 

La © ressemble au 5, mais ses ailes inférieures sont finement 
lisérées de brun. 

Trouvée communément par Petersen à Guarino, près de Honda 
(Colombie), du 25 avril au 7 mai. 


309. N. Reductella, Wik., Cat., XXNII, p. 62; Rag., Cat. North 
Am. Phye., p. 115 (Pl. XXII, fig. 21); Hulsl, Trans. Am. Ent. Soc., 
1890, p. 146; Gleditschiella, Fernald, dans Comstock, Rep. on the Ent. 
U. S. Dept. Agri. for 1880 (1881), p. 262. 


22 mill. Ailes supérieures élroites à la base, arquées sur la 
côte el élargies au delà du milieu, le bord externe un peu oblique, 
l’angle anal forlement arrondi. Ailes d’un gris faiblement brunätre, 
blanchätres après la première ligne el sur le disque dans l’espace mé- 
dian, l’espace basilaire brunätre. La partie blanchâtre est semée de rares 
écailles noires, surlout sur le bord interne; la côle est d’un gris foncé. 
La première ligne blanchâtre, un peu oblique, faiblement anguleuse 
sur la dorsale, distinctement lisérée d’ecailles noires en relief des deux 
côtés el précédée d'une bande irrégulière, noire, d'écailles en relief. 
Deuxième ligne très indistincte, de la couleur du fond, faiblement 
lisérée de noirâtre, oblique, rentrant sur les plis, bombée et dentée au 
milieu. Points discoïdaux noirs, obliques, très dislinels. Ligne margi- 
nale noire, interrompue. Frange eris brunätre. 

Ailes inférieures jaune brunâtre, les nervures et un liséré marginal 
brun; frange blanchâtre, un filet brun près de la base. 

Tête et thorax gris noirâtre avec une teinle brunätre, les antennes 


— 284 — 


brunes, la touffe forle, gris brunâtre, enlière. Palpes minces, recourbes, 
très effilés, gris, blanchâtres à la base, le 3° article distinct, noir. Ab- 
domen brunâtre avec le bord postérieur des anneaux jaunâtre. Pattes 
antérieures gris foncé, les fémurs laves de noir au sommet, les autres 
pattes grises, les tibias intermédiaires avec un anneau noir; les tarses 
noirs annelés de blanc, les larses postérieurs plus pâles. 

Ressemble beaucoup a Rhenella, mais s’en distingue de suile par 
les écailles en relief avant la 1e ligne, la forme des palpes et des an- 
tennes; la nervulation semble être identique à celle de Rhenella. 

« La chenille (d’après le professeur Fernald) est longue de 16 mill., 
d’un jaune verdälre, avec trois stries longitudinales brunes de chaque 
côté de la vasculaire, alternant avec d’elroites slries jaune citron, la 
dernière élendue sur les stigmales. La tête et les plaques thoracique et 
anale plus ou moins maculées de brun. Une lache noire ocellée sur le 
côté du métathorax. Cette chenille varie beaucoup. Chrysalide brune. 

Professeur Comstock ajoule que la chenille se trouve en grand 
nombre au mois d'août, réunissant et mangeant les feuilles du @Gle- 
ditschia triacanthus, descendant plus lard pour filer à la surface de la 
terre un cocon lâche de soie grise recouverle de débris de feuilles qui 
cachent le cocon. La transformation a lieu du 3 au 15 seplembre, et 
une partie des papillons éclosent à la fin du mois et l’autre partie de 
ceux-ci ne paraissent qu'au mois de mai et juin » | Hulst). 

Amérique sept. (district de Columbia, New-York, Ohio, où le pa- 
pillon vient à la lumière en mai, et le 2 août, ce qui indiquerait une 
deuxième generation. 


310. N. Rubrisparsella, Rag. (Pristophora), North Am. Phye., 
p. 6 (Pl. XLVI, fig. 21); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 145; 
Rufibasella, Rag., loc. cit., p. 7; Groceella, Hulst (Sciota), Entom. Amer., 
1888, p. 115. 


17 mill.  Aïles supérieures courtes, courbées sur la cöle, un peu 
obliques el arrondies sur le bord externe, obliques à l’angle anal, gris 
obscur, teintées de rougeätre, lavées de noir sur la côte el les nervures 
dans l’espace médian, les plis largement lavés de rouge brique, l'espace 
basilaire gris, la moilié basilaire ferrugineuse, les lignes transversales 
grises, peu distinctes, la première bordée du côlé interne d’une large 
bande noire presque verticale, faiblement coudée sur la côte, où elle se 
fond dans la partie noirätre, oblitérant presque la 1" ligne, qui est 
oblique, formant un angle rentrant sur la dorsale; elle est finement et 
indistinetement lisérée de noir extérieurement. Deuxième ligne paral- 
lèle au bord externe, sa bordure interne interrompue, rentrant forte- 


— 5 — 


ment sur les plis, sa bordure externe peu dislinete. Points discoidaux 
noirs, bien marques, obliques. Frange gris brunätre, une ligne noire 
inlerrompue à la base, précédée d’une rangée de points noirs bien 
écrits. Dessous gris noirâlre, se fondant dans la couleur ocracée de la 
côte, du bord interne et du sommet, la 2° ligne bordée de noirälre du 
côté interne, la moitié apicale de la frange et une bande interrompue 
sur le bord de l’aile noirâtres, 4 et 5 séparées, sub-paralleles. 

Aïles inférieures gris jaunâtre, les nervures et la côte brunälres, la 
frange à peine plus pâle avec deux lignes brunes à la base. Dessous blanc 
ocracé, faiblement saupoudré de noirätre sur la côte, la frange plus 
pâle, 7 et 8 sub-parallèles, 8 libre, 3 et 5 paraissant longuement ligées. 

Tête gris ocracé, thorax ferrugineux, teinté de noirâlre postérieure- 
ment. Abdomen ocracé jaunälre, saupoudré de noirâtre, surtout à la 
base et à l’apex. Palpes squammeux, courbes, le 3° article mince, aigu; 
ils sont d’un gris ocracé rougeâtre. Antennes brunälres, la touffe minus- 
cule, dépassant à peine le bord de la tige, avec un large sillon noir au 
milieu, l’article basilaire assez long et gros. Palpes maxillaires minces, 
filiformes, ocracés. Dessous de l’abdomen ocracé pâle saupoudré de 
noir, le reste du corps et les patles gris, les tarses et un anneau sur 
les libias postérieurs noirs, les tarses annelés de gris. 

Cetle description est faile sur mon type très frais de la Rufibasella. 
Mon exemplaire de la Rubrisparsella est un peu frotté, plus pâle, d'un 
gris ocracé uni, non teinté de noirâtre sur la côte, et la bande noire 
précédant la 1° ligne est remplacée par une bande rouge brique lavée 
et saupoudrée de noir sur les nervures; les lignes transversales sont 
plus distinctes, plus nellement lisérées de noir, et les nervures dans 
l’espace médian sont lavées de noirâlre, formant une ombre foncée 
oblique qui est moins visible dans la Rufibasella. Les écailles formant 
la touffe de l'antenne &tant en partie enlevées et les arlicles paraissant 
saillanls dans le sinus, j'avais d’abord placé celte espèce dans le genre 
Pristophora. 

Cet individu a été élevé le 10 juin d’une chenille trouvée sur le 
Celtis, l'aulre provient du Texas (Am. sept.). 


311. N. Crassifasciella, Rag., North Am. Phyc., p. 8 (PI. IX, 
fig. 7); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 146. 


16 mill. 5 Ailes supérieures étroiles, s’elargissant très graduelle- 
ment, presque droites sur la côte, obliques sur le bord externe, gris 
sombre, rouge noir sur le bord interne, vers la base, plus rouge dans 
l’espace basilaire. Première ligne pâle, n’alteignant pas la côle, un peu 
coudée sur le pli dorsal, précédée d’une très large bande verticale noire, 


— 286 — 


bordée extérieurement par une ligne noire qui se fond vers la côte 
dans la bande noire. Deuxième ligne dislincte, grise, bordée de deux 
lignes noir-brun, celle du côté interne se continuant obliquement en un 
nuage sous les points discoidaux jusqu’au milieu du bord interne. 
Points discoïdaux distincts, obliques. Ligne marginale noire, assez 
distincte; frange gris brunâtre luisant. 

Ailes inférieures jaune brunâtre sombre, les nervures plus foncées, 
le lisere marginal brun, la frange plus pâle que le fond, une ligne 
brune à sa base. 

Tête gris brunâtre, le derrière orangé; thorax brun noir teinté de 
rougeâtre; abdomen brun ocracé sur le bord postérieur des anneaux. 
Antennes brunes, la touffe petite, creuse ct noire du côté interne. Palpes 
assez minces, recourbés, gris noir, gris clair à la base, ie 3° article 
long, effilé. Paltes gris clair, les patles antérieures saupoudrées de 
noir, les libias intermédiaires avec un anneau noir, les larses noirs, 
annelés de blanc. Aux supérieures, 4 et 5 paraissent longuement tigees, 
mais ne le sont que brièvement; aux inférieures les nervures sont lon- 
gues, 4 très courte, 2 lout pres-de l’angle. 

Un ! provenant de la Californie dans ma collection. 


312. N. Hostilis, Steph., Ill., IV, 307, Wd., 1467; Rag., Ent. Mo. 
Mag., XXI, p. 54; Larva: Wood, Buckler, Ent. Mo. Mag., XVII, p. 177; 
Rhenella (var.), H.-S., fig. 130; Hein.,p. 158; Snell., De Vlind. v. Nederl. 
Micr., p. 131. 


24 mill.  Aïles supérieures étroites, faiblement courbées sur la 
côte, obliques et arrondies sur le bord externe, gris foncé obscur, sau- 
poudrées d'une facon égale d’ecailles noirätres, teintées dans le type de 
rougeälre obscur, l’espace basilaire rouge brun, limité par une large 
bande d’un noir intense, renfermant dans son bord externe la première 
ligne, blanchâlre, fine, un peu bombée poslérieurement, formant un 
petit angle sur la nervure dorsale. Deuxième ligne rapprochée, presque 
verlicale, rentrant un peu sur les plis, bombée et dentée au milieu, 
grisätre clair, lisérée et ombrée plus ou moins distinctement de noir. 
Une ombre noirâlre traverse obliquement l’espace médian au-dessus 
d'une faible éclaircie fauve, manquant souvent sur le bord interne. 
Frange gris brunâtre luisant, le bord de l’aile liséré de noir. Poinls 
discoïdaux noirs, presque confluents, parfois rattachés par un filet. 
Dessous ocracé lavé de noirätre entre la côte et le bord interne, avec 
de faibles traces en foncé de la 2° ligne. 

Ailes inférieures jaune brunâtre, plus brunes sur les nervures, 
lisérées de brun, la frange blanche avec une ligne brunâtre à la base. 


— 287 — 


Dessous avec les traces d’une bande médiane dont le liséré interne est 
assez bien marqué. 

Tele brun rougeälre, un peu teintee de jaunâtre sur le vertex, le 
{horax roussätre, les antennes brunes, la louffe pelite, creuse et noi- 
râtre du côté interne. Palpes assez minces, aplatis, acuminés, squam- 
meux, brunâtres ; le 3° article court, les palpes maxillaires croisés sur 
le front. Abdomen ocracé, saupoudré de noirâtre, en dessous plus clair. 
Pattes jaunâtres, lavées et saupoudrées forlement de noir, les larses 
noirs, annelés de blanchälre. 

Cetle espèce varie passablement comme couleur; le ton est tou- 
jours uni, foncé, avec une teinte un peu brunätre chez le Lype; la cou- 
leur de l’espace basilaire varie un peu comme intensité, parfois elle 
tourne un peu au gris. Elle se distingue de Rhenella par sa taille plus 
pelite, ses ailes visiblement plus étroiles, sa teinle foncée unie, ses 
points discoidaux presque réunis, peu distincts, et enfin par la chenille 
qui est bien différente. 

La chenille, en effet, longue de 19 mill., est d’un jaune verdälre 
avec la ligne dorsale et trois lignes sous-dorsales, de chaque côté, cou- 
leur chocolat, les deux dernières, presque réunies, formant une large 
bande au-dessus de la bande stigmatale, qui est d’un jaune soufre, 
intersectée par une ligne rougeâtre; le dessous du corps est brun rou- 
geâtre. Points ordinaires {rès petils, noirs, en relief, placés entre la 
sous-dorsale et la bande, chacun surmonté d’un court poil blond. Tele 
couleur d’ambre, mais presque couverte d'épaisses stries irrégulières 
et noires; la bouche noire. Segment thoracique comme les autres, 
mais luisant, son point stigmatal gros, noir, à centre blanc. Segment 
métathoracique, avec un gros point noir à centre blanc en dessus de 
chaque côté, un semblable, mais plus pelit, sur le pénultième segment. 
Paltes écailleuses noires, ainsi que la couronne des pattes membra- 
neuses. Pas de plaque anale. 

La chenille vit à l’aulomne dans une feuille, enroulee, lapissee de 
soie, de Populus tremula, el le papillon paraît en juin. 

L’Hostilis de Slephens n’élait que peu répandue dans les collec- 
tions, de facon que Zeller la cite (Isis, 1846, p. 77) comme synonyme 
de Salebria Adelphella, F. R., sans se donner la peine (m’a-t-il écrit) de 
vérifier si c’elait la même espèce. Stainton n'ayant sans doute pas 
une vérilable Hostilis, décrivit sous ce nom dans son Manual, p. 177, 
une Adelphella, F. R., espèce qui n’a pas encore Ele trouvée en Angle- 
terre et dont un exemplaire lui fut envoyé par Zeller; v. Heinemann, 
qui ne connaissail pas la vérilable Hostilis, fit de même. 

L'histoire de Hostilis se lrouve ainsi liée à celle de Adelphella, 
mais elle l’est encore davanlage avec la Rhenella, Zk. Celle-ci avait été 


— 288 — 


décrite et figurée par Hübner sous le nom de Palumbella (p. 35, fig. 70), 
mais ce nom appartenant déjà à une autre espèce de Phycite, Zincken. 
la nomma Rhenella. Treilschke décrit bien la Rhenella Zk., mais la 
chenille dont il donne la descriplion est celle de l’Adelphella. Dupon- 
chel suit Treilschke et Fischer v. Rosslerstamm et figure la Rhenella, 
faisant remarquer que la chenille verte, vivant sur le saule dont parle 
Treitschke, n’est pas celle de la Rhenella Zk., mais bien d’une autre 
espèce qu’il décril alors sous le nom de Adelphella. Zeller paraît avoir 
mélangé dans sa collection la véritable Rhenella avec Hostilis. Herrich- 
Schæffer ne sut pas les distinguer, car il figure une véritable Hostilis 
sous le nom de Rhenella. Enfin v. Heinemann, ct plus tard M. Snellen, 
se basant sur la figure donnée par Herrich-Schæffer, ont décrit l’Hostilis 
Steph. sous le nom de Rhenella, disant que la chenille vit sur le 
tremble (Populus tremula). 
N. Hostilis se trouve en Angleterre, en France et en Allemagne. 


313. N. Rhenella, Zk., Germ. Mag., II, 166; Tr., IX, 1, 175 (pars); 
Dup., X, 280, 1a; F. R., p. 49, pl. 29, 1; Zell., 1s., 1846, p. 745; H.-S., 
IV, p. 80, pars; Berce, p. 283, pl. 9, fig. 2; Palumbella, Hb., 70, Texte, p.35. 

a. Var. Laetifica, Stgr., à. 1. 


26 mill. 4 2 Ailes supérieures assez larges, régulièrement coùr- 
bées sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, un peu 
bombées à l’angle anal, d’un gris cendré faiblement saupoudrées de 
notrâtre sur la côte et sur les nervures, l’espace basilaire rouge brique, 
limité par une large bande d’un noir intense, presque verticale du côlé 
interne, suivie de Ja premiere ligne, qui est blanche, très fine, coudée 
postérieurement sur le pli dorsal, et plus faiblement sur la nervure 
dorsale, distinctement lisérée de noir; parfois la ligne pâle disparaît el 
sa bordure noire s’ajoutant à la bande, celle-ci devient très large. 
Deuxième ligne blanchâlre, un peu oblique, rentrant sur les plis, 
au milieu dentée et formant un coude sur la nervure 4, bordée de 
noire, les bordures parfois très larges, l’externe envahissanl tout l’es- 
pace terminal, comme dans la figure de Hubner, la ligne pâle devenant 
presque invisible. On voit par places dans l’espace médian des traces 
d’une ombre oblique, formant, notamment, une grande lache noirälre 
mêlé de roussälre sur le bord interne. Points discoïdaux très distincts, 
obliques, ronds. Une ligne noire entrecoupée sur le bord. Frange gris 
brunâtre luisant. 

Ailes inférieures jaunâtre sale, les nervures et le bord de laile 
bruns, la frange blanche, avec une ligne brunâtre à la base. 

Tête gris foncé, les anlennes brunes, la touffe pelile, ouverte et 


— 259 — 


noire du côté interne. Palpes aplalis, acuminés, le 3° article presque 
invisible ; palpes maxillaires croisés sur la face. Thorax gris, forlement 
lavé de roussälre sur le collier et les ptérygodes. Abdomen gris jau- 
nâtre, un peu saupoudré de noir. Paltes blanchâtres, les paltes anté- 
rieures saupoudrées de brun noirâtre, les autres un peu lavées de 
noirälre. 

Aux supérieures, 4 et 5 convergent et se rapprochent (ainsi que 
8 et 10) tellement qu’elles paraissent réunies sur une lige, et parfois 
elles sont brièvement tigées. Aux inférieures, 2 est plus ou moins rap- 
prochée de l’angle. 

La © diffère seulement par ses ailes inférieures plus foncées. 

Dans un exemplaire © provenant de Lagodechki (Russie, 18 juillet), 
les ailes supérieures sont saupoudrées de noir d’une façon unie et la 
base de l’aile n’a pas de couleur roussâtre ou à peine. 

La variété Laetifica se distingue du type par sa couleur claire uni- 
forme, avec la bande noire qui précède la première ligne aussi étroile 
que le liséré postérieur, laissant un espace pâle entre la bande et la 
partie roussâtre; la 2° ligne est Ir&s faiblement lisérée de noir. Elle pro- 
vient de la Touranne (Tura). 

La chenille esl d’un vert-pomme, avec une teinte jaune soufre, sur- 
tout postérieurement, les incisions et trois lignes irrégulières de chaque 
côlé du vaisseau dorsal d'un jaune pâle. Points verruqueux très pelits, 
noirs, rares, surmontés d’un poil pâle, assez long; stigmates blanc 
rosé, finement cerclés de noir; un point noir, à centre blanc, plus gros, 
sur les 2° et 12° segments. Tête couleur d’ambre clair marbrée de jaune 
soufre, la bouche et une ligne sur les côtés brun foncé. Segment thora- 
cique sans écusson (de même que le segment anal), de la couleur du 
fond avec quelques taches brunes de chaque côté. Pattes vertes. 

Elle vit entre deux feuilles de peuplier (Populus nigra, Cana- 
densis, etc.) en juin, juillet, août et septembre, et sans doule le papillon 
paraît en juillet ou août, mais l’éclosion du papillon des chenilles de 
l’automne a lieu en juin. D’après M. Chrétien, l'œuf est elliptique, très 
aplati, fortement granulé à la surface, de couleur blanc mat. 

La Rhenella se trouve en France (Paris), en Allemagne et en Russie. 


314. N. Gilvibasella, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 145 
(Rag., Pl. XIV, fig. 5). 


18 mill. © Ailes supérieures grises, finement saupoudrees de noi- 
râtre, l'espace basilaire plus pâle, ocracé à la base même, une bande gris 
cendré au milieu, suivie d'une lache transversale ocracé rougeätre, allé- 
nuée vers la côte, précédant la 1"° ligne, qui est blanchâtre, peu dis- 

19 


a) 


üincte, lisérée postérieurement d’une ligne noire oblique, courbée, 
alteignant le pli dorsal et rentrant ensuite, formant un angle sur la 
nervure dorsale. Deuxième ligne grise, lisérée de noirâtre, plus dis- 
tinelement du côté interne, sinueuse, bombée, un peu dentelée au 
milieu; elle naît d’une tache costale oblique, noire, qui se continue en 
une ombre noirâlre à travers l’espace médian. Points discoïdaux obli- 
ques, dislinets. La côte après la 1" ligne est ombrée de noirätre. Points 
marginaux peu distincts; frange gris brunätre. 

Ailes inférieures jaunâtres, les nervures concolores, la frange plus 
pâle, avec une fine ligne noirälre à la base. 

Tête et thorax gris ocracé. Palpes très minces, longs, ascendants 
Antennes brunes. Abdomen ocracé brunâtre, d’un brun plus foncé 
poslérieurement. Palles blanchâtres saupoudrees de noir, les tarscs 
brun foncé. 

Ressemble beaucoup à Rubrisparsella (Rufibasella), mais plus 
grande, plus grise, et les ailes inférieures sont jaune pâle. 

Texas (Am. sept.). Une 2 coll. Hulst. 


315. N. Inquilinella, Rag., North Am. Phyc., p. 8 (PI. XIV, fig. 6); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 145. 


18 à 24 mill. Ailes supérieures assez élroiles, assez fortement ar- 
quées sur la côte avant le milieu, obliques et arrondies sur le bord ex- 
terne, grises, presque entièrement teintées de rouge brique, surtout posté- 
rieurement, l'extrême base etune large bande verticale bordant la première 
ligne, rouge brique, l’espace basilaire, l’espace médian après la pre- 
mière ligne et sur le disque, gris, la côte et les nervures saupoudrées 
de noir. Lignes transversales grises, indistinctes, la première paraissant 
oblique dans sa moitié costale, presque verlicale au-dessous de la ner- 
vure médiane, faiblement anguleuse sur la dorsale, sa bordure foncée 
externe indiquée seulement par un point noirâtre sur la médiane et un 
autre sur la dorsale. Deuxième ligne très indislincte, se laissant plutôt 
deviner, paraissant bombée et denl&e au milieu, rentrant sur les plis, 
bordée des deux côtés d’une bande rougeâtre très confuse et fondue; 
l’espace terminal est teinté de rouge. Points discoïdaux obliques, noirs, 
dislinels. Ligne marginale à peine visible. Frange gris brunätre luisant. 

Ailes inférieures jaune brunâtre sale, les nervures plus foncées, la 
ligne marginale brune; frange blanchätre, une ligne gris noirâtre à 
la base. 

Tête gris brunâtre foncé. Thorax gris-brun noirâire luisant, un 
peu teinté de rouge; abdomen ocracé brunätre, ocracé pâle sur le bord 
poslérieur des anneaux. Palpes un peu aplalis, squammeux, un peu 


— 29 == 


obliques, acuminés, gris-noir, le 3° article très court, blanchätre au 
sommet, ou noirâtre. Antennes du brunes, la touffe assez petite, 
ouverte et noire du côlé interne. Pattes gris-noir, les tarses plus foncés; 
aux ailes supérieures, 4 el 5 convergentes, très rapprochées. 
La chenille, non décrite, vit dans les galles de Salicis nodum. 
Wisconsin (Am. sept.). 


316. N. Elegans, Rag., Now. gen., p. 15 (Pl. XLI, fig. 13). 


13 mill. Ailes supérieures grises, la côte d’un jaune vif avec des 
écailles rouges et grises; la première ligne droite, un peu oblique, deux 
fois denlee du côlé interne, jaune vif, bordée extérieurement de rouge- 
brun. La deuxième ligne est rouge-brun, mal définie, oblique, coudée 
au milieu; la frange est d’un gris foncé. Une tache allongée, jaunätre, 
bordée extérieurement de rouge sur le bord interne à la base. Point 
discoïdal inférieur seul visible, noir, le point supérieur, étant très pelit, 
caché dans la bordure de la strie coslale. Dessous gris noirätre luisant. 

Ailes inférieures gris brunâtre, chez le « blanches. 

Tele et thorax jaunes, les antennes brunälres (celles du 5 sont 
malheureusement cassées), les palpes jaunâtres, recourbes. 

Aux supérieures, 10 de la cellule, 4 et 5 séparées; aux inférieures, 
2 touche presque l'angle de la cellule, 3 et 5 paraissant ligées. 

Cette jolie pelite espèce se trouve à Accra (Afrique occ.). Mus. brit. 


317. N. Emussitatella, Rag. (Pl. XIV, fig. 4). 


25 mill. 2 Ailes supérieures étroites, à côte courbée au delà du 
milieu, à bord externe presque vertical, un peu sinueux, à frange bom- 
bee à l'angle anal, d’un gris foncé, largement lavées de noir dans l’espace 
basilaire et de noirâtre sur la côle au-dessus, la côte au delà saupou- 
drée de brun-rouge; lignes transversales gris clair, {res nettement 
lisérées de noir dans l’espace médian, la première oblique dans sa 
moitié costale, verlicale ensuile, rentrant en un angle faible sur la 
dorsale. Deuxième ligne’ sinueuse, un peu oblique, rentrant, concave 
sur les plis, bombée, un peu dentée au milieu, bordée extéricurement 
d’une bande indistincte d’un brun rougeälre, noirätre sur la côte. Une 
courte slrie noire sur le disque, au-dessous duquel l’aile est lavée de 
noirâtre. Ligne marginale noire, bien distincle; frange gris brunâtre. 
Dessous gris brunätre avec la trace de la 2° ligne en noirälre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, un peu irisées, jaune brunälre 
pâle, brunies sur les bords, avec deux lignes marginales brunes, bien 
marquées; frange blanche. 

Tête et thorax gris, front avec une forte touffe gris foncé, antennes 


— 292 — 


brun foncé; palpes cylindriques, noirs, également saupoudres de gris. 
Abdomen jaune-brun, saupoudré de noirâtre, les incisions plus pâles. 
Pattes grises, les tarses plus jaunälres, un large anneau noir près de 
la base des fémurs des pattes postérieures. 

Aux supérieures, 4 et 5 bien séparées, un peu convergentes; aux 
inférieures, 2 de l’angle, 3 et 5 paraissant ligées. 

Estcourt (Nalal, Afr. or.). Une ©, prise par M. Hutchinson, dans ma 
collection. 


318. N. Melanotaeniella, Rag., Nouv. gen., p. 15 (Pl. X, fig. 23). 


16 mill. Ailes supérieures gris cendré, saupoudrees d’une facon égale 
de noir, moins sur le pli dorsal, les lignes transversales fines, pâles, 
dislinetement lisérées de noir des deux côtés, obliques, sinueuses, la 
première précédée d’une large bande notre, qui est bordée du côlé interne 
d’une ligne d’écailles noir foncé en relief. La première ligne est plus 
pâle que la deuxième et projette un angle court sur la nervure 
médiane et un angle obtus sur la dorsale; la deuxième esl légèrement 
bombée au milieu. Points discoidaux confluents, indistinets, noirätres; 
frange gris pâle, avec des filets noirs, et précédée d’une ligne noire 
irrégulière. 

Ailes inférieures gris brunätre clair, les nervures plus foncées, la 
frange plus claire; nervure 2 éloignée de l’angle, 3 et 5 paraissant briè- 
vement tigées. 

La tête, le thorax, les palpes et la base des antennes de la couleur 
des supérieures, le reste des antennes brunätre; la touffe d’écailles gris 
foncé, assez forte, avec un sillon au milieu. Abdomen ocracé brunâtre. 

La 2 a les ailes inférieures brunâtres, plus foncées que chez 
le 4, la frange gris-brun noirâtre, l'abdomen ocraté, les palpes labiaux 
minces, cylindriques, le troisième arlicle long, acuminé, noir, l’apex 
blanchälre. 

Eschmakts Kali (Transcaucasie), 21 juin. Un « coll. Romanoff; 
une 2, coll. Staudinger, de Mardin (Turquie d’Asie). 


319. N. Postica, Zell., (Myelois), Hor. Ross., XNI, p. 213 (60), 
pl. XII, fig. 28 (Rag., Pl. IX, fig. 20). 


16 mill. 5 Ailes supéricures très étroites, allongées, la cöle droite, 
le bord externe oblique, arrondi; d’un gris blanchätre, finement sau- 
poudrées de noirâtre sur la côle dans l’espace médian, le bord interne 
el les nervures semés de grosses écailles noires très distinctes; première 
ligne indislincte, indiquée seulement par des écailles noires formant 
sa bordure externe, oblique jusqu’au pli dorsal, rentrant en un angle 


— 293 — 


distinct sur la nervure dorsale, où elle est lavée de brunätre. Deuxième 
ligne bien marquée, pâle, finement lisérée de noir des deux côtés, 
oblique, un peu bombée au milieu, traversée à sa naissance par une 
ombre fauve lavée de noir sur la côte, pointillée de noir au milieu, tra- 
versant obliquement l’espace médian. Points discoidaux indistincts, ou 
réunis en une très courte sirie. Points marginaux noirs, dislincts; 
frange gris brunâtre. Dessous gris noirâtre luisant, un point blane 
bordé de noir indique la naissance de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures transparentes, blanches, irisées, brunies sur la 
côte, la frange d’un blanc pur. 

Tele et thorax gris saupoudré de noir, l’abdomen gris brunâtre. 
Antennes gris foncé, la touffe très petite, grise extérieurement, noire du 
côté interne. Palpes grêles, recourbés, blanchâtres, le deuxième article 
avec deux anneaux noirs Lres distinels, un près du milieu, l’autre tout 
près du sommet; le troisième article presque tout noir. Palpes maxil- 
laires très longs, fins, blanchâtres par devant, noirâtres sur les côtés. 
Dessous du corps gris ocracé sale; les pattes plus grises, les tarses 
annelés de noir. 

Auxsupérieures, et 5 sont presque parallèles ; aux inférieures, 2 naît 
bien avant l’angle, 3 et 5 ont à peine l’apparence d'être tigée, 4 est très 
courte. 

Zeller décrit comme variété un exemplaire de Postica dont les ailes 
sont frottees. 

Honda (Colombie), en avril. Coll. Zeller et Ragonot. 


320. N. Cleopatrella, Rag., Ann. Soc.e. Fr., 1887, p. 231. |. 1.X, 
fig. 21 j,22 2.) 


d. 24 à 26 mill. @ 22 à 24 mill. Ailes supérieures assez étroiles el 
allongées, faiblement arrondies sur la côle, obliques et arrondies sur 
le bord externe, surtout à l’angle anal; d’un gris de plomb fortement 
lavées de blanc, surtout sur la côte; toutes les nervures indistinctement 
marquées en blanc, le bord interne à la base lavé de jaune rougeätre 
pâle ; le pli dorsal un peu lavé de roussâtre. Lignes transversales blan- 
châtres, très indistinctes, la première oblique et faiblement ombrée de 
noirälre sur la côte extérieurement, au delà entrecoupant presque ver- 
ticalement trois slries noires sur les nervures sous-costales, médiane et 
dorsale. Deuxième ligne oblique, bordée du côté interne d’une fine ligne 
noire rentrant sur les plis, un peu bombée et fortement dentée au 
milieu, plus large sur la côle, où la deuxième ligne est bordée extérieu- 
rement de noir. Points marginaux presque oblitérés, plus visibles vers 
la côte, frange gris foncé luisant. Point discoïdal supérieur minuscule, 


— 294 — 


l’inférieur strigiforme, noir, un peu oblique, très grand, sur ia médiane. 
Dessous luisant, gris jaunâtre, blanc jaunâtre sale au delà de la 
deuxième ligne, qui est lisérée intérieurement de noirälre, 4 et 5 sepa- . 
rées, parallèles; la frange gris foncé. 

Ailes inférieures blanc jaunätre uni, brunies sur la côte, la frange 
blanche, avec deux filets bruns à la base; dessous semblable, 3 et 
5 paraissant longuement ligées, 7 et 8 sub-parallèles, longues, séparées. 

Tele gris foncé, blanchälre par derrière. Thorax gris foncé, un peu 
brunätre, postérieurement blanchälre, sauf à l’extrémilé ; la partie pâle 
est bordée, et les ptérygodes traversés, par une ligne noire. Front squam- 
meux. Palpes assez courts, n’excédant pas le front, squammeux, gris, le 
deuxième article marbré de noir, le troisième article noir. Antennes 
gris jaunâtre, finement annelées de noir, faiblement pubescentes en 
dessous, la touffe petite, gris mêlé de brun, du côté interne, un peu 
creusée, blanche, noire à l’extrémité du côté externe. Abdomen gris 
brunätre zone d’ocrace, à la base blanchätre. Patles et le dessous du 
corps gris cendré, les tarses noirs, un anneau noir sur les libias posté- 
rieurs. 

La © est plus petite et plus foncée; ses dessins sont bien moins 
distincts que chez le  ; elle est moins lavée de blanchâtre, le bord 
interne à la base et le pli dorsal sont plus roussâtres, les stries noires 
de la première ligne extérieurement paraissent former de longues 
dents, et la ligne paraît, comme la deuxième ligne, interrompue sur le 
pli dorsal; la base de l’aile est plus distinctement rougeâtre sur le 
bord interne. Les points discoidaux sont moins dislinels ainsi que la 
deuxième ligne. Ailes inférieures lavées de brunälre, surtout sur les 
nervures, plus foncées sur les bords, la frange blanche. Antennes blan- 
chälres, annelécs de noir. Palpes blanchâtres à la base, le deuxième 
arlicle noirälre, blanchälre au milieu, le troisième article noir, blane à 
la base, l’abdomen plus foncé que chez le . 

Par sa couleur gris pâle, surtout chez le %', on ne peut la confondre 
avec aucune autre Nephopteryx; elle ressemble un peu à la Salebria 
Brephiella et à la Cirtensis. 

Gabes (Tunisie), en mars et septembre; Biskra (Algérie) en avril; 
coll. Sigr. et Rag. 


321. N. Rivulelia, Rag., Nouv. gen., p. 15 (Pl. XLI, fig. 14). 


14 mill. Ailes supérieures brun rougeätre marbrees de jaune el de 
gris pâle, la première ligne très distincte, blanche au milieu, lisérée de 
chaque côté par une ligne noire fine, chacune bordée d’une bande gris 
pâle; elle est suivie d’une tache jaune sur le bord interne dans l'espace 


. 


on Le 


médian. Deuxième ligne indistincte. Le point discoïdal inférieur visi- 
ble, noir. 

Ailes inférieures blanches, transparentes; 4 et5 longuement ligees. 

Tête et thorax jaune-brun, antennes brun clair, les palpes 
recourbés, minces, jaunâtres, le corps blanchätre. 

Une © d’Accra (Afr. oc.), Mus. brit. 


322. N. Ochromarginella, Rag. (Pl. XVIII, fig. 8). 


26 mill. 4 Ailes supérieures allongées, étroites, droiles sur la cöle, 
arrondies près de l’apex, obliques el arrondies sur le bord interne, gris 
cendré un peu bleuätre, la côte jusqu’au trois quarts largement ocracé 
clair, ainsi que le bord interne à la base. Le bord interne au milieu est 
encore plus largement ocracé et l’exlremite de l'aile est teintée de la 
même couleur. Il n’y a aucune (race de lignes transversales, les ner- 
vures sont faiblement slriées de noirâtre, mais la médiane est blanche et 
est marquée d’une strie noire très distincte, terminée par le point dis- 
coïdal inférieur, noir, slrigiforme, oblique, bien visible. Frange blan- 
chälre. 

Ailes inferieures gris jaunälre uni, la frange plus päle. Dessous des 
quatre ailes gris jaunâtre uni, les côtes ocracées. 

Têle et collier ocracé, le reste du thorax fortement saupoudré de 
noir. Abdomen ocracé. Palpes ocracé pâle, courts, un peu aplatis; le 
deuxième article squammeux, le troisième arlicle petit. Antennes noi- 
râtres, en dessus gris ocracé tacheté de noir, forlement pubescentes, 
presque ciliées, l’article basilaire gros, ocracé, la louffe petite, ocracée, 
saupoudrée de noir du côlé externe, largement ouverte et noirâtre du 
côté interne. Paltes ocracé pâle, saupoudrées de gris, les tarses posté- 
rieurs noirs annelés de blanchätre. 

Aux supérieures, les rameaux de la médiane tous écartés, parallèles, 
rapprochés; 10 écarlé de 8. Aux inférieures, la cellule assez courte, 
4 assez courte, 7 et 8 longues, paraissant tigées, ainsi que 3 et 5. 

Congo (Afr. oc.); un assez défectueux, coll. Staudinger. 


323. N. Divisella, Dup., Supp. IV (1842), p. 126, pl. 60, fig. 9; 
Euphorbiella, Zell., Is., 1846, p. 757; Berce, 292; Albiricella, H.-S., 34, 
IV,p. 73; Mill., Ic., vol. I, livr. 3, p. 159, pl. 8, 6-9. 


26 mill. 4 & Ailes supérieures sub-triangulaires, un peu allongées, 
faiblement, mais régulièrement arrondies sur la côte, obliques, 
arrondies sur le bord externe, d'un brun vineux uni, bordées sur la côte 
d’une érès large bande blanche, qui s'étend inférieurement à la nervure 
médiane et se prolonge jusqu’à la naissance de la deuxième ligne, ou, 


— 296 — 


en s’atl&nuant, à l’apex. L’extr&me bord de l’aile, au delà du milieu, est 
échancré par un filet brun qui s’elargit au milieu, et qui se renfle en 
un gros point brun à son extrémilé vers la base avant le milieu de la 
côte, indiquant ainsi la naissance de la premiere ligne, qui s'aperçoit 
vaguement, en regardant dans un certain jour l’insecte, comme une 
ombre plus foncée sur le fond brun. Deuxième ligne peu distincle, paral- 
lele et très rapprochée du bord externe, pâle, blanche et coudée sur la 
côte, faiblement ombrée de brun. Points marginaux dislinels. Frange 
gris noirâtre. Le point discoïdal inférieur, seul visible, brun, se détache 
du fond blane. La côte à la base est également bordée de brun. 

Ailes inférieures d’un jaune très pâle, semi-transparentes, irisées, 
la frange plus pâle, la côte lavée de noirälre; celles de la 2 sont tein- 
tées de brun-pourpre sur les bords et distinctement lisérées de brun. 

Tête brun rougeätre, le front bombé; antennes jaunälres, brun- 
rouge à la base, sinueuses pres de la base, la touffe très réduite, à peine 
en relief, jaune pâle, noire au milieu; thorax brun vineux. Abdomen 
gris jaunâtre lavé de brunâtre en dessus. Palpes courts, épais, un peu 
obliques, brun-rouge, le deuxième article gris ocracé au milieu, le troi- 
sième arlicle distinct, acumine. Palpes maxillaires Ires pelils, minces, 
squanvmeux. Paltes blane crème, les paltes antérieures fortement 
lavées de brun rougeälre, les pattes intermédiaires lavées de brun 
rougeälre sur le bord des fémurs, les tarses et les éperons des paltes 
intermédiaires et poslérieures brun-noir du côté externe, contrastant 
vivement avec les parties blanches. 

D’après Millière, la chenille jeune est très brune, en grossissant sa 
teinte s’éclaircit, devenant marron plus ou moins foncé, pourtant par- 
fois elle est noire. Adulte, elle est cylindrique, striée d’une large bande 
dorsale d’un rouge marron, plus claire que le fond, s’etendant de la tête 
au dernier segment. La vasculaire et la sous-dorsale sont fines, noires, 
continues; la stigmatale, passablement étroite, est blanchâtre, con- 
linue, faiblement ondulée. Les stigmates, placés sur la ligne même, 
sont circulaires, jaunes, cerclés de noir et indiqués par des points ver- 
ruqueux blancs. Points pilifères jaunes, un peu en relief, les poils assez 
longs el noirs. Le ventre est d’un jaune verdälre, la lête noire, la bouche 
jaune, le segment thoracique sans écusson, les pattes écailleuses brunes. 

Elle vit longtemps (de septembre à février), alors qu’elle est très 
pelile, en famille sur l’Euphorbia characias L.; d’abord les chenilles 
lient quelques feuilles sous lesquelles elles se tiennent, mangeant alors 
très peu, mais au printemps elles grossissent rapidement, lient par de 
nombreux fils la plante entière, réunissant souvent plusieurs tiges 
avec leur soie. Elles creusent aussi la lige, s’y enfoncent profondé- 
ment, parfois jusqu'aux racines. Plus lard elles se séparent en pelils 


— 297 — 


sroupes, s’installant sous de petites toiles au milieu d’aulres têtes 
d’Euphorbia ; à la fin d'avril, elles se transforment dans les feuilles ou 
descendent dans la mousse, la chrysalide est allongée, cylindrique, 
lisse, verdâtre sur la poitrine, la pointe abdominale, irès obtuse, n’a 
pas d’aspérités ; les anneaux, noirs, ont leurs intersections brunes. 

Le papillon éclôt en juin et est très répandu, non seulement dans 
le sud de l’Europe (France centr. et mér., Espagne, Ilalie, Dalmatie, 
Tunisie), mais aussi en Afrique (Gambie (octobre), Natal) et aux Indes 
orientales (Kurachi), en avril; ceux de Gambie et de Kurachi sont bien 
plus pelits que le lype européen (26 mill.). 

Zeller trouva la chenille sur l’Euphorbia cyparissias. 

Celte espèce ne peut êlre classée parmi les Salebria, puisque ses 
palpes maxillaires ne sont pas en forme d’aigrette. 


324. N. Laticostella, Rag., Nouv. gen., p. 15 (Pl. XXXVII, fig. 27). 


25 mill. @ Ailes supérieures assez allongées et élroiles, un peu 
arrondies sur la côte; le bord externe oblique; l’angle anal arrondi, 
d’un brun rougeälre, plus ou moins lavées de brun noirälre le long du 
bord interne et sur le bord exlerne; la nervure médiane et ses rameaux, 
ainsi que la nervure dorsale, lavée de gris, la cle avec une large 
bande ocracée ne s'étendant pas à l’apex. Première ligne indiquée par 
un point blanc sur la nervure dorsale et une autre sur la médiane dans 
. uneéclaircie rougeälre, mais ces points sont parfois invisibles. Deuxième 
ligne absente ou très faiblement indiquée par quelques écailles blan- 
châtres formant une ligne droite parallèle au bord externe. Point dis- 
coïdal inférieur seul visible, distinct. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanchälres, les nervures 
brunâtres, la côte et les bords de l’aile noirâtres, la frange blanche, 
avec une ligne brune à la base. 

Tête et thorax ocracé brunälre. Palpes ocracé brunälre, élargis par 
des écailles; le deuxième arlicle prolongé par devant au sommet; le 
troisième article brun rougeälre, élargi obliquement au sommet, 
formant un triangle. Anlennes brunes, l’article basilaire blanchätre‘; 
l’abdomen gris brunätre. Paltes brunâtres, les fémurs brun foncé; les 
larses noirs annelés de blanchâtre. 

Sa couleur et la large bande costale ne permettent pas de la con- 
fondre avec d’autres espèces des genres Nephopteryx et Salebria. 

Nervulation comme Coenulentella, mais la nervure 2 est. un peu 
plus éloignée de l’angle de la cellule. 

Deux © coll. Staudinger, provenant de Nalal. 


— 298. — 
325. N. Carteri, Rag., Nouv. gen., p. 15 (Pl. X, fig. 25). 


21 mill.  Aïles supérieures Elroites, presque droites sur la cöle, 
obliques sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, prolongees et 
aiguës à l’apex, d’un ocracé rougeätre, sans écailles foncées, luisantes, 
jaunätres sur la côte, teintées pourpre au sommet; la base jusqu’au pre- 
mier liers du bord interne feintée de pourpre mele d’écailles grossieres 
d’un gris bleuätre, l'extrême bord à la base jaune pâle. Première ligne 
indiquée par un point blanc sur la médiane et un autre, en dessous, sur 
la dorsale, chacun suivi d’un point rouge-brun. Deuxième ligne rap- 
prochée et parallèle au bord externe, formée de points blancs minus- 
cules, coudée près de la côle, où la ligne devient continue, jaunätre. 
Poinls discoïdaux et marginaux invisibles. Frange brune. Dessous 
jaune brunälre teinté de rougeätre, irisé. 

Ailes inférieures blanc jaunätre, irisées, légèrement salies de noi- 
rälre à l’apex; la tache apicale continuée en une fine ligne sur le bord; 
la frange blanche, avec une ligne noirâlre à l’apex. Dessous plus pâle; 
la côle ocracée. 

Tête ocracé olivälre ainsi que le collier, le reste du thorax ocracé 
rougeätre; les antennes aplaties, longuement crénelées, pubescentes, 
brun noirälre en dessus, brunâtres en dessous, à peine courbees; la 
touffe très petite, noire, blanche au sommet du côté inlerne, blanche du 
côlé externe; l’article basilaire ocracé grisâtre. Palpes ascendants droit, 
élargis à la base, très acuminés au sommet, un peu squammeux, 
d’un ocracé grisâtre pâle, le deuxième article indistinctement zone 
d’ocracé brunätre. Abdomen ocracé grisätre. Palles ocracé pâle; les 
palles antérieures teintées de rouge-brun sur les tarses; les pattes 
intermédiaires fortement leintees de rouge-brun sur les fémurs et au 
sommet des tibias; les larses noirs; palles posterieures blanches tein- 
tées de rouge, les larses noirs annelés de blanc. 

Gambie (Afr. oc.). Un / pris à la lumière en juillet par M. Carter; 
(ma coll.). 


326. N. Delineatella, Rag., Now. gen., 16 (Pl. XLI, fig. 12). 


22 mill. Ailes supérieures sub-triangulaires, assez allongées, brun 
fauve, marbrées de noirätre et de fauve ; la côte un peu plus claire chez 
le 5. La première ligne est droite et n’est indiquée que par deux points 
blancs; chez la © il y a en outre une petite ligne blanche sur le bord 
interne; la deuxième ligne est oblique, à peine sinueuse et est indiquée 
par une série d’ecailles blanches. Point discoïdal inférieur noir, distinct. 
La base de l’aile est noirätre, sauf une grande tuche ronde, d’un fauve 
pâle, sur le bord interne. Poinls marginaux noirs, très petits. 


— 299 — 


Ailes inférieures blanchätres, noircies sur les bords, transparentes. 

La tete et le thorax brun fauve; l’abdomen jaune ocracé; les 
antennes brunes, pubescentes, avec une touffe d’ecailles blanchälres. 
Palpes recourbés, squammeux, jaune ocracé, tachetés de brun. 

& el 2 d’Acera (Afr. oc.). Mus. brit. 


327. N. Natalensis, Rag., Nouv. gen., p. 16 (Pl. XXXVIII, fig. 26). 


21 mill. Ailes supérieures assez élroites, un peu courbées sur la 
côte, obliques sur le bord externe, assez aiguës à l’apex, à peine arron- 
dies à l’angle anal, d’un brun rougeätre, plus foncées et lavées de 
noirâtre mêlé de blanc le long de la côte, de la nervure médiane jusqu’à 
l’angle anal, et des bords externe et interne. Lignes transversales indi- 
quées seulement par quelques petits points blancs sur les nervures, 
suivis, dans l’espace médian, de points noirs. La première n’est indi- 
quée que par deux points superposés sur la médiane et dorsale, le 
dernier plus gros dans une éclaircie jaunätre, et continué sur le bord 
interne par un pelit filet blanc. La deuxième ligne oblique, parallèle au 
bord externe, sauf le point sur la nervure dorsale placé sous le der- 
nier de la nervure 3. Points discoïdaux noirs, distincts, superposés. 
Frange gris noirâlre, sans ligne à la base. Dessous brun noirâtre, plus 
clair vers le bord interne. 

Ailes inférieures blanc jaunälre, noirâtres sur la côte; les nervures 
brunälres ainsi qu’une double ligne sur le bord; la frange brunâtre. 

Antennes cylindriques, courbées à la base, fortement pubescentes, 
brun-noir, y compris la touffe d’écailles, l’article basilaire brun rou- 
geätre, la touffe petite. Palpes brun rougeâtre clair, courbés, assez 
minces, acumines; le troisième article assez long, aigu, plus foncé. 

Tête el thorax brun rougeâtre. Abdomen ocracé brunâtre, au-dessous 
brun noirâtre. Patles brunes; les tarses noirs, annelés de blanc. 

Ressemble absolument à Coenulentella comme dessins, mais le 
point discoïdal supérieur est visible, ct la couleur est différente, étant 
d’un brun-rouge, plus rouge sur les plis, sans traces d’écailles grises. 

Natal; un ç; coll. Staudinger. 


328. N. Coenulentella, Zell., Isis, 1846, p. 735; H.-S., 164, IV, 
p. 79; Constant, Ann. Soc. e. Fr., 1883, p. 9 (larva); Maculata Sigr., 
Stelt. e. Zeit., 1876, p. 143. 


23 mill. 5 2 Ailes supérieures assez étroites, presque droiles sur 
la côte, arrondies à l’apex, obliques et fortement arrondies sur le bord 
externe, d’un gris noir un peu brunälre et luisant, la côte plus grise. 
Lignes transversales obliques, convergenles sur le bord interne, peu 


— 300 — 


distinctes, indiquées par de courtes stries ou points gris sur les ner- 
vures. Première ligne indiquée seulement par un point pâle sur la 
médiane et un angle blanchälre entouré de fauve sur la dorsale. 
Deuxième ligne plus distincte, presque droile, rentrant sur le pli dorsal, 
formant un petit angle sur la nervure dorsale, là aussi lavee de fauve. 

Le point discoïdal inférieur, seul visible, est renfermé dans une 
liture grise sur la médiane. 

Ailes inférieures ocracé sale etpâle, un peu brunies sur les bords, 
lisérées de brun, la frange blanche. Chez la © elles sont presque d’un 
brun noirâtre, plus pâles à la base. 

Tête brun luisant, {horax gris brunätre luisant. Front gris noirâtre, 
squammeux ; palpes bruns, longs, aplatis, larges, le 3° article très 
court, en dessus coupé obliquement. Antennes fortement serratiformes, 
brièvement ciliées, brun ocracé, la touffe petite, ouverte au milieu. 
Abdomen ocracé. Dessous du corps ocracé lavé de brun, la poilrine et 
les pattes plus grises. Aux supérieures, 4 et 5 sub-parallèles; aux infé- 
rieures, 2 de l'angle, 3 et5 paraissant ligées. 

La 2 est semblable au Ç, mais ses ailes inférieures sont plus 
foncées, les palpes plus pâles. 

La génération d’ete est plus petite, plus foncée, les dessins réduils 
presque aux taches sur la nervure dorsale. 

« La chenille est d’un gris vineux ou violacé, nuancé par places de 
quelques teintes rougeälres. Vasculaire fine, droile et bien tracée; plu- 
sieurs autres lignes longiludinales très déliées, légèrement ondulées, 
d’un gris-blanchätre, et d'autant plus pâles qu’elles s’éloignent davan- 
tage de la ligne dorsale. Deux de ces lignes, plus foncées à leur partie 
antérieure, figurent, sur l’écusson et sur les premiers segmenls, un 
trail latéral noirätre, comme géminé, plus ou moins distinct selon les 
individus, et dont la coloration va décroissant d'avant en arrière. Têle 
brune, plus claire sur le front. Écusson gris-brun avec deux traits lale- 
raux. Trapézoïdaux et poinls piliferes noirâtres. Une tache noire à cen- 
tre blanc, en relief, sur le côté du méso-thorax, et une plus petite sur 
le 11° segment; pas de plaque anale. Region venlrale bleuälre clair ». 

« Elle varie beaucoup pour le ton et l’expression des lignes, lanlöt 
bien marquées, lanlöl se detachant à peine du fond. » 

« Vil au printemps d'abord, puis en juillet-août, sur le Lotus Alliont, 
el sans doute aussi sur d'autres espèces de Lotus. La génération du 
printemps passe sa vie dans la lerre, où elle se construit un tube de 
soie dont l’ouverture aboutit au dehors, à portée des feuilles qui tou- 
chent le sol. La chenille d’élé habite également une galerie tubulaire; 
mais celle-ci est simplement fixée par un bout à la surface du sol, et 
de la s’elend le long des tiges de la plante, en s’allongeant à mesure 


— 301 — 


que la chenille dévore les feuilles. Les excréments sont rejetés en 
dehors. Le papillon éclôt en juin d’abord, puis en aoüt-septembre. La 
génération d'été donne des sujets d’une teinte plus foncée que ceux de 
la chenille vernale. » (4. Constant.) 

La Coenulentella n'avait été signalée que de la Sicile, mais 
M. Constant l’a retrouvée à Cannes et M. Mabille l’a prise en Corse. La 
Maculata Sigr. est identique avec Coenulentella ; j'ai vu le type. 


329. N. Nigricans, Rag., Nouv. gen., p. 16 (Pl. XLI, fig. 44). 


16 mill. Ailes supérieures étroites, noires, un peu marbrées de 
brun rougeätre le long du pli dorsal, avec deux taches noir foncé sur le 
bord interne avant et après la premiere ligne; lignes lransversales lrès 
indistinetes, päles, la première presque droite, formant une très petite 
tache blanchâtre sur le bord interne, la deuxième plus anguleuse ; 10 de 
la cellule, 4 et 5 séparées. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, la frange des quatre ailes 
précédée d’une ligne noire; nervures 3 et 5 paraissent ligées. 

Tete, thorax et antennes noirs. Palpes labiaux minces, recourbés, 
gris-noir, ne dépassant pas la lele, palpes maxillaires filiformes. 
Paltes et corps noirätres, le segment anal avec une touffe assez 
longue de poils jaunes. Antennes un peu courbees près de la base, 
un peu épaissies, et dans le sinus quelques écailles en relief, serrali- 
formes, peu distinctes. 

Ressemble beaucoup à l’Elasmopalpus Lignosellus comme forme, 
mais s’en distingue facilement, en dehors des palpes maxillaires du ', 
par la nervure 2 naissant de l’angle de la cellule aux inférieures. 

Quatre 4 et 2 d’Accra (Afr. oc.). Mus. brit. 


° 330. N. Drucei, Rag., Now. gen., p. 15 (Pl. IX, fig. 17). 


24 mill. 2 Ailes supérieures assez étroites, faiblement courbées 
sur la côte, obliques, fortement arrondies à l’angle anal, assez aiguës 
à l’apex, d’un gris blanchätre ou blanchätre argenté, saupoudrees d’une 
facon égale d’ecailles pourpres, les lignes transversales blanches, dis- 
tinctes, irrégulières comme forme et largeur, la première oblique, for- 
mant un angle assez aigu au milieu, où elle s’atténue, se dilatant sur la 
côte et le bord interne, sa moilié costale bordée par une grande tache 
triangulaire pourpre noir appuyée à la côte, se réunissant presque à sa 
pointe, sur le pli dorsal, avec la pointe d’une éache pourpre-noir plus 
petite, triangulaire, dont la base est du côlé interne et qui borde la 
15e ligne sur le bord interne; la moitié externe de la 1" ligne est bordée 
d’une épaisse ligne pourpre-noir pendant que la moitié costale du côté 


CU 


interne est indislinetement bordée. L’extrême base et le bord interne 
dans l’espace basilaire sont lavés de pourpre. La deuxième ligne 
sinueuse, rentrant profondément sur les plis, saillante et coupée droit, 
faiblement dentée au milieu, formant un angle subaigu sur la ner- 
vure 5; elle est nettement lisérée de pourpre noir du côté interne et de 
pourpre! du côté externe, naissant d’une grande lache costale noire, 
oblique, qui se continue en un nuage pourpre à travers l’espace médian. 
Sur le disque on voit les points discoïdaux réunis en une épaisse lunule 
noire. Points marginaux noirs, gros, triangulaires, appuyés contre le 
bord externe. Frange brunätre, luisante, avec une bande blanchätre, 
interrompue, à la base. Dessous brun noirätre uni, avec de faibles 
traces en pâle de la 2° ligne, indiquée en outre par deux peliles laches 
costales allongées, superposées, jaunes, entrecoupant la côte, qui est 
noire, et précédées d’une courte strie costale jaune. La frange est 
comme en dessus, mais la bande basilaire est jaune. 

Ailes inférieures jaunätres, luisantes, teintées de brun noirâtre, 
plus foncées sur les bords, laissant une faible bande médiane jaunâtre; 
les nervures à peine plus foncées, la frange un peu plus pâle et luisanle. 
Dessous semblable, mais plus terne et foncé. 

Tele ocracé mêlé de ferrugineux, le thorax noir grisätre, le collier 
rouge-pourpre. Abdomen noirâtre, distinctement zone de jaune. 
Antennes jaunätres annelées de brun en dessus, brunes en dessous. 
Palpes courbés, acuminés, ferrugineux, lavés de noir, la base grise. 
Pattes gris noirâtre, lavées de noir par places, les tarses noirs annelés 
de blanc, les libias intermédiaires avec un anneau noir. 

Aux supérieures, 10 est accolée et parallèle à 8, 6 éloignée de 
l’angle, 4 et 5 accolées jusqu’à leur milieu, paraissant ligées, presque 
en ligne avec la médiane, naissant avec 3 de l’angle, 2 parallèle à 3. 

Aux inférieures, la cellule moyenne, 7 et 8 longues, paraissant 
tigées, ainsi que 3 et 5, 2 avant l’angle, 2, 3, 4 et 5 régulièrement 
espacées. 

Tolonicapam (Am. centr.). Une © de celle jolie espèce prise par 
M. Champion (coll. Druce). 


331. N. Subtinetella, Rag., North Am. Phyc., p. 7 (Pl. IX, fig. 15); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 146. 


d 26 mill. © 24 mill. Ailes supérieures étroites, allongées, très 
étroites à la base, courbées sur la côte au sommet, obliques et arrondies 
sur le bord externe, grises, lavées d’ocrace postérieurement sur et entre les 
plis et sur le bord interne, la côte teintee de noirätre après la 1" ligne, 
plus pâle dans l’espace basilaire. Lignes transversales distineles, blan- 


— 303 — 


châtres, visibles surlout par leur bordure noire, conlinue, dans l’espace 
médian; la première presque verlicale, disposée en zigzag, formant 
deux pelits angles extérieurs sur la sous-coslale elle pli dorsal et deux 
aulrcs sur la médiane et la dorsale du côlé interne, ce dernier plus 
oblus; elle est précédée d'une large tache ou bande ocracé rougeätre, qui 
s'étend du bord inlerne à la médiane, et traversée par les nervures 
médiane et dorsale, qui sont marquées en noir. Deuxième ligne presque 
verlicale, bombée au milieu, bordée postérieurement d’une ligne noi- 
rälre mêlé d’ocrace. Une ligne noire, interrompue sur le bord externe, 
la frange gris brunâtre, finement striée de blanc. Points discoïdaux 
réunis en une lunule noire dans une éclaircie pâle; en dessous, les ner- 
vures sont siriées de noir. Dessous brun grisälre un peu jaunälre, la 
2° ligne faiblement marquée en plus foncé. 

Ailes inférieures brun jaunälre clair uni, faiblement irisées, une 
ligne marginale brune; la frange blanchâtre, à peine lisérée de noirâtre 
à la base. 

Tête grise, thorax gris leinte de brunälre, les antennes faiblement 
serratiformes, fortement pubescentes, brunes, gris brunätre en dessus, 
la touffe petite, très largement ouverle du côté externe et ocracé bru- 
nâtre. Palpes labiaux courts, cylindriques, acuminés, courbés, gris, 
plus foncés au sommet. Palpes maxillaires longs, cylindriques, blancs. 
Abdomen brunätre. Paltes gris cendré, plus foncées par devant, les 
larses noirs annelés de blanc. 

Aux supérieures, 4 et 5 distinctement tigées de l’angle, 8 et 10 très 
rapprochées, 3 et 2 rapprochées, parallèles, 6 éloignée de l’angle. Aux 
inférieures, la cellule moyenne, 7 et 8 longues, paraissant ligees, 2 très 
écartée, 3 de l’angle. 

La 2 ressemble au , mais ses palpes sont un peu plus longs, ses 
ailes inférieures sont un peu plus foncées. 

Californie (Am. sept.). 


332. N. Fallax, Stgr., Hor. Ent. Ross., XVI, p. 83. (Rag., Pl. XIV, 
fig. 8.) 


17 mill. G! Ailes supérieures etroiles, faiblement courbées sur la 
côte, obliques et arrondies sur le bord externe, gris. brunâtre pâle, l’'es- 
pace basilaire gris brunätre foncé, noirätre sur son bord externe, surlout 
vers la côte, limité par la première ligne, qui est droite, presque ver- 
ticale, blanchâtre, placée au milieu du bord interne, fondue postérieu- 
rement, étant à peine lisérée de noirâtre. Deuxième ligne blanchätre, très 
fine, oblique, coudée au milieu, rentrant sur les plis. Points discoïdaux 
distincts, presque réunis, obliques, frange blanchâtre. Nervures 4 
et 5 distinctement ligees. 


— DE — 


Ailes inférieures gris brunälre, la frange plus pâle, le bord de l’aile 
brun. Les nervures plus foncées, 3 et 5 paraissent ligees, 2 avant 
l'angle. 

Tête et thorax gris-brun foncé, le vertex blanchätre mêlé de gris. 
Abdomen brun noirälre annelé de jaunâlre. Antennes brun foncé, 
l’article! basilaire et la touffe (forte, entière) gris-ocracé. Palpes longs, 
très greles, cylindriques, recourbes, gris brunâtre, le 3° article très 
long, la base blanchätre. Pattes blanchätres lavées et saupoudrees de 
noirâtre. 

Cette espèce est très voisine de Similella, avec la même disposition 
des lignes transversales, mais s’en distingue par sa couleur, sa frange 
pâle, et la présence de points discoïdaux. 

Le type original de Staudinger, une 9, prise le 29 avril à Amasie, 
ne diffère du pris près de Dax (France mér. occ.) que par ses palpes 
un peu plus courts. Un autre a été pris par M. Breignet, le 6 mai, 
à Baurech, près de Bordeaux. 


333. N. Nocticolorella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 231 
(Pl. XLI, fig. 15). 


21 mill. Ailes étroites à la base, élargies au sommet, arrondies sur 
la côte, obliques et arrondies sur le bord interne, gris-noir très foncé, 
lavées de noir le long de la côte, du bord interne, et sur les nervures, 
l’espace basilaire entièrement noir (plus clair à la base), bordé extérieu- 
rement par la première ligne, qui est oblique, légèrement coudée, 
grise. Deuxième ligne sinueuse, rentrant sur les plis, bombée au milieu, 
grise. Ligne marginale noire, à peine interrompue; frange brun-noir 
luisant. Points discoïdaux RARE, peu distincts; nervures & el 5 dislinc- 
tement ligees, 10 rapprochée de 8. 

Ailes inférieures gris noirätre, les nervures plus foncées, la frange 
gris noirälre, soyeuse, avec deux filets noirs à la base; 7 et 8 tigées, 
3 et 5 paraissant longuement ligees, 2 très pres de l’angle. 

Tête et thorax noirâtres. Palpes minces, recourbés, le 3° arlicle 
distinct, long, aigu, le 1° article blanchâtre. Antennes pubescentes 
chez le Z, brun-noir, la touffe d’écailles soyeuse, assez grosse. Le corps 
et les pattes à leur base gris blanchâtre, le reste des paltes noir, les 
tarses annelés de blanchâtre. 

La 2 ne diffère du que par ses ailes plus noires, les inférieures 
plus foncées et les nervures 4 el 5 aux supérieures seulement rap- 
prochées, très brièvement tigées. 

Ressemble un peu à la S. Sejunctella, Chr., comme dessins. 

Amour, 21 juin. Coll. Christoph et Slaudinger. 


— 305 — 


334. N. Similella, Zk., Germ. Mag., III, 172; Zell., Is., 1846, 
p. 748; H.-S., IV, p. 81; Von Heyden, Stett. e. Zeit., 1860, 116 (larva); 
Vittalbella, Gn., Index Mier., p.81 (Myelois) ; Hein., p. 151; Contiguella, 
H.-S., fig. 69. 


20 mill. 5 2 Ailes supérieures assez étroites, un peu courbées 
sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, d’un brun-noir 
umi et un peu luisant; la première ligne au milieu, droite, large, un peu 
oblique, blanche, indistincte sur la côte. Deuxième ligne rapprochée, 
très indistincte, presque invisible, à peine plus pâle que le fond, ren- 
trant sur les plis, coudée au milieu. Frange gris brunâtre luisant. 
Points discoïdaux invisibles. Les nervures 4 et5 sont longuement tigées. 

Ailes inférieures brunäfres, plus foncées sur les nervures, la frange 
plus pâle, avec une ligne jaunâtre à la base; nervures 3 et 5 parais- 
sent tigées, 2 tout près de l’angle. 

Tête et thorax brun-noir, abdomen brun, distinctement annelé de 
jaunâtre. Antennes du 4 brun-noir, la touffe assez forte, entière, con- 
colore. Palpes très minces, cylindriques, recourbés, brun-noir; le troi- 
sième article long, noirâtre. Pattes grises, saupoudrées de noir, les 
tarses noirs, annelés de blanchätre. Dessous de l’abdomen comme en 
dessus, la poitrine blanc luisant. 

La © ressemble au . 

La chenille est un peu atténuée aux deux extrémités, lisse, semée 
de petits poils isolés, d’un noir luisant; la tête un peu plus étroite que 
l’écusson, la bouche brunätre. 

Elle se trouve au commencement de juillet et d’aoüt entre les 
feuilles de chene dans une toile irrégulière. Elle vit par petits groupes 
et est assez active. Adulte, elle se construit dans la toile un petit cocon 
ovale, aplati, blanc, formé de soie mélangée avec ses déjections. 

La chrysalide est assez mince, luisante, brun-rouge, les ptéro- 
thèques dépassant le milieu du corps, le segment anal obtus. 

Le papillon paraît en mai (von Heyden). 

Allemagne, Livonie. D’après Maurice Sand, Similella a été trouvé 
en France à Morthomiers (Cher). 


335. N. Albicilla, H.-S., IV, p. 82; Hein., p. 150; Anton Schmid, 
Berl. e. Z., 1863, p. 58 (larva) ; Frey, Mit. Schw. ent. Ges., 1884, p. 21 
(Rag., Pl. XXII, fig. 20); Leucacrinella, H.-S., fig. 70; Simplicella, Hein., 
p. 148 (Dioryctria). 


18 mill. à 22 mill. Ailes supérieures assez étroites, élargies posté- 
rieurement, un peu courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le 
bord externe, d’un brun-noir uni un peu luisant; lignes transversales 

20 


— 306 — 


très indistinctes, parfois invisibles, à peine plus pâles que le fond, la 
première paraissant oblique, droite, n’atteignant pas la côte, placé 
au milieu du bord interne; la deuxième rentre sur les plis et est 
coudée au milieu. Frange gris noirälre luisant, points discoidaux 
invisibles. 

Ailes inférieures gris-brun noirätre, plus foncées sur les nervures 
et sur le bord; la frange gris brunälre clair avec un filet noirâtre 
à la base. 

- Tête jaune orangé ou bien orangé foncé; les antennes brun foncé; 
la touffe (assez grosse, entière), ainsi que l’article basilaire, de la couleur 
de la tête. Palpes longs, minces, cylindriques, recourbés, brun-noir, 
ocracés du côté interne; le troisième article long, plus foncé. Palpes 
maxillaires touffus à l’extremile. Abdomen brun-noir, jaunälre sur le 
bord des anneaux; le dessous du corps et les pattes brun-noir. 

Aux supérieures, 4 et 5 très rapprochées ou brièvement tigees; aux 
inférieures, 3 et 5 paraissent tigées, 2 de l’angle. 

La © ressemble au , mais le dessus seulement de la tête est 
orangé sombre. 

« Chenille atténuée un peu aux extrémités, de couleur verte, striée 
sur le dos de sept lignes longitudinales brun verdätre, d’egale force et 
equidislantes, la partie ventrale sans ligne. Points verruqueux noirs; 
les plus gros sont les supra-sligmalaux ; les lrapezoidaux sont d’egale 
grosseur et forment un carré parfait sur les segments 4 à 10. Les ocelles 
latéraux du deuxième segment sont relativement forts et se font remar- 
quer par une sorte de croissant noir à pointes dirigées vers la lele; 
ceux du onzième segment sont beaucoup moins dislinets. Poils blonds. 
Tête d’un ocracé plus ou moins marbré de brun-roux et ayant pour 
caractéristique quatre points noirs, deux sur chaque lobe et situés près 
de la suture; les deux plus près du sommet sont plus petits; les deux 
autres sont très gros; les ocelles sont précédés de quatre points noirs 
en ligne courbe. Ecusson et clapet plus pâles que la tete et chargés de 
points noirs. Pattes écailleuses et membraneuses concolores. » 

« Elle vit depuis la fin août jusqu’au commencement d'octobre dans 
une loile légère entre les feuilles de saule marceau (Salix caprea) et de 
tilleul (Tilia sylvestris), se transformant à l’automne après avoir formé 
un léger cocon de soie, qui laisse voir la chrysalide, dans une feuille 
repliée. Le papillon paraît en mai. » (P. Chrétien). > 

D’apres Bültner, le papillon vole vers le 20 juillel, ce qui semble- 
rait indiquer une seconde généralion. 

Allemagne, France (Clamart et Chantilly, pres de Paris). 


— 307 — 


Gen. POGONONEUR A, Pas. 


(Nouv. gen., p. 17.) 


Antennes filiformes, avec une très grosse touffe d’ecailles largement ouverte 
du côté interne. Palpes labiaux minces, ascendants, le 3° article oblique. Palpes 
mascillaires filiformes. Ailes supérieures courtes, la côte hérissée par devant de 
longues écailles raides depuis la base jusqu’au milieu ; onze nervures : 4 et 5 séparées 
d’un point, 8 et 9 longuement tigées, 10 de la cellule. Aux inférieures, huit ner- 
vures, la cellule moyenne, 2 un peu avant l’angle, 3 et 5 paraissant tigées, 8 parais- 
sant tigée avec 7. 


Antennes à peine pubescentes ; l’article basilaire long, au-dessus 
l’antenne est courbée et garnie des deux cöles d’ecailles formant une 
grande et large poche. Palpes labiaux cylindriques, n’alteignant pas le 
vertex, le 3° article assez long. Front avec une louffe conique obtuse. 
Corps grêle, l'abdomen mince, très long, dépassant de sa moitié les ailes 
inférieures, et terminé par deux touffes de poils orangés placés sur deux 
autres touffes jaunâtres. Ailes supérieures assez larges, convexes sur 
la côte, obliques et un peu arrondies sur le bord externe; la côte hérissée 
de longues écailles qui s'étendent en avant. Ailes inférieures larges, 
arrondies sur lé bord externe, non sinueuses. 

Se distingue de Nephopteryx par la grosseur de la touffe des 
antennes, par l'abdomen très long, par ses palpes greles et par les 
écailles hérissant la côte. 


336. P. Hirticostella, Rag., Nouv. gen., p. 17 (Pl. XIV, fig. 14). 


20 mill. 4 Ailes supérieures grises, saupoudrées de noir, plus for- 
tement sur la cellule, la première ligne au milieu de l’aile indiquée par 
une strie noire sur le pli dorsal et {rois plus fines, près de la côte, 
disposées obliquement. La deuxième ligne est encore plus indistincte el 
paraît formée de trois taches noires sur les nervures dorsale, médiane 
et sous-costale; elle est rapprochée de la première. Points discoidaux 
et marginaux invisibles. Les écailles hérissées de la côle gris foncé, 
noires en dessous. 

Ailes inférieures transparentes, gris jaunälre; les nervures, le liséré 
terminal et la frange sont brunâtres. 

Dessous des quatre ailes d’un gris uniforme. 

Tête et Ihorax gris mêlé de noirälre; palpes gris, le 3° article noi- 
rälre. Antennes brunes,’gris noirätre vers la base, la louffe d’ecailles 


1. Nervure poilue. 


— 8308 — 


noire au milieu. Abdomen gris teinté d'ocracé. La touffe anale jaune 
orangé en dessus, jaunâtre en dessous. Dessous du corps et les pattes 
gris un peu saupoudré de noir. 

Damara (Afrique occ.), 5 mai. Un 4, musée de Stockholm. 


Gen. PLEUROCHILA!, Ras. 
(Nouv. gen., p. 17.) 


Antennes fortement pubescentes, avec une très forte touffe d’ecailles. Palpes 
labiaux ascendants, recourbés, petits, minces; palpes mazillaires filiformes. Une 
touffe d’écailles jaunes du pectus en dessous. Ailes supérieures étroites, renflées 
au milieu de la côte, la côte fortement repliée en dessous, de la base au milieu de 
la côte; onze nervures, 4 et 5 rapprochées à leur naissance. Ailes inférieures avec 
huit nervures, la cellule moyenne, 2 avant l’angle, 4 très courte. 


Antennes à peine courbées à la base, la touffe saillante, très longue, 
atténuée des deux côtés, très largement ouverte postérieurement. Les 
palpes labiaux n’atteignent pas le vertex. Sur la poitrine s’etalent de 
longues écailles plates accompagnées d’ecailles rondes et larges; une 
touffe de poils naît à l’insertion des ailes. Les pattes sont lisses. Sous le 
repli coslal, qui est lui-même plissé longitudinalement au milieu, on 
voit une traînée d’ecailles d’un noir intense. Les ailes à la base sont 
larges et les bords sont parallèles, sauf près de la base; le bord externe 
est presque vertical, arrondi à l’angle anal. Aux supérieures, les ner- 
vures sont longues, 4 et 5 faiblement divergentes, sub-paralleles, de 
l’angle, 3 et 2 rapprochées, parallèles, 8 et 10 assez rapprochées. Aux 
ailes inférieures, 3 et 5 remontent un peu ensemble, mais paraissent à 
peine tigées, 2 est près de l’angle, 7 et 8 longues, paraissant tigées. 

Genre remarquable par la forme du fort repli costal et la forme de 
la touffe des antennes. 


337. P. Erschoffella, Rag., Nouv. gen., p. 17 (Pl. XII, fig. 19). 


21 mill. 5 Ailes supérieures gris brunätre, faiblement saupoudrées 
de noir, les écailles espacées, plus denses sur les nervures, la côte et 
le bord interne. La côte lavée de noir dans l’espace basilaire. Lignes 
transversales pâles, visibles seulement par leur bordure fine et noire 
dans l’espace médian. La première est presque verticale, formant un 
angle rentrant sur la dorsale, bordée vers la base d’une large tache 
ocracé rougeälre sur le bord interne jusqu’à la médiane, et largement 


1. Allusion au fort repli costal. 


— 309 — 


ombrée de noir du côté interne sur la côte. Le bord interne est lavé 
d’ocracé rougeätre lerne. Deuxième ligne rapprochée et parallèle à la 
première, rentrant sur le pli discoïdal, droite, un peu oblique à partir 
de la nervure 5 où elle est coudée. Une lunule noire sur le disque et 
au-dessous les nervures sont striées de noir. Le large espace terminal 
est liséré de noir. Frange gris brunâtre. Dessous gris noirâtre pâle, le 
repli et la cellule ocracé rougeâtre sombre. 

Ailes inférieures irisées, gris brunälre uni, la frange blanchâtre. 

Tête blanchâtre en dessus; thorax gris brunâtre. Abdomen brun. 
Antennes gris brunälre, en dessous brunes. Palpes gris brunâtre. 
Abdomen brun foncé en dessous, jaunâtre à l’apex, lavé de blanc à la 
base; le reste du corps ocrace blanchätre; les pattes gris foncé. 

Ressemble un peu à une Phycita. 

Turkestan. Un & defraichi, coll. Erschoff. 


Gen. PALIBOTHRA!, Ras. 


(Bull. Soc. ent. France, 1889, p. cexvur.) 


Antennes fortement aplaties, nues, sinueuses près de la base, la touffe très 
grosse, l’article basilaire gros. Palpes labiaux ascendants, atténués au sommet, 
creux ; palpes maæillatres invisibles. Ailes supérieures avec onze nervures libres, 
sauf 8 et 9. Ailes inférieures avec huit nervures, celles de la médiane formant un 
triangle ; 2 tout près de l'angle. | 

Type : Fuscogrisella. 


Stemmates distinels; front et face lisses; verlex du  déprimé au 
milieu; antennes lisses, la touffe creuse au milieu; l’article basilaire 
très gros et long, atténué à la base. Palpes labiaux recourbés, arrondis 
exterieurement; le 2° article évidé, le 3° article court, distinct, aigu, 
dépassant de sa longueur le vertex. Trompe très forte. Corps grêle, 
l’abdomen en dessus à l’apex avec une touffe redressée d’ecailles. Pattes 
sans caractères. Ailes supérieures avec 2 très près de l’angle, 3 le tou- 
chant presque, 4 et 5 d’un point. Inférieures avec la cellule moyenne; 
8 longue, paraissant ligee avec 7; 4 et 5 tigées, 3 et 5 paraissant tigées. 

Genre remarquable par la forme des palpes labiaux évidés pour 
recevoir des palpes maxillaires qui ne sont que rudimentaires; les 
antennes ont une structure toute particulière, pendant que la nervula- 

tion rappelle celle de Brephia. 


1. Nom ancien d’une ville des Indes. 


— 3 — 


TABLEAU DES ESPECES 


A. Superieures gris brunätre; points marginaux distinets, noirs. Fuscogrisella. 
AA. Points marginaux invisibles : 


1! Supérieures brun rougeâtre, l'extrême base et un liséré 
COSTAÏTOUSS ATOS EE 0e CII 


2. Supérieures ocracé brunâtre, entièrement teintées de 
noirätre, SAUMA ape CN NN SN VE DUIoSCIIaE 


338. P. Fuscogrisella, Rag., Bull. Soc. ent. France, 1889, p. ccxix 
(Pl. XIV, fig. 12). 


18 mill. 4 2 Ailes assez courtes, peu élargies au sommet, con- 
vexes sur la côte, le bord externe arrondi, d’un gris brunätre, lavées el 
saupoudrées de brunälre et de noirätre, surtout sur les bords et les ner- 
vures; lignes transversales pâles, assez distinctes, ombrées de brun 
noirâtre, surtout dans l’espace médian; la première ligne oblique, droite, 
formant un pelit angle sur la nervure dorsale du côté interne; deuxième 
ligne très près du bord, oblique, rentrant en un fort angle sur le pli 
discoïdal, formant un angle aigu postérieurement ensuile, puis oblique 
et droite au bord inlerne. Points discoïdaux indislincts, parfois invisi- 
bles; points marginaux noirs, bien marqués; la frange brunälre. 

Ailes inférieures grises, plus foncées sur la côte et les nervures, le 
liséré marginal noirâtre, la frange ocracée. Tête gris-brun, sur le vertex 
gris pâle ; thorax gris pâle, le collier et ptérygodes gris-brun. Abdomen 
gris. Antennes brun rougeälre clair, la touffe intérieurement noire; 
palpes gris brunätre. Pattes brunälres, la base des fémurs et sommet 
des tibias gris brunâtre; les palles postérieures presque blanchâtres 
vers la base. 

Le est d’un ton plus brunätre, la $ plus grise, les points discoi- 
daux visibles. 

Port Moresby (Nouv.-Guinée), pris par M. Kowald d'octobre en jan- 
vier; une @ de Karachi (Indes or.), prise au mois d’aoüt, paraît iden- 
tique, elle est seulement un peu plus grande (20 mill.). Une aulre 2 
prise à Tangani, Kolumbi Creek (Afr. orient.), en août, est encore plus 
grande (22 mill.), ses ailes sont plus allongces, plus pâles, élant moins 
saupoudrées de gris foncé, la frange distinctement plus pâle que le fond, 
jaunälre, mais les palpes, la forme des ailes inférieures el les dessins 
sont identiques. 


— 311 — 
339. P. Swinhoeella, Ras. (Pl. XIV, fig. 10). 


16 mill. 4 2 Ailes supéricures courtes, assez étroites, faiblement 
courbées sur la côte, à peine obliques sur le bord externe, d’un brun 
rougeätre, faiblement marbrees de couleur plus claire, la base el un 
liséré costal roussätres; lignes transversales blanchätres; la première 
large, oblique, droite, très largement ombrée de brun-rouge foncé poslé- 
rieuremenl; deuxième ligne fine, rapprochée du bord externe, bombée 
au milieu, finement et indistinctement ombrée de brun-rouge des deux 
côtés; points discoidaux brun-rouge, obliques, peu visibles; points 
marginaux noirätres, indislinels ou nuls, la frange brun rougeätre 
pâle. Dessous noirälre, les bords finement rougeätres. 

Aïles inférieures transparentes, gris noirätre très pâle; les nervures, 
la côte et un liséré marginal noirälres; la frange ocracé rougeälre, bru- 
nâtre à la base. 

Tele gris brunâlre, la face blanchälre,; thorax gris brunälre; le 
collier et pterygodes rouge-brun foncé; abdomen ocracé brunâtre, un 
peu lavé de noirälre. Palpes rouge-brun mêlé de blanc au sommet et de 
gris à la base ; le 3° article rouge noirâtre, l’extrémilé pâle; antennes 
ocracé rougeâtre; l’article basilaire plus rouge intérieurement, plus 
pâle exterieurement, la touffe rouge-noir d’un côté, jaunälre de l’autre. 
Pattes brun rougeätre; plus pâles à la base des fémurs et au sommet 
des tibias; les patles postérieures plus päles; les larses tous noi- 
râtres annelés de blanc. 

Rangoun (Birmanie angl.), juillet. 


340. P. Nebulosella, Rag. (Pl. XIV, fig. 11). 


18 mill.  Aïles supérieures un peu allongées, arquées sur la côte 
aux deux liers, droites avant, verticales sur le bord externe, arrondies, 
obliques à l’angle anal, ocracé brunätre, entièrement lavées de noirâtre, 
sauf à l’apex, la partie claire s'étendant obliquement du dernier tiers 
de la côte au milieu du bord externe; lignes transversales indistinctes, 
päles, ombrées de noir dans l’espace médian; la première verticale, 
projelant un angle vers la base sur la nervure dorsale, la deuxième 
fortement bombée postérieurement, rentrant sur le pli discoïdal, sa 
moilié dorsale oblique. Frange noirâtre, points marginaux nuls; points 
discoïdaux gros, obliques, peu visibles. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris-brunâtre pâle, plus 
foncées sur les bords, la côte et les nervures; la frange brunâtre. 

Tête el thorax brun rougeâlre. Antennes brunälre clair; la touffe 
plus foncée, noire au milieu. Abdomen ocracé brunâtre, lavé de noirâtre. 
Palpes et pattes brunätres. 

Rangoun (Birmanie anglaise), juillet. 


== 312 — 


Gen. TRIAENONEURA!, Ras. 


Antennes avec l’article basilaire gros et long. Palpes labiaux ascendants, un 
peu recourbés, dépassant un peu la tête et renfermant les palpes maæillaires en 
forme d’aigrette. Téte grosse. Ailes supérieures étroites, assez aiguës à l’apex, avec 
onze nervures : 10 naissant de la tige de 8 et 9, 3, 4 et 5 réunies sur une longue 
tige commune, 3 et 5 convergentes à leur base. Ailes inférieures allongées, trian- 
gulaires à l’apex, avec huit nervures : 7 et 8 tigées, 3 et 5 paraissant longuement 
tigées, 2 un peu avant l’angle de la cellule. 


La disposition des nervures 3, 4 et 5 aux supérieures est unique 
parmi les Phyciles. 

L’unique exemplaire décrit par Walker n’a malheureusement plus 
que l’article basilaire des antennes; Walker l’avait pris pour une 9. 


341. T. Laticinctella, Walk. (Acrobasis), Cat. Suppl., p. 1708. 
(Rag., Pl. XIII, fig. 18.) 


28 mill. Ailes supérieures ocrace brunätre, l’espace basilaire brun, 
limité par la première ligne, qui est verticale, droite, blanchätre, suivie 
d’une bande ocracée qui est bordée d’une ligne noire formant un angle 
obtus du côté externe. Une tache costale notre, triangulaire, indique le 
commencement de la deuxième ligne, qui ne se poursuit pas au delà. 
Dessous ocracé brunâtre. 

Les ailes inférieures sont d’un ocracé blanchätre, semi-trans- 
parentes. 

Tête, thorax et corps de couleur ocracée. Les pattes sont ocracées, 
tachetées de noirätre. 

Égypte. Un 5 assez mauvais, coll. Musée brit. 


Gen. MEROPTERA, Grote. 


(Canadian Ent., 1882, p. 29.) 


Antennes du 5‘ avec une touffe d’ecailles; palpes labiaux ascendants, non 
recourbés, lisses, renfermant dans un sillon les palpes maæxillaires en” forme 
d’aigrette. Ailes supérieures fortement convexes sur la côte, obliques et arrondies 
sur le bord externe; avec onze nervures, 4 et 5 plus ou moins distinctement et lon- 
guement tigées, 8 et 9 tigées, 10 naissant de leur tige ou tellement accolée qu'elle 
le paraît. Ailes inférieures avec huit nervures, 2 un peu éloignée de l'angle, 3 et 
5 paraissant tigées, A petite, naissant de 5. — Type : Pravella. 


Ce genre ne se distingue de Salebria que par la disposilion de la 
nervure 10. 


1. Allusion aux nervures 3, 4 et 5, qui forment un trident. 


— 313 — 


TABLEAU DES ESPÈCES, 


A. 4 et 5 aux supérieures distinctement tigées, 10 naissant nette- 
ment de la tige de 8 et 9; ailes lisses : 
B. Ailes inférieures jaunätre sale : 
G. Supérieures grises, l’espace basilaire plus pâle, les points 
dISCOITAUISÉPATES er ER Fee Pravella. 
*CG. Espace basilaire de la couleur du reste : 
1. Gris brunätre; lignes indistinctes; points discoidaux 
diffus. Inférieures jaune brunätre, les nervures mar- 


GuÉeS Gn l 6 6 5 5 à os en ET Unicolorella. 
2. Gris pâle, points discoïdaux réunis en une lunule, 
Iiemesgdistmeteses ner 6 6 50 rail 


*BB. Ailes inférieures blanches, faiblement lavées de jaune noi- 

râtre. Supérieures gris clair, lignes indistinctes . . . Canescentella. 
AA. & et 5 aux supérieures très brièvement tigées, 8 et 10 très 

rapprochées, souvent tigées ; un bourrelet d’ecailles en 


relief : 
1. Supérieures gris jaunâtre ; inférieures blanches . . . Cingillella. 
2. Supérieures noir-brun; inférieures jaune brunâtre. . Betulae. 


*AAA. 4 et 5 aux supérieures seulement rapprochées, 10 de 8; 
blanc sale, la base ocracé rougeätre ; 1" ligne blanche 
bordée.de noir intense." ..00. Mirandella. 


342. M. Mirandella, Rag. (Pl. XLVII, fig. 4). 


25 mill. 4 2 Ailes supérieures fortement arquées au delà du 
milieu sur la côte, faiblement obliques et arrondies sur le bord externe, 
obtuses à l’apex, d’un blanc sale plus ou moins lavé de brun jaunätre 
clair sur la côte et le bord interne, l’espace basilaire entièrement de cette 
couleur. Lignes pâles, la première très oblique, fine, très distincte, ren- 
trant en un angle aigu sur la nervure dorsale, bordée des deux côtés de 
noir intense, la bordure interne formant une étroite bande verticale, 
élargie sur le bord interne, la bordure externe s’elargissant en un 
{triangle sur la côte. Deuxième ligne-oblique, large, mal définie, dentée 
au milieu, rentrant sur le pli discoïdal, à peine ombrée de noir, la 
bordure externe plus distincte. Une ligne marginale noire, interrompue, 
formant ainsi des laches triangulaires. Frange ocracée, une ligne noi- 
râtre à sa base. Points discoïdaux très obliques, ronds, parfois presque 
confluents. Dessous ocracé uni tournant au grisätre sur le bord interne, 
une ligne noire à la base de la frange. Une ombre noirâtre indique la 
place de la première ligne. Nervure 10 distinctement tigée sur 8, 4 ct 
5 très rapprochées vers leur origine, mais séparées. 

Ailes inférieures semi-transparentes, brunâtre clair, un peu jau- 


ol 


nâtres, les nervures brunâtres; frange blanc jaunâtre précédée de deux 
filets noirs. Parfois 3 et 5 ont à peine l'apparence d’être tigées. 

Tête et collier brun ocracé, le thorax gris noirâtre. Abdomen gris 
jaunâtre saupoudré de noir. Palpes épais, lisses, obtus au sommet; le 
3° article extrêmement court, mince; ils sont blanchätres à la base, 
ocracés ensuite, saupoudrés de noir au milieu. Palpes maxillaires en 
aigrette volumineuse, d’un brun rougeälre. Antennes brunes, jaunâtre 
pâle vers la base, la touffe petile, jaunâlre, creuse du côlé interne. 
Pattes blanchâtres forlement saupoudrees de noir, les tarses noirs, ceux 
des paltes poslérieures plus päles; un anneau noir avant l’apex des 
tibias des pattes intermédiaires. 

La © est semblable, mais parfois les écailles noires sont remplacées 
par des écailles brun ocracé, sauf celles des bordures de la première 
ligne; les palpes sont plus päles, plus aplatis, le 3° article court; le 
front a une touffe distincte, conique. 

_ Celte jolie espèce rappelle Myrlaea Delassalis et aussi Neph. 
Rhenella. 

Colorado (Amer. Sept.). Deux 5‘ et deux © dans ma collection. 


343. M. Pravella, Grote, Bull. U. S. Geol. Surv., IV, p. 694, fig. 8 
(nerv.); Packard, U.S. Dep. Agr., Bull. 13 (1887), p. 23, Insects injur. to 
Forest and Shade trees, 1890, p. 574, pl. V, fig. 10; Hulst, Trans. Am. Ent. 
Soc., 1890, p. 148 (Rag., Pl. XXII, fig. 22). 


21 à 22 mill. Ailes supérieures assez larges, fortement arquées sur 
la côte, faiblement obliques sur le bord externe, arrondies à l’angle 
anal, grises, fortement et également saupoudrées de noir, l’espace basilaire 
distinctement plus pâle; lignes transversales grises ; la première oblique, 
droite, très indistincte, visible surtout sur la dorsale, où elle forme un 
angle rentrant aigu, bordée de noir des deux côtés, les bordures ayant 
une tendance à se réunir. Deuxième ligne plus visible, presque ver- 
ticale, fortement bombée au milieu, rentrant sur les plis, faiblement 
ombrée de noir. Une ombre noirâtre traverse obliquement l’espace 
médian. Poinls discoidaux obliques, avec une tendance à se réunir. 
Points marginaux indistincts. Frange gris brunätre pâle. 

Ailes inférieures jaunätre sale, plus foncées sur les bords et sur les 
nervures, la frange blanchâtre avec une ligne brune à la base. 

Tele et thorax gris-noir. Antennes un peu aplaties, brunes, la touffe 
pelite, grise, creuse et noire du côté interne. Palpes noirs, gris pâle à 
la base. Abdomen ocracé-brunâtre, plus pâle sur le bord postérieur des 
anneaux et à l’apex. Pattes antérieures noires, les autres grises avec les 
tarses noirs. 


— 315 — 


La © est semblable au 5, mais ses ailes inférieures sont plus bru- 
nâtres. 

La chenille est atténuée aux deux extrémités. La tête verte, striée 
longiludinalement et marbrée de taches grandes et petites, brunes ou 
d’un noir de jais. Segment prothoracique un peu renflé, l’écusson non 
strié comme le resle du corps. Celui-ci, en dessus, est brun, renfer- 
mant une grande tache ronde et verte sur chaque anneau, et strié de 
trois lignes vertes inlerrompues, la dorsale et deux lalérales. Points 
pilifères minuscules, peu visibles. Long. 15 mill. Chrysalide d’un brun 
acajou (Packard). 

La chenille vit, suivant M. Packard, au mois d’août et commence- 
ment de septembre sur le saule (Salix alba) filant une loile entre deux 
feuilles réunies à plat; se mélamorphose en chrysalide vers le 20 sep- 
lembre et le papillon éclôt en mai. 

D’après M. Riley, elle vivrait sur le sumac (Rhus cotinus), en sep- 
tembre et octobre, sous une toile de soie parmi les feuilles, qu’elle 
ronge ne laissant que les côtes. Le papillon paraît en mars, avril et 
mai ainsi qu'en juillet. 

Amér. Sept. (États de Maine, Texas, Illinois, Ohio et Massachusetts). 


344. M. Uvinella, Rag., North Am. Phyc., p. 8; Hulst, Trans. 
Am. Ent. Soc., 1890, p. 148. 


16 mill. Se distingue de Pravella par sa taille bien plus pelite, le 
fond des superieures plus päle, les lignes transversales plus distinctes, 
la deuxième ligne presque droite au milieu, non bombée, mais un peu 
anguleuse ; cette ligne nelte, blanche, non dentelée; les points discoi- 
daux sont confluents, formant une lunule noire (ce qui se voit pourtant 
dans certains exemplaires de Pravella. 

Antennes brun clair, la touffe-d'écailles pelite, noire. Palpes bruns, 
le 3° article indistinct; l'abdomen jaune ocracé. 

Elals-Unis d’Am. Un coll. Guenée. 


345. M. Unicelorella, Hulsl (Dioryctria) Ent. Am., 1887, p. 136, 
Ent. Am., 1888, p. 115 (G. Oreana), Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 149. 
(Rag., Pl. XIV, fig. 15.) 


22 mill. 5 L’unique exemplaire décrit par M. Hulst est extrême- 
ment frotlé et les dessins sont presque invisibles, mais ils sont sem- 
blables à ceux de la Pravella. Il ne semble différer de celle-ci que par 
ses ailes un peu moins convexes sur la côte et paraissant plus étroites, 
par leur teinte plus brune, l’espace basilaire concolore, et non plus 
clair; les points discoidaux plus obliques, diffus, paraissant réunis ; les 


AE 


ailes inférieures plus foncées, plus brunes, les nervures distinctement 
marquées en brun, la frange brunâtre précédée de deux filets bruns 
bien distincts, alors que chez le Ç de Pravella les ailes inférieures sont 
d’un jaune brunâtre pâle uni, les nervures à peine plus foncées et la 
frange blanche. 

Les palpes paraissent plus épais, unicolores, les antennes brun clair, 
avec une très forte tou/fe d’écailles gris brunâtre luisant, d’un côté, plus 
brune de l’autre, l’extrémité et l’intérieur de la touffe noires. Chez 
Pravella, au contraire, la touffe paraît bien plus petite et n’exister que 
d’un côté, l’autre étant creux et noir, mais mon unique 4 de Pravella 
n’est pas en irès bon état. 

Voisine de Betulae, mais celle-ci est plus foncée, les bandes plus 
droites, accompagnées d’ecailles en relief très distinctes, les antennes 
avec une louffe bien plus petite, etc. 

Washington (Amér. Sept.), 23 juin. Coll. Hulst. 


3,6. M. Betulae, Goeze, dans Degeer, Mém. I (1779-81), 13° livr., 
p. 98, pl. 28, fig. 20-23; Zell., Isis, 1846, p. 780 (Pempelia); H.-S., IV, 
p. 74; Stain. Man., Il, 177; Hein., 157; Berce, p. 301; Snell., de Vlind. 
Nederl., p. 136; Porritt, Ent. Mo. Mag., XX, p. 69 (larva); Obtusella, Zk., 
Germ. Mag., III, p. 164; Tr., IX, 1, 190; Christella, Frr., 108, 1 a-c; 
Holosericella, F. R. 57, 2 p. 149; Tristrigella, Stph., IV, 311; Wd., 1473. 


23 à 25 mill. Ailes supérieures assez larges, fortement arrondies sur 
la côte et à l’angle anal, presque verticales dans la moitié costale du bord 
externe, d’un noir-brun mat à reflels un peu violacés, faiblement sau- 
poudrées de gris obscur près du bord externe et dans l’espace médian 
près de la côte; les lignes transversales d’un gris obscur, fines, indis- 
tinclement ombrées de noir, la première oblique, rentrant et coudée 
sur la nervure dorsale, précédée, à quelque distance, par une bande 
verticale d’ecailles noires en relief, bordée du côlé interne d’une bande 
blanchâtre indistincte. Deuxième ligne éloignée du bord externe, 
presque verticale, bombée au milieu, rentrant sur les plis. 

Points discoidaux indistincls, gros, superposés, ayant une tendance 
à se réunir. Points marginaux parfois visibles, irréguliers, frange bru- 
nälre. Têle brun-noir avec une forte touffe triangulaire sur le front; 
antennes brunes, la touffe creuse et noire du côté interne. Palpes 
squammeux, larges, un peu aplatis, d’un gris noir; thorax brun-noir. 
Abdomen brunätre. Pattes grises fortement saupoudrees et lavées de 
noir ; les tarses noirs annelés de blanc. 

Ailes inférieures brun jaunätre, les nervures plus foncées, le bord 
avec deux filets bruns, la frange jaune brunätre. 


= 417 — 


La © est semblable au 5, mais ses palpes sont plus longs, le 
3° article plus distinct. 

La chenille est mince, un peu fusiforme, d'un vert-noir ou brun- 
violet foncé, plus pâle en dessous, le vaisseau dorsal étroit, concolore, 
étroitement bordé des deux côtés d’une ligne irrégulière, interrompue, 
d’un jaune-soufre, qui se réunit avec l’autre postérieurement. Ligne 
stigmatale jaune-soufre, très interrompue ; les stigmates noirs, petits; un 
plus gros, ocellé, sur le segment thoracique. Points ordinaires très petits, 
noirs, surmontés de poils blonds. Les 2° et 11° anneaux avec un gros 
point ocellé en dessus de chaque côté. Tête très pelite, noire, un peu 
marbree de blanchâtre par devant; le segment thoracique avec une série 
transversale de taches jaune-soufre, celles au milieu plus grosses. Pattes 
écailleuses noires. 

Elle est très vive et se tient sous une toile légère dans une feuille 
un peu courbée, ou entre deux feuilles de bouleau (Betula alba) réu- 
nies à l’extrémité des branches. Elle est adulte à la mi-mai, et vers la 
fin du mois elle descend à terre et forme un cocon blanc, soit dans sa 
toile, soit sous les feuilles ou la mousse, se transformant en une chry- 
salide mince, d’un noir luisant, et le papillon paraît vers la fin de juin 
etle commencement de juillet. 

« Le cocon est assez volumineux, sphérique et composé de deux 
enveloppes de soie blanche; l'extérieur d’un tissu clair et léger; l’inté- 
rieur d’un tissu fin, serré; cette dernière, qui constitue le cocon pro- 
prement dit, est très renflée au milieu et atténuée aux deux extrémités; 
les deux enveloppes sont reliées entre elles et aux feuilles par de nom- 
breux fils » (Chrétien). 

Le papillon se trouve presque partout en Europe, en Angleterre, 
l'Allemagne sept., Scandinavie, France, Russie occidentale et sept. 


347. M. Cingillella, Zell., Isis, 1846, p. 779 (Pempelia); H.-S., IV, 
p- 77, fig. 31; Hein., 155; Berce, p. 294; Milliere, Nat. sic., III, p. 34 
(larva) ; Myricariella, Mill., Ic., I, p. 376, pl. 45, 3-7. 

a. var. Brucella Stgr., Hor. ent. Ross., p. 195 (37). 


22 mill. Ailes supérieures assez étroites, arquées sur la cöle, très 
obliques et arrondies sur le bord externe, d’un gris jaunätre pâle, fai- 
blement saupoudrées de fines écailles noires, lesquelles sont plus 
denses sur la côte et sur les rameaux de la médiane, l’espace basilaire 
plus pâle, l'espace médian lavé plus ou moins largement et distinctement 
de rougeätre sur le pli dorsal et plus étroitement dans le pli discoidal 
vers l’apex. Première ligne un peu oblique, droite, faiblement coudée 
sur la côle, formée d’ecailles longues, blanches, noires au bout, placées 


—_ 318 — 


longitudinalement, se relevant à l’extrémilé, formant ainsi une fine 
ligne ou liséré noir en relief; elle est bordée du côté interne par des 
écailles noires peu dislinctes. Deuxième ligne à peine plus pâle que le 
fond, faiblement ombrée de noirätre du côté interne, rentrant en des 
angles aigus sur les plis, formant un angle aigu sur la nervure 4, den- 
tée au-dessous. Points discoïdaux obliques, disposés en lunule, mais 
indistincts et manquant presque. Ligne marginale très fine, noire; 
frange gris jaunâtre pâle. 

Ailes inférieures blanches, un peu irisées, la côte brunâtre, le bord 
avec une ligne brune; frange blanche avec une ligne brunätre très pâle 
près de la base. 

Tête et thorax gris; antennes brunes; la touffe, assez forte, enliere; 
l’article basilaire gris, en dessous blanchälre. Palpes labiaux du S gris 
noirâtre, comprimés, pressés contre le front; le 3° article très court. 
Abdomen gris-jaunâtre pâle. Paltes blanches, faiblement saupoudrées 
et lavées de noir, les tarses noirs annelés de blanc. Aux supérieures, 
4 et 5, ainsi que 8 et 10, [res rapprochées, parfois brièvement tigées. 

La © diffère par ses palpes plus longs, plus pâles, écartés du front. 

La chenille, d’après Millière, est effilée, fusiforme, d’un jaune ver- 
dälre (sans lignes dans son jeune âge), striée de lignes droiles, continues, 
bien indiquées; la sligmatale (brune ou vert foncé selon les sujets) est 
plus marquée que les autres; elle est surmontée d’une autre ligñe d’un 
jaune vif, suivie elle-même de deux lignes vert foncé. Le ventre est 
d’un blanchätre livide, marqué longiludinalement d’une ligne d’un vert 
glauque. Les sligmates sont noirs et d’une extrême petitesse. La têle 
est concolore; elle est marquée au sommet de {rois laches noires, 
cunéiformes, dont les pointes sont tournées en avant. Ces taches dispa- 
raissent sous le premier anneau lorsque la chenille est au repos. Pattes 
concolores, sauf le dernier article des pattes écailleuses, qui est brun. 
Écusson corné, assez large, marqué près de l’incision de deux points 
noirs séparés par la ligne vasculaire. Poils rares, blanchätres. 

Cette chenille est vive, frétillante, et vit, en juin et juillet, sur le 
Myricaria germanica et le Tamarix gallica, dévorant les étamines des 
fleurs au milieu desquelles elle reste blottie tout le jour, mangeant 
pendant la nuit. Vers la fin de juillet, elle descend à terre pour former 
une coque de soie blanchâtre ou brunälre et y demeure jusqu’au prin- 
temps avant de se métamorphoser ; parfois le cocon est submergé sans 
que la chenille paraisse en souffrir. Von Hornig m'a dit qu'il trouvait la 
chenille hivernante d’oclobre à mars dans l’aubier des liges desséchées 
et brisées de Myricaria. Le papillon paraît au mois de mai et parfois il 
en éclôt dès le mois d’aoüt si les chenilles sont avancées. 

Cingillella est très répandue, se trouvant en Allemagne, Haute- 


— 319 — 


Savoie, France centr. et mér., Italie, Algérie (30 mars); Askhabad 
(Transcaucasie), Ordoubad (Arménie russe) (2 mai); Asie Mineure et 
Margelan (Turkestan) (25 août). 

La Brucella Sigr. n’est qu’une variété locale de Cingillella; elle en 
diffère par sa laille plus grande (24 mill.), ses ailes d’un gris foncé lavé 
de rouge brunâtre leur donnant une teinte foncée uniforme. La bor- 
dure externe de la première ligne est droite et très noire, les points 
discoïdaux écartés, les points marginaux assez distinels. Ses ailes 
inférieures sont leintées de jaune brunâtre et ont une bande blanche 
près du bord externe, le bord même est moins distinctement liséré de 
brun noirâtre que chez Cingillella. 

Dessous des ailes d’un gris noirätre, les supérieures plus foncées 
que les inférieures; une large bande blanchâtre, bombée au milieu, 
suit le bord de chaque aile; l’abdomen est d’un gris brunälre. 

Un coll. Staudinger pris à Brousse (Asie Mineure). 


348. M. Canescentella, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 149. 


18 mill. « Ailes supérieures arquées sur la côle, aiguës à l’apex, 
arrondies à l’angle anal, blanches, lavées de brun noirälre clair et sau- 
poudrees modérément d’écailles noires, leur donnant une apparence 
gris clair. Lignes transversales indislinctes, à peine plus claires que le 
fond, la première oblique, sinueuse, ombrée extérieurement par une 
ligne foncée assez large qui, au milieu, s’étend postérieurement en une 
slrie noirätre jusqu'au milieu de l'aile. Deuxième ligne à peine visible, 
très rapprochée et parallèle au bord externe. La côle à la base et 
l’espace médian en face de la strie noirälre presque blancs, étant à peine 
saupoudrés de noir. 

Ailes inférieures blanches, lavées faiblement de jaune noirätre. 
Palpes labiaux, lêle et thorax blancs, teintés de brun noirätre; abdomen 
d’un jaune brunâtre. » (Hulst). 

Texas central (Amer. Sept.). 


Gen. MAGIRIA, Zeller. 


(Stelt. ent. Zeit., 1867, p. 392, pl. II, fig. 2.) 
Antennes du 5' avec une très forte touffe, spatuliforme, d’écailles, du côté 
interne élargie et creuse. Palpes labiaux du  extraordinairement longs et épais, 
rejetés brusquement en arrière, dépassant le vertex de la moitié de leur longueur; 
palpes masillaires en aigrette. Ales supérieures épaisses, allongées; avec onze 
nervures, 4 et 5 tigées, 9 de la cellule rapprochée de 8. Ales inférieures avec la 
cellule très courte, 2 bien avant l’angle, 3 en face de la transversale. 


— 320 — 


Antennes épaisses, pubescentes, sinueuses à la base; chez la ©, 
simples. Palpes du & avec le 2° article très long, mince jusqu'au 
milieu, renflé au-dessus, rejelé par-dessus la tête, atteignant presque 
le thorax; il est fortement pressé contre le front et a une dépression 
allongée, ovale, dans laquelle se loge le palpe maxillaire, qui est en 
forme d’une aigrette brun rougeätre; le 3° arlicle est très court et 
défléchi. Chez la 9, les palpes sont très minces, ascendants, un peu ° 
obliques, cylindriques, le 3° article assez long ; les palpes maxillaires 
sont filiformes, squammeux. Front lisse, celui de la $ conique, obtus. 
Trompe forte; stemmates petits, distincts; corps et abdomen assez 
épais. 

Ailes supérieures droites sur la côte, s’elargissant vers le sommet, 
le bord externe presque droit, arrondi. Ailes inférieures entières, assez 
allongées. Aux supérieures, la cellule est longue, la nervure {ransver- 
sale concave; les nervures 4 et 5 naissent de l’angle aigu inférieur de 
la cellule, 10 de la cellule, parallèle et très rapprochée de la tige de 8 
et 9. Ailes inférieures avec huit nervures, 7 et 8 tigées ainsi que 4 et 5. 


349. M. Imparella, Zeller, Sfett. e., Zeit., 1867, p. 393, pl. II, 
fig. 2, a, b, c (Rag., PI. VII, fig. 7). 


< 32 mill. © 38 mill. Ailes supérieures brun-jaune rougeätre clair 
(couleur cannelle), très saupoudrees d’ecailles blanches vers la côte, au- 
dessus de la nervure médiane, la partie pâle débordant à la base et au 
delà de la cellule; une sirie brun foncé sur la nervure médiane s’eten- 
dant jusqu’à la naissance des nervures 2 et 3 sur lesquelles elle se 
prolonge; cette strie est sinueuse et est interrompue au premier quart. 
La première ligne est indistincte ; la deuxième, placée très près du bord 
externe, est d’abord presque droite et parallèle au bord, puis, à partir 
de la nervure 4, se dirige oblique et droite au bord interne; cette ligne 
est peu distincte, n’étant indiquée que par quelques écailles blanchätres 
sur les nervures, qui sont marquées en brun; elle est suivie d'une 
petite tache costale noirätre. La nervure dorsale est striée de brun et 
semée de quelques écailles blanches. Une courte strie longitudinale 
remplace les points discoïdaux; la frange est d’un gris brunâtre, plus 
pâle vers l’apex et précédée de petits points noirs et distincts. 

Dessous gris brunâtre foncé, enfume, les nervures plus foncées; 
le 4! avec la côte à la base revêtue d’ecailles noires. 

Ailes inférieures très amples, gris brunâtre très clair, semi-lrans- 
parentes, soyeuses, les nervures brun clair, la frange précédée de deux 
lignes brunes. 

Tête du brun noirätre, cachée par les palpes, celle de la © gri- 


— 321 — 


sätre. Thorax brun jaunâtre mêlé de gris; abdomen brun noirälre. 
Palpes brun noirätre, ceux de la 2 avec le 2° article blanchätre au 
sommet. 

Indes orientales (coll. Zeller). 


Gen. THYLACOPTILA, Meyr. 


(Ent. Month. Mag., XXII (1885), p. 105.) 


Face avec une crete d’ecailles des deux côtés. Trompe bien développée. 
Antennes du S' filiformes, ciliées régulièrement, à peine sinueuses à la base, avec 
une grande touffe arrondie d’ecailles de la base de la tige, l’article basilaire renflé. 
Palpes labiaux assez longs, ascendant obliquement, lisses, un peu squammeux vers 
l’apex; le 3° article court, caché. Palpes maæillaires nuls. Abdomen du avec un 
bouquet touffu de poils à l'extrémité, une touffe latérale de chaque côté à l’apex. 
Tibias des pattes intermédiaires fortement épaissis, une touffe de poils au-dessus, 
et une frange de longs et fins poils du côté interne; les tibias postérieurs du g' avec 
une aigrette saillante de la base. 

Ailes supérieures allongées, dilatées considérablement au sommet, où la côte 
est assez arquée, l’apex obtus, le bord externe un peu oblique, droit au-dessus, 
arrondi inférieurement. Les nervures 4 et 5 sont très rapprochées vers la base, non 
en ligne avec la médiane, 8 et 9 tigées, 10 très rapprochée de 9. Ales inférieures 
du &' épaissies et pliées longitudinalement sur le bord abdominal, formant une 
profonde poche ou sillon en dessous contenant un long pinceau de poils fins, et avec 
un bourrelet épaissi, aplati, arrondi, du milieu de la nervure 1 a, pressé contre la 
poche marginale, formant un sillon revêtu de poils lâches. Nervure 2 presque de 
l'angle, 4 et 5 tigées, 3 et 5 tigées, ainsi que 7 et 8. 


Ce genre est très voisin de Bussa. Je ne le connais pas en nature. 


350. T. Paurosema, Meyr., Ent. Mo. Mag., XXII, p. 106. (Rag., 
PI. XXII, fig. 14.) 


22 mill. ; Ailes supérieures d’un gris brunâtre pâle, les nervures 
et la côte teintées postérieurement d’un gris plus foncé; une strie 
médiane irrégulière, d’un gris foncé nébuleux depuis la base, finissant 
en une petite lache au premier tiers de l’aile; quelques écailles blan- 
ches, tendant à former une bande transversale nébuleuse au delà. 
Ligne marginale gris foncé, la frange gris blanchâtre avec de nom- 
breuses lignes grises. 

Ailes inférieures blanchâtres, semi-transparentes, à la base Irans- 
-parentes; un liséré marginal pâle, plus foncé autour de l’apex; la frange 
blanchälre, avec une ligne gris pâle. 

Tête, palpes, antennes et thorax gris brunâtre pâle; abdomen 

21 


— 322 — 


blanchälre; les touffes latérales noires. Paltes blanchätres, les pre- 
mieres teintees de gris. 

Cette espèce obscure a été prise par M. Gervase F. Mathew, à Saint- 
Vincent (îles du Cap-Vert), fin décembre. M. Meyrick est sous l’impres- 
sion que M. Malhew aurait élevé l’insecte d’une chenille trouvée dans 
les gousses d’un Cassia; mais M. Mathew dit au contraire qu’il a élevé 
de ces gousses une espèce de Tortrix. (Ent. Mo. Mag., XVII, p. 259.) 

La figure 14 est faite d’après une aquarelle communiquée par 
M. Meyrick. 


Gen. BUSSA, Rag. 
(Nowv. gen., p. 24.) 


Antennes crénelées, pubescentes, non courbées à la base; la touffe d’ecailles 
très petite, ronde et distincte. Palpes labiaux ascendants, longs, droits, renfer- 
mant les palpes maæillaires en forme d’aigrette. Ailes supérieures avec onze 
nervures, & et 5 paraissant tigées. Ailes inférieures triangulaires, avec huit ner- 
vures, la cellule courte, la transversale remonte au delà de 2, de façon que 2 et 5 
paraissent tigées; 1a semble manquer pour faire place à une longue poche, frangée 
de poils jaunes, sur le bord abdominal en dessous. 


Palpes labiaux avec le 3° arlicle indistinct; antennes très briève- 
ment ciliées ou fortement pubescenles; la touffe anormale, formée 
d’écailles plates imbriquees; l’article basilaire épais, long. Pattes poste- 
rieures garnies d’une longue touffe de poils jaunes naissant du sommet 
des tibias. Abdomen en dessous à l’apex avec une touffe de poils noi- 
rätres de chaque côté. Ailes supérieures assez allongées et étroites, 
aiguës à l’apex, à peine élargies au sommet; nervures & et 5 très 
rapprochées et parallèles vers la base, 8 et 9 longuement tigées, 9 très 
courte. Aux inférieures, 7 el 8 longues. 

La 2 a les ailes inférieures larges, arrondies sur le bord externe, sans 
poche ; les palpes labiaux sont longs, minces, le 2°article un peu renflé 
et squammeux au sommet, le 3° article distinct, moitié du 2°, acuminé. 

La nervulalion et la poche des ailes inférieures rappellent le genre 
Fundella, mais les antennes sont bien différentes. Ce genre ressemble 
beaucoup à Thylacoptila Meyr., mais dans ce dernier genre la louffe 
des antennes est grande, les palpes obliques et les palpes maxillaires 
sont invisibles. 


351. B. Maculella, Rag., Mouv. gen., p. 24 (Pl. XII, fig. 21). 


20 mill. 4 ? Ailes supérieures gris notrâtre pâle, les nervures plus 
foncées, la cellule distinctement blanc jaunälre, sans écailles foncées; la 


— 323 — 


première ligne est très indistincte, oblique dans sa moitié costale, ver- 
licale, mais rentrant en un angle sur la nervure dorsale où elle est 
plus visible, étant pâle finement lisérée de noir; elle est précédée d’une 
bande noire, large, un peu ovale, presque verticale, n’atteignant pas la 
côle. Deuxième ligne sinueuse, un peu oblique, rentrant fortement sur 
les plis, projetant un angle distinct au milieu, pâle, à peine lisérée de 
noirätre. Points discoidaux obliques, noirs. Le bord de l’aile est faible- 
ment liséré de noir, la frange a deux lignes d’un gris brunâtre. Dessous 
gris brunâtre teinté de jaune, irisé; les écailles très fines et lisses, lais- 
sant voir distinctement les nervures. 

Ailes inférieures transparentes, blanches, irisées, triangulaires, 
aiguës à l’apex, avec un bourrelet ou épaississement de la membrane, 
de couleur jaunätre, sur le bord abdominal, sur la nervure 1 c à côté, 
correspondant en dessous avec une assez longue poche ou cavité dont 
le bord interne est frangé de longs poils jaunes. Cette poche est parfois 
fermée par la membrane du bord abdominal qui se replie. 

La tête et le thorax sont gris noirälre, les antennes brun-noir, la 
touffe d’ecailles noire, les palpes gris brunätre, les palpes maxillaires 
jaunâtres; l'abdomen jaunätre teinté de gris noirälre sur chaque 
anneau en dessus, la base entièrement gris noirâtre, l’extrémilé de 
l'abdomen garnie de longs poils jaunes et, de chaque côté en dessous, 
d’une louffe de poils noirätres. Pattes gris pâle; les tibias garnis d’une 
assez longue aigrelte jaune. 

La © ressemble au 4, mais la cellule est de la couleur du reste de 
l'aile, qui est d’un gris mêlé de blanc; les ailes inférieures sont plus 
larges, arrondies sur le bord, blanches, finement lisérées de brun; la 
frange est blanche avec une ligne brune à la base, sans poche ni poils 
sur le bord abdominal; les antennes sont simples, l'abdomen jaunätre 
sale, presque entièrement saupoudré de gris noirâtre, le dessous blan- 
chätre. 

Ressemble à Thylacoptila Paurosema Meyr., d’après le dessin com- 
munique par M. Meyrick et représenté pl. XXII, fig. 14, mais Pau- 
rosema est d’un brunâtre uni, les lignes tout à fait invisibles, sans 
bande foncée avant la première ligne; en outre le Ç serait dépourvu de 
palpes maxillaires et le 2° article des palpes labiaux serait fortement 
évasé au sommet; la touffe des antennes grande. 

Un exemplaire dans la coll. Staudinger, de l’Assam supérieur, a les 
ailes moins allongées que dans mon type provenant d’Accra (Afrique oc.) 
et ressemble beaucoup comme forme et couleur à Fundella Pellucens Z. 
D’autres spécimens proviennent de Sierra Leone (coll. Staudinger) et 
des Indes Orientales (coll. Swinhoe) pris en octobre et novembre. 


— 324 — 


Gen. MICROTHRIX!, Rage. 
(Nouv. gen., p. 25.) 


Antennes épaisses, aplaties, courbées à la base, la touffe d’ecailles assez forte. 
Palpes labiaux très longs, ascendants, renfermant, dans un sillon, les palpes 
maæillaires en forme d'une mince aigrette blanche. Ailes supérieures avec onze 
nervures ; # et 5 longuement tigées, naissant de l'angle de la cellule. Azles infe- 
rieures avec huit nervures, la cellule assez courte, 2 tout près de l’angle, 3 et 5 
paraissant brièvement tigées, 4 très courte. — Type : Inconspicuella. 


La touffe de l’antenne est entière, avec un fin sillon sur le bord. 
Palpes labiaux du cylindriques, un peu aplatis, assez minces, remon- 
tant droit contre le front, dépassant le vertex d’un quart de leur lon- 
gueur; le 3° article {res court. Palpes maxillaires peu visibles, peu 
volumineux, se dislinguant à peine entre les palpes labiaux. Front avec 
une touffe triangulaire, corps grêle. 

Ailes supérieures étroiles, presque droites sur la côte, obliques et 
arrondies sur le bord externe; la cellule et les nervures de longueur 
moyenne, la transversale presque droite, 7 et 8 longues, 4 et 5 distinc- 
tement ligées, de l’angle, 3 et 2 rapprochées de l’angle et parallèles. 
Aux inférieures, 7 et 8 parallèles, paraissant ligées ; 4 et 5 sont très lon- 
guement tigées. 

Inconspicuella ressemble aux espèces du genre Oligochroa; ses 
palpes maxillaires blancs sont très curieux. 


_ 352. M. Inconspicuella, Rag., Nouv. gen., p. 17 (Neph.) (Pl. XIII, 
fig. 17); Fuscidorsella, Rag., Nouv. gen., p. 25. 


18 mill.  Aïles supérieures gris ocracé ou gris brunätre pâle, 
lavées de brun sur le bord interne, finement saupoudrées de noir sur 
la côte, surtout au delà de l’espace basilaire, plus encore à l’apex, sau- 
poudrées de noir sur le bord interne dans l’espace médian et sur les ner- 
vures. Lignes transversales grises, lisérées ou ombrées de noirâtre 
dans l’espace médian, la première oblique jusqu’au pli dorsal, rentrant 
en un angle sur la nervure dorsale, précédée d’une tache noirätre sur 
le bord interne. Deuxième ligne oblique, parallèle au bord externe, 
sinueuse, rentrant sur les plis, un peu bombée au milieu. Points discoi- 
daux noirätres, petils, superposés, peu marqués. Frange gris noir; 
points marginaux indistincts. 


1. Allusion à l’exiguite des palpes maxillaires. 


— 325 — 


Ailes inférieures gris brunätre avec une teinte jaunâtre, les ner- 
vures plus foncées, avec deux filets bruns sur le bord; la frange 
blanchätre. 

Tête et thorax ocracé brunätre. Antennes brun foncé, la touffe et 
l’article basilaire plus jaunâtres. Palpes ocracé brunâtre, noirâtres au 
sommet; abdomen brun noirâtre. Pattes gris ocracé, saupoudrées de 
noirâtre. 

Mon exemplaire des Indes étant un peu frolté et n'ayant pu dis- 
tinguer les palpes maxillaires, je l’avais considéré comme une Ne- 
phopteryx. 

Cetle pelite espèce à couleurs ternes se trouve assez répandue. Je 
l’ai reçue de Pendjab, de Koni (prise 8 septembre), et de Natal. 


353. M. Insulsella, Rag. (Pl. XIV, fig. 13). 


20 mill. 2 Ailes supérieures étroites, faiblement courbées sur la 
côte au delà du milieu, très obliques sur le bord externe, d’un brun 
rougeätre foncé tournant au brun noirätre sur la côte, le bord interne 
fortement saupoudré de noir. Lignes transversales fines, blanchâtres, 
indistinctes; la première, au milieu, est verticale et n’est indiquée 
que par une fine ligne blanchätre formant un angle rentrant sur la 
nervure dorsale, et, au delà vers la côte, on devine, par quelques 
écailles foncées, qu’elle forme un angle sortant sur le pli dorsal et 
un autre sur le pli discoïdal, oblique sur la côte. Deuxième ligne 
parallèle au bord externe, rentrant sur les plis, faiblement arrondie 
au milieu, plus distincte sur le bord interne. Points discoïdaux très 
indistincts, l’inférieur plus visible. Ligne marginale noire, interrom- 
pue; frange gris brunâtre. 

Ailes inférieures gris brunâtre, les nervures plus foncées, le bord 
marqué de deux lignes noirâtres, la frange blanche. 

Tête et thorax brun-rouge mêlé de noirätre, les antennes noirätres; 
front avec une forte touffe, grisâtre sale; palpes longs, squammeux, 
épais, dépassant du quart de leur longueur le verlex, ocracé rougeätre, 
plus rouges à la base, avec un peu de noirâtre au sommet; le 3° article 
très court, obtus, noirâtre. Abdomen gris brunâtre. Pattes gris brunätre, 
teintées de rougeätre, les pattes antérieures plus foncées. 

Se distingue d’Inconspicuella par sa couleur brun rougeätre foncé, 
et ses dessins très indistincts. 

Cette espèce rappelle beaucoup la Pempelia Adornatella. 

Deux © prises par M. Hutchinson à Estcourt (Natal) et Grahams 
Town (Afr. or. mer.). 


— 2a) — 


Gen. PRISTARTHRIA!, Ras. 


Antennes du  aplaties, épaissies, faiblement pubescentes, courbees à la base, 
avec une rangée de petites dents de chaque côté du sinus à la place des écailles. 
Palpes labiaux courts, épais, ascendants, courbés, ne dépassant pas le vertex. 
Palpes maæillaires en forme d’une très petite aigrette blanche renfermée dans un 
sillon du palpe labial. Front lisse. Trompe distincte. Pattes lisses. Ales supérieures 
étroites, allongées, faiblement courbées sur la côte, arquées sur la côte près de 
l’apex, le bord externe oblique, fortement arrondi à l'angle anal; avec onze ner- 
vures : 10 parallèle et rapprochée de la tige de 8 et9, 4 et 5 très brièvement tigées, 
non en ligne avec la médiane. Ailes inférieures entières, sub-triangulaires, avec 
huit nervures, la cellule moyenne, 7 et 8, ainsi que 3 et 5, si exactement parallèles 
et contiguës qu'elles paraissent longuement tigées; 4 et 5 tigées, 2 de l'angle. 


Ressemble beaucoup au genre Oligochroa ; en diffère par l'absence 
de la touffe, la présence des dents dans le sinus des antennes, ainsi 
que par la structure des palpes maxillaires. Très voisin aussi de Mi- 
crothrix, mais les antennes sont différentes. 


354. P. Minutella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1885, p. cz, G' (Pl. XIV, 
fig. 16); Moore, Lep. Ceyl., III (1886), p. 361; Soricinella, Rag., Now. 
gen., p. 20 (Oligochroa), 2. 


16 mill. Ailes supérieures d’un gris un peu bleuätre, finement sau- 
poudrées de noir sur la côte, le bord interne et sur les nervures, et 
lavées faiblement par places d’ocrace rougeätre, surtout le long du 
bord interne, où celte couleur forme une tache plus distincte bordée de 
noir vers la base avant la première ligne. Celle-ci est d’un gris pâle, 
oblique, faiblement coudée sur la nervure dorsale, faiblement ombrée 
de noirälre extérieurement. Deuxième ligne oblique, bombée au mi- 
lieu, rentrant sur les plis, bordée d’une ligne ocracé rougeâtre mêlé de 
noir du côté interne, el du côté externe, bordée d'une bande ocracé 
rougeälre. Points marginaux assez distincts, noirs. Points discoidaux 
obliques, noirs. Frange gris brunâtre pâle. 

Ailes inférieures entières, à peine sinueuses, transparentes, irisées, 
luisantes, blanc jaunätre, avec des reflets jaune irise ; les nervures 
brunätres; la frange blanchâtre, précédée de deux filets bruns. 

Tête blanchâtre mêlé de gris; thorax gris, abdomen gris brunätre. 
Antennes du brunes, les dents noires dans le sinus. Palpes labiaux 
gris brunâtre. Patles grises. 


1. Articles des antennes en dents de scie. 


— 327 — 


La Minutella a été décrile sur un individu 4 assez défectueux, et la 
Soricinella sur une 9 très fraîche. Un second 5', reçu en meilleur état, 
prouve l’identité de Minutella et Soricinella. 

Ceylan, Tritchinapali (Indes or. mér.). 


Gen. SALEBRIA, Zeller. 


(Pempelia et Salebria, auct., Laodamia, Rag. pars.) 


Antennes nues, cylindriques ou faiblement aplaties; la tige courbée à la base; 
le sinus rempli par une touffe d’ecailles. Palpes labiaux ascendants, chez le «f lisses, 
renfermant les nalpes maæillaires en forme d'une aigrette jaune. Ailes supérieures 
avec onze nervures toutes libres, sauf 8 et 9 qui sont tigées. Aves inférieures avec 
huit nervures, 7 et 8 libres, la cellule moyenne, 2 tout près de l’angle, 3 et 5 parais- 
sant tigées, 4 et 5 tigées. — Type : Palumbella. 


Front lisse ou touffu, stemmates distincts; trompe forte. Antennes 
cylindriques, parfois un peu aplaties; celles du ( faiblement pubes- 
centes, courbées pres de la base; le sinus garni d’ecailles, formant une 
touffe plus ou moins forle, souvent creuse du cöte interne, parfois avec 
un sillon longitudinal. 

Les palpes labiaux du épais, lisses, appliqués contre la face, 
réunis par devant, ascendant droit, dépassant peu le verlex; le 3° article 
très court, le 2° creux, renfermant une volumineuse aigrette jaunätre 
dont est surmonté le palpe maxillaire. 

Chez la ©, les palpes sont plus longs, squammeux, ascendants, 
écartés de la face; le 3° article plus distinct et ordinairement coupé 
obliquement au sommet, mais souvent aussi simplement pointu; les 
palpes maxillaires sont filiformes ou un peu touffus à l'extrémité. 
Corps moyen, assez grêle; les pattes assez fortes, lisses. 

Ailes supérieures sub-triangulaires ou allongées, plus ou moins 
convexes sur la côte, le bord externe oblique; 8 et 9 sont généralement 
bien écartées, parfois rapprochées, mais jamais réunies; 4 et 5 naissent 
au-dessus de l’angle inférieur de la cellule, tantôt convergentes à leur 
naissance, tantôt parallèles, mais jamais tigées. Aux inférieures, 7 et 8 
sont ordinairement séparées, mais très rapprochees; 4 est plus ou moins 
longuement tigée avec 5; 5 naît de l’angle, mais est généralement 
parallèle et irès rapprochée de 3, de facon qu’elles paraissent tigées; 
2 prend son origine de l’angle ou tout près. 

Il ne semble pas possible de distinguer les Salebria © des Nepho- 
pteryx © ou d’autres espèces analogues; c’est le caractère fourni par 
le qui seul permet de les séparer. Le genre Oligochroa ne se distingue 
de Salebria que par la forme très aplatie des antennes, qui sont en 


-— 328 — 


outre tout à fait nues. Les genres Myrlaea, Laodamia et Elasmopalpus, 
comme Oligochroa, ont les antennes aplaties, mais la nervulation 
est différente, la cellule est plus courte aux ailes inférieures, 3 naît de 
l'angle, ou à peu près, pendant que 2 en est très éloignée. 

Dans le plus grand nombre d'espèces les ailes sont lisses, mais 
d’autres'sont ornées d'un bourrelet d’ecailles en relief, caractère qui 
ne semble pas mériter d’être considéré comme générique. 


TABLEAU DES ESPÈCES. 


A. Antennes nues, à peine pubescentes, filiformes : 
B. Lignes transversales distinctes : 
G. Ailes supérieures avec un bourrelet en relief : 


D. Première ligne verticale, ailes grises : 
1. Deuxième ligne distincte, une lunule discoï- 


AA TE RER EME ER TENUE CE oe Ole Numidella. 
2. Deuxième ligne et points discoïdaux indis- 
Heister PARLAIT SE CS RER PS ARE EEE Rectilineella. 


*DD. Première ligne non verticale : 
E. Première ligne ocracée ou jaunâtre précédée d’une 
étroite crête d’ecailles : 


F. Deuxième ligne très sinueuse, rentrant forte- 
ment sur les plis, bombée au milieu : 


IR SUperie IesgartısalonGe RER ES Palumbella. 
2. Supérieures d’un rouge vineux plus ou 
MOINSMONCE er TT Amoenella. 


*FF. Deuxième ligne presque droite : 
G. Point discoïdal supérieur manquant : 
H. Supérieures gris bleuâtre uni. . . . . . . Brephiella. 
*HH. Supérieures blanches lavées de brunâtre 
par places : 
1. Première ligne bordée de noir et précédée 
d’un large bourrelet noir... . . . . . . Albariella. 
2. Première ligne faiblement bordée de noi- 
rätre, le bourrelet étroit, noirâtre. . Var. Dilucida. 
*GG. Points discoïdaux distincts, ailes blanchâtres : 
1. Supérieures foncées teintées de gris rou- 
geätre, points discoïdaux épais, allonges; 
inférieures teintées de brunätre . . . . . Venustella. 
2. Supérieures pâles, teintées d’ocrace bru- 
nâtre; points discoïdaux étroits, peu visi- 
bles; inférieures blanches... . . . . . . . Intricatella. 
*EE. Premiere ligne blanche : 
1. Ailes rouge vineux, 1” ligne droite, large, 
renfermant des écailles rouges et noires. . Eximiella. 


— 329 — 


2. Ailes marbrées de blanc et de noir, la 1° ligne très 
étroite, sinueuse, finement bordée de noir, précé- 
dee d’une bande ocracé brunâtre. . . . . . . . Komaroffi. 


*CG. Ailes supérieures sans bourrelet d’ecailles : 
I. Lignes transversales blanches, continues, très distinctes : 


J. Première ligne verticale, oblique sur la côte; points discoï- 
daux séparés : 
1. Couleur gris brunâtre sale uni, l’espace médian 
étroit, la 2° ligne ne rentrant pas sur le pli dorsal. Noctivaga. 
2. Couleur gris foncé teinté de brun vineux dans la 
moitié dorsale, 2° ligne rentrant sur le pli dorsal. ZLepidella. 


*JJ. Première ligne oblique, coudée au milieu et sur la 
nervure dorsale; points réunis en une lunule. . Romanoffella. 


XII. Lignes transversales plus ou moins distinctes : 


K. Première ligne suivie d’une grande tache dorsale 
blanchätre : 


L. Premiere ligne précédée d'une large tache dorsale 
DRUNETOUEE MN CT . . . Pumilella. 


*LL. Sans tache dorsale brun rouge : 
M. L’extreme base noirätre : 


N. L'espace basilaire gris, points discoïdaux 
réunis : : 
1. Ailes grises lavées de noir, les points discoi- 
daux réunis en une lunule; 2° ligne verticale 
AUROICURE RER EE CE Nubiferella. 
2. Espèce semblable, plus petite, les points 
discoïdaux ayant une tendance à se séparer; 
2e ligne au milieu, oblique. . . . . . . . . Turpidella. 


*NN. L'espace basilaire noir, points discoidaux 
RON US AUISUTICIS RE NE PE Annulosella. 


*MM. L’extrème base teintée de rouge : 
0. Ailes courtes, toutes noires... . . . . . . . Tenebrosella. 


*00. Aïles longues, l’espace basilaire gris, plus 
pâle que le reste : 
1. Gris foncé, une bande noire bien définie 
avantla 1” ligne, qui est blanche, continue. Contatella. 
2. Gris brunâtre, lignes indistinctes, mar- 
quées seulement par des points noirs. Var. Quinquepunctella 
3. Gris cendré, saupoudré de noir, teinté de 
rouge; 2° ligne presque oblitérée. . Var. Inconditella. 


*KK. Pas de tache dorsale pâle : 
P. L'espace basilaire distinctement plus pâle 
. que le reste : 
Q. Ailes gris noir, l'extrême base gris-noir, 
lavé de rouge sur le bord interne. . . . . Subfuscella. 


— 330 — 


00. Aïles gris foncé, l’espace basilaire gris pâle, nettement 
limité par une bande noire droite avant la 
1” ligne : 

1. Ailes étroites, la bande -noire verticale; ailes 

inférieures blanches, transparentes. . . . . . 
' 2. Ailes larges, la bande noire oblique; les infé- 
rieures jaunätres lavées de brun.. . . . . . 
000. Ailes gris noir, l’espace basilaire rouge-brun, fortement 
lavé de noir sur le bord interne . . . . . . . 

*0000. Aïles ocracées, plus ou moins roussätres : 

1. Ailes-ocraeees, mais presque entièrement lavées 
d'un rouge vineux presque rose; le bord externe 
de l’espace basilaire fortement saupoudré de 
blanc, précédant une bande noire . . . . . . 


2. Ailes ocracées, l’espace médian noirätre, l’espace 
basılamesteintegdesnonzep EE 


3. Ailes ocrace brunätre, plus foncées sur la côte; 
l’espace basilaire gris roussâtre . . . . . . 


4. Ailes ocracé-grisâtre, l’espace basilaire et le pli 
COR RTE NIQUE : 2 à 010 © 0 5 0 à 5 0 


*PP. L’espace basilaire non distinctement plus pâle : 


R. Espace médian très étroit, la 1"° ligne étant placée vers le 
milieu du bord interne : 


S. Première ligne presque verticale; points discoïdaux 
réunis en une strie : 


T. Ailes grises marbrées de noirätre et de brunätre . . 
*TT. Ailes grises fortement marbrées de ferrugineux : 
1. La côte dans l’espace basilaire gris pâle, la strie 


strie discoïdale obscurcie par une ombre noire 
Gui IE DÉCÈS : 5 s sos sc bio 2100 0 0 
*SS. Première ligne courbée, points discoïdaux variables : 

1. Ailes gris brunâtre, un grand nuage brun rou- 

geätre sur la 2° ligne renfermant deux taches 

blanches, obliques, sur le disque. . . . . . . 

2. Ailes très luisantes, ocracées, lavées de rouge- 

brun par places, la côte saupoudrée de gris; 

une tache discoïdale triangulaire, noire. . . . 

*RR. Espace médian large : 

U. Une ligne blanche au milieu de l’espace basilaire : 

1. Brun rougeätre, fortement saupoudrées de noir 

sur les nervures; lignes blanches, interrompues, 
ÉCartéesmormalement-s + ES TE 

2, Ocracé jaunâtre saupoudré de blanc, lignes 
transversales fines, blanches, continues, écartées 


Infusella. 
Semiobscurella. 


Basilaris. 


Pudibundella. 
Celtidella. 
Fumella. 


Adelphella. 


Corticinella. 


Formosa. 


Obscuricostella. 


Biocellella. 


Multicolorella. 


Hispanella. 


Thymiella 


— 331 — 


*UU. Pas de ligne blanche dans l'espace basilaire, ailes 
grises : 


V. Ailes d'un gris uni, points discoidaux obliques, dis- 
tincts; inférieures blanchätres : 

1. Ailes gris foncé, lignes indistinctes, pâles, bor- 

dées de noir dans l’espace médian, la côte pres- 

que droite... 


2. Aïles gris cendré, finement saupoudrées de noir; 
lignes distinctement lisérées de noir des deux 
côtés, la côte très convexe. . . . . . 


VV. Aïles d'un blanc sale, saupoudrées de noir dans les 
espaces basilaire et terminal, et obliquement 
dans l'espace médian. . . . . . . . . . . . . 


VVV. Aïles d'un gris bleuätre, lavées de rouge-marron 
clair, surtout sur le bord des lignes. . . 


*VVVV. Ailes gris uni, les points discoïdaux allongés et 
2 (e] 

courbés formant un cercle noir sur le disque : 

1. Ailes gris bleuätre, une bande ocracée avant la 

1" ligne et une après la 2°. . . ER 

2. Ailes gris noirätre, lignes transversales lisérées 

de noir des deux côtés. . . . . 


BB. Lignes transversales très indistinctes, blanches, visibles 
surtout par leur liséré noir dans l’espace mé- 
dian. Ailes gris cendré (blanches, également 
Cenrouchées de nohe 206 600065 010 ce 


*BBB. Lignes transversales invisibles, la 1° indiquée seulement 
par une tache roussätre, à centre blanc, sur la 
nervure dorsale : 


W. La côte distinctement pâle : 


1. Ailes noires, la côte gris bleuätre, le thorax noir, 
le collier ocracé rougeätre . . Bor en 

2. Ailes ocracé rougeätre, plus päles sur la côte, 
lavées de noir dans l’espace basilaire et au som- 
met, le thorax entièrement ocracé rougeätre. . 


*WW. Aïles entièrement noires, le thorax gris bru- 


*AA. Antennes assez distinctement aplaties, fortement pubes- 
centes : 


1. Ailes ocracé brunätre, une strie longitudinale 
blanche sur la médiane, marquée au milieu d’un 
point noir. 


2. Ailes end EEE blanchätre, la côte 
ocracée au men Re ea array 


Famula. 


Bifasciella. 


Odiosella. 


Carneella. 


Aliculella. 


Aurwilliella. 


Cirtensis. 


Morosalis. 


Interniplagella. 


Moestella. 


Nobilella. 


Obductella. 


— 332 — 


355. S. Numidella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1890, p. cx (Pl. XIV, 
fig. 17). 


18 mill. Ailes supérieures assez courtes, à côte convexe, le bord 
externe à peine oblique; ailes d’un gris foncé uni, légèrement teintées de 
rougeätre par places, assez saupoudrées de noir sur la côte, et plus 
légèrement sur les nervures. Lignes transversales gris clair, distinctes, 
la première presque verticale, droite, distinctement bordée des deux 
côtés de lignes d’un noir profond formées d’écailles un peu relief. 
Deuxième ligne à peine oblique, échancrée sur les plis, bordée de 
noirätre de chaque côté, mais plus distinclement sur les nervures. 
Points discoïdaux réunis en une lunule noire très distincte; frange grise. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanches, teintées de brunätre 
sur les nervures et sur les bords, lisérées de brun; frange blanche. 

Tête et thorax gris; antennes brunes, faiblement annelées de blan- 
châtre, cylindriques, nues, la touffe forte, blanche extérieurement, gris 
brunâtre du côté interne, l’article basilaire blanchâtre. Palpes gris bru- 
nâtre. Abdomen gris, dessous du corps gris; paltes blanchâtres, les 
tarses brunälres. 

La © est plus foncée que le J.. 

Ressemble beaucoup à M. Cingillella Z., mais ses ailes sont plus 
courtes et plus larges, l’espace médiane plus large, les lignes trans- 
versales plus distinctement bordées de noir ct plus droites. 

Biskra (Algérie), 15 avril 4 et 2 (coll. Staudinger), Canal de Suez, à 
la lumière, 31 octobre (coll. Meyrick). 


356. S. Rectilineella, Rag., Nouv. gen., p.18 (Pl. XIV, fig. 18). 


15 mill. 2 Ailes supérieures étroites, faiblement courbées sur la 
côle, obliques et arrondies sur le bord externe, obtuses à l’apex, gris 
cendré, teintées de gris rougeätre dans la moitié dorsale et au sommet, la 
côte gris cendré pâle, les nervures irrégulièrement saupoudrées de noir. 
Première ligne placée au milieu du bord interne, presque verticale, d’un 
jaune grisâtre, large, très finement et distinctement lisérée de noir des 
deux côtés, sa bordure interne plus large, n’alteignant pas la côte, et 
formée d’ecailles en relief; la ligne externe, faiblement oblique sur la 
côte. Les écailles, noires sur les nervures, plus denses postérieurement, 
semblent indiquer une deuxième ligne, qui est très indistincte, confuse, 
oblique, sinueuse. 

Le point discoïdal inférieur, seul visible, est noirâtre et allongé. 
La frange est d'un gris foncé, striée de blanc, et précédée d’une fine 
ligne noire. 


— 333 — 


Ailes inférieures semi-transparentes, gris jaunälre, faiblement 
teintées de rougeätre; les nervures brunâtres, le bord de l'aile plus 
foncé, avec deux filets bruns ; la frange blanchâtre. Tête et thorax gris 
sale, l'abdomen gris brunätre, les antennes ocracées, grises à la base; 
les palpes courts, gris; le dessous du corps et les pattes gris blanchätre 
saupoudre de noirätre. 

Aux supérieures, 4 et 5 convergenles d’un point, en ligne avec la 
médiane ; 3 presque de l’angle. Aux inférieures, la cellule moyenne, 2 de 
l’angle, 3 et 5 paraissant ligées, 4 très courte. 

Une © prise par M. Carter à Bathurst (Gambie); dans ma collection. 


357. S. Palumbella, S. V., 138 n. Cat.; F., Mant.Il, 245 ; Zk., Germ. 
Mag., UN, 151; Tr., IX, 1.173; Steph., IV, 311 : Wd., 1474; Dup., X, pl. 281, 
fig. la, lc, p. 228; Zell., Is., 1846 p. 782; H.-S., IV, p. 76; Hein., 157; 
Berce, p. 297, pl. 7, fig. 8; Snell., Vlind. Ned., p. 132; Contubernella, Hb., 
72, lexle p. 34; Contubernea, Hw., 439; Cinerea, Westw.; Undulatella, 
WIk., Cat., XXXV, p. 1711 (Acrob.); Moore, Lep. Ceyl., III, p. 360. 


26 à 33 mill. 5 Ailes supérieures allongées, étroites, un peu 
courbées sur la côle, obliques et arrondies sur le bord externe, assez 
aiguës à l’apex, gris brunätre, plusou moins teintées de rougeûtre, éclair- 
cies par places par des écailles blanchätres ou blanc bleuâtre dans la 
moilié costale de l’espace basilaire, après la première et avant la 
deuxième ligne, sur le médiane et le bordexterne vers la côte. Première 
ligne, ocracé rougeälre, précédée d’une bande étroite, placée au milieu 
du bord interne, interrompue, verticale, d’ecailles noires en relief et 
suivie par une fine ligne noire verticale, oblique sur la côte, projetant 
deux angles postérieurement sur les plis et rentrant en un angle sur la 
nervure dorsale. Deuxième ligne oblique, droite près de la côte, ren- 
trant profondément sur le pli discoïdal, bombée au milieu, rentrant en 
un angle étroit et aigu sur le pli dorsal, finement lisérée de noir du 
côté interne, grise, mais ordinairement fondue dans sa large bordure 
rougeâtre. Ligne marginale noire, formant de petites taches lriangu- 
laires sur les nervures. Points discoïdaux réunis en une lunule novre 
dont la parlie inférieure est dilatée; elle est suivie d’une tache blan- 
chälre. Frange gris brunâtre. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre avec deux filets bruns sur le bord: 
la frange blanc jaunälre. 

Tête et thorax gris foncé teinté de rougeätre; les antennes ocracé 
brunâtre faiblement annelées de noirätre en dessus; la touffe petite, 
blanche, entière, creuse au milieu. Palpes courls, gris blanchätre, 
tachetés de noirätre, une bande brunâtre à la base de 2° article; le 


— 33h — 


3 article court, noirälre; l’abdomen gris brunätre pâle. Pattes gris pâle, 
marbrées de gris foncé, saupoudrées de noir; les tarses d'un 
noir-brun. 

Aux supérieures, 4 et 5 parallèles; aux inférieures, 2 de l'angle, 
3 et 5 paraissent tigées. 

La © a les ailes inférieures d’un jaune brunätre teinté de rou- 
geätre, les palpes plus longs, aplatis, élargis, squammeux, gris; le 
2e article avec un anneau noirâtre au milieu et au sommet; le 3° article 
noirälre, coupé obliquement à l’apex. 

Cette espèce varie beaucoup comme couleur; certains sont d’un gris 
pâle (Alpes), d’autres alteignant près de 33 mill., ressemblent à Neph. 
Alpigenella Dup., et sont d’un gris foncé teinté de rougeätre (Angleterre); 
d’autres (Bretagne) sont remarquablement lavés de rouge brique, enfin 
un exemplaire (d'Angoulême) est d’un brun noirâtre uni avec la pre- 
mière ligne et presque tout l’espace terminal rouge foncé, la lunule dis- 
coïdale seule suivie d’une éclaircie blanche. 

« Chenille atténuée aux extrémilés, d’un gris foncé verdâtre avec 
une teinte rougeälre, surtout quand elle est adulte. La dorsale est fine, 
d’un brun verdâtre, bien nette, bordée de clair, les sous-dorsales 
géminées, formées de deux lignes, plus larges, moins nettes et moins 
foncées que la dorsale; la ventrale indiquée seulement par une petite 
tache ovale, ferrugineuse, sur les cinq ou six premiers segments seule- 
ment. Trapézoïdaux petits, noirs, formant sensiblement le carré, sur- 
montés d’un poil blond assez long; ocelles des 2° et 11° segments blan- 
châtres, cerclés de noir; stigmates très petits, noirs. Tête de la largeur 
du 1% segment, d’un brun rougeâtre avec des mouchetures d’un brun- 
noir; l’écusson plus clair tacheté de brun rougeätre, divisé par une 
ligne blanche bordée de brun-noir. Pattes écailleuses brun-noir. » 
(P. Chrelien.) 

La chenille a été découverte d’abord par J. von Hornig‘ sur le 
Polygala Chamaebuxus, puis par M. de Joannis sur l’Erica cinerea. Elle 
hiverne toute petite et forme de longues toiles tubulaires au milieu 
des tiges de la bruyère qui courent près du sol, aux mois d’avril et mai, 
et le papillon paraît à la fin de mai, puis en juin et juillet, même au 
mois d'août et septembre, ce qui semblerait indiquer une seconde 
génération. 

La Palumbella est (res répandue, se trouvant partout en Europe, 
en Algérie, en Asie Mineure, la Sibérie, jusqu'aux Indes Orientales. On 
retrouve à Amasie le type alpin. 


1. J. v. Hornig, V. 2.-b. V., 1854, p. 15. 


— 335 — 


358. S. Brephiella, Stgr., Hor. ent. Ross., XV (1880), p. 193 (35). 
(Rag., Pl. XIII, fig. 9, Pl. XIV, fig. 19). 


21 mill. 5 Ailes supérieures étroiles, presque droites sur la côte, 
obliques sur le bord externe, assez aiguës à l’apex, d’un gris cendré, 
lavées largement de gris bleuätre foncé sur les nervures et parfois (chez 
la 2) sur toute la surface, saupoudrees de rares écailles noires; les 
lignes transversales distinctes, ocracé rougeâtre, la première verticale, 
faiblement anguleuse sur les plis et la nervure dorsale, oblique sur 
la côte, à peine lisérée d’ecailles noires, celles du côté interne en relief. 
Deuxième ligne rapprochée et parallèle au bord externe, rentrant fai- 
blement sur les plis, à peine bombée au milieu, indistinctement lisérée 
de noir. L’extreme bord est un peu lavé d’ocracé et saupoudré de noir; 
la frange est grise. Le point discoïdal inférieur, seul visible, est 
strigiforme, placé sur une lilure pâle dans le très large espace médian. 
Le bord interne à sa base est lavé d’ocrace rougeûtre. 

Ailes inférieures blanches, teintées de jaunätre; la frange blanche, 
précédée de deux filels brun jaunâtre. 

Tête et thorax gris brunâtre, saupoudrés de noir; les antennes 
ocracées ; la touffe assez forte, entière, blanc luisant, noirätre sur le 
bord marqué d’un sillon. Palpes courts, gris mêlé de noir, surtout au 
milieu et au sommet du 2: article, blanchätres à la base; le 3° article 
très court, noirälre au sommet. Abdomen ocracé grisâtre pâle. Pattes 
blanc ocracé, saupoudrées de noir, surtout sur les tarses. 

La © esl plus foncée que le J', ses ailes inférieures ont une teinte bru- 
nâtre, ses palpes sont plus squammeux, aplatis, gris, el les bandes noi- 
rälres sont plus distinctes; le 3°article est coupé obliquement au sommet. 

Cette espèce ressemble beaucoup à Brephia Compositella même 
comme nervulation, 4 et 5 aux supérieures étant parallèles; 3 et 5 aux 
inférieures paraissant tigées, 4 très courte, mais les antennes du ; ne 

permet pas de les confondre. Se distingue de Albariella par sa couleur 
uniforme d'un gris bleuâtre ; ressemble beaucoup la variélé Dilucida. 

La Brephiella a été trouvée en Macédoine, àGrenade (en septembre), 
à Gabès (Tunisie), le 3 octobre (pris par M. le capitaine Dattin), Biskra 
et Lambèse (Algérie) en avril et mai, et à Cosseir (Mer Rouge). 


359. S. Albariella, Zell., Is., 1846, p. 785; H.-S., IV, p. 76, fig. 37 
(non 36); 

a. var. Dilucida, Stgr., Hor. ent. Ross., XV, p. 198 (40). (Rag., 
PI. XXI, fig. 17). 


22 à 25 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, presque droites 
sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, surtout à l’angle 


nn O0 


anal, assez aiguës à l’apex, blanches, lavées de brunätre sur la côte au 
milieu, avant la 1" ligne, et plus largement avant la 2° ligne; la: base 
est brunätre, lavée de rougeätre sur le bord interne. Lignes transver- 
sales distinctes, ocracé rougeätre, la première un peu oblique, faible- 
ment anguleuse sur les plis et sur la nervure dorsale, oblique sur la 
côte, lisérée de noir du côté externe, précédée d’une large bande irré- 
gulière formée de trois touffes d’écailles noires en relief, se continuant 
en une ligne noire et oblique sur la côte. Deuxième ligne oblique, 
rentrant distinctement sur les plis, un peu anguleuse au milieu, lisérée 
de noir du côté interne, son liséré externe un peu fondu, parfois indis- 
tinct. L'espace médian est traversé obliquement par une ombre bru- 
nälre; les points discoïdaux sont un peu obliques, ronds, mais le supe- 
rieur manque presque toujours. Points marginaux distinels, noirs, la 
frange gris brunâtre. En dessous, on voit la trace en noirätre de la 
2e ligne qui se continue sur les ailes inférieures. 

Ailes inférieures blanc jaunätre, brunätres sur le bord, avec deux 
filets bruns; la frange est blanche. 

Tête et thorax blanchâtres, lavés de gris, avec quelques écailles 
noires. Antennes brunâtres, faiblement annelées de noirâlre en dessus, 
la touffe petite, entière, blanchätre, noire dans le sillon. Palpes courts, 
blancs, saupoudrés de noir par places, surtout au sommet du 2°article; 
le 3° article noir, sauf à l’extrême apex. Abdomen gris ocrace. Paites 
blanches faiblement lavées et saupoudrées de noir, les tibias et fémurs 
des pattes antérieures plus foncés, tachetés de noir; les tarses noirätres 
annelés de blanc. 

La © ressemble au J'; ses ailes inférieures sont davantage lavées 
de brunätre, faisant ressortir une bande médiane pâle; les palpes sont 
plus longs, squammeux, aplatis, blancs, zonés de noirätre au milieu et 
près du sommet du 2° arlicle; le 3° article long, noir (sauf au sommet) 
tronqué obliquement. 

La variété Dilucida se distingue seulement par sa couleur plus pâle 
et par sa bande d’écailles en relief, précédant la 1° ligne, réduite à un 
étroit filet comme celui qui la borde du côté externe, par son point dis- 
coïdal inférieur seul visible, et ses ailes inférieures plus blanches. 

Albariella se trouve en Hongrie, Dalmatie, en Asie Mineure, la 
Transcaucasie (Askhabad, 17 mai); Sarepla (Russie mér.), Perse sept. 
(17 juillet). 

La variété Dilucida se trouve à Sarepta, Amasie, au Kouldja 
(3 août), Margelan (19 août), Transcaucasie (15 juillet); ce dernier exem- 
plaire (Mus. Romanoff) est fortement lavé de gris noirâtre et les deux 
points, placés obliquement, sont bien visibles. Deux exemplaires dans 
la coll. Guenée sont indiqués comme provenant de Digne (Basses- 


Ho 


Alpes); ils sont plus grands et plus pâles que le type ordinaire; les 
ailes inférieures surtout sont presque blanches, étant seulement un 
peu brunies sur les bords. 

360. S. Venustella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 231 (Pl. XII, 
fig. 2). 


22 mill. Ailes supérieures étroites, à bords sub-parallèles, à côte 
droite, le bord externeoblique, arrondi. Ailes blanches ou gris cendré, légè- 
rement saupoudrées d’ecailles noires; premiere ligne rouge brique, irré- 
gulièrement bordée de noir des deux côtés, plus largement sur la côte, où 
elle est oblique, qu'au delà, où elle est verticale et précédée d’une 
crête sinueuse d’ecailles noires en relief. Deuxième ligne blanche, fine, 
oblique, sinueuse, échancrée sur le pli cellulaire, interrompue sur le 
pli dorsal; elle est suivie d’une large bordure rouge brique qui s’avance 
dans l’espace médian par le pli dorsal, précédée d’une bordure noire, 
et suivie d’une tache costale noire; les nervures sont également 
lavées de noir. L’extr&me base de l’aile est noirätre, suivie extérieure- 
ment d’un nuage rougeâtre. La frange est grise, traversée par plusieurs 
fines lignes foncées et précédée d’une série de taches noires, grandes 
et irrégulières. Points discoïdaux noirs, un peu allongés, superposés. 

Ailes inférieures gris brunätre ou jaunätre clair, la frange blanche. 

Tele et thorax blancs, presque entièrement lavés de noirätre. Palpes 
droits, presque d’egale largeur, dépassant le front, le 3° article à 
peine perceptible; ils sont d’un blanc mêlé de noir, l'extrémité noire. 
Antennes gris brunâtre, faiblement annelées de noirâtre; la touffe petite, 
grise, saupoudrée de noir ainsi que l’article basilaire, d’un côté, noire de, 
l’autre. Abdomen gris brunâtre clair. Patles blanches, légèrement sau- 
poudrees de noir, les pattes intermédiaires avec la base et une bande 
avant l’extrémité des tibias noires, les tarses noirs annelés de blanc. 

Ressemble à la variété Dilucida de Albariella; mais ses ailes sont 
distinctement plus étroites, les lignes-ou leur bordure plus rouge et 
distinctes, les points discoïdaux bien mieux marqués et moins obliques. 

Saisan, Sarepta, fin juin. 


361. S. Entricatella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 232 (Pl. XIII, 
fig. 8, 2). 


20 mill. Ailes supérieures assez étroiles, la côte presque droite, le 
bord externe oblique et arrondi. Ailes d’un gris cendré, un peu lavées 
d’ocrace brunätre et faiblement saupoudrées de noir, surtout sur les 
nervures; lignes transversales fines, blanchätres; la première ligne est 
oblique et bordée exterieurement de noir de la côte à la nervure 

22 


== 8 — 


médiane, descendant droit ensuite, formant de petits angles sur la 
nervure dorsale et le pli, et à peine lisérée de noir; du côté interne elle 
est bordée d’ocracé rougeälre et précédée d’une ligne d’ecailles noires en 
relief ; sur la côte elle est bordée d’une courte strie noire qui se pro- 
longe le long de la côte jusqu’à la base. La deuxième ligne est parallele 
au bord externe, bombée au milieu, largement interrompue sur le pli 
dorsal, finement lisérée de noirâtre intérieurement et bordée exté- 
rieurement d’ocrace rougeätre. Une liture noire s’etend de l’apex obli- 
quement jusqu'aux points discoidaux, qui sont assez distincts, surlout 
linferieur qui est étroit et allongé, placé dans une liture pâle. Une 
liture arrondie, noirätre, s'étend obliquement sur les rameaux de la 
nervure médiane. Frange grise, striée de gris brunâtre, précédée par 
une rangée de taches marginales noires et irrégulières. Le bord interne 
à la base de l’aile lavé d’ocrace grisätre. 

Ailes inférieures gris brunâtre très clair, presque blanches, surtout 
chez le 5'; les bords plus foncés, le liséré terminal brun, la frange 
blanche. 

Tête et thorax blanchâtre mêlé d’ocrace el saupoudré de noir; 
l’abdomen gris brunâtre. Palpes blancs saupoudrés de noir par places, 
le 3° article noir, l’apex pâle; chez la © les palpes sont plus squam- 
meux el le 3° article est plus long que chez le . Antennes en dessus 
grises faiblement annelées de noirälre, en dessous brunes; la touffe 
chez le gris foncé, creuse et noirâtre du côté interne. 

Le dessous du corps et les pattes blanc saupouare de noir, les tibias 
zonés de noir pres de l’apex, les tarses noirälres annelés de blanc. 

Ressemble à la variété Dilucida, mais les ailes sont plus étroites, les 
lignes transversales bien délimitées, les deux points discoïdaux indi- 
qués ; enfin Dilucida n’a pas de strie noire sur la côte, ni de liture trans- 
versale sur les nervures (pourlant parfois absente chez Intricatella). 

Cetle espèce semble varier comme taille (16 à 20 mill.) et comme 
couleur ; elle est parfois fortement lavée de noirätre, ne laissant que la 
côte grise; les points discoidaux sont parfois très distinels, l’inférieur 
dans une liture blanche, la bordure ocracé rougeâtre se perd dans la 
couleur foncée du fond. 

Schahrud (Perse) 19 mai, Achal Tekké (18 juin), Tiflis, Caucase (6 juin), 
Krasnodowodsk (Turcoménie). 


362. S. Amoenella, Zell., Isis, 1848, p. 609; H.-S., 205, IV, p. 95; 
Erberi, Mn. z.-b. V., 1867, p. 845. 


21 mill. Ailes supérieures courtes, la côte arrondie, le bord externe 
un peu oblique, l'angle anal arrondi. Ailes gris clair, presque enliere- 


— 339 — 


ment lavées de rouge rosé ne laissant une ombre grise que dans l’espace 
médian et une autre le long du bord externe. Première ligne blanc jau- 
nätre, large sur le bord interne, rétrécie sur la côte, arrondie postérieu- 
rement, où elle est ornée d’un bourrelet en relief d’ecailles jaunes dont 
l'extrémité devient brun-noir. La deuxième ligne est très rapprochée du 
bor& externe, largement bombée au milieu, un peu échancrée sur les 
plis. La frange est rose avec une ligne claire à la base. Points discoïdaux 
distincts, très obliques, rouges. Dessous gris noirâtre, la côte blanche 
jusqu’à la deuxième ligne, indiquée par un filet blanchälre. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, irisées, un peu rembru- 
nies vers le bord, où l’on voit une fine ligne brune, les nervures à peine 
brunies, la frange blanche. 

La lête et le collier jaune ocracé, le thorax rouge; les palpes courts, 
épais, lisses, le 3° article très petit; ils sont ocracés, lavés de rouge par 
devant. Antennes brunes, l’article basilaire rouge, la touffe brun rou- 
geälre intérieurement et noir bleuätre, avec la base blanche, extérieure- 
ment. Abdomen blanc jaunätre zoné de noirätre, l’avant-dernier anneau 
noir, les deux lobes du segment anal jaune pâle; les pinces saillantes, 
jaune foncé; le dessous semblable, l’avant-dernier segment avec une 
tache semi-ovale, noirätre, teinlee de rouge antérieurement. Pattes 
lavées de rouge extérieurement, sauf à la base des fémurs, au sommet 
des tibias et éperons, qui sont blanc jaunätre; tarses lachelés de gris 
noirâtre, annelés de jaunâtre. 

La © est plus foncée, d’un rouge plus uni, les inférieures un peu 
plus foncées; l'abdomen est noirätre annelé de jaunätre; les palpes sont 
plus aigus, le 3° article plus long; ils sont d’un ocracé rougeätre uni, la 
base jaunätre. 

Un & de Corfou (coll. Staudinger) a les ailes inférieures gris bru- 
nâtre, non transparentes, les nervures plus foncées. Deux 9 de Eldar 
sont d’un rouge sombre et leurs lignes transversales sont très effacées ; 
la première est tellement saupoudrée de noir que la couleur jaune ou 
blanche est invisible. 

La chenille a été découverte par M. Erber à Corfou sur le Tamarix. 

Corfou, Ararat, Eldar (Transcaucasie, 24 avril), Turkestan, Kouldja, 
Margelan (Asie centr.). 


363. S. Eximiella, Rag. (Pl. XXVI, fig. 4). 


18 mill. 2 Ailes supérieures étroiles, presque droites sur la côte, 
obliques et arrondies sur le bord externe, l’apex obtus; d’un ocracé 
olivâtre ou brunätre, l’extr&me base, la bordure de la première ligne et 
tout le sommet de l’aile à partir du milieu de l’espace médian rouge 


— 340 — 


vineux Sombre; une grande tache costale blanche, semée de rares écailles 
noires, s’arrondissant inferieurement, atteignant les points discoidaux 
(réunis en une tache noirâtre, carrée, transversale) au milieu de 
l’espace médian. Une autre tache costale blanche, plus petile, dans 
l’espace basilaire. Lignes transversales blanches, fines, la première 
oblique, à peine courbée extérieurement, envahie dans sa partie dorsale 
d’ecailles rouges et noires qui, extérieurement, forment une étroite crête 
en relief distincte, laquelle se dilate en une large bordure rouge sur la 
côte, pendant que sur le côté interne ces écailles forment une large 
bordure qui n’alteint pas la sous-costale et est lisérée, à son tour, de 
blanc d’argent luisant. La deuxième ligne est irès nette, d’un blanc 
d'argent, oblique, formant angle au milieu postérieurement. L’etroil 
espace terminal est saupoudré de blanc au milieu dans sa longueur. 
La partie rouge est séparée de la parlie ocracée dans l’espace médian 
par une courte strie lransversale argentée. Frange roussâtre obscur. 

Ailes inférieures semi-transparentes, jaune brunâtre clair, brunes 
sur le bord, les nervures brunâtres, la frange blanc jaunätre. 

Dessous des ailes ocracé blanchätre, les supérieures plus foncées 
vers la base à parlir de la deuxième ligne; nervure 10 libre, 4 el 5 d’un 
point; aux inférieures, 3 et 5 paraissent tigées, 2 écartée néanmoins de 
l’angle, la cellule moyenne. 

Tête grosse, ocracée, un peu rosée; thorax gris, fortement saupoudré 
de rouge vineux. Palpes ocracé pâle, minces, presque cylindriques, 
faiblement obliques, le 2 article dépassant le vertex, le 3° article dis- 
tinct; abdomen ocracé, lavé de noirâtre à la base des anneaux. Les 
pattes antérieures, les fémurs (sauf à la base) et les tibias (sauf au 
sommet) des pattes intermédiaires, lavés de rouge vineux; les larses 
noirätres annelés de blanchätre. 

Cette jolie espèce rappelle plutöl une Dioryctria qu'une Salebria, 
mais la nervulalion m'oblige à la placer dans ce dernier genre. 

Karachi (Indes Or.); une $ prise en octobre, coll. Rag. 


364. S. Komaroffi, Rag., Nouv. gen., p. 18 (Pl. XIV, fig. 20). 


19 mill. Ailes supérieures gris cendré, saupoudrées de noirätre, 
teintées d’ocrace jaunätre, les lignes transversales fines, päles, sinueuses, 
rapprochées, finement et nettement lisérées de noirätre; la premiere 
est presque blanche et verticale, projetant deux petits angles vers la 
base sur les nervures, précédée d’une large bande ocracé brunätre qui 
est bordée intérieurement d’une crête verticale d’ecailles noires en relief, 
laquelle est précédée d’une bande blanchätre. La deuxième ligne est fine, 
blanchätre, sinueuse, dentée et un peu bombée au milieu, dans un 


= hide 


nuage noirâtre. Points discoïdaux réunis en une strie noire oblique. 
Frange ocracé brunâtre, précédée d’une ligne noire, irrégulière, inter- 
rompue, formant presque des points. L'espace basilaire et une tache sur 
le pli dorsal dans l’espace médian ocracé brunâtre ou rougeûtre. 

Ailes inférieures blanc grisâtre, légèrement teintées d’ocracé bru- 
nätre; les nervures plus foncées; deux lignes brunes sur le bord. 

Tête, thorax et palpes gris mêlé de noir; l’abdomen ocracé brunätre. 
Pattes blanchâtres saupoudrées de noir, les tarses plus foncés. 

La © ressemble au 5‘, mais elle est davantage lavée de noir au 
sommet, surtout sur la côte à l’apex; ses ailes inférieures sont plus 
foncées, les nervures brunätres, plus distinctes que chez le  ;les palpes 
labiaux ascendant droit, minces, atténués au sommet, dépassant sensi- 
blement le vertex, blanchätres, saupoudrés irrégulièrement de noir; 
l’article terminal presque noir. 

Une © de Hadjin (coll. Staudinger) a les dessins presque noirs, les 
parlies ocracées habituelles étant d’un brun noirâtre. 

Eldar (Caucase), 12 juillet; Mardin (Turquie d'Asie) et à Hadjin 
(Asie Min. mér.). 


365. S. Noctivaga, Stor., Hor. ent. Ross., p. 197 (39) (Rag., Pl. XXI, 
fig. 18). 


16 à 18 mill. 9 Ailes supérieures sub-triangulaires, presque 
droites sur la côte, aiguës à l’apex, obliques et arrondies sur le bord 
externe, blanches, teintées de brunätre dans la moitié dorsale, fortement 
saupoudrées de noir, ce qui leur donne une couleur gris foncé; la côte 
plus pâle. Lignes transversales fines, très distinctes, blanches, conti- 
nues; la première presque au milieu du bord interne, verticale, oblique 
sur la côte et ombrée de noir postérieurement à partir du pli dorsal; 
deuxième ligne oblique, parallèle au bord externe, à peine sinueuse, 
rentrant très faiblement sur les plis, bordée de noir sur la côte. 
L'espace médian est étroit, surtout sur le bord interne, traversé oblique- 
ment par une ombre noirätre; les points discoïdaux et marginaux peu 
distinels. Frange gris pâle. 

Ailes inférieures jaune brunâtre sale avec un liséré brun; la frange 
est plus pâle avec une ligne brunätre à la base. 

Tête et thorax gris brunâtre, antennes brunes, la touffe petite, 
grise, entière, un peu ouverte au sommet. Palpes courts, d’un gris un 
peu mêlé de noir. Abdomen gris brunâtre, en dessous blanchâtre sau- 
poudré de noir. Pattes antérieures gris-brun foncé, les pattes posté- 
rieures blanches, un peu saupoudrées de noir; tous les tarses noirs 
annelés de blanc. 


— 342 — 


La © est davantage saupoudrée de noir et moins lavée de brunâtre, 
ses ailes inférieures sont plus foncées, les palpes blancs, fortement 
saupoudrés de noir à la base et au sommet du 2° arlicle ainsi que sur 
le 3° article, qui est tronqué obliquement. 

Cette petite espèce vole à la fin de mai, en juin et jusqu’à la fin de 
juillet;'elle est assez commune aux environs d’Amasie (Asie Mineure) 
et aussi à Samarkand, Krasnowodsk, Margelan, monts Allaï (Asie 
centrale). 


366. S. Lepidella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 232 (PI. XIV, 
fig. 21). 

22 mill. Ailes supérieures assez élroites et allongées, droiles sur 
la côte, obliques, à peine arrondies sur le bord externe, l’apex assez 
aigu. Ailes d’un gris clair (blanc saupoudré de noir), lavées de brun 
vimeux ou de brunâtre, surtout dans la moitié dorsale, moins dans 
l’espace terminal. Première ligne verticale, oblique sur la côte, fine, 
blanche, finement et indistinctement lisérée de noir, précédée d'une 
grande tache ou large bande dorsale noire s'étendant à la médiane, et 
suivie d’une tache costale semblable. Deuxième ligne rapprochée et 
parallèle au bord externe, sinueuse, arrondie au milieu, presque angu- 
leuse; elle est pâle, indistinctement lisérée de noir et un peu inter- 
rompue près de la côte par une ombre noire qui traverse l'aile obli- 
quement. Frange gris rougeätre, sillonnée de filets foncés, précédée 
d’une fine ligne noirätre interrompue par des slries blanches sur les 
nervures. Points discoïdaux écartés, superposés, strigiformes, très nets. 

Ailes inférieures blanchätres, un peu transparentes, l&serement 
brunies, les nervures plus foncées; la frange blanche précédée d’une 
ligne brune. | 

Tête et thorax gris noirâtre uni, l'abdomen noirätre sale, zone de 
gris ocrace. Palpes recourbés, courls, squammeux, blancs, saupoudres 
de noir et avec plusieurs zones noires; palpes maxillaires {res petits. 
Antennes brunes d’un côté, grises de l’autre, la touffe petite avec un 
sillon au milieu. Pattes grises, les tarses noirâtres, annelés de blanchâtre. 

Ressemble beaucoup à Noctivaga et à Combustella, mais toutes deux 
ont les points discoïdaux punctiformes; chez Noctivaga la moilie dor- 
sale de la deuxième ligne est droite, les lignes plus rapprochées, les 
points discoïdaux peu distincts; elle est ainsi plus petite, d’une couleur 
plus uniforme et sans laches noires. Combustella diffère par la struc- 
ture des antennes du {;', par ses ailes plus courtes et obtuses, ses lignes 
plus sinueuses, ses palpes lisses et d’un noir uni. 

Marasch (Asie Min.), Ordoubad (Arménie russe), 4 juin, et Kakhetie 
(Transcaucasie), 15 juillet (coll. Romanoff, Staudinger, Ragonot). 


— 313 — 


367. S. Romanoffella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 231 
(Neph.) (Pl. IX, fig. 2). 


20 à 25 mill. 2 La côte des ailes supérieures un peu convexe, le 
bord externe oblique, à peine arrondi, l’apex assez aigu. Ailes d'un 
gris cendre, faiblement saupoudrees de noirälre et lavées de brun rou- 
geälre, surtout dans l'espace basilaire, dans la moitié dorsale, et avant la 
_ deuxième ligne dans l’espace médian. L'espace médian est fortement 
strié de noir sur la côte et les nervures. Lignes transversales {res dis- 
lincles, élroites, de la couleur du fond, mais finement lisérées de noir 
des deux côtés; la première ligne est plus fortement bordée de noir; 
elle est oblique, formant un angle rentrant sur la nervure dorsale. La 
deuxième ligne est irrégulière, presque parallèle au bord externe, 
échancrée sur le pli cellulaire, formant une longue dent aiguë rentrant 
sur le pli dorsal, anguleuse au milieu. La cellule est plus päle que le 
resle et terminée par une strie ou lunule noire et oblique. Frange 
gris brunâtre, précédée d’un liséré noir. Nervures 4 et 5 convergentes, 
mais séparées. 

Ailes inférieures gris brunâtre clair, semi-transparenles, les ner- 
vures plus foncées; frange blanchâtre avec deux lignes foncées à la 
base. Dessous gris uni; 4 courte, 4 et 5 longuement tigées, 3 el 5 pa- 
raissent tigées. 

Thorax gris-brun, gris pâle au milieu. Abdomen gris brunätre. Tête 
gris-brun, gris cendré par devant. Palpes blancs, le deuxième article 
saupoudré de noir, avec deux taches noires; le 3°.arlicle fortement 
saupoudré de noir. Dessous du corps et pattes blanchâtre, saupou- 
drés de noir; les tarses noirälres, les extrémités des arlicles annelées 
de blanc. 

Ayant recu en communication un beau de M. Staudinger, j'ai 
constaté que cette espèce devait être placée dans le genre Salebria ; 
en effet, les palpes labiaux sont de la forme habituelle chez les Salebria, 
le 3° article presque imperceptible; les palpes maxillaires très longs, 
en une aigrette rouge brun; le dessus de la tête déprimé, blanchälre; 
les antennes brunes, longuement pubescentes en dessous ou brièvement 
ciliées ; la touffe très grosse, entière, brun olivâtre du côté externe, 
blanc ainsi que l’article du côté interne. 

Se distingue de ses congénères par la netleté de ses dessins. 

Je dédie celte jolie espèce à Son Allesse Impériale le Grand-Duc 
Nicolas Mikhaïloviteh Romanoff. 

Achal Tekké, Mardin (Turquie d'Asie). Coll. Romanoff, Rag., Stgr. 


noob 


368. S. Pumilella, Rag., North Am. Phyc., p. 8 (Pl. XII, fig. 10); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 150. 


17 mill. 4 2 Ailes supérieures assez étroites, un peu courbees sur 
la cöte, obliques et arrondies sur le bord externe, gris noirätre päle, la 
premiere ligne, une éclaircie à la suite sur le bord interne et le disque 
gris cendre. Première ligne presque verticale, un peu sinueuse, fondue 
sur la côte du côté interne, ombrée de noir du côté externe, dans sa 
partie dorsale fondue postérieurement et précédée d’une large bande 
brun-rouge, lisérée de noir extérieurement, n'atteignant pas la côte. 
La deuxième ligne est grise, fortement bombée au milieu, peu distincte, 
ombrée étroitement de noir. L'espace médian large, traversé par une 
ombre brunâtre oblique. Points discoidaux superposés, triangulaires, 
réunis par leurs pointes. Frange gris pâle. La parlie dorsale de l’espace 
basilaire lavee de brun rougeätre pâle. 

Ailes inférieures jaune brunâtre, plus foncées sur les bords, lisé- 
rées de brun, la frange blanchätre; les nervures 3 et 5 paraissent dis- 
tinctement tigées, la cellule longue. 

Tête et thorax ocracés, fortement lavés de gris noirâtre, la tête plus 
pâle sur le vertex. Antennes brun rougeälre; la touffe remarquablement 
forte, entière, gris noirâlre ainsi que l’article basilaire. Palpes gris 
noirâtre, acuminés, recourbés. Abdomen en dessus et en dessous noir 
brunätre, la partie postérieure de chaque segment largement ocracé. 
Dessous des ailes d’un brunätre uniforme. Pattes gris foncé, les tarses 
noirâtres. 

La © est comme le 5‘, mais dans l’unique exemplaire la bande et 
la partie claire de l’espace basilaire sont d’un ocracé rougeätre, ainsi 
que la tête, le thorax et le bord postérieur des segments de l’abdomen; 
la première ligne paraît lisérée de noirâtre postérieurement, la bande 
qui la précède est lisérée de noir des deux côlés. Les palpes sont remar- 
quablement grêles, le 3° article long et pointu; les palpes maxillaires 
très fins et très lougs, les ailes inférieures à peine plus foncées que 
celles du '. 

Cette pelite espèce est remarquable par la bande verticale précé- 
dant la première ligne, et la touffe très forte des antennes. 

Georgie, Arizona, Texas (Am. Sept.), fin mai et juin. 


369. S. Nubiferella, Rag., North Am. Phyc., p. 8 (PI. XIV, fig. 23); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 150. 


21 mill. ; Ailes supérieures courtes, larges, convexes sur la côte, 
à peine obliques sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, lapex 
un peu aigu, gris pâle, lavées de gris noirätre au sommet et de notrâtre à la 


3 — 345 — 


base ; la premiere ligne oblique, gris cendré, sa moitié costale fondant 
dans la parlie claire de l’espace basilaire et suivie d’une ombre noire, 
fondue postérieurement, peudant que dans sa moitié dorsale elle est fine- 
ment lisérée de noir des deux côtés, précédée d’une demi-bande noire et 
suivie d'une tache blanchätre. Deuxième ligne presque verticale; rentrant 
fortement sur les plis, bombée et dentelée au milieu. Ligne marginale 
noire, interrompue, la frange gris noirâtre. L'espace médian traversé 
par une ombre noirätre, les points discoïdaux réunis en une strie 
oblique. 

Ailes inférieures brunâtres, plus pâles vers la base, les nervures 
brunes ainsi que deux lignes sur le bord, la frange blanchätre. Les 
nervures 3 et 5 sont un peu écartées el parallèles à leur naissance. 

Tête et thorax gris-noir de plomb; antennes brunes, la touffe 
d’ecailles très volumineuse, ronde, entière, largement ouverte au milieu, 
brun foncé d’un côté, brunâtre avec des reflets irisés du côté interne. 
Palpes labiaux noir-brun, courts. Abdomen jaune ocracé, lavé de noi- 
râtre à la base de chaque segment ; le segment anal touffu, jaune ; en 
dessous il est plus largement lavé de noir. Pattes grises, saupoudrées 
de noir; les tarses noirs, annelés de gris. 

Ressemble beaucoup comme couleur et dessins à l’Annulosella, 
s’en distingue par ses dessins plus nels, surtout la deuxième ligne; la 
première ligne distinctement lisérée de noir du côté externe, et les 
points discoidaux réunis en une strie. Chez Turpidella, la deuxième 
ligne est anguleuse sur la nervure 4 et oblique ensuite; la première 
ligne paraît précédée d’une demi-bande brune et les points discoïdaux 
sont séparés. 

Texas (Amérique Sept.). 

Nora. — M. Hulst croit que Pumilella, Annulosella et Nubiferella ne 
font qu'une seule espèce. Il dit que les formes typiques de Nubiferella 
et d’Annulosella ne sont pas très distinctes et ne représentent pas même 
les extrêmes. Ayant une centaine d'exemplaires devant lui, il trouve 
toutes les gradations, depuis le gris foncé au blanc presque pur, une 
obliteralion graduelle du rouge chez Pumilella, et de la tache blanche 
dans Annulosella, ainsi que de l’inlensit& et position apparentes des 
ombres basilaires. Tous, en outre, ont le caractere special des premiers 
anneaux de l’abdomen annelés de noir profond, et souvent aussi les 
anneaux anals, pendant que les segments intermédiaires varient de 
jaune à brun noirâtre. Les parties génitales du des trois espèces 
seraient pareilles et le dernier segment a cinq pelites touffes de 
chaque côlé. 

Je ne puis décider la question sans avoir pu étudier un nombre 
plus grand de spécimens. 


— 346 — 
370. S. Turpidella, Rag., Nouv. gen., p. 19 (Pl. XIII, fig. 24). 


17 mill. / Aïles supérieures courtes, un peu courbées sur la côte, 
un peu obliques, arrondies sur le bord externe, gris noirätre uni, les 
lignes transversales à peine plus claires que le fond, finement et distine- 
tement ‘lisérées de noir des deux côtés ; la première presque verticale, 
oblique sur la côte, formant un angle sur la sous-costale en arrière, un 
autre sur la médiane et un troisième rentrant sur la nervure dorsale; 
elle est blanchâtre dans sa parlie dorsale et suivie d’une tache blan- 
châtre; sur le bord interne on aperçoit à peine une bande assez large, 
verlicale, écourlée, brunätre, lachetee de noir, qui la précède, bande 
qui serait sans doute plus distincte dans des exemplaires frais. Deuxième 
ligne oblique, rentrant fortement sur les plis, fortement anguleuse au 
milieu. Points discoïdaux un peu obliques, triangulaires. Une ligne 
marginale noire interrompue. 

Ailes inférieures brunätre uni, la frange à peine plus pâle, précédée 
de deux filets bruns. Aux supérieures, 4 et 5 un peu rapprochées à leur 
origine ; aux inférieures, 3 et 5 paraissent tigées. 

Tête ocracé brunâtre, thorax brun; antennes ocracé brunätre, la 
touffe assez forte, brune, ainsi que l’article basilaire, du côté externe, 
gris noirâtre du côlé interne, un large sillon noir au milieu. Palpes 
courls, brun-noir, le 3° article, fin, aigu. Abdomen brun noirâtre, le 
bord postérieur des segments ocracé. Pattes grises, saupoudrées de 
noir, surtout les pattes antérieures. 

Je ne possède qu’un exemplaire vieux el sans indicalion de prove- 
nance. Il ressemble à la Nubiferella, mais celle-ci est fortement lavée 
de noir avant la première ligne sur le bord interne ct après sur la côte; 
la première ligne n’est pas anguleuse, il n’y a aucune trace de bande 
brune, et la touffe des antennes est bien plus grosse. 

Elle est probablement des États-Unis d'Amérique. 


371. S. Annulosella, Rag., North Am. Phyc., p. 7 (Neph.) (PI. IX, 
fig. 6); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 150. 


20 mill. 4 & Ailes supérieures courtes, courbées sur la cöle, un 
peu obliques sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, grises, lavées 
de gris noirâtre; l’espace basilaire, surtout sur le bord interne, noirätre. 
Première ligne bien visible, blanchâtre, mais à contours indistinels, 
oblique dans sa partie coslale, rentrant en un angle prononcé sur la 
nervure dorsale; elle est nettement bordée de noir du côté interne dans 
sa partie dorsale, alors qu’elle est indistinctement lisérée et fondue 
dans une éclaircie blanchâtre du côté externe. Sur la côte, elle est 


bordée de noir du côté externe; celte bordure se fond plus ou moins, 


— 347 — 


mais chez le la bordure forme une grande ombre triangulaire très 
noire sur la côte. Deuxième ligne pâle, oblique, peu visible, à peine 
ombrée de noirälre, rentrant sur les plis, un peu bombée et dentelée 
au milieu. Une ligne marginale noire inlerrompue. Points discoi- 
daux distinels, noirs, obliques, placés au-dessus d’une ombre oblique 
et noirätre. 

Ailes inférieures jaune brunälre sombre, les nervures plus foncées; 
deux filets sur le bord bruns, la frange blanchâtre. 

Aux ailes supérieures, 4 et 5 convergentes à un point; aux infé- 
rieures, 3 et 5 paraissent tigees. 

Tête grise, un peu jaunätre en dessus ; thorax gris foncé. Antennes 
ocracé rougeätre; la louffe forte, entière, brun foncé, ainsi que l’article 
basilaire ; du côté externe noirälre, irisée du cöle interne. 

Palpes courts, brun foncé. Abdomen noirälre avec la moitié posle- 
rieure de chaque anneau distinclement jaunâtre, en dessous plus noi- 
rälre. Patles antérieures noirälres; les pattes intermédiaires avec la 
base des fémurs et l’extrémité des tibias blanchätre, le reste gris-noir; 
les paltes poslérieures avec les fémurs et l'extrémité des Libias blan- 
châtres ; tous les larses noirs, annelés de blanchätre. 
= Vole en avril, mai, juin, août et seplembre. 

Texas, Massachusetts (Am. Sept.); deux exemplaires. 


372. S. Tenebrosella, Hulst (Neph.), Ent. Am., 1887, p. 131, 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 151 (Rag., PI. XIV, fig. 22); Quercicelella, 
Rag. (Neph.), North Am. Phyc., p. 7. 


& 22 mill. 2 20 mill. Ailes supérieures élroites à la base, élargies 
au delà du milieu, la côte convexe, le bord externe à peine oblique, 
arrondi à l'angle anal. Ailes noirätres avec un léger reflet pourpre, légè- 
rement saupoudrées de blanc sur le disque. Première ligne blanche, 
droite, large, fortement dilalée postérieurement sur le bord interne, 
indislinctement bordée vers la base par une courte ligne verticale rouge- . 
brun sur le bord interne; le bord interne, dans l’espace basilaire, rouge- 
brun. Deuxième ligne oblique, sinueuse, rentrant sur les plis, bombée 
au milieu, blanchâtre, fondue. Frange noirälre, précédée d’une rangée 
de points noirs indistincts. Points discoïdaux obliques, ayant une dispo- 
silion à se réunir en lunule. 

Ailes inférieures gris noirätre, plus pâles, plus brunälres chez le 5, 
les nervures plus foncées; frange concolore avec deux filels noirâtres à 
la base. 

Tête et thorax noirs avec un reflet pourpre, les écailles du bord 
postérieur du thorax rouge brun. Abdomen noirätre annelé d’ocracé jau- 


— 348 — 


nâtre. Antennes noires teintées de pourpre, y compris la grosse toufje 
d’ecailles, qui est entière des deux côtés et creuse au milieu. Palpes 
noirs. Les paltes antérieures et intermédiaires noires ; les fémurs à la 
base, les tibias au sommet, et les anneaux sur les tarses, blancs. Les 
pattes postérieures sont plus pâles, les fémurs blanchätres. 

M. Hulst m'a envoyé un 5 de sa Tenebrosella et un autre étiqueté 
Dior. Bistriatella. 

Amer. Sept. Une © élevée du chêne le 6 octobre, un 5‘ de Washing- 
_ ton et une 9 du Texas. 


373. S. Contatella, Grote, North Am. Ent., 1880, p. 49, pl. V, 
fig. 5, Bull. U, S. Geol. Surv., VI (1882), p. 590; Comstock, Agric. Report 
for 1880, p. 261 (larva); Beutenmüller, Can. Ent., 1890, p. 16 (larva); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 152 (Rag., Pl. XXII, fig. 23). 

a. Var. Quinquepunctella, Grote, North Am. Ent., 1880, p. 50, pl. V, 
fig. 6; Hulst, Tr. Am. Ent. Soc., 1890, p. 152 (Rag., PI. XXII, fig. 24). 

b. Var. Inconditella, Rag. (Pl. XV, fig. 2). 


26 à 28 mill. Ailes supérieures assez longues et étroites, à peine 
élargies postérieurement, légèrement arrondies sur la côte, obliques et 
arrondies sur le bord externe, gris foncé, fortement lavées de noirätre 
dans l’espace médian (qui est traversé par une ombre noirâtre oblique); 
la deuxième ligne largement bordée de noirâtre extérieurement, la côte 
noirätre; l’espace basilaire gris clair, limité par une très large bande notre 
de forme triangulaire, appuyée sur le bord interne, atténuée et coudée 
sur la côle, bordant la première ligne, qui est blanche, très fine, très 
oblique de la côte au pli dorsal, formant un angle rentrant très prononcé 
sur la nervure dorsale, au milieu du bord interne, interrompue par la 
bande noire près de la côte, finement lisérée de noir du côté externe et 
suivie d’une tache blanche sur la nervure dorsale. Deuxième ligne fine, 
sinueuse, rentrant sur les plis, bombée et dentelée au milieu, pâle, non 
ombrée de noir. Le bord de l’aile est saupoudré de gris et marqué d’une 
ligne noire interrompue, la frange est d'un gris brunätre. La base de 
l'aile est largement saupoudrée de roussâtre et d'autres écailles rous: 
sâtres forment une tache au-dessous des points discoïdaux. Ceux-ci 
sont obliques, noirâtres, avec une tendance à se réunir. 

Ailes inférieures jaune brunätre, semi-transparenles; les nervures 
et le bord de l’aile teintés de brun; la frange blanchâtre, précédée de 
deux filets bruns. 

Tête ocracée, thorax gris foncé. Antennes brunes, un peu aplaties, 
brun-noir ; la touffe assez longue mais élroite, gris foncé, largement 
ouverte et noire du côté interne; l’article basilaire gris ocracé. Palpes 


— 349 — 


labiaux assez longs, noirätre mêlé de gris, blanchälres à la base. Abdo- 
men ocracé jaunälre saupoudre de noirätre à la base de chaque anneau. 
Pattes gris pâle, un peu saupoudrées de noirâtre, les paltes anté- 
rieures gris foncé, les tibias des pattes intermédiaires avec un anneau 
noir avant le sommet; tous les tarses noirs anneles de blanchätre. 

Aux supérieures, 4 et 5 sont parallèles et très rapprochées jusqu’à 
la moitié de leur longueur et divergent ensuite ; aux inférieures, 3 et 5 
paraissant tigées ou seulement rapprochées près de leur naissance; 
2 esl écartée de l'angle. ! 

La © est comme le /', mais plus sombre, plus également lavée de 
noirätre; la tete grise, les écailles rousses plus rares, manquant parfois 
sur le pli dorsal au milieu; les ailes inférieures plus brunes. 

La chenille de Contatella, d'après le prof. Comstock, est d’un vert 
grisätre en dessus, plus ou moins teintée de rosé, surtout sur les 3° et 
4° segments et entre les plis; dessous vert pois; parfois elle est d’un 
vert jaunâtre, d’un vert plus foncé antérieurement; la tête est d’un 
brun jaunâtre avec des marbrures noires et irrégulières; l’écusson est 
vert, avec quelques taches noires; son bord antérieur est jaunâtre et 
son bord postérieur brunätre pâle. 

Elle vit sur le Robinia pseudo-acacia, réunissant les feuilles côte à 
côte; elle est adulte à la fin d'août et se transforme au commencement 
de septembre après avoir filé un cocon solide de soie mêlé de terre et 
de débris de feuilles à la surface de la terre; le papillon paraît en mai, 
mais il a une seconde génération, la chenille se trouvant en juin et 
l’éclosion ayant lieu au commencement de juillet. 

M. Beutenmüller a également élevé la chenille, qu’il décrit bien 
différemment ; elle serait d’un vert pâle tacheté de vert jaunätre, avec 
la dorsale et deux sous-dorsales plus foncées, et elle porte sur le côté 
des points pilifères minuscules, qui en dessus sont disposés en un 
carré. Ventre vert pâle, le premier anneau noirätre. Tête d’un noir de 
jais luisant, l’écusson noir luisant (Packard, Hulst). 

Enfin, d’après M. Hulst, le prof. Forbes aurait trouvé la chenille sur 
le Wistaria, le 13 juillet, et le papillon a paru le 5 août. 

New England, New York, North Carolina, Dist. de Columbia, Ohio. 
Illinois (Am. Sept.). 


Var. Quinquepunctella, Grote, 26 mill. 5’ Cette variété se dis- 
tingue par sa couleur plus pâle, grise, lavée légèrement de roussätre 
sur les plis, surtout au milieu, sur les lignes transversales et à la 
base (ce qui lui donne une teinte un peu rougeätre), à peine lavée de 
noirâtre sur la côte; la premiere ligne peu distincte, indiquée par la 
bande noire qui la précède, qui est confuse et interrompue, et par érois 


— 350 — 


points sur les nervures du côlé exlerne. La deuxième ligne est faible. 
ment ombrée de noirâtre des deux côtés. Les points marginaux sont 
noirs et distincls. 

Beverley (Mass.), un pris le 10 juillet, coll. Ragonot ; d’autres pris 
dans les Elals de Maine, New-York et à London (Ontario) (Am. Sept.). 


Var. Inconditella, Rag. 


30 mill. / Celle variété est plus grande que le {ype; ses ailes sont 
d’un gris cendré, plus päles à la base, un peu lavees de gris brunätre sur 
les plis, faiblement saupoudrees de noirätresur les nervures, mais plus 
distinetement sur la côte; la base et une tache au milieu, sur le pli dorsal, 
roussätres. La premiere ligne est comme dans le type, mais plus distincte, 
la bande noire qui l’accompagne étant plus etroile, interrompt à peine 
la ligne pâle, qui est lisérée de noir postérieurement et placée aux 
deux cinquièmes du bord interne, pegdant que la deuxième ligne, très 
indistincte, est parallèle et très rapprochée du bord externe, de facon 
que l’espace médian est bien plus large que dans le type et la var. Qun- 
quepunctella. Points marginaux marqués au milieu, points discoïdaux 
indislinets. Ailes inférieures jaune brunâtre, très pâles, semi-transpa- 
rentes. 

Colorado (Am. Sept.) Musée de Vienne ct coll. Ragonot. 


374. S. Pudibundella, Ras. (Pl. XLVII, fig. 5). 


26 mill. 9 Ailes supérieures un peu allongées, régulièrement 
arrondies sur la côte, très obliques et arrondies sur le bord externe, 
assez aiguës à l’apex, ocracées, mais tellement lavées de rouge vineux 
que la couleur du fond ne s’apercoit qu’au sommet entre les nervures. 
Premiere ligne indistincte, pâle, oblique, rentrant en un angle sur la 
dorsale, recouverte par une large bande noire, interrompue sur les plis, 
oblique sur la côte vers la base, la côte étroitement noire presque jus- 
qu’à l’apex. La moitie postérieure de l’espace basilaire d’un blanc bleuätre 
très distinct, le reste de l’aile, surtout sur les nervures, le pli dorsal el 
près de la côte, également lavé de blanc bleuâtre. Deuxième ligne pâle, 
peu distincte, rapprochée du bord externe, bombée au milieu, rentrant 
sur les plis, non ombrée de noirâtre. La nervure médiane et les ner- 
vules 3 et 4 vers leur origine marquées en noir. Points discoïaaux très 
obliques, rouge foncé. Ligne marginale fine, interrompue, indistincle. 
Frange gris brunälre. Dessous gris-noir jusqu’à la 2° ligne, gris au 
sommet: 4 et 5 d'un point. 

Ailes inférieures jaunâtres, lavées de brunätre vers les bords, les 
nervures plus foncées ainsi que le liséré marginal, la frange blanche. 


— Bl — 


Dessous gris uni, plus foncé sur la côte, avec la {race d’une bande 
médiane foncée; nervures longucs, 2 un peu écartée de l’angle. 

Tele grise, thorax rouge, brunâtre au milieu, abdomen ocracé, sau- 
poudré de noir à la base de chaque anneau. Antennes brunes, l’article 
basilaire et la louffe (petite, creuse d’un côté) gris pâle. Palpes labiaux 
longs, acumines, dépassant le vertex, un peu squammeux; le 3° arlicle 
distinct, aigu ; le 2 arlicle avec un sillon très étroit et peu profond sur 
le bord interne; ils sont presque noirs. Palpes maxillaires comme ceux 
de Basilaris, jaunâlre pâle, formant une aigrelte très mince, peu 
distincie. Dessous du corps et pattes blanc grisälre, les patles anté- 
rieures du côté externe noires, les patles intermédiaires saupoudrées 
de noir, un anneau noir sur les tibias. Les tarses sont d’un brun-noir. 

Ressemble beaucoup comme dessins à Conlatella, var. Inconditella, 
mais la couleur, la taille et la slruclure des palpes sont différentes. 

Colorado (Amer. Sept.); un 5 coll. Ragonot. 


375. S. Subfuscella, Rag., North Am. Phyc., p.8 (Pl. XIV, fig. 24); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 151. 


22 mill. 5 Ailes supérieures étroites, allongees, très etroites à la 
base, à bords presque parallèles, faiblement courbees sur la côte, 
obliques et arrondies sur le bord externe, gris brun foncé el uni, avec 
la côte saupoudrée de noir, l’espace basilaire gris clair sauf à la base, qui 
est largement noirätre. Première ligne invisible, indiquée seulement par 
une large bande noü'e, presque verticale, qui limite nettement la partie 
claire de l’espace basilaire, et qui est fondue postérieurement. Deuxième 
ligne rapprochée du bord externe, un peu plus pâle que le fond, ren- 
trant fortement sur les plis, bombée et faiblement dentelée. au milieu. 
Points discoidaux obliques, réunis par un mince filet noir. Ligne mar- 
ginale noire, entrecoupée. Frange gris brunälre foncé. Le bord interne 
à la base est lavé de rouge sombre. 

Ailes inférieures jaune brunâtre sale, les nervures brunätres, le 
bord avec deux fileis bruns, la frange blanc jaunälre. 

Tête et thorax noirälres, la face ocracée, les antennes brun foncé 
uni, la touffe paraissant entière. Palpes labiaux (brisés en parlie) noi- 
rätres, gris à leur base. Abdomen ocracé, fortement saupoudré de brun 
en dessus et en dessous. Dessous du corps gris d'argent, les patles for- 
tement saupoudrées de noir, sauf les pattes postérieures qui sont jau- 
nätres avec les tarses noirätres; les autres tarses noirs annelés de 
blanc; les tibias des pattes intermédiaires avec un anneau noir près du 
sommel qui est plus pâle. 

Ressemble à Contatella, mais s’en ‘distingue par sa laille plus 


— 19 — 


pelile, la coupe de ses ailes, l'absence d'une première ligne pâle, la 
forme de la bande et celle de la deuxième ligne, ainsi que sa couleur 
sombre, et surtout la couleur de la face; enfin, aux aïles supérieures 
chez Subfuscella, 8 et 10 sont Lrès rapprochées, parallèles, 4 et 5 nais- 
sent d'un point ou sont {res brièvement tigées ; et aux inférieures 3 el 
5 paraissent dislinctement tigées, 2 est presque de l’angle. 

Deux sans palpes (dont un dans ma colleclion), communiqués 
par M. Riley, élevés de pêches desséchées et provenant du Texas (Am. 
Sept.), où elle vole en mai, août et septembre. 


376. S. Infusella, Zeller (Myelois), Isis, 1848, p. 869 (Rag., Pl. VIII, 
fig. 15). 


20 mill. Cette espèce ressemble à Meroptera Pravella et à Semi- 
obscurella, mais ses ailes supérieures sont plus étroites, paraissant plus 
allongées, surtout que celles de Pravella qui sont relativement fort 
larges. Comme dans ces deux espèces les ailes sont d’un gris foncé lavé 
de noirâtre près de la première ligne, avec l’espace basilaire jusqu’au 
premier quart de l’aile gris clair, les deux teintes nettement tranchées 
en une ligne verticale et droile; la première ligne dans Infusella {res 
indistincte, placée un peu au delà de la partie claire, mince, noire, 
anguleuse sur la nervure dorsale, se détachant à peine de la couleur 
sombre de l’aile. La deuxième ligne est faiblement esquissee en un 
mince filet un peu plus clair que le fond, traversant les nervures, qui 
sont marquées en noir. Points discoïdaux noirs, peu eneiuels, points 
marginaux distincts. 

Ses ailes inférieures diffèrent de celles des deux espèces précilées 
en ce quelles sont entièrement fransparentes, blanches, trisées, rem- 
brunies seulement sur la côte, à l’apex, et très finement sur les bords, 
les nervures non marquées en brunälre; la frange est blanche. 

Aux supérieures, 10 naît de la cellule, 4 et 5 convergentes, érès rap- 
prochées vers la base; aux inférieures, 2 naît de l’angle même, 3 et 5 
paraissent sur une seule longue tige. 

Port-au-Prince (Haïli). Deux @ dans le musée zoologique de Berlin). 


377. S. Semiobscurella (Rag. i.!.) Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 
1890, p. 151 (Rag., PI. XIV, fig. 25). 


20 mill. 2 Ailes supérieures courtes, {res convexes sur la côte, 
obliques et arrondies sur le bord externe, gris pâle saupoudré légère- 
ment et également de noirälre, surtout sur la côte, sauf dans l’espace 
basilaire, qui est dislinctement plus pâle que le reste, et le contraste 
est augmenté par une bande noire très distincte, oblique, qui le limite, 


— 399 — 


atteignant le bord inlerne avant le milieu et renfermant sur son bord 
externe la premiere ligne, fine, blanchälre, rentrant en un angle sur la 
dorsale, parfois indislincte. Deuxième ligne fine, gris pâle, lisérée de 
noir, surtout du côlé interne, parallèle au bord externe, peu oblique, 
rentrant sur les plis, formant un angle en arrière sur la nervure 5, 
au-dessous oblique, un peu dentelée. Une ombre noirätre indislinele, 
oblique, dans l’espace médian. Points discoidaux noirâtres, avec une 
faible tendance à se réunir. Ligne marginale noire, fine, entrecoupée 
de blanc. Le bord interne à la base est faiblement brunie, la base même 
est saupoudrée de noirätre. 

Ailes inférieures jaune brunälre, plus brunes sur les bords et sur 
les nervures, avec un filet marginal noir; la frange blanchâtre. 

Tête d’un gris mêlé de noirälre sur les côtés, le front avec une 
petite touffe, la face gris noirälre luisant, les antennes gris brunâtre; 
les palpes minces, cylindriques, acuminés, noirs; lhorax gris foncé. 
Abdomen ocracé jaunätre saupoudré de noirälre à la base des anneaux. 
Dessous du corps gris d'argent ou blanchätre; les pattes saupoudrées 
de noir, les patles postérieures plus pâles, les tarses noirätres annelés 
de blanc, les tibias intermediaires avec un anneau noir avant leur 
sommet, qui est gris clair. 

Aux supérieures, 8 et 10 sont tellement rapprochées, naissant d’un 
point, qu'elles paraissent brièvement tigées, pendant que 4 et 5 sont 
rapprochées vers leur origine. Aux inférieures, 3 et 5 sont un peu paral- 
lèles à leur naissance, paraissant à peine ligees, 2 est éloignée de 
l’angle. 

Ressemble surlout à Infusellu Z. et à Meropt. Pravella, mais Pra- 
vella est plus grande, ses ailes plus larges, sa couleur plus foncée, ses 
dessins différents, ses ailes inférieures plus pâles, et enfin aux supé- 
rieures 4 et 5 sont longuement Ligées et 10 naît dislinclement de la 
lige de 8 et 9. 

Plusieurs exemplaires, collections Romanoff, Chrisloph, Riley et 
Ragonot, provenant du Texas (8 mai et 11 aoûl), et New-York (13 juil- 
lel) (Amer. Sept.). 


378. S. Basilaris, Zell., V. z.-b. V., 1872, p. 549 (103), pl. III, 
fig. 23; Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 145. (Rag., PI. XXII, fig. 18.) 


25 mill. 9 Ailes supérieures allongées, &lroiles à la base, élargies 
et fortement arquées au delà du milieu, l’apex peu prononcé, le bord 
externe faiblement oblique, fortement arrondi à l’angle anal. Ailes grises, 

„mais presque entièrement lavées de noir, surlout sur la côte, et plus 
faiblement autour de la 2° ligne, l’espace basilaire rouge-brun, plus päle 


23 


— 354 — 


sur les nervures, le bord interne fortement lavé de noir intense. Lignes 
transversales distinctes, la première blanche, lisérée de noir des deux 
côtés, presque verticale, oblique vers la côte. Deuxième ligne gris pâle, 
non lisérée de noir, parallèle au bord externe, rentrant fortement sur 
les plis, bombée et dentée au milieu: Points discoïdaux noirs, indis- 
lincts, presque réunis en lunule, l’inférieur suivi d’un point pâle. Points 
marginaux distincts. Frange grise. 

Ailes inférieures jaune brunâtre, plus brunes sur les nervures et 
sur le bord, la frange blanchâtre. 

Antennes du ; un peu aplalies, pubescentes, brunes, la touffe et 
l’article basilaire blanchälres, la touffe assez forte, creuse et noire du 
côté interne. Front avec une touffe blanchälre, la tête roussätre, le 
thorax brun rougeälre lavé de noirätre, le collier et les plerygodes 
ocracé roussâtre. Palpes labiaux squammeux, aplalis; le 3° article 
minuscule, acuminé, le 2° faiblement évidé sur le bord interne pour 
loger les palpes maxillaires, qui sont blancs et surmontés d’une touffe 
dilatée, dislincte, de poils assez longs, mais ne formant pas l’aigretle 
ordinaire si caractéristique des Salebria. 

Abdomen jaunälre, saupoudré légèrement de noir et lavé de blanc 
sur le dos. Dessous du corps blanchätre, les pattes blanches, les pattes 
antérieures fortement lavées de noir par devant; les palles interme- 
diaires avec une très grande tache noire au milieu des fémurs et un 
anneau noir près du sommet des tibias, les paltes postérieures plus. 
faiblement tachelées de noirälre; (ous les larses noirs anneles de blanc. 

Nervulation des ailes supérieures normale, les ailes inférieures 
avec 2 bien éloignée de l’angle, la cellule se prolongeant élroitement 
jusqu’à 3, qui ne paraît pas ligée avec 5. 

Cette espèce se reconnaît de: suile à sa çouleur gris noirälre avec 
l’espace basilaire roussâtre. 

Amérique Sept. (Massachuselts, 8 juillet, Texas, Colorado). 


379. S. Celtidella, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 155; 
Beutenmüller, Can. Ent., 1890, p. 17 (larva). 


2 19 mill. « Ailes supérieures ocracees, la base avec une teinte rou- 
geûtre, autrement ocracé pur ; l’espace médian noirätre, rougeätre sur le 
bord interne, tournant au gris ocracé autour des points discoïdaux, dont 
le supérieur est faible, l’inférieur distinct; l’espace terminal d’un ocracé 
profond, les points marginaux d’un noir de jais, assez-grands, la frange 
gris brunätre. Première ligne fine, assez interrompue, fortement et 
irrégulièrement sinueuse et dentée. Deuxième ligne très sinueuse et 
dentée, interrompue, blanchälre, bordée du côté interne d’une ligne 


— 355 — 


festonnée foncée ; la bordure externe dentée, formée de stries longues, 
d'un noir de jais, sur les nervures. 
« Ailes inférieures brun foncé, Fe nervures el es bords plus foncés. 
« Tête ocracée, thorax brun foncé, abdomen ocracé, annelé de brü- 
nâtre ; palpes labiaux ocracé brunâtre, brunâtres à l’extrémité» (Hulst). _ 
La chenille, d’après M. Beutenmüller, vit sur le Celtis occidentalis; 
réunissant les feuilles terminales et vivant à l’intérieur sans former de 
fourreau ou galerie; elle est d’un vert pâle, couverte de stries longitu- 
dinales, placées à égales distances, de couleur vert pois, aussi larges 
que les intervalles. L’écusson d’un noir de poix, sur lequel les stries 
du corps sont marquées en blanc sale; de chaque côté de la partie 
sous-dorsale s'étend une rangée de points minuscules noirs, et deux 
autres rangées semblables, très rapprochées, se trouvent sur les côtés. 
Ventre vert uni; la couleur de l’écusson s’élend autour de l’anneau. 
Tête d’un noir de poix, aplatie, avec une strie oblique, d’un blanc sale, 
de chaque côté. Paltes Ecailleuses noires, les pattes membraneuses 
vertes. Elle est adulle à la fin d’aoüt et se forme un cocon grossier 
entre les feuilles. Le papillon paraît, sans doute, au printemps. 
Élats-Unis d'Amérique. 


380. S. Fumella, Ev., F.V.U., 558; H.-S. IV, p. 72, fig. 169. 


(Rag., PI. XLVII, fig. 5); Tristis, Alph., Troudy Ent. Ross., XI (1880), 
p- 47 (Neph.). 


2h à 26 mill. G! Ailes supérieures assez larges, courbees sur la 
côle, un peu obliques sur le bord externe, fortement arrondies à l’angle 
anal, d’un brunätre teinté de roussätre, un peu luisantes, l’espace basilaire 
gris pâle, dislinelement lavé de roussätre vers la base, limité par une 
large bande noire presque verlicale, faiblement coudée vers la côte, bor- 
dant la première ligne, qui est oblitérée dans sa moitié coslale, parais- 
sant oblique jusqu’au pli dorsal, formant un angle rentrant, blan- 
châtre, liséré de noir exterieurement sur la nervure dorsale. La côte 
au delà est lavée de noir, couleur se fondant dans celle du fond sur le 
disque. Deuxième ligne fine, un peu plus pâle que le fond, grisâtre, 
oblique, rentrant sur les plis, un peu bombée au milieu, non lisérée de 
noir. Points discoïdaux gros, noirs, obliques, peu distincts. Ligne mar- 
ginale indistincte, frange gris brunätre luisant. Nervures A et 5 sub- 
parallèles. 

Ailes inférieures gris brunâtre pâle avec des reflels pourpres, les 
nervures brunätres, le bord avec deux filets bruns, la frange jaunälre 
sale ; les nervures 3 et 5 paraissent tigées. 

Tele et thorax bruns ; les antennes noirälres, Ja touffe assez forte, 


— 356 — 


largement ouverte et noire du côté interne. Palpes labiaux courts, 
noirs, acuminés. Abdomen ocracé foncé, forlement saupoudré de noi- 
rälre. Patles gris foncé, fortement saupoudrées de noir; les tarses plus 
foncés, annelés de hlanchätre. 

Espèce variable comme couleur et netteté de dessins; le type décril 
ci-dessus (provenant de l’Amour) et figuré a les dessins bien nets et 
une teinte rougeätre. Ce type rappelle la Confatella, mais Contatella a 
les ailes plus allongees, el sa couleur est différente. Très voisine d’Adel- 
phella, elle ressemble davaniage à la N. Rhenella comme forme et par 
sa bande noire si nelle et presque verlicale. D’autres exemplaires de 
même provenance sont d’un gris noirälre au delà de la premiere ligne, 
cerlains même sont presque noirs dans l’espace médian. 

Dans d’autres (de Taganrog), les dessins sont presque effacés, on 
voit à peine la petite sirie claire, anguleuse, indiquant la première ligne; 
la bordure foncée de. cette ligne se fond un peu avec la couleur plus 
sombre de l’espace basilaire, la deuxième ligne est entièrement obli- 
térée, et les points discoidaux sont invisibles. C’est sans doute le type 
d’Eversmann figuré et décrit par Herrich-Schaeffer, et c’est le iype de 
la Tristis Alph. 

La © de la Fumella ressemble au G, mais ses palpes sont longs, 
minces, aigus, courbés, dépassant la tête d’un quart de leur longueur; 
les ailes inférieures sont un peu plus foncées. 

Amour (Sib. or.), Taganrog (Russ. mér.), en mai, Lagodekhi 
(Caucase). Un exemplaire (coll. Staudinger) vient du Piémont. 


381. S. Adelphella, F. R., 29, 2, p. 50; Zell., Isis, 1846, p. 777; 
H.-S., IV, p. 74; Hostilis Hein. (non Steph.), p. 158. 


24 mill. 4 $ Ailes supérieures étroites, courbées sur la cöle, 
presque verticales sur le bord externe, très arrondies à l’angle anal, 
brunâtre pâle, lavées de noirälre au-dessus du pli dorsal et sur les ner- 
vures ; la cote plus noire, l'espace basilaire d'un rouge brique, limité par 
une large bande noire de forme triangulaire, allongée, appuyée sur le 
bord interne, bordant la première ligne, qui est blanchâtre, oblique, 
rentrant en un angle dislinct sur la dorsale, lisérée de noir extérieure- 
ment. Deuxième ligne presque verticale, rentrant sur les plis, un peu 
bombée et dentelée au milieu, à peine plus pâle que le fond, ombrée 
finement de noir. Ligne marginale noire, interrompue, la frange 
gris-brun foncé luisant. Espace médian avec une ombre no.rälre 
oblique peu distincte, le pli dorsal et bord interne lavés de rouge 
brique. Points discoïdaux obliques, noirs, peu dislinets, suivis d’une 
éclaircie pâle. 


— 357 — 


Ailes inféricures gris brunâtre foncé, les nervures et deux filets sur 
les bords plus foncés; la frange gris brunâtre pâle. 

Dessous des ailes ocracé sale avec une fine ombre noirâtre à la place 
de la deuxième ligne, qui se continue de même sur les ailes inférieures 
distinctement. Aux supérieures, 4 et 5 sont sub-parallèles, 10 bien 
écartée ; aux inférieures, 3 et 5 paraissent tigées, 2 éloignée de l’angle. 

Tête et thorax rouge-brun, le vertex ocracé; les antennes noirâtres, 
brunätres du côté interne, où la touffe est largement ouverte et noire, 
l'article basilaire gris jaunâtre. Palpes gris brunälre, courts, épais, le 
3° article invisible. Abdomen brun, teinté de rougeâtre, saupoudré de 
noir, en dessous plus pâle. Paltes gris brunâtre pâle, fortement sau- 
poudrées de noir. 

La 2 est semblable, mais ses ailes sont plus larges, les palpes et 
l'abdomen d’un ton ocracé jaunâtre, les antennes plus grises. 

La description est prise d’après un spécimen typique, mais certains 
exemplaires sont d’un gris jaunâtre, presque entièrement lavés de rouge 
brique, à peine lavés de noirâtre, les points discoïdaux bien marqués, 
la bande presque oblitérée, et le reste des parties du corps plus jau- 
nätre, moins noirätre; on-{rouve des variélés intermédiaires. 

Ressemble surtout à Hostilis, mais l’espace basilaire est plus large, 
d’un rouge plus vif, le bord interne également rouge, et l’aile est 
distinctement teintée de rougeätre. 

La chenille est longue de 20 millimètres, d’un vert sombre sur la 
région dorsale, d’un vert pomme en dessous, le vaisseau dorsal vert 
foncé; une ligne noirälre ou brun foncé, distincte, s'étendant depuis la 
tête jusqu’au dernier segment au-dessus des stigmates, plus épaisse 
antérieurement, suivant de près une ligne dorsale plus fine et moins 
dislincte. La ligne épaisse est marquée sur chaque segment d’un point 
noir, assez distinct, en relief, dont un plus gros et ocellé sur le méta- 
thorax. De chaque côté de la ligne dorsale se trouve une rangée de très 
petils points noirs surmontés de courts poils päles. L’&cusson est vert 
pâle luisant, le bord antérieur pâle, avec quelques très petites taches 
ou points noirâtres qui forment deux lignes obliques au milieu: de 
chaque côlé il y a un point noir déprimé et, au-dessous de l’écusson, 
une tache ou point blanc cerclé de noir. Tête couleur d’ambre très clair 
avec, au milieu, une bande transversale blanchâtre, quelquefois peu 
distincte, postérieurement avec plusieurs lignes de petites taches irré- 
gulières, brunes ou noires; le devant de la tête et la bouche sont bruns. 
Chaque segment postérieurement est jaunâtre à l’ineision, mais il 
n’y a aucune trace de lignes jaunâtres longitudinales comme chez la 
N. Rhenella; le segment anal porte une plaque vert jaunâtre luisant 
tachelée de vert brunälre. Pattes écailleuses couleur d’ambre clair. 


— 358 — 


(Description faite d’après une chenille, vivant sur le Salix alba, 
qui m’a été envoyée par M. Snellen.) 

« Elle vit en septembre et commencement d'octobre sur diverses 
espèces de saules, notamment sur les Salix viminalis et helix, en com- 
pagnie de la Teras Hastiana, dans une toile légère, dans une ou entre 
plusieurs feuilles réunies » (Zeller). « A la fin de septembre elle se 
forme dans la lerre un cocon de soie très solide mêlé de terre, et se 
transforme en une chrysalide d’un jaune brunâtre; le papillon parait 
au mois de mai suivant » (von Tischer). 

Le papillon a été trouvé en Hollande, en Allemagne, au Japon et 
est sans doute distribué dans toute l’Europe, mais il n’a pas été décou- 
vert en Angleterre. 


382. S. Corticinella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 232 
(Pl. XII, fig. 5). PE 


23 mill. 4 Ailes supérieures étroites, la côte légèrement convexe, 
le bord externe un peu oblique et arrondi; ailes grises, la base et une 
ombre indistincte, oblique, dans l’espace médian, brun noirätre; lignes 
transversales rapprochées, blanchâtres, distinctement lisérées de noir 
des deux côtés, la première précédée d’une large bande noire. Celle-ci 
est placée un peu avant le milieu et est presque droite, projetant un 
angle accentué sur la nervure dorsale et d’autres très petits sur les 
nervures médiane et sous-costale. Deuxième ligne sinueuse, bombée 
au milieu, échancrée sur les plis. Points discoïdaux noirs, obliques, 
distincts, réunis par un mince filet noir. La côle et l’espace terminal 
saupoudrés de noir, une ligne marginale un peu interrompue, noire. 
Frange gris brunâtre. 

Ailes inférieures gris brunätre, la frange plus claire. Dessous des 
ailes gris brunâtre clair, avec de faibles traces de la deuxième ligne 
des supérieures se continuant sur les inférieures. 

Thorax gris noirâtre uni, la tête gris noirâtre, plus pâle par devant. 
Palpes minces, dépassant le vertex, gris à la base, bruns au-dessus. 
Antennes gris noirâtre uni, la touffe d’ecailles aplatie, très large, 
sans sillon, du côté interne, noirâtre, blanchâtre à la base. Abdomen 
gris brunâtre. Pattes grises, les tarses noirs, les tibias postérieurs noirs 
au milieu et au sommet, les tibias intermédiaires zonés de noir 
avant l’apex. 

Ressemble à Formosa, mais elle est plus grande, saupoudrée de 
noir et non lavee de rougeätre. 

Amour, 26 août; un / coll. Romanoff. 


— 359 — 


383. S. Formosa, Hw., Lep. Br., p. 494; Sleph., IV, 308; Wd., 
1468; Stain., Man. II, 277; Hein., 157; Berce, p. 300; Snell:, Find. v. 
Ned. (Neph.), p. 130; Perfluella, Zk., Germ. Mag., IL, p. 131: Zell., 
Isis, 1846, p. 775; H.-S., 49, IV, p. 74; Dibaphiella, Hb., 472 (1829); 
Dubiella, Dup., X, pl. 280, fig. 2, p. 213. 


& 24 mill., 2 20 mill. Ailes supérieures sub-triangulaires, allon- 
gées, un peu courbees sur la côte, très obliques, arrondies sur le bord 
exlerne, aiguës à l’apex, d’un gris carne, plus pâles sur la moitie costale 
du large espace basilaire, fortement lavées de roussätre sur la moitié dor- 
sale, l'espace médian, très étroit, traversé obliquement par une ombre 
roussâtre interrompue, teinté de roussâtre ainsi que l’espace terminal. 
Lignes transversales très dislinctes, très rapprochées, blanchätres, 
lisérées de noir des deux côtés, la première un peu au delà du milieu 
bord interne, presque verticale, oblique sur la côte, faiblement angu- 
leuse sur les nervures sous-costale el médiane, avec un angle rentrant 
plus distinct sur la dorsale, du côté interne fortement ombrée de noir 
(couleur qui se fond vers la base) et ombrée de noir postérieurement 
sur la côte. Deuxième ligne presque verticale, rentrant sur les plis, un 
peu saillante et oblique au milieu, ombrée de roussâtre, avec un peu 
de noirätre des deux côlés. Points discoïdaux réunis en une strie noire 
oblique très distincte. Points marginaux, noirs bien nets, frange gris 
brunätre pâle. 

Ailes inférieures brun jaunälre uni, la frange jaunälre, présstee 
d’une ligne brune. 

Dessous des quatre ailes brun jaunâtre uni, la moe ligne indi- 
quée par deux fines lignes plus foncées qui se continuent à lravers les 
ailes inférieures. Aux ailes supérieures, 10 et 8 très rapprochées, paral- 
leles, 4 et 5 sub-paralleles, écartées; aux inférieures, 8 courte, distinc- 
tement tigée sur 7 ; 4 très courte, 3 et 5 paraissant tigées, 2 très près 
de l’angle. 

Tele brun rougeätre, plus ocracée sur le vertex; les antennes 
brunes, faiblement pubescentes, la tauffe très grosse, ronde, entière, 
avec un sillon étroit en dessus, du côté interne gris-ocracé luisant. 
Palpes gris noirätre, plus päles par devant, courts, gros, le 3° article 
invisible. Abdomen ocracé, lavé de noirâtre à la base des segments. 
Pattes grises saupoudrées et lavées de noirâtre. 

La © est comme le 5, mais ses palpes sont minces, assez longs et 
effilés, le 3 article distinct. 

Cette espèce varie beaucoup comme couleur, elle est parfois très 
obscure, élant fortement lavée de noirâtre, de façon que la couleur 
roussätre disparaît presque. 


— 360 — 


La chenille‘, longue de 20 mill., est atténuée surtout à l'extrémité 
postérieure, d’un vert foncé sur le dos, vert blanchâtre en dessous, 
rayée longitudinalement de lignes un peu festonnées et comme jaspées 
de taches d’un vert sombre. Points verruqueux {res petits, noirs et 
entourés de blanchâtre. Ocelles des 2° et 11° segments blancs, appuyés 
inférieurement de noir ; poils blonds. 

« Elle vit aux mois d'août et septembre à découvert sur la face 
supérieure des feuilles de l’orme (Ulmus), se tenant sur une toile de 
soie tendue allant d’un bout à l’autre au centre de la feuille. Cette galerie 
est elle-même suspendue et séparée de l’épiderme de la feuille par des 
fils de soie tendus dans tous les sens. De semblables galeries ou che- 
mins se voient le long des branches. La chenille échancre les feuilles, 
ou y fait des trous arrondis. Forme son cocon à la surface de la terre, 
se chrysalide avant l'hiver, el le papillon paraît en mai et juin, puis en 
juillet, ce qui indique deux générations. » (Chretien.) Stange dit qu'il 
trouve la chenille sur la bruyère (Calluna), sous quelques fils de soie. 

Dans la collection Duponchel il y avait, sous le nom de Dubiella, 
une Formosa et une Phycita Spissicella, ce qui explique comment il a 
recu, disait-il, un exemplaire élevé du chêne. 

France (France sept., centr. et occid., Paris), Angleterre, Alle- 
magne, Russie, Asie Min., Perse, Arménie, Transcaucasie. 


384. S. Obscuricostella, Rag., Nouv. gen., p. 19 (Pl. XV, fig. 3). 


17 à 21 mill. 2 Ailes supérieures sub-triangulaires, assez étroiles, 
presque droites sur la côte, un peu arrondies près de l’apex, presque 
verticales, sinueuses sur le bord externe, gris ocracé, fortement lavées 
de roussätre, la moitié costale gris, saupoudree de noir, le large espace 
basilaire brun rougeätre sur sa moitié dorsale; les lignes transversales 
distinctes, très rapprochées, pâles, finement lisérées de noir, surtou 
dans l’espace médian; la première, un peu au delà du milieu du bord 
interne, faiblement oblique, rentrant en un angle distinct sur la dor- 
sale. Deuxième ligne verticale, rentrant un peu sur le pli discoïdal, 
légèrement anguleuse en dessous. Points discoïdaux noirs, obliques, 
peu distincts, avec une tendance à se réunir en strie. Frange gris noi- 
râtre, roussâtre à la base, précédée d’une ligne fine d'un noir intense. 

Ailes inférieures semi-transparentes, jaune brunâtre, les nervures 
brunätres, de longues taches transparentes, irisées, le long de la ner- 
vure médiane entre ses rameaux. Frange blanchâtre précédée de deux 
filets bruns. 


1. Newman, Entomologist, IV, 194; Buckler, Ent. Mo. Mag., VII, p. 14; Stain., Ent. 
Mo. Mag., XIV, p- 138; Stange, Stett. e. Zeit., XLIII, p. 513. 


— 361 — 


Dessous des ailes gris ocracé sale avec de faibles traces de la 
deuxième ligne se continuant sur les ailes inférieures. Aux ailes supé- 
rieures 8 et 10 parallèles, très rapprochées; 4 et 5 convergentes, presque 
d’un point à leur naissance; aux inférieures, 7 et 8 ainsi que 3 et 2 
paraissent tigees, 2 de l’angle. 

Tele ocracé rougeätre, thorax plus rouge; antennes ocracées, fai- 
biement annelées de noirätre. Palpes assez courts, acumines, le 
3° article assez long. Abdomen ocracé lavé de noirätre, et, vers la base, 
teinté de rougeätre. Palles d’un gris pâle uni, les tarses noirâtres. 

Cette espèce rappelle comme forme et dessins les espèces du genre 
Phycita, mais la disposition des nervures des ailes inférieures est celle 
des Salebria. Elle ressemble beaucoup comme couleur et dessins à 
Formosa, mais la forme des ailes, la disposition des lignes transver- 
sales et la couleur de la côte sont différentes. 

Bathurst (Gambie). Une © prise par M. Carter (juillet-août). Col- 
leclion Ragonot. 

Une deuxième © dans ma collection, provenant de Eslcourt (Nalal, 
Afric. orient.), est plus grande que le lype décrit, ayant 21 mill.; la côte 
dans l’espace basilaire est moins foncée, la première ligne moins dis- 
tinete, mais il est probable que ces différences proviennent de ce que 
l’exemplaire est un peu frotté et a perdu aussi sa couleur brun-rouge. 
Les palpes, bien conservés, sont courls, minces, droits, dépassant à 
peine le vertex, d’un brun-rouge sombre, l’article basilaire gris noi- 
râtre au sommet. Le collier est marqué d’une rangée d’écailles noires. 
C’est évidemment la même espèce. 


385. S. Biocellella, Rag. (Pl. XV, fig. 6). 


18 mill. 2 Ailes supérieures étroites, très étroites à la base, le 
bord externe un peu oblique, sinueux, l’apex aigu. Ailes d’un gris bru- 
nälre, saupoudrées de blanc sur la côte par places, l’espace basilaire au- 
dessous de la nervure médiane brun noirätre; une grande tache brune à 
reflets pourpres occupe toute la moilié postérieure de l’espace médian 
et est limitée vers la base par une courte strie noire; de cette tache se 
détachent deux grands points ronds, obliques, pâles, cerclés de noir. 
Première ligne noire, fine, très sinueuse, dentelée, un peu courbée au 
milieu, à peine bordée de couleur claire, et placée au milieu de l’aile: 
Deuxième ligne presque verticale et droite, un peu échancrée sur le pli 
discoïdal, presque parallèle au bord externe, à peine plus pâle que le 
fond et bordée de deux fines lignes noires dont celle vers la base est 
plus épaisse et plus noire. Ligne marginale fine, noire, continue; LE 
frange gris brunätre. 


— 362 — 


Ailes inférieures brunâtre clair, les nervures brunes, ainsi que le 
bord de l’aile; la frange blanchâtre, brune vers la base; une ligne jau- 
nâlre à sa base. 

Thorax brun noirâtre; l’abdomen brun, zoné d’ocracé. Antennes 
brunes, blanchätres à la base. Tête brun rougeätre. Palpes courts, 
recourbés, gris; le 3° article et le sommet du 2° article brun, du cöle 
interne blanchätre. Dessous du corps et pattes grisâtres, les tarses 
noirs annelés de blanc. 

Ressemble un peu, comme forme et comme disposition des lignes, 
à la Formosa ; elle est facile à reconnaître à ses taches ocellées. 

Madagascar; deux 2, coll. Saalmüller. 


386. S. Multicolorella, Rag. (Pl. XVIIL, fig. 9). 


20 mill. Ailes supérieures étroites, à bord sub-paralleles, droites, à 
peine courbées sur la côte jusqu’à l’apex, presque verticales, légère- 
ment sinueuses sous l’apex sur le bord externe, arrondies à l’angle 
anal, très lustrees, ocracées, mais semées irrégulièrement d’ecailles rouge- 
brun plus ou moins foncé; la côte rouge vineux, fortement saupoudree 
d'écailles grises et blanchâtres, l’espace basilaire large, plus foncé que 
le reste, au-dessous de la côte revêtu d’ecailles grossières d’un brun- 
rouge, ocracé rougeälre et gris foncé, plus foncées vers la premiere 
ligne, tournant à l’ocracé pâle à l'extrême base, les nervures saupou- 
drées irrégulièrement d’ecailles longues d’un noir veloute, au milieu 
desquelles les nervures médiane et dorsale sont brièvement striées et 
tachetées de jaune vif vers la base. La premiere ligne est très confuse 
et semble double, paraissant être verticale, bombée au milieu, pâle, 
bordée du coté externe de rouge-brun vif et interseclée par une ligne 
pareille. Deuxième ligne bien définie, de la couleur du fond, finement 
lisérée de brun noirâlre des deux côtés, plus largement du côté interne, 
élargie un peu sur la côte même, verticale, bombée au milieu. Sur le 
disque on voit une tache noirâtre, mal définie, ressemblant à une 
lunule, mais avec sa partie inférieure renflée en triangle ou émergeant 
dans une grosse tache ronde. Après cette tache l’aile est plus foncée, 
les nervures sont distinctement striées de noirätre, et le bord externe 
est marqué d’une fine ligne noire. La côte à l’apex porte une petite 
liture noirâtre, oblique, bordée en dessous d’une liture blanchätre. 
Frange brun ocracé pâle avec des filets bruns et blancs peu distincts. 
Dessous ocracé jaunätre, gris pâle sur le bord interne; les nervures 
sous-coslale et médiane ainsi que leurs rameaux, la cellule discoïdale 
et les espaces entre les rameaux jusque près du bord, revetus d’ecailles 
longues d’un noir intense. La côte est finement lisérée de noir, la frange 


— 363 — 


brun ocracé, brun rougeätre à l'extrémité. Les nervures toutes séparées 
sauf 8et9. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris jaunâtre pâle, la côte 
grise, les rameaux de la médiane, la nervure 1a tout entière, la moitié 
postérieure des nervures 6 et 7, les espaces entre ces deux nervures et 
le pli discoïdal sur le bord, semés d’ecailles d’un nov intense. Le reste 
des nervures ainsi que les poils sur la médiane et les nervures 1 b etc 
jaunes ; la frange grise, teintée de brunälre vers la base, un filet orangé 
à la base. Dessous gris jaunâtre uni, les nervures jaunes, la côte au 
delà du milieu saupoudrée de noir, la frange comme en dessus, 3 et 5 
paraissant longuement ligées, 3 et 4 à peu près de la même longueur, 
7 et 8 très longues, sub-parallèles, paraissant tigées. 

Antennes brun noirâtre, à peine pubescentes, cylindriques, la 
touffe forte, noire du côté externe, creuse, ocracée du côté inlerne, 
l’article basilaire ocracé grisâtre. Tête et thorax brun grisälre; une 
touffe frontale noire. Palpes très longs, ascendant droit, un peu 
courbes, accolés, lisses, acumines, atteignant le milieu de la touffe, 
ocracé jaunätre lisérés de noir par derrière ; les palpes maxillaires ocracé 
rougeâtre. Abdomen brun rougeälre, l’apex noir, conique, enveloppé 
par une touffe plate de longues écailles qui se rabattent du dessus. 

Ressemble assez à une Phycita. | 

Madagascar (nord-ouest) ; un 5‘, coll. Staudinger. 


387. S. Hispanella, Stgr., Stett. e. Zeit., 1859, p. 222, Hor. Ross., 
XV, p. 199 (41); Hispaniella, H.-S. n. Schm., 90, p. 14. 


22 mill. 52 Ailes supérieures sub-triangulaires, presque droites 
sur la côte, obliques sur le bord externe, assez aiguës à l’apex; d’un 
ocracé rougeätre ou brun pâle, finement saupoudrees de blanc dans 
l'espace médian, plus dislinelement saupoudrées et lavées de blanc dans 
la moitié postérieure de l'espace terminal; les nervures saupoudrees de 
noir, les lignes transversales blanches, rapprochées, surtout sur le bord 
interne ; la première oblique, droite, longuement oblique sur la côte, 
du côté externe bordée étroitement de brun-rouge sur la côle, et d’un 
point noirâlre sur les nervures médiane et dorsale. Entre celte ligne et 
la base se trouve une bande blanche parallèle à la première ligne, 

' étroite sur le bord interne, diffuse, dilalée et un peu mêlée de noirätre 
vers la côle. Deuxième ligne oblique, parfois presque droile, rentrant 
faiblement sur les plis, faiblement sinueuse au milieu, parfois formant 
un angle rentrant très prononcé sur le pli discoïdal. Les points discoi- 
daux sont assez distincts, allongés, noirs, entourés d’un nuage blan- 
châtre. Frange brune avec des filets blancs. 


— 364 — 


Ailes inférieures jaune brunâtre, avec une teinte cuivrée, les ner- 
vures plus foncées; la frange blanche, précédée de deux lignes brunes. 

Dessous des ailes brun avec une leinte pourpre; la deuxième ligne 
faiblement indiquée. Aux supérieures, 4 et 5, ainsi que 8 el 10, parallèles, 
écartées; aux inférieures, la cellule moyenne, 3 et 5 paraissant dislinc- 
tement tigées, 2 de l’angle ou presque, 4 moyenne, 7 et 8 séparées. 

Tête et thorax ocracé rougeätre uni; antennes brunes, la touffe 
brun noirätre, plus foncée du côté interne, avec un large sillon noir au 
milieu. Palpes labiaux gris, saupoudrés de noir, assez longs, lisses, 
le 3° arlicle très court. Abdomen brunälre; pattes gris brunätre, les 
larses plus foncés. 

La © a les ailes plus arrondies à l’apex que le  ; ses palpes labiaux 
sont cylindriques, droits, le 3° article très distinct, noir. 

Ressemble beaucoup à la Pemp. Subornatella. Mais, en dehors de 
la nervulation, s’en distingue par ses ailes plus courtes et plus larges, 
les lignes transversales mieux écrites; la deuxième ligne surtout est 
continue, fine d’ordinaire, à peine échancrée sur les plis, pendant que 
chez Subornatella elle est très anguleuse. Les points discoïdaux sont 
plus strigiformes chez Hispanella et ses palpes dépassent très sensible- 
ment la tête, alors que chez Subornatella ils ne la dépassent pas. 

La chenille vit en Caslille et à Grenade (Espagne) sur le thym 
(Thymus vulgaris), et le papillon paraît en avril et mai. 


388. S. Thymiella, Zell., Isis, 1846, p. 763; H.-S., 129, IV, p. 73. 


20 mill. X Ailes supérieures sub-triangulaires, allongées, faible- 
ment courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, 
arrondies à l’apex, blanchälres, la moitié dorsale du large espace médian 
légèrement teintée de brunätre, les nervures plus foncées, la côte plus 
blanche. Lignes transversales blanches, très fines, bien écrites; la pre- 
mière aux deux cinquièmes du bord interne, verticale, s’arrondissant 
vers la base en approchant de la côle, assez distinctement lisérée de 
noirâtre des deux cöles dans sa partie dorsale, et bordée du côté 
interne d’une large bande ocracé rougeälre qui n’alleint pas la côte; le 
bord interne à la base et la base même ocracés, ce qui donne l’apparence 
d’une bande transversale blanche, triangulaire, dont la base s'appuie à 
la côte (comme, du reste, dans Hispanella). La première ligne est bordée 
extérieurement d’une fine ligne brun rougeâtre sur la côte. Deuxième 
ligne presque parallèle et rapprochée du bord externe, oblique, presque 
droite, à peine sinueuse sur les plis, finement et netlement lisérée de 
noirâtre des deux côtés, suivie d'une large bande ocracé rougeätre et 
traversée sur la côte par une liture noire, oblique. Points discoïdaux 


— 365 — 


noirs, allongés, irréguliers, l’inférieur indistinct. Points marginaux noirs, 
se délachant vivement du fond blanchâtre du pli discoïdal à l’angle 
anal; frange gris brunätre, avec quelques lignes d’écailles plus foncées. 

Ailes inférieures jaune brunälre, avec une légère leinte pourpre, 
à la base plus pâles, les nervures plus foncées, le bord avec deux lignes 
brunes, la frange blanche. Nervulation comme chez Hispanella. 

Tête et thorax ocracé rougeälre, antennes brunâtres, la touffe ocracé 
brunâtre du côlé interne, blanchätre du côté externe, largement ouverte 
et noire au milieu. Palpes labiaux longs, droils, dépassant le vertex du 
quart de leur longueur, ocracé pâle, lavés par devant d’ocracé rougeâtre; 
le 3° article très court et obtus. Abdomen ocracé pâle, étroitement lavé 
de noirälre à la base des anneaux. Patles blanchätres, lavées d’ocracé 
pâle; les pattes intermédiaires avec les tibias blancs vers le sommet, 
avec un anneau noir, les genoux noirs. 

Les couleurs pâles et les dessins bien nets de celle espèce ne per- 
meltent pas de la confondre avec d’autres. 

La chenille vit sur le thym (Thymus), et le papillon vole en juin en 
Sicile et en juillet a Brousse (Asic Mineure). 


389. S. Famula, Zeller (Myelois), Hor. ent. Ross., XVI, pl. XII, 
fig. 31, p. 218 (65); Restrictella, Zell. (Myelois), loc. cit., p. 220 (67), 
pl. XI, fig. 32. 


20 mill. 2 Ailes supérieures assez élroites, la côte un peu convexe, 
l’apex arrondi; ailes d’un gris blanchätre, fortement saupoudrees d’ecailles 
noirätres (quelques-unes rougeätres), traversées par deux lignes päles 
bordees de noir dans l’espace median seulement. La premiere descend 
obliquement et droile jusqu'au milieu, formant ensuite un angle ren- 
trant aigu sur la nervure dorsale. La deuxième est irrégulière, formant 
un angle rentrant aigu sur la nervure 6, ensuite arrondie et un peu 
dentelée jusqu’au bord interne. Points marginaux {res indistincts ; une 
ligne ou ombre noirâtre entre la deuxième ligne et le bord. Points dis- 
coïdaux peu distincts, obliques. Frange grise. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, brunies seulement vers 
l’apex. 

Tête et thorax gris blanchälre. Palpes courbes à la base, montant 
presque verticalement ensuite, assez épais, le 2° arlicle noir, sauf le 
sommet qui est élargi, blanc intérieurement ; le 3° article petit, blanc; 
les antennes grises, l'abdomen gris jaunâtre. Pattes blanchâtres, sau- 
poudrées de noir rougeätre, formant un anneau foncé pres du sommet 
des libias. 

La Restrictella Z. n’est qu’une variele insignifiante, ne differant de 


— 0 — 


Famula que par sa taille un peu plus petite, par la presence d’une 
ombre noire avant la premiere ligne qui la fait paraitre droite, et par 
une tache costale plus distincte après la deuxième ligne; la nervula- 
tion est identique et est celle des Salebria. 

2 2, Colombie (Barranquilla, 5 janvier, et Honda, 21 avril) (coll. 
Zeller) ; Portorico (coll. Moeschler). 


390 S. Bifasciella, Hulst (Neph.), Ent. Am., 1887, p. 132, Trans. 
Am. Ent. Soc., 1890, p. 154. (Rag., Pl. XV, fig. 5.) 


20 mill. Ailes supérieures courtes, fortement convexes sur la cöle, 
obliques et arrondies sur le bord externe, obtuses à l’apex, gris cendre, 
très également et finement saupoudrees de noir. Premiere ligne un peu 
oblique, grise, oblique sur la côte, légèrement convexe ou anguleuse 
vers la base au delà de la médiane, bordée postérieurement d’une fine 
ligne noire bien distincte, élargie sur la côte, et précédée d’une ligne 
noire plus large, verticale, qui n’alteint pas la côte’ Deuxième ligne 
oblique, rapprochée et parallèle au bord externe, presque droite, rentrant 
faiblement sur les plis, finement lisérée de noirätre des deux côtés, 
naissant dans une tache costale noire. Points marginaux pelits, noirs, 
distincts; frange gris brunâtre. L'espace médian est large, les points 
discoïdaux ronds, obliques, avec une disposition à se réunir en lunule 
et placés dans une éclaircie pâle. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, plus jaunes sur le bord abdominal, 
semi-transparentes, lisérées de brunälre, la frange blanche. 

Tête et thorax gris, abdomen ocracé saupoudré de noirâtre. Antennes 
grises faiblement annelées de noirâtre, la louffe d’ecailles petite, grise 
extérieurement, intérieurement creuse, noire. Palpes blanchâtres sau- 
poudrés de noir, ainsi que les pattes; tibias avec un anneau noir, les 
tarses noirs annelés de blanc. 

Arizona (Am. Sept.). Un 5, coll. Hulst, pris au commencement de 
juillet. 


391. S. Odiosella, Hulst (Neph.), Ent. Am., 1887, p. 132, Trans. 
Am. Ent. Soc., 1890, p. 155. (Rag., Pl. XV, fig. 4.) 


25 mill. / Ailes supérieures allongées, peu élargies au sommet, 
droites sur la côte, obliques sur le bord externe, l’apex aigu; d’un blanc 
sale, régulièrement saupoudrees de noir; les écailles plus denses dans les 
espaces basilaire et terminal et la moitié postérieure de Pespace médian, 
qui est partagé obliquement par une ombre plus foncée s’étendant de 
la naissance de la deuxième ligne à la fin de la première ligne, la parlie 
au-dessus de la liture étant plus päle. Première ligne blanche, presque 


— 367 — 


verticale, un peu oblique sur la côte, où elle est bordée d’une tache 
noire semi-triangulaire, et précédée d’une grande tache dorsale noire 
et triangulaire, Deuxième ligne blanchâtre, finement lisérée de noirätre, 
sinueuse, rentrant profondément sur les plis, bombée au milieu, et 
suivie d’une lache costale noire. Frange grise, une ligne noire, indis- 
lincte, à sa base. Une lunule noirätre, indistincte, sur le disque. Une 
tache noire à l’extrême base. 

Ailes inférieures d’un blanc pur, légèrement teintées de jaunâtre ; 
la frange blanche, précédée de deux filets brunâtre pâle. 

Tête, thorax et palpes blancs saupoudrés de noir. Palpes maxillaires 
d’un jaune orangé. Antennes blanchätres, indistinctement annelées de 
noirätre; en dessous finement pubescentes; dans le sinus la touffe 
d’ecailles est très petite, noire, et au-dessus les articles sont prolonges 
en dent: noires distinctes. Abdomen gris brunälre pâle. Paltes blan- 
ches, légèrement saupoudrées de brun, les tarses plus foncés, les tibias 
postérieurs avec un large anneau brun noirälre. 

Se rapproche le plus d’Aliculella, mais bien différente. 

Texas (Am. Sept.). Un 5 coll. Hulst. 


392. S. Carneella, Hulst, Ent. Amer., 1887, p. 131, Trans. Am. 
Ent. Soc., 1890, p. 153. 


22-25 mill. « Ailes supérieures d’un gris bleuätre, lavées de rouge 
marron clair, surtout sur le bord des lignes transversales, qui sont 
grises, mais moins à l'extrémité de l’espace basilaire, le long du bord 
externe, et dans l’espace médian au milieu et sur la côte. Des deux côtés 
de la première ligne on voit, plus ou moins, des écailles noires. Ligne 
marginale faible, brun noirälre. Dessous lisse, brun noirätre, un peu 
rougeûtre. 

Ailes inférieures brun noirätre, un peu jaunätres, plus foncées sur 
les bords; dessous semblable, plus pâle postérieurement. 

Tête d’un noir brunätre, le thorax et l'abdomen d’un gris bleuälre 
uni, lavé de rouge marron. » 

La chenille vit sur l’osier (Salix alba?). 

Je ne connais pas cette espèce en nature; M. Hulst l'avait d’abord 
confondue avec la Neph. Inquilinella. 

Maine. Massachuselts (Amér. Sept.). 


393. S. Aliculella, Hulst (Myelois), Entom. Amer., 1887, p. 135, 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 152. (Rag., Pl. XII, fie. 4); Oberthuriella, 
Rag., North Am. Phyc., p. 9. 


21 mill. Ailes supérieures étroites à la base, s’elargissant graduel- 
lement jusqu’à l’apex; la côte légèrement arrondie, le bord externe 


— 368 — 


oblique et arrondi. Ailes d’un gris pâle, la partie dorsale de l’espace 
médian ainsi qu'une tache oblique à la base, commencant sur la cöle et 
s’élendant au premier liers de l’aile sur le bord interne, brun rougeätre 
pâle. Première ligne oblique, un peu sinueuse, blanc ocracé, précédée 
par une bande cunéiforme rouge brique, dont la base s’appuie sur le 
bord interne. La première ligne est suivie sur la côte d’une forte ligne 
noire s’arrêlant à la sous-coslale et projetant un angle aigu postérieu- 
rement. La deuxième ligne est oblique et forme un 3 allongé; elle est 
blanchâtre, finement lisérée de noir intérieurement, et suivie d’une ligne 
indistincte rouge brique, bordée de deux lignes noires plus fortes sur la 
côte. Sur le disque on voit un grand anneau un peu ovale formé d’une 
fine ligne notre. La frange est grise avec trois lignes plus foncées, et est 
précédée par une ligne noire projelant de courts traits noirs sur les 
nervures. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, transparentes, bordées de deux 
lignes brunes, la frange blanche. 

Thorax gris brunätre, la tête gris-blanc avec une profonde dépres- 
sion entre les antennes chez le 5‘. Palpes gris-blanc, droits, à peine 
arqués; le 2° article long, avec des écailles noires à la base et à l’apex; 
le 3° article très petit, noir. Antennes grises vers la base, brunies vers 
l’apex, la touffe petite, creuse et noire intérieurement. Pattes grises, 
annelées de noir; les tarses noirs, finement annelés de blanc. 

Cetle jolie espèce se rapproche de Brephiella et de la var. Dilucida 
de Atbariella; sa couleur et ses dessins bien marqués la distinguent de 
la première; l’absence d’écailles relevées et la présence de l'anneau 
sur le disque la séparent de suite de la Dilucida. 

Dans un autre plus grand (23 mill.), la couleur rougeälre est 
moins distincte, la nervure sous-costale et les nervures dans l’espace 
terminal sont striées de noir, les points discoïdaux sont strigiformes 
sur une aile. 

M. Hulst croit que la chenille vit sur le Ceanothus; le papillon volait 
sur cette planle, au soleil, au commencement de juillet. 

Arizona (Amer. Sept.). Coll. Hulst, Oberthür et Ragonot. 


394. S. Aurivilliella, Rag., Nouv. gen., p. 19 (Pl. XV, fig. 7). 


23 mill. 2 Ailes supérieures droites sur la côte, arrondies au delà 
du milieu, le bord externe un peu oblique; ailes d’un gris noirätre, plus 
claires sur la côte, les lignes transversales gris noirâtre, la première 
très indistincte, verticale, oblique sur la côte (où elle est marquée de 
quelques écailles blanches) et rendue visible par sa bordure externe 
noire sur la nervure dorsale. La deuxième ligne est plus distincte, 


— 369 — 


bordée de noirâtre des deux côtés, sinueuse, rentrant sur les plis, 
bombée au milieu. Points discoïdaux réunis en une grande tache ronde, 
d'un gris pâle, finement cerclée de noir. Frange concolore, points mar- 
ginaux invisibles. 

Ailes inférieures gris brunâtre avec un faible reflet rougeälre, les 
nervures à peine plus foncées, la frange gris noirälre. 

Tête et thorax gris noirâtre. Palpes gris, le 2° article élargi par 
devant par des écailles, le 3° article coupé obliquement au sommet. 
Front squammeux. Antennes brunes. Abdomen gris ocracé, gris en 
dessous, à l’apex orangé. Paltes grises saupoudrees de noir, les tarses 
plus foncés. 

Ressemble comme forme et couleur à la Palumbella. 

Une © provenant de Svakop (Afrique). Musée de Stockholm. 


395. S. Cirtensis, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1890, p. cx (Pl. XV, 
fig. 9). > 

& 23 mill. 2 19 mill. Ailes supérieures étroites à la base, droites 
sur la cöle, obliques et arrondies sur le bord externe, l’apex chez le 4 
assez aigu. Ailes d’un gris cendre, saupoudrees régulièrement de fines 
écailles noires, les nervures un peu plus claires, les rameaux de la mé- 
diane légèrement marquées en noir. Première ligne indiquée seulement 
par un point noir sur la nervure dorsale, qui est blanchâtre. Deuxième 
ligne grise, rendue visible par sa bordure interne, qui est noire, très 
oblique, rentrant en angles aigus sur les plis, projetant un autre au 
milieu postérieurement, indistinet sur le bord interne. Points discoidaux 
indislinets, l’inférieur strigiforme, oblique. Frange gris brunâtre, lisé- 
rée de brun. 

Ailes inférieures gris-jaune brunâtre, les nervures et deux filets sur 
le bord plus foncés, frange blanchäire. 

Tête et thorax de la couleur des supérieures, l'abdomen gris ocracé, 
plus foncé sur le dos et teinté de gris ; au-dessous, ocracé pâle saupoudré 
de gris. Palpes du 9 blancs saupoudrés de noir, droits, le 3° article 
très court, noir. Antennes grises, annelées de noir, la touffe assez forle, 
blanche, du côlé externe saupoudrée de noir, un sillon au milieu. Pattes 
blanches saupoudrées de noir, y compris les éperons; un anneau 
oblique, noir, près du sommet des tibias intermédiaires; les tarses 
noirs, annelés de blanchälre. 

La © est plus pelite, ses ailes paraissent plus courtes et plus larges, 
les inférieures un peu plus foncées, les palpes assez minces, recourbés, 
le 3° article conique au sommet; ils sont blancs, saupoudrés de noir 
vers le sommet. 

24 


— 370 — 


Cette espèce ressemble beaucoup à la Neph. Cleopatrella, mais la 
forme de la deuxième ligne est différente dans celle-ci, les ailes sont 
plus foncées, étant fortement lavées de noirâtre mêlé de rougeälre ; le 
bord interne à la base est rougeälre, les palpes plus épais. 

Biskra (Algérie), 15 avril. (Coll. Staudinger.) 


396. S. Morosalis, Saal., Jahr. Senckenb, naturfors. Gesell., 1879- 
1880, p. 307, Lep. von Madag., p. 509. (Rag., Pl. XII, fig. 3.) 


20 mill. 4 2 Ailes supérieures d'un noir luisant, tournant au gris 
de plomb sur la cote, avec une légère teinte violacée; la côte parfois 
teintée de rose au milieu. Lignes transversales Ires indistincles, la 
première droite, formée d’un gros point blanc sur la nervure dorsale, 
suivi, parfois aussi précédé, d'un point noir. Ce point se trouve dans 
une éache triangulaire de couleur chair ou jaune ferrugineux dont la 
base s’etend le long du bord interne. Au-dessus on voit un pelit point 
blanc entouré de noir, puis deux pelits points noirs placés obliquement 
sur la côte. La deuxième ligne est indiquée par deux pelits points blanes 
superposés à l’angle anal, et elle est continuée obliquement vers l’apex 
par des écailles blanches minuscules. Le point discoïdal supérieur seul 
visible. Ligne terminale d’un noir velouté, interrompue; la frange noir- 
brun grisâtre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris-brun noirâtre, plus 
foncées sur les bords et sur les nervures; la frange blanchätre, précédée 
par deux filets noirâtres. 

Thorax noir luisant, par devant ocracé mélangé de rouge. Tête gris 
ocracé mêlé de rougeâtre. Antennes brun foncé, ocracé rougeälre à la 
base; la touffe noire d’un côté, ocracée de l’autre. Abdomen ocracé bru- 
nätre. Palpes du 5 épais, squammeux, blanchälres, zonés de brun, le 
3° article lrès petit ; les palpes maxillaires jaune rougeätre, en aigrette. 
Palpes de la © longs, minces, acuminés, blanchâtres, zonés de brun 
rougeätre. Corps pale, l'abdomen et les pattes par devant fortement 
lavés de noir; pattes brunes, les tarses noirâtres, à peine annelées de 
blanchâtre. 

Madagascar, Transvaal, Himalaya nord-ouest, l'Amour. 


397. S. Interniplagella, Rag., Now. gen., p. 18 (Pl. XV, fig. 10). 


20 mill. 2 Ailes supérieures assez courtes, sub-triangulaires, droites 
sur la côte, obliques sur le bord externe, aiguës à l’apex, ocracé rou- 
geütre foncé, lavées de noir jusqu'au milieu et dans l’espace terminal, la 
côte ocracé rougeätre pâle, la strie coslale fondue inférieurement, élargie 
postérieurement. Le bord interne à la base est ocracé. La première ligne 


— 371 — 


n’est indiquée que par une grosse tache d’un ocracé mêlé de roussätre 
avec le centre blanc. Deuxième ligne invisible, mais on la devine par 
quelques points un peu plus pâles que le fond. Frange gris noir. 

Ailes inférieures semi-transparentes, jaunâtre sale, teintées de 
rougeätre dans un certain jour, lisérées de deux lignes brun foncé; 
frange gris pâle luisant. 

Tête jaunälre lavé de roussätre; thorax lisse, ocracé rougeâtre, 
tacheté de noir par derrière; l'abdomen gris ocracé. Antennes ocracé 
brunätre. Palpes assez courts, aplatis, un peu squammeux, acuminés; 
le 3° article long, coupé obliquement au sommel; ils sont ocracés, 
blanchälres à la base; le 2° article avec un anneau brun au milieu et un 
autre au sommet, le 3° presque tout brun. Patles blanc ocracé, les tibias 
el fémurs saupoudres de roussälre; un anneau rougeätre sur les libias 
intermédiaires; les tarses et les éperons noirs, les larses postérieurs 
plus pâles. Aux supérieures, 4 et 5 parallèles; aux inférieures, la cellule 
longue, 3 et 5 paraissant distinctement ligées. 

Ressemble beaucoup à Morosalis, mais sa couleur est bien différente. 

Gambie (Afr. occident.). Une © prise à la lumière par M. Carter en 
juillet-août. 


398. S. Moestella, Rag., Bull. Soc. ent. France, 1889, p. cexıx 
(Pl. XV, fig. 11). 


20 mill. 2 Ailes supérieures assez étroites, un peu convexes sur 
la côte, obliques sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, d’un 
noir profond, sans trace de lignes transversales, mais la premiere est 
indiquée par un point blanc inlerrompant une courte strie d’un noir 
velouté sur la neryure dorsale ; au-dessus, sur le pli, se trouve une 
tache, assez grande, d’un ocracé rougeätre; frange noire. Dessous noi- 
râtre luisant. 

Ailes inférieures gris brunälre, un peu transparentes, les nervures 
brunes, un double et fin liséré marginal noirätre; la frange noirätre. 

Tete gris brunâtre, plus brune au milieu; thorax gris brunälre lavé 
de brun et de noirâtre; palpes à peine squammeux, acuminés, gris 
ocracé, plus pâles du côté interne; le 3° article noirâtre. Abdomen gris 
brunâtre, plus gris à l’extrémilé; pattes gris foncé, les tarses brun-noir. 

Ressemble comme dessins à Interniplagella et Morosalis, mais s’en 
distingue par sa couleur noir uni. 

Port Moresby (Nouvelle-Guinée); plusieurs @ dans ma coll. 


399. S. Obductella!, Zell., Isis, 1839, p. 179; F. v. R., p. 250, pl. 85 
a-d; Dup., Supp., IV, pl. 87, fig. 1; Zell., Is., 1846, p. 77k; H.-S., IV, 
p- 75; Hein., 158; Berce, 298; Dilutella, Dup., X, pl. 279, 3, p. 193: 
Origanella, Schl., Ber., p. 133. 


24 mill. 4 9 Ailes supérieures courbées sur la côte, obliques sur 
le bord externe, fortement arrondies à l’angle anal, d’un rouge brumätre 
foncé, largement lavées de noir mêlé de blanc sur les nervwres, le bord 
interne plus pâle, rouge brique, la côte ocracé rougeûtre jusqu’à la deuxième 
ligne. Lignes transversales blanches, non lisérées de couleur foncée, 
sauf la premiere qui, sur la côte, est très oblique et bordée de rougeätre, 
descendant ensuite, un peu oblique, formant un angle rentrant, très 
aigu et fort, sur la médiane et la dorsale, et un autre, sortant, sur le 
pli dorsal; elle est parfois marquée du côté externe d’un point noir 
sur ces nervures. Deuxième ligne oblique, parallèle au bord externe, 
presque droile, interrompue, rentrant et interrompue un peu sur les 
plis. Sur le bord externe, l’aile est saupoudrée de gris et marquée 
d'une rangée de points noirs. Frange gris noirätre, ou brunälre, avec 
l'extrémité rouge. à 

Ailes inférieures sinueuses, prolongees et atténuées à l’apex, gris 
jaunâlre lavées de brunâtre, plus foncées sur les nervures, avec deux 
lignes brunes sur le bord; la frange jaunätre lavée de brunâtre. 

Tête ocracé rougeälre, plus jaune au milieu; thorax roussätre avec 
une teinte grise; antennes assez aplaties, pubescenles, brun rougeälre, 
la touffe brun noirâtre, largement ouverte et noire au milieu. Palpes 
squammeux, épais, dépassant le vertex, un peu obliques, un peu 
défléchis et pointus à l’apex, ocracé rougeätre foncé, brunâtres par 
derrière au sommet. Touffe frontale forte. Abdomen brun grisätre foncé. 
Pattes ocracé brunätre, fortement saupoudrées et lavées de rouge 
vineux, les tarses noirâtres, annelés de jaunälre. 

La © a les ailes inférieures brun noirâtre, la frange brune, les 
palpes dépassant de leur moitié le vertex, ascendants, droils, squam- 
meux, le 2° article un peu élargi au sommet. 

La chenille est cylindrique, un peu alténuée aux extrémités, d’un 
jaune soufre, un peu verdâtre, striée de nombreuses (dix) et fines lignes 
brunes régulièrement espacées. Points ordinaires pelits, noirs, peu 
visibles. La tête, et un très large écusson sur le segment thoracique, 
noir foncé mat, lereste du segment thoracique noirâtre. Paltes écailleuses 
noires; ventre verdälre; plaque anale très pelite, triangulaire. Plus 
jeune, elle paraît grisälre ou noirätre, la couleur foncée dominant. 


1. Décrite presque simultanément par les deux auleurs, mais comme Fischer cile la 
description de Zeller, il est évident qu’elle a précédé la sienne. 


— 313 — 


Elle vit dans un tube de soie blanche au milieu de feuilles flétries 
et noircies réunies en paquet; elle flétrit exprès les feuilles en rongeant 
un ou deux pelits trous dans la lige au-dessous de sa future habitation. 
On la irouve en mai et juin, surtout sur l’Origanum vulgare, mais aussi 
sur la Calamintha acinos, Clinopodium vulgare, Mentha arvensis el 
sylvestris. Elle est très vive et s’échappe facilement. 

Le papillon paraît en juillet et août et se trouve en France (Paris, 
centre et midi), l'Allemagne centrale et méridionale, la Russie méri- 
dionale orientale, Asie Mineure occidentale, Arménie russe, etc. 


400. S. Nobilella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 231 (Neph.) 
(Pl. XV, fig. 8). 2 


21 mill. 4 © Ailes supérieures droites sur la côte, obliques, arron- 
dies sur le bord externe, l’apex assez aigu. Ailes d’un ocracé brunätre, 
saupoudrées de noir, surlout sur les nervures, la côte blanchätre, sau- 
poudrée de noir jusqu’à la deuxième ligne, noirâtre à l’apex. Lignes 
transversales mal définies, blanches, mais saupoudrées de noir des 
deux côtés, surtout dans l espace médian, de façon que la couleur blar- 
che disparaît presque ; la première est noire, fine sur la côte, oblique 
jusqu’à la nervure médiane, formant un petit angle sur la dorsale. 
Deuxième ligne oblique, rentrant sur le pli discoïdal, droite, un peu 
arrondie ensuile. Sur la nervure médiane, dans l’espace médian, se 
trouve une strie blanche très distincte, plus large au milieu, d’où sc 
détache le point discoïdal inférieur, petit et noir, un peu allongé (le 
point supérieur ce invisible); la parlie blanche se continue sur les 
nervures 2 et 3 à leur naissance. Frange gris brunâtre clair; le bord 
de l’aile est saupoudré de noir. 

Ailes inférieures du 4 semi-transparentes, gris ocracé sale, les 
nervures ocracé brunâtre ainsi que deux lignes sur le bord et la base 
de la frange: celle-ci est blanchâtre, un peu brunie vers l’apex. 

Tête et thorax ocracé brunätre clair saupoudré de noir, le thorax 
plus foncé. Antennes brunes, ocracé brunâtre à la base, cylindriques, 
fortement pubescentes, la louffe assez forte, ouverte et noire au milieu, 
plus pâle du côté interne, où elle est moins longue. Palpes labiaux 
ocracé grisälre, saupoudrés de noir, longs, dépassant sensiblement le 
vertex, lisses et arrondis par devant, renfermant les palpes maxillaires 
en une aigrette jaune. Abdomen gris ocracé, fortement lavé de noirâtre, 
plus pâle aux incisions. Paltes blanchätres saupoudrées de noirätre, 
les tarses teintés de brunälre. Aux inférieures, 3 et 5 paraissent longue- 
ment tigées, 2 de l’angle. = 

La © ressemble au j, mais ses palpes sont minces, cylindriques, 


— 374 — 


le 3° article distinct, les ailes inférieures gris brunälre clair, plus foncées 
sur les bords et liserees de brun; la frange blanchätre. 
Achal Tekké (Turkestan), 3 juin. Coll. Romanoff et Ragonot. 


Gen. OLIGOCHRO A, Rag. 


(Nouv. gen., p. 20.) 


Front lisse ou avec une pelite touffe. Trompe forte. Antennes fortement apla- 
ties chez le (|, nues, à peine courbees près de la base, la touffe petite, entière, 
avec un sillon longitudinal. Palpes labiauxæ du ascendants, droits, faiblement 
courbés, dépassant un peu le vertex, pressés contre le front, arrondis et lisses exté- 
rieurement, le 3° article très court, indistinct; ceux de la © un peu plus longs, 
courbés, un peu aplatis, un peu squammeux, le 3° article distinct. Palpes masillaires 
du en forme d’une aigrette ocracée très volumineuse renfermée dans les palpes 
labiaux; ceux de la © courts, filiformes ou squammeux. Corps moyen, l'abdomen 
de la © souvent très long. Ailes supérieures lisses, étroites, allongées, faiblement 
courbée sur la côte, obliques sur le bord externe; avec onze nervures, toutes libres 
sauf 8 et 9, 4 et 5 sub-parallèles. Ailes inférieures subtriangulaires; avec huit ner- 
vures, la cellule moyenne, 7 et 8 libres mais rapprochées, 4 et 5 tigées, 3 et 5 
paraissant longuement tigées, 2 de l’angle ou tout pres. — Type : Dionysia. 


Ce genre est très voisin de Salebria el lui ressemble comme ner- 
vulation, mais les antennes du sont distinetement aplaties, à peine 
pubescentes en dessous, la touffe très petite, alors que chez Salebria 
elles sont cylindriques et pubescentes avec une forte touffe. Nodicor- 
nella pourtant a une touffe très forte pour le genre, avec l’article basi- 
laire gros, quadrangulaire, mais les palpes de l’unique individu sont 
brisés. Atratella est remarquable pour ses ailes un peu squammeuses, 
lisses et luisantes par places. 

Dans toutes les espèces la pectinalion des nervures médiane et 
abdominale des ailes inférieures est concolore, mais chez Piliferella elle 
est d’un jaune vif, tranchant ainsi sur la couleur pâle des ailes. 

Les chenilles sont inconnues. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Supérieures unicolores, noires, étroiles, allongées : 
B. Ailes sans dessins : 
1. Supérieures gris-brun foncé uni...» . . . . . . Psammenitella. 
2. Supérieures d'un noir un peu bleuâtre et luisant 
avec quelques rares et minuscules écailles blanches. Hyemalis. 


BB. Noir-brun chaud, plombe et luisant par places; points dis - 
COTAURITEUNISIERRUNENSIT EE EE Atratella. 


— 8109 — 


BBB. Première ligne indiquée par un point noir sur la dorsale; 
deuxième ligne formée par des écailles blanches sur 
les nervures, qui sont striées de noir : 

1. Supérieures noir blanchätre uni; points discoïdaux 


distincts (22 mill.). een 
2. Supérieures noir luisant plombé ; Haie anne 
TUISE (2 MIE) ER ER an Lire 
*BBBB. Lignes transversales distinctes, à peine plus pâles que 
le fond : 
. Brun noirätre uni; ailes inférieures blanches chez 
AOF: R : es 


2. Noires, Fessose besibtre ones foncé. une grande 
tache dorsale blanchätre suivant la 1" ligne. 


AA. Supérieures ocracées, plus ou moins noires sur la côte ou 
le bord interne : 
G. Supérieures presque entièrement noirâtres, le bord interne 
et l’espace terminal ocracés : 
D. Première ligne indiquée par un point blanc, la partie 
centrale brun grisâtre foncé; les parties claires 
ocracé rougeälre. Inférieures gris brunätre. . . 2 


*DD. Aïles noires; le bord interne et l’espace terminal 
ocracé brunätre foncé; la 1° ligne indiquée par un 
crochet blanc; les inférieures blanches : 

1. 2° ligne simplement coudée; le thorax avec une ligne 


longitudinale blanchâtre (2). . . : 
2. 9° ligne verticale, rentrant sur les site, Honbée | au 
MIEUSMNOTAX NU (Or . 


CE. Smärnes ocracées-sur la cote et à la base, noires 
dans l’espace terminal et sur le bord interne, la côte 
même Dane, o à à à 5 0 66 à © ç © 0 c'e 


* CCG. Supérieures ocracees avec des litures noires dans la 
partie costale : 

1. Ocracé grisätre päle, une grande liture irrégulière, 
noire, le long de la côte et échancrée au milieu de 
l'espace métlimo à 5 5 0 0 © o ea e o 0 806 0 © 

2. Ocracé grisätre ou ocracé brunâtre; une forte li- 
ture noire s'étendant de la cellule à l’apex obli- 
QU'EN ENTER CE TC CCE CT CE 

3. Ocracé blanchätre, saupoudrées grossièrement sur la 
côte et postérieurement sur les nervures d’ecailles 
noirâtres ; le point discoïdal inférieur gros, isolé. . 

AAA. Supérieures ocracées, plus ou moins teintées ou saupou- 
drées de noirätre : 

E. Lignes distinctes, nettement lisérées de noir dans 
l’espace médian, la 2° non bombe&e, rentrant droit et 
obliquement au bord interne. Points discoïdaux gros, 
ayant une tendance à se réunir; le bord interne à la 
base étroitement lavé de noir; inférieures teintées 
de brunätre; la touffe des antennes forte. . . . . 


Leucophaeella. 


Siderella. 


Sindella. 


Grapholithella. 


Oculiferella. 


Funebrella. 


Ochreomelanell«. 


Coriacella. 


Oppositalis. 


Laiasalis. 


Digrammella. 


Nodicornella. 


— 316 — 


*EE. Lignes transversales peu distinctes, la 2° bombee; les points 
discoïdaux minuscules, manquant parfois; le bord 
interne sans strie noire; inférieures blanches dans 
les deux sexes; la touffe des antennes petite : 


F. Ailes inférieures teintées de jaunätre sale, les supérieures 
ocracé grisätre, marbrées de brun; la © brun uni. . 


*FF. Ailes inférieures d’un blanc pur : 


G. Supérieures ocracé brunätre, saupoudrées de noirätre sur 
le bord interne; la frange des inférieures jaunätre 
SHC ee. ÿ 


MONO OM De Ce CN OU 


*GG. Supérieures ocracées : 


H. Points discoïdaux noirs, bien distincts; supérieures 
ocracé pâle largement saupoudrées de noir sur le 
bord interne . . . . 


*HH. Points discoïdaux minuscules, manquant souvent : 


1. Supérieures ocracé jaunâtre uni, à peine saupou- 
drées de noir sur le bord interne; lignes indiquées 
De CES DONS MONEL à 4 0 à à 5 0 © 6 oo » à 


2. Supérieures ocracé brunätre, un peu teintées de gris 
rougeätre; le bord interne saupoudré de noir; les 
lignes pâles, faiblement bordées de noir. . . . . . 
*AAAA. Ailes supérieures grises : 
I. Poils des nervures médiane et 1@ des inférieures con- 
colores : 
J. Lignes transversales à peine visibles : 


1. Supérieures gris noirâtre avec une teinte brunâtre, 
la 1" ligne indiquée seulement par un point noir sur 
la médiane et sur la dorsale, la 2° invisible. , . . . 


2. Supérieures grises, fortement saupoudrées de bru- 


nätre mêlé de blanc; les lignes un peu plus pâles que 
le fond. 


JJ. Lignes visibles quoique indistinctes : 


1. Supérieures grises avec une légère teinte rougeätre, 
les lignes, la côte et la nervure médiane blanchätres. 


2. Supérieures gris vineux, la côte blanchätre ; 1" ligne 
indiquée par un point blanc accouplé à un point noir 
sur la médiane et dorsale, la 2° à peine plus pâle 
QUENEMON TEE 


*JJJ. Lignes transversales pâles, distinctes, bordees de 
noirätre; ailes gris foncé, une bande transversale 
noirâtre dans l’espace médian n'atteignant pas la 
côle; une strie discoïdale noire. . . . . . . . . 


AII. Ailes supérieures grises, lignes rapprochées, finement 
lisérées de noir; une lunule discoïdale. Inférieures 
blanches, les poils de la médiane et 1 a jaunes. . . 


Mundalis. 


Subterrella. 


Terrella. 


Dionysia. 


Akbarella. 


Fuscitella. 


Pulverulenta. 


Sordida. 


Ocelliferella. 


Mesembrina. 


Piliferella. 


— 377 — 


401. ©. Psammenitella, Zell., Stett. e. Zeit., 1867, p. 372; Stain- 
ton, Trans. Ent. Soc. Lond., 1867, p. 463, pl. XXIV, fig. 4. 


22 mill. Ailes supérieures étroites, élargies postérieurement, à 
apex aigu, saillant, à bord externe oblique, sinueux; elles sont d’un 
gris-brun foncé uni (autant qu’on peut en juger d’après l’unique exem- 
plaire qui est peu frais), la frange concolore, mais avec une ligne pâle à 
la base, précédée d’une ligne irrégulière d’ecailles noires. On ne voit 
pas de traces de points discoidaux, mais il y a l’apparence d’une large 
bande brune d’écailles en relief avant le milieu de l’aile, et une fine 
ligne noire et sinueuse près et parallèle au bord exlerne. Dessous blanc 
jaunâlre mêlé de brunätre, avec un liséré costal jaunâtre, dans lequel, 
vers la base, se trouve une ligne d’ecailles noires. 

Aïles inférieures d’un blanc jaunälre pâle, transparentes; la frange 
est blanche et précédée de deux lignes brunâtres. Dessous semblable, 
la côle est brunâtre et a une strie d’écailles noires près de la base. 

Tête et thorax gris-brun foncé, l'abdomen plus jaunätre. Antennes 
jaunes, aplaties, très sinueuses vers la base, avec une très forle touffe 
d’ecailles blanches, noirätres à l’extrémité d’un côté, et gris noirätre 
du côté interne. Palpes labiaux gris brunâtre, épais, recourbés, mon- 
tant droit contre le front, un peu touffus. Le corps en dessous gris 
blanchätre, les pattes gris brunätre. N 

Se rapproche beaucoup de la Leucophaeella, Zell., mais cette der- 
niere a les ailes inférieures entièrement blanches, sauf sur la côte, les 
ailes supérieures plus étroites, arrondies sur le bord externe et non 
sinueuses et aiguës au sommet. En outre la Leucophaeella a deux lignes 
pâles assez distinctes et deux points discoïdaux, et, en dessous, il n’y a 
aucune trace d’écailles noires sur la côle de chaque aile. 

Basse Égypte. Un 4 assez mauvais (coll. Rev. 0. P. Cambridge). 


102. ©. Hyemalis, Butler (Neph.) Proc. Zool. Soc., 1880, p. 689. 
(Rag., Pl. XLI, fig. 17.) 


24 mill. © Ailes supérieures d’un noir un peu bleuâtre et luisant, 
avec à peine quelques fines et minuscules écailles blanches sur les 
nervures ; les points discoïdaux faiblement indiqués. 

Ailes inférieures blanches, un peu irisées, transparentes, la côte et 
une fine ligne marginale brunâtres, la frange blanche, traversée par 
une ligne gris pâle. 

Le dessous est semblable, mais les ailes supérieures sont d’un gris 
brunätre luisant, ainsi que le corps et les pattes en dessous. 

Aux supérieures 4 et 5 sont très rapprochées à l’origine, presque 


— 378 — 


d’un point; aux inférieures, 7 et 8 sont longuement ligees, 3 et 5 parais- 
sent longuement tigées, 2 de l'angle. 

Tête et thorax de la couleur des supérieures, les palpes ascendants, 
longs, aplatis, squammeux par devant, d’un noir mêlé de blanc; abdo- 
men brun. Pattes lisses. 

Ressemble à Siderella. 

Formose. Une © coll. Musée britannique. 


403. ®. Atratella, Rag., Nouv. gen., p. 22 (Pl. XV, fig. 13). 


20 mill. 4 Ailes supérieures courtes, d’un noir-brun un peu 
bleuätre et luisant, plus foncées vers la base et sur la côte, l’espace ter- 
minal brun. Première ligne invisible, pourtant on aperçoit, en regardant 
l'aile obliquement, une ligne coudée plus foncée que le reste. Deuxième 
ligne un peu plus claire que le fond, limitant la couleur noire vers la 
base; celte ligne forme un grand coude arrondi; frange brun noir. 
Points discoïdaux réunis en une épaisse ligne noire et oblique. Dessous 
gris noirâtre, un peu brunies vers l’apex, la deuxième ligne marquée en 
gris plus clair; 9 de la cellule, très rapprochée de 7, 4 et 5 séparées, 
un peu convergenles, 3 de l’angle de la cellule. 

Ailes inférieures blanches, un peu jaunâtres, à peine transparentes, 
la côte et le bord de l’aile vers l’apex noir; la frange blanche. Dessous 
plus foncé qu’au-dessus avec une faible trace d’une bande médiane; 
8 parallèle à 7, paraissant tigée avec elle, 2 avant l’angle de la cellule, 
la transversale prolongée le long de la nervure médiane, 3 et 5 parais- 
sant tigées. 

Ne ressemble pas aux autres espèces du genre. 

Tête et thorax noir bleuâtre. Palpes noirs, cylindriques, lisses, 
pressés contre le front, montant droit, dépassant à peine le vertex, le 
3° article très court. Palpes maxillaires en aigrette jaune. Antennes 
brun-noir, aplaties, la touffe distincte, noire. Abdomen brun, lavé de 
noir au milieu vers la base, l’apex jaune; dessous largement lavé de 
noir jusqu’à l’avant-dernier anneau. Pattes noires, les tarses finement 
annelés de blanc. 

Natal. Un / dans ma collection. 


404. ©. Leucophaeella, Zeller (Pemp.), Stett. e. Zeit., 1867, p. 390, 
2.-b. V., 1872 p. 544 (98). (Rag., Pl. XII, fig. 15.) 


22 mill. 5 Ailes supérieures noir brunälre uni, avec les nervures 
indiquées en noir, accompagnées de fines écailles blanches, plus dis- 
tincles sur le bord interne; lignes transversales indistinctes, la pre- 
mière, avant le milieu de l'aile, est presque droite, mais indiquée seu- 


— 379 — 


lement par quelques points noirs ; la deuxième ligne est droile, légère- 
ment oblique, indiquée par une rangée d’ecailles blanchâtres très fines 
et indistinctes, entrecoupant les nervures, qui sont marquées par des 
stries noires. Points discoïdaux noirs, un peu obliques, dislinets; le 
bord externe de l’aile est très finement liséré de blanchälre, d’où se 
détachent de très pelits points noirs bien écrits. La frange est de la 
couleur du fond, avec quelques écailles blanches; dessous couleur de 
fumée, luisant, plus pâle sur le bord interne. ; 

Ailes inférieures d’un blanc pur, très transparentes, la côte et une 
fine ligne le long du bord externe, interrompue au premier tiers, noi- 
râtres. La frange est blanche. Dessous semblable ; la cellule très courte. 

La tête et le thorax noir brunâtre ; l'abdomen ocracé brunälre. 
Antennes aplaties, brun clair, la touffe d’écailles assez forle, brun foncé, 
Patles gris brunâtre. Palpes noir brunâtre, courbés, pressés contre le 
front, épais. ; 

Calcutta. Un % collection Zeller. 


405. ©. Siderella, Rag., Nouv. gen., p. 22 (Pl. XVII, fig. 10). 


25 mill. 2 Ailes supérieures très étroites, allongées, droites sur la 
côle, un peu arrondies vers l’apex, obliques, arrondies sur le bord 
externe, d’un noir luisant uni avec une teinte plombee, les nervures fine- 
ment marquées en noir, avec quelques écailles blanches, fines comme 
de la poussière, éparpillées par-dessus; première ligne indiquée seu- 
lement par une tache noire entourée d'écailles blanches sur le bord 
interne au milieu de l’aile. Deuxième ligne indiquée par une rangée 
d’ecailles blanches très fines sur les nervures; elle est oblique, un peu 
arrondie postérieurement. Points marginaux noirs, très distincts, dans 
une fine ligne blanche; frange noir brunâtre. Points discoïdaux invisibles. 
Dessous noir grisätre uni. 

Ailes inférieures blanches, semi-transparentes, noirälres sur la 
côte et à l'apex, avec un double liséré noir; la frange noirätre à l’exlré- 
mité ; les nervures non apparentes : 2 de l’angle, 3 et 5 paraissant lon- 
guement tigées. 

Tête et thorax noirs, abdomen gris brunâtre lavé de noirâtre vers 
la base. Antennes noires. Dessous du corps noirätre, l'abdomen brun 
noirâtre, les pattes d’un noir uni, y compris les tarses. 

Ressemble beaucoup à Leucophaeella, Zell., mais diffère par sa taille 
plus grande, ses ailes plus étroites, sa teinte plombée, les points discoi- 
daux absents, etc. 

Natal. Une 2 coll. Staudinger. 


— 380 — 
406. ©. Sindella, Rag. (Pl. XLI, fig. 46). 


23 mill. © Ailes supérieures étroites, allongées, courbées sur la 
côte au delà du milieu, presque verticales, arrondies sur le bord externe, 
d’un brun noirätre uni, à peine plus pâles au sommet; première ligne 
pâle, oblique, rentrant en un angle sur la nervure dorsale où elle est 
plus pâle. Deuxième ligne, un peu plus claire que le fond, un peu 
bombee au milieu, rentrant faiblement sur les plis, bordée d’une ligne 
noirätre. Frange noirâtre précédée d’une ligne noire irrégulière, 
l'extrême bord de l'aile ocrace. Points discoïdaux invisibles. Dessous bru- 
nâtre clair uni. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, irisées, les nervures fai- 
blement brunies, la côte et deux lignes sur le bord brunes; frange 
brunätre clair. 

Tête et thorax noir grisätre sale, l'abdomen noirâtre ainsi que les 
pattes. 
| Ressemble à Ochreomelanella, mais reconnaissable à sa couleur unie. 

Sind (Indes orient.). Une $ dans ma collection. 


407. ©. Grapholithella, Rag., Nouv. gen., p. 18 (Pi. XV, fig. 12). 


20 mill. © Ailes supérieures assez étroites, faiblement courbées 
sur la côte, fortement arrondies sur le bord externe, l’apex arrondi; 
d’un noir plombé luisant, avec les dessins largement lavés de noir brun 
foncé, les lignes transversales peu visibles, à peine-plus claires que le 
fond; la première verticale, oblique sur la côte, blanche dans sa partie 
dorsale, précédée d’une très large bande noire, suivie d’une tache blan- 
châtre sur le bord interne. Deuxième ligne oblique, bombée au milieu. 
Points discoïdaux gros, noirs, confus, un peu réunis. Frange noir 
plombe, précédée d’une fine ligne noire. Dessous d’un gris plombé foncé 
luisant uni. 

Ailes inférieures un peu transparentes, blanchätres ou gris brunätre 
très pâle, les nervures plus foncées, le bord de l’aile avec deux filels 
bruns très dislincts, la frange plus pâle que le fond, luisante, enfumée 
vers l’apex. 

Tête et thorax gris-noir plombé; palpes courts, ne dépassant pas la 
forte louffe frontale, noirs, un peu saupoudrés de gris, le 3° article 
tronqué obliquement. Abdomen brun jaunätre sale. Antennes gris-noir, 
brunes au delà du milieu. Dessous du corps et les pattes gris de plomb, 
les pattes saupoudrées de noir, les pattes antérieures plus foncées, les 
Larses noir uni. 

Cetle espèce ne peut se confondre avec aucune autre. 

Natal. Une © prise par M. Hutchinson, dans ma collection. 


— 381 — 
108. ®. Funebrella, Rag. (Pl. XV, fig. 14). 


26 mili. 2 Ailes supérieures presque droites sur la cöle, droites 
sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, ocrace brumätre foncé, plus 
claires dans l’espace terminal; foute la côte, depuis la base jusqu’à la 
deuxième ligne, d'un noir profond; cette couleur s'étend vers le bord 
interne, dépassant le pli dorsal et formant une tache ronde au milieu; 
la base est presque entièrement noire. La premiere ligne n’est indi- 
quée que par une petite éache allongée, blanchätre, très oblique, bordant 
du côlé de la base la lache ronde. La deuxième ligne, très rapprochée 
du bord externe, est d’un ocracé clair, et s'étend obliquement de la 
côte vers le bord externe jusqu’à la nervure 4, puis est indiquée par 
une ligne noire, interrompue, rentrant obliquement au bord interne. 
Une tache noire à l’apex sur la côle. Les nervures sont un peu plus 
foncées que le fond. La frange est ocracée, entrecoupée de brunâtre et 
précédée d’une ligne noire interrompue. 

Ailes inférieures transparentes, irisées, jaunâtres, les nervures 
brunâtres, la côte et deux fines lignes sur le bord brunätres; la frange 
blanche. 

Tête brun clair, la louffe frontale forte, noirälre à la base. Palpes 
courts, recourbes, à écailles comprimées; le 3° article court, cylindrique, 
de couleur brun-noir, la base blanche ainsi que la trompe. Thorax noir. 
le mnilieu blanchätre; l'abdomen épais, brun noirälre, brun clair à la 
base, jaunâtre à l’anus, en dessous brun rougeätre. Corps et pattes 
en dessous blanchâtres lavés de brunâtre, les tarses bruns, non 
annelés. 

Loucoubé (Madagascar). Une © coll. Saalmüller. 


109. ©. Ochreomelanella, Rag., Nowv. gen., p. 21 (Pl. XII, fig. 1). 


21 mill. © Ressemble à la précédente (Funebrella), mais plus 
petite. Ses ailes supérieures sont plus courtes et plus larges, la côte 
distinetement courbée, le bord externe plus oblique, la tache blanchâtre 
sur la nervure dorsale se continue jusqu’au bord interne, formant un 
angle aigu sur la nervure dorsale; la deuxième ligne est verlicale, mais 
bombée entre les plis et ne s’avance pas si près du bord externe. L'espace 
terminal est très foncé. 

Les ailes inférieures sont obtuses et non aiguës à l’apex et elles 
sont fortement lavées de brunâtre sur le bord entre les nervures. 

Le corps et l'abdomen sont greles et, enfin, les palpes sont longs, 
le 2 article un peu aplati et squammeux par devant, le 3° article mince, 
long et aigu au sommet. 


— 989 — 


La nervulalion est comme chez Funebrella, mais la transversale 
s’avance davanlage vers 2. 
Natal. Une © (coll. Staudinger). 


Nora. — Un G! pris à Hyderabad (Sind), en avril (Musée de Cal- 
culta), en mauvais état, lui ressemble beaucoup, mais il n’y a pas de 
traces de la première ligne; le dessous des supérieures, vers la base, 
est saupoudré de noir et les nervures sont lisérées de noir profond; la 
côte des inférieures est brunâtre, saupoudrée de noir de chaque côté de 
la sous-coslale. 


410. ®. Oculiferella, Meyr., Proc. Lin. Soc. N. S.W., IV, p. 939, 
(Rag., Pl. XV, fig. 15.) 


22 mill. © Ailes supérieures droiles sur la côte, un peu arrondies 
vers l’apex, obliques et arrondies sur le bord externe, d’un brun grisätre 
foncé, le pli dorsal et l’espace terminal, après la deuxième ligne, ocracé 
rougeätre; le bord de l’aile brun foncé, faiblement slrié de noir sur les 
nervures, l’apex noirälre. Lignes transversales pâles, très indistinctes ; 
la première indiquée par un trait court, vertical, blanc, bordé de noir 
postérieurement, sur la nervure dorsale, dans une lache ocracée, cor- 
respondant à une ombre noirâtre, oblique, à peine visible, sur la côte. 
Deuxième ligne oblique, sinueuse, rentrant sur le pli discoïdal, après 
faiblement indiquée par les parties foncées des espaces médian et ter- 
minal. Les points discoïdaux superposés. Frange brun noirâtre. 

Ailes inférieures semi-lransparenles, gris brunätre, les nervures et 
deux fines lignes sur le bord, brunes; la frange brunätre clair. 

Tête et thorax ocracés, palpes ocracé pâle; antennes brunes; l’abdo- 
men gris ocracé. Dessous du corps et les pattes d'un gris pâle saupou- 
dré de gris rosé. 

Ressemble beaucoup à Neph. Coenulentella, mais le G! a des palpes 
maxillaires en aigrette. Le G! est un peu plus grand et plus pâle que la 9. 

Pas rare à la lumière à Parramatta (Australie), paraissant avoir deux 
générations, se trouvant de novembre à janvier et encore en mars 
(coll. Meyrick). 


411. ©. Coriacella, Rag., Now. gen., p. 21 (Pl. XII, fig. 18 ©, 
Pl. XIII, fig. 16 4). 


22 mill. Ailes supérieures assez étroites, un peu convexes sur la 
côte, obliques et arrondies sur le bord exlerne, ocracé brunätre; une 
grande tache dorsale noirätre avant la première ligne, et toute la moitié 
postérieure de l'aile lavée de noirälre, les nervures plus foncées, la 


— 388 — 


côte lavée de blanchätre. Premiere ligne placée un peu avant le milieu 
de la côte, un peu plus claire que le fond, à peine ombrée de noirätre 
extérieurement, presque verticale, oblique sur la côle, coudée sur la 
nervure dorsale. Deuxième ligne oblique, à peine sinueuse, blanchälre, 
indiquée par des points blanchâtres sur les nervures. Points discoïdaux 
réunis en une fine ligne verticale peu distincte, plus foncée inferieu- 
rement, où elle esten-ligne avec un point! foncé sur la médiane et, même 
dans la ©, réunie par une ligne noire sur la nervure médiane. Frange 
gris noirâtre luisant. 

Ailes inférieures blanches, irisées, transparentes, brunies sur la 
côte, finement et irrégulièrement lisérées de noir; frange blanche, la 
base jaunâtre, précédée d’une ligne brune. | 

Tele ocracé brunâtre. Anlennes du  aplaties, à peine courbées, 
noires, l’article basilaire blanchätre, la touffe d’écailles blanche exté- 
rieurement, ocracée, avec le sommet noirâtre, du côté interne. Palpes 
avec le 2° arliele droit, arrondi, brun noirätre avec un anneau gris vers 
le milieu, le 3° arlicle presque imperceptible. Thorax ocracé brunätre, 
noir au milieu et sur la partie antérieure des ptérygodes. Corps en 
dessous noir, les côtés blanchätres. Abdomen brunâtre avec une touffe 
de poils noirs à l’apex, le dessous tout noir. Les pattes à la base brunes, 
les libias noirs et blancs, les tarses noirs; les pattes postérieures avec 
les fémurs et libias blancs, les larses et la base des fémurs noirs. 

La © est plus foncée que le 4, les couleurs ocracées et noires sont 
plus tranchées, la couleur noire s’elend obliquement depuis l’apex 
jusqu’au premier tiers de l’aile en passant sous les points discoidaux; 
le reste de l’aile est de la couleur claire. Les lignes paraissent plus 
rapprochées; la deuxième ligne est réduite à quelques écailles blan- 
ches très petites, sauf celle sur le bord interne. Les ailes inférieures 
sont brunies graduellement vers les bords, laissant la base blanchätre 
et transparente. Palpes squammeux et élargis vers la base, fortement 
atténués vers le sommet, d’un noir mêlé d’ocrace, noirs par derrière, 
ocracés par devant, la base blanche. La tête est noire en dessus. 

La Coriacella ressemble un peu à la Terrella, mais elle est plus 
foncée et les dessins sont plus distincts; la nervulation est semblable. 

Sumatra, un 5 (coll. Staudinger). Natal, une 9 (ma collection). 


112. ©. Mesembrina, Meyr., Tr. Ent. Soc. Lond., 1887, p. 259 
NINE 


21 mill. ZAiles supérieures allongées, étroites à la base, modé- 
rément élargiés au sommet, la côte légèrement arquée, l’apex obtus, 
le bord externe assez oblique, arrondies à l’angle anal; d’un gris foncé, 


a ae 


saupoudrées fortement de blanc; le bord interne irregulierement noträtre 
vers la base, formant une petite tache avant la première ligne; première 
ligne naissant du premier tiers de la cöle aux deux cinquièmes du 
bord interne, irrégulière, blanche, oblitérée dans sa moitié costale, 
bordée netlement de noir sur tout le côlé externe, formant une petile 
lache costale; une tache iransversale nebuleuse, noirätre foncé, sur le 
bord interne au delà du milieu, alteignant la moilié de l'aile; une sirie 
discoïdale notre. Deuxième ligne indiquée par sa bordure noirâtre, des 
quatre cinquièmes de la côte aux quatre cinquièmes du bord interne, 
assez irrégulière, rentrant sur le pli discoïdal; la bordure postérieure 
dilatée et fondue vers l’apex; ligne marginale noirätre; la frange gris 
foncé, avec des rangées de points blanchâtres. 

Ailes inférieures jaune ocracé, étroitement lisérées de noirälre, 
la côte plus largement; la frange grise avec une ligne basilaire 
plus foncée. 

Tête, palpes, antennes, thorax et pattes gris foncé saupoudrés de 
blanc. Abdomen gris foncé, les bords des anneaux largement jaune 
, blanchätre (Meyrick). 

Je ne connais pas cette espèce en nature et M. Meyrick ne la décrit 
pas comparativement; je la place provisoirement dans le genre Oligo- 
chroa après Coriacella. 

Albany (Australie oceid.); un j (musée australien). 


413. ©. Oppositalis, WIk. (Trachonitis), Cat., XXNII, p. 41; Gali- 
ginosella Meyrick (Pemp.), Proc. L. Soc. N. S. W., IN, p. 221. (Rag., 
PI. XIII, fig. 22.) 


23 mill. Ailes supérieures assez allongées, sub-triangulaires, étroites 
à la base, obliques et arrondies sur le bord externe, d'un ocracé gri- 
sätre, la moitié costale lavée de noir obliquement depuis la base, plus 
étroitement à l’apex, laissant un espace étroit, semi-ovale, allongé, sur 
la côte dans l’espace médian, de la couleur du fond. Au-dessous, la partie 
foncée est échancrée par la partie claire au milieu, et plus profondément 
près de la base. Première ligne invisible, la deuxième indistincte, à 
peine lisérée de couleur foncée, droite, oblique, rentrant fortement sur 
le pli discoidal, plus faiblement sur le pli dorsal, et indiquée sur la côte 
par un trail clair. Le bord externe est précédé d’une rangée de points 
noirs; la frange est d’un ccrace brunâtre, plus foncée à l'extrémité. 

Ailes inférieures brun grisälre clair. 

Le thorax est d’un brun noirätre, la tele d’un brun ocrace, les 
antennes brunes, la touffe d’ecailles noire; les palpes labiaux ocracé 
brunâtre pâle, droits, épais, dépassant le verlex; le 3° article très petit; 


— 385 — 


l'abdomen ocracé päle lavé de gris à la base des anneaux, le avec 
une touffe anale d’un ocracé pâle. 


Sydney (Australie), en février. Coll. Mus. brit. et Meyrick. 


hl&k. ©. Laiasalis, Walker (Faveria), Cat., XIX (1859), p. 889; 
Sublignalis, WIk. (Trachonitis), Cat., XXVI, p. 41; Patulalis, WiIk. 
(Neph.), loc. eit., p. 70; Strigiferella, Meyr. (Pemp.), Proc. Lin. Soc. 
N. S. W., II, p. 202, loc. eit., vol. IV, p. 221; Rufitinctella, Meyr., 
loc. cit., III, p. 203 (Pemp.) (Rag., Pl. XV, fig. 16.) 


& 25 mill. @ 27 mill. Ailes supérieures assez allongées, dilatées 
au sommet, à peine courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le 
bord externe, d’un ocracé grisätre; le 4 parfois ocracé brunätre clair, 
sans dessins distincts, la @ avec les dessins mieux marqués. Lignes 
transversales de la couleur du fond lisérées de noirâtre des deux côtés, 
la première oblique, coudée postérieurement sur la médiane et du côté 
interne sur la nervure dorsale, où elle est plus distincte. La deuxième 
ligne est oblique, droite, rentrant fortement sur le pli discoïdal, où elle 
est interrompue par une forte liture oblique noträtre descendant de l’'apex 
et s’arretant sur le disque avant les points discoïdaux; ceux-ci sont 
noirs, obliques, l’inferieur dans une lilure pâle, bien écrits ainsi que les 
points marginaux. Frange brunälre uni. 

Ailes inférieures brunâtres, brun foncé sur les bords, le lisere 
marginal très foncé, la frange gris brunâtre, plus pâle à l'extrémité. 

Tête et lhorax brunälres; les antennes brunes, la touffe assez petite, 
ouverte, noire du côlé interne, squammeux, lriangulaire, du côté 
externe. Palpes squammeux, gris brunätre. Abdomen et palles bru- 
nätres, le corps plus päle. 

Cette espèce, très variable, vole communément sur les coteaux secs 
et herbus et à la lumière autour de Sydney, Newcasile, Parramatta 
(Australie), pendant tout l'été (janvier à mars). 


415. ©. Digrammella, Meyr., Proc. Lin. Soc. N. S. W., IV, p. 223. 


19 mill. d 2 Ailes supérieures allongées, assez étroites, la côte 
légèrement arquée, le bord externe oblique, arrondi, d’un ocrace blan- 
châtre pâle, lavées (surtout chez le 5) d’ocrace brunätre plus vif, sau- 
poudrées grossièrement le long de la côte, et postérieurement sur les 
nervures, d’ecailles noirälres; premiere ligne blanchâtre, oblique, légè- 
rement courbée du premier liers de la côte aux deux cinquièmes du 
bord interne, assez largement bordée de noirätre du côté interne, suivie 
d'un point noir sur la médiane et d’un autre sur le pli; deuxième ligne 

25 


— 386 — 


blanchälre ou blanc ocracé, plus forte sur la côte, rentrant obliquement 
des cinq sixièmes de la côte, formant un angle aigu du côlé externe 
au-dessus du milieu, rentrant ensuite et se dirigeant droit à l’angle 
anal, bordée indistinelement des deux côtés de noirâtre et suivie d’une 
courte strie costale noirätre. Le point discoïdal inférieur gros, noir, 
placé sur la médiane qui est finement marquée en blanc. Une rangée 
indistincte de points marginaux; la frange gris pâle, striée de trois 
lignes plus foncées. 

Ailes inférieures d’un gris brunätre pâle, plus foncées sur les bords, 
le liséré terminal brun foncé; la frange gris blanchâtre, une ligne plus 
foncée à la base. 

Tête brun ocracé. Palpes labiaux bien plus longs que la tête, 
ascendant droit, ocrace pâle, noirâtres sur les côtés. Antennes noirâtres, 
épaissies chez le 4, finement ciliées, avec une touffe triangulaire 
d’ecailles noires dans le sinus. Thorax ocracé brunätre, grisätre sur le 
dos. Abdomen du  ocracé, de la © d’un gris ocrace, blanchätre, la 
base des anneaux teintée de noirätre. Patles du  ocracées, de la © 
ocracé blanchâtre, plus ou moins saupoudrées de noirälre. 

Très voisine de Laiasalis, WIk. et d’Oculiferella, Meyr., se distin- 
guant par ses lignes transversales bien mieux écriles, et aussi par sa 
petite taille et le point discoïdal unique. Les deux sexes se ressemblent. 

Je ne connais cetle espèce que par la description. 

Parramatta (Australie), une paire prise en décembre à la lumière 
(coll. Meyrick). 


116. ©. Nodicornella, Rag., Nouv. gen., p. 21 (Pl. XIII, fig. 14). 


20 mill. 5‘ Ailes supérieures allongées, étroites, d’un ocrace bru- 
nätre, plus brunes dans l’espace médian, les points discoïdaux très gros, 
très obliques, bruns, presque confluents. Lignes transversales pâles, 
indistinctement bordées de brun dans l’espace médian, la bordure de la 
première presque noire, oblique, faiblement coudée au milieu. Deuxième 
ligne rentrant fortement sur le pli discoïdal, rentrant ensuite très obli- 
quement et droit au bord interne. Points marginaux noirs, indistincts, 
un peu cunéiformes. Frange ocracé brunâtre. Le bord interne à la base 
est distinctement saupoudré de noir. Dessous ocracé brunâtre sale; 9 et 
10 parallèles, presque confluentes, 4 el 5 d’un point. 

Ailes inférieures jaunâtre sale, semi-transparentes, teintées distinc- 
tement de brunâtre au sommet, le bord sinueux sous l’apex, un peu 
coudé au milieu, les nervures à peine plus foncées, la frange jaune 
brunälre; 2 de l’angle, 8 el 7 presque réunies jusqu’au milieu de leur 
longueur, 3 el 5 sont tigées. 


— SN — 


Tele et thorax ocracé rougeätre, un peu teintés de gris; front blan- 
châtre. Antennes remarquablement aplaties, nues, érès larges, l'article 
basilaire gros, quadrangulaire, ocracé rougeälre foncé; la touffe singu- 
lièrement grosse, entière, à peine ouverte au milieu, ocracé foncé d’un 
côté, brun rougeätre de l’autre. Les palpes manquent à l'unique individu, 
Abdomen ocracé brunâtre un peu rougeâtre. Paltes ocracé rougeälre 
les tibias postérieurs un peu grisâtres avec un anneau noirâtre; tarses 
brun noirâtre. 

Se distingue des espèces du groupe de Dionysia par ses ailes infé- 
rieures teintées de brunâtre, par la deuxième ligne des supérieures 
rentrant {res fortement sur le pli discoïdal, par ses points discoidaux, 
la strie noire sur le bord interne, et par ses antennes. 

Lahore (Indes or.). Un coll. Ragonot. 


117. ©. Mundalis, WIk., Cat., XXVII, p. 67. (Rag., Pl. XII, fig. 44.) 


— € 20 mill. 2 22 mill. Ailes supérieures du % étroites, allongées, 
faiblement courbees sur la côte, obliques et arrondies sur le bord 
externe, surtout à l’angle anal, grises, marbrées de brunätre par places, 
plus brunes à la base et sur la côle, un peu saupoudrées de noir; un 
nuage brunätre, interrompu, traverse obliquement l’espace médian; le 
bord interne, sauf à la base, est lavé de noirätre. Lignes transversales 
päles, peu distinctes, interrompues; la première est oblique sur la côte, 
presque verticale ensuite, formant un petit angle sur la dorsale, et 
bordée de noirätre du côté externe sur les nervures. Deuxième ligne 
oblique, rentrant sur le pli discoïdal, oblique ensuite, bordée de taches 
noirâtres sur les nervures du côté interne, et lisérée indistinctement de 
brunâtre du côté externe. Une liture brunâtre, oblique, de l’apex. Points 
discoïdaux distincts, petits, noirs, presque superposés. Points marginaux 
bien marqués, noirs. Frange gris brunälre avec une teinte rougeälre, 
la base jaunâtre. Dessous brun avec un reflet pourpre; la frange comme 
en dessus, mais plus foncée, précédée d’une ligne noirâtre interrompue ; 
nervures 9 et 10 rapprochées, 4 et 5 écartées. 

Ailes inférieures semi-transparentes, irisées, blanc jaunâtre avec 
des reflets jaune brunätre, les nervures plus foncées, la côte noirälre, 
la frange jaunâtre, blanchâtre à l'extrémité, précédée d’une ligne brun 
foncé; la nervure 2 rapprochée de l’angle. 

Tête et thorax gris-ocracé rougeätre avec de rares écailles noirätres. 
Antennes très aplaties, fortes, ocracé rougeälre; la touffe entière lavée 
de noirâtre d’un côté, de l’autre jaunätre, dépassant à peine le bord de 
la tige, ouverte et noire au milieu. Palpes labiaux pressés contre le 
front, touffu, dépassant à peine le vertex, d’un ocracé un peu rougeälre. 


388 — 


Abdomen ocracé brunâtre pâle, un peu rougeätre, plus rouge en dessous. 
Pattes gris-ocracé rougeätre. 

La © est plus grande, d’un gris-brun uni, un peu rougeältre, les 
lignes transversales päles, très fines, continues, à peine bordees de 
couleur’ foncée; la première plus distincte sur la nervure dorsale, ia 
deuxième rentrant faiblement sur les deux plis, un peu bombée au 
milieu ; l’espace médian avec le nuage oblique indistinct, le bord interne 
non lavé de noir; les ailes inférieures également semi-transparentes, 
mais plus foncées que chez le %'; la tête et le thorax de la couleur des 
ailes supérieures ; les antennes brunes, filiformes; les palpes dépassant 
le vertex, minces, ocracé grisâtre pâle mêlé de brun. 

Le G diffère de ses congénères par sa couleur marbree, ses points 
marginaux gros et bien noirs, la ® ressemble beaucoup à Subterrella, 
mais ses ailes inférieures ne sont pas aussi blanches et pures. 

Ceram (Mus. brit.), Java, Célèbes (coll. Snellen et Ragonot). 


118. ©. Subterrella, Rag., Nouv. gen., p. 21 (Pl. XV, fig. 18). 


24 mill. 2 Ailes supérieures très étroites, allongées, presque 
droites sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, surtout à 
l’angle anal, brunes, fortement saupoudrées de noirätre, surtout posté- 
rieurement; le bord interne, presque à la médiane, plus noir; les lignes 
transversales de la couleur du fond, ombrées de noirâtre dans l’espace 
médian; la première, placée presque au milieu, verlicale, oblique sur la 
côte, projetant un angle rentrant sur la nervure dorsale, où elle est 
précédée d’une tache noire. Deuxième ligne oblique, rentrant sur les 
plis, un peu bombée et dentelée au milieu, suivie d’une faible ligne 
foncée. Points marginaux petits, noirs, peu distincts; frange plus claire 
que le fond. Points discoïdaux noirâtres, distincts, superposés. Dessous 
brun noirâtre pâle, luisant, avec la trace d’une deuxième ligne pâle, la 
frange plus pâle que le fond; nervures 4 et 5 convergentes, mais écar- 
tées; 8 et 10 écartées, parallèles. 

Ailes inférieures d’un blanc pur, irisées, légèrement lavées de noi- 
rätre sur la cöle à l’apex jusque dans la frange, avec un filet brun 
distinet sur le bord; la frange jaune brunâtre, plus foncée que l'aile, 
avec un filet brunâtre à la base. Dessous plus foncé, fortement irisé, la 
côte brune, la frange blanche; nervure 2 tout près de l’angle, 3 et 5 
paraissant longuement tigées, 7 et 8 très rapprochées. 

Tête et thorax ocracé rougeâtre, thorax plus foncé; antennes 
brunes ; palpes épais, bruns, un peu obliques, à articles bien marqués, 
le 3° ne dépassant pas le vertex, large, coupé obliquement au sommet; 
pattes brun grisâtre. 


= EE — 


Ressemble beaucoup à Terrella et à Mundalis, Wlk., plus petite que 
Terrella, plus foncée, les ailes supérieures plus étroites, surtout à la 
base; les lignes transversales mieux écrites, plus päles; les bordures 
des lignes continues, la frange des inférieures plus foncée. Mundalis a 
une teinte plus grise, les lignes plus pâles, les points marginaux très 
distincts et les ailes inférieures sont teintées de jaune brunätre, plus 
encore en dessous, et la frange est plus pâle que le fond; en outre, les 
palpes sont bien plus longs et minces, aplatis; le 2° arlicle dépassant le 
verlex, squammeux par devant, alors que chez Subterrella le 2° déborde 
des deux côtés le 3° arlicle au sommet. 

Bathurst (Gambie, Afr. occ.), deux 9 prises par M. Carter, dans ma 
collection, et une © de Zanzibar (coll. Staudinger). 


419. ©. Terrella, Rag., Now. gen., p.20 (Pl. XII, fig. 15). 


26 mill. Ailes supérieures étroites, allongées, droites sur la côte, 
arrondies vers l’apex, obliques sur le bord externe, à peine arrondies à 
l’angle anal, ocracé jaunätre, lavées de noirätre le long de la côte, plus 
largement sur le bord interne, depuis la première ligne jusqu’à l’angle 
anal, surtout sur la nervure dorsale; l’espace terminal légèrement 
ombré de noirätre. Premiere ligne indiquée par un point noirâtre sur 
la côte, un peu avant le milieu, un autre un peu au delà sur la ner- 
vure médiane et un troisième juste en dessous, sur la nervure dorsale, 
précédé de deux autres points strigiformes le long de la nervure dorsale. 
Deuxième ligne un peu plus claire que le fond, parallèle au bord 
externe, légèrement bombee entre les deux plis, indiquée du côté in- 
terne par des points noirâtres sur les nervures. Les nervures dans 
l’espace terminal sont striées de noirätre. Points marginaux dislincts, 
petits. Frange gris noirâtre. Points discoïdaux petits, distincts, un peu 
obliques. Dessous brun noirätre, une ligne plus foncée vers l’apex. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, la côte noirätre; une fine 
ligne marginale noirätre; la frange blanche avec un filet brunâtre à la 
base. 

Tête et thorax ocracés, un peu lavés de brun; palpes assez épais, 
droits, un peu obliques; le 3° article petit, mais distinct. Palpes maxil- 
laires brun rougeätre. Antennes brun rougeätre, aplaties; la touffe 
d’ecailles petite, gris noirätre du côté interne, blanche du côté externe, 
avec un sillon au milieu rempli d’ecailles noires; l’article basilaire 
ocracé par devant, grisätre par derrière. Abdomen ocracé brunâtre, 
blanchätre en dessous. Pattes gris brunâtre, saupoudrées d’ecailles 
noires; une tache noire près de l'extrémité des libias postérieurs; les 
tarses non annelés. 


— 390 — 


La © est comme le (, mais elle est plus fortement et egalement 
saupoudrée d’écailles noires; le bord interne est largement lavé de noir. 
Les ailes inférieures sont comme chez le 5. Antennes brunes. Palpes 
labiaux assez minces, squammeux; le 3° arlicle allongé. 

Ressemble à la Dionysia, Zell., et à mon Akbarella, mais plutôt à 
cette defnière, comme aspect général, mais Akbarella a les ailes infe- 
rieures toutes blanches; la couleur est d’un gris brunâtre uni avec la 
première ligne dislincte. Comme dessins, la Terrella ressemble davantage 
à la Dionysia, mais celle-ci est plus courte, plus jaune, presque sans 
écailles foncées; elle a la même nervulation.. 

Natal, Zanzibar (coll. Staudinger). 


120. ©. Dionysia, Zell., Is., 1846, p. 760, Steit. e. Zeit., 1867, p.372; 
H.-S., fig. 162, IV, p. 77. 


18 à 20 mill. 5 Ailes supérieures assez élroites, faiblement courbées 
sur la côte; le bord externe oblique, arrondi; d’un ocracé jaunätre ou 
ocracé grisätre uni, faiblement saupoudrées de noir sur la côte et le 
bord interne. Lignes transversales rapprochées, interrompues, faible- 
ment indiquées par des petits points noirälres sur les nervures; la pre- 
mière est presque verticale, rentrant en un angle sur la dorsale; 
deuxième ligne oblique, parallèle au bord externe, rentrant sur les plis. 
Points discoidaux peu visibles, l’inférieur mieux marqué, noir. Points 
marginaux noirs, petits, mal définis. Frange un peu plus pâle que le 
fond. Une courte liture brune, oblique, de l’apex. 

Ailes inférieures blanc uni, semi-transparentes, un peu jaunâtres 
et irisées, lisérées de brunätre ; la frange blanche, la côte brunätre. 

Tête et thorax de la couleur des aïles supérieures; antennes brun 
roussâtre ; la touffe entière, ne dépassant pas le bord de la tige, gris 
blanchâtre d’un côté, brun noirätre de l’autre, noire au milieu. Palpes 
labiaux un peu obliques, épais, blanchâtres tachetés de brunâtre, dépas- 
sant le vertex; le 3° article distinct, mince. Abdomen ocracé jaunâtre 
saupoudré de brun. Pattes blanc ocracé. 

La © est un peu plus grande que le (/, le fond de l'aile est plus 
chargé d’écailles noirätres, surtout le long du bord interne, l’espace 
médian parail plus foncé et plus large, et les deux points discoidaux 
sont distincts; les ailes inférieures paraissent d’un blanc plus pur, la 
frange à peine séparée de l’aile par une ligne plus foncée. 

Un 5 (coll. Christoph) est d’un ocracé jaunätre uni, sans (races 
d’ecailles foncées, les lignes transversales très indistinctes. 

La Dionysia se trouve dans les pays bordant la Méditerranée, soit 
en Andalousie, Portugal, Sicile, Tunisie, Palestine et aussi à Schahrud 


= AU — 


(Perse sept.), Natal, etc., volant au mois de mai. Zeller en a pris un 4 
sur un chardon. 


421. ®. Akbarella, Rag., Nouv. gen., p. 20 (Pl. XV, fig. 49). 


& 19 mill. 2 25 mill. Ressemble comme forme et dessins à Dionysia, 
mais la couleur est d’un ocracé brunätre, avec une légère teinte rougeälre, 
chez le Z à peine saupoudrées de noirätre sur le bord interne; les 
lignes transversales très indislinctes, plus päles que le fond, faiblement 
lisérées de brunâtre, disposées comme chez Dionysia, mais visiblement 
plus écartées. Le point discoïdal inférieur seul visible, les points margi- 
naux minuscules, la frange un peu plus pâle que le fond. 

La © diffère du par ses ailes plus allongées, saupoudrees fine- 
ment de noirâtre, plus fortement sur le bord interne, parfois lavées 
de noirätre dans toute la moitié dorsale et à la base; les lignes trans- 
versales sont comme chez le 4, mais un peu plus distinctes, les deux 
points discoidaux visibles, obliques; les ailes inférieures d’un blanc 
plus pur: le filet marginal moins foncé et effacé vers l’angle anal. 

Pour le reste, l'Akbwrella ressemble à Dionysia, dont elle n’est peut- 
être qu'une variété. 

Karachi, Allahabad (Indes orient.), en avril. 


422. ©. Fuscitella, Rag., Nouv. gen., p. 21 (Pl. XV, fig. 17). 


22 mill. © Ailes supérieures assez étroites et allongées, la côte 
presque droite, arrondie pres de l’apex; le bord externe oblique, arrondi. 
Ailes d’un gris brunätre, finement saupoudrées de noir, la côte et la cellule 
un peu plus grises; une courte liture oblique, brunälre, de l’apex. 
Lignes transversales et points discoïdaux invisibles; pourtant, dans un 
certain jour, on semble voir deux lignes päles, la première faiblement 
coudée postérieurement au milieu, et la deuxième paraissant rentrer 
très obliquement dans sa moitié dorsale. Points marginaux noirs, mal 
définis. Frange gris brunätre avec une ligne plus foncée, irrégulière au 
milieu. Dessous gris brunâtre luisant avec une leinte pourpre: 

Ailes inférieures transparentes, un peu irisées, blanc jaunâtre; les 
nervures brunâtres, la frange blanche, précédée de deux filels bruns. 

Tête et thorax gris, un peu saupoudres de noir. Abdomen ocracé 
saupoudré de brun. Palpes ascendants, dépassant de leur moilié le 
vertex, blanchätre sale, saupoudrés de noirâtre; le 3° article plus noir. 

Antennes brunâtres, lavées de gris pâle et finement annelées de 
brun en dessus. Pattes gris brunâtre, saupoudrées de noir; les tarses 


plus jaunes. 


— 392 — 


Sa couleur et l’absence de dessins la distinguent facilement. 
Gambie (Afrique oce.). Une © prise par M. Carter à la lumière, 
juillet-août ; dans ma collection. 


423. ©. Pulverulenta, Warren, Proc. Zool.Soc., 1888, p. 336 (Sper- 
matophthora). (Rag., Pl. XLI, fig. 18.) 


17 mill. 2 Ailes supérieures grises, fortement saupoudrées de bru- 
nâtre mêlé de blanc; les lignes à peine visibles, indiquées comme des 
ombres, un peu plus päles que le fond ; la premiere ligne parait cou- 
dée postérieurement au milieu; la deuxième est presque parallèle à la 
première, mais moins coudee; le point discoidal inférieur dans une 
tache pâle. 

Ailes inférieures d’un blanc jaunälre, semi-transparentes; les ner- 
vures 3 et 5 paraissent ligées, 2 de l’angle. 

Tête, thorax et palpes gris. 

Une © prise à Cambellpore (Indes or.) le 23 juillet. (Mus. bril.) 


42h. ©. Sordida, Stgr., Hor. Ent. Ross., XV, p. 196 (38). (Rag., 
Pl. XV, fig. 21.) 


18 à 22 mill. Ailes supérieures moyennes, faiblement courbées sur 
la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, assez prolongées 
à l’apex, ocracé grisätre, avec une légère teinte rougeätre, la côte blanc 
jaunâtre, finement saupoudrée de rares écailles noires, les nervures 
blanches, saupoudrées et lavées de noir d’une facon irrégulière, les 
lignes transversales indistincles; la premiere esl presque verticale, 
indiquée par des écailles noires sur les nervures médiane et dorsale, 
qui sont blanches, et par une petite strie coslale noire et oblique. 
Deuxième ligne parallèle au bord externe, indiquée par des écailles 
noires sur les nervures blanches du côté interne, formant au milieu des 
dentelures ; elle est interrompue sur les plis et bordée de noir des deux 
côtés sur la côte. Points discoïdaux gros, ovales, superposés, l’inferieur 
sur la nervure médiane. Frange formée de {rois rangs d’écailles bru- 
nâtres, blanches à leur extrémité. Dessous gris brunätre, plus foncé 
vers la côle, laquelle est lisérée indistinctement de blanc jaunätre; la 
frange comme en dessus. 

Ailes inférieures luisantes, semi-transparentes, gris-jaune brunälre 
uni, la frange blanche avec un filet brunätre, suivi d’un filet jaunälre à 
la base. 

Tête et thorax blanc jaunâtre, saupoudrés de brun foncé. Antennes 
brunätres, en dessus gris blanchâtre, faiblement annelées de brunälre; 
la touffe entière, petile, avec un sillon au milieu, blanc jaunâtre, poudrée 


— 393 — 


de brun du côté externe. Palpes blanc jaunâtre sale mêlé de noirätre, 
surlout à la base, au sommet et sur le 3° article, mais sans former de 
dessins. Abdomen ocracé grisâtre. Palles blanc jaunâtre, saupoudrées 
d’ecailles noires assez espacées ; les tarses avec des anneaux plus foncés. 
Espèce assez obscure, à dessins peu dislincls. 
Amasie, 27 juin au 6 août ; Ordoubad (Arménie russe), du 3 et 20 juin. 
Le type figuré et décrit se trouve dans la coll. Staudinger. 


125. ©. Ocelliferella, Rag., Nouv. gen., p. 21 (Pl. XIII, fig. 14). 


24 mill. 2 Aïles supérieures larges, droites sur la cöle, mais un 
peu arrondies vers l’apex, presque droites sur le bord externe, arrondies 
à l’angle anal, d’un gris vineux; la côte gris blanchätre, les nervures 
légèrement lavées de noirâtre. Première ligne indiquée seulement par 
deux points blancs superposés, suivis d’un point noir sur les nervures 
dorsale et médiane, lesquelles sont un peu lavées de blanc; deuxième 
ligne faiblement indiquée par des points blanchätres, échancrée sur les 
plis, oblique et presque droile à partir de la nervure 5, à peine ombrée 
de couleur foncée. Points discoïdaux distincts, l’inférieur un peu plus 
éloigné de la base, placé dans une fine liture blanche qui se continue 
jusqu’au point médian de la première ligne. Points marginaux dislinels, 
l’espace terminal un peu lavé de gris. Frange gris brunälre clair. Des- 
sous gris ocracé, la côte plus claire. 5 

Ailes inférieures brun-ocracé très clair, plus claires vers la base, 
plus foncées vers les bords, lisérées de brun; la frange blanc-ocracé, 
précédée d'une ligne. plus foncée. Dessous d’un gris-ocracé clair uni; 
la frange plus pâle. 

Tête et thorax gris rougeätre. Abdomen ocracé, blanchätre en des- 
sous. Palpes courbés, longs, le 2° arlicle dépassant le vertex; le 3° article 
long, blanc grisâtre, saupoudré d’écailles d’un gris rougeälre. Antennes 
gris rougeätre, l’arlicle basilaire gris. Patles grises, saupoudrées d’é- 
cailles gris rougeätre, les larses brun-ocracé uni. 

Tchefoo (Chine), 1e août. Une © dans ma collection. 


426. ©. Piliferella, Rag., Nouv. gen., p. 20 (Pl. XV, fig. 20). 


& 20 mill. 2 22 mill. Ailes supérieures étroites, presque droites 
sur la côle, le bord externe un peu sinueux, arrondi à l’angle anal; ailes 
d’un gris noirätre, l’espace basilaire fortement lavé de noirätre, laquelle 
couleur se continue jusqu'à la moitié de l’espace médian, au-dessous 
des points discoidaux; ceux-ci sont réunis en forme d’une fine lunule. 
Les nervures sous la lunule discoidale et dans l’espace terminal sont 
un peu plus foncées que le fond. Lignes transversales blanchälres, fine- 


— 394 — 


ment bordées, dans l’espace médian, de noir et, de l’autre côté, de 
brunâtre. La première commence un peu avant le milieu de la côte; 
elle est oblique, un peu convexe extérieurement, et forme un angle 
sur la dorsale, finissant très obliquement au delà du milieu du bord 
interne. La 2° est presque verticale et parallèle au bord externe. Frange 
gris noirâtre précédée d’une fine ligne noire. Dessous gris noirâtre, le 
bord interne gris clair, la côte jaunie chez le , avec une traînée 
d'écailles noires près de la base, entre la côte et la nervure coslale. 

Ailes inférieures du & transparentes, blanchätres, noirätres sur la 
côte et finement bordées d’un double filet brunälre; la frange blanche: 
La nervure médiane, jusqu'au milieu de l’aile, et la nervure 1b presque 
en entier, sont garnies de longs poils jaunes très dislincts. 

Tête el thorax gris noirâtre. Palpes gris noirâtre, épais, cylindriques; 
le 3° article très petit, presque invisible. Palpes maxillaires brun rou- 
geätre. Front proéminent. Antennes brun rougeälre, l’article basilaire 
sris noirâtre, à peine pubescentes, aplalies, la touffe assez forte, blanche 
des deux côtés. Abdomen gris brunätre, lavé d’ocracé en dessus anté- 
rieurement, des poils noirs à l’anus. Dessous du corps et les patles 
blanchâtres saupoudrés d'écailles noires. 

La © a les ailes plus larges, plus brunes. Les ailes inférieures sont 
teintées de brun jaunätre, les poils sur les nervures médiane et 1 5 sont 
comme chez le 4, mais concolores. L’abdomen est jaunätre zone de 
noir. Les palpes tres minces, longs, les antennes noirälres. Nervulation 
comme celle de Sordida. 

Le ressemble à une Phycita, mais la nervulation et les palpes 
sont differents. 

Natal (coll. Staudinger). 


Gen. MYRLAEA!, Ras. 
(Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 234.) 


Front lisse. Antennes aplaties, nues, courbées près de la base, la toufle 
d’ecailles assez forte, entière, avec un sillon au milieu, parfois creuse du côté 
externe ; celles de la © simples, cylindriques. Palpes labiauæ ascendants, ceux du 9° 
montant droit, pressés contre le front, dépassant le vertex, lisses, arrondis par 
devant, le 3° article minuscule; ceux de la © plus squammeux, écartés de la face, 
un peu courbés, aplatis, le 3° article plus long. Palpes maæillaires du 5' formant 
une longue aigsrette ocracé rougeätre renfermée dans un sillon dans les palpes 
labiaux ; ceux de la © squammeux, aplalis contre le front. Trompe forte. Corps 
assez robuste. Ailes supérieures sub-triangulaires, allongées, étroites à la base, 
l’apex sub-aigu, le bord externe oblique; onze nervures : 8 et 9 tigées, 2, 3 et 4 


1. Nom ancien d'une ville de la Bithynie. 


— 395 — 


parallèles, 5 convergeant un peu avec 4, écartée, 9 longue, 10 parallèle à la tige de 
8et9. Aves infémeures avec huit nervures, 8 libre, 4 et 5 tigées, ou le paraissant 
seulement parfois et naissant d'un point; 3 de l'angle, 2 très écarlée; la transver- 
sale remonte un peu le long de la médiane. — Type : Epischniella. 


Se distingue de Salebria par ses antennes aplaties, nues, et sa 
nervulation; Tarmitalis et Delassalis semblent faire un passage au genre 
Laodamia. 

TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Touffe des antennes du ç entière : 
. B. Première ligne blanche, continue, presque verticale, sur un 


fond noir mêlé d'un peu de blanc. . . . . . . . . Orcella. 
*BB. Première ligne très oblique, fortement coudée, inter- 
rompue : 


G. Supérieures noirâtres : 
1. Supérieures noirätre uni, l’espace basilaire blanchä- 
tre sale, la côte en dessous avec une traînée d’ecail- 
les noires ; les inférieures teintées de bleuâtre. . . Epischniella. 
2. Supérieures fauves ou brunes, largement lavées de 
noir sur les nervures, la côte et la base; les lignes 
transversales fines, blanches . . . . . . . . . . Albistrigata. 
*CG. Supérieures grises : 
D. Points marginaux noirs, distincts, les ailes supérieures 
gris foncé, les inférieures blanches. . . . . . © Serratella. 
*DD. Points marginaux nuls, les ailes inférieures (de la ©) 
brunâtre très clair : 
1. Gris assez foncé, un peu brunätre; 1" ligne pâle, 
assez distincte, la 2° longuement dentelée; points 
discoïdaux très distincts. . . . . . . . . . . . . Obliteratella. 
2. Gris pâle; la 1" ligne indiquée seulement par deux 
stries noires, 2° ligne distincte, non dentelée ; points 


discoïdaux minuscules. . . . . . . . . . . . . . Pulverulentella 
*AA. Les antennes avec des écailles seulement du côté interne du 
sinus : 


E. Deuxième ligne très indistincte, la 1° précédée d’une 
large bande noirätre : 


1. Ailes noires, l’espace basilaire ocracé rougeâtre.. . Tarmitalis. 
2. Ailes jaune ocracé, la côte roussâtre. ... . . Delassalis. 
*EE. Lignes transversales distinctes, blanches; ailes rous- 
sätres marbrées de noir et de blanc. . . . . . . . Marmorata. 


127. M. Orcella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 232. (Pl. XV, 
fig. 22). 


24 mill. Ailes supérieures presque droites sur la côte, obliques, à 
peine arrondies sur le bord externe, l’apex assez aigu. Ailes d’un noir 


— 396 — 


grisätre, un peu teintées de brunätre sur le disque, les nervures noires. 
Lignes transversales blanchâtres, assez indistinctes; la premiere plus 
blanche, un peu oblique, droite, formant un très petit angle sur le pli 
dorsal postérieurement, suivie d’une tache dorsale blanchätre sur la ner- 
vure dorsale; la deuxième est oblique, échancrée sur les plis, bombée 
au milieu. Points discoïdaux noirs, à peine visibles, suivis d’une tache 
blanchätre, indislincte, s'étendant à la côte. Le bord externe est sau- 
poudré de blanc, la frange est d’un gris noirätre. Dessous gris noirâtre 
luisant, la côte d’un noir profond. 

Ailes inférieures gris brunâtre avec une teinte rougeätre, les ner- 
vures plus foncées, la frange blanche précédée d’un double liséré brun; 
le dessous est semblable, mais la cote est marquée d’une courte et fine 
ligne d’ecailles noires; une ligne semblable, mais plus longue, se trouve 
à la base de la nervure costale. I 

Tête en dessus blanchätre, le thorax noir mêlé de blanc; l’abdomen 
noirätre sale, annelé d’ocracé, en dessous blanchätre saupoudre de noir. 
Palpes épais, lisses, arrondis par devant, pressés contre le front, noirs, 
grisâtres à la base; palpes maxillaires forts, d’un rouge brun, blan- 
châtres à la base. Antennes un peu aplaties, brunälres, grisälres en 
dessus, l’article basilaire noir, la touffe d’ecailles assez forte, blanchâtre 
mêlé de gris, avec un sillon au milieu rempli d’ecailles d’un noir pro- 
fond. Pattes blanchätres saupoudrées de noir, les tarses annelés de blanc, 
Une petite aigrette de poils jaunes à la base des ailes, entre les deux 
dernières paires de pattes. 

Ne peut être confondue qu’avec la Neph. Cynicella Chr., mais en 
dehors de la différence de forme des palpes etdes antennes, la Cynicella 
a les ailes bien plus obtuses, la deuxième ligne fortement dentelée, à 
peine échancrée sur les plis. l 

Une 2 de Margelan n'a pas d’Ecailles noires, les ailes inférieures 
paraissent plus pâles et ont une ligne médiane pâle; les palpes sont 
squammeux et acuminés. 

Namangan, Margelan. Coll. Staudinger. 


128. M. Epischniella, Stgr., Hor. Ent. Ross., XV, p. 200 (42) (Rag., 
Pl. XII, fig. 20); Dentilineella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 234. 


29 mill. & 2 Ailes supérieures droites sur la côte, obliques et 
arrondies sur le bord externe, l’apex assez aigu, gris noirätre, blanc 
saupoudré de noir jusqu'au milieu sur la côte, la côte dans l’espace basi- 
laire plus blanche, le pli dorsal et le bord interne teintés de brunätre. 
Une ombre noire traverse obliquement l’espace médian. Lignes trans- 
versales très écartées sur la côte, très rapprochées sur le bord interne, 


— 397 — 


très irrégulières; la première oblique sur la côte, indiquée seulement 
par sa large bordure externe noire; au-dessous, la première ligne se 
prolonge poslerieurement en une longue boucle, assez mal définie, entre- 
coupée par une strie noire sur la médiane; enfin, elle forme un angle 
rentrant blanc, à peine liséré de noir, sur la dorsale, entrecoupant une 
strie noire sur celle-ci. Deuxième ligne blanche, lisérée de noir des 
deux côlés, très oblique, rentrant sur le pli discoïdal, bombée et serrati- 
forme au milieu, rentrant très profondément sur le pli dorsal, où elle 
est enlrecoupee par une longue tache blanche, pendant que la partie 
dorsale de la deuxième ligne se prolonge postérieurement en une dent 
très longue et aiguë sur la dorsale. Le bord de l’aile est gris pâle et les 
points marginaux sont noirs et distincts. Frange blanchâtre, largement 
striée de gris foncé. Points discoïdaux assez distincts, petits, obliques. 
Dessous gris brunälre foncé, plus pâle au delà de la deuxième ligne, 
qui est faiblement eslompee, plus distincte, plus noire sur la côte; le 
bord interne largement gris jaunâtre pâle. La cote, jusqu’à la sous- 
costale, de la base aux deux cinquièmes de l’aile, garnie d’ecailles 
grossières d'un noir intense; au-dessous de la sous-costale, au milieu de 
l'aile, se trouvent deux stries noires plus courtes. 

Ailes inférieures semi-transparentes, faiblement brunätres, forte- 
ment teintées de bleuätre, irisées, les nervures brunes, le bord de l’aile 
brun noirätre, la frange d’un blanc pur, jaune à la base, laquelle est 
précédée d’un filet brunâtre. Cellule assez courte, 3 de l’angle. 

Tête blanc jaunälre, avec quelques rares écailles noirätres, le 
vertex déprimé. Thorax gris-noir, l'extrémité postérieure blanchâtre. 
Abdomen gris brunätre. Palpes arrondis par devant, se rejoignant, 
lisses, blanchälres, saupoudrés de noir; le 3° article noir, minuscule. 
Antennes blanchâtres, faiblement annelées de noirâtre, le dessous brun; 
l’article basilaire blanchâtre saupoudré de noir; la touffe assez grosse, 
entière, d’un blanc nacré du côté externe. Dessous du corps et les 
pattes blanchâtre finement saupoudré de noir, les tarses noirätres à 
l’extrémité. 

La © (dont je n'ai vu qu'un spécimen decolore, la couleur et 
dessins étant devenus brunâtre sur un fond blanc d'ivoire, par suite si 
différente que je l’ai prise pour une autre espèce) a les mêmes 
dessins et sans doute la même couleur que le /; ses ailes inférieures 
sont plus jaunes, plus foncées, les palpes plus longs, le 3° article plus 
distinct; ils sont à peine saupoudrés de noir, presque blancs vers la 
base. Le dessous des ailes supérieures est d’un brunätre uni sans 
stries d’écailles noires. 

Amasie, Malalia, Krasnowodsk, en mars (coll. Stgr. et Rag.). 


— 398 — 


499. ME. Albistrigata, Slgr., Hor. Ent. Ross., XNI, p. 86 (22) (Rag., 
Pl. XII, fig. 17.) 


29 mill. 2 28 mill. Ailes supérieures comme chez Epischmiella, 
mais d’un brun fauve plus ou moins clair ou foncé, avec les nervures 
lavées dé noir et plus ou moins saupoudrées de blanc; la côte dans 
l’espace basilaire, et surtout dans l’espace médian, plus blanche. Lignes 
transversales érès irrégulières el sinueuses, blanches, continues, parfois 
interrompues sur les plis, lisérées de noir dans l’espace médian, distinc- 
tement plus rapprochées sur le bord interne; la première oblique, den- 
telée, rentrant en un fort angle sur la nervure dorsale. Deuxième ligne 
oblique, rentrant fortement sur les plis, bombée étroitement et serra- 
tiforme au milieu, la dent sur la dorsale très courte. On voit à peine la 
trace d’une ombre foncée oblique dans l’espace médian. Les nervures 
dans l’espace terminal sont distinetement striées de noir ainsi que le 
bord de l’aile, lequel est indistinctement entrecoupé par des écailles 
blanches. Frange d’un gris de plomb, un peu brunie, luisante. Points 
discoïdaux noirs, presque superposés. Dessous brun foncé, plus pâle 
au sommet, les nervures noirälres, dans l’espace terminal blanchätres; 
la deuxième ligne bien marquée, blanchâtre, se continuant sur la côte 
des ailes inférieures ; la côte sans stries d’écailles noires. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanc jaunâtre, teintées de 
bleu, irisées, les nervures marquées en brun, le liséré terminal noi- 
râtre ; la frange blanche, jaune à la base, précédée d’un filet noirälre. 
Dessous avec la côte brunie et la trace d’une bande médiane pâle. 

Tête brunätre, le vertex déprimé, blanc jaunälre. Thorax brunätre, 
un peu saupoudré de blanc postérieurement. Antennes brunes, un peu 
blanchälres, obscureies par des anneaux bruns en dessus; la touffe 
assez forle, blanche, tachetée extérieurement par de grossières écailles 
noires par devant. Palpes plus minces que chez Epischniella, blanchälres, 
saupoudrés de brun, surtout au sommet, les écailles sur le 2 article 
formant une bande plus foncée à la base el une aulre près de l’apex, 
qui est blanc; le 3° article est noir et distinct. Abdomen ocracé, forte- 
ment saupoudre de brun ou de noirälre en dessus et en dessous. Pattes 
blanchälres, saupoudrées de noirätre ; les tibias des pattes intermédiaires 
avec un large anneau noir, les tarses noirs. 

La © est comme le %', mais ses ailes inférieures sont d’un brun 
noirâtre clair uni, la frange blanche. 

Celte espèce varie beaucoup comme couleur, certains mâles ayant 
un fond fauve clair landis que d’autres sont bruns. Une © provenant 
de Schalıkuh, prise le 10 juillet (coll. Christoph), est plus grande que 
le (30 mill.), plus obtuse à l’apex, d’un gris brunätre uniforme, for- 


— 899 — 


tement lavée de blanc et saupoudrée de noir dans l’espace basilaire el, . 
obliquement, dans l’espace médian. 

Albistrigata ressemble bien à Epischniella, mais s'en distingue 
par la forme et netteté des lignes transversales, les lignes plus rappro- 
chées, le fond brunâtre ou fauve, les supérieures du 5' sans trainees 
d’ecailles noires sur la côte et au milieu en dessous; les ailes supé- 
rieures sont aussi moins prolongées à l’apex. 

Eile paraît assez commune en juillet. Amasie, Schahkuh, Kasiko- 
paran, Syrie. Coll. Romanoff, Christoph, Staudinger et Ragonot. 


130. M. Serratella, Rag. (Pl. XV, fig. 23). 


22 mill. © Ailes supérieures assez allongées, faiblement et réguliè- 
rement courbées sur la côte, presque verticales sur le bord externe, 
arrondies et obliques à l’angle anal, gris foncé, fortement saupoudrées 
de noirätre dans l’espace basilaire et dans la moitié postérieure de l’espace 
médian, où la partie noirâtre forme une ombre oblique qui remplit 
toutes les sinuosites de la deuxième ligne, qu'elle ne dépasse pas. 
Première ligne indistincte, blanchâtre, interrompue, marquée à peine 
sur la partie costale, où elle est bordée, extérieurement, par une strie 
noire courte et oblique sur la côte et une courte strie noire allongée 
sur la médiane; sur la dorsale elle est plus visible et forme un crochet 
blanchätre, dont la pointe est tournée vers la base. Deuxième ligne à 
peine plus pâle que le fond, reconnaissable seulement par sa bordure 
interne déjà décrite et des fraits noirs sur les nervures, formant une ligne 
longuement dentelée, oblique, rentrant fortement sur le pli dorsal, 
décrivant un angle très aigu et saïllant sur la dorsale. Points discoidaux 
noirs, ronds, dans de courtes stries sagittées blanchâtres. Points mar- 
ginaux noirs, dislincts, mais mal définis. Frange brun clair striée de 
plus foncé et tachetée de noirätre à la base. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, un peu irisées, les ner- 
vures distinctement brunies, le liséré marginal et la côte bruns; la 
frange blanchätre, brunie un peu vers l’apex, avec un filel brun à la base. 

Tête et thorax gris foncé; palpes plus pâles, étant blancs, sau- 
poudrés de quelques écailles noires, le 3° article plus foncé. Pattes 
blanches saupoudrées de noir, les tarses plus noirs. 

Ressemble, comme disposition des dessins, à Albistrigata et à 
Obliteratella; s’en dislingue par sa couleur, la deuxième ligne longue- 
ment dentelée, et par les ailes inférieures. Aux supérieures, 4 et 5 sont 
convergentes, rapprochées vers la base, mais séparées; aux inférieures, 
7 et 8 paraissent ligées, mais ne sont qu’accolees. 

Mardin (Mésopotamie). Une © coll. Staudinger. 


— 400 — 


131. M. Obliteratella, Erschoff (Pemp.) Reise in Turk., p. 83, 
pl. V, fig. 87. (Rag., Pl. XIII, fig. 20.) 


23 mill. Ailes supérieures courtes, un peu arrondies sur la côte, non 
arquées à la base, obliques, arrondies sur le bord externe, grises, légè- 
rement teintées de brunälre; les nervures indiquées en noirätre, sauf 
dans l’espace terminal, et formant la deuxième ligne, qui est noirätre, 
oblique, dentelée, bombée au milieu, rentrant sur les plis, et suivie 
d’une ligne pâle très indislincte. La premiere ligne est oblique sur la 
côle et est indiquée par trois points noirs sur les nervures; au delà elle 
se continue en un crochet blanc sur la nervure dorsale. Chez la 2 ces 
lignes sont continues et ombrées de noirâtre dans l’espace médian. 
Points discoïdaux dislinels, noirs, ronds, obliques, l’inférieur dans une 
fine strie blanchâtre ; frange gris brunätre, points marginaux invisibles. 
Dessous gris brunâtre, l’espace terminal plus clair. 

Ailes inférieures gris brunâtre clair et uni, chez la 2 plus päles à 
la base; la frange est blanche précédée de deux lignes brunes. Dessous 
gris, la côte et les nervures brunälres. 

La tête et le thorax gris brunâtre; l’abdomen gris ocrace; les 
antennes jaune-ocracé, nues, aplaties, la touffe d’écailles blanche, avec 
un fin sillon au milieu. Palpes bruns, blancs à la base, le 2° article long, 
le 3° article très petit. Dessous du corps et les pattes blanc jaunätre 
saupoudré de noir, les tarses plus foncés. Palpes de la © squammeux, 
le bord du 2° article et de l’arlicle basilaire au sommet saillant. Ils sont 
d’un blanc mêlé de noir, surtout sur le 3° article et à la base du 2% article. 

Sables de Kasil-Kum (Turkestan) et Askhabad (Transcaucasie), coll. 
Romanoff et Erschoff. 


132. M. Pulverulentella, Rag., Nouv. gen., p. 23 (Pl. XII, fig. 14). 


25 mill. 2 Gris pâle ou blanches, également saupoudrées d’ecailles 
fines, allongées, d’un noir brunälre, plus clairsemées vers la côte. 
Lignes transversales indistinctes, la première très interrompue, n’etant 
indiquée que par une série notre très oblique, se prolongeant postérieu- 
rement sur la sous-costale et bordant la côle jusqu’à la base; une autre 
strie, plus courte et moins distincle, se trouve sur la médiane, et sur la 
nervure dorsale on voit quelques écailles noirâtres. Deuxième ligne 
oblique, sinueuse, rentrant sur les plis, à peine plus pâle que le fond, 
bordée du côté interne de noirätre, sa bordure externe plus pâle: elle 
est suivie, dans l’espace terminal, d’une ombre noirätre indistincte el 
irrégulière; les points marginaux manquent, la frange est d’un blanc 
brunâtre. Points discoïdaux très pelits, indistincts, presque super- 
posés. 


— L01 — 


Ailes inférieures d’un brunätre très clair, lisérées de plus foncé; la 
frange est blanche avec une ligne brunâtre vers la base. 

Dessous des ailes gris brunâtre uni, la frange plus claire. 

Tête et thorax gris pâle, le front un peu conique; les palpes labiaux 
recourbés, ne dépassant pas le vertex, blancs, avec quelques écailles 
noires sur le 3° article au milieu et au sommet du 2° article. Antennes 
blanches, assez distinctement annelées de noirätre. Abdomen brunätre 
clair, le segment anal ocracé. Dessous du corps et les pattes d’un blanc 
saupoudré de noirâlre. Les tarses des pattes antérieures et intermé- 
diaires entièrement noirs, finement annelés de blanchätre. 

Pulverulentella a la plus grande ressemblance avec Obliteratella et 
n’en diffère que par la disposition de la premièreligne, la deuxième ligne 
non dentelée, l’absence de points marginaux foncés, la couleur des ailes 
inférieures et de l'abdomen, par la couleur des tarses (ceux d’Oblitera- 
tella n'ayant que les deux derniers entièrement noirs), par les palpes 
plus lisses, et enfin par les rameaux de la médiane des ailes inférieures 
plus courtes, 2 à 5 formant un triangle parfait, 3 et5 étant distinctement 
tigées, 2 naissant presque de l’angle. 

Palestine; 3 © coll. Rev. O. P. Cambridge et D: Tristam. 


133. M. Tarmitalis, Hulst (Pempelia), Trans. Am. Ent. Soc., 
1886, p. 162, 1890, p. 153. (Rag., Pl. XV, fig. 25.) 


26 mill. Ailes supérieures très étroites, allongées, courbées sur la 
côte, obliques et arrondies sur le bord externe, obtuses à l’apex, ocracé 
roussätre, fortement lavées de noir au delà de l’espace basilaire, devenant 
d’un noir intense sur la côte ainsi qu’à la place de la première ligne, 
remplacée par une érès large bande verticale, de façon que l'aile parait 
entièrement noire postérieurement, formant un vif contraste avec la cou- 
leur roussätre de l’espace basilaire. Premiere ligne très indistincte, à 
peine plus pâle que le fond, se détachant à peine du bord interne de 
la bande ; deuxième ligne à peine plus pâle que le fond, érès indistincte, 
rentrant sur les plis, bombée au milieu. Points discoïdaux noirs, 
obliques, assez distincts. Frange gris noirâtre luisant. Dessous brun 
noirâtre uni, les nervures longues, 8 et 10 très rapprochées, parallèles, 
1 et 5 rapprochées, sub-paralleles vers leur origine. 

Ailes inférieures jaunälre sale, les nervures brunälres, les deux 
filets marginaux noirätres, la frange grise. Nervures 7 et 8 séparées, 
2 bien écartée de l’angle, 5 remontant un peu parallèle à 3 à leur nais- 
sance. 

Tête noire, thorax d’un rouge lavé de noir, à reflets cuivres; 
abdomen ocracé brunâtre, lavé de noirâtre à la base des anneaux. 


26 


— 102 — 


Antennes noirälres, la touffe avec des reflets cuivres, du cöte interne 
largement ouverte et noire. Touffe frontale noire, assez forte. Palpes 
labiaux assez longs, le 3° article distinct, les palpes mazillaires courts, 
blanchätres. Pattes noires, les tarses faiblement annelés de blanchätre. 
La 2 est comme le /', mais la premiere ligne paraît mieux marquée. 
Colorado (Am. Sept.). Un G' dans ma collection et d’autres dans celle 
de M. Hulst. 


13h. M. Delassalis, Hulst (Neph.), Trans. Am. Ent. Soc., 1886, 
p. 161, 1890, p. 154 (Salebria) (Rag., Pl. XII, fig. 6); Fernaldi, Rag., North 
Am. Phyc., p.9. 


26 mill. Ailes supérieures absolument de la taille et de la forme 
de Tarmitalis, les dessins sont pareils, mais le fond de l’aile est d’un 
ocracé pâle, faiblement teinté de roussâtre postérieurement, la côte dis- 
tinctement rouge brique lavée de noirälre vers lapex. Première ligne 
très indistincte, indiquec par une très large bande notre, verticale, briève- 
ment oblique et rouge sur la côte. Deuxième ligne à peine visible. Points 
discoïdaux petits, noirs, obliques, distincts; frange jaune sale. 

Ailes inférieures semi-lransparentes, jaunâtres, les nervures bru- 
nâtres, la frange blanche, précédée de deux fines lignes brunes. 

Dessous des supérieures ocracé brunâtre uni avec une teinte rous- 
sâtre ; inférieures plus foncées qu’en dessus. 

Tète gris pâle, ocracée par derrière; thorax ocracé roussâtre pâle; 
abdomen ocracé jaunâtre, faiblement lavé de noirâtre à la base des 
anneaux. Palpes assez longs, gris noir, gris blanchälre à la base, le 
3 article distinct. Antennes brun clair, la touffe très réduite, largement 
ouverte au milieu, ocracé pâle des deux côtés. Dessous du corps ocracé 
blanchätre, l'extrémité de l’abdomen jaune; les pattes grises, celles de 
devant noires. Nervulation comme chez Tarmitalis. 

La © est plus petite que le &! (24 mill.) et la première ligne paraît 
plus distincte. 

Nevada, Colorado, New Mexico, Arizona (Amér. Sept.); prise aux 
mois d’aoüt et septembre. Coll. Hulst, Oberthür et Ragonot. 


435, NM. Marmorata, Alph. (Neph.), Troudy Ent. Ross., X (1877-8), 
p- Ak, Mem. sur les Lép. Rom., V, p. 239, pl. XII, fig. 6. 


d 28 mill. 2 26 mill. Ailes supérieures de la forme de celles de 
Tarmitalis, un peu plus larges à la base, blanchätres, lavées de roussätre 
dans l’espace basilaire et dans l’espace médian, surtout sur les plis, laissant 
la cellule, une grande tache après la première ligne sur la dorsale et 
une large bande, blanchälres, saupoudrees de noir sur la côte et sur les 


— 103 — 


nervures. Première ligne indistincte, fine, blanche, paraissant oblique, 
visible sur la médiane et formant un angle rentrant distinct sur la 
dorsale, précédée d’une large bande notre, un peu oblique, coudée sur 
la côte, largement coupée, ainsi que la première ligne, sur le pli dorsal 
par la couleur roussätre, bordée du côté interne d’une large bande blanche 
irrégulière. Deuxième ligne fine, blanchâtre, oblique, rentrant sur les 
plis, bombée et dentelée, parfois interrompue, au milieu ombrée de 
noirälre mêlé de roussälre des deux côtés, plus largement du côté 
externe. Une ligne marginale noire, irrégulière, interrompue; la frange 
gris brunâtre. La côte dans l’espace médian est pâle saupoudrée de 
noir, devenant tout noir après la première ligne; l'ombre oblique est peu 
distincte, les points discoïdaux bien visibles, noirs, obliques, ayant une 
tendance à se réunir, l’inferieur placé sur une liture sagittée blanche. 
Une tache blanchätre sur la nervure dorsale suit la première ligne. Dessous 
des ailes brunâtre uni, avec quelques traces de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures gris-brun uni, les nervures plus brunes, ainsi que 
deux filets sur le bord; la frange est blanchâtre. 

Tête et thorax gris roussâtre. Antennes brunâtres, la touffe large- 
ment ouverte et noirâtre du côté interne. Palpes labiaux longs, noirätres, 
le 3° article distinct, petit, acuminé. Abdomen noirälre, ocracé sur le 
bord postérieur des anneaux. Pattes noirâtres avec les tarses annelés 
de blanc. 

La © ressemble au ç, mais elle est plus petite, avec une touffe 
frontale assez distincte, les palpes plus longs, aplalis, un peu squam- 
meux, pâles à la base, le 3° article plus long. 

Cette espèce bien nommée se trouve dans la Russie méridionale 
(à Odessa, Sarepta et près de Taganrog, où elle est très commune); on 
la rencontre en avril, mai et août el commencement de septembre. Elle 
ne peut être confondue avec aucune autre espèce. 


Gen. LAODAMIA:, Rag. 


(Nouv. genres, p. 22.) 


Front squammeux. Trompe forte. Antennes sinueuses près de la base, faible- 
ment aplaties, la touffe à la base forte, entière ou creuse d’un côté. Palpes labiaux 
ascendants, longs, dépassant sensiblement le vertex ; lisses chez le d, le 3° article 
court, plus mince, acumine; ceux de la © plus squammeux, minces, graduelle- 
ment acumines, en forme de faucille. Palpes maæillatres du g' en aigrette. Ailes 
supérieures allongées, étroites, convexes sur la côte, presque verticales au sommet, 
arrondies à l’angle anal, avec onze nervures; 4 et 5 convergentes mais séparées, 


1. Nom mythologique. 


— 404 — 


10 très rapprochée et parallèle à 8, 9 tigée avec 8. Ales inférieures un peu pro- 
longées à l’apex, sinueuses sous l’apex, avec huit nervures, la cellule assez courte, 
les nervures longues, 7 et 8 longuement accolées, paraissant tigées, 3 et 5 parais- 
sant brièvement tigées, 4 de 5, 2 un peu avant l'angle. — Type : Faecella. 


Ce genre, ou sous-genre, se distingue de Salebria par ses antennes 
aplaties, ses palpes bien plus longs et plus effiles, son front moins 
lisse, ses ailes plus allongées, les supérieures ordinairement avec 4 et 
5 comme 10 et 8, très rapprochées, les inférieures avec la cellule 
bien plus courte, les nervures, par suite, plus longues, 2 plus écartée 
de l’angle, toutefois la nervulation varie un peu suivant les espèces et 
on serait parfois tenté de les réunir à Myrlaea, si ce n’était la longueur 
des palpes et la forme allongée des ailes. Euzopherella, par sa forme et 
ses dessins, s’ecarte beaucoup de ses congénères, mais c'est une 9 et 
on ne peut être certain du genre qu'après avoir étudié le &. Flawi- 
tinctella se distingue de suite par le bourrelet d’ecailles en relief après 
la première ligne, ses palpes très minces, en forme de faucille, et la 
touffe très réduite des antennes. | 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Supérieures sans lignes transversales, lisses : 


B. Palpes labiaux de la © avec une forte touffe d’écailles par 
devant du 2° article : 


1. Supérieures d'un noir uni. . . . . . . . . : . Permigerella. 
2. Supérieures ocracé brunâtre, lavées faiblement de 
noirâtre sur la côte. . . . . . . . : nn... Africanella. 


*BB. Palpes de la © lisses, acuminés : 
G. Ailes sans strie costale blanche : 
D. Ailes inférieures foncées : 
1. Ailes d'un noir profond sur la côte, tournant au 
brun foncé sur le bord interne, les ailes inferieu- 
HONOR ie oc 00 00 to00 a 60 0 o 00 o ee UOUTORAUT 
2. Ailes supérieures ocracées, la côte bordée de brun. Furvicostella. 


*DD. Ailes inférieures semi-transparentes, claires : 
1. Supérieures ocracé brunätre teinté de rougeätre ; 
un point discoïdal. . , . . . . . . . . . . . . Gualemalella. 
2. Supérieures gris vineux foncé, layées largement 
de noir vineux sur le pli discoïdal sous la côte, le 
bord interne rose lie de vin. . . . . . . . . . . Oenochreella. 


3. Supérieures rouge carmine, le bord interne jaune. Semirubella. 


GG. La côte avec une strie blanche : 
1. Supérieures rouge carminé, le bord interne 
Jane CO ON OISMO 0 do 010 o duo Vi SUR 


2. Supérieures jaunes, la frange rose.. . . . Var. Icterella. 


— 405 — 


AA. Lignes transversales faiblement indiquées; ailes lisses : 


E. Supérieures grises, une strie brune sur la côte au mi- 
Heiboe 5 » © 0 00 0 0 0 20 6 à &0 0 mo cc Drm 
EE. Supérieures noir brunätre luisant. . . . . , . . . . Infausia. 
*EEE. Supérieures brun rougeätre foncé, fortement saupou- 
drées d'écailles grises : 
1. Écailles grossières, lignes visibles. . . . . . . . Griseosparsella 
2. Ecaillestresfines,indistinctes,lignesinvisibles. Var. Nigrans. 
AAA. Liones transversales distinctes, ailes lisses : 
F. Lignes écartées davantage sur la côte : 
G. Points discoïdaux obliques, séparés : 
1. Supérieures gris-noir luisant. . . . : o o WEB 
. Supérieures gris foncé. . . . . . . . . . Var. Frigidella. 


2 
3. Supérieures gris foncé, les lignes largement om- 
brées de rouge vineux sombre et luisant. . . . . Faecella. 


4. Supérieures gris brunätre uni, sauf une tache 
costale triangulaire qui est noire, bordant la pre- 
ENTRE END à 0 0 0 à 6/0 0 0 à doc 0 où pe PUS 


*GG. Points discoïdaux réunis en une lunule noire irré- 
gulière ; ailes grises, les bordures de la première 
Tane IERS 0 0 0 0 0 0 0 0 © 0 8 0 » © 0 00 Vikadella: 


*FF. Lignes plus rapprochées sur la côte que sur le bord 
interne; ailes brun rougeätre, ocracé sale au som- 
met; lignes fortement lisérées noir, tête jaune. . Euzopherella. 


*AAAA. Ailes jaunes; 2° ligne invisible, 1° ligne blanche, bordée 
de noirätre du côté interne et d’un bourrelet d’e- 
cailles roussâtres en relief du côté externe, . . . Flavitinctella. 


136. L. Euzopherella, Rag., Bull. Soc. ent. France, 1889, p. cexIx 
(Pl. XV, fig. 24). 


26 mill. @ Ailes supérieures assez étroites à la base, larges au 
sommet, la côte droite, fortement arquée près de l’apex, le bord externe 
vertical, un peu arrondi à l’angle anal. Ailes d’un ocracé sale, fortement 
lavées de brun-rouge mêlé de noir, plus foncées sur le bord interne, ne 
laissant que le sommet de la couleur du fond, encore les nervures sont- 
elles saupoudrées de noirâtre; la partie plus claire s’étend d’un peu 
avant l’apex, obliquement, jusqu'aux deux tiers Au bord interne, et est 
assez nettement tranchée par une ligne noirälre diffuse. Lignes {rans- 
versales très rapprochées, plus rapprochees sur la côte, plus écartées sur 
le bord interne, ocracées; la première peu distincte, visible par son liséré 
externe très fin, noir; elle est verticale au milieu, rentrant obliquement 
sur la côte et sur le bord interne, formant un angle rentrant sur la 
nervure dorsale. Deuxième ligne très distincte, oblique, bombée au 


— 406 — 


milieu, s’etendant à l’angle anal, bordée de deux lignes noires assez 
épaisses et suivie, sur la côte, d’une ombre noirâtre. Ligne marginale 
noire, interrompue; frange ocracée mêlée de brun noirâtre. Sur le 
disque, immédiatement après la première ligne, se voit un érait fin, 
- vertical, noir. 

Ailes inférieures brun-noir uni avec un reflet pourpre, la côte 
revêtue d’écailles lisses, luisantes, verdätres, avec un aspect métallique; 
les nervures plus foncées, la ligne marginale jaunätre, lisérée des deux 
côtés de noirâtre ; la frange brun noirâtre. 

Dessous des quatre ailes gris noirâtre uni, les inférieures avec un 
reflet pourpre, les supérieures avec la côte rougeälre. 

Tête ocracé pâle; thorax brun mêlé de rougeätre et de noirâtre; 
antennes brunes. Palpes minces, acuminés, recourhés, ocrac&rougeälre, 
gris brunâtre à la base. Abdomen brun grisâtre, lavé de brun noirälre 
vers la base. Dessous du corps et les pattes ocracé brunâtre, les paltes 
tachetées de noir, les tibias postérieurs avec une bande noire. 

Très remarquable par la forme et dessins des ailes, qui rappellent 
certaines espèces d’Euzophera. 

Port Moresby (Nouvelle-Guinée). Une © prise par M. Kowald. 


137. L. Faecella, Zell., /s., 1839, p. 179, 1846, p. 774; F.R., pl. 60, 
fig. 3, p. 160; H.-S., IV, p. 75; Hein., 157. 


28 mill. 5 2 Ailes supérieures allongées, courbées légèrement sur 
la côte, très obliques sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, 
aiguës à l’apex, d’un gris foncé, un peu luisantes, saupoudrees de noi- 
râtre mêlé de rouge-brun sombre, cette dernière couleur dominant et 
donnant une feinte générale pourpre, qui est plus accentuée chez la 9, 
et surtout dans les parties foncées de l’aile. Lignes transversales dis- 
linctes, plus rapprochées sur le bord interne ; la première très oblique, 
droite, avec un angle rentrant, plus ou moins distinct, sur la nervure 
dorsale, blanchâtre, tranchant sur la couleur foncée, à peine ombrée de 
noirâtre, sauf sur la côle, où elle est suivie d’une liture triangulaire 
noir rougeâtre, fondue postérieurement, et sur le bord interne, où elle 
est précédée d’une tache noir rougeâtre. Deuxième ligne pâle, fine, un 
peu oblique, presque droite, rentrant un peu sur les plis, fortement 
dentelée au milieu, largement ombrée de noirâtre mêlé de rouge sombre 
des deux côtés. Une ombre rougeätre oblique traverse l’espace médian; 
points discoidaux dislincts, obliques. Ligne marginale noire, épaisse, 
irrégulière ; frange gris brunâtre. Dessous brunälre sale avec de faibles 
traces de la deuxième ligne se continuant en une bande médiane pâle 
et indislincle sur les ailes inférieures. Nervures 8 et 10 parallèles, un 


— 407 — 


peu écartées, 4 et 5 parallèles et très rapprochées d’abord, divergentes 
ensuite. 

Ailes inférieures brun grisätre avec une teinte pourpre, les nervures 
brunätres, la frange jaunätre, brunätre vers l’apex, précédée de deux 
filets bruns. Nervures 7 et 8 longues, sub-parallèles, paraissant tigées, 
la cellule très courte, 3 et 5 d’un point de l’angle. 

Tête gris pâle; antennes brunes, la touffe étroite, entière, brune, 
du côté interne jaunätre pâle, un sillon noir au milieu en dessus. Palpes 
très longs, lisses, recourbés, dépassant de leur moitié le verlex, acu- 
minés à l’apex, mais le 3° article indistinct. Thorax gris-noir teinté de 
rouge sombre. Abdomen gris-noir, un peu ocracé sur le bord postérieur 
des anneaux. Pattes blanchätres, fortement saupoudrées de noir rou- 
geätre, les tarses noirs annelés de blanchâtre. 

La © ressemble au 5, mais elle est plus rouge, ses palpes sont 
courbes, plus effilés, le 3° article long et distinct, la tête gris brunätre 
mêlé de roussâtre, les ailes inférieures plus foncées. 

Une © (coll. Staudinger) de l'Amour, a les ailes supérieures dis- 
tinctement plus étroites que dans le type et la deuxième ligne est plus 
fortement Echancree sur le pli dorsal. 

La chenille est inconnue; le papillon vole en plein soleil aux mois 
de juillet et août dans les endroits sablonneux, dans les bois de bou- 
leaux (Betula alba), se posant sur les feuilles. Son vol est très vif. 

Allemagne, Galice, Finlande, Russie méridionale et Sibérie orientale. 


138.1. Griseosparsella, Rag. (Pl. XLIII, fig. 10); 
a. Var. Nigrans, Rag. (Pl. XLIII, fig. 11). 


26 mill. Ailes supérieures allongées, très étroites à la base, 
dilatées graduellement, faiblement courbées au delà du milieu de la 
côte, un peu obliques sur le bord externe, très obliques à l’angle anal, 
Papex assez aigu, d’un brun rougeätre foncé, fortement saupoudrées, 
jusqu’à la deuxième ligne, d'écailles grises et noires. Lignes grises, peu 
distinctes, à peine ombrées de brun dans l’espace médian; la première 
coudée, sa partie costale longue, s'étendant obliquement jusqu’au pli 
dorsal. Deuxième ligne oblique, faiblement bombée au milieu. Points 
discoïdaux peu visibles, ronds, obliques, noirälres. L'espace terminal est 
faiblement strié de noir sur les nervures. Dessous brunâtre, la deuxième 
ligne ombrée de plus foncé du côté interne; nervures 4 et 5 conver- 
gentes, rapprochées vers la base, 3 tout près de l’angle, parallèle à 2, 
10 presque accolée à 8. 

Ailes inférieures brunes, plus päles à la base, plus foncées sur les 
nervures et sur l'extrême bord; frange un peu plus claire. Dessous 


— 408 — 


plus päle, une bande mediane pâle; cellule courte, 3 de l’angle, la 
transversale remontant au delà, 7 et 8 séparées. 

Tête et thorax bruns, l’abdomen brun grisâtre. Antennes brun-noir, 
la tige un peu aplatie, pubescente, la louffe forte, entière, ocracée du 
côté postérieur. Palpes labiaux très longs et forts, dépassant le vertex 
de leur moilie, élargis vers le sommet, brun-noir; les palpes maxillaires 
volumineux, ocracé rougeûtre. 

Un second n’a aucune trace de lignes transversales ni de points 
discoïdaux ; les écailles grises sont très fines, bien moins denses, visibles 
seulement à la loupe, plus également répandues; à peine voit-on une 
partie de l’espace terminal sans écailles grises minuscules, indiquant 
ainsi où s'arrête la deuxième ligne; l’aile est par suite plus brune, plus 
foncée vers la base, luisante; le reste est comme dans le type. C'est la 
variété Nigrans. 

Cette espèce est voisine de Faecella et de Fusca. 

Japon. Coll. Holland, de Pittsburg (Pens.). 


439. L. Fusca, Hw., Lep. Br., 293; Steph., IV, 310; Wd., 1683; 
Stt. Man., Il, 176; Hein., 156; Grote, Bull. U. S. Geol. Surv., 1878, 
p- 695; Snellen, Vlind. Nederl. Micr., I, p. 135; Hulst, Trans. Am. Ent. 
Soc., 1890, p. 156; Spadicella, Zk (Hb. fig. 226 ?); Germ. Mag., Ill, p. 168; 
Tr., IX, 1, p. 154; Zell., Is., 1848, p. 748; Carbonariella, F.R., pl. 60, 1, 
p. 157; Zell., Is., 1839, p. 180, 1846, p. 772; Dup., X, p. 235, 293; H.-S., 
IV, p. 76; Posticella, Zelt., Ins. Lap., p. 976; Janthinella, Dup., X, 281, 
fig. 2, pp. 235 et 292; Moestella, Wik. Cat., XXVII, p.53: Cacabella, Hulst 
(Pinipestis), Ent. Am., III (1886), p. 133. 

a. Var. Frigidella, Pack. (Eudorea?), Proc. Bost. Soc. N. H., 1866, 
p. 53, Ann. N. Y. Lyc. N. H., vol. X (1873), p. 271 (Rag., Pl. XVII, fig. 3). 


27 à 30 mill. Ailes supérieures étroites, surtout à la base, allongées, 
courbees sur la cöle au delà du milieu, très obliques sur le bord 
externe, arrondies à l’angle anal, assez aiguës à l’apex, d’un gris-noir 
uni (ou noires finement saupoudrees de gris), plus noires sur les nervures, 
faiblement lavées de brunätre sur les plis; les lignes transversales gris 
foncé, souvent à peine plus claires que le fond et indislinctes, ombrées 
de noir; la première oblique, droite, formant un angle rentrant très 
distinct sur la dorsale, où l’aile est plus noire; la bordure noire sur la 
côte extérieurement plus large et plus foncée. Deuxième ligne presque 
verticale, rentrant plus ou moins fortement sur les plis; la partie 
médiane à peine saillante, oblique, droite ou faiblement bombée et den- 
telée. Points discoïdaux assez gros, noirs, triangulaires, se réunissant 
presque par leurs pointes; ligne marginale d’un noir intense, fine, 


— 409 — 


interrompue. Frange gris-brun noirätre luisant, avec une fine ligne 
grise au milieu. Dessous des supérieures gris brunätre foncé avec une 
bande plus pâle à la place de la deuxième ligne et se continuant indis- 
tinctement sur les inférieures; nervures 8 et 10, ainsi que A et 5, très 
rapprochées et parallèles jusqu’à la moitié de leur longueur, divergentes 
ensuite. 

Ailes inférieures gris brunâtre pâle, faiblement transparentes; les 
nervures brunes, les lignes marginales brun foncé, la frange blanche; 
la cellule courte, 2 très écartée de l’angle, 3 et 5 de l’angle, brièvement 
parallèles à l’origine, 4 courte. 

Tête et thorax noirs. Antennes noir brunâtre, la touffe assez forte, 
entière, brun-noir, avec une teinte violacée du côté externe, plus pâle, 
avec des reflets métalliques du côté inlerne, avec un large sillon noir au 
milieu en dessus; l’article basilaire épais, squammeux, avec un sillon 
au sommet de la couleur de la louffe. Palpes labiaux semi-cylindriques, 
longs, dépassant de leur tiers le vertex, un peu renflés au sommet du 
2° article, le 3° article assez distinct, acumine; ils sont noirs, un peu 
saupoudrés de gris. Palpes maxillaires moyens, blanc jaunâtre. Front 
avec une touffe. Abdomen gris-noir, un peu brunälre. Pattes gris-noir. 

La © ressemble au ; ses palpes sont plus aplatis, écartés de la 
face et l’un de l’autre; ses ailes inférieures plus foncées. 

Les exemplaires du Groënland et d’Esquimaux Island sont très 
saupoudrés de blanc, de facon qu’ils paraissent presque gris, avec les 
lignes transversales très nettes et blanches. Je réserve pour ce type 
boréal le nom de Var. Frigidella. 

Il n’y a aucun doute que la Spadicella Zinck. ne soit la Fusca Hw., 
pendant que la fig. 226 de Hübner est peut-être une Fusca grise. De 
même la Cacabella Hulst est sans contredit la Fusca Hw. 

Le papillon fréquente les bruyères, souvent en abondance, en mai 

‚et au mois d'août, montrant une très grande préférence pour les endroits 
incendiés, sa livrée noire la rendant invisible au milieu des brins de 
tiges calcinées. La chenille toutefois n’a pas encore été trouvée, mais 
on suppose qu'elle vit sur le bouleau (Betula) ou la bruyère (Calluna), 
mais elle a été élevée de l'œuf sur le Vaccinium myrtillus et le saule 
marceau (Salix caprea). « D’abord rouge, la têle et les incisions noirälres, 
plus tard elle devient cylindrique, un peu atténuée postérieurement, 
d’un noir sombre uni, avec une teinte olive foncé, brunâtre aux incisions 
(rarement tout à fait brune), le ventre plus pâle, le vaisseau dorsal noir, 
les trapézoïdaux un peu en relief, peu distincts, noir luisant ainsi que 
la tête et les pattes écailleuses » (Porritt). 

Cette espèce est très répandue dans la région paléartique, se trou- 
vant dans l’Europe septentrionale et centrale, la Russie, descendant 


— 410 — 


dans le sud-ouest de la France et en Castille, remontant en Islande, 
Groënland, l'Amérique Septentrionale et le Japon. 


140. L. Infausta, Rag. (Pl. XLI, fig. 20). 


31 mill. Ailes comme celles de Fusca, comme forme, mais d’un 
now brunätre et luisant, sans mélange d’écailles blanches, les bandes à 
peine plus claires que le fond, très indistinctes; la première ligne invi- 
sible. Points discoïdaux réunis en un fin croissant noir peu visible. 

Ailes inférieures gris noirâtre uni, les nervures plus foncées. 

Pour le reste, elle ressemble à Fusca, dont elle n’est peut-être 
qu'une variété. 

Ala Tau. Un / coll. Staudinger. 


hh1. L. Umbrosella, Ersch. (Catastia), Hor. ent. Ross., XII, p. 339, 
Mem. sur les Lép. de Rom., vol. II, pl. XVI, fig. 7. (Rag., Pl. XVII, fie. 2.) 


23 mill. 2 Ailes supérieures de la forme de celles d’Adelphella, 
étroites, sub-parallèles, faiblement élargies au delà du milieu, courbees 
sur la côte, presque verticales sur le bord externe, arrondies à l’angle 
anal, brun-noir avec une légère teinte pourpre, devenant d’un noir pro- 
fond sur la côte, sauf à l’apex; la frange longue, gris brunâtre. Dessous 
noir brunâtre uni, la frange brunâtre; les nervures 8 et 10 sont paral- 
leles et très rapprochées, 4 et 5 sub-paralleles, écartées. 

Ailes inférieures faiblement sinueuses sous l’apex, brun grisätre, 
avec un reflet un peu violacé, les nervures brunes, le filet marginal 
noirâtre, la frange gris brunâtre. Dessous brun-pourpre uni, la frange 
jaunâtre sale; la cellule assez courte, 2 très écarlée de l’angle, 3 et 5 
arrondies à leur naissance, se touchant à un point, 7 et 8 séparées, 
longues. 

Tête noir brunâtre, les palpes un peu obliques, un peu aplatis, 
courts, larges, acuminés, lisses, un peu squammeux par devant; le 
3° article court, distinct, acuminé. Antennes noir brunätre. Thorax noir 
brunâtre, plus pâle sur les côlés. Abdomen brun foncé. 

Ressemble beaucoup à la S. Fumella, mais ses ailes sont entière- 
ment noires, plus foncées vers la côte, sans aucune irace de dessins. 
Elle diffère, en outre, par ses ailes plus élroites, moins arrondies sur 
la côte, ses ailes inférieures d’un brun uni. Le dessous des ailes, surtout 
des supérieures, est bien plus noir; les palpes sont plus courts, un peu 
obliques, et le 3° article est moins distinct. Par ses palpes, sa couleur 
et sa nervulalion, on serait tenté de la classer avec les Catastia, mais 
ses ailes sont trop étroites, et, surtout, ses antennes sont cylindriques, 
greles et non épaissies comme chez les 2 des Catastia. En outre, quoique 


— 411 — 


la nervulation concorde bien avec celle d’Umbrosella, chez les Catastia, 
8 et 10, ainsi que 4 et 5, sont sensiblement plus écartées; les palpes 
sont bien plus longs et effiles, et les tibias antérieurs sont poilus. 

Une 2, vieillie, dans la coll. de M. Erschoff, prise à Irkutsk (Sibérie 
orient.) le 31 mai 1866. 


449. L. Pernigerella, Rag., Bull. Soc. ent. France, 1889, p. cexix 
(Pl. XVII, fig. 8). 


23 mill. 2 Ailes supérieures étroiles, un peu convexes sur la côte, 
obliques et arrondies sur le bord externe, surtout à l’angle anal, d’un 
noir profond uni, sans dessins, paraissant saupoudrées d’ecailles d’un 
noir plus intense; le bord externe marqué d’une ligne interrompue d’un 
noir velouté, la frange noir-brun. Dessous d’un noir plus gris et luisant. 

Ailes inférieures transparentes, irisées, gris brunâtre très pâle, les 
nervures marquées en brun ainsi que deux fines lignes marginales; la 
frange blanchâtre teintée de brun noirâtre en approchant de l’apex. 

Tête brune, thorax noir, abdomen brun noirâtre, palles gris foncé, 
les tarses noirâtres. Palpes arqués, noirs; le 3° article jaunâtre, un peu 
sali de noirâtre au sommel, arqué; le 2° article élargi et prolongé par 
devant, au sommet, par des écailles. 

La couleur noir uni de cette espèce et la forme des palpes la distin- 
guent facilement. 

Port Moresby (Nouvelle-Guinée), pris par M. Kowald. (Coll. Rag.) 


443. L. Deformella, Moesch., Berl. e. Zeit., 1866, p. 147. (Rag., 
PI. XXI, fig. 19.) 


27 à 31 mill. £ 2 Ailes supérieures allongées, assez étroites, 
courbées sur la côte, plus faiblement chez le %', un peu obliques sur 
le bord externe, fortement obliques et arrondies à l’angle anal; d’un 
gris un peu brunätre, plus brunes sur la côte dans l'espace médian; les 
lignes transversales très indistinctes, souvent invisibles; la première, 
dans cerlains exemplaires, est grise et parait s'étendre obliquement de 
la côle au pli dorsal, rentrant en un angle fortement prononcé sur la 
dorsale, mais souvent sa partie médiane est oblilérée; parfois, quelques 
écailles foncées sur la côte et le bord interne marquent sa bordure 
externe. La deuxième ligne, quand elle est visible, est indiquée par sa 
bordure gris foncé, et est oblique, un peu bombee au milieu, rentrant 
un peu sur les plis. Points discoïdaux presque superposés, pelits, dis- 
linels, parfois invisibles, l’inferieur dans une liture gris pâle ou blan- 
châtre sur la nervure médiane. Points marginaux très petits, indistincts. 
Frange gris pâle, striée de ‘gris foncé. Nervures 4 et 5 écartées. 


— k12 — 


Ailes inférieures brun pâle, un peu jaunâtre, les nervures plus 
foncées; deux lignes brunes sur le bord; la frange blanche; la cellule 
moyenne, 3 et 5 écartées, mais paraissant brièvement tigées. 

Tête gris jaunâtre, thorax gris; antennes ocracé pâle; la touffe forte, 
grise, du côté interne à moitié ouverte, ocracée, noire dans le creux; 
l’article'basilaire gris. Palpes d’un gris-noir, très longs, minces, dépas- 
sant de près de leur moitié le vertex; le 2° article un peu renflé au 
sommet; le 3° article assez long, distinct. Abdomen gris brunâtre. Pattes 
ocrace grisätre, les tibias et fémurs fortement saupoudrés de brun et 
de noir. 

La 2 diffère peu du '; ses ailes inférieures sont de la même cou- 
leur, ses palpes ressemblent comme longueur et comme forme à ceux 
du , mais ils sont plus grêles. 

Cette espèce est remarquable par sa teinte d’un gris presque uni 
et ses dessins indistincts. Elle vole au mois d'août. 

Russie mérid., Turkestan, Kouldja. 


444. L. Mikadella, Rag. (Pl. XLII, fig. 9). 


32 mill. et 24 mill. © Ailes supérieures assez allongées, fortement 
convexes au delà du milieu, obliques et arrondies sur le bord externe, 
plus obliques à l’angle anal; ailes grises, teintées de brun pâle un peu 
rougeätre; la côte, la nervure médiane, le bord externe et l’espace basi- 
laire non teintés de brunâtre. La côte, l’espace basilaire et les nervures 
saupoudrés de noir. Lignes transversales très écarlées, pâles, teintées 
de brunätre, la première plus blanche, oblique, presque droite, large- 
ment bordée de noir du côté basilaire sur le bord interne jusqu’à la mé- 
diane, pendant qu’elle est bordée du côté externe d’une grande tache 
triangulaire noire sur la côte, s'étendant également à la médiane. 
Deuxième ligne sinueuse, dentelée, rentrant sur les plis, fortement 
bombée au milieu, lisérée de noir des deux côtés, plus largement sur 
la côte. Frange gris brunâtre, précédée d’une ligne noire n’atteignant 
pas la côte et finement entrecoupée de blanc. Points discoïdaux noirs, 
obliques, l’inférieur prolongé postérieurement et réuni, vers la base, 
au point supérieur par un filet noir formant une lunule irrégulière. 

Ailes inférieures brunes, les nervures plus foncées, le liséré ter- 
minal noir, la frange gris brunâtre. 

Dessous des ailes brun noirâtre, plus pâle dans l’espace terminal, 
dessinant ainsi la deuxième ligne aux supérieures et une ombre mé- 
diane aux inférieures. Aux supérieures 2, 3 et 4 parallèles, 4 et 5 rap- 
prochées, presque accolées vers leur base, 10 très rapprochée de 8. 


— L13 — 


Aux inférieures la cellule courle, 3 de l’angle, 4 moins de moitié de 5, 
7 et 8 séparées. 

Tête et thorax bruns, antennes brunälres, faiblement annelées de 
noirâtre. Front squammeux, palpes labiaux en faucille, longs, acu- 
minés, gris foncé, blanchâtres à la base. Abdomen brun, les premiers 
anneaux lavés de noir. Pattes gris foncé, les tarses noirs annelés de 
blanc. 

Un second exemplaire est bien plus petit et plus pâle, mais ne 
diffère en rien comme dessins. 

Cette grande espèce est remarquable par sa couleur unie, sur 
laquelle se détache la lunule discoïdale noire. 

Japon (coll. Pryer, n° 1298 et 1308), coll. Holland. 


415.1. Mundellalis, WIk. (Neph.), Cat., XXNIL, p. 67 (Rag., Pl. XLI, 
fig. 19.) 


24 mill. 4 Ailes supérieures élroites, droites sur la côte, arrondies 
à l’apex, gris brunätre uni, la côte au milieu lavée de noir, formant une 
tache triangulaire qui se fond dans la bordure de la 1" ligne, l’oblitérant 
sur la côte. La première ligne est oblique, coudée sur le pli dorsal pos- 
térieurement et rentre en un petit angle sur la dorsale; elle est blan- 
châtre, finement lisérée de noir du côté externe, largement bordée de 
noir du côté interne. Deuxième ligne oblique, rentrant sur le pli dis- 
coidal, droite ensuite, blanchâtre, lisérée du côté interne d’une fine ligne 
dentelée, indistinctement lisérée de noirâtre postérieurement. Frange 
plus pâle, précédée d’une ligne noirâtre, interrompue, peu distincte. 
Points discoïdaux peu distincts, noirs, obliques, entourés de couleur 
päle. L'espace médian est un?peu lavé de noirätre mêlé de blanchâtre. 

Ailes inférieures brun jaunâtre clair luisant, avec de faibles traces 
d’une bande médiane claire; la frange un peu plus pâle; les nervures 
3 et 5 paraissent un peu tigées, 2 éloignée de l’angle. Aux supérieures, 
4 et 5 sont très rapprochées à leur origine. 

Tête et thorax bruns; les palpes bruns, le 3° article très court; les 
palpes maxillaires roussâtre foncé; les antennes brun foncé, la touffe 
petite, creuse et noire du côté externe. 

Shanghaï. Un & coll. Mus. brit. 


146. L. Furvicostella, Rag. (Pl. XLIII, fig. 8). 


20 mill. 5’ Ailes supérieures étroites, régulièrement courbées sur 
la côte, très obliques sur le bord externe, ocracé pâle, faiblement lavées 
de roussätre, la cote bordée d’une série brun-noirätre, qui s’attenue et 
s’eteint avant d’arriver à l’apex. Frange plus pâle. Dessous ocracé bru- 


— klk — 


nätre; 2 éloignée de l’angle; 3, 4 et 5 écartées, parallèles, de l'angle, 
10 parallèle et rapprochée de 8. 

Ailes inférieures gris brunâtre, les écailles brunes, très petites 
et rondes; la frange concolore. Dessous plus pâle, la cellule moyenne, 
2 de l’angle, néanmoins écartée de la transversale, qui ne se rapproche 
pas distinctement de 3 à sa naissance, 7 et 8 libres. 

Thorax rouge sombre, la tête brunâtre. Antennes brunes, la touffe 
assez petite (la tige est brisée). Palpes labiaux noirätres; l’aigrette des 
palpes maxillaires ocracé rougeätre. Abdomen brunâtre ainsi que les 
pattes. 

Cette espèce est très reconnaissable à l’absence de tous dessins. 

Yesso (Japon), coll. Holland. | 


447. L. Africanella, Rag., Nouv. gen., p. 18 (Pl. XVII, fig. 5). 


26 mill. 2 Aïles supérieures de la forme de celles de Semirubella, 
mais avec la côte plus droite; elles sont d’un ocrace brunätre, lavées fai- 
blement de noirätre sur la moitie costale, sauf à l’apex et sur le pli 
dorsal. Lignes transversales invisibles, mais on voit un petit point noir 
sur la nervure dorsale, avant le milieu de l'aile, et les points discoïdaux 
superposés, mais le supérieur est presque imperceptible. Frange noi- 
rätre, à l’apex ocracée. 

Ailes inférieures brunâtre très clair, plus foncées sur les bords; 
frange blanc jaunâtre. 

Dessous des supérieures brun foncé uni, y compris la frange ; infé- 
rieures plus claires qu’en dessus, avec les nervures, la côte et un liséré 
terminal bruns; la nervure transversale ne se prolonge pas tout le long 
de la nervure 3 comme dans Semirubella, la nervure 2 est, par suite, dis- 
tinctement éloignée de l’angle de la cellule. 

Tête et thorax ocracés; antennes brunes. Palpes épais, squammeux, 
le 3° article très distinct, long. Palpes un peu arqués, ocracé clair lavé 
de brunätre. Palpes maxillaires cylindriques, atteignant le sommet du 
2° article des palpes labiaux. Corps blanchâtre, pattes brun noirätre 
uni; l'abdomen brunätre. 

On pourrait prendre cet insecte pour une variété de la Semirubella, 
mais les points noirs de l’aile, la forme des palpes et la nervulation l’en 
distinguent facilement. 

Natal. Une 2 coll. Staudinger. 


ku8.L. Guatemalella, Rag., Nouv. gen., p. 18 (Pl. XVII, fig. 6). 


26 mill. 2 Ailes supérieures étroites, courbees sur la côte, obliques 
et arrondies sur le bord externe, un peu luisantes, d’un ocrace brunätre 


— L15 — 


teinté de rougeütre, la côte plus brune (brun grisätre), les nervures fai- 
blement saupoudrées de noirätre, avec le point discoïdal assez distinct, 
noirâtre. La frange jaunätre teintée de rougeälre et striée de brunûtre. 

Ailes inférieures luisantes, presque transparentes, irisées, teintées 
de jaunâtre sale, les nervures brunâtres; un liséré brun très distinct 
précède la frange, qui est d’un blanc jaunâtre. 

Tête et thorax brun grisâtre; palpes très longs, minces, peu courbés, 
gris brunâtre, le 3° article très long; palpes maxillaires touffus à l’extré- 
mite. Abdomen brun, jaunätre à l’apex. 

Dessous des supérieures et la côte des inférieures brun clair, la 
frange plus pâle, le reste des inférieures comme en dessus. Nervulation 
de Semirubella, mais aux inférieures 3 et 5 d’un point, 2 bien éloignée. 

Se distingue facilement de Semirubella par sa couleur, la presence 
d’un point discoidal, ses Ecailles noirätres et la couleur des ailes infe- 
rieures. 

Une © prise à San Geronimo (Guatemala) par M. Champion (coll. 
Druce). 


449. L. Oenochreella, Rag., Nouv. gen., p. 22 (Pl. XVII, fig. 7). 


22 mill. 2 Ailes supérieures très étroites, allongées, fortement 
courbées sur la côte au milieu, obliques sur le bord externe, d’un gris 
vineux foncé, largement lavées de noir vineux sur le pli discoidal, sous la 
côte jusqu'à la médiane; le pli dorsal rouge orange, le bord interne rose 
lie de vin; la frange noir-brun, à l'angle anal rouge vineux. 

Ailes inférieures gris brunâtre sale, les nervures plus foncées; 
deux lignes marginales noirätres; la frange gris brunâtre. 

. Tête et thorax rose lie de vin foncé et uni. Antennes brun noirâtre, 
l’article basilaire rougeätre. Palpes orangé rougeätre ou ferrugineux, 
lisses, cylindriques, minces, très longs, dépassant le vertex de près de 
leur moitié; le 3° article long, distinct; palpes maxillaires ferrugineux. 
Abdomen brun noirâtre, un peu teinté de rouge à la base. Pattes brun- 
noir, entièrement teintées de rouge vineux. 

Aux ailes supérieures, 8 et 10, ainsi que 2 et 5, sont tellement rap- 
prochées qu’elles paraissent tigées ; 4 et 5 sont en ligne avec la médiane. 
Aux inférieures, la cellule est très courte, les nervures longues, 
2 éloignée, 3 de l'angle, un peu écartée de 5. 

Par la disposilion des couleurs et l’absence de dessins, cette espèce 
rappelle Semirubella. 

Une © prise à Port Moresby (Nouvelle-Guinée), dans ma collection. 


— 116 — 


450. L. Semirubella, Sc., Ent. Carn., No. 623; Hein., 155; Berce, 
p- 291, pl. 7, fig. 7; Snell., Vlünd. Nederl. Micr., I.,p. 137; Garnella, Lin., 
S N., XII, 887; Fab., S. E., 658; Hb., 66, texte p. 36; Zk., Germ. Mag., 
Il, 128; Tr., IX, 1, 158; Steph., IV, 314; Dup., X, 276, 35, p. 148; Wd., 
1478 ; Zell., Is., 1846, p. 759; H.-S., IV, p. 72; Stt., Man., Il, 176; Buckler, 
Ent. Mo. Mag., XNI, p. 167 (larva); Garnea, Hw., 484; 

a. Var. Sanguinella, Hb., 65, texte p. 37; Steph., IV, 314; Wd., 
1479; Berce, p. 291; Sanguinea, Hw., 484; Carnella, Dup., X, pl. 276, 
fig. 3a. 

b. Var. Icterella, Rag., Nouv. gen., p. 18 (Pl. XVII, fig. 4). 


27 à 29 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, courbees régu- 
lièrement sur la côte, verticales sur le bord externe, obliques et arrondies 
à l'angle anal, d’un rose carminé plus ou moins foncé et pur, souvent 
obscurci par des écailles noirätres sur la côte; le bord interne jusqu’à la 
médiane et la nervure 2 d'un jaune soufre, ou un peu teinté d’ocrace. 
Parfois la partie rouge s'étend presque au bord et la partie jaune est 
très réduite et obscure. La côte est parfois très étroitement lisérée de 
brunätre et, près de l’apex, le liséré forme presque une tache blanchâtre. 
La frange est rose. 

Ailes inférieures jaunes, lavées de brun noirätre et teintées de rose 
sur le bord et sur les nervures; la frange est d’un blanc jaunälre, 
brunie et teintée de rose vers l’angle apical. 

Dessous des supérieures brun noirâtre pâle, teinté de rose, la frange 
rose; les inférieures plus jaunes, également teintées de rose. 

Tête jaune ou testacée, lavée de rose par devant, la touffe frontale 
rosée, plus forte chez la 2. Antennes un peu aplaties, ocracé brunätre 
sur le dos, la touffe forte, enlière, ocracé grisätre, teinté de rose. Palpes 
ocracés teintés de rose, lisses, dépassant de leur tiers le vertex, ascen- 
dant droit, le 3 article très court. Thorax jaune lavé de rose sur les 
côtés par devant. Abdomen jaune ou ocracé brunâtre. Dessous du corps 
et les pattes gris brunâtre teinté de rose. 

La © est semblable, mais ses palpes sont plus minces, plus longs, 
courbés en faucille, le 3° article long et acuminé. 

Dans la variété Sanguinella, bien plus commune que le type, la côte 
est ornée d’une bande blanche très distincte, élargie au milieu, et le 
bord interne est plus largement jaune, de façon que la partie rose est 
très réduile; l'extrême bord de la côte est parfois saupoudré de noir. 
Une variété intermédiaire se trouve fréquemment où la strie coslale est 
d’un ocracé olivàtre. 

La var. Icterella ressemble à Sanguinella, mais l'aile est entièrement 
jaune, sauf la côte qui est blanche; on voit à peine une petite tache 


— LIT — 


rose à la base; le bord de l’aile est étroitement liséré de rose; la frange 
est rose avec un filet jaune à la base; à l’apex, la strie costale est indis- 
tinctement bordée de noirâtre en dessous, et à la base elle est bordée 
d’une fine strie brune. En dessous, les ailes sont comme dans Sangui- 
nella, mais sans teinte rose, sauf sur la frange. (Un %' pris à Chefoo en 
Chine le 21 juin, coll. Staudinger.) 

Les Sanguinella du Japon sont souvent lavées de noirâtre sous la 
strie costale, ce qui leur donne un ton sombre. 

La chenille vit sous une toile, sur des Legumineuses, surtout sur le 
Lotus corniculatus, mangeant aussi l’Hippocrepis comosa, Medicago lupu- 
lina et Trifolium repens. « L’œuf est elliptique, peu régulier, très aplati, 
tellement que ses bords semblent se relever et former saillie tout autour. 
Surface granulée, rugueuse, couleur jaunâtre, avec des mouchetures 
roses. Il éclôt à la fin de juillet. La petite chenille est d’un gris verdâtre 
et porte neuf lignes longiludinales vineuses sur le dos et trois en des- 
sous; le 1° segment est coloré de vineux en dessus el en dessous, ce 
qui constitue un collier à la chenille » (Chrétien). 

Après avoir hiverné, elle est marquée alternativement de lignes 
vertes et noirätres; la tête, l’écusson et les pattes Ecailleuses sont d’un 
noir mat; les lignes dorsales deviennent plus nombreuses et sont irrégu- 
lières sur les bords. Adulle, elle est d’un noir bronzé, la peau rugueuse, 
plissée transversalement, les lignes dorsales peu distinctes, la tête et 
l’ecusson sont noirs. Points verruqueux noirs, étroitement cerclés de 
blanc sale, ainsi que les stigmates et la grosse tache ocellée sur le 
2e anneau; ces points sont surmontés d’un poil. 

La chrysalide est d’un brun acajou foncé, les ptérothèques assez 
longs; elle est renfermée dans un cocon ovale de soie blanche et gros- 
sière, au milieu de la toile parmi les feuilles. La chenille vit par petits 
groupes sur la planle nourricière, aimant le soleil. Suivant Buckler, la 
chenille, après avoir passé l'hiver, ne devient adulte qu'au commen- 
cement d’aoüt et le papillon paraît en septembre et octobre. D’après 
cela, on doit supposer qu’il n’y a qu’une seule génération et que certaines 
chenilles, se trouvant dans de meilleures conditions que les autres, sont 
plus précoces, se transforment plus tôt, de facon que le papillon paraît 
dès les mois de juin et juillet; en effet, Anton Schmid a découvert une 
chenille adulte le 29 juin, dans une toile légère par lerre, sous une 
plante de Lotus corniculatus dont la fleur était rongée. 

Le papillon se trouve partout en Europe, Asie Mineure, Transcau- 
casie, Sibérie, aux Indes or., en Chine et au Japon. 


27 


HS — 
451. L. Flavitinctella, Ras. (Pl. XVII, fig. 9). 


17 mill. ; Ailes supérieures étroites, faiblement dilatées au sommet, 
légèrement arrondies sur la côte, obliques, arrondies sur le bord externe, 
ocracé jaunälre, plus jaunes dans la moitie basilaire, plus pâles sur la 
côte et le bord interne. Première ligne pâle, indiquée par une bande 
d’ecailles noirätres qui naît sur le bord interne au premier quart et qui 
se dirige, en s’arrondissant extérieurement, à la base de la côte, et est 
suivie d’un bourrelet épais d’écailles rouge-brun, qui n’atteint pas la côte. 
Deuxième ligne invisible; frange jaunälre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, jaunâtres, avec une teinte 
pourpre, la côte saupoudrée de brun, le liséré marginal brun, la frange 
jaune pâle. 

Tête et thorax ocracé jaunâtre ; l'abdomen ocracé brunâtre. Antennes 
brun-rouge pâle, aplaties, non sinueuses, la louffe très petite, brune, 
l’article basilaire blanc jaunätre. Palpes longs, minces, acumines, obli- 
ques, dépassant de leur moitié le vertex; palpes maxillaires en aigrette; 
front lisse. Pattes blanches, faiblement saupoudrées de gris. 

Ressemble superficiellement à une Etiella Zinckenella, sauf que la 
côte n’est pas blanche et les palpes différents. Cette espèce diffère des 
Laodamia ordinaires en ce que le front est dépourvu de touffe, les palpes 
plus obliques, la nervure 5 est un peu parallèle et rapprochée de 3 à sa 
naissance; enfin, aucune autre ne possède un bourrelet sur les ailes. 

Indes orient. (Poona), octobre. Un dans ma coll. 


Gen. ELASMOPALPUS, Blanch. 


(Blanchard, dans Gay, Chile, VII, p. 105; Pempelia, Zell.) 


Front avec une forte touffe d’ecailles. Antennes presque cylindriques, fines, 
à peine pubescentes, courbées près de la base, la touffe très petite, entière; celles 
de la 2 simples. Palpes labiaux ascendants, ceux du droits, un peu obliques, 
étant écartés de la face par la touffe frontale, longs, dépassant très sensiblement 
le vertex, lisses et arrondis par devant, le 3° article très petit; ceux de la © aplatis, 
squammeux, en forme de faucille, écartés de la face. Palpes mazillaires du J'en 
forme d’une aigrette jaunätre renfermée dans un sillon des palpes labiaux; ceux 
de la © filiformes. Corps grêle. Ailes supérieures allongees, étroites, faiblement 
arquees sur la côte, obliques sur le bord externe; avec onze nervures : 8 et 9 tigées, 
10 rapprochée de 8 à sa naissance, 2, 3, A et 5 régulièrement écartées, presque 
parallèles. Aux inférieures huit nervures : 7 et 8 séparées, la cellule courte, 2 très 
écartée, 3 de l'angle, 4 et 5 tigées. — Type : Lignosellus. 


Par ses palpes, ce genre se rapproche de Laodamia, mais ses 
antennes different; la touffe frontale est plus forte chez le 4, les ailes 


— 4119 — 


sont plus étroites et allongées, la cellule des inférieures plus courte. 
Decoloralis a une tache formée d’écailles en relief avant la première ligne. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Ailes gris uni; 1" ligne indistinete, précédée d’une tache noi- 
râtre, ronde, d’ecailles en relief. . . . . . . . 


?AA. Supérieures lisses : 
B. Lignes transversales pâles, continues : 


C. L'espace basilaire large, rouge, ombré de noir postérieu- 
rement; points discoïdaux indistincts, le reste 
roussâtre tournant au noirätre à l'extrémité. 


*CC. L'espace basilaire concolore ou roussätre seulement à la 
base : 


D. Supérieures grises, plus foncées sur la moitié dorsale, 
avec une bande transversale roussätre : 

1. La côte gris cendré, les lignes blanches, conti- 
nues, la bande roussätre avant la 1" ligne et pré- 
cédée d’une ligne blanche; tele, thorax et base de 
ANCMONSSAITE EEE 

2. La côte plus foncée que le reste, la bande rous- 
sâtre après la 1” ligne; la tête et le thorax gris 
brunätre. . 


DD. Supérieures brunätre päle, plus ou moins lavées de 
prun rougeätre ou de noirätre; lignes pâles, dis- 
DINCLES eg ee: 


*DDD. Supérieures d’un noirätre terne uni, légèrement sau- 

poudrées de gris; 1° ligne peu visible, 2° ligne 

AST CHE es ee Re NT ee de ce 

*BB. Lignes transversales invisibles ou indiquées par leur bor- 
dure foncée ou par des points noirs : 


E. Supérieures d’un noir uni : 


1. Supérieures courtes, assez larges, avec de faibles 
traces de lignes transversales et points discoi- 
D'AUXERRE AS CN Rae et VAT. 

2. Supérieures allongées, étroites, à bords parallèles, 
SAnSMEACES lee SNS ER 


EE. Supérieures d’un brun plus ou moins foncé : 


1. Inférieures ternes, les nervures souvent plus fon- 
cées, les supérieures brun ocracé ou brun-noir ou 
CDCOTEATOITNINEUX EC 9 


2. Inférieures transparentes, fortement irisées, les 
nervures concolores, les supérieures brun grisâtre, 


Decoloralis. 


Bipartitellus. 


Petrellus. 


Floridellus. 


Corrientellus. 


Melanellus. 


Tartarellus. 


Anthracellus. 


Lignosellus. 


Pellucidellus. 


— 420 — 


*EEE. Superieures ocracees : 

F. Supérieures ocracé rougeätre, largement bordées sur 
la côte, sur les bords externe et interne, de brun- 
rouge, les nervures striées de noir : 

, 1. La partie foncée de la côte s'étend à la base, la 


nervure médiane noire. . . . . . . . . . . . . Lignosellus. 
2, L'espace basilaire entièrement pâle, la nervure 
médiane blanche. . . . . . . . . . . . Var. Incautellus. 


FF. Supérieures ocracé rougeâtre foncé, tournant au 
brunätre, la côte distinctement pâle : 

1. Supérieures saupoudrées de blanchâtre sur le bord 

interne; inférieures enfumées, les nervures noi- 


MAÉLOS RM ES NC CO PU RoChrelUS 
2. Supérieures non saupoudrees de blanchätre; infe- 
rieures blanches, les nervures concolores. . . © Rubedinellus. 


*FFF. Supérieures ocracé clair : 
1. Supérieures d'un ocracé un peu brunätre, les ner- 

vures faiblement striées de blanc et saupoudrées 

de noir, les points discoïdaux et marginaux dis- 

DAC RP Gr hoc ne les 
. Supérieures ocracé clair striées de rouge brique 

postérieurement sur les nervures, sans traces 

d’ecailles pâles ou foncées. Points marginaux nuls; 

généralement un seul point discoïdal. . . . . = Rubedinellus. 


[80] 


152. E. Decoloralis, WIk., Cat., XXVII, p. 42 (Trachonitis); Hulst, 
Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 158 (Rag., Pl. XIII, fig. 19); Metagram- 
malis, WIk., loc. cit., p. 54 (Neph.). 


26 mill. Ailes supérieures d’un gris uni, premiere ligne invisible, a - 
peine indiquée par quelques points, foncés sur la côte, sur la nervure 
médiane et la nervure dorsale, mais précédée par une tache dorsale 
noirätre, ronde, formée d’ecailles un peu en relief. Deuxième ligne assez 
oblique, blanchâtre, sinueuse, formant un angle obtus dans le pli dis- 
coïdal et un autre sur le pli dorsal. Points discoïdaux petits, noirs, 
superposés. Frange grise, précédée d’une rangée de points noirs. 

Ailes inférieures transparentes, un peu brunies, surtout sur les 
bords; au-dessous blanchâtres, la côte brune. 

Tête, thorax et palpes gris, les palpes monlant tout droit, dépassant 
beaucoup le vertex et pressés contre la touffe fronlale, qui est forte. 
Antennes brun clair, la louffe d’ecailles forte, noire en dedans, blan- 
châtre du côté externe. L’abdomen à l'extrémité est long, conique, revêtu 
de longs poils jaunes; les pinces sont fort longues, dépassant de beau- 
coup l’apex. 

États-Unis (coll. Mus. brit.). 


— 121 — 


453. E. Bipartitellus, Leech., The Entomologist, 1889, p. 108, pl. V, 
fig. 4. 


20 mill. 5 Ailes supérieures très étroites à la base, convexes et 
abruptement élargies au delà du milieu, non atténuées au sommet, le 
bord externe presque droit, l’angle anal oblique. Aïles avec l’espace 
basilaire rouge pourpre ou vineux ombre de noir postérieurement, s’eten- 
dant au milieu de l’aile sur le bord interne et au delà du milieu sur la 
côte, limité par la premiere ligne, qui est blanchâtre, oblique, rentrant 
vers la base, distinctement coudée du côté externe sur la nervure 
médiane; cetle ligne est plus obscure sur la côte. Deuxième ligne fine, 
pâle, presque verticale, rentrant un peu sur les plis, bombée légère - 
ment au milieu. 

L'espace médian est plus pâle que le reste de l’aile, d’un ocracé rous- 
sûâtre lavé de noirätre sur la côte, et traversé par une ombre oblique 
roussâtre plus foncée entre les rameaux de la médiane, de facon que 
ceux-ci paraissent un peu plus päles. Points discoïdaux invisibles. Espace 
terminal noir, leinté de rougeätre, une ligne marginale noire peu dis- 
tincte; la frange brun noirätre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris brunätre, plus foncées 
sur la côte et sur les nervures; deux filets bruns sur le bord; la frange 
brunâtre. 

Dessous des ailes sans caractères. 

Tête blanche en dessus, par derrière rouge ainsi que le thorax. 
Abdomen noirâtre annelé de gris ocracé, plus ocracé à la base. Antennes 
très fortes, aplaties, faiblement pubescentes, jaunes ; la louffe très forte, 
blanchâtre, entière, avec un sillon au milieu. Palpes très longs, dépas- 
sant de leur moitié la tête, ascendant droit, blanc jaunälre, noirs par 
devant à l’apex. Palpes maxillaires blanc jaunätre, jaunätres au milieu. 
Trompe blanche. Pattes grises, teintées de rouge par devant. 

Ressemble à la Rhodophaea Exsulella Z. 

Japon, coll. Leech. 


454. E. Petrellus, (a) Zell., Isis, 1846, p. 771, 1848, p. 886, 2.-b. V., 
1872, p. 543 (99); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890 (juin), 158 (Rag., 
Pl. VII, fig. 14); Erectalis, WIk., Cat., XXVII, p. 42 (Trachonitis) ; Rubi- 
ginella, WIk., Cat., XXVII, p. 55 (Neph.); Rufinalis, WIk., Cat., XXVII, 
p- 56 (Neph.); Hapsella, Hulst, Ent. Amer., 1887, p. 132 (Neph.); Obsi- 
pella, Hulst, Ent. Amer., 1888, p. 118 (Honora). 


d 23 à 25 mill. 2 30 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, 
droites sur la côte jusqu’à près de l’apex, arrondies ensuite, obliques et 
arrondies sur le bord externe, d’un gris noirätre un peu brunâtre et 


— 122 — 


luisant, fortement saupoudrees d’ecailles blanches dans l’espace médian, 
surtout sur la côte et le long de la première ligne ainsi que sur les ner- 
vures; l’espace basilaire et le bord externe sont également saupoudres 
de blanc. Lignes transversales blanches, distinctes, la première oblique 
jusqu'au pli dorsal, rentrant en un angle sur la nervure dorsale, et 
marquée extérieurement d’un point noir sur la dorsale et la médiane, à 
peine bordée de noirätre sur la côte. Du côté interne, elle est bordée par 
une large bande ocracé rougeätre, qui remplit ses angles et qui est verti- 
cale vers la base. L’extrême base est lavée d’ocracé rougeälre, ainsi que 
la côte à la base. Deuxième ligne oblique, parallèle au bord externe; ren- 
trant à peine sur les plis, dentée, à peine bombée au milieu, continue, 
se détachant de la couleur foncée du fond. Points discoïdaux superposés, 
parfois presque confluents, l’inferieur plus gros. Une ligne marginale 
noire interrompue par des écailles blanches. Frange gris de plomb 
saupoudrée de blanc. Dessous brun noirätre luisant uni avec une très 
faible trace de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures jaune brunâtre uni et luisant, lisérées de noirätre; 
la frange blanche, brunie à la base; dessous plus foncé, étant teinté de 
brun noirâtre. 

Tête et thorax ocracé rougeâtre, plus foncés par places; l’abdomen 
ocracé pâle, faiblement saupoudré de brunâtre. Palpes labiaux droits, 
un peu obliques, le 2° article dépassant l’article basilaire des antennes, 
lisse, le 3° article très court et indistinct. Antennes brunes, brun rou- 
geälre en dessus, la touffe par derrière ocracée. Paltes blanchätres, 
fortement saupoudrées de noir, avec une teinte lie de vin ; les tarses noirs 
annelés de blanc. 

La © est semblable, mais ses palpes sont écartés, aplatis, squam- 
meux, courbés, le 3e article distinct; ses ailes inférieures sont plus 
foncées, étant teintées de brun noirâtre, son abdomen plus brun. Dans 
l’exemplaire que j'ai sous les yeux, la moitié dorsale des ailes supé- 
rieures est d’un brun noirätre luisant, avec la côte de l’espace basilaire 
ocracé rougeätre; la bande précédant la première ligne est oblitérée. 

Cette espèce varie comme couleur, certains exemplaires étant lar- 
gement teintés de noirälre sur la moitié dorsale, avec les lignes 
transversales et la couleur rougeätre moins distinctes. 

États-Unis (Géorgie, Caroline du Nord, Floride (avril), Texas (sep- 
tembre) el au Brésil. 


455. E. Floridellus, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 158. 


24-25 mill. « Ailes supérieures d’un gris clair assez uni, assez forte- 
ment saupoudrées de noirätre, ce qui leur donne une leinte gris bleuätre, 


— 423 — 


plus foncée le long de la côte vers l’apex et sur le bord interne dans 
l’espace médian. Première ligne peu visible, bordée largement de rou- 
geätre du côté externe, plus visiblement sur le bord interne. Deuxième 
ligne indistincte, grise, coudée, sa bordure interne formée de courtes 
stries noires sur les nervures; points discoïdaux peu marqués. Ailes 
inférieures, ainsi que l'abdomen, d’un brun-noir jaunälre. » 

« Tête, palpes et thorax d’un gris brunâtre foncé, le thorax lavé de 
violet rougeätre » (Hulst). 

M. Hulst se demande si ce ne serait pas la Decoralis WIk., ajoutant 
que les appendices lancéolés de l'abdomen, dont parle Walker, peuvent 
être les lobes des parties génitales qui, dans Floridellus comme chez 
Petrellus, sont distinctement saillants ; toutefois, dans sa description, 
M. Hulst ne parle pas de la tache dorsale noire si visible chez Decoralis, 
pendant que chez cette espèce la première ligne n’est pas bordée de 
rougeâtre extérieurement. 

La Floridellus a été prise à Charlotte Harbor, Floride (Amer. Sept.), 
en avril. 


256. E. Corrientellus, Rag., Nouv. gen., p. 23 (Pl. XVII, fig. 40). 


20 mill. © Ailes supérieures relativement courtes, droites sur 
la côte, obliques, droites sur le bord externe, assez aiguës à l’apex, d’un 
ocracé grisätre ou couleur maslic mele d’ecailles ferrugineuses, semées 
de rares écailles noires dans les espaces basilaire et médian, surtout 
sur la côte, et lavées de noir par places sur les nervures. Lignes trans- 
versales assez distinctes, un peu plus pâles que le fond, un peu luisantes 
et argentées; la première oblique, bordée extérieurement par un amas 
d’ecailles noires sur la côte, plus distinctes sur les nervures, une tache 
noire sur la médiane et une autre sur la dorsale, où elle est précédée 
d'une tache noire allongée assez grande; le bord interne de l’espace 
médian est lavé de noir. Deuxième ligne parallèle au bord externe, ren- 
trant distinctement sur le plidiscoidal, droite ensuite, bordée de noir des 
deux côtés sur la côte; du côté interne ombrée étroitement, parfois très 
largement, de noir, la partie foncée s’élendant alors obliquement jusqu'à 
la première ligne sur le bord interne. Points discoïdaux gros, super- 
posés, l’inférieur allongé, prolongé et aigu vers la base. Ligne marginale 
noire, interrompue. Frange un peu plus pâle, un filet noirâtre à sa 
base. Dessous brun noirätre avec la trace en jaunâtre de la deuxième 
ligne, la côte étroilement lisérée d’ocracé. Nervures 4 et 5 sub-paral- 
leles. 

Ailes inférieures gris brunätre, les nervures plus foncées, la frange 
blanchâtre avec deux filets noirâtres à la base; en dessous plus foncées 


— Lau — 


avec la trace d’une bande mediane päle; la nervure transversale 
remonte au delà de 3, laquelle parait ainsi un peu tigee avec 5. 

Tête et thorax de la couleur des ailes supérieures. Palpes labiaux 
d’un ocracé pur uni, écartés, assez courts, minces, acumines, le 3° article 
assez long, cylindrique, aigu; les palpes maxillaires très fins, courts, 
gris jaunätre, le sillon des palpes labiaux à peine perceptible. Abdomen 
ocracé, fortement lavé de brun noirâtre. Antennes aplaties, un peu 
serratiformes; la touffe très petite, avec un étroit sillon; la tige est noi- 
râtre en dessous, brun roussâtre en dessus et à la base. Pattes lisses, 
ocracé blanchälre, faiblement poudrées de noir, les tarses plus fortement, 
sauf au sommet de chaque article. 

La © est plus foncée que le /', étant presque entièrement saupoudrée 
de noir mêlé de ferrugineux, surtout dans les espaces basilaire et 
médian; la base et le bord externe sont moins saupoudrés d’ecailles 
foncées; les lignes transversales sont plus nettes, mieux définies; les 
points discoïdaux se confondent un peu avec les écailles noires; la frange 
est ocracé luisant. Les ailes inférieures sont d’un brun noirätre, les 
nervures plus foncées, la frange gris noirâtre, blanchissant à l’extrémité. 
Les palpes labiaux sont semblables, mais le 3° article paraît plus long. 

La forme particulière des palpes labiaux, l’exiguïté des palpes 
maxillaires, etc. font douter de la posilion véritable de celte espèce; les 
deux que je possède sont assez détériorés, 

Goya (Corrientes, Répub. Argentine); pris par M. Perrens. 


457. E. Melanellus, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 157. 


23-25 mill. « Ailes supérieures d’un noirätre terne uni, légèrement 
saupoudrées d’écailles grises, surtoul le long du bord interne et dans 
l’espace terminal; première ligne très indistincte, la deuxième ligne 
distincte, grisâtre, coudée au-dessous de la côle, ensuite droite, sinueuse 
et dentelée jusqu’au bord interne. Points discoïdaux d’un noir de jais, 
bien marqués. Points marginaux visibles au milieu du bord externe. » 

«Ailes inférieures d’un brun noirâtre foncé, les nervures et bord 
noirs. Tête, palpes et thorax d’un noir terne; abdomen avec un reflet 
ocracé et annelé de couleur claire. » 

« Ressemble à Petrellus comme forme, taille et dessins, et estpeut- 
être une variété noire de cette espèce; mais, parmi un nombre consi- 
dérable d'exemplaires, je n’en trouve pas d’intermédiaires » (Hulst). 

Floride (Amér. Sept.), en avril. 


— 495 — 


458. E. Lignosellus, (a) Zell., Is., 1848, p. 883 (Pemp.), V. z.-b.V., 
1872, p. 544 (98), 1872,p.430(8), Hor. Ent. Ross.,XNI, p.180 (27); Berg, Bull. 
de Mosc., 1876, p.38, Anales Soc. Cient. Argent., 1877, p. 28; Riley, Rep. of 
the Entomologist, 1882, p. 143, pl. VII, fig. 3; Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 
1890, p.159; Angustellus, Blanch. dans Gay, Chile, VII, p.105, pl. 7, fig. 14. 

a. Var. Tartarella, Zell., V.z.-b. V., 1872, p. 544 (98), Hor. Ent. Ross., 
XVI, p. 180 (27); Garbonella, Hulst, Ent. Am., 1888, p. 117 (Dasypyga). 

b. Var. Incautella, Zell., V. 2.-b. V., 1872, p. 544, 545 (98, 99), Hor. 
Ent. Ross., XNI, p. 180 (27). 

c. Var. Major, Zell., V. z.-b. V., 1874, p. 430 (8). 


d 20 mill. 2 18 à 24 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, 
régulièrement courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le bord 
externe, chez le 5 ocracées, teintées de roussâtre, la côte avec une large 
bande noire se fondant inférieurement en brun rougeâtre sombre, se 
réunissant au sommet à une strie semblable, qui s’étend le long du 
bord interne en s’attenuant jusqu’au premier tiers et même étroitement 
presque à la base. Les nervures sont lavées de noir-brun roussâtre 
ainsi que le bord de l'aile, et les parties les plus foncées, surtout 
l'extrême bord et les nervures, sont saupoudrées d’ecailles très fines, 
grises, peu distinctes. Lignes transversales très indistinctes ; la première 
indiquée seulement par un gros point noir sur la nervure dorsale sur 
le bord de la strie dorsale ; un autre, en arrière, sur la médiane, et une 
sirie noire, oblique, sur la côte, en face du point dorsal, mais indis- 
tincte. La deuxième ligne est indiquée seulement par une rangée de 
très fines écailles grises, etest oblique, droite, interrompue ou rentrant 
sur le pli discoïdal. Le point discoïdal inférieur seul visible, assez gros, 
allongé, oblique, rattaché par une fine strie noire sur la médiane au 
point médian de première ligne. Une ligne marginale noire saupoudrée 
de gris. Frange brun grisätre luisant. Dessous brun grisätre luisant. 

Ailes inférieures blanc bleuâtre sale, semi-transparentes, un peu 
irisées, les nervures et deux filels sur le bord bruns; frange blanche, 
luisante ; dessous plus jaune. 

Palpes brun-noir luisant, droits, un peu obliques, lisses, très longs ; 
les palpes maxillaires volumineux. Antennes noirätres, gris noirätre 
en dessus, la touffe et l’arlicle basilaire noir violacé par devant, gris 
noirälre par derrière. Thorax brun rougeâtre mêlé de noir; la tête brun 
foncé luisant, la touffe frontale forte. L’abdomen gris brunätre, la touffe 
anale avec des poils jaunes. Pattes entièrement noires ou noirâtres, les 
tarses annelés de blanchätre. 

La © varie beaucoup comme taille, couleur et dessins. D’après 
Zeller, la & typique esl noire; dans un exemplaire que j'ai sous les 


— 426 — 


yeux, élevé par M. Riley à Washington et mesurant 20 milt., les ailes 
sont d’un noir un peu grisätre et luisant mêlé d’ecailles roussâtres, et 
poudrees sur les nervures d’écailles grises extrêmement fines, visibles 
seulement à la loupe. Des points noirs un peu plus foncés que le fond 
indiquent la première ligne et sont faiblement éclaircis du côté de la 
base par des écailles grises. Les points discoïdaux noirs se détachent à 
peine du fond. La deuxième ligne est indiquée faiblement par des écailles 
grises très fines, et le bord de l’aile est comme chez le G1. Les ailes 
inférieures sont aussi päles que celles du 4. La tete, le thorax et les 
palpes sont de la couleur des ailes supérieures, la touffe frontale est 
conique, les palpes courbés, le 3° article distinct, les antennes noires, 
les pattes entièrement noirälres, les tarses à peine annelés de blanc. 

Un second exemplaire est presque sans dessins. 

Une troisième 2, élevée également par M. Riley, est plus grande 
(23 mill. Let ses ailes sont d’un rouge lie de vin foncé uni, le bord interne 
seul étroitement brun noirâtre; les nervures, la côte et le bord externe 
sont saupoudrés de fines écailles blanches, plus visibles que dans le 
type décrit, et on voit également les points foncés de la première ligne 
et les points discoïdaux; la têle, le thorax et le devant des fémurs anté- 
rieurs sont de la couleur des ailes supérieures; les pattes sont teintées 
de rouge vineux. 

Une © de Quillota (Chili), mesurant 18 mill., est d’un ocracé rou- 
geätre uni, faiblement lavée de noirätre et saupoudrée de blanchätre sur 
les nervures et la côte; les points de la premiere ligne et les points dis- 
coidaux sont plus distincts; la deuxième ligne est ombrée de noirälre 
du côlé interne et est plus visible. La tele, les palpes et le thorax sont 
d’un ocracé rougeälre ; les palpes sont blancs à la base, les pattes blanc 
grisätre avec une teinte ocracée. 

Enfin, de Buenos-Ayres, je possède une © de la même taille, d'un 
ocracé rougeätre, fortement lavée de brun noirätre, ne laissant un peu . 
de la couleur du fond que sur la côte et dans l’espace basilaire; la côte 
et les nervures sont saupoudrées de blanc, ainsi que le bord externe; 
la première ligne est plus visible, le point costal et le point médian 
étant réunis en une ligne noire, la deuxième ligne est bien indiquée 
par de fines écailles blanchâtres, le point discoïdal inférieur est placé 
dans une liture pâle ayant la forme d’un fer de lance; la frange est gris 
noirätre luisant. La tête et le thorax sont d’un ocracé rougeätre mêlé de 
noirälre, les palpes sont ocracés, le 2e article noir par devant, sauf l’apex 
qui est blanc, le 3° article tout noir; les pattes sont noirätres, le devant 
des fémurs antérieurs ocracé. 

La Tartarella Zell., que j'ai vue, est plus petite que les deux 2 
typiques que je décris ci-dessus; elle n’a que 15 mill. et a perdu sa 


— 427 — 


frange, mais n'en diffère pas autrement. C’est également la Dasypyga 
Carbonella Hulst, dont j'ai étudié un type. J’ai également examiné le 
type de l’Incautella Z. C'est une @ qui se rapproche le plus comme 
dessins du 5‘, la partie basilaire de l’aile étant d’un jaune ocracé rou- 
geätre et la partie postérieure brun noirälre, la partie claire s’avancant 
au milieu de l’aile comme un coin, limitée indistinctement par quelques 
écailles plus foncées sur les bords. Sur le disque, on voit le point dis- 
coïdal inférieur dans une £claircie longitudinale en fer de lance, comme 
dans la © de Buenos-Ayres. L’unique exemplaire est, du reste, très frolté. 

La var. Major Zell. (alis ant. paulo latioribus, circa margines minus 
obscuratis, puncto venae mediae nullo 5') est plus grande (25 mill.) que 
le type, les ailes sont un peu plus larges, les trois bords sont moins 
lavés de brun, surtout la côte, qui est saupoudrée d’ecailles blanches 
très denses; les points discoïdaux manquent totalement; la deuxième 
ligne, pâle, bordée de brun, est plus distincte sur la côte. Un pris 
en janvier à Valparaiso (Chili) (coll. Zeller). 

D'autres © (du Texas et Chanchamayo) sont d’un noir brunätre uni, 
faiblement saupoudrées d’écailles blanches très fines, et le point discoïdal 
inférieur se lrouve dans une lilure ocracé rougeätre, peu distincte, sur la 
nervure médiane. 7 

La chenille, d'après M. Riley’, a une longueur de 16 millimètres; 
elle est presque cylindrique, de couleur variable; celle des jeunes che- 
nilles est pâle, parfois presque blanche, changeant plus tard en verdälre 
foncé ou brun pourpre. Tête brun foncé et très luisante, un peu plus 
petite que le premier anneau dans lequel elle se relire en partie; 
l’ecusson noir, luisant, avec une ligne médiane päle, son bord antérieur 
d’un blanc verdälre pâle; les autres anneaux chacun avec un pli trans- 
versal sur le tiers postérieur, qui est ou rougeätre ou pourpre pendant 
que la partie antérieure est très pâle ou presque blanche et marquée 
de neuf lignes longitudinales rougeätres ou pourpres; plaque anale 
sombre, le ventre d’un vert bleuätre pâle ou foncé; les pattes pâles avec 
une faible teinte vert bleuätre. 

La chrysalide, longue de 9 à 10 mill., est d'un brun jaunätre, les 
incisions et sligmales bruns, la ligne dorsale plus ou moins distincte, 
vert foncé, les yeux saillants, la tele arrondie, le dos ponctué finement, 
le dessous lisse, l'extrémité obluse, arrondie, munie de six épines ou 
crochets. 

Cette chenille vit au bas des tiges des graminées et est parfois très 
nuisible aux céréales, détruisant beaucoup de tiges, de facon que sur 
une étendue de dix arpents on a ramassé, en Géorgie, deux charges de 


1. Report of the Entomologist, 1882, p. 143-145, pl. VII, fig. 3. 


— 128 — 


wagons de tiges fletries et tombees par suite des agissements de la 
chenille, qui se trouve pendant tout l'été et l’automne jusqu'au mois 
d'octobre. La chenille opère au-dessus du collet de la racine, mais elle 
est souvent trouvée au-dessous de la surface de la terre. Elle perce la 
tige en tous sens, parfois la delachant complètement, mais plus souvent 
- elle l’affaiblit tellement que le moindre coup de vent la fait tomber. 
De six à quinze chenilles se trouvent habituellement dans une seule 
tige; elles sont irès vives et rentrent promptement dans leurs galeries 
au moindre dérangement. Jeunes, elles travaillent au-dessous du collet 
des racines, mais, à moitié taille, la chenille pénètre dans la tige depuis 
la racine, élargissant sa galerie en montant, ne laissant que la pellicule 
extérieure; la chenille, presque adulte, semble se tenir de préférence 
juste au-dessus de la surface de la terre et on l’y découvre souvent en 
compagnie de la chenille d’une autre Crambide (Diatraea Sacchari, Fab.). 
Lorsque la chenille est adulte, elle quitte la tige et file, dans un creux 
sur la terre, un cocon délicat, quoique résistant, blanc, ovale, un peu 
aplati, entièrement recouvert de terre et de ses déjections, par consé- 
quent difficile à voir. Le papillon paraît dix jours après la métamor- 
phose. Il y a deux générations principales : l’une au printemps et 
l’autre au mois d’aoüt, mais les chenilles et les papillons se trouvent à 
la fois depuis le mois d’août jusqu'au mois de janvier, et l’insecte 
hiverne sous ses trois formes de chenille, chrysalide et papillon. 

Le papillon, quand on le dérange, est peu disposé à s’envoler, mais 
se laisse tomber et fait le mort pour échapper à ses ennemis. Son vol 
est vif mais court. 

La Lignosellus se trouve également aux îles Bahama et au Vénézuela, 
Colombie, Brésil et Patagonie. Au Texas, elle se prend en mars, juillet 
et août. | 


159. E. Anthracellus, Rag., Nouv. gen., p. 23 (Pl. XVII, fig. 44). 


21 mill. © Ailes supérieures très étroites et allongées, à peine 
élargies postérieurement, presque droites sur la côte, obliques et 
arrondies sur le bord externe, d’un noir luisant profond, sans aucun 
dessin; à la loupe, on aperçoit quelques très fines écailles grises sur le 
bord externe et sur les nervures, mais elles manquent totalement sur 
deux autres exemplaires. La frange est d’un gris-noir luisant. Dessous 
gris-noir luisant, un peu brunälre, la frange plus grise. 

Ailes inférieures luisantes, semi-transparentes, blanc bleuätre, 
avec des reflets jaunälres; les nervures et le liséré marginal brunätres; 
la frange blanchälre teintée de gris noirätre vers l’apex, un filet bru- 
nâtre à la base. Dessous semblable. 


— 429 — 


Tête, thorax, palpes et antennes d’un noir profond, ainsi que le 
devant des pattes; le reste de celles-ci est d’un gris noir. Les palpes ont 
la forme de ceux de Lignosellus, mais ils sont entièrement noirs. 

Cette espèce est très voisine de Lignosellus, mais s’en distingue par 
sa forme très allongée, la côte non courbée et l’absence de tous dessins. 

Rio (Brésil), trois $, en assez mauvais état, dans ma collection. 


160. KE. Pellucidellus, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1888, p. cxL 
(Pl. XVII, fig. 12); Möschler, Lep. Fauna Porto-Rico, p. 329. 


20 mill. @ Ailes supérieures assez étroites, allongées, presque 
droites sur la côte, le bord externe oblique; d'un brun foncé, légèrement 
lavées de brun rougeätre foncé dans l’espace médian et avant la pre- 
mière ligne; lignes transversales très indistinctes, interrompues; la 
première gris foncé, oblique, droite, visible surtout sur la nervure 
dorsale. Deuxième ligne sinueuse, indiquée par de très courtes stries 
noires. Points discoïdaux distincts, noirs, superposés. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, lavées de brunätre sur 
la côte, lisérées de brun, laquelle couleur s’etend un peu le long des 
nervures. Frange brunâtre. 

Tête et thorax brun rougeätre. Palpes minces, recourbés, revêtus 
de grossières écailles noirâtres; la base brun rougeûtre. 

Ressemble beaucoup à Mundalis WIk., mais la couleur est bien plus 
foncée que dans l’espèce de Célèbes, le bord de l’aile plus oblique, et la 
Pellucidellus s'en distingue de suite par la disposition de la nervure 2, 
qui naît bien avant l’angle de la cellule, 3 naissant distinctement de 
l'angle. La découverte du & dira si cette espèce apparlient bien au 
genre Elasmopalpus. 

Deux © de Porto-Rico, coll. Möschler et Ragonot. 


461. E. Pyrrhochrellus, Rag., Now. gen., p. 23 (Pl. XVII, fig. 13). 


d 18 à 22 mill. 2 20 à 22 mill. Ailes supérieures de la forme de 
celles de Rubedinellus, d’un ocracé luisant, légèrement teintées de rou- 
geätre, surtout postérieurement ; les nervures et la côte saupoudrées de 
blanc, les nervures finement, mais très indistinctement saupoudrées de 
noir mêlé d’un peu de rouge, surtout la nervure dorsale. Première ligne 
formée d’un gros point noir sur la dorsale, un autre en arrière sur la 
médiane, et une liture rougeätre, oblique, sur la côte. Deuxième ligne 
oblique, droite, faiblement coudée au milieu, visible seulement par sa 
bordure interne, formée de courtes stries d’un noir mêlé de rouge sur 
les nervures; l’apex avec une courte strie noire, oblique, mal définie. 


— 430 — 


Points discoïdaux distincts, presque superposés, l’inferieur plus gros et 
net. Points marginaux (rès petits, noirätres. Frange ocracé jaunâtre. 
Dessous brunätre uni, la côte indistinctement lisérée de jaune. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, étroitement lisérées de brunätre; 
la frange blanche, plus foncée à la base. 

Tête ocracé rougeätre, par derrière jaunätre. Thorax ocracé, parfois 
un peu grisälre. Palpes ocracé pâle, rougeätres par derrière, le 3° article 
brun. Antennes brunes, en dessus ocracé grisätre, ainsi que le côté 
interne de la touffe et l’article basilaire; ces derniers rougeälres du 
côté externe. Abdomen ocracé jaunâtre. Pattes gris ocracé, légèrement 
teinté de rougeätre. 

La ©, comme celle de Rubedinellus, est bien plus foncée que le ; 
elle est d’un ocracé rougeätre luisant, tournant au brun rougeätre, la 
côle étroitement ocracé jaunâtre, les nervures faiblement lavées de noir 
et saupoudrées de blanc, plus fortement sur le bord interne, où les 
écailles blanches sont grandes et allongées, très distinctes, s'étendant 
dans la moitié dorsale des espaces médian et terminal. Les lignes trans- 
versales sont comme chez le et plus ou moins distinctes; la frange 
plus pâle que le fond; la tête et le thorax de la couleur des supérieures; 
l’abdomen gris brunätre; les ailes inférieures gris jaunâlre, fortement 
teintées de brunätre avec des reflets irises, les nervures distinctement 
brunes, le liséré marginal et un filet à la base des inférieures brun foncé; 
la frange blanc jaunâtre; dessous semblable. Palpes ocracés, blan- 
châtres par devant, le 3° article brunâtre. 

Très voisine de Rubedinellus, mais plus grande; les palpes et la 
touffe frontale bien moins rouges, les ailes du 4 à peine teintées de 
rouge sur les nervures et au sommet, les lignes transversales toujours 
distinctes, les ailes inférieures plus foncées, la 2 avec la cöle moins 
distinclement pâle, les ailes inférieures fortement teintées de brunätre, 
les nervures brunes. 

Cette espèce a été prise communément par Perrens à Goya (Cor- 
rientes, Républ. Argentine), où elle semble remplacer la Rubedinellus. 
Elle se trouve aussi à S. Espiritu Santo. 


162. E. Rubedinellus (a), Zell., /s., 1848, p.885, Verh. z.-b. V., 1874, 
p- 430 (8), Hor. Ent. Ross., XVI,p. 181 (28), pl. XI, fig.12, / ; Translucida 
WIk., Cat., XXVII, p. 29 (Acrobasis); Rufescentalis, Wlk., Cat., XXNII, 
p. 58 (Neph.); Minualis, WIk., Cat., XXNII, p. 60 (Neph.); Deprivalis, 
WIk., loc. cit., p. 60 (Neph.); Venezualis, WIk., Cat., XXVII, p. 79 (Ufa). 

a. Var. Alis ant. non rubedine tinctis 5‘ (Zeller). 

b. Var. Striga ante medium punctis venarum paucis indicata, altera 
distinctiore postica nigricante 2 (Zeller): 


— 43] — 


&' 17 à 22 mill. @ 16 420 mill. Ailes supérieures étroites, faiblement 
courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, ocracé 
jaunätre luisant, les nervures au sommet de l'aile, jusqu’au premier 
tiers, marquées en rouge brique; le bord interne est étroitement liséré 
de rouge, et parfois tout le sommel de l’aile est teinté de cette couleur 
ainsi que la moilie apicale de la côte, pendant que la moitié basilaire 
estsouvent plus pâle que le fond. Une courte liture noire, dans un 
nuage rouge, s’elend de l’apex, obliquement, à la deuxième ligne ou à 
sa place. Lignestransversales ordinairement très indistinctes, manquant 
parfois totalement. Dans les individus peu marqués, la première ligne 
est coudée et est indiquée par trois points noirs mêlés de rouge sur les 
nervures sous-dorsale, médiane et dorsale; la deuxième ligne est alors 
absente. Dans les exemplaires mieux marqués, l’aile au sommet est 
lavée plus fortement de rouge, d’un rouge tournant au vineux ou au 
rouge brun; les points de la première ligne, plus gros, plus noirs, 
sont réunis sur la côle par une liture rouge, oblique, s'élargissant sur 
la sous-costale. La deuxième ligne est indiquée par sa bordure interne 
formée de courtes stries noires, très fondues, sur les nervures, sur le 
fond rouge; cette ligne est oblique, droite et projette un angle très 
faible au milieu postérieurement. Le point discoïdal inférieur est lou- 
jours gros, noir, bien visible. Le supérieur manque souvent et quand il 
existe il est petit, peu distinct, plus rapproché de la base. Points mar- 
ginaux minuscules, noirâtres. Dessous ocracé jaunâtre sale, brun rou- 
geätre sur la côte, tournant au gris sur le bord interne. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, irisées, transparentes, très lui- 
santes, finement lisérées de brun, la frange blanche. 

Tele ferrugineuse par devant, ocracé jaunätre par derrière. Antennes 
brun rouge, l’article basilaire plus pâle et rouge, la louffe teintée de 
noirâtre et luisante du côté externe, blanc jaunâtre, ainsi que l’article 
basilaire, du côté interne. Palpes remontant droit, {res longs, minces, 
lisses, ferrugineux, jaunâtres par devant et à l’extrême base. Thorax 
ocracé jaunâtre, les ptérygodes lavés de rouge par devant. L’abdomen 
plus jaune. Pattes ocracé pâle, faiblement teintées de rougeätre exté- 
rieurement. 

La © est d’un ocrace rougeätre foncé ou rouge brunâtre uni, par 
fois teintée de noirâtre, surtout sur les nervures, la côte toujours plus 
päle, ocracé jaunälre ou ocracé rougeätre. Les lignes transversales sont 
presque toujours faiblement indiquées en noirâtre (sauf dans les spé- 
cimens typiques où elles n'existent pas) el sont disposées comme chez 
le 4. Les ailes inférieures sont comme chez le %', sauf que le lisere 
marginal est plus distinct et la frange est brunätre à la base. Les palpes 
sont recourbes, minces, longs, le 8° article presque aussi long que le 2°; 


— 4132 — 


ils sont d’un ocracé jaunâtre, parfois teintés de rouge, le 3° article noi- 
râtre. Les antennes sont brunes, l’article basilaire ocracé rougeälre, ainsi 
que la tête et le Lhorax. 

La Var. a. (4!) serait d’un jaune ocracé sans traces de rouge, et la 
Var. b., chez la ©, a les lignes lransversales bien marquées. 

Cette espèce paraît très répandue et commune dans le nord de 
l'Amérique du Sud, se trouvant à Panama (en février), dans la Colombie 
(Mariquita, Honda), Guatemala, Chiriqui et à Porto-Rico, Cuba, volant en 
février, avril, mai et au mois d’aoüt. 


Gen. HOMOEOGRAPHA 1, Rag. 


(Nouv. gen., p. 24.) 


Antennes aplaties, courbees a la base, la touffe forte. Palpes labiaux très 
longs, ascendants, arrondis, épais, lisses, renfermant les palpes maæillaires en 
forme d’aigrette. Touffe frontale longue, ascendante. Aïles très étroites, les supe-. 
rieures à peine élargies au sommet, la côte presque droite, l’apex prolongé, le bord 
externe très oblique, arrondi; onze nervures, 4 et 5 longuement tigees (ou le 
paraissant) de l'angle de la cellule. Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule 
courte, 4 et 5 très longuement tigées, naissant avec 3 de l'angle de la cellule, la 
transversale renflée, droite, 8 tigée. Ressemble a une Homoeosoma. 


Les antennes sont un peu pubescentes, la touffe entière, avec un 
sillon au milieu. Les palpes labiaux montent droit et sont recourbés au 
sommet, le 3° article très court, atteignant la moitié de la touffe des 
antennes. Les palpes maxillaires sont volumineux, jaunâtres. La toufte 
frontale, très forte, est placée sur le devant de la tête et remonte contre 
les palpes, qui sont pressés contre la face. Le corps est grêle, la trompe 
forte, les pattes lisses. La forme et la couleur des ailes rappellent beau- 
coup celles des Homoeosoma, et, chose singulière, la nervure transver- 
sale des ailes inférieures est verticale et renflée comme dans ce genre; 
la cellule est également courte, la nervure 3 de l’angle, mais ici s’arrete 
la ressemblance, car A et 5 sont très longuement tigées, 4 très courte, 
7 et 8 sont longues, sub-parallèles, maïs tigées. Aux supérieures, 4 et5 
sont presque en ligne avec la médiane, tigées ou paraissant tigées 
jusqu’au milieu, parallèles à 3 et à 2; la transversale est coudée infé- 
rieurement, 6 éloignée de l’angle, 8 de l’angle, 9 tigée sur 8, 10 de 
l’angle, tellement rapprochée de 8 qu’elle semble s'élever d'elle. 


1. Dessins semblables (à ceux du genre Homoesoma). 


— 133 — 
463. HM. Lanceolella, Rag., Now. gen., p. 25 (Pl. XVII, fig. 14). 


22 mill. Ailes supérieures gris cendré, faiblement lavées de brunätre 
sur le bord interne et dans l’espace terminal, les nervures médiane et 
dorsale lavées de noirâtre. Lignes transversales blanches, fines, indis- 
tinctes, visibles surtout par leur faible et étroite bordure noirätre dans 
l’espace médian; la première ligne oblique, indiquée par trois points 
noirs assez nets, dont un allongé et oblique sur la côte, un sur la 
médiane et le troisième formant un petit angle rentrant sur la dorsale: 
elle est précédée d’une courte bande verticale ocracée. La deuxième ligne 
est très oblique, parallèle au bord externe, rentrant fortement sur les 
plis, projetant trois angles aigus postérieurement sur la côte, le bord 
interne et au milieu; dans sa partie dorsale elle est très oblique et den- 
telee; elle naît d’une tache costale noirâtre oblique. Points discoïdaux 
très obliques, petits, noirs, espacés, le supérieur manquant parfois, 
l’inférieur sur la nervure médiane, qui est blanche lisérée de noirätre. 
Points marginaux noirs, petits. Frange grise avec trois filets brunâtres. 
Dessous gris brunâtre luisant uni. 4 

Ailes inférieures transparentes, luisantes, gris jaunâtre, lesnervures 
gris brunâtre ; un fin filet brun sur le bord; la frange blanche. 

Tête gris cendré, thorax gris, leinte de brunätre postérieurement. 
Antennes brun noirâtre, grises en dessus et à la base, la touffe grise, 
du côté interne blanchätre, largement ouverte, et noire au milieu. 
Palpes gris foncé uni. Abdomen gris brunâtre. Pattes gris cendré, les 
tarses plus foncés, un anneau noirâtre sur les tibias des pattes inter- 
médiaires. 

Callao (Pérou), trois & pris par M. Walker, dans ma collection. 


» 


Gen. ALOPHIA :, Rag. 


Front lisse. Antennes lisses, cylindriques, brièvement ciliées sur deux 
rangs, non courbées près de la base, sans touffe distincle. Palpes labiauæ dans les 
deux sexes ascendant droit, dépassant de leur tiers le vertex, minces, lisses. 
Palpes maæillaires en aigretle. Aves supérieures sub-triangulaires, un peu allon- 
gées, faiblement courbees sur la côte, arrondies, à peine obliques sur le bord 
externe, arrondies à l’apex et à l’angle anal; nervures 8 et 10 ainsi que 4 et 5 
extrêmement rapprochées et parallèles dans leur première moitié, divergentes 
ensuite. Aux ailes inférieures, la cellule assez courte, 2 rapprochée, 3 et 5 briève- 
ment tigées en apparence. 


Les antennes n’ont pas de sinus, mais au-dessus de sa place habi- 


tuelle on voit un tout petit amas d’ecailles faisant à peine saillie. Les 


1. Privé de touffe (aux antennes). 


28 


— k3h — 


palpes du montent verlicalement, pressés contre le front, un peu 
courbés, et ont le bord postérieur légèrement excayé; le-3°. arlicle est 
court, distinct, épais, acuminé. Ceux de la 2 sont plus allonges, plus 
minces, de forme similaire, le 2° article paraissant un peu renflé au 
sommet; ils sont écartés de la face, laquelle est lisse. Les palpes maxil- 
laires sont volumineux, d’un jaune brunätre. 

Ailes supérieures à dessins distincls, avec onze nervures, 4 et 5 
presque d’un point, de l'angle, 3 tout près, latransversale {rès concave. 

Ailes inférieures légèrement sinueuses sous l’apex, avec huit 
nervures, 7 et 8 tellement réunies qu'elles paraissent tigées; les 
rameaux de la médiane longs, 3 et 5 paraissant tigées, 2 assez rap- 
prochée. 


164. A. Combustella, H.-S., fig. 152 (Pyr.), VI, p. 146; Hein., 
159; Gallicola, Stgr., Berl. e. Z., 1870, p. 131; Hor. Ent. Ross., XV, 
p- 196 (38); Mill., Icon., p. 156, pl. 115, fig. 12-14; Berce, p. 295. 

a. Var.? Palumbiella, Rondani (Pemp.), Bull. Ent. Ital., VII, pl. 1, 
fig. 2, p. 20. î 


19 à 23 mill.  & Ailes supérieures gris foncé (blanches sau- 
poudrees de noir) plus foncées dans l’espace basilaire, blanchätres sur 
la côte au milieu dans l’espace médian et dans l’espace basilaire, forte- 
ment teintées de rouge sombre ou rouge vineux dans les parties foncées, 
moins sur la côte; les écailles rouges sont déposées irrégulièrement 
en une tache dorsale avant la première ligne, teinlant de rougeälre le 
sommet de l'aile, ombrant obliquement de rougeätre l’espace médian, 
où les écailles forment une grande tache dorsale rouge sombre, et 
ombrant de rouge la deuxième ligne des deux côtés. Première ligne 
blanche, fine, un peu oblique, droite, s’arrondissant vers la base sur la 
côte, nettement lisérée de noir du côté interne contre la tache dorsale 
rouge, au-dessus nettement délimitée par la couleur foncée de l’espace 
basilaire, du côté externe marquée d’un pelit point noir sur la dorsale 
et d’un autre sur la médiane, bordée sur la côte d’une grande tache 
triangulaire d’un noir mêlé de rouge. Deuxième ligne presque verticale, 
fine, blanchâtre, concave sur les plis, formant un petit angle saillant sur 
la nervure 4, au-dessous oblique; elle est faiblement entrecoupée sur 
la côte par une liture oblique, noire, de l’apex. Points discoïdaux noirs, 
obliques. Ligne marginale noire, à peine interrompue; frange gris-brun 
noirâtre. Dessous gris brunâtre, la deuxième ligne marquée par un point 
costal pâle bordé de noir. 

Ailes inférieures d’un blanc jaunâtre pâle avec une teinte brunätre 
et un liséré noirätre, les nervures brunätres; la frange blanche, luisante 


— 435 — 


Tete et thorax gris fonce, teintes de rouge vineux. Antennes brun 
pâle, à la place du sinus étroitement noires, les écailles non en relief, 
relevées en un tas, presque imperceptible, à l'extrémité. Palpes labiaux 
gris, lavés de noir ala base et au sommet, le 3° arliclenoirätre. Abdomen 
gris brunâtre pâle. Pattes blanchâtres, un peu tachetées de noirätre; les 
larses noirs anneles de blanc. 

La 2 est semblable, mais les palpes sont un peu obliques, plus 
lavés de noirätre, les ailes inférieures un peu plus foncées, 

La Gallicola Stgr. est identique avec Combustella H.-S., dont j'ai vu 
le type original. 

«Lachenille est cylindrique, atténuée postérieurement, la tête petite, 
rétractile, noire, les incisions bien marquées, le fond d’un vert un peu 
bleuâtre ; les lignes, d’un carminé vineux, se détachent nettement; la 
vasculaire forme un filet étroit, la sous-dorsale très large; ce sont plutôt 
trois lignes parallèles et continues, interrompues aux incisions; la 
stigmatale est double el est également interrompue. La plaque thora- 
cique est marbrée de brun et de vineux. Paltes écailleuses brunes » 
(Millière). 

Elle vit dans les galles formées par une espèce d’aphidien (des 
genres Pemphigus et Tetraneura) sur les feuilles des Pistacia terebin- 
thus et P. lentiscus, dévorant les habitants des galles. Souvent, dans les 
galles du P. lentiscus, elle ne trouve pas assez de nourriture et, dans 
ce cas, après avoir mangé tous les pucerons, ne laissant que ses déjec- 
tions, elle perce un trou dans les parois de la galle et pénètre dans une 
autre, ayant soin de boucher le trou d’entrée avec de la soie. Dans les 
grandes galles du P. terebinthus, au contraire, on trouve parfois deux 
chenilles qui, ayant des provisions abondantes, n’ont pas besoin de 
changer de demeure. La chenille file son cocon de soie blanche dans la 
galle même et se transforme en une chrysalide peu allongée, à pointe 
abdominale aiguë, d’un brun rougeälre luisant. La chenille se {rouve 
dans les galles d'octobre à juin, se transformant en chrysalide vers la 
mi-juin, et le papillon paraît au commencement de juillet. 

La Combustella se trouve dans le midi de la France, en Italie, le sud 
de l'Autriche et de la Russie (Sarepta), en Syrie, et sans doute partout 
où croissent les lentisques. 


Gen. MELATHREX!, Rag. 


Front avec une touffe distincte, forte. Antennes faiblement, mais distincte- 
ment crénelées, brièvement ciliées sur deux rangs, non courbées à la base; la place 


1. Poils noirs (allusion à l’aigrette noire des palpes maxillaires). 


— 436 — 


du sinus revelue d’ecailles comprimées noires qui se relèvent en une très petite 
crête au sommet. Palpes labiaux du 5’ épais, droits, pressés contre le front, dépas- 
sant de leur tiers le vertex, épais, squammeux, le 3° article court, épais, indistinct. 
Palpes maxillaires formant une aigrette très volumineuse, ocracée, devenant brun- 
noir au sommet. Ailes supérieures allongées, faiblement courbées sur la côte, regu- 
lièrement arrondies et obliques sur le bord externe; nervures 8 et 10, ainsi que 4 
et 5, distinctement écartées. Aux ailes inférieures, la cellule longue, 2 assez écartée, 
3 et 5 paraissant tigées. 


Les palpes de la @ sont aplatis, {res squammeux, élargis par devant, 
le 2° article étant dilaté triangulairement à la base et au sommet, pen- 
dant que le 3° article, qui est assez long et large, est coupé oblique- 
ment au sommet, et dilaté également par des écailles par devant. La 
touffe frontale de la 2 est forte, conique, obluse. Ailes supérieures à 
dessins confus; avec onze nervures, 2 à 5 presque parallèles, régulière- 
ment espacées, la transversale presque droite. Aïles inférieures avec 
huit nervures, 2 bien écartée, 3 et 5 brièvement tigées en apparence, 
7 et 8 paraissant ligées. 

Par ses antennes distinctement ciliées, sans touffe distincte, ce 
genre ressemble à Alophia, mais ses antennes ont des écailles visibles 
à la place de la touffe, le front a une touffe distincte, la nervulation 
diffère également. 


165. M. Praetextella, Chr., Hor. Ent. Ross., XIL p. 279, pl. VII, 
fig. 51. (Rag., Pl. XVII, fig. 15.) 


d' 20 à 26 mill., 2 23 à 28 mill. Ailes supérieures assez allongées, 
un peu courbées sur la côte, régulièrement obliques et arrondies sur le 
bord externe, arrondies à l’apex, d’un jaune ocrace, irregulierement 
lavées de gris noirâtre le long du bord interne et dans l’espace ter- 
minal. Lignes transversales très indistinctes, surtout la première, qui 
semble coudée postérieurement, indiquée seulement par un point 
foncé peu visible sur la médiane du côté externe, et une petite ligne 
blanche en forme d’un angle rentrant sur la dorsale, bordée des deux 
côtés d’un point foncé. Deuxième ligne très oblique, parallèle et rap- 
prochée du bord externe, un peu courbee, rentrant seulement sur 
le pli dorsal, de la couleur du fond, faiblement lisérée de noirâtre 
du côté interne. Le point discoïdal inférieur seul visible, petit, peu 
visible. Frange gris brunâtre pâle, avec une ligne plus foncée au 
milieu. Points discoïdaux visibles, mais peu distincts, noirätres. Ailes 
inférieures semi-transparentes, blanc jaunâtre, étroitement brunies 
sur les bords, lisérées de brunâtre, la frange blanche et luisante. 
Dessous brun noirâtre pâle, jaunâtre sur le bord interne, une longue 


— 437 — 


strie d'un noir intense entre la côte et la nervure costale près de 
la base. 

Tête et thorax jaune ocracé. Palpes labiaux ocracés, faiblement 
lavés de brun noirâtre pâle extérieurement, la base pâle. Antennes 
ocracées, annelées de noirätre. Abdomen ocracé brunätre. Palles gris 
brunätre, les tarses plus foncés. 

La © est plus grande, davantage lavée de gris et de noirâtre, lais- 
sant peu de la couleur claire du fond, surtout sur la côte et sur le bord 
interne à la base; les dessins sont par suite plus distinels; la premiere 
ligne est indiquée par quelques points blanes sur les nervures et finc- 
ment ombrée de brun du côlé externe; la deuxième ligne est plus pâle 
et plus distinctement lisérée de noirätre du côté interne. Les ailes 
inférieures sont un peu plus foncées que chez le j ; en dessous il n’y a 
pas de strie costale noire aux supérieures. 

Krasnowodsk, volant, fin juin, communément sur l’Alhagi Came- 
lorum (Christoph). 

M. Christoph a recu aussi des exemplaires de Askhabad; ceux-ci 
sont d’un ton plus rougeätre, surtout au sommel, et la frange n’est pas 
plus foncée. 

Se trouve aussi dans les Indes orientales, mais les papillons sont 
plus petits et plus päles que ceux de Krasnowodsk, la 2 est parfois 
ocracé rougeälre, fortement lavée de noirätre. 

Un de Allahabad est d’un jaune plus pâle et pur, à peine sau- 
poudré de brunâtre sur le bord interne et dans l’espace terminal, les 
dessins moins distincts; d’autres de Hyderabad (fév. et avril), Balora 
(janvier), Karachi (sept.), Bombay. Wangni, Thanna Districts, en nov.- 
déc., et Rangoun (Birmanie angl.). Musée de Calcutta, etc. 


Gen. EPICROCIS, Zeller. 
(Isis, 1848, p. 878.) 


Antennes un peu aplaties, non courbées près de la base, avec une petite crête 
d’ecailles sur le dos pres de la base. Palpes labiaux épais, lisses, en forme d’une 
gousse, convexes par devant, pressés contre le front, dépassant de beaucoup le 
vertex, le 3° article très petit. Palpes maæillaires brun roussâtre, en aigrette, ren- 
fermés dans un sillon dans les palpes labiaux. Ailes supérieures larges, presque 
droites sur la côte, sinueuses, un peu obliques sur le bord externe, arrondies à 
l'angle anal, avec onze nervures séparées, sauf 8 et 9. Ailes inférieures avec huit 
nervures, la cellule assez courte, 4 et 5 tigées, 2 un peu avant l'angle, 3 et 5, de 
même que 7et8, paraissant longuement tigées. — Type : Festivella. 


Front en dessus avec une touffe triangulaire contre laquelle s’ap- 
puient les palpes. Slemmates et trompe distincts. Corps grêle. Ailes 


— 438 — 


inferieures larges, arrondies, non sinueuses sur le bord, obtuses 
a l’apex; aux superieures 4 et 5 sont droites, un peu rapprochees 
vers la base, naissant séparément de la transversale, 3 un peu avant 
l'angle. 

Ce, genre se distingue des Salebria surtout par la forme des 
antennes et des ailes. Il a beaucoup d’analogie avec Hydaspia, mais la 
nervulation et les antennes sont différentes. 


166. E. Festivella, Zell., Isis, 1848, p. 878, Lep. Micr. Caffr., 
p- 77; Moore, Lep. Ceyl., Ill, p. 367, pl. 184, fig. 8 (Rag., Pl. XII, fig. 12); 
Ratoalis, WIk., Cat., XIX, p. 916 (Pyralis); Albigeralis, WIk., Cat., XXXIV, 
p- 1468 (Scopula); Tinealella, WIk., Cat., XXXV, p. 1727 (Gabra). 


19 mill. Ailes superieures d’un jaune paille, lavees de rouge acajou 
avant la première ligne et à l'extrémité; la premiere ligne très distincte, 
blanc d'argent, oblique, s'étendant d'environ le premier tiers de la 
côte au milieu du bord interne. Sur le disque on voit une assez grande 
tache blanche nettement limitée vers la base par une lunule foncée 
qui se fond dans un nuage brun acajou. La deuxième ligne se devine 
plutôt qu’elle ne se voit, élant très fine, presque parallèle au bord 
externe, se détachant à peine de la couleur acajou foncé du sommet 
de l’aile. La frange est brune, précédée par deux lignes brun foncé. Le 
dessous est brun jaunâtre, sauf sur le bord interne, où les ailes sont 
blanchâtres. 

Les ailes inférieures sont semi-transparentes, teintées de jaunâtre, 
et brunies sur la côte ; la frange est lisérée de brun à la base. 

Les antennes sont d’un brun jaunâtre clair, non sinueuses à la 
base, avec quelques écailles jaunâtres, très petites, sur le dos. Les 
palpes labiaux du sont jaunâtres, roux intérieurement. L’abdomen 
est d’un gris ocracé, la tête et le thorax brun acajou. Les pattes sont 
blanchätres, lavées de roussâtre, avec les tarses brun noirätre. 

Indes orientales, Ceylan, Java, Afrique méridionale. 


167. E. Hilarella, Rag., Nouv. gen., p. 22 (Pl. XII, fig. 7). 


23 mill. Ailes supérieures d’un brun ferrugineux clair, l'espace bası- 
laire plus foncé, avant la première ligne lavé de brun rougeälre foncé 
mêlé de noir sur les nervures médiane et dorsale; l’espace terminal, 
très étroit, est d'un gris rosé luisant. La première ligne est oblique sur 
la côte jusqu’à la nervure médiane, descendant ensuite presque vertica- 
lement jusqu’au milieu du bord interne; elle est blanche, légèrement 


— 439 — 


bordée de noir de chaque côté, interrompue sur le pli dorsal et indis- 
tincte vers la côte. La deuxième ligne est extrémement rapprochée du 
bord externe, convexe intérieurement sur le disque, ensuite parallèle à 
l’angle anal; elle est formée de deux fines lignes d’un brun rougeûtre, 
qui sont très rapprochées vers l’angle anal et divergent vers la côte; 
celle du côté de la base est plus distincte; elle est précédée sur le 
disque d’une tache triangulaire noirâtre, fondant en brun rougeälre, et 
suivie, sur la nervure médiane, d'une liture longitudinale blanche ayant 
un point brun à-son extrémité. Le bord de l’aile et les nervures à leur 
extrémité noirs. Frange brun grisâtre, sillonnée par deux lignes plus 
päles. Dessous d'un gris noirâtre lavé de rougeätre vers la côte au 
sommet, la cellule remplie d’ecailles jaunes et une strie d’écailles noires 
sur le pli dorsal à la base. 

Ailes inférieures gris brunälre clair, avec une large tache blanc 
jaunâtre sur la côte s'étendant en pointe sur la nervure 7, au delà du 
milieu, et semée d’ecailles piliformes noires. Des écailles semblables se 
trouvent le long du bord abdominal; les nervures sont brunätres, la 
frange blanchâtre précédée de deux filets noirätres. 

Dessous plus foncé qu’en dessus avec la côte largement brun noi- 
râtre ; une ligne médiane noire très distincte. 

Thorax ferrugineux, une ligne au milieu ocracée. Palpes labiaux 
ferrugineux, un peu lavés de noirâtre au sommet et à la base par 
derrière. Antennes brun clair, avec une pelite strie d’écailles noires. 
Abdomen gris brunâtre. Pattes gris noirâtre, les tibias poslérieurs 
blanchâtres, frangés de longs poils ferrugineux; les larses noirâtres, 
finement annelés de blanchâtre. 

Hongkong (Chine), 23 avril, un coll. Staudinger. 


Gen. HYDASPIA 1, Rag. 


(Nouv. gen., p. 22.) 


Antennes épaisses, largement aplaties, la touffe forte. Palpes labiaux ascen- 
dants, droits, dépassant de leur moitié le vertex. Palpes masillaires en une aigrette 
volumineuse jaune. Ailes supérieures larges, la côte presque droite, le bord externe 
presque droit, oblique, arrondi à l'angle anal, avec onze nervures, 4 et 5 rapprochées 
vers la base. Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule courte, 2 avant l'angle, 
3 et 5 paraissant très brièvement tigées, 8 libre, longue, paraissant tigée. 


Les antennes sont pubescentes, fortement courbées à la base, la 
touffe entière. Trompe pelite, distincte. Le front avec une touffe conique 


1. D'après le fleuve indien Hydaspes. 


— 440 — 


assez forte, remontant droit. Palpes labiaux faiblement courbes, lisses, 
le 3° article très court. Corps moyen. Tibias squammeux. Le bord 
externe des ailes supérieures est un peu sinueux sous l’apex. 

Nervures 8 et 10 très rapprochées, parallèles, la transversale faible- 
ment courbée, oblique, 4 et 5 parallèles, très rapprochées dans leur 
première moitié, divergentes ensuite, naissant de l’angle, 2 et 3 rappro- 
chées, parallèles. Aux ailes inférieures 3 et 5 sont presque d’un point, 
L assez longue. 

Les palpes de la © sont très longs et minces, courbés, les palpes 
maxillaires très courts, la touffe frontale comme chez le , la tariere 
saillante. 


168. H. Dorsipunctella, Rag., Nouv. gen., p. 22 (Pl. XII, fig. 9). 


24 mill.  & Ailes d’un ocracé rougeätre foncé luisant, plus rouges 
au sommet, tournant à l’ocrace sur le bord interne, et au brunätre vers 
la côte, la côte même avec une large bande blanche lrès distincte qui 
s'arrête tout près de l’apex; les nervures sont finement striées de 
noirâtre. Lignes transversales indiquées seulement par leur bordure 
noirâtre dans l’espace médian; la première oblique, indiquée par un 
gros point sur la médiane et un plus gros sur la dorsale. Deuxième 
ligne indiquée par les stries noires sur les nervures, mal définie, 
paraissant bombée dans sa moitié costale, rentrant oblique, largement 
concave, sur le pli dorsal. Une fine ligne marginale noire, largement 
interrompue. Frange gris brunätre, traversée par deux larges filets 
bruns. Points discoïdaux invisibles, la strie renflée à l'extrémité 
indique le point inférieur. Dessous brun, plus clair sur la côte et dans 
l’espace terminal. 

Ailes inférieures brun jaunâtre luisant, un peu irisées, les nervures 
plus foncées, le bord liséré de brun, la frange blanche, jaune à la base, 
un filet brun au milieu. Dessous plus pâle. 

Tête ocracé rougeätre, en dessus blanchälre; les antennes ocracé 
rougeätre, brunes en dessous, la touffe du côté interne blanchâtre, noire 
à l'extrémité. Thorax ocracé rougeätre, l'abdomen ocracé brunätre. 
Pattes blanchâtres, grises par devant. 

La 2 ressemble au Ç!, ses ailes supérieures sont plus largement 
saupoudrées de noirâtre sur les nervures, ses ailes inférieures à peine 
plus foncées. 

Cashmir (Indes orientales), assez commune. Collections Moore et 
Ragonot, Musée de Vienne. 


— hu) — 


Gen. SEMPRONIA 1, Rag. 
(Now. gen., p. 24.) 


Antennes longuement ciliees a la base, diminuant vers l’apex, une petite touffe 
d’ecailles à la base. Palpes labiaux ascendants, courbes en forme de gousse, ren- 
fermant les palpes maxillaires en aigrette, d'un gris rougeätre. Ailes supérieures 
avec onze nervures, la costale renflée et défléchie à l'extrémité, aboutissant au milieu 
de la nervure 11, 10 touchant presque 8, 4 et 5 paraissant longuement ligées. Aries 
inférieures avec huit nervures, la cellule courte, 2 bien avant l'angle, 8 tigée, ainsi 
que k et 5. 


Antennes assez courtes, atteignant un peu au delà du milieu de la 
cöle, à peine courbées près de la base ; à l’apex elles ne sont que créne- 
lées, chaque cil des antennes est bipectiné. Palpes labiaux longs, dépas- 
sant de leur moitié le verlex, le 2° article droit, un peu aplali, convexe 
par devant; ils sont revêtus d’écailles fines et comprimees ; le 3° article 
très pelit, très mince, indistinct, formant une espèce de petit crochet à 
l'extrémité du 2 article. Stemmates distincts, front lisse. Ailes supé- 
rieures assez allongées et étroites, un peu arrondies sur la côte, le 
bord externe oblique, arrondi ; la nervure 10 courte, parallèle à la tige 
de 8 el 9, paraissant tigée sur elle. 


169. S. Stygella, Rag., Nouv. gen., p. 24 (Pl. XIII, fig. 10). 


25 mill. 5 Ailes supérieures d’un noir brunâtre luisant, plus 
claires vers le bord interne; avec une grande tache carnée, teintée 
d’orange, de forme allongée, à contours indistincts, placée presque au 
milieu du bord interne, ne dépassant pas la nervure médiane. Dans la 
partie foncée de l’aile on voit, avec la loupe, de nombreuses écailles 
bleuâtres, paraissant métalliques. Frange brun noirâtre, divisée par 
une fine ligne formée d’écailles blanches; le bord de l’aile est finement 
liséré de couleur claire. 

Ailes inférieures gris brunälre, avec un reflet brun-pourpre, les 
nervures, la côte et l'extrémité de l'aile plus foncées; la frange est 
blanche avec l'extrémité et deux filets à la base bruns. 

Tête et palpes noirs, le thorax noir brunätre, l'abdomen brun, le 
segment anal jaunätre. Dessous du corps brun, les paltes noires, les 
tarses finement annelés de blanc; antennes noirätres, la touffe d’écailles 
noire. 

Sydney (Australie). Coll. Musée zool. de Berlin et coll. Ragonot. 


1. Nom d’une famille romaine. 


— hu2 — 


Gen. CABRAGUS, Moore. 


(Lep. Ceyl., p. 370; g. Sigmarthria, Rag., Nouv. gen., p. 23.) 


Antennes fortement crénelées, ciliees, la touffe d’ecailles à la base forte. 
Palpes labiaux ascendants, dépassant la tête de la moitié de leur longueur, 
recourbés en dessus, le 3° article défléchi, recourbe. Palpes maæillaires en forme 
d’une aigrette jaune très volumineuse. Ailes supérieures avec onze nervures, # et 5 
très rapprochées à leur origine. Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule 
très courte, 2 bien avant l’angle. — Type : Auritipalpus.. 


Stemmates distincts; front et vertex lisses; antennes un peu aplaties, 
avec un sinus près de la base, la touffe d’écailles forte, un sillon au 
milieu; les palpes très longs, affectant la forme d’un s ou d’un ser- 
pent redressé, appliqués contre le front; ils sont entièrement creux. 
Aux ailes supérieures 2 écartée de l’angle, 3 tout près, 4 et 5 de l’angle, 
divergentes, séparées, mais presque accolées à leur origine, 6 écartée 
de l’angle, 8 et 9 tigées de l’angle, 10 de la cellule. Aux ailes infé- 
rieures les nervures longues, 7 et 8 longues, 4 et 5 longuement tigées; 
3 et 5 d’un point. 

Genre très remarquable par la forme des palpes. 


470. €. Auritipalpus, Moore, Lep. Ceyl., III, p. 371, pl. 184, fig. 9 
(Rag., Pl. XIII, fig. 23); Palpella, Rag. (Sigmarthria), Nouv. gen., p. 23. 


20 mill. £' Ailes supérieures d’un jaune ocracé, largement lavées 
de noir sur la côte; lignes transversales plus pâles, assez distinctes; la 
première oblique, faiblement coudée postérieurement sur la médiane, 
suivie par une grande tache noire, très large sur la côte, se rétrécissant 
sur le bord interne, fondue du côté externe. Deuxième ligne oblique, 
largement concave sur les plis, formant un angle aigu au milieu, nais- 
sant au milieu d'une tache costale noire. Points discoïdaux peu 
marqués, un peu obliques. Frange ocracé rougeätre, une ligne plus 
foncée à la base. Dessous roussälre, presque entièrement saupoudré 
de grossières écailles noires. 

Ailes inférieures transparentes, teintées de bleuätre, mais entière 
ment saupoudrées de longues écailles grossières d’un noir intense, les 
nervures plus noires; frange ocracé rougeätre. Dessous semblable. 

Tête noir brunätre, {thorax brun roussâtre. Palpes gris pâle, teintés 
de rose, la moilié apicale brun-noir, les palpes maxillaires jaunes. 
Antennes brunes, la touffe brun verdâtre, un peu métallique. Abdomen 
ocracé teinté de brunâtre, la touffe anale jaune, noirâtre en dessous. 


— 443 — 


Cette description est faite sur le type original de M. Moore, pro- 
venant de Ceylan; il n’est pas en bon état. 

Ma description et figure de Palpella a été prise sur un exemplaire 
en très mauvais état venant de Sarawack (Bornéo), qui se trouve dans 
le Musée britannique. Je crois que ces deux spécimens sont d’une seule 
espèce, car les descriptions concordent au point de vue de la cou- 
leur, la présence de deux lignes transversales et des écailles noires qui 
recouvrent entièrement les ailes inférieures des deux côtés; l'individu 
de Bornéo est un peu plus grand (22 mill.), et les ailes inférieures ne 
paraissent pas tellement saupoudrées de noir. Il faudrait en voir 
d'autres; mais en tous cas Palpellus est bien distinet d’Aspiciellus. 


471. €. Aspiciellus (a), Rag., Bull. Soc. ent. France, 1889, p. cexx 
(Pl. XVII, fig. 16). 


22 mill. Ailes supérieures brunätre pâle, plus foncées à la base, 
fortement saupoudrées de noirätre et de gris cendré, avec une feinte rosée; 
les lignes transversales päles; la première est blanche, oblique, droite, 
s'étendant de la côte à la nervure médiane, se perdant ensuite; elle est 
suivie sur toute sa longueur d’une liture rouge brique qui s’étend le long 
de la côte jusque près de l’apex, et qui a la forme d’un triangle allongé. 
La deuxième ligne paraît être très rapprochée et exactement parallèle 
au bord externe, étant arrondie postérieurement ; elle est pâle el très 
indistincte. Les points discoïdaux sont réunis en une fine lunule noirâtre 
tournée du côté externe; frange rougeätre. Dessous ocracé rougeätre, 
la côte largement rouge brique, la cellule et au delà, ainsi qu’une bande 
étroite au-dessous de la nervure médiane, saupoudres d’ecailles noires. 

Ailes inférieures transparentes, jaunâtres, la côte et les nervures 
roussâtres, la nervure médiane et la cellule revêlues d’écailles noires, 
qui sont plus denses sur la nervure médiane; frange plus pâle, teintée 
de roussâtre à la base et presque entièrement roussâtre en approchant 
de l’apex. Dessous semblable, mais la côte plus rouge et les écailles 
noires sont moins nombreuses; la nervure médiane en est dépourvue. 

Tête jaunätre, le thorax brun rougeätre par devant, la moitié posté- 
rieure ocracé jaunâtre teinté de rougeätre. Palpes avec la moitié basi- 
laire gris pâle, la partie supérieure brun rouge. Antennes brun rouge, 
l’article basilaire jaunätre, la touffe d’ecailles noire. Abdomen ocracé, 
lavé de noirätre sur la moilié antérieure de chaque anneau poslérieu- 
rement; dessous ocracé foncé. Pattes grises, fortement lavées de rous- 
sâtre, les tarses roussâtres, les tibias postérieurs élargis, squammeux 
sur le bord, avec une touffe d’écailles à l’apex; ces écailles sont rous- 
sâtres tachetés de blanc. 


— hub — 


L’exemplaire décrit est un peu frotté, mais il diffère de Auritipal- 
pus par sa couleur, la forme de la tache discoïdale, l'absence d’ecailles 
noires sur les ailes inférieures et la couleur du dessous. 

Port Moresby (Nouvelle-Guinée). Un pris par M. Kowald, d’oc- 
tobre à janvier. 


Gen. APHYLETES!:, Pac. 


Front avec une touffe conique contre laquelle se pressent les palpes labiaux, 
qui sont ascendants, presque droits, un peu obliques, dépassant un peu le vertex, 
aplatis, assez lisses, le 3° article court, distinct, un peu défléchi; ils sont marqués sur 
leur bord interne d’un étroit sillon longitudinal, peu profond, pour loger les palpes 
maæillatres, qui sonttrès courts, croisés sur la face, squammeux, et non en aigrelte. 
Trompe forte. Antennes cylindriques, distinctement ciliées, fortement courbées à la 
base, la touffe grande, entière, avec un sillon au milieu, l’article basilaire épais. 
Corps moyen. Pattes lisses. Ailes supérieures régulièrement mais faiblement 
courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, ornées de bandes 
d’ecailles en relief; avec onze nervures, 10 parallèle et rapprochée de8 maisséparée, 
4 et 5 presque parallèles, écartées, 3 de l’angle, un peu convergente avec 5, parallèle 
avec 2 qui est éloignée de l'angle. Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule 
moyenne, 2, 3 et 4 parallèles ; 2 un peu éloignée de l'angle; 3 et 5 paraissant lon- 
guement tigees; 4 courte, de 5; 7et 8 longues, paraissant tigées. — Type : Nigris- 
parsella. 


Ce genre est voisin de Tephris, mais se distingue immédiatement 


par la forme des palpes maxillaires, tandis qu'il s'éloigne des Salebria: 
par la disposition du 3° article des palpes labiaux et les antennes. 


172. A. Nigrisparsella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 232 
(Pl. XII, fig. 8). ; 


25 mill. Semblable à la Cyriella Ersch. comme forme et dessins, 
mais les ailes sont d’un gris brunâtre, ou gris blanchâtre, très fortement 
‘et également saupoudrées d’ecailles noires, grossières, de facon que 
malgré que les dessins soient plus distincts ils se confondent dans les 
écailles noires qui recouvrent le fond clair, surtout dans les exemplaires 
du Kouldja. Les écailles qui précèdent la première ligne sont plus en 
relief, plus longues que chez Cyriella, la deuxième ligne, à sa parlie 
médiane, est coupée obliquement, formant un angle sur la nervure mé- 
diane, au lieu d’être bombée. Les points discoïdaux sont réunis en un 
croissant; la frange est entièrement d’un gris brunâtre, traversée par 
deux fines lignes noirâtres. 
Ailes inférieures transparentes, blanches, irisées, à peine brunies 
sur la côte, et lisérées de brun seulement vers l’apex. 


1. Anormale comme lribu. 


— hk5 — 


Antennes avec l’article basilaire et la touffe noirs du côté interne, 
l’article basilaire blanchälre, tacheté de noir du côté externe, la touffe 
d’écailles avec la base blanche. Palpes dislinetement écartés par devant, 
un peu arqués, squammeux, blancs, lachetes de noir, le 3° article déflé- 
chi, très court. Abdomen noirälre en dessus, blanc jaunälre en des- 
sous; pattes blanches, très fortement saupoudrées d’écailles noires. 

La © a les ailes plus distinctement lisérées de noirälre et la frange 
a une ligne noirälre à la base; les palpes sont arqués, blancs, tachetés 
de noir, le 3° article dislinet. 

Un dans ma coll., de Derbent, à fond gris brunâtre. 

Un g et une 2 (coll. Wocke), du Kouldja, à fond gris blanchätre. 


173. A. Melanochreella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 233 
(Salebria) (Pl. XIV, fig. 7); Ochrobaphella, Rag., Nouv. gen., 17 (Neph.). 


20 mill. 52 Ailes supérieures assez courtes, fortement et régu- 
lièrement courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le bord 
externe, ocrace rougeätre pâle, lavees de blanc et saupoudrées de noir 
sur la côte, sur le bord interne au milieu, et largement sur les nervures. 
Premiere ligne noire, oblique, coudee posterieurement sur la mediane, 
rentrant sur la dorsale, précédée d'une bande ocracé rougeätre foncé, 
étroite sur la côte, large sur le bord interne, saupoudrée de noir sur la 
côte et sur la dorsale; cette bande est elle-même précédée d’une ligne 
blanche, très distincte, droite, lisérée de noirâtre des deux côtés. 
Deuxième ligne peu distincte, rapprochée du bord externe, fine, 
blanche, faiblement lisérée de noir du côté interne, interrompue sur les 
plis, oblique, un peu bombée au milieu. Une trainee noirätre s'étend 
obliquement de l’apex au milieu de l’espace médian; elle est précédée 
d’une éclaircie oblique, les parties blanches étant dépourvues d’écailles 
noires. Points discoïdaux noirs, obliques, petits, la frange gris ocracé, 
striée de noirâtre; le bord de l’aile est saupoudré de noir mais sans 
points marginaux distincts. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, faiblement lavées de brunälre, les 
nervures plus foncées, le bord avec un liséré brun, la frange blanche. 

Tête et thorax gris, l’abdomen gris brunâtre; les antennes gris 
brunâtre, faiblement annelées de noirätre, la touffe petite, grise, noi- 
râtre du côté interne. Pattes blanc grisâtre, saupoudrées de noir; les 
tarses presque noirs, un anneau noir sur les tibias des pattes intermé- 
diaires; palpes labiaux épais, squammeux, blanc grisätre, saupoudrés 
de noirätre, le 3° article très court, noir; ils sont marqués d’un faible 
sillon comme pour recevoir les palpes maxillaires qui, pourtant, sont 
extrêmement courts, à peine visibles, squammeux. Le front est bombé. 


— AN — 


Cette espèce est plus ou moins saupoudree de noir; le type décrit 
d’abord a l'extrémité de l’aile entièrement saupoudrée de noir ainsi 
que la bande précédant la première ligne. D’autres spécimens ont des 
dessins peu distinels, mais la ligne blanche avant la premiere ligne est 
toujours bien visible; celui figuré et décrit est bien marqué. 

La © ressemble au , mais ses palpes sont plus longs et moins 
courbés. 

Le type premièrement décrit (coll. Romanoff) provient du Tur- 
kestan, d’autres, coll. Slaudinger, viennent des monts Alexandre, Mar- 
gelan et Transalaï. 


Gen. TEPHRIS:, Rag. 


Front avec une forte touffe conique. Trompe forte. Antennes avec la tige cylin- 
drique, brièvement ciliée sur deux rangs, avec un sinus à la base renfermant une 
forte touffe, entière, allongée. Palpes labiaux du 5‘ ascendants, obliques, dépas- 
sant sensiblement le vertex, un peu renflés au sommet, lisses, le 3° article très court,. 
un peu deflechi, et divergeant avec celui de l’autre palpe. Palpes labiaux de la 2 
ascendants, un peu squammeux et comprimés latéralement, le 3° article distinct. 
Palpes maæillaires du ' en forme d'une volumineuse touffe ocracée, logée dans un 
sillon des palpes labiaux. Corps moyen. Pattes lisses. Ailes supérieures moyennes, 
presque droites sur la côte, faiblement obliques sur le bord externe, arrondies à 
l’angle anal; la bordure antérieure de la premiere ligne formée d’ecailles en relief; 
onze neryures toutes séparées et écartées, sauf 8 et 9 qui sont tigées. Ales infe- 
rieures arrondies sur le bord externe, un peu coudees au milieu, l’apex assez 
aigu; la cellule assez longue; huit nervures : 7 et 8 paraissant tigées, mais seule- 
ment rapprochees, 3 et 5 paraissant longuement tigées, 2 assez pres de l’angle, 4 
de 5. — Type : Cyriella. 


Ce genre se reconnaît à ses antennes ciliées, ses palpes obliques, avec 
le 3° article placé hors de son axe, ce qui est bien visible vu d’en haut. 
Les © de Perlucidella et Connexella paraissent avoir le front lisse ainsi 
que le de Verruculella. 


TABLEAU DES ESPÈCES. 


A. Aïles d’un gris uni plus ou moins foncé : 
B. Première ligne verticale, 2° oblique; points discoïdaux dis- 
tincts ailes grispäle . . „co...  Burkhunella 
BB. Premiere ligne oblique, anguleuse et sinueuse, la 2° tres 
bombee au milieu : 


GC. Points discoïdaux distincts, ronds : 
1. Ailes gris clair, saupoudrées de brun. . . . . . . . Cyriella. 
2. ALESLOCTAGE, STIsätte uni. ee SC UCI TIOr 


1. Couleur cendrée. 


— 417 — 


*CC. Points discoïdaux réunis en une strie noire très distincte ; 
ailes gris foncé, la 2° ligne faiblement sinueuse . . . Verruculella. : 
*BBB. Première ligne oblique, droite, la 2° faiblement bombee : 


1. Points discoïdaux réunis en une petite lunule noire; 
1° ligne distinctement lisérée de noir des deux côtés; 
es A RIS-.MOITE EM ee lee neue ce Connexella. 


2. Points discoïdaux invisibles; 1" ligne interrompue, 
lisérée de noir d’un côté; ailes d’un gris un peu bru- 

DO LLC NES N er een Er Tec Perlucidella. 
*AA. Ailes d’un gris d'acier uni; la 1° ligne verticale, n’atteignant 
pas la côte, large, blanche, dans une tache brun rou- 

geätre; tête et thorax ocraces. . . . . . . . . . . Ephippella. 


474, T. Burkhunella, Rag., Nouv. gen., p. 19 (Pl. XII, fig. 16). 


26 mill. 9 Ailes supérieures d’un gris cendré (blanc finement et 
également saupoudrées de noir); lignes transversales fines, blanches, 
la première oblique, un peu anguleuse sur les nervures, finement 
bordée postérieurement de noir, précédée d’une ligne presque verticale 
d’ecailles en relief, lesquelles sont blanches à la base, noirätres sur la 
crête. Deuxième ligne oblique, échancrée sur les plis, bomhée et den- 
telée au milieu. Points discoïdaux noirs, petits, strigiformes, l’inférieur 
sur la nervure médiane lavée de blanc. Points marginaux dislincts, très 
petits; frange gris brunâtre, sillonnée par plusieurs lignes noirätres. 

Ailes inférieures gris brunâtre clair, lisérées de brun, la frange 
blanche. 

Tête, palpes et thorax gris cendré, la touffe frontale forte; palpes 
labiaux obliques, le 2° article dépassant le vertex; antennes grises, fai- 
blement pubescentes. Abdomen gris brunâtre, dessous blanchätre; les 
pattes faiblement saupoudrées de noirätre. 

Kouldja, 30 avril, une © (coll. Alpheraky), une autre 9, coll. Stau- 
dinger, de Margelan (Asie centr.). 


475. T. Cyriella, Ersch., Reise in Turk., pl. V, p. 83, fig. 84 et 85. 
(Rag., Pl. XXI, fig. 20.) 


21 à 25 mill. Ailes supérieures étroites à la base, la côte presque 
droite, le bord externe oblique, arrondi. Ailes d’un gris très clair, 
parfois saupoudrées d’écailles gris brunâtre qui leur donnent une 
couleur plus foncée; elles sont irrégulièrement et légèrement saupou- 
drees d’écailles noires, surtout sur la côte, formant un nuage oblique 
dans l’espace médian. La première ligne est blanche, oblique jusqu’à la 


— 448 — 


sous-cosiale, puis verticale et sinueuse jusqu’au bord interne; elle est 
bordée extérieurement d’une ligne sinueuse noire qui n’atleint pas le 
bord interne, et elle est précédée d’une ligne sinueuse d’écailles rele- 
vées, noires à leur sommet. La deuxième ligne est oblique et fortement 
échancrée sur les plis, blanchâtre, finement bordée de noir du côté 
interne. Une ligne inlerrompue d’écailles noires sur le bord externe. 
Frange gris brunätre à la base, blanche à l'extrémité. Points discoïdaux 
un peu obliques, séparés, peu distincts. Dessous gris, une faible ligne 
pâle indique la deuxième ligne; frange blanche avec une ligne grise 
au milieu. 

Ailes inférieures blanchälres, irisées, transparentes, les nervures à 
peine plus foncées, la côte un peu brune, la frange blanche, précédée 
d’une ligne brune. Celles de la © sont plus foncées. 

Tête et thorax gris clair tachetés de noir. Palpes droits, obliques, 
cylindriques, très rapprochés par devant, le 3° article très petit, 
défléchi; ils sont pâles, d’un gris lavé de gris brunâtre, les écailles 
lisses. Antennes gris brunâtre, indistinctement annelées de brun; en 
dessous noires, fortement et longuement pubescentes, l’article basilaire 
blanchâtre; elles sont distinctement courbées; une louffe assez forte 
d’écailles blanches, ayant un sillon rempli d’ecailles noires, dans le 
sinus. Dessous du corps et les pattes gris blanchätre, saupoudré 
d’ecailles noires. 

Chez la © les palpes sont squammeux, un peu arqués, le 3° article 
distinct. 

Se distingue de la Nigrisparsella par la couleur claire de ses ailes 
supérieures, qui sont à peine saupoudrees d’écailles noires, par la forme 
de ses palpes, et la couleur de ses antennes à la base. 

Turkeslan (coll. Erschoff), Kouldja (coll. Wocke), Krasnowodsk el 
Askhabad (coll. Romanoff, Christoph, Ragonot). 


176. T. Ochreella, Rag. (Pl. XII, fig. 13). 


29 mill. Ailes supérieures d’un ocrace grisätre uni, sans melunge 
d’ecailles noires, saupoudrees par-ci par-là d’écailles un peu plus fon- 
cées au delà de la première ligne; lignes peu marquées. Le reste comme 
dans Cyriella Ersch. Ochreella n’en est probablement qu’une variété. 

Schahrud (Perse sept.). Un 5° (coll. Christoph). 


177. T. Verruculella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 232 
(Pl. VII, fig. 17). 


20 mill. © Ailes supérieures assez larges, la côte très convexe, le 
bord externe légèrement sinueux. Ailes d'un gris foncé, légèrement 


— 449 — 


saupoudrees de noir; lignes transversales de la couleur du fond; la 
premiere oblique, droite, aboutissant au milieu du bord interne, pre- 
cédée d’une bordure noire, d’ecailles en relief, atlénuée sur le bord interne, 
et suivie d’une ligne un peu sinueuse, noirätre. Deuxième ligne bordée 
des deux côtés d’une ligne noirälre, sinueuse, échancrée sur les plis. 
L'espace médian est traversé obliquement par un nuage noirâtre, un peu 
brunâtre; une série noire, oblique, d’écailles en relief, sur le disque. 
Frange gris brunälre, précédée d’une ligne noire. 

Ailes inférieures semi-transparentes, irisées, enfumées sur les 
bords et sur les nervures, lisérées de noirätre; la frange blanchälre, 
enfumée vers l’apex. 

Tête et thorax gris foncé, l’abdomen gris brunätre. Palpes labiaux 
gris foncé, le 2° article lavé de noir au sommet. Antennes grises, très 
brièvement pubescentes. 

Facile à distinguer par la ligne et la strie discoïdale d’ecailles en 
relief d’un noir veloute. 


Lagodecki (Transcaucasie), 25 juin, coll. Romanoff et Ragonot. 


478. T. Connexella, Ras. (Pl. XVII, fig. 19). 


21 mill. @ Ailes supérieures étroites à la base, un peu élargies 
posterieurement, la cöle presque droite, le bord externe presque droit, 
oblique à l’angle anal. Ailes grises, trrégulièrement saupoudrées de noir, 
plus noires dans l’espace basilaire ; une éclatrcie triangulaire, blanchätre, 
saupoudrée de noir, après la première ligne, limitée par une ligne 
distincte d’ecailles noires, s'étendant de la naissance de la première 
ligne sur la côte à la deuxième ligne sur le bord interne. Première 
ligne blanchâtre, oblique, lisérée des deux côtés d’une fine ligne noire, 
continue et droite, la ligne externe n’atteignant pas la côte; dans le 
reste de l’espace median la cellule discoidale et le pli dorsal sont laves 
de brunâtre. Deuxième ligne grise, sinueuse, presque verticale, rentrant 
sur les plis, lisérée des deux côtés d’un fin filet noir, celui du côté externe 
un peu dentelé. Une ligne noire, interrompue, s'étendant obliquement 
de la côte à la naissance de la deuxième ligne jusqu'à la nervure 
médiane. Points discoïdaux noirs, obliques, réunis par un mince filet; 
ligne marginale noire, irrégulière. 

Ailes inférieures irisées, transparentes, légèrement brunies; les 
nervures brunätres; un double liséré brun sur le bord; la frange 
blanche. 

Tête, palpes et thorax gris fortement mêlé de noir; antennes gris 
foncé lavées de noir à la base; abdomen brun lavé de noir, en dessous 

29 


— 450 — 


blanchätre sale lavé de jaunälre sale sur les côlés. Paltes grises, sau- 
poudrees de noir, les tarses plus fonces. 

Ressemble à Perlucidella, mais bien plus foncée; les points discoi- 
daux bien marqués; la premiere ligne oblique, droite, entièrement 
blanchälre, distinctement lisérée de noir des deux côlés et suivie par 
une éclaircie lriangulaire; enfin, les ailes inférieures sont plus foncées. 
Verruculella a bien la premiere ligne dislinctement lisérée, mais cette 
ligne est presque verticale et sinueuse, il n’y a pas d’eclaircie à la 
suite, et les points discoïdaux sont réunis en une strie. 

Hyderabad (Sind, Indes orient.), avril; une © dans ma collection. 


179. T. Perlucidella, Rag. (Pl. XVII, fig. 18). 


23 mill. © Ailes supérieures assez étroites, légèrement convexes sur 
la côte, droites sur le bord externe, obliques à l’angle anal; ailes grises, 
irrégulièrement mais fortement saupoudrées de noirätre, surtout après 
la premiere ligne. Celle-ci est blanchätre, n’atteignant pas la côte, très 
irrégulière, indistincte, un peu oblique, coudée pres de la côte, inter- 
sectée par une ligne onduleuse noire, formée d’écailles noires en relief, 
interrompue, formant sur le pli dorsal une pelite lunule eoncave. 
Deuxième ligne oblique, presque parallèle au bord externe, un peu 
arrondie au milieu, rentrant sur les plis, faiblement lisérée de noirâtre ; 
quelques écailles noirätres sur le disque forment un petit nuage, mais 
il n'y a pas de tache discoïdale. Ligne marginale noirätre, épaisse, 
interrompue, irrégulière ; frange grise avec Lrois lignes noirälres. 

Ailes inférieures transparentes, blanchälres, forlement irisées, lisé- 
rées de deux lignes brunes, la côte brunie, la frange blanche. 

Tête, thorax et palpes gris saupoudrés de noir. Abdomen plus 
brunälre; dessous du corps et les pattes d’un blanc sale saupoudre de 
noirâtre ; antennes blanchâtres faiblement annelées de noirälre. 

Ressemble beaucoup à Nigrisparsella, mais elle est plus petite et 
n’a pas de lunule discoïdale. 

Hyderabad (Indes or.), en avril; coll. Swinhoe et Ragonot. 


180. T. Ephippella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1890, p. cexıı 
(Pl. VI, fig. 17). 


24 mill. Ailes supérieures assez allongées, la côte convexe, le 
bord externe oblique et arrondi; ailes d’un gris d'acier uni, plus pâles 
sur les nervures, lavées de noirätre dans l’espace basilaire, la base et le 
bord interne plus foncés. Première ligne verticale, oblique sur la côte, 
anguleuse sur la nervure dorsale, où elle est plus visible, étant blanche 


— 451 — 


et placée dans une tache brun rougeälre; deuxième ligne oblique, 
échancrée fortement sur le pli discoïdal, pâle, indistinctement ombrée 
de noirälre et suivie d’une tache coslale noire. Frange gris noirätre, 
points marginaux noirs; les points discoïdaux noirs, pelits. superposés, 
divergents, l’inférieur suivi d'une ligne noire, irrégulière, sur la ner- 
vure médiane. Dessous avec une traînée d’ecailles noires pres de 
la côte. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, irisées, noirätres sur la 
côte, lisérées de noirälre, la frange blanche avec un filet noirâtre à 
la base; en dessous semblables, mais lavees d’ocracé à la base de 
la côte. 

Tête et thorax ocracés, l'abdomen ocracé, forlement saupoudré de 
noir. Palpes labiaux épais, ascendant droit au-dessus de la têle, appli- 
qués contre le front, ocracé pâle, lavés de plus foncé par places, l’extré- 
mité noirâtre. Palpes maxillaires longs, rougeätres. Antennes un peu 
aplaties, noirâtres, avec une série de taches luisantes, ocracées, le long 
du bord supérieur, le bord inférieur revêtu d’une longue pubes- 
cence ocracée ; la touffe d’ecailles longue, d’un ocracé sale d’un côté, 
noirâtre de l’aulre, creuse au milieu. Pattes blanchätres saupoudrées 
d’ecailles grises et rougeâtres, les éperons et les tarses noirs. 

Ressemble à la Salebria Morosalıs, Saal. 

Koni (État de Shan, Birmanie sup., Indes or.). Un 4 coll. Meyrick. 


Gen. BAZARIA, Rag. 


(Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 234.) 


Antennes du { forlement courbées à la base, sans touffe d’ecailles, parfois 
avec un sillon. Palpes labiaux ascendants, obliques; le troisième article court, 
deflechi; palpes maxillaires du en une aigrette volumineuse jaune. Aux ailes 
supérieures, 4 et 5 séparées, 10 de la cellule. Aux ailes inférieures, huit nervures, 
2 près de l’angle de la cellule, 3 et 5 paraissant distinctement tigées. 

Type : Pempeliella. 


Antennes du 5’ cylindriques, pubescentes, le sinus long et fort, 
ordinairement nu et lisse, mais parfois (Pempeliella) renflé et garni des 
deux côtés d’une crête très hasse et droite d’écailles qui ne forment pas 
une touffe et qui est marquée d’un sillon au milieu; l’arlicle basilaire 
est long. Front avec une touffe conique (Pempeliella et Turensis) (chez 
Pempeliella la touffe est relevée de chaque côté du devant de la tête, 
avec un sillon au milieu) ou une bosse arrondie (Leucochrella, Sieversi, 
Expalhdella (dans cette dernière armée de dents), enfin chez Ruscino- 
nella le front est lisse. 


— 459 — 


Palpes labiaux du 4 obliques, droits, accolés, arrondis par devant, 
lisses, variables comme longueur, longs chez Ruscinonella, très courts, 
dépassant à peine la touffe frontale chez Pempeliella; le 2° article renflé 
et arrondi au sommet postérieurement dans Turensis; le 3° article presque 
invisible chez Sieversi et Pempeliella, assez long, cylindrique, mince 
chez Ruscinonella et Turensis. Les palpes de la © sont un peu aplatis, 
le 3° article gros, distinct, un peu oblique, mais ceux de Pempeliella 
sont legerement courbes et très courts. 

Corps moyen. Trompe forte. Ailes supérieures avec la côte droite; 
chez Turensis un peu courbée, le bord externe oblique, arrondi. Les 
nervures de la médiane sont écartées, sub-parallèles, étant un peu 
rapprochées à leur naissance et divergentes ensuite; 10 est distinctement 
éloignée de la tige de 8 et 9; la cellule est assez longue. Ailes inférieures 
entières, à peine sinueuses sous l’apex; 7 et 8 longues, accolées, parais- 
sant tigées, la cellule moyenne; 2 est tout près de l’angle, mais chez 
Pempeliella elle est écartée; 4 est tigée sur 5; elle est très courte dans 
Sieversi. à 

Ce genre est voisin de Salebria et se reconnaît surtoul à la forme 
et disposition des palpes et antennes chez le J. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Ailes ocracées, à bandes blanches : 


1. La bande ocracée avant la 1° ligne droite, oblique; la 
Ca dnes IR I MEME EME, : o à 062-6200 Leucochrella. 


2. La bande convexe, la 1" ligne suivie par une tache costale. Sieversi. 
AA. Ailes grises layvées d’ocrace : 


1. Point discoïdal inférieur seul visible, dans une liture 
blanche; première ligne convexe; palpes courts. . . . . Pempeliella. 


2. Points discoïdaux distincts; première ligne verticale; 
palpes longs Aie TE MER CN . Ruscinonella. 
*AAA. Aïles grises : 
1. Supérieures grises, 1" ligne oblique; points discoïdaux 
distincts ; front avec une touffe. -..... 2.2. 2... Turensis. 


2. Supérieures gris brunätre pâle; 1" ligne verticale; points 
discoïdaux indistincts ; front avec une bosse. . . . . . Expaldella. 


281. B. Leucochrella, H.-S., IV, fig. 150 (Pyr.), VI, p. 146 (Pem- 
pelia) (Rag., Pl. XIII, fig. 12); Stgr., Hor. Ent. Ross., XV, p. 201 (43). 


28 mill. 5 Ailes supérieures assez larges, droites sur la côte, très 
obliques sur le bord externe, aiguës à l’apex, un peu arrondies à l’angle 
anal, ocracées, la base el les lignes transversales blanches, larges. La 


531 


tache basilaire est étroite sur la cöle, et s’étend obliquement jusqu’au 
premier liers du bord interne; première ligne très large, se rélrécissant 
considérablement vers la côte, très oblique et droite du côté interne et 
du côté externe, projetant sur le disque une liture sinueuse, dont 
l’extrémité atténuée n’atteint pas la côte. Deuxième ligne étroite sur la 
côte, élargie sur le bord interne, arrondie extérieurement, parallèle au 
bord externe, qui est bordé d’une bande blanche. Frange blanche, la 
. moitié basilaire ocracé pâle et précédée d’une rangée de points ocracés. 
Dessous brun noirätre; la côle, l'extrême bord et l’apex jaune ocrace; la 
frange blanche. 

Ailes inférieures d’un gris brunâtre, plus foncées vers les bords et 
sur les nervures, lisérées de jaune; la frange blanche. Dessous blanc, 
légèrement lavé de brunâtre, les nervures brunes, la côte ocracée; une 
éclaireie sous-médiane pâle, paraissant former la continuation de la 
deuxième ligne des supérieures. 

Tête et thorax d’un blanc lavé d’ocrace, les antennes blanc ocrace, 
brunes en dessous, très finement pubescentes, cylindriques, avec un 
long sinus près de la base, sans traces d'écailles. Palpes labiaux sans 
doute un peu obliques; palpes maxillaires en aigretles ocracées, au 
sommet rougeätres. Front avec une forte bosse d’un brun rougeälre. 
Abdomen gris ocracé, en dessous blanchâtre. Corps en dessous et paltes 
blanc ocracé. 

Un provenant d’Amasie, original de Herrich-Schaeffer (coll. Stau- 
dinger). 


182. B. Sieversi, Chr. (Myelois), Hor. Ent. Ross., XII, p. 288 (108), 
pl. VIII, fig. 60. (Rag., Pl. XVII, fig. 23.) 


22 mill. Ailes supérieures légèremént courbées sur la côte, étroites 
à la base, élargies au sommet, presque verticales sur la moitié costale 
du bord externe, très obliques et arrondies à l’angle anal, blanches, 
traversées par des bandes d’un ocracé brunätre. La première ligne est 
large, blanche, et sa bordure externe est indiquée par une petite tache 
costale ocrac& brunâtre, tandis que du côté interne elle est bordée par 
une large bande continue, faiblement courbee extérieurement, ocrace 
brunätre, lisérée de brun sur son bord externe, précédée d’une plus 
large bande blanche; la base même est ocracé brunâtre. Deuxième ligne 
blanche, bien nette, plus étroite que la première, verticale dans sa moitié 
costale, oblique vers le bord interne, largement ombrée d’ocracé bru- 
nätre du côté interne, l’ombre foncée plus large au milieu, s'étendant 
un peu sur la médiane, la partie blanche qu'elle suit forme, avec la 
tache costale foncée, un V. La deuxième ligne est suivie d’une large 


— 454 — 


bande ocracé brunätre, et quelques points de la même couleur pré- 
cedent le bord, qui est ocracé. Frange blanc jaunätre luisant. Dessous 
ocracé pâle, avec un nuage brunâtre dans la cellule et sur les rameaux 
de la médiane; la frange plus pâle. 

Ailes inférieures semi-transparentes, teintées de brunâtre, un peu 
irisées: la frange blanche, précédée d’une ligne marginale brune. 
Dessous plus blanc. 

Tete et thorax blancs laves d’ocracé par places. Front avec une forte 
bosse arrondie; les palpes du  obliques, droils en dessous, arrondis 
au sommet en dessus; le 3° article très court, défléchi. Antennes du 5 
avec la tige cylindrique, nue; elles sont blanches en dessus, brunes 
en dessous, avec un long et fort sinus à la base; l’article basilaire long, 
mince, blanc. Abdomen ocracé jaunâtre pâle, épais. Corps en dessous et 
pattes blancs. 

La © semble avoir les ailes plus larges, les inférieures peut-être 
plus foncées sur les bords, les palpes obliques, droits, le 3° article très 
distinct, le front avec une bosse. 

Ordoubad (Arménie), 15 juin; Caucase mér., Askhabad. 


483. B. Pempeliella, Rag. (PI. XVII, fig. 22). 


27 mill. 2 25 mill. Ailes supérieures sub-triangulaires, assez 
allongées, obliques et arrondies sur le bord externe, ocracé pâle, forte- 
ment lavées de blanc sur les nervures, plus largement sur la côle, et sau- 
poudrées d’ecailles noirâtres sur les parties blanches, sauf sur la 
nervure médiane, sur laquelle on voit une longue strie blanche en forme 
d’un large fer de lance, renfermant le point discoïdal inférieur, fort 
distinct. Lignes transversales fines, blanches, obliques, la première un 
peu courbée extérieurement, s'étendant à la médiane, précédée d’une 
bande ocracé foncé, peu distincte et traversée par la nervure dorsale, 
lavée de noirälre et saupoudrée de noirätre vers le bord interne. 
Du côté exlerne, on voit une épaisse tache noire, oblique, à contours 
indistinets sur la côte, une strie noire sur la médiane et un point 
noir sur la dorsale, mais la nervure médiane, soulignée de noirälre, 
et la dorsale, lavée de noirâtre, entrecoupent souvent la première 
ligne. Deuxième ligne plus fine, faiblement bombée au milieu, non 
lisérée du côté interne, naissant sur la côte d’une courte tache noire, 
oblique, et suivie par une bande ocracée continue. Le bord externe est 
lavé de blanc et marqué de points noirälres mal définis. Frange 
blanche, traversée par plusieurs larges filets d’un ocracé brunätre 
pâle. Le point discoïdal supérieur manque. Le bord interne à la 
base est ocracé. Dessous ocracé pâle, faiblement teinté de noirätre 


— 155 — 


au milieu; les nervures toutes £Ecartees, les rameaux de la médiane 
sub-parallèles. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanc bleuâtre, un peu jau- 
nâtres, les nervures ocracées; une ligne marginale brune précède la 
frange, qui est blanche. - } 

Tête blanchälre. Palpes très courls, épais, obliques, blanchälres 
lavés de brunätre. Antennes ocracé brunâtre pâle, très faiblement pubes- 
cenles. Thorax ocracé brunâtre mêlé de blanc. Abdomen ocracé, teinté 
de gris blanchâtre postérieurement, l’apex blanc, conique. Dessous du 
corps et de l’abdomen blanchälre, les pattes blanchätres saupoudrées 
de gris noirätre, les tarses plus foncés. 

La © est plus courle que le 5, d’un ocracé brunälre; ses ailes 
inférieures sont à peine plus foncées; ses palpes sont très courts, ne 
dépassant pas la touffe frontale, légèrement courbés, aplatis; le 3° article 
très court, un peu défléchi, brunälre, ainsi qu’une large bande sur le 
2e article; le reste des palpes blanchälre. Antennes blanchälres, indis- 
tinelement annelées de brunâtre; l’article basilaire long, blanc tacheté 
de brunälre. Le segment anal est jaune, 

Krasnowodsk, Schahrud, en mai. 


184.B. Expallidella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 234 
Pl. XVII, fig. 20). 


22 mill. © Ailes supérieures droiles sur la côte, obliques et arron- 
dies sur le bord externe, gris brunätre très clair, légèrementsaupoudrées 
de noir sur les nervures, l’espace médian large; la première ligne noi- 
rälre, oblique sur la côte, verticale ensuite, interrompue au milieu, 
anguleuse et suivie d’un point noir sur la nervure dorsale. Deuxième 
ligne pâle, finement lisérée de noirätre des deux côlés ; la partie médiane 
très oblique. Points discoïdaux indislinets; les nervures médiane et 
dorsale striées de noir. Frange grise, précédée d’une ligne noirâtre. 

Ailes inférieures blanchälres, un peu lavées de gris brunâtre; la 
frange blanche. 

Tele, thorax et palpes gris brunälre clair. Front avec une forte 
bosse conique, cornée, armée par devant de trois épines au-dessus et 
de cinq autres en dessous, le tout recouvert d’ecailles. Palpes assez 
courts etlarges, le 3° arlicle de forme trapézoïde, bien distinct. Antennes 
grises, brunes en dessous, pubescentes. Abdomen ocracé grisätre. 
Dessous du corps blanchâtre, les paltes brunätre pâle. 

Ressemble un peu à l’Anoristia Gilvella; se distingue de toutes les 
espèces connues par sa bosse frontale. Il faudrait connailrele pour 
le classer exactement. 

Une © provenant de la Turcoménie (coll. Christoph). 


— 456 — 


185. B. Turensis, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 234 (Pl. XVII, 
fig. 21). 


d 18 à 20 mill. & 22 mill. Aïles supérieures assez étroites, dis- 
tinctement et régulièrement courbées sur la côte, obliques et arrondies 
sur le bord externe, d’un gris cendré, faiblement bleuätres, fortement sau- 
poudrées de gris foncé. Lignes transversales indistinctes, de la couleur 
du fond, bordées de gris foncé, les bordures foncées plus ou moins 
larges, inlerrompues, plus distinctes sur les nervures; la première 
ligne oblique, plus large dans sa parlie costale, formant un angle ren- 
trant sur la dorsale, plus largement ombrée de gris foncé sur la côte 
du côté externe, où un point foncé accentue l’angle sur la nervure 
dorsale. Deuxième ligne oblique, bombée et un peu dentée au milieu, 
distinctement bordée de gris foncé des deux côlés sur la côte. Points 
discoïdaux gris foncé, superposés, écartés. Frange blanchâtre, jaunätre 
à la base, traversée par plusieurs filets gris, le bord de l’aile à peine 
liséré de gris foncé. Dessous brunätre, les lrois bords gris jaunätre, avec 
la trace en couleur pâle de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures semi-transparentes, brunâtre pâle, irisées; la 
frange blanche, jaunälre pâle à la base; dessous plus pâle. 

. Tête et thorax gris foncé, le front avec une touffe conique. Antennes 
gris brunälre pâle, finement annelées de gris foncé, brunätres et pubes- 
centes en dessous, la tige fortement courbée à la base. Palpes blan- 
chätres, saupoudrés de gris brunälre, assez courts, obliques, droits par 
devant, renflés au sommet, courbés au sommet par derrière; le 3° article 
défléchi, distinct, cylindrique. Abdomen gris brunäâtre, blanchätre en 
dessous. Corps en dessous garni de longues écailles blanchälres et 
plates. Pattes gris blanchâtre, les tarses noirâtres annelés de blanc. 

La © est comme le 5, mais de couleur plus uniforme et les palpes 
sont plus longs, droits, gris foncé; le 2° article saupoudré de blane, 
blanc au sommet, le 3° article épais, distinct. 

Krasnowodsk, en mai, pris par M. Christoph; Touran. Un Ç/, pris 
à Biskra (Algérie), le 15 avril, par M. Staudinger, a les ailes inférieures 
plus päles que chez le type. 


186. B. Ruscinonella, Rag., Now. gen., p. 19 (Pl. XVII, fig. 20). 


18 mill. 5 Ailes supérieures presque droites sur la côte, obliques 
sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, gris sale, faiblement lavées 
de noirälre sur les nervures, surtout dans l’espace basilaire, lavées 
d’ocrace sur le pli dorsal; la côte et les nervures dans l’espace médian 
fortement saupoudrees de blanc; les lignes transversales fines, blanches, 
peu distinctes, lisérées étroitement de noirätre dans l’espace médian; 


— 457 — 


la première verticale, faiblement coudée postérieurement sur la sous- 
costale, précédée sur le bord interne d’une bande d’un ocracé un peu 
rougeâtre, n’alteignant que la médiane, et largement lavée de noirätre 
sur la dorsale. Deuxième ligne verticale, s’arrondissant sur les rameaux 
de la médiane, rentrant sur le pli dorsal, se rapprochant de la première 
ligne sur le bord interne. Points discoïdaux noirs, superposés, très 
écartés, l’inférieur allongé. Frange blanchätre. Points marginaux peu 
distinels. Dessous brunätre, grisätre sur le bord interne. 

Ailes inférieures blanc jaunätre sale, semi-transparentes, lisérées 
de brun, la frange blanche. Tête ocracé brunätre, en dessus et par 
devant blanchâtre ; thorax ocracé brunälre; l'abdomen plus pâle. Front 
lisse. Palpes très longs, gris pâle, lavés de brunâtre par derrière. An- 
tennes brunes, nues, avec un long et profond sinus vers la base. Pattes 
grises, les tarses plus foncés. 

Un exemplaire, assez frolté, pris à Perpignan (France mer.) le 
15 septembre. 


Gen. CHRISTOPHIA, Rag. 


(Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 233.) 


Antennes non courbées, sans touffe d’ecailles. Palpes labiaux cylindriques, 
droits, un peu obliques, le troisième article défléchi; palpes maæillaires du en 
aigrette brune. Front prolongé en une lame cornée perpendiculaire, mince. Aux 
ailes supérieures, 10 très écartée de la tige de 8 et 9, 4 et 5 écartées. Aux ailes 
inférieures, 8 indépendante, mais très rapprochée de la tige de 6 et 7, 2 bien avant 
l’angle de la cellule. 

Type : Callipterella. 


Antennes cylindriques, brièvement pubescentes, l’arlicle basilaire 
long, conique. Palpes labiaux chez le 5 accolés et arrondis par devant, 
lisses, le 3 article très petit. La lame fronlale brune, coupée droit par 
devant, recouverte au-dessus et en partie sur les côtés par des écailles. 
Trompe distincte. Corps relativement gros, l’apex de l'abdomen conique. 
Ailes supérieures courtes, larges, à côte droite, à bord externe oblique, 
arrondi. Ailes inférieures arrondies à l’apex, entières. Aux supérieures, 
la cellule longue, 2 à 5 sub-parallèles, écarlées. Aux inférieures, la 
cellule longue; huit nervures : 8 paraissant tigée avec 7, 2 avant l'angle, 
3 et 5 paraissant tigées, 4 très courte. 

Voisin du genre Bazaria, en differant surlout par la présence de la 
lame frontale. Differe de Centrometopia par la forme des palpes labiaux, 
par ses palpes maxillaires bien plus volumineux et ses antennes sans 
dents. 


— 158 — 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Ailes avec rois lignes ou bandes blanches : 
1. Ailes ocracé olivâtre, les bandes droites. . . . . . . . Trilineella. 
2. Aiïlesbrunolivâtre, la 2°ligne extrèmementsinueuse,en S. Lilterella. 
*AA. Ailes avec deux lignes transversales : 


1. Ailes blanches, les lignes très largement ombrées de 
brunätre d'un côté, laissant le large espace médian blanc 
marqué d’un point noir... . . . . . . . . . . «+ .« Callipterella. 


9 


. Ailes gris uni; lignes blanches lisérées de noir; deux 
points discoïdaux, . . . . . . . . on de ce 00 Diinalla- 


4187. €. Litterella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., p. 233 (Pl. XLVI, 
fig. 20). 


20 mill. © Ailes supérieures brun olivätre; la base, une large bande 
avant le milieu, et une ligne deux fois anguleuse au delà, blanches. La 
première ligne ou bande est un peu oblique et élargie sur la côte, se 
rétrécissant et se dirigeant presque droile sur le bord interne. La 
deuxième ligne a la forme d’un 3, le bras supérieur est plus large et 
forme un crochet en entourant en partie l'unique point discoïdal, gros 
et noir. Le bord de l’aile est un peu plus clair et est liséré de noirätre; 
la frange est blanche. Le dessous est noirälre, blanchâtre sur la côte el 
à la place de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures blanches, lavées de brunâtre sur les nervures et 
le long du bord externe; la frange blanche. Dessous blanc, lavé de brun 
sur les nervures seulement, la côte couleur de crème. 

Thorax brun olivätre par devant, blanc par derrière; l'abdomen gris 
jaunâtre, plus foncé vers l’apex. Palpes arqués, obliques, assez minces, 
squammeux ; le 3° article long, horizontal; ils sont blanchälres vers la 
base et brunâtres vers l’apex. Front avec une lame cornée étroite (non 
large comme dans Callipterella), en forme de ciseau. Palpes maxillaires 
invisibles. Corps et pattes blancs, les paltes très légèrement lavées de 
brun à l'extrémité. ; 

Askhabad (District Transcaspien), 2 © coll. Christoph et Slaudinger. 


488. €. Callipterella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 233 
(PL. XLVI, fie. 19). 


20 mill. 5 Ailes supérieures blanches dans l'espace médian el à 
l'extrême base ; première ligne remplacée par une large bande brun ocracé, 
placée au premier quart et bordée d’une épaisse ligne interrompue 
d’écailles noires. Deuxième ligne rapprochée du bord externe, blanche, 


— 459 — 


indistincte, oblique sur la côte, arrondie au milieu et descendant obli- 
quement jusqu'à l’angle anal. Elle est limitée par l’espace terminal, qui 
est brun-noir sur la côle et brunätre vers le bord interne. Un seul point 
discoïdal, noir, rond, gros, {res apparent, au-dessous duquel l’aile est 
lavée de brunälre très clair. Frange gris clair avec une ligne plus foncée 
au milieu. Dessous blanc de crème, à écailles épaisses, l’espace ter- 
minal comme en dessus, mais noirätre. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, avec un liséré irrégulier 
brun; les nervures sur la côte, à l’apex, lavées de brun. Dessous blanc, 
sans liséré marginal, l’apex seul étant brun. 

Thorax et ptérygodes brun ocracé par devant, blanc par derrière. 
Abdomen jaune, lavé de noirâtre à parlir du milieu jusqu'à l’apex. 
Fronl blanchätre; palpes ocracé clair; antennes de même, brunes en 
dessous. Pattes blanches lavées de brun clair sur les tarses. 

Askhabad (District Transcaspien), un (coll. Staudinger). 


L89. €. Trilineella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 233 (PI. XVII, 
fig. 24). 


17 mill. © Ailes supérieures courtes, élargies au sommet, droites 
sur la côte, obliques et droiles sur le bord externe, l’apex un peu aigu. 
Ailes d'un ocracé olivätre, traversées par (rois lignes ou bandes blanches 
à contours irréguliers. Les lignes ordinaires sont rapprochées, droites, 
obliques, convergentes sur le bord interne, où la première ligne atteint 
le milieu. La deuxième ligne est presque parallèle au bord externe et 
est légèrement échancrée sur le pli discoïdal. Une ligne supplémentaire, 
parallèle à la première ligne, dans l’espace basilaire, n’atteignant pas 
tout à fait le bord interne. Une tache triangulaire blanche sur la côte, au 
milieu, d’où se délache à peine le point discoïdal supérieur. Points 
marginaux noirâtres, dans une bande blanche avant la frange, laquelle 
est blanchâtre, traversée par trois lignes brunâtres. Dessous gris noirätre 
avec la trace en ocracé des deux lignes ordinaires; la frange comme en 
dessus. 

Ailes inférieures gris brunâtre clair, un peu irisées, les nervures 
plus foncées, lisérées de brun foncé. Frange blanche avec une ligne 
brunâtre à la base. Dessous un peu plus clair. 

Corps très robuste. Tête et thorax blancs, laves de brunätre clair. 
Abdomen ocracé. Antennes et palpes blanchâtres; ces derniers un peu 
obliques, dépassant à peine l'arlicle basilaire des antennes, le 3° article 
très court. Front avec une plaque ou lame cornée brune. Pattes blan- 
châtres, les tarses postérieurs gris brunâtre, épineux. 

Askhabad (Achal Tekké, District Transcaspien), coll. Romanoff; 
Namangan (Turkestan), coll. Slaudinger. 


— 460 — 


490. ©. Dattinella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 233 (Pl. XVII, 
fig. 25). 


18 mill. © Ailes supérieures assez courtes, presque droites sur la 
côte, obliques et arrondies sur le bord interne, surtout à l’angle anal, 
gris cendré; les écailles noires assez grossières et espacées, lavées de 
gris ocracé un peu rougeâtre sur le ph dorsal, sur le bord interne et à 
l’extrême base. Lignes transversales blanches, distinctes, continues; la 
première presque verlicale, oblique sur la côte jusqu'au pli dorsal, 
bordée extérieurement d’un gros point noir sur la dorsale, un aulre sur 
la médiane et d’une forte strie noire, oblique sur la côte, s'étendant à la 
médiane; du côté interne elle est bordée d’une longue tache triangulaire 
notre appuyée sur le bord interne et alteignant le pli dorsal, fondue vers 
la base et se continuant sur la dorsale. Le pli dorsal à la base est lar- 
gement saupoudré de noir. Deuxième ligne oblique, sortant en un petil 
angle au milieu, rentrant obliquement et droit sur le pli dorsal, dis- 
tinctement lisérée de noir du côté interne, sauf sur le pli dorsal, et 
suivie par une bande continue d’un ocracé brunätre pâle, noire sur la 
côte. Points marginaux noirs, mal définis. Frange blanche, traversée 
par trois filets ocracé brunälre. Points discoïdaux presque superposés, 
dans une éclaircie blanche, l’inférieur plus gros et distinct. La nervure 
dorsale est saupoudrée de noir vers la deuxième ligne. Dessous brun 
noirâtre avec de faibles traces en blanchâtre de la deuxième ligne; la 
côte ocracée. 

Ailes inférieures gris jaunätre, lavées de gris noirätre, plus foncées 
sur les bords, avec des traces très faibles d’une bande médiane pâle; la 
frange blanche avec un filet blanc jaunätre; un fin liséré noirätre à 
la base. Dessous avec la bande médiane plus distincte. 

Tête et thorax gris ocracé un peu rougeûtre; l’abdomen ocracé 
jaunâtre, blanchâtre à la base. Touffe frontale blanchâtre, forte. Palpes 
épais, courls, squammeux, obliques, droits, blancs, le 2° article irré- 
gulièrement saupoudré de noir au milieu, le 3° article court, sphérique, 
saupoudré de noirätre. Dessous du corps et les pattes blanchâtres sau- 
poudrées de brunâtre. 

Aux supérieures, 2 à 5 sont régulièrement espacées, 6 au-dessous de 
l’angle, 10 très près de 8. Aux inférieures, la cellule moyenne, 2 tout 
près de l’angle, 3 et 5 paraissent ligées, 4 très courte, naissant de 5, 
8 longue, accolée, paraissant tigée avec 7. 

Gabès (Tunisie), 19 juin; une 2 bien fraîche prise par M. le capitaine 
Dattin, à qui j'ai le plaisir de dédier cette espèce. 


— h61 — 


Gen. VINICIA!, Rag. 


Front squammeux. Trompe forte. Antennes du &' un pen aplaties, avec une 
forte touffe, entière, dans le sinus. Palpes labiaux du ' ascendants, droits, un 
peu obliques, lisses, très longs ; le 2° article dépassant de sa moitié le vertex; le 
3° article très court, défléchi. Ceux de la ® porrigés, obliques, squammeux, 
renflés au sommet, lequel est presque horizontal avec le 3° article, qui est court, épais. 
Palpes mascillaires en une aigrette volumineuse, d'un orangé brunâtre, renfermée 
dans les palpes labiaux. Corps grèle. Pattes lisses. Ailes supérieures allongees, 
étroites, un peu dilatées postérieurement; la côte droite, abaissée vers l’apex, le 
bord externe oblique, arrondi ; avec onze nervures, la cellule moyenne, 2 et 3 rap- 
prochées de l’angle, et 5 convergentes et très rapprochées près de leur origine, 
6 libre, 8 et 9 tigées, 10 très rapprochée et parallèle à leur tige, 11 éloignée. Ailes 
inférieures sub-triangulaires, arrondies sur le bord externe, assez aiguës à l’apex, 
avec huit nervures, la cellule moyenne, 4 et 5 tigées longuement, naissant de l’angle 
avec 3, 2 écartée, 8 longue, paraissant tigée avec 7, la transversale concave. — 
Type : Gypsopa. 


Ce genre est remarquable par la forme des palpes labiaux, qui 
varient suivant le sexe d’une façon très sensible. Comme dans d’autres 
genres (Elasmopalpus, Laodamia, etc.), 3 et 5 naissent d’un point de 
l’angle aux ailes inférieures. 


19]. VW. Gypsopa, Meyr. (Salebria), Ent. Mo. Mag., XIX, p. 255. 
(Rag., Pl. XVIII, fig. 13.) 


21 mill. 4 2 Ailes supérieures étroites, un peu élargies au 
sommet, la côte droite, abaissee à l’apex, le bord externe oblique et 
arrondi; elles sont d'un ocracé grisâtre, sauf dans la moitié coslale de 
l’apex médian, qui est blanc, finement saupoudre de noir; le reste de 
l'espace médian est également saupoudré de noir, plus largement après 
la première ligne, plus étroitement avant la deuxième, el après celle-ci. 
Lignes transversales distinctes, blanches, écartées; la première est 
oblique, un peu courbée, rentrant en un petit angle sur la dorsale, 
largement bordée de noir du côté de la base dans sa moitié costale, et 
finement du côté externe et interne dans la moitié dorsale. Deuxième 
ligne un peu oblique, rentrant en un fort coude sur le pli discoïdal, et 
en un très faible sur le pli dorsal; elle est largement ombrée des deux 
côlés par les écailles noires. Le point discoïdal inférieur, seul visible, 
est placé sur une strie blanche très distincte sur la médiane. Points dis- 
coidaux distincts, noirs; la frange ocracée saupoudree de noirätre. 


1. Nom d’une famille romaine. 


Ailes inférieures jaunâtre sale, teintées de brunâtre, un peu plus 
foncées sur les nervures ‘et bordées d’une fine ligne brune; la frange 
blanchâtre. 

Tète blanche, le thorax gris foncé, l'abdomen ocracé. Palpes blan- 
chätre, saupoudré de noirätre par places. Antennes brunâtres, la louffe 
gris foncé, du côté interne ocracée, noire sur le bord. Pattes blan- 
châtres, faiblement saupoudrées de noir par places ; les tarses noirätres, 
un anneau noir sur les tibias des pattes intermédiaires. 

La © ne diffère du que par la forme des palpes, qui sont aussi 
plus blancs que ceux du (7, el par la couleur générale qui est plus 
blanche. 

D’après M. Meyrick, Gypsopa vole communément au mois d'octobre 
dans des marais salés parmi les plantes de Salicornia australis et Cotula 
coronipifolia, près d’Adelaide et Port Wakefield (Australie). 


492. V. Macrota, Meyr. (Epicrocis), Trans. Ent. Soc. Lon., 1887, 
p- 258. (Rag., Pl. XVII, fig. 14.) 


19 mill. Ailes supérieures très étroites, à peine élargies au delà 
du milieu, la côte légèrement arrondie, le bord externe oblique et 
arrondi. Ailes d’un gris noirätre, plus päles sur le disque, légèrement 
lavées de brunâtre sur le bord interne avant la première ligne et davan- 
tage dans l’espace médian ; une ligne blanchätre, fine, s’étendant de la 
base, le long de la nervure médiane, presque au bord externe, s’élargis- 
sant sur le disque et renfermant le point discoïdal inférieur, gros, mal 
défini. Lignes transversales gris pâle, légèrement bordées de noir; la 
première, visible dans la partie dorsale, est verticale, un peu convexe 
jusqu’à la nervure médiane, et oblique sur la côte, mais très indistinc- 
tement. Deuxième ligne très sinueuse, rentrant fortement sur le pli 
discoïdal et suivie d’une ombre costale noirâtre. Frange gris foncé, 
précédée d’une fine ligne noire jusqu’à la nervure 6. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanches, légèrement lavées 
d’ocrace, plus foncées sur le bord, la frange blanche. 

Tête, thorax et palpes gris noirâtre ; antennes brun foncé, la touffe 
forle, noire. Abdomen gris ocracé; pattes gris foncé, les tarses noi- 
râtres ainsi qu’un anneau près du sommet des tibias. 

Celte espèce ressemble beaucoup à la Gypsopa, mais sa couleur gris 
foncé uni et ses ailes étroites l’en distinguent de suite. 

Carnarvon (Australie occidentale); six exemplaires pris en octobre, 
surtout sur les fleurs d’Eucalyptus, le soir (coll. Meyrick). 


— 463 — 


193. V. Eucometis. Meyr. (Salebria), Proc. L. Soc., N. S. Wales, 
vol. VII (1882), p. 168 (Rag., Pl. XVII, fig. 1 4, Pl. XLI, fig. 21 2); 
Squamicornis, Butler (Salebria), Trans. Ent. Soc. Lon., 1886, p. 439 4; 
Arenosa, Butl. (Mella), loc. cit., p. 420 ©. 


24 mill. Ailes supérieures assez allongées, étroites à la base, la 
côte arrondie, le bord externe un peu oblique, droit. Ailes d’un ocracé 
brunätre, plus foncées sur la côte, divisées par une strie longitudinale blan- 
chätre qui s'étend de la base presque au bord externe pres de l’apex; 
cette strie repose sur la nervure médiane, où elle est bien définie et 
lisérée d’ocrace brunâtre, mais vers la côte elle se fond graduellement 
dans la couleur générale. Frange brunâtre avec un reflet pourpre. 

Ailes inférieures brunâtres, avec une teinte poupre; la frange gris 
brunälre.. 

Tête et thorax ocraces; antennes ocracé pâle, légèrement aplaties ; 
la touffe forte, d’un blanc ocracé, évidée d'un côté. Palpes ocracé pâle, 
obliques, très longs, dépassant de leur moitié le vertex; les palpes 
maxillaires longs, ocracé pâle; front bombé, lisse. Abdomen gris bru- 
nälre, le segment anal louffu et terminé par deux louffes de poils 
ocracés qui se réunissent en s’arrondissant à l'extrémité. Dessous du 
corps et les pattes gris-brun noirätre. 

La © a les ailes supérieures plus larges, d’un ocracé foncé et la 
sirie cellulaire est noirälre; les ailes inférieures sont plus foncées, plus 
jaunes; les palpes sont porrigés, pendant que ceux du sont obliques. 

Ressemble à un Crambus. Un exemplaire pris à Brisbane (Queens- 
land, Australie), dans un endroit sec et herbu, en septembre (coll. Mey- 
rick). D’autres de Peak Downs (Australie). Musée brit. 


Gen. CAINA!:, Rag. 


Antennes aplaties, nues, à peine sinueuses près de la base, la touffe très 
petite; palpes labiaux ascendants, un peu obliques, épais, évidés, le 3° article 
deflechi; palpes maæillaires en aigrette; touffe frontale triangulaire, le vertex 
lisse; nervulation d’Oligochroa. — Type : Deletella. 


La touffe des antennes avec un sillon au milieu; stemmates dis- 
tincts ; palpes labiaux avec le 2° arlicle droit, long, dépassant de pres 
de sa moitié le vertex, arrondi et lisse extérieurement; le 3° article très 
court; palpes maxillaires épais, longs; trompe forte; corps moyen; 
pattes sans caractères. 


1. Rivière des Indes. 


— L6k — 


Ailes supérieures assez longues, assez étroites, faiblement arron- 
dies sur la côle, obliques ct arrondies sur le bord externe, avec onze 
nervures, toutes libres et écartées, sauf 8 et 9, 2 assez près de l’angle, 
3 le touchant presque. Aux ailes inférieures, huit nervures, la cellule 
moyenne, 8 longue, paraissant tigée avec 7, 2 tout pres de l'angle, 4 et 
5 ligées, 3 et 5 paraissent tigées. 

Par ses antennes et palpes maxillaires ce genre ressemble à Oligo- 
chroa, mais s’en distingue par ses palpes labiaux. 

La forme des palpes labiaux de la femelle ressemble beaucoup à 
celle du genre Epischnia, et si l’on n'avait pas le /',on serait disposé à 
réunir le genre Caina à Epischnia, pourtant le 2° article chez Caina est 
plus long, sa partie coudée est bien plus courte que dans le genre 
Epischnia. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Supérieures blanchätres, largement lavées d’ocrace sur le 

bord interne; sans points marginaux foncés : 

Supérieures élroites, saupoudrees enfièrement de 

rares et fines écailles noirätres; les inférieures 

jaune brunätre, bordées de deux lignes brunätres 

UNTCOTOTE LUS 006 Side aile ot 1008 
Supérieures plus larges, saupoudrées de noir seule- 

ment sur les nervures; les inférieures blanc jaunätre, 

irisées, le liséré marginal bien plus foncé que le filet 
alatbaselde la frange 2.2. 2er Mierella; 


m 


Lo 
. 


*AA. Supérieures unicolores :, 


B. Supérieures sans points marginaux, gris brunätre; les 
nervures blanchâtres, striées de noir. Inférieures 


Iblanches à 55 8 5 à 0 0 © 0 0 0 0 © » 0 6 0 à + Sven. 
*BB. Supérieures avec des points marginaux. Inférieures blan- 
châtres : 


1. Supérieures gris-ocracé brunâtre pâle, finement et 
également saupoudrées de noirâtre; 2° ligne marquée 
par de courtes stries noirâtres. . . . . . . . . . . Deletella. 


2. Supérieures gris cendré foncé, un peu brunätres, plus 
grises sur la côte; lignes peu distinctes. . . . . . . Cimiferella. 


494. C. Inanitella, Rag., Nouv. gen., p. 25 (Anoristia) (Pl. XLVIT, 
fig. 7). 


19 mill. & Ailes supérieures gris cendré, avec une faible teinte 
ocrace brunätre dans la moitie dorsale et au sommet; les nervures faible- 
ment poudrées de noirätre. La première ligne n’est indiquée que par 
une tache noirâtre, assez grande, sur la dorsale. Des écailles noirâtres 


— 465 — 


plus denses forment une deuxième ligne, rapprochée et presque 
parallèle au bord externe, bombée au milieu, rentrant à peine sur les 
plis. Points discoïdaux minuscules, obliques, l’inférieur plus visible. 
Frange plus pâle, blanche à l'extrémité. Dessous brun jaunätre dans la 
cellule, le reste plus pâle. 

Ailes inférieures semi-transparentes, jaune brunätre clair, un peu 
irisées ; la frange blanche. Dessous semblable. 

Tête, thorax, antennes et palpes blanchâtres. Abdomen ocracé, plus 
pâle sur les bords. Pattes blanches, faiblement saupoudrées de noirâtre, 
les tibias postérieurs poilus et blancs sur le bord postérieur. 

Aux supérieures, 10 bien écartée de 8,2 à 5 séparées, mais rassem- 
blées, 2 et 3 un peu sinueuses, parallèles. Aux inférieures, 2 de l’angle. 


Mynpuri (Indes orient.). Une ©, assez endommagée, dans ma col- 
lection. 


195. €. Micrella, Rag. (Pl. VI, fig. 25). 


16 mill., 2 20 mill. Ailes supérieures étroites, convexes sur la 
côte, d'un blanc jaunätre sale, le bord interne largement lavé d’ocrace, 
saupoudrées de rares écailles noirâtres postérieurement, surtout sur les 
nervures, qui sont ainsi finement marquées en noirâtre. Les écailles, 
en s’amoncelant, forment deux lignes transversales peu distinctes : la 
première coudée, indiquée seulement par une tache noirâtre, irrégu- 
lière, sur la nervure dorsale, et deux points minuscules sur la médiane 
et la sous-coslale; la deuxième, mieux écrite, formée d’ecailles plus 
denses, est arrondie postérieurement et rentre obliquement sur le bord 
interne. Le point discoïdal inférieur, seul visible, est petit. Frange 
blanche, saupoudree de noirälre, mais non précédée de points mar- 
ginaux. 


Ailes inférieures blanches, un peu teintées de jaunätre et irisees; 
la frange blanche. 

Tête, palpes, thorax, abdomen et pattes d’un blanc sale; antennes 
brunâtres, faiblement courbées à la base, avec quelques dents dans le 
sinus. Palpes squammeux, le 3° arlicle défléchi. Au-dessous du corps, 
de longues écailles blanches et luisantes forment une large touffe 
peclorale. 

Ressemble à Inanitella, mais celle-ci paraît avoir les ailes supé- 
rieures bien plus étroites, la moilié costale plus blanche; elles sont 
davantage saupoudrées d’écailles noirätres, les nervures plus distinc- 
tement striées de noirâtre; les ailes inférieures jaune brunälre, plus 
foncées que chez Micrella et moins irisées, pourtant le liséré brun de 
Micrella est distinctement plus foncé que chez Inanitella, où le liséré 


30 


— 466 — 


terminal et la ligne à la base de la frange sont de la même couleur 
jaune brunâtre. 

Micrella ressemble d’une facon singulière aussi à Deletella, mais 
cette espèce est plus également saupoudrée d’écailles foncées, les points 
discoïdaux sont tous deux visibles, les lignes transversales plus 
distinctes, la deuxième étant formée de petites taches foncées et non 
de renflements peu distincts des nervures; en outre, Deletella a des 
points marginaux noirs bien marqués. 

Micrella se trouve aux Indes orient. (Moollan, coll. Meyrick, Bombay, 
le janvier, coll. Ragonot, Poona, nov., coll. Swinhoe et Ragonot). 

Nora.— C’est par erreur que l’artiste a figuré la nervure 2 éloignée 
de l’angle. 


196. ©. Subdeletella, Rag. (Pl. XXVI, fig. 6). 


18 mill. 4 Ressemble comme couleur et dessins à Deletella, mais la 
tache costale de la première ligne est plus nette, la deuxième ligne 
paraît plus rapprochée, plus verticale, non parallèle au bord externe, 
surtout dans sa moitié costale. Points discoïdaux indistincts. Points 
marginaux paraissant remplacés par une fine ligne noirâtre. En dessous, 
les supérieures ont une série d’un noir intense entre la côte et la nervure 
costale près de la base et quelques écailles noires peu visibles au milieu 
entre la costale et la nervure 11, au lieu de la strie noire si évidente 
chez Deletella. | 

Les ailes inférieures sont plus blanches, moins jaunätres. La ner- 
vure 3 est à peine plus longue que 4, et 5 est courbee exterieurement, 
alors que chez Deletella 3 est longue, et 5 droite, en ligne avec sa tige. 
Enfin, la touffe des antennes du côté externe est gris brunätre mêlé 
de noir, pendant que chez Deletella la touffe est entièrement brunätre. 

Un 4 assez frolte, pris en novembre par M. Jackson, dans l’île 
Manda (Afrique orient.). 


497. €. Deletella, Rag. (Pl. XVIII, fig. 11). 


22 a 24 mill. 4 & Ailes supérieures gris cendre très pâle, avec une 
légère teinte ocracé brunätre, faiblement saupoudrees d’ecailles noires, 
surtout sur les nervures; lignes transversales indistinctes, à peine plus 
päles que le fond, indiquées par des écailles noires plus nombreuses 
sur les nervures; la première est indiquée par un point noir sur la 
côte, un autre sur la nervure médiane, et une tache plus grande sur la 
nervure dorsale, tous réunis très indistinctement par quelques fines 
écailles foncées, formant un angle postérieurement sur la médiane et 


— 467 — 


un angle plus petit vers la base sur la dorsale. Deuxième ligne oblique, 
bombée au milieu, rentrant sur les plis, plus continue que la pre- 
mière. Points discoidaux, pelils, noirs, superposés, l’inférieur plus 
gros; points marginaux noirs, très petits, parfois nuls; frange bru- 
nâtre. Dessous gris, lavé de brunâtre sur la côte, la nervure costale 
bordée d’ecailles noires de chaque côté chez le J'. 

Ailes inférieures transparentes, blanchâtres, irisees; la côte, un 
liséré marginal el les poils du bord abdominal gris brunâtre ; la frange 
blanche. 

Tête et thorax gris cendré; l'abdomen gris ocracé; antennes ocracé 
brunälre ; la touffe plus pâle, blanchätre du côté interne, noirälre inté- 
rieurement; palpes blanchâtres par devant, gris brunâtre par derrière; 
palpes maxillaires ocracé rougeälre. Pattes blanchälres, faiblement sau- 
poudrées de gris. La ® ressemble au /', mais ses ailes inférieures sont 
un peu plus foncées, les palpes plus obliques. 

Indes orientales (Mhow, en mai et juin, Poona, sept., oct. et nov.). 
Le type décrit provient de Poona. 


498. C. Ciniferella, Rag. (Pl. XVIII, fig. 12). 


24 mill. © Ailes supérieures d’un gris cendré foncé, faiblement 
brunâtres, très finement et également saupoudrées de noirâtre; sans 
dessins; très rarement voit-on des points noirs qui indiquent la place 
des lignes transversales. Points discoïdaux invisibles; points mar- 
ginaux indistinets; frange grise. Dessous gris uni, la nervure costale 
bordée d’ecailles noires des deux côtés chez le 4. 

Ailes inférieures transparentes, d’un blanc jaunälre, salies sur les 
bords: les nervures, la côte, et deux lignes marginales brunâtres ; la 
frange blanchätre, brunâtre à la base. 

Tête, palpes et thorax gris foncé, antennes brunes, la touffe noire; 
l’abdomen gris ocrace; pattes gris brunâtre. La © ressemble au ;. 

Indes orient. (Hyderabad, en février). 


Gen. SELAGIA, Hub. 


(Hubner, Verz., p. 371; Zeller, Jsis, 1846, p. 732, 752.) 


Front squammeux, les écailles formant un fort cône obtus. Antennes un peu 
aplaties, lisses, fortement courbées près de la base, la touffe dans le sinus assez 
forte, creuse au milieu. Palpes labiaux dans les deux sexes semblables, longs, 
minces, obliques ; le 3° article distinct, un peu défléchi ; le 2° article un peu aplati, 
un peu élargi au sommet. Palpes maxillaires longs, forts, formés de longues 


— 468 — 


écailles grossières un peu épanouies au sommet et aplaties contre la face. Corps 
grèle. Ailes superieures allongées, étroites, régulièrement courbees sur la côte 
depuis la base jusqu'à l’apex, obliques et arrondies sur le bord externe; avec onze 
nervures, longues, loutes séparées, sauf 8 et 9, la transversale coudée vers la base, 
& et 5 se rapprochant un peu vers la base, de l’angle; 2, 3 et 4 parallèles, écartées. 
Ailes inférieures allongées, acuminées, sinueuses sous l’apex, avec huit nervures; 
la cellule courte; 3 de l’angle, en face de la transversale, 2 très écartée, droite, 
parallèle à 3; 4 et 5 sur une longue tige, 5 de l'angle; 7 et 8 accolées, paraissant 
tigées. — Type : Argyrella. 


Ce genre est remarquable par la structure des palpes labiaux, qui 
sont plus ou moins obliques. Chez Argyrella ils dépassent à peine le 
vertex et sont minces, mais chez Spadicella (Janthinella), ils sont bien 
plus longs et dépassent de pres de leur moitié le vertex; chez Dissimi- 
lella et Griseolella ils sont plus courts, fortement aplatis et élargis, 
surtout au sommet du 2° article. La nervulation est bien uniforme. 
Lithosella a les antennes fortement aplaties. 

Le genre Selagia a élé établi par Hubner pour deux Crambus et 
Argyrella, et il le place à la fin des Phycites. 

Zeller adopta le genre Selagia, mais prit comme type Janthinella 
au lieu d’Argyrella; c’est ce qui m'avait induit en erreur. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Lignes transversales distinctes : 


B. Lignes blanches, continues, très distinctes; ailes d'un brun 
noirätre; une lunule orangée sur le disque. . . . . Sejunctella. 


*BB. Lignes non continues, dentelees; palpes avec le 2° article 
élargi au sommet, le 3° mince, défléchi : 
C. Aïles élargies vers le sommet, la côte presque droite : 

1. Ailes d’un gris cendré, saupoudrées de noirätre et 
lavées de brunâtre ou de roussâtre ; la 2° ligne 
Ihombee UNIL RE NP NET Griseolella. 

2. Ailes ocracé grisâtre, saupoudrées de noirâtre sur 
les nervures et vers la côte; la 2° ligne à peine 
bombée, ocracée, traversée par les nervures foncées. Dissimzlella. 


*GG. Aïles sub-parallèles, arrondies sur la côte vers le 
sommet : 
1. Aïles gris brunâtre, fortement lavées de rouge bru- 
nätre, les nervures marquées en noirälre; 2° ligne 
TÉSNObIQUe AN CNIEUS RENE RER Spadicella. 
2. Ailes ocracé rougeâtre clair, saupoudrées de noi- 
râtre et de blanchätre sur les nervures et sur les 
bords dlisnes nds NCIS NE PE Var. Saltuella. 
AA. Lignes transversales très indistinctes, à peine indiquées 
par quelques points foncés ou clairs; ailes ocracé 
rougeätre, les nervures noirâtres. . . . . . . . . Disclusella. 


— 169 — 


*AAA. Ailes sans traces de lignes transversales, allongées, 
étroites, arrondies au sommet; palpes labiaux très 
minces : 

D. Ailes ocracées; le point discoïdal inférieur seul visible : 
1. Ailes allongées, ocracé pâle, le bord interne avec 


une liture noirätre qui s’elargit vers l'angle anal. . Lithosella. 
2. Ailes ocracées, plus foncées vers la côte; la base, 
jusqu’au premier tiers, plus foncée. . . . . . . . Subochreella. 


*DD. Ailes ocracé verdätre, luisantes, avec un aspect 
métallique, plus ou moins fortement lavées longitu- 
dinalement de noirätre, les plis lavés d'argent. . . Argyrella. 


199. S. Sejunctella, Christoph (Pempelia), Bull. Mose., LNI, 1, 
p- 50 (138). (Rag., Pl. XVI, fig. 24 bis.) 


24 mill. Ailes supérieures étroites, un peu courbees sur la côte, 
obliques et arrondies sur le bord externe, grises, lavées de noir brunätre 
sur la côte et au milieu de l’espace médian, l'espace basilaire entièrement 
noir brunätre. Première ligne placée un peu avant le milieu, oblique 
jusqu’à la sous-costale, puis presque verticale jusqu’au bord interne, 
où elle devient un peu oblique; elle est fine, bien définie, blanche, 
bordant exactement la couleur foncée de l’espace basilaire. Deuxième 
ligne blanche, verticale, mais fortement bombée et légèrement dentelée 
extérieurement entre les deux plis. Points marginaux indistincts; la 
frange gris brunälre, luisante. Points discoïdaux remplacés par une lunule 
ocracée indistinctement bordée de noir. 

Ailes inférieures gris brunätre, les nervures plus foncées, ainsi 
que deux lignes sur le bord; la frange gris brunâtre clair. 

Tête et thorax brun noirätre. Palpes gris de souris foncé extérieu- 
rement, plus clairs du côté interne; ils sont minces, un peu aplatis, un 
peu coudés en dessus, le 3° article assez long. Abdomen brun foncé 
annelé de blanchâtre. Corps en dessous et pattes gris de souris, les 
tarses plus foncés. 

Amour (Wladiwostock, 26 mai). Une © coll. Christoph. 


500. S. Griseolella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 234 
(Pl. XVI, fig. 26, 2). 


28 à 30 mill. Ailes supérieures gris brunätre très pâle, presque blan- 
châtres, plus ou moins légèrement saupoudrées d’ecailles noires, particu- 
lierement sur la côte, le bord interne et sur les nervures; première ligne 
blanchâtre, indistincte, bordée de noir postérieurement; elle est oblique, 
en forme d’un zZ allongé, formant un angle aigu sur la nervure dorsale. 


— 470 — 


La deuxième ligne, blanchätre, indistincte, entrecoupe les nervures qui 
lui font une bordure dentelée noirâtre; elle est presque parallèle au 
bord externe. Elle est suivie d’une bande ou ombre noirätre, et une 
ombre semblable s'étend obliquement à travers l’espace médian (au lieu 
d’être, noirätres, ces ombres sont roussâtres, dans deux exemplaires de 
la coll. Staudinger, provenant de Samarkand). Points discoïdaux dis- 
tincls, un peu obliques, séparés par une tache blanchâtre. Points mar- 
ginaux noirs, à contours indistincts. Frange gris brunälre, striée de 
brun. Dessous gris noirâtre uni. 

Ailes inférieures brun clair uni et luisant, les nervures un peu 
plus foncées; la frange blanche avec une épaisse ligne brun clair à 
la base. Dessous plus clair. 

Tête et thorax gris brunâtre foncé, l’abdomen brunätre très clair. 
Palpes blancs, saupoudres d’ecailles brun noirätre ; ils sont obliques, 
droits, longs, avec le 3° article court, défléchi. Antennes entièrement 
brunes du côlé interne, la touffe plus claire; du côté externe brunes, 
la base et la touffe d’écailles blanchätres; la touffe, qui est creuse, est 
noire à l’intérieur. Dessous du corps et paltes gris ocracé saupoudre 
d’écailles noires, les tarses noirs annelés de blanc. 

Cette espèce varie beaucoup comme intensité de couleurs; cerlains 
exemplaires son! presque sans dessins. Les exemplaires de Saisan (coll. 
Staudinger) sont plus petits, le 4 n’ayant que 24 mill. et la © 20 mill. 
d'envergure. 

Ressemble considérablement à la Laodamia Deformella, Meeschl., 
mais en diffère par la forme des palpes, surtout ceux du 5‘, et la dispo- 
sition des nervures 3 et 5 des ailes inférieures, ainsi que par l’absence 
de l’ombre noire sur la côte dans l’espace médian. 

Kouldja, Saisan, Samarkand. 


501. S. Dissimilella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 234 
(PI. XVI, fig. 25). 


24 mill. Ailes supérieures étroites à la base, convexes sur la côte, 
arrondies et obliques sur le bord externe, d’un ocrace grisätre, légère- 
ment saupoudrées d’écailles noirätres, ou brun rougeätre, sur les ner- 
vures et au-dessous de la côte. Lignes transversales à peine plus pâles 
que le fond, la première indiquée par sa bordure externe, d’un brun rou- 
geûtre, oblique jusqu’au pli dorsal, formant un angle rentrant sur la 
nervure dorsale. Deuxième ligne oblique, faiblement échancrée sur les 
plis, bordée intérieurement de brun rougeälre sur les nervures: Points 
discoidaux distinels, obliques, l’inférieur dans une slrie pâle sur la 
nervure médiane. Frange gris foncé, sillonnée par trois filets noirätres. 


— 471 — 


Ailes inférieures gris brunâtre clair, plus foncées chez la © ; la 
frange blanche. 

La tête et le thorax ocracé rougeätre ou brunâtre, l'abdomen ocracé 
clair. Antennes brunälres, la touffe petite, blanchâtre du côté interne. 
Palpes ocracé brunâtre. Dessous de l’abdomen ocracé grisälre, les pattes 
ocracé brunâtre. 

Comme couleur se rapproche de la variété Saltuella, mais ses ailes 
sont moins allongées et ses dessins bien plus dislinels. 

Ressemble davantage à la Griseolella, mais ses ailes sont moins 
larges et la couleur bien différente. 

Kasikoparan (Arménie russe), 16 et 26 juillet, 9 août. Coll. Romanoff 


et Ragonot. 


502. S. Disclusella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 235 
(Pl. XVI, fie. 27). 


25 mill. 5 Ailes supérieures assez élroites, la côte légèrement con- 
vexe, le bord externe oblique, arrondi. Ailes d’un rouge brique, la côte, 
au delà du premier quart, largement blanc rougeätre. Au-dessous, et 
jusqu’à la nervure médiane et la moitié de ses rameaux, l’aile est lar- 
gement lavée de noirätre, faisant ressortir distinclement la bordure 
pâle de la côte. La nervure dorsale est également lavée de noirätre 
vers la base, le reste est blanchâtre et on voit un point noir, un peu 
avant le milieu de l’aile, qui indique la première ligne et correspond 
avec un point pâle au-dessus sur la nervure médiane. Les nervures 
sont en outre indistinctement saupoudrées de blanc. La deuxième ligne 
se devine seulement. Points discoidaux invisibles. 

Ailes inférieures gris brunâtre, les nervures concolores ; la frange 
blanche, une ligne foncée avant la base. 

Tête blanchâtre au milieu, le front rougeâtre. Thorax ocracé rou- 
geälre, plus rouge par devant. Palpes rougeûtres, plus päles par devant, 
le 3° article brun rougeälre. Antennes brun rougeätre clair, pubes- 
centes; la touffe très petite, blanchâtre, avec un sillon au milieu. Abdo- 
men gris brunâtre, légèrement teinté de rouge. Dessous du corps 
blanchâtre saupoudré de noir rougeätre; les pattes blanchälres saupou- 
drées de rouge, les tarses presque noirälres. 

Cette espèce ressemble à la variété Saltuella, mais s’en distingue 
facilement par sa couleur, la côte pâle largement ombrée de noirâtre 
en dessous, et l’absence de lignes transversales dislinctes. 

Schahkuh (Perse sept.), 23 juillet, coll. Christoph. 


— 472 — 


503. S. Spadicella, Hb., Tin., fig. 225, Texte (1796), p. 31; Rag., 
Ent. Mo. Mag., XXII, p. 52; Janthinella, Hb., fig. 374, 375 (1816); Zk., 
Germ. Mag., WI (1818), 146; Tr., IX, 1, 188; F. R., 48, pl. 28, 1; Dup., 
X, pl. 283, fig. 8, p. 351; Zell., Isis, 1846, p. 752; H.-S., 131, IV, p. 81; 
Hein., p. 153; Berce, p. 287. 

a. Var. Saltuella, Mn., Wien. Mis., 1862, 392; Stgr., Hor. Ent. Ross., 
XV, p. 194 (36). (Rag., Pl. XXII, fig. 25.) 


& 28 mill. ® 24 à 26 mill. Ailes supérieures étroites, allongées, 
courbées sur la côle, très obliques et arrondies sur le bord externe, 
luisantes ; d’un rouge-brun foncé tournant au rouge noirâtre, plus pâles, 
un peu ocracé rougeätre sur les plis, les nervures noirätres saupou- 
drées de blanc; d’autres écailles blanches sont éparpillées sur la surface 
de l’aile, surtout sur le bord interne, et dans l’espace basilaire, qui est 
plus pâle que le reste. Lignes transversales indiquées par des écailles 
blanches plus denses; très obliques et anguleuses, bordées de rouge 
foncé ou de noirâtre dans l’espace médian; la première oblique et droite 
jusqu'au pli dorsal, rentrant en un angle long sur la dorsale, marquée 
extérieurement par un trait noir sur la médiane. Deuxième ligne ren- 
trant en angles aigus sur les plis, anguleuse sur la nervure 5. Poinis 
discoïdaux superposés, noirs. Frange formée de trois rangées d’écailles 
cris brunätre. Dessous gris noirâtre, le bord interne blanchätre. 

Ailes inférieures jaune brunätre, les nervures brunätres, la frange 
jaunâtre pâle avec deux filets bruns à la base. Dessous plus foncé, avec 
de faibles traces de la deuxième ligne des supérieures, continuée sur 
les inférieures. 

Tête rouge-brun, plus pâle sur le vertex ; thorax rouge-brun. Palpes 
rouge brunâtre, fortement laves d’ocracé brunätre exterieurement et 
ocracés du côté interne, sauf au sommet. Antennes brunes, la touffe 
petite, brune, blanchâtre du côté interne, largement ouverte el noire au 
milieu. Abdomen ocracé brunätre. Pattes brun noirâtre, teintées de 
rouge. 

Dans certains exemplaires, les lignes transversales sont très rap- 
prochées, dans d’autres les ailes sont plus rouges, moins saupoudrées 
de blanc, les nervures non apparentes, les lignes très effacées, tandis 
que dans d’autres les nervures, ainsi que la côte, sont rembrunies. 

La © ressemble au 5', mais elle est plus pelite, ses ailes inférieures 
un peu plus foncées. 

Dans la variété Saltuella, les ailes sont d’un ocracé rougeätre, avec 
les dessins très effacés, ou bien les nervures, la côte et le bord interne 
sont fortement lavés de noirätre et saupoudrés de blanc, mais les 
lignes transversales sont peu apparentes; les ailes inférieures sont 


— 73 — 


plus pâles, les antennes et palpes sont d’un ocräcé rougeâtre, mais les 
spécimens foncés ont parfois les palpes lavés de blanchâtre. 

Un ; de Spadicella (coll. Staudinger), provenant des Indes orien- 
tales, est presque entièrement lavé de brun noirâtre, de facon que la 
couleur du fond et les dessins disparaissent presque complètement. 

Le papillon vole en juillet et août dans les endroits couverts de 
bruyère, près de la terre, se posant sur les tiges des plantes la tête en 
bas. M. Mabille dit qu'il a élevé le papillon d’une chenille formant 
des galeries tubulaires au milieu des tiges de la bruyère (Calluna vul- 
garis). 

Kreithner dit qu’il a trouvé à la fin de juillet la chenille à la 
racine de Teucrium montanum L., dans une toile tubulaire; elle était de 
couleurs assez variées et se forma dans la galerie un cocon ovale, de 
soie très dense, d’un blanc de neige, et le papillon parut le 27 août 
suivant. Kreithner n’a malheureusement pas décrit la chenille. 

La Spadicella est très répandue en Europe, se trouvant en Alle- 
magne, Russie occidentale et méridionale, le Kouldja, Saisan, et partout 
(sans doute) en France; elle n’a pas encore été trouvée en Angleterre. 

Je crois devoir, quoique à regret, remplacer le nom bien connu de 
Janthinella par celui de Spadicella Hb., parce que la descriplion de 
Hubner ne laïsse aucun doule sur l’espece qui a servi de modèle à sa 
figure 225. Comme le texte d’Hübner est peu connu, je copie sa des- 
cription comme suit : 

« 35. Kupferbraune Schabe; Tin. Spadicella. Fig. 225 masc. et 
226 fœm. » 

« Das Männchen hat an seinen Fühlern nicht weit von ihrer Wurzel 
rückwärts einen schwarzen sammetartigen Knoten, oder was es sonst 
bey einer micropischen Untersuchung seyn mag. Die Farbe desselben 
ist Kupferbraun; auf den Oberflügeln, welche schmäler sind, als der 
Æneella ihre, ist jedoch etwas matt grau eingemischt, und es täucht 
diese Mischung als ob sie diese Flügel zeichnete, wozu auch noch ein 
schattiger Schiller etwas beyträgt, ihr Saum ist doch grau, wie auch 
die Unterflügel und der Hinterleib, alles aber, spielt etwas Kupfer- 
bräunlich. Das Weibchen hat dünne gleiche Fühler; die Oberflügel 
desselben sind sehr slark grau bestäubt, und darunter, wie mirs 
scheint, mit einem Mondflecken und zwey Wellenstreiffen gezeichnet. 
Herr Pfeiffer allhier hat diese Art in hiesiger Gegend entdeckt. » 

Il n’y a, en effet, aucune autre espèce de la taille, de la forme et de 
la couleur de la fig. 225, qui porte des antennes noueuses; le type de 
Hubner paraît être un exemplaire foncé sans dessins visibles, pen- 
dant que la 2 (fig. 226) semble représenter la Fusca Hw.; Zincken 
décrivit par erreur une Spadicella qui est certainement la Fusca, car il 


— L7k — 


parle de la forme en aigrette jaune des palpes maxillaires, et Zeller dit 

avoir vu un très bon dessin de la Spadicella Zk. qui représente parfai- 

tement la Fusca. Treilschke a copié la description de Zincken, mais dans 

sa collection, sous le nom de Spadicella, se trouvaient plusieurs Janthi- 

nella; toutefois, dans son catalogue, Hubner rapporte sa fig. 226 à 

l'Hypochalcia Ahenella, tandis qu’il ne cile pas la fig. 225 qui, seule, 

convient à sa description et esl sans doute la var. b. de Zeller (« alis 

anterioribus tolis fere rubiginosis, striga anteriore obsoleta, posteriore - 
nulla >»). 


504. S. Lithosella, Rag., North Am. Phye., p. 9 (Pl. XVIII, 
fig. 15); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 160. 


d 3. mill. © 30 mill. Ailes supérieures très allongées et étroites, 
à peine courbées sur la côte, très obliques et arrondies sur le bord 
externe, d'un jaune un peu ocracé, plus päles et luisantes postérieurement, 
les nervures et la côte indistinctement lavées de blanc jaunâtre, la côte 
légèrement saupoudrée de noirâtre, le bord interne largement lavé de 
brunätre pâle saupoudré de noir au milieu du bord externe, en se retre- 
cissant jusqu’à un point noir sur la dorsale, seule indicalion de la pre- 
mière ligne; cette liture brune s’oblitère ensuite ou est lrès atténuée 
jusque près de la base. Sur une aile du 5’ on voil à peine la trace d’une 
très fine deuxième ligne noirätre, presque parallèle et rapprochée du 
bord externe, rentrant vers la côte; mais cette ligne est invisible sur 
l’autre aile et sur celles des deux $. Le point discoidal inférieur est 
gros, noir, bien distinct, l’autre est invisible. Frange concolore, pré- 
cédée d’une rangée de points noirälres peu marqués. Dessous jaune 
teinté de noirätre pâle, les bords lisérés de jaune. 

Ailes inférieures semi-transparentes, luisantes, blanc jaunâtre, les 
nervures brunâtres ; frange blanche avec deux filets bruns à la base. 

Tête et thorax jaunâtres. Antennes un peu aplaties, brun noirälre, 
la touffe petile, peu saillante, gris noirätre luisant, blanc jaunätre du 
côlé interne, avec un fin sillon au milieu. Palpes très longs, obliques, 
irès minces, atténués graduellement, pourtant non acuminés, jaune 
grisätre, lavés de gris foncé au sommet. Abdomen jaunälre lavé de gris 
foncé, dessous blanchätre saupoudré de noirätre, les incisions blanches. 
Pattes blanc jaunälre, lavées de jaune olivätre par devant, les tarses 
lavés de noirâtre. 

La 2 a les ailes inférieures assez fortement teintées de brunâtre, 
les supérieures sont plus fortement lavées de noirâtre et, parfois, on 
retrouve les deux points discoïdaux superposés; les palpes sont plus 
acuminés. 

Arizona (Am. sept.). Coll. Ragonot. 


— 75 — 


505. S. Subochrella, H.-S., IV, p. 82; Stgr., Hor. Ent. Ross., XVI, 
p- 194 (36) (Rag., Pl. XLVII, fig. 8); Subochrellus, H.-S., fig. 182 (mau- 
vaise). 


28 mill. 2 Ailes supérieures de la forme de celles de Spadicella, 
ocracees, plus foncées sur la côte, indistinctement saupoudrées d’écailles 
ocracé brunätre sur les plis, l’espace basilaire ocracé rougeätre, sauf à 
l’extrême base, la partie foncée sur son bord externe oblique, s'étendant 
de la côte, peu loin de la base, au premier tiers du bord interne. Frange 
jaune pâle. Un point noir très distinct sur le disque. 

Tête et palpes ocracés, les palpes avec le 3° article très long. 
Antennes ocracées, brunes en dessus; l'abdomen gris ocracé. Pattes 
ocracées. Thorax ocracé pâle, luisant, faiblement teinté de verdälre. 

Dessous teinté de noirätre; l’apex, et un fin liséré costal, jaunes; la 
frange jaune pâle. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris jaunâtre, teintées de 
brunâtre, un peu irisées, avec des reflets pourpres, les nervures plus 
foncées; la frange blanc jaunälre, un liséré brun à la base. Dessous 
semblable. 

Cette espèce est bien distincte d’Argyrella par sa couleur ocracé 
terne, sa base plus foncée, le point discoidal foncé, très distinct. 

Se trouve au mois d’aoüt près de Amasie, Brousse, le Pont, Macé- 
doine, Crète. 

Os. 1. — La figure 182 de Herrich-Schaeffer est mauvaise, car elle 
ne répond pas à la description; l'artiste a indiqué deux points discoi- 
daux, et la couleur est trop jaune. 

OBs. 2. —M. Staudinger m'a communiqué une 2 , prise à Montpellier, 
qui rappelle un peu Argyrella; sa couleur est ocracé pâle, plus pâle 
sur le pli discoïdal, sans mélange d’ecailles plus foncées, la côte seu- 
lement d’un ocracé plus foncé; la partie pâle est un peu luisante, fai- 
blement métallique; la base n’est pas plus foncée; le point discoïdal 
est dislinel. La,t&te et le thorax sont ocracés, très luisants, métalliques. 


506. S. Argyrella (S. V., p. 135, n. Cat.), Fab., Mant., I, p. 242; 
Hb., 64, texte p. 36; Zk., Germ. Mag., III, 124; Tr., IX, 1, 152; Dup., X, 
pl. 276, fig. 5, a. b., p. 150; Zell., Isis, 1846, p. 754; H.-S., IV, p. 81; 
Hein., 154; Berce, p. 288; Myella, Hb., Vög., 43; Orichalcella, Sod., 
Bull. Mose., 1829, fig. 1, 2. 

a. Var. Striatella Stor., Iris, 1892, p. 388. 

b. Var. Aurella Stgr., Iris, 1892, p. 387. 


& 30 mill. 2 28 mill. Ailes supérieures de la forme de celles 
de Spadicella, d'un jaune grisätre pâle, extrèmement luisantes et polies, 


— 476 — 


ayant des reflets d'un jaune verdätre métallique vues de côté, les 
nervures plus ou moins saupoudrees de noirätre ou estompées en gris 
foncé, laissant toujours les plis discoïdal et dorsal plus pâles que le 
reste el argentés, un peu verdätres, la slrie pâle sur le pli discoïdal 
s’elargit dans la cellule; la côte est plus foncée, tournant à l’ocrace oli- 
vâtre. Le point discoïdal inférieur, seul visible, assez distinct, noir. 
Frange blanc ocracé luisant. Dessous gris noirälre uni, luisant; la 
frange blanc jaunâtre sale. 

Ailes inférieures gris jaunâtre teinté de brunâtre, irisées, luisantes, 
les nervures un peu plus foncées, la frange blanc jaunâlre, avec un 
filet brun à la base; dessous un peu plus foncé, très luisant. 

Tele jaunâtre, thorax jaune verdätre, tous deux avec des reflets 
métalliques. Palpes jaune verdâtre luisant. Antennes brunes, en dessus 
et à la base jaune verdâtre métallique ; la touffe assez forte, jaunâtre 
luisant, plus pâle du côté interne, largement ouverte et noirâtre au 
milieu. Abdomen ocracé, lavé de gris blanchâtre. Pattes ocracé pâle, 
lavées de brun noirätre luisant par devant; les tarses noirâtres. 

La © est semblable au Ç, mais ses palpes sont porrigés, droits, 
les palpes maxillaires filiformes, longs et minces; les ailes inférieures 
un peu plus foncées. 

M. Staudinger décrit deux variétés d’Argyrella : Aurella est d’un 
jaune plus foncé, ocracé, plus faiblement teinté de verdâtre, les ailes 
paraissant presque dorées, et la côte est d’un ocracé foncé. Ce sont sim- 
plement des exemplaires très pâles d’Argyrella et ils se trouveront sans 
doute partout avec le type. Les exemplaires de M. Staudinger ont été 
pris dans les monts Kentei, l'Amour, et même à Lyon. Cette variété 
peut former le passage à Subochrella H.-S. 

La variété Striatella, au contraire, est très foncée, l’aile est forte- 
ment lavée de noirâlre, de facon qu’on peut les décrire comme noirätres, 
saupoudrees d’ocrace jaunâtre, el glacées de verdätre métallique et 
luisant; les plis sont, par contraste, plus distinetement pâles que dans 
le type; la côte est ocracée, la frange jaunâtre, délimitant nettement la 
partie foncée de l’aile. Cette variété existe dans les deux sexes et co- 
exisle probablement partout avec le type. Les exemplaires de M. Stau- 
dinger viennent de la Belgique et du Hanovre, mais j’en possède de 
l'Alsace et du Caucase. 

Argyrella vole en juillet et août dans les endroits secs et sablon- 
neux ainsi que sur les bruyères; dans les Landes, le papillon paraît 
dès le mois de juin. 

Se trouve en France, Allemagne, Livonie, Hongrie, Russie mer., 
Caucase, l'Asie centrale, l'Amour et le Japon. 


— LT — 


Gen. CNEPHIDIA!, Rag. 


(Bull. Soc. ent. Fr., 1892, p. cexxxy.) 


& Front lisse. Anlennes simples, faiblement aplaties, pubescentes. Palpes 
labiaux courts, ascendants, obliques; le 2° article aplati, élargi, presque lisse, 
courbe au sommet en dessus; le 3° article très court, cylindrique, acumine. Palpes 
maæillaires squammeux, aplatis. Corps grêle. Ailes supérieures lisses, allongées, 
étroites, peu élargies au sommet, presque droites sur la côle, obliques et arrondies 
sur le bord externe, l’apex assez aigu; avec onze nervures assez longues : 8 et 
9 tigées, 10 tout pres de 8 à sa naissance, 11 libre, 4 et 5 faiblement convergentes 
et rapprochées à leur origine, 2, 3 et 4 parallèles. Arles inférieures avec huit ner- 
vures, la cellule assez courte, les nervures longues, 2 bien avant l’angle, 3 de l'angle, 
et 5 longuement tigées, 7 et 8 longues, paraissant tigées. 


Ce genre est créé pour une espèce qui ressemble beaucoup comme 
forme et dessins à Selagia Spadicella; la nervulation est semblable, 
mais les antennes ct les palpes diffèrent. Ce genre a aussi des rapports 
avec Adelosemia, mais les nervures 3 et 5 ne paraissent pas du tout 
tigées et les palpes sont décidément obliques; Ambesa et Bradyrrhoa, 
qui ont une nervulation similaire, ont des palpes bien différents. 


507. €. Kenteriella, Rag., Bull. Soc. ent. Fr., 1892, p. cexxxv 
(Pl. XLVII, fig. 3). 


28 mill. 5 Ailes supérieures roussätres, l’espace médian plus foncé, 
d’un roux brunätre, ainsi que la côte; l’espace basilaire dans sa parlie 
dorsale tournant à l’ocracé, un peu mêlé de roussâtre. Lignes trans- 
versales d’un blanc ocracé, mal définies, reconnaissables surtout par 
la couleur foncée de l’espace médian; la première est presque verti- 
cale, coudée postérieurement sur le pli dorsal, rentrant en un angle 
très fort sur la dorsale et formant deux petits angles sur la médiane 
et sous-costale. La deuxième ligne est presque parallèle au bord externe 
(dont elle est éloignée), oblique, rentrant sur les plis, formant un angle 
distinct sur la dorsale, très interrompue, surtout au milieu, où elle 
forme des petites taches, allongées sur les nervures. Frange gris bru- 
nâtre. Les nervures dans l’espace médian brun foncé, la transversale 
formant une strie indistinete remplaçant les points discoïdaux. 

Ailes inférieures gris brunälre, lisérées de brun, la frange plus pâle. 

Dessous gris brunâtre, les supérieures plus foncées que les infé- 
rieures, la deuxième ligne marquée en blanchâtre, largement bordée 
intérieurement de noirâtre. 


1. Obscure. 


— 178 — 


Tête et thorax roux brunätre, les palpes plus roux. Antennes 
brunes. Abdomen brunätre, lavé de noirâtre à la base de chaque 
anneau; dessous brun-rouge annelé de blanchälre. Pattes ocracé rou- 

geätre, plus rouges par devant; les larses bruns annelés de blanchâtre. 
Kentei (Sibérie). Un coll. Staudinger. 


Gen. METRIOSTOLA!, Ras. 


Touffe frontale forte, conique. Antennes du 5 filiformes, pubescentes, épaissies _ 
vers la base, faiblement courbees; la touffe petite, entière, avec un sillon. Palpes 
labiauæ semblables dans les deux sexes, obliques, aplatis, larges, lisses; le 3° arti- 
cle très court, large, acuminé, peu distinct; le 2° article chez le g’ avec un sillon à 
peine marqué par derrière. Palpes, maæillaires du 5' en forme d’une courte et 
double aigrette d’ecailles allongées, grossières, noirätres; ceux de la © très longs, 
filiformes. Ailes courtes, assez larges ; les supérieures avec onze nervures, toutes 
séparées, sauf 8 et 9. Ailes inferiewres avec huit nervures, 2 près de l’angle, 3 et 
5 paraissant tigées, 4 courte. 


Ce genre est remarquable par la forme des palpes labiaux du 9° 
(contrairement à ceux des Salebria), ne différant de ceux de la ? que 
par le sillon à peine creusé sur le bord postérieur du 2° article. Les 
palpes maxillaires du 5' rappellent ceux du genre Salebria comme 
disposition, mais ils sont bien plus courts, formés d’écailles grossieres, 
qui leur donnent un aspect hérissé, et sont presque aussi foncés que les 
palpes labiaux; ils sont peu visibles et c’est sans doute à cause de cela 
que l'espèce a été placée avec les Nephopteryx. Du reste ses palpes 
labiaux ressemblent beaucoup à ceux du genre Selagia, mais ils sont 
plus courts. Les palpes maxillaires de la © atteignent la touffe frontale. 
Celle-ci est conique, mais en dessus elle est courbée et en dessous 
creuse. Le corps est épais chez la ©, chez le &, grêle; les pattes sont 
lisses, les ailes courtes. Aux ailes supérieures 10 est parallèle à 8, un 
peu écarlée, la transversale faiblement oblique, 2 à 5 sub-parallèles, 
2 tout près de l’angle, 3 à 5 de l'angle, séparées. Aux inférieures, la 
cellule est de moyenne longueur, plutôt courte, 7 et 8 longues, parais- 
sant ligées. 


508. M. Vaceiniella, Zell. (Neph.), Isis, 1846, p. 266, 1848, p. 747; 
Hein., p. 151. (Rag., Pl. XVI, fig. 28.) 


18 mill. Ailes superieures noirätre luisant avec, parfois, des refleis 
pourpres; elles sont saupoudrées d’ecailles d’un gris sombre dans la pre- 
mière moitié de l’espace médian et aulour des deux points discoidaux, 
qui sont assez distincts, et presque superposés. Une bande d'écailles d'un 


1. Allusion aux couleurs sombres de l'espèce. 


— Al) — 


gris sombre, plus large vers la côte, le long du bord externe. Lignes 
transversales peu distincles, assez rapprochées, gris jaunâtre sombre; 
la première est oblique et peu visible sur la côte jusqu’au pli dorsal, 
ensuite verticale, atteignant le milieu du bord interne, lisérée de noir 
profond du côté externe, et précédée d’une large bande noire dont le bord 
interne, en ligne avec le point de départ de la première ligne, est 
verlical et garni d’un bourrelet d’ecailles en relief d’un noir profond. 
Deuxième ligne presque verticale, très faiblement arrondie postérieu- 
rement, rentrant à peine sur les plis, indistinctement lisérée de noir 
des deux côlés. Frange gris brunälre très luisant. 

Ailes inférieures brun-noir uni, la frange gris brunätre luisant: 
dessous plus clair. 

Tête, thorax et palpes noir-brun luisant, avec une teinte pourpre. 
Abdomen brun-noir. Pattes noir luisant, avec une teinte pourpre, les 
tarses annelés de jaunâtre sale. 

La chenille vit en mai sur le Vaceinium uliginosum (et aussi sur le 
V. myrtillus\; elle est d'un noir violet, avec une slrie dorsale blanche, 
interrompue, divisée au milieu par une fine ligne longitudinale noire; 
Jusle au-dessus des pattes court une bande orangée également divisée 
par une fine ligne noire. La tête, l’écusson et les pattes écailleuses sont 
noirs. 

Le papillon paraît vers la fin juin (Lienig) et en juillet, se posant 
sur les troncs des arbres. 

Se trouve en Finlande et en Prusse. 


Gen. CATASTIA, Hb. 


(Verz., p. 372; Zeller, Isis, 1839, p. 178, 1848, p. 735.) 


Front lisse, arrondi. Anfennes pubescentes, un peu aplaties, épaissies et for- 
tement courbees vers la base; le sinus squammeux sur les deux bords, mais sans 
touffe distincte; un sillon au milieu. Palpes labiaux ascendants obliquement, 
aplatis, larges à la base, s’attenuant graduellement au sommet; le 3° article long, 
distinct, aigu. Palpes mazillaires bien visibles, assez longs, en une petite touffe 
aplatie d'écailles, croisés sur la face ; ceux de la © plus cylindriques, droits. Corps 
moyen. Ailes supérieures sub-triangulaires, un peu allongées, presque droites sur 
la côte jusqu'à l’apex, presque verticales sur le bord externe, un peu obliques à 
l'angle anal, l’apex sub-aigu; avec onze nervures, toutes bien écartées, sauf 8 et 9. 
Ailes inférieures très larges, en quart de cercle, faiblement sinueuses sous l’apex, 
avec huit nervures assez longues, 3 de l’angle, 8 longue, visiblement libre. — Type : 
Marginea. 


Les espèces de ce genre sont faciles à reconnaitre par la couleur 
foncée des ailes, sans lraces de dessins. Les palpes labiaux sont sem- 


— 1480 — 


blables dans les deux sexes, très luisants et lisses, un peu squammeux 
par devant, assez longs, dépassant le vertex. L’abdomen du G! est 
grêle, conique et lisse à l’apex. Les tibias sont un peu squammeux. 

Aux ailes supérieures la cellule est de longueur moyenne, la trans- 
versale presque verlicale, 6 éloignée de l’angle, 4 et 5 de l'angle, bien 
séparées, 3 tout pres, 2 éloignée de l’angie. Aux ailes inférieures la 
cellule est assez courte, les nervures longues, 2 ét 3 parallèles, 3 de 
l’angle, 4 moyenne, 7 et 8 convergentes, visiblement séparées. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


1. Franges des quatre ailes jaune dor... : . . . . . Var. Auriciliella. 
2. Franges des ailes inférieures jaune d’or. . . . . . . . . . . Marginea. 
3. Franges des quatre ailes concolores, brunes. . . . . . . . Acraspedella. 


509. €. Marginea, S. V., p. 69; Esp., IV, pl. 164, Noct. 85, 1, p.566; 
Lang, Verz., p. 166 (Bomby«); Bkh., III, p. 473; Zell., Is., 1839, p. 178, 
1848, p. 735; H.-S., IV, p. 85; Hein., p. 164; Berce, p. 307, pl. 7, fig. 11; 
Marginalis, S. V.,p. 317; Hb., Btr., I, 1, 1, K; Hb., 28; Fab., E. S., 3, 2, 
p. 219; Dup., VIII, 229, 1 pl. 280, X, 270, 1; Atrella, Fab., E. S., 3, 2, 
p- 298; Antiopella, Zk., Germ. Mag., Ill, 131; Tr., IX, 1, 147, X, 3, 273. 

a. Var. Auriciliella, Hb.,340; Zk., Germ.Mag., II, 133; Tr., IX, 1, 149, 
X, 3, 171; Dup., X, 276, 2, p. 145; Ev., F. V. U.,p. 550; Zell., Is., 1848, 
p- 736; H.-S., IV, p. 85; Hein., p. 165; Berce, p. 307; Auricella Zelt., 
Ins. Lap., 996; Auricilialis Hb., Verz., p. 372; Dup., VIII, 229, 2 p. 281. 


26 mill. { 2 Ailes supérieures noires, luisantes, plus luisantes à 
la base, avec une teinte gris plombé et des reflets vert mélallique, plus 
accentués à la base. Dessous brun-noir, la côte noire, le bord interne 
grisâtre. Frange des deux côtés noir-brun luisant. 

Ailes inférieures brun-rouge noirälre uni avec une teinte pourpre, 
la frange jaune d’or. Dessous semblable. 

Tête, thorax et palpes noirs teintés de vert sombre très luisant. 
Antennes noir violacé, vert luisant à la base. Abdomen noir. Dessous 
du corps, de l’abdomen et les pattes, noirs, un peu teintés de pourpre 
avec de forts reflets vert sombre et luisant. 

La © ne se distingue que par son corps plus épais, ses antennes 
moins pubescentes, moins courbées, et sans écailles en relief, et enfin 
par la forme des palpes maxillaires. Les ailes en dessous et les infé- 
rieures en dessus sont plus foncées, avec une teinte pourpre plus 
accentuée que chez le G. 


— 481 — 


La var. Auriciliella ne diffère de Marginea que par sa laille plus 
petite (21 à 23 mill. X 2) et la frange de ses ailes supérieures qui est 
d’un brun-noir avec la moitié externe d’un jaune d’or, parfois teinté 
de noirätre aux angles. 

Le type et sa variété volent à la même époque, fin juin et en 
juillet, en plein jour, dans les prairies herbues des montagnes du 
Dauphiné, de la Provence, la Suisse, l'Allemagne, le Tyrol, la Hongrie, 
Laponie, Norvège, les monts Urals, Altai et l'Arménie. 


510. C. Acraspedella, Stgr., Hor. Ent. Ross., XV, p. 203 (45). 
(Rag., Pl. XXI, fig. 21.) 


23 mill. 4 Ailes supérieures noires et luisantes, avec une teinte 
gris plombé el des reflets vert métallique, plus accentués à la base; 
la frange plus brune. Ailes inférieures brun-rouge, avec une teinte 
pourpre uni; la frange brun-noir. 

Pour le reste Acraspedella ressemble à Marginea. 

Arménie. Un coll. Staudinger. 


Gen. PYLA (Grote), Rag. 
(North Am. Phyc., p. 9.) 


Antennes du ! fortement courbées à la base, avec une petite touffe d’ecailles 
dans le sinus. Palpes labiaux obliques, le 3° article défléchi, le 2° article avec un 
sillon renfermant un mince pinceau d’ecailles d’un gris brunâtre. Ailes superieuı es 
avec 4 et 5 séparées. Ales inférieures avec 8 libre, 2 bien avant l'angle, 4 et 5 sur 
une longue tige, la cellule courte. — Type : Scintillans Grote. 


La touffe des antennes est plus forte chez Aeneoviridella, avec un 
sillon large et distinct, la tige un peu aplalie, l’article basilaire assez 
gros, courbe du côté interne. Front bombé, lisse. Palpes labiaux du 4 
longs, dépassant de leur moitié le vertex; le 2° article droit, d’egale 
largeur, légèrement défléchi, aplati, faiblement creusé à moitié posté- 
rieurement, le sillon plus creux à la base; le 3° article long, cylin- 
drique, suivant la faible courbure du 2° article. Palpes maxillaires du 
< en une mince et grossière aigrette, n’atteignant que la moilié du 
2° article, formée de longues écailles. Trompe forle, corps grêle. Ailes 
supérieures sub-triangulaires, étroiles à la base, faiblement courbées 
sur la côte jusqu’à l’apex, dilatées et presque verticales sur le bord 
externe, obliques à l’angle anal; avec onze nervures, 8 et 9 tigées, la 
transversale presque verlicale, 3 et 5 convergenles, 4 droite; toules 
séparées de l’angle, 2 écartée de l’angle. Ailes inférieures formant un 

31 


so 


quart de cercle, un peu sinueuses sous l’apex; la cellule assez courte, 
la transversale concave, 3 de l’angle, 4 assez longue, 7 et 8 longues, 
paraissant tigées. 

Ce genre rappelle à la fois les genres Catastia et Metriostola : 
Catastia par sa couleur, et Metriostola par les palpes maxillaires et les 


antennes. 


511. P. Seintillans, Grote (Neph.), Papilio, I, p. 18; Hulst, Trans. 
Am. Ent. Soc., 1890, p. 161 (Rag., Pl. XVI, fig. 29.) 


d 26 à 27 mill. © 23 mill. Ailes supérieures brun pourpre, forte- 
ment et également saupoudrees de noir, devenant presque noires sur 
la cöle, plus claires sur les plis, avec des reflets cuivrés, tournant au 
grisâtre ns un certain jour, très lustrées. On apercoit à peine deux 
ombres noires figurant les lignes transversales, dont la première paraît 
verlicale et courbée postérieurement, pendant que la deuxième, égale- 
ment verlicale, est coudée au milieu, son angle irès aigu se prolon- 
geant presque au bord externe. Le bord de l’aile est un peu plus foncé, 
la frange un peu plus claire, très luisante. 

Ailes inférieures brun-rouge très foncé, avec des reflets pourpres. 

Dessous des quatre ailes brun noirälre avec des reflets pourpres; 
la frange comme aux supérieures. 

Tête, thorax et palpes noirs avec des reflets cuivrés, luisants. 
Antennes noir mat, l’article basilaire comme la tête. Corps noir-brun 
mat. Dessous du corps et les pattes noir-brun, teinté de cuivré. 

La © ressemble au J'. 

Californie (Amer. Sept.). Plusieurs exemplaires. 


512. P. Aeneoviridella, Rag., North Am. Phye., p. 9 (Pl. XVII, 
fig. 16); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 161. 


29 mill.  Aïles supérieures d’un bronze jaune verdätre, tournant 
au rouge cuivré sur la côte; très luisantes, avec des reflets irisés, métal- 
liques, très brillants; la frange gris brunâtre, très soyeuse et lustrée. 
On aperçoit, dans un certain jour, deux lignes noires : la première ver- 
ticale, courbée du côté externe, très indistincte, la deuxième sinueuse, 
rentrant fortement sur les plis, bombée, un peu anguleuse au mi- 
lieu. Dessous brun noirâtre. 

Ailes inférieures gris-noir brunâtre pâle, les nervures plus foncées; 
la frange plus pâle, devenant presque blanchâtre à l'extrémité, 
luisante. Dessous, un peu plus claires. 

Tête, thorax et palpes de la couleur des ailes supérieures; les 


— 183 — 


antennes noires, la touffe et l’article basilaire de la couleur des ailes, 
mais plus foncés. Dessous du corps, de l'abdomen et les patles noir- 
brun avec des reflels cuivrés et de bronze. 

Sa couleur, bien plus pâle et bien plus métallique, la distingue 
facilement de Seintillans. 

New-York; 14 juin. Collection Ragonot. 


Gen. AUXACIA:, Rag. 
(Nouv. gen., p. 25; g. Aria; Rag., Ann. Soc. ent. Fr.,1887, p. 235.) 


Antennes du 5' légèrement sinueuses à la base, pubescentes; palpes labiauæ 
très longs, divergents, obliques; le 2° article très long, conique, oblique, élargi à la 
base, renfermant les palpes maxillaires, en forme d’aigrette, dans un large sillon 
occupant tout le 2° article; 3° article très long, mince, défléchi, horizontal. Front 
avec une protubérance cornée très forte, ayant trois dents par devant. Aux ailes 
supérieures, onze nervures, 8 et 9 tigees, les autres séparées. Aux ailes inférieures, 
huit nervures, 2 avant l’angle de la cellule, 3 et 5 ainsi que 4 et 5 distinctement et 
longuement tigées, 7 et 8 paraissant tigées; cellule moyenne. 


Article basilaire des antennes long, assez épais; palpes labiaux 
aussi longs que le thorax; palpes maxillaires jaunâtres, divisés en deux 
parlies, naissant chacun d’un arlicle différent. Les dents cornées sur le 
front distinctes, recouvertes d’écailles, la dent supérieure longue et 
aiguë. Slemmates gros. Trompe un peu cachée par les palpes. Corps 
grêle, l'abdomen dépassant un peu les ailes; le segment anal conique, 
arrondi, comprimé. Ailes supérieures assez étroites, à côte droite, à 
bord externe oblique, arrondi. Ailes inférieures assez arrondies au 
sommet, non sinueuses. 

La © est comme le {', mais ses antennes sont simples ; la seule © 
que j'aie vue a les palpes brisés. 

J'ai dû changer le nom de genre, celui d’Aria étant déjà employé 
en zoologie. 


513. A. Bilineella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887,p. 235 (g. Aria). 
(Pl. XVI, fig. 30.) 


16 à 20 mill. Ailes supérieures d’un blanc ocracé, saupoudrées irre- 
gulièrement d'écailles brunätres, traversées par deux lignes blanchätres, 
dont la première est oblique, arrondie exlerieurement et précédée d’une 
fine ligne ocracée. La deuxième ligne est oblique, presque parallèle el 
rapprochée au bord externe, légèrement sinueuse; elle est ombrée de 


1. Ville de la Scythie asiatique. 


— L8k — 


brun du côté interne et bordée extérieurement d’une fine ligne ocracée. 
L'espace médian, qui est large, est coupé longitudinalement sur les 
plis par deux séries ocracées. Point discoïdal supérieur indistinct, 
l'inférieur gros, placé sur la strie médiane ocracée. La frange est pré- 
cédée d’une rangée de petites taches brunes, irrégulières, et peu dis- 
tinctes, celles vers la côte sont les plus grandes. La frange esl blan- 
châtre et sillonnée par deux lignes brunes à la base et à l'extrémité. 

Les ailes inférieures sont d’un gris brunâtre avec la frange toule 
blanche. 

Le dessous des supérieures est brun noirätre avec l’extrémilé de 
l'aile ou seulement une bande blanchätre; la frange est blanchâtre sauf 
l'extrémité qui est brune. 

Corps et abdomen d’un blanc ocracé, ainsi que la tete, les palpes, 
el la base des antennes; celles-ci sont brunâtres. Le corps en dessous et 
les pattes sont blanchätres. 

Margélan, Achal Tekké, Askhabad, Ordoubad (Turkeslan, Arménie 
russe), en juin. 

Un exemplaire de Krasnowodsk (coll. Christoph) a l’espace terminal 
enlièrement d’un ocracé brunâtre, de façon que les taches marginales 
sont entièrement oblitérées. 


Gen. PARTHIA, Rag. 


(Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 235.) 


Antennes avec deux rangées de cils courts, non sinueuses à la base. Palpes 
labiaux lrès longs, porrigés, divergents; le 2° article allongé, large à la base, 
atténué à l’apex; le 3° article mince, cylindrique. Palpes maxillaires invisibles 
chez le «!. Front avec une protuherance cornée très forte. Nervulation semblable 
a Auæacia. 


Arlicle basilaire des antennes court, assez épais; palpes labiaux 
dépassant de beaucoup le front, aussi longs que le thorax, divergeant 
à partir de l'extrémité du 2° article; celui-ci est un peu aplati, atténué 
au sommet, sans sillon du côté interne; le 3° article plus de la moitié 
de la longueur du 2°. La protubérance frontale est épaisse, arrondie, 
par devant armée de deux dents obtuses, dont la supérieure est plus 
forte, conique, à pointe tronquée. Trompe forte, squammeuse à la base, 
un peu cachée par les palpes qu’elle écarte. Stemmates distincts. 
Abdomen du j deux fois aussi long que la largeur des ailes infé- 
rieures; le segment anal volumineux, poilu en dessus; les pinces 
longues et très apparentes. Ailes supérieures moyennes, droites sur la 


8) — 


côte, un peu sinueuses, le bord externe oblique, arrondi. Ailes infé- 
rieures larges, l’apex un peu aigu, le bord externe légèrement sinueux. 

Ce genre, à première vue, ressemble d’une facon curieuse au genre 
Auæacia; mais le j de Parthia paraît dépourvu de palpes maxillaires, 
les antennes sont distinctement, mais brièvement ciliées, sans sinuation 
pres de la base; le front porle une forte protubérance, mais celle-ci est 
plus épaisse, plus ronde, il n’y a que deux dents et la supérieure est 
obtuse. L’abdomen, enfin, diffère par sa plus grande longueur et la pré- 
sence d’une touffe anale. 


514. P. Christophorella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 235 
(PI. XVI, fig. 31). : 


22 à 24 mill. Ailes supérieures blanchätres, très chargées d'écailles 
d’un brun noirätre avec une légère teinte olivätre; première ligne droite, 
oblique, blanchâtre, précédée d’une large bande brun noirätre, n’altei- 
gnant pas la côle, et suivie d’une bande plus élroile, parlant de la 
cöle, s’atténuant graduellement et n’arrivant pas au bord interne. 
Deuxième ligne très rapprochée du bord et presque parallèle, coudée 
au milieu, fine, entière, n'ayant qu’un pelit angle sur le disque, blanche, 
bordée de chaque côté d’une ligne brun noirätre. Espace terminal plus 
clair que le reste; points marginaux irréguliers, mais distincts. Espace 
médian large, avec une liture blanchâtre sur la médiane renfermant le 
point discoïdal inférieur, fort gros et foncé; l’autre est petit et à peine 
visible. Frange blanchälre, avec une ligne foncée à la base et une 
autre à l’extrémilé. Dessous brun noirätre, la côte blanchâtre, saupoudrée 
d’ecailles foncées, l'extrémité de l’aile et une fine ligne correspondant 
à la deuxième ligne,+blanchätres. Points marginaux et deux lignes 
dans la frange brun noirûâtre. 

Ailes inférieures gris brunâtre, lavées de brun noirâtre, avec une 
bande médiane plus claire; frange d’un blanc pur. Dessous blanchälre, 
saupoudré d’ecailles-brunes vers la côte et la base, avec l’indication sur 
la côte du commencement de la bande médiane du dessus; frange 
blanche, précédée d’une ligne noirâtre. 

Tête, antennes, thorax et abdomen gris brunâtre, sauf le segment 
anal qui est blanchâtre. Palpes blanchätres lavés de brunätre. Pattes 
blanchâtres, lavées de gris brunâtre, les tarses distinctement annelés 
de gris foncé. 

Ressemble beaucoup à Bilineella; s'en distingue par sa taille plus 
grande, l’absence de lignes ocracées longitudinales, ses ailes plus 
larges, le développement du segment anal, ses antennes distinctement 
ciliées, et l’absence de palpes maxillaires chez le (;. 

Krasnowodsk, 14 mai; pris par M. Christoph. 


— 486 — 


Gen. ANORISTIA!, Rag. 


Front avec une forte bosse arrondie. Antennes du 5' fortement pubescentes, 
plus faiblement chez la ©, légèrement courbées près de la base, un peu dentelées 
dans le sinus. Palpes labiaux obliques, épais, squammeux, le 2° article dilaté au 
sommet, le 3° article défléchi, court. Palpes maæxillaires du &' cachés dans un 
sillon peu profond dans les palpes labiaux, blancs ou jaunätres, en forme d’une 
très petite aigrette; chez la © squammeux, aplatis contre le front. Corps moyen, 
la poitrine garnie de longues écailles plates et blanches dans les deux sexes. 
Ailes supérieures sub-Iriangulaires, un peu allongées, assez aiguës à l’apex, presque 
droites sur la côte, obliques sur le bord externe; avec onze nervures, toutes bien 
séparées, sauf 8 et 9 qui sont ligees. Ailes inférieures avec huit nervures, la cellule 
moyenne, 7 et 8 accolées, 2 tout près de l'angle, 3 et 5 paraissant tigées, 4 courte. 
— Type: Umbrifasciella. 


Après avoir reliré Flavidorsella pour la placer dans le genre Getulia, 
ce genre devient très homogene comme nervulation, antennes et palpes. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Ailes supérieures sans points discoïdaux : 


1. Supérieures grises, fortement saupoudrées de brun 
etteintees de brun rougeätre, les lignes plus foncées, 


laycotegaumnilveusb]anche à © so cs so 60e . . Umbrifasciella. 
2. Supérieures gris noirälre pâle, lavées d’olivätre; 
lignes blanchätres, indistinctes. . . . . . . . . . Olivella. 


*AA. Ailes supérieures avec des points discoïdaux : 
B. Aïles blanches lavées et saupoudrées de noirätre : 
G. Lignes transversales très obliques, droites, à peine échan- 
crées ou anguleuses, sans traces d'ocracé brunâtre. Atrisparsella. 
*CC. Lignes transversales sinueuses, la première presque ver- 
ticale : 


1. Ailes supérieures ocracé brunâtre, la côte et les ner- 

vures largement blanches et saupoudrées de noir; 

la 1" ligne distinctement bordée de noir extérieure- 

ment; palpes maxillaires du ' jaunâtres. . . . . Nomiella. 
2. Ailes supérieures gris clair, un peu lavées d’ocrace 

clair; la 1" ligne non bordée de noir; palpes maxil- 

ETES ef HEMES © 5 ss rer Gilvella. 


*BB. Ailes ocracé brunâtre très pâle, saupoudrées de brun. . Wenosella. 


1. Genre malaisé à définir. 


— 4187 — 


515. A. Umbrifasciella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 236 
(PI. XVIIT, fig. 17). 


19 mill. Ailes supérieures assez étroites, non élargies au sommet, 
obliques et arrondies sur le bord externe, presque droites sur la côte, 
grises, fortement saupoudrées de grossières écailles brunes, et teintées 
de rougeätre, laissant à peine voir le fond sauf sur la cöle, dans 
l’espace médian, où les écailles foncées sont plus rares. Lignes {rans- 
versales brun rougeätre, épaisses, à contours {res indistinels, se fon- 
dant dans la couleur générale. La première est oblique jusqu'à la 
médiane et verticale ensuite. La deuxième est presque droile, obli- 
que, presque parallèle au bord externe et suivie de quelques écailles 
grises. Points discoidaux invisibles. Frange plus claire que aile. 
Dessous gris noirâtre, avec une large ombre noirâtre à la place de la 
deuxième ligne, la côte jaunätre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris clair, un peu irisées, les 
nervures un peu plus foncées; la frange brunälre clair précédée de 
deux lignes brunälres. Dessous plus foncé. 

Tête, thorax et la base des antennes de la couleur des ailes. Palpes 
courts, épais, squammeux ; le 3° arlicle défléchi, gris mêlé de blanchâtre. 
De la poitrine, à l’inserlion des ailes supérieures, on voit une touffe de 
longues écailles, d'un blanc brunâtre, plates, et une touffe de poils 
comme dans les Epischnia. Pattes saupoudrées d’écailles brun noirätre. 

Les antennes sont brunes, un peu flexueuses, mais non distincte- 
ment courbées vers la base; elles sont très brièvement pubescentes, 
ce qui peut indiquer le sexe mâle, mais l'absence de l’abdomen rend 
le contrôle impossible. Toulefois je remarque qu'une © d’une espèce 
d’un genre très voisin (Centrometopia Baliella) a aussi la poitrine revêtue 
de longues écailles plates; par conséquent il est probable que le type 
d’Umbrifasciella est une ©, d'autant plus que les palpes maxillaires 
sont squammeux et aplalis. Les dessins ne ressemblent pas à ceux des 
Epischnia. 

Namangan; une © coll. Staudinger. 


516. A. Olivella, Hulst, Entom. Amer., 1888, p. 117, Trans. Am. 
Ent. Soc., 1890, p. 160. 


24 mill. 2.« Ailes supérieures d’un gris brunätre clair, saupoudrées 
d’ecailles grossières noires, et clairsemées, avec une teinte olivâtre; 
les écailles noires sont un peu plus denses à la base, le long du bord 
interne et à l’apex; la première ligne blanchälre, interrompant à peine 
les écailles foncées; deuxième ligne comme la première, mais plus 


O8 — 


distincte, étant ombrée de noir du côté interne, oblique, sub-parallèle 
au bord externe, rentrant sur le pli discoidal. » 

« Ailes inférieures blanchâtres, un peu olivâtres. Têle, thorax et 
abdomen de la couleur des ailes supérieures. Palpes blanchâtres. Palpes 
maxillaires très petits. » (Hulst.) 

Amér. Sept. (The Needles, Californie), en juin, à la lumière; une 9, 
coll. Hulst. 


517. A. Atrisparsella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 237 
(Centrometopia). (Pl. XVII, fig. 18). 


33 mill. Ailes supérieures à côte presque droite, le bord externe 
oblique, l’apex assez aigu. Ailes blanches, saupoudrées de noir brunätre 
entre les nervures, les nervures ressortant assez distinctement en blanc. 
Lignes transversales blanches, obliques, la première irrégulière, coudée 
sur la nervure dorsale, dentée sur la médiane, oblique et élargie sur 
la côle, lisérée de noir extérieurement, précédée d’une bande notre qui 
se fond dans la couleur générale gris brunâtre de l’espace basilaire, 
n’alteignant pas la côte. Deuxième ligne étroite, continue, un peu 
coudée sur la nervure A, lisérée de noirätre des deux côtés. Points 
discoidaux distincts, sur les nervures, l’inférieur allongé. Points mar- 
ginaux peu distincts, la frange grise. 

Ailes inférieures gris brunâtre, plus claires à la base, lisérées de 
brun, la frange blanche. 

Dessous des supérieures brun noirâtre, le bord externe et la 
deuxième ligne grise, celle-ci bien marquée et continuée en une bande 
pâle sur les inférieures, qui sont d’un gris-noirâtre clair, la côte brun 
noirâtre. 

Tele et thorax gris, l’abdomen gris brunâtre. Palpes blancs, sau- 
poudrés de noir, plus foncés à l’apex, le 2° article plutôt atlénué au 
sommet. Dessous du corps et les pattes blanc saupoudré de noir, les 
tarses et un anneau avant l’apex des libias plus foncés. Antennes gris 
päle, brunes en dessous, sinueuses près de la base, dentées dans le 
sinus. 


Askhabad (Arménie russe). Coll. Romanoff et Ragonot. 


518. A. Nomiella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 236 (Pl. XVI, 
fig. 32). 


23 mill. Ailes supérieures à cöle droite, arrondie près de l’apex, le 
bord externe oblique et arrondi. Ailes d’un ocracé brunätre, la côte et 
les nervures largement lavées de blanc et saupoudrées de noir. Lignes 


—_ 189 


transversales blanches, la premiére oblique sur la côte, verticale ensuite, 
un peu sinueuse, distinetement lisérée de noir extérieurement, et pré- 
cédée d’une large bande ou tache noire entrecoupee d’ocrace rougeätre sur 
le pli dorsal et le bord interne, la base grise. Deuxième ligne parallèle, 
et très rapprochée du bord exlerne, à peine échancrée sur les plis, et 
bombée au milieu, indistinctement lisérée de noir. Points marginaux 
noirs, distincts, ainsi que les points discoïdaux, qui sont exactement 
superposés; frange gris brunälre. 

Ailes inférieures gris brunâtre, lisérées de plus foncé, les nervures 
brunes ; la frange grise avec deux lignes brunälres au milieu. Nervure 2 
un peu éloignée de l’angle. 

Dessous des ailes supérieures gris noirätre; à la place de la deuxième 
ligne on voit une ligne claire qui se conlinue sur les ailes inférieures, 
lesquelles sont plus pâles. 

Thorax gris noirâtre, l’exlrémilé des ptérygodes ocracée, la lêle 
gris noirälre ainsi que les palpes, sauf la base qui est d’un blanc mêlé 
de noir; palpes courts, coudés, l'extrémité deflechie; palpes maxillaires 
invisibles. Antennes à peine courbées, faiblement dentelées près de la 
base, finement pubescentes sur deux rangs, gris brunälre, faiblement 
annelées de brun. Abdomen gris brunâtre. Dessous du corps et les 
pattes gris, les tarses plus foncés, annelés de blanc. 

Kasikoparan, Eldar, Helenendorf (Transcaucasie), août; coll. Roma- 
noff, Ragonot, Staudinger. 


519. A. Gilvella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 236 (Pl. XII, 
fig. 13). 


g 2: à 25 mill. © 20 à 23 mill. Ailes supérieures assez étroites, 
faiblement courbées sur la côle, très obliques et arrondies sur le bord 
externe, d’un gris cendré (blanches finement saupoudrées de noirätre et 
de brunätre), lavées d’ocrace par places, surtout sur les plis, plutôt sur 
le pli dorsal; les lignes transversales blanches, indislinclement lisérées 
de noirälre, plus netlement sur les nervures, la première presque 
verticale, oblique sur la côte jusqu’à la médiane, précédée d’une large 
bande ocracée slriée de noir sur les nervures, ne dépassant pas, vers 
la côte, la nervure médiane; sa bordure externe se compose d’un point 
noirälre sur la médiane et la dorsale et une strie noirätre sur la partie 
costale. Deuxième ligne très oblique, parallèle au bord externe, rentrant 
sur les plis, un peu anguleuse sur la nervure 5, oblique en dessous, 
entrecoupant des stries noires sur les nervures, naissant d’une lache 
noirâtre, et suivie d'une bande ocracée. Une épaisse ligne noirätre, entre- 
coupée, sur le bord. Frange blanche. Points discoïdaux distincts, super- 


— 0 — 


posés, noirs, l’inferieur plus grand, allongé. Le bord interne à la base 
est lavé d’ocracé. Dessous gris noirätre, avec les traces de la deuxième 
ligne plus pâle. 

Ailes inférieures un peu transparentes, blanc jaunälre, teintées de 
noirälre clair sur les bords, la frange blanche. Dessous semblable, 
une ligne noirâtre sur le bord. 

Tête, thorax et palpes de la couleur des supérieures. Antennes 
blanches, à peine lachetces de brunälre, fortement pubescentes, ou 
plutôt finement et brièvement ciliées, à peine courbées. Abdomen blanc 
ocracé, un peu saupoudré de brunälre vers l’apex. Pattes blanches, fäi- 
blement saupoudrées de noirälre, l’abdomen en dessous d’un blanc un 
peu jaunälre. 

La © ressemble au %', elle est seulement un peu plus pelite, ses 
antennes sont faiblement pubescentes, ses palpes maxillaires très 
courls, presque invisibles. 

Ressemble beaucoup à Nomiella, en differant par sa couleur bien 
plus pâle, l’aile élant entièrement blanche saupoudrée de noir, et la 
couleur ocracée, qui se voit par places, plus claire; la première ligne 
est plus oblique, bordée de noir seulement sur la côte même, enfin les 
palpes maxillaires du 5‘ sont blancs et non jaunâtres comme dans 
Nomiella. 

Kouldja, Armenie, Transcaucasie, Turcomenie occidentale, Mar- 
gelan, Krasnowodsk, fin avril, mai et juin. 


520. A. Venosella, Moore, Ann. N. H., 1878, p. 236 (Homoeosoma), 
Second Yarkand Miss., Lep., p. 15, pl. 1, fig. 24. (Rag., PI. XVI, fig. 35.) 


24 mill. j Ailes supérieures Elroiles ala base, un peu élargies au 
sommet, la côte droite, arrondie au dernier quart, le bord externe 
oblique, plus oblique et arrondi à l’angle anal. Ailes d’un ocrace brunätre 
très pâle, irregulierement saupoudrées d’ecailles brunes assez clairsemées, 
surtout sur les nervures, et légèrement lavées de brunätre sur le ph 
dorsal. Première ligne pâle, verticale, bordée postérieurement d’une 
ligne brune peu distincte, oblique sur la côte, et coudée sur la dorsale. 
Deuxième ligne très rapprochée du bord externe, pâle, fine, peu 
distincte, sinueuse, oblique, rentrant forlement sur le pli discoïdal, 
très oblique ensuite; elle est bordée intérieurement d’une ligne brune, 
diffuse, et extérieurement par des écailles formant des lignes indistineles 
sur les nervures. Une ligne marginale noirâtre, irrégulière, suivie 
d’une autre près de la base de la frange, qui est d’un blanchätre sale. 
Points discoidaux bruns, petits, l’inférieur plus en arrière sur une fine 
ligne pâle. 


— HI — 


Ailes inférieures ocracé sale, une fine ligne brun rougeätre sur le 
bord, frange blanche. 

Tête, thorax, palpes et antennes de la couleur des ailes supérieures, 
l’abdomen un peu teinté de jaunâtre. Antennes faiblement sinveuses, 
pubescentes; front avec une bosse conique, arrondie au bout. 

Yarkand (Turkestan oriental). Un 5 coll. Moore. 


Gen. CENTROMETOPIA, Pac. 


(Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 236.) 


Antennes du  filiformes, fortement pubescentes, assez fortement courbees à 
la base, les articles dans le sinus prolongés en dents. Palpes labiaux obliques, 
squammeux; le 2° article un peu renflé en dessus, creusé intérieurement, renfermant 
les palpes maæillaires, peu visibles, courts, en forme d’aigrette; le 3° article 
distinct, défléchi. Front armé d’une lame cornée, longue et mince, recouverte par 
des écailles (ou avec une protubérance cornée longue, saillante, conique). Ailes 
supérieures avec onze nervures bien écartées, sauf 8 et 9 qui sont tigées. Aux 
inférieures, huit nervures; la cellule moyenne, 2 de l’angle, 3 et 5 paraissant tigées, 
4 et5 tigées, 7 et 8 tigées. — Type : Interruptella. 


Ce genre est très voisin d’Anoristia, lui ressemblant sous tous les 
rapports, sauf que dans les deux sexes le front est armé d’une mince 
lame cornée, saillante sous la touffe frontale, excavée par devant, for- 
mant deux angles. Ectypella pourtant a une très longue bosse cornée, 
garnie d’écailles, conique vue de profil, mais tronquee par devant et 
élargie transversalement vue d’en dessus. Celte bosse est si forte et 
dislincte qu’il m’a paru préférable de classer celle espèce dans le genre 
Centrometopia. 

Chez Interruptella les antennes sont bien plus courbées et dentées 
que dans le genre Anonistia. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Front avec une lame cornée : 
1. Aïles ocracé brunätre; lignes distinctes. . . . . . Interruptella. 
2. Lignes très indistinctes; ailes d’un gris très pâle, 
saupoudrées de grossières écailles brun olivätre 
FONCÉ RE ET RS ER  PPalella. 
.*AA. Front avec une longue bosse cornée tronquée à l'extrémité; 
ailes d’un ocracé jaunâtre. . . . . . . . . . . . Ectypella. 


— 192 — 


521. €. Interruptella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 237 
(Pl. XVII, fig. 21). 


20 mill. Ailes supérieures à côte droile, à bord externe oblique, un 
peu arrondi, d’un gris ocracé brunätre, la côte plus pâle. Première ligne 
cblique, blanche, à peine lisérée de noirälre, n’alteignant pas la cöle, 
s’arrelant à la nervure médiane. Un peu au delà, sur la côte, il y a 
une courte slrie noirâtre oblique. Deuxième ligne blanche, ombree de 
noirälre intérieurement, oblique, à peine échancrée sur le pli discoïdal, 
suivie d’une tache noirâtre sur la côte. Points discoïdaux noirs, un peu 
strigiformes. Points marginaux indislinets. Frange grise. 

Ailes inférieures semi-lransparentes, gris clair, teintées d’ocrace, 
lisérées de brunätre, la frange blanche. 

Tete et thorax gris ocracé brunâtre, les antennes brunes, grises en 
dessus. Palpes blanchâtres lavés de brunâtre sur les côtés. Abdomen 
ocracé grisâtre. Dessous blanchâtre, les tarses noirâtre pâle. 

Dessous des ailes blanchâtre, légèrement saupoudré d’ocracé vers 
la côte, les supérieures avec la trace du commencement de la deuxième 
ligne sur la côte. 

Askhabad. Un % coll. Romanoff. 


522. €. Baliella, Rag., Nouv. gen., p. 26 (Pl. XXVI, fig. 7). 


22 mill. 2 Ailes supérieures larges, légèrement et régulièrement 
courbées sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, gris 
blanchätre, fortement et irrégulièrement aspergées d’ecailles d’un brun 
olivätre, plus denses le long du bord interne. Lignes lransversales érès 
indistinctes, de la couleur du fond, faiblement indiquée par les écailles 
foncées, surtout dans l’espace médian, mais plus distinctement sur la 
côte après la première ligne, laquelle paraît former un sinus ou coude 
poslérieurement. La deuxième ligne rentre sur le pli discoïdal, puis 
est bombée au-dessous, rentrant obliquement ensuite au bord interne. 
Points discoïdaux distincts, superposés, l’inferieur gros, prolongé du 
côté de la base. Frange pâle, traversée par trois lignes d’ecailles 
brunes. Dessous gris blanchâtre, largement lavé de brun noirälre au 
milieu. 

Ailes inférieures blanches, largement lavées de brun noirâtre sur 
les nervures et sur le bord, la frange blanche; dessous tout blanc, 
l'aile même tournant plulöt au gris. 

Tête brunâtre par devant, blanche par derrière. Palpes et thorax 
gris blanchâtre, saupoudrés de brun olivâtre; l'abdomen gris pâle, 
fortement lavé d’ocrace, surtout au milieu. Antennes gris blanchälre. 


— 493 — 


La plaque frontale cornée brune, transparente. Pattes blanches, le 
corps en dessous blane, la poitrine garnie de longues écailles plates. 
Celle espèce ressemble beaucoup à l’Oligochroa Pulverulenta, 
Warren. 
Une © provenant d’Askhabad, dans ma collection. 


523. €. Ectypella, Rag., Nouv. gen., p. 25 (Pl. XVIII, fig. 22). 


22 mill. Ailes supérieures étroites, a cöle droite, le bord externe 
oblique, arrondi, ainsi que l’apex. Ailes d'un ocracé jaunätre très clair. 
lavé d'ocracé foncé dans l'espace médian avant la première ligne el après 
la deuxième ; lignes transversales de la couleur du fond, obliques, la 
première presque droite, la deuxième très sinueuse, échancrée sur le 
pli discoïdal, bombée au milieu, rentrant sur le pli dorsal, ensuite 
droite au bord interne, ombrée d’ocrace brunâtre du côté interne. Points 
discoidaux ocracé brunälre, peu dislinels, dans la cellule, qui est plus 
claire. 

Ailes inférieures gris ocracé, plus foncées sur le bord, la frange 
blanche. 

Tête, thorax et abdomen ocracé jaunâtre, le front squammeux, 
allongé en avant, longuement conique, corné, l’apex tronqué. Palpes 
courts, obliques, squammeux, épais, le 2° article élargi au sommet, le 
3° article très court, défléchi, le sommet des palpes en ligne avec le 
front; ils sont ocracés, blanchätres à la base. 

Dessous des ailes supérieures ocracé brunâtre, l’espace terminal 
blanc ocracé; les inférieures, d’un gris blauchâtre sale. Antennes 
brunes, très brièvement ciliées. Pattes gris ocracé, les tarses un peu 
plus foncés. 

Sarepla; 28 juillet. Une © coll. Christoph. 


Gen. EPISCHNIA (Hb.), Zeller. 
(Isis, 1839, p. 178, 1848, p. 737.) 


Front avec une très longue touffe conique. Trompe forte. Antennes faiblement 
aplaties, presque nues, courbées près de la base (parfois renflées et dentées dans le 
sinus), un peu renflées et avec un court sillon au sommet du sinus, ceux de la ® 
cylindriques. Palpes labiaux obliques, pressés contre la touffe frontale, le 2° article 
renflé et coudé au sommet, comprimé latéralement, un peu squammeux, le 3° article 
horizontal, en ligne avec le vertex, court, un tiers du 2°, un peu acuminé. Ceux de 
la © semblables, mais le 2°article est plus court, le 3° plus long. Palpes maxillaires 
courts, squammeux, chez la © plus longs et filiformes. Corps grele; l'abdomen 
du g! conique, lisse en-dessous chez le G/; sous la première paire de pattes on 


ue 


voit une plaque de longues écailles plates, blanches, luisantes, recouvrant une 
longue aigrette de poils jaunes. Ailes supérieures étroites, allongées, régulière- 
ment courbées sur la côte, à peine élargies au sommet, obliques, arrondies sur 
le bord externe, ordinairement striées longitudinalement, les lignes transversales 
peu distinctes; la cellule moyenne, la transversale verticale, faiblement coudee, 
les nervures assez longues, les rameaux de la médiane rapprochés de l'angle, 
parallèles, séparés, 5 non en ligne avec la médiane, 6 libre, 8 et 9 tigées, de l'angle, 
10 écartée, 11 du dernier tiers de la sous-costale. Ales inférieures allongées, assez 
aiguës à l’apex, faiblement sinueuses sous l’apex; avec huit nervures, la cellule 
assez courte, très élargie, la transversale très concave, un peu coudée, 7 et 8 seu- 
lement accolées, 3 et 5 paraissent longuement tigées, étant accolées, 4 de 5, 2 de 
l'angle, ou tout près. — Type : Prodromella, Hb. 


Les antennes varient suivant les especes; elles sont plus ou moins 
courbées près de la base, souvent subilement sinueuses, formant un 
angle assez aigu au sommet du sinus, d’autres fois on ne voit qu'une 
simple courbure (Illotella); dans certaines espèces, les articles dans le 
sinus sont saillants, et forment des dents (Nervosella,. Boisduvaliella, 
Zophodiella). Les palpes varient un peu comme longueur; chez Ner- 
vosella le 3 article est minuscule; chez Fulvirugella, Boisduva- 
liella, ete., il est long. Les écailles plates du thorax sont plus larges 
dans Cuculliella et Prodromella que dans Illotella, Nervosella et 
d’autres. 

La nervulation n’est pas identique dans toules les espèces, 3 et 5 
aux inférieures élant plus ou moins longuement tigées en apparence, 
et 2 est parfois assez écartée de l’angle. 

Les Epischnia rappellent comme dessins les Noctuelles du genre 
Cueullia, les ailes étant en général grises el striées de noir sur les 
nervures, les lignes transversales peu distinctes. Ces dessins et la 
forme des palpes, ainsi que la nervulation, permettent de les distinguer 
assez facilement, toutefois les femelles du genre Caina pourraient être 
prises pour des Epischnia. 

L’Episch. Neurophorella Meyr. (Proc. L. Soc. N.-S., Wales 1879, p. 232) 
serait une Tortrix, d’après M. Meyrick. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Antennes du 5 distinctement courbées près de la base; lignes 
transversales très indistinctes; ailes striées en long : 


B. Ocracé pâle, lignes transversales invisibles; inférieures 
blanc jaunätre : 


1. De couleur unie, les lignes à peine indiquées par de 
courtes stries noirätres sur les nervures. (30 mill.). Masticella. 


— D — 


2. Plus pâles sur le bord interne, parfois lavées 
d’ocrace foncé sur les bords, les espaces basilaire et 
médian fortement laves de noir, sauf sur les plis, et 
se continuant sur les nervures jusqu'au dernier 
EEE 5 à 0 6 DR Creuse nl) 


*BB. Ailes grises, plus ou moins lavées de noirätre, fortement 
striées de noir sur les nervures, qui sont indiquées 
en gris clair ou blanc : 


G. Ailes grises, le bord interne plus pâle, teinté d’ocracé vers 
la base; inférieures gris brunälre; la frange blan- 
CHACTE RIT CN 5 5 ao (65849? ill) 


*CC. Le bord interne de la couleur du fond : 


D. Palpes labiaux longs, vus de dessus, aussi longs que la 
tete, le 2° article coude, le 3° aussi long que le coude : 
E. Ailes gris foncé : 
F. Aïles inférieures brunätres : 
1. Supérieures grises, striées de noirâtre, le point dis- 
coïdal inférieur seul visible, gros, cerclé de blanc, 
la côte et le thorax lavés de roussâtre. (40 à 42 mill.). 
2. Supérieures gris-brun sale et luisant, les points 
discoïdaux noirs, superposés, non cerclés de 
IEC, © à © à D où LAS TEE HEN (36 mill.). 
*FF. Ailes inférieures che lisérées étroitement de 
fauve; supérieures gris de fer foncé, l’espace basi- 
laire plus clair.. ...... 09 0 (EO mille 
*EE. Ailes supérieures blanches, lavées de gris ou de gris 
brunätre entre les nervures, qui sont striées de noir, 
la côte plus pâle : 

1. La côte et les nervures médiane et dorsale blan- 
ches; le segment anal chez le € simplement 
Conquer à os 0 00 so 000% 0 (Gill) 
La côte et les nervures à peine plus päles, la côte 
saupoudree de gris; segment anal du ! avec des 
touffes laterales et des pinces saillantes volumi- 
MEUSESTA ER do 0! 4-6. 0 0 0 0 © 0 © 510 (31 mill.). 

*DD. Palpes très courts, le 2° article à peine coudé au som- 
met, le 3° article très court, tronqué. Supérieures 
gris de fer, l'espace basilaire plus clair. (30 mill.). 
AA. Antennes du 4 courbées près de la base, des dents dans le 
sinus; supérieures grises, plus ou moins lavées et 
striées de noir; lignes transversales très distinctes ; 
IMÉÉREULTESRDEUNES SEE (32 à 35 mill.). 
*AAA. Antennes du æ non courbées (ou à peine) près de la base; 
lignes transversales souvent distinctes, dessins 

variables : 


Lo) 


G. Aïles supérieures unicolores, sans strie costale pâle, 
parfois teintées d’ocracé sur le bord interne : 


Soritella. 


Adultella. 


Ampliatella. 
Gregariella. 


Prodromella. 


Cretaciella. 


Cuculliella. 


Brevipalpella. 


Zophodiella. 


— 496 — 


H. Superieures d’un gris plus ou moins fonce, le bord interne, 
surtout vers la base, lavé d’ocrace : 


I. Lignes lransversales indistinctes : 


1. Supérieures grises striées de noir, le bord interne 
largement oerace. "Nu (20 à 24 mill.). 


: 2. Supérieures gris-noir uni, le bord interne à la base 
étroitement rouge sombre. . (21 à 26 mill.). Var. 


*II. Lignes distinctes : 


J. Gris foncé, les nervures distinctement marquées par des 
lignes noires : 

.1. Supérieures non lavées de noirälre; lignes épaisses, 

la 1® fortement coudée, la 2° rentrant en un angle 

aigu sur le pli discoïdal . . . . . . . (23 mill.). 


2. Supérieures lavées de noirâtre jusqu'aux deux liers 
de l’aile; lignes transversales fines, la 1° presque 
verticale, la 2° arrondie sur le pli discoïdal. (26 mill.). 

*JJ. Gris clair, faiblement teintées de brunâtre clair, les ner- 
vures à peine striées de noir. . . . . (25 mill.). 


*HH. Supérieures non lavées d’ocrace sur le bord interne : 


K. Ailes inférieures gris brunätre, plus ou moins foncées 
sur les bords : 


L. Lignes transversales distinctes : 

1. Supérieures gris sale; lignes pâles, lisérées de 
noirätre; a discoidal inferieur oblique, al- 
longer een (30 mill. 2). 

2. Supérieures gris "bleuätre, lavees de noirätre au 
milieu du bord interne; lignes tres distinctes, 
noires. Point discoïdal inférieur dans une liture 
DENON, à 5 à 9 à 5 à + 5 o 0 » (66 mille @). 

3. Supérieures pannes, gris  brunâtre: 1” ligne mal 
definie; 2° ligne gris clair, large. Les, nervures sous- 
costale, médiane et dorsale au milieu striées de 
DOI de CR ET RC (24 mill. 2). 


*LL. Lignes transversales très indistinctes : 
1. Ailes grises, un peu lavées de brunätre au milieu, 
faisant ressortir faiblement les deux lignes ; les ner- 
vures toutes tracées en noir; points discoïdaux 
distincts; 1'° ligne fortement coudée, 2° longuement 
CeMAlÉe s so o 0600 oo 00 ml, Si 
. Ailes larges, blanc ak, fortement saupoudrées 
de noir, brunâtr es sur le bord interne, les nervures 
noirätres indiquant les lignes transversales. Point 
discoïdal inférieur seul bien visible. Inferieures bru- 
MADLES A Es eus role 90a oh (26 mill. j). 
3. Ailes étroites, blanchätres, saupoudrees d’écailles 
grises, clairsemées, plus denses sur les bords, 
les nervures blanches, les points discoïdaux dis- 
UNCISE PR nero ons où (Pt ©) 


12 


Illotella. 


Obscura. 


Asteriscella. 


Bankesrella. 


Asterıs. 


Maracandella. 


Plumbella. 


Glyphella. 


Nervosella. 


Muscidella. 


Ruderella. 


L. 


— 497 — 


Ailes étroites, très allongées, ocracé brunätre; les 
nervures blanches, saupoudrees de noir sur les bords; 
les rameaux de la médiane presque entièrement sau- 
poudres de noir. Points discoïdaux distincts, super- 
DOS : eo cccrocetke (à80il) 


*KK. Aïles inférieures blanches : 


Io 


2. 


Ailes assez larges, presque blanches, étant faible- 
ment saupoudrees de gris, le point discoïdal inférieur 
Soul Wslale, rond : 6 oc 0 20 0 oil} 
Ailes allongées, étroites, gris foncé; les points dis- 
coïdaux gros, allongés, placés sur les nervures 
bamehası à à co ca 0 ce os 0 à eo o Céoill)} 


*GG. Ailes supérieures de couleurs variables, la côte plus pâle, 


ou avec une strie costale blanche : 


M. La strie costale blanche, le bord extreme de la côte gris 


ou noirâtre : 


N. Supérieures ocracées : 


0. Supérieures ocracé jaunätre, la large strie costale 


blanche ombrée en dessous d’ocracé rougeätre; un 
seul point dorsal noir indique la 1"ligne. (30 mill.). 


00. Supérieures ocracé brunâtre, saupoudrées de noir 


1. 


2. 


sur le bord interne et au sommet; un point discoi- 
dal noir; la strie costale blanc d’argent, étroite : 

Ocracé brunätre foncé, la deuxième ligne non in- 
QUES : a ss 000 00000. (RAM coll). 
Ocracé brunätre pâle, le bord interne plus pâle; 
2° ligne indiquée par plusieurs courtes stries 
noires, cceccece (28 milk). var 


*000. Supérieures ocracé grisâtre, plus grises au som- 


[50] 


met, ocracées sur les plis, le reste saupoudré fine- 
ment de noir : 


. Supérieures foncées, étant lavees de noirätre sous 


la strie costale, dans l’espace médian et sur le bord 
interne. Inférieures blanches. . . . . (26 mill.). 


. Supérieures pâles, non lavées de noir, les nervures 


striées de noir. Ailes inférieures gris brunâtre 
Mo oo cc 6 «a 06 0 00 6 » o e (EC), 


*NN. Supérieures grises : 


P. Supérieures sans strie distincte, gris noir (blanc 


bleuâtre, fortement saupoudré de noir), lavees de 
noir sur les plis et nervures, la côte plus pâle à la 
RERO à © 0 0 0 € © 6 0 o bo 0 « 6 à (RR ill), 


*PP. La strie costale distincte, blanche : 


ie 


Supérieures gris brunâtre foncé, avec une étroite 
strie sous-costale blanche. . . . . . . (30 mill.). 


2. Supérieures d’un gris ocracé olivätre uni et luisant, 


sans écailles foncées, la côte blanche (26 à 27 mill.). 


Lydella. 


Vestaliella. 


Aspergella. 


Albiplagiatella. 


Boisduvaliella.. 


Tabulella. 


Subcostella. 


Fulvirugella. 


Granitella. 


Leucoloma. 


Christophorti. 
32 


— 498 — 


*MM. La cöte entiere blanchätre, non liseree de grisätre : 


1. Lignes transversales distinctes, blanches, le fond de 
l’aile ocracé brunätre très pâle, la côte blanche; une 
tache discoïdale blanche . . . . . . . (26 mill.). Zeucomiktella. 
2. Lignes transversales invisibles; ailes ocracé bru- 
i nätre foncé, la côte plus pâle; elles sont lavées de 
noirâtre sur le pli discoilal; la médiane blanche, 
renfermant le point discoïdal inférieur. (26 mill.). Oculatella. 


524. E. Masticella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 237 
(Pl. XVI, fig. 37). 


& 27, 2 30 mill. Ailes supérieures ocracé blanchätre ou grisätre, 
les nervures légèrement saupoudrées de brunätre, les lignes lransver- 
sales très 2ndistincles, brunâtres, la première décrivant en arrière un 
grand > et n’atteignant pas le bord interne; la deuxième ligne, 
sinueuse, bombée au milieu, échancrée sur les plis, n’est indiquée que 
par des stries brunälres sur les nervures. Points discoïdaux très 
obliques, bruns, peu distincts. Frange plus pâle, traversée par plusieurs 
lignes d’écailles brunes. 

Ailes inférieures d’un blanc ocrace, semi-transparenles, lisérées de 
brun; les nervures à peine plus foncées. Frange blanche, avec une 
ligne brunälre à la base. 

Tête, thorax et abdomen ocracé grisätre. Palpes plus päles, le 
3° arlicle très court. Antennes ocrace grisätre, en dessous brunes, à la 
base fortement courbées chez le 4, avec un court sillon, qui est 
noirälre au fond. Dessous du corps blanc ocracé, le segment anal 
volumineux chez le 5, ayant en dessous un bouquet de poils, frisés, 
bruns, comme la Cuculhella. 

Hadsdeyabad et Schahrud (Perse), 18 et 30 mai; coll. Staudinger et 
Christoph (qui possede letype figure). 


525. E. Soritella, Led., Wien. Mts., 1858, p. 150. (Rag., PI. XVIII, 
fig. 23.) | 


35 mill. @ Ailes supérieures allongées, étroites, droites sur la côte, 
arrondies à l’apex, d’un ocracé pâle, lavées d’ocrace foncé sur le bord 
interne, la côte et l’extr&me base; l’espace basilaire noirätre, l'espace 
médian, sauf sur les plis, noirätre, celte couleur s'étendant sur les 
rameaux de la médiane jusqu’à la moitié de leur longueur, leur donnant 
une apparence digitée. Le point discoïdal inférieur, seul distinct, noir, 
renfermé dans une strie blanche. Une éclaircie transversale indique la 
première ligne, visible surtout sur la nervure dorsale, où elle forme 


— 199 — 


un angle très aigu, marqué postérieurement d'un point noir. Points 
marginaux invisibles, frange blanche. 

Ailes inférieures jaune brunälre très clair et uni, avec un fin liséré 
brunâtre ; la frange blanche. 

Tête, thorax et abdomen ocracé pâle: palpes courls, épais, très 
squammeux ; le 3° arlicle défléchi, caché par les écailles; ils sont blan- 
châtres, lavés de brunâtre clair, la base entièrement blanche; antennes 
brunes, le sommet de l’article basilaire blanc du côté interne; pattes 
gris brunätre. 

Dessous des ailes blanc jaunätre, les supérieures un peu lavees de 
noirâtre, la côte ocracée. 

Le se rapproche d’Adultella; il est à peine lavé de noirätre, les 
nervures sont finement marquées en noir, un peu de la facon de la 2. 
Les palpes sont plus minces, moins squammeux, plus longs; le 
3° article défléchi, mince, presque aussi long que le 2°; antennes pubes- 
centes, dislinetement courbées pres de la base, avec plusieurs dents au 
sommet du sinus, l’article basilaire épais. 

Syrie, 2 j etune 9, coll. Staudinger, originaux de Lederer. 


526. E. Adultella, Zell., Isis, 1848, p. 739; H.-S., 208, IV, p. 90; 
Led., z.-b. V., 1853, p. 385, pl. VII, fig. 2. 


35 à 41 mill. G'Aïles supérieures droites sur la côte (qui est un peu 
abaïissée et courbée au dernier quart), obliques sur le bord externe, brun 
ocracé pâle tournant à l’ocrace blanchätre sur le bord interne, la moitié 
costale, de la base à la deuxième ligne, gris brunätre. Nervures loutes 
blanches, distinctement striées de noirâtre, les lignes transversales 
très indistinctes, la première paraissant coudée postérieurement, mais 
à peine plus foncée que le fond, indiquée surtout par un point noir 
entouré de blanc sur la dorsale. Deuxième ligne visible surtout par 
une interruption peu évidente des stries noires sur les nervures, et 
par la couleur plus foncée de l’espace médian, mais en réalité on ne 
peut que la deviner tellement elle est indistincte. Points discoïdaux à 
peine visibles ou nuls. Des siries noirätres entre les nervures dans 
l’espace terminal, se renflant sur le bord, formant des taches peu 
distinctes. Frange gris brunätre. Dessous gris noirätre, gris jaunätre 
sale sur les bords. 

Ailes inférieures gris jaunälre, les nervures brunâtres, le liséré 
marginal brun, la frange blanche ; dessous plus jaune. 

Tête et thorax ocracé brunâtre; antennes d’un brun clair, très 
aplaties, à peine pubescentes, fortement sinuées près de la base, 
avec les articles prolongés en de courtes dents; l’arlicle basilaire 


—_ 00 


grisätre, brunälre par devant. Palpes blanchâtres, la moitié apicale 
brunätre. Abdomen gris, un peu brunâtre. Pattes gris brunätre, les 
tarses bruns. 

Nochur (Achal Tekké) et Kouldja, en juin; Kurusch (Daghestan) et 
Arménie en juillet; Kasikoparan (Arménie russe) en août; aussi au 
Caucase, Altai, le Pont, Russie mérid. Ceux décrits sont du Kouldja. 

Les exemplaires de Kasikoparan sont plus petits (35 mill.), mais ils 
sont mieux marqués, plus foncés, moins ocracés sur le bord interne, 
le point discoïdal inférieur visible. Ils portent sous le peclus une 
touffe d’écailles grisätres, renfermant une touffe de poils gris bru- 
nâtre. 


527. Æ. Ampliatella, Hein., Wien. Mis., 1864, p. 294 (Rag., 
PI. XVII, fig. 25); Adultella, Berce, p. 317. 

d 42 mill. 2 38 mill. Ailes supérieures du & comme celles 
d’Adultella; gris brunätre, plus foncées dans et autour de la cellule, 
les nervures blanchätres striées de noir, le bord interne et la dorsale 
lavés de blanchâtre, le bord interne à la base un peu ocracé. Pre- 
mière ligne coudée au milieu postérieurement, à peine ombrée de 
noirâtre, indiquée par une petite strie noire sur la sous-dorsale et la 
médiane, plus un gros point noir sur la dorsale. Deuxième ligne 
indiquée par sa bordure interne noirâtre peu distincte, largement 
interrompue sur les plis, paraissant bombée au milieu. Une ombre 
noirätre semble réunir les deux lignes, partant de la naissance de 
l’une sur la côte, passant sous le point discoïdal inférieur (qui est 
gros, allongé, noir, cerclé de blanc) et atteignant l’autre ligne à sa 
naissance sur la cöle. Les points internervuraux remplacés par des 
stries cunéiformes. Frange gris brunätre. Dessous jaune noirälre uni, 
au sommet plus clair. 

Ailes inférieures gris jaunätre, teintées de brunätre clair, les 
nervures plus foncées, lisérées de brun; la frange blanche avec un filet 
brunätre à la base. Dessous semblable. 

Antennes comme celles d’Adultella. Tele et collier ocracé foncé, le 
thorax ocracé grisätre. Abdomen gris brunälre; palpes blanchâtres, leur 
sommet brunâtre. Pattes grises, fortement saupoudrées et lavées de 
brun noirälre, l’apex des tibias blanc. Du pectus naît une touffe de 
longues écailles d’un blanc jaunälre, plates, au milieu desquelles se 
trouve une aigrette épaisse de poils jaune d’or. 

La © a les ailes sub-parallèles, bien plus foncées, brun noirätre; 
les lignes transversales sont bien plus distinctes, noirätres, continues, 
faiblement éclairées de blanchälre, la première presque verticale, 


— 501 — 


coudée sur la médiane, rentrant en un petit angle sur la dorsale, où 
elle est marquée par un gros point noir. Deuxième ligne indiquée par 
de courtes slries noires sur les nervures du côté interne, formant des 
dents. Le point discoïdal inférieur est rond, placé dans une tache blan- 
chälre, et on voit un point, mal défini, juste au-dessus. Les ailes infé- 
rieures sont davantage lavées de brunâtre que chez le 4, les filets du 
bord bien plus foncés, la frange blanche. 

Ampliatella diffère d’Adultella par sa taille plus grande, par son 
bord interne non lavé d’ocrace, sa couleur plus foncée aux deux ailes, 
la présence de l’ombre noirâtre passant sous le point discoïdal inférieur 
pour regagner les deux lignes sur la côte, par ces lignes bien mar- 
quées, par le point discoidal bien écrit et cerclé de blanc, par le thorax 
et la tête bien plus foncés, par les pattes bien plus foncées et les tibias 
blancs à l’apex, et la couleur de la touffe pectorale. 

J'ai comparé mes exemplaires, pris par Bellier de la Chavignerie, 
avec les types originaux de von Heinemann. 

Larches (Basses-Alpes), aux mois de juillet-août. 


528. E. Zophodiella, Rag., Ann., Soc. ent. Fr. 1887, p. 237 
(Pl. XVI, fig. 47). 


d 35 mill. 2 32 mill, Ailes assez larges, un peu arrondies sur la 
côte, le bord externe oblique; ailes d’un gris brumätre, saupoudrées 
d’ecailles noires sur les nervures, lavées de blanc le long de la médiane, 
le long des nervures à la base et à l'extrémité des nervures sur le bord 
externe, plus longuement vers l’apex. Elles sont traversées par une 
épaisse ligne ou bande noire, roussätre à sa naissance sur la côte. Cette 
ligne, commencant au premier quart, est oblique jusqu’à la médiane, 
puis rentre brusquement, en s’arrondissant, vers la base, formant un 
angle aigu sur la nervure médiane, et s’arretant à la nervure dorsale. 
La deuxième ligne est sinueuse, arrondie au milieu, fortement 
échancrée sur les plis; elle est formée d'une série de courtes stries 
noires sur les nervures. Le point discoïdal inférieur, seul visible, est 
renfermé dans l’éclaircie blanche. Frange gris brunälre. 

Aïles inférieures brun noirälre uni, la frange blanche; 2 avant 
l’angle de la cellule. 

Dessous des ailes brun uni, la côte des supérieures plus claire, la 
frange des inférieures blanche. 

Tête et thorax gris; l'abdomen gris ocracé. Palpes très longs, dépas- 
sant la tête de plus de sa longueur; le 3° article mince, long, aussi long 
que le 2°; ils sont d’un gris pâle, brunis en dessus, blanchätres vers la 
base. Antennes brun foncé uni, l’arlicle basiliaire grisâtre. Pattes gris 


— 502 — 


brunälre, lavées de brun, les tarses entièrement bruns, l'extrémité des 
tibias blanc. 

Le est plus grand que la 2 (36 mill.) et ressemble comme taille 
et forme à Gregariella, s’en distinguant par ses ailes gris sale, lavées de 
brun rougeätre clair entre les nervures et fortement lavées de blanc sur 
les nervures, lesquelles sont aussi marquées faiblement en noir. Les 
lignes transversales sont distinctes, et ont la même forme que chez la 
9 , mais elles sont plus interrompues, etindiquées seulement par leur 
bordure noirätre, teintée de brun rougeätre, interrompue dans l’espace 
médian. La ligne est longuement dentelée, noire, les nervures dans 
l’espace terminal sont blanchâtres, striées faiblement de noir. Les 
ailes inférieures sont comme chez la ©. Les antennes sont d’un brun 
clair, aplaties, renflées, faiblement sinueuses à la base de la tige, et 
des denis saillantes se trouvent dans ce sinus. Palpes d’un gris mêlé de 
blanc. Pattes gris brunätre foncé; les tibias blanchâtres lavés en partie 
de rouge brunâtre. 

Cette espèce est très voisine de Gregariella, qui, comme elle, a les 
ailes inférieures brunes; mais Gregariella est une espèce très obscure, 
el ses dessins sont très indistinets. 

Deux 2 provenant de Blagowestschensk (Amour), prises le 22 août, 
et deux de Kentei (Sibérie), coll. Staudinger et Ragonot. 


529. E. Gregariella, Ersch. (Megasis), Hor. Ent. Ross., XI, 


p. 340, Mem. sur les Lep. Rom., Il, pl. XVI, fig. 9. (Rag., Pl. XVIM, 
fig. 24.) 


34 mill. 4 Ailes supérieures étroites comme chez la 2 d’Amplia- 
tella, droites sur la côte, abaissées près de l’apex, très obliques sur le 
bord externe, l’apex relativement aigu; d’un gris-brun noirätre uni, les 
nervures à peine lavées de blanchätre, striées de noir, mais peu distine- 
lement; lignes transversales fines, noires, indiquées par des stries 
noires, courles et épaisses, sur les nervures, faiblement confluenles, la 
première ligne coudée sur la médiane et rentrant en un coude sur la 
dorsale. Deuxième ligne rentrant fortement sur les plis, bombée et 
dentée au milieu. Points discoïdaux noirs, superposés, très distincts, 
l'inférieur dans une tache à peine blanchätre. Des taches cunéiformes 
indistincles sur le bord entre les nervures. Frange gris brunâtre luisant. 

Ailes inférieures gris brunâtre, lavées de brunâtre, irisées, les 
nervures plus foncées, avec deux filets bruns sur le bord, la frange 
blanc sale. Dessous des quatre ailes brunâtre clair uniforme. 

Tête brunâtre, grise sur les côtes, le thorax brun; abdomen gris 
brunätre foncé. Palpes d’un brun un peu mêlé de gris, la base grise. 


— 503 — 


Antennes brunes, fortement pubescentes, avec un sinus dont les 
articles sont serratiformes, et marqué d’un sillon noir. Pattes brunes, 
plus pâles aux genoux, l’apex des tibias blanc, les tarses plus foncés. 
La touffe peclorale comme chez Ampliatella. 

Se distingue d’Adultella el d’Ampliatella par sa couleur uniforme 
très foncée aux deux ailes, sa forme plus étroite, ses palpes bien plus 
foncés, par ses points discoïdaux bien marqués, et par le sillon dans 
les articles à la base des antennes. Je n’ai vu que des mâles. 

Kurjuk (Daghestan), Irkulsk (Sibérie or.), fin juillet, août. 


530. E. Prodromella, Hb., 254; Zk., Germ. May., III, p. 127; 
Tr., IX, 1, 157; Zell., Isis, 1848, p. 738; Ev., KR. VW. U, 551; HS. .1IV, 
p. 90; Hein., 172; Berce, 315; Umbraticella, Dup., X, 278, 9, p. 187. 

a. ab., Cinereobasella, Rag. 


d 28 à 32 mill. 2 34 mill. Ailes supérieures étroites, à bords 
parallèles, arrondies sur la côle, très obliques et arrondies sur le bord 
externe, d’un gris foncé, striées de noirätre sur les nervures, l'espace 
basilaire plus pâle, élant davantage saupoudré de blanc, l’espace médian 
plus foncé, indiquant ainsi la forme des lignes transversales; la pre- 
mière est fortement coudée au milieu sur le pli dorsal, formant un 
petit angle sur la sous-dorsale, et un angle rentrant plus fort sur la 
dorsale. Deuxième ligne oblique, rentrant sur les plis, bombée et dentée 
au milieu, peu distincte. Point discoïdal inférieur assez net, dans une 
liture, plus ou moins pâle, en forme de fer de lance; le supérieur 
superposé, mais manquant d'ordinaire. Frange pâle striée de plusieurs 
filets gris foncé. Dessous gris noirälre, la cöle blanc ocracé. 

Ailes inférieures blanches, semi-transparentes, irisées, les nervures 
faiblement brunâtres, le bord orné de deux filets bruns, la frange 
blanche, le dessous plus irisé, la cöle ocracé brunâlre. 

Tête et thorax gris foncé, la touffe frontale blanche, avec une large 
tache gris foncé sur les côtés, palpes blancs, saupoudrés et lavés de 
brunälre, brunätres en dessus. Abdomen ocracé brunâtre pâle. La 
touffe pectorale formée de très longues écailles plates, blanches, et 
d’une aigrette de poils jaunes. Les pattes gris brunätre, les paltes pos- 
lérieures plus blanches, les tarses bruns. Antennes brunes, à peine 
pubescenles, plus claires en dessus, le sinus très profond, les articles 
lisses, avec un petit sillon. 

La 2 ne diffère du que par ses ailes inférieures lavées de 
brunätre sur le bord vers la côte, et sur la côte même, les nervures 
distinctement lavées de brunätre. 

Dans l’ab. Cinereobasella, qui est plus petite que le type (23 mill.), 


— 504 — 


les ailes supérieures sont d’un gris cendré très clair, striees de noi- 
râtre sur les nervures, et l’espace médian est extrêmement réduit, 
l'espace basilaire s'étendant en un long coude au delà du milieu de 
l'aile; la partie foncée est restreinte à une lache allongée sur la côte, 
une aulre sur le bord interne et des stries noires sur les rameaux de 
la médiane; le point discoïdal à l’extrémité de la strie médiane est bien 
marqué. (Un 4 pris à Cannes, dans ma collection.) 

La chenille de Prodromella est d’un brun noirätre, avec des lignes 
longitudinales d’un brun jaunâtre de plus en plus clair vers la tête. 

Elle hiverne en petite société, dans des tubes de soie très solides, 
autour du collet des racines et des débris de la Centaurea nigra et jacea. 
Au printemps elle se faconne une toile, ronge les feuilles radicales de 
la plante et les jeunes pousses, qu’elle coupe à leur base, les fait 
tomber et les dévore fraîches ou déjà passées. Elle est très vive et 
aime beaucoup à s’étendre exposée au soleil (de Peyerimhoff). Le papil- 
lon paraît en mai, juin et juillet dans les terrains secs, sablonneux ou 
calcaires. 

Il se trouve dans l’Europe centrale et méridionale, y compris la 
France et la Russie mér., l'Arménie, la Lydie, Transcaucasie, Amasie, 
Brousse. 


531. E. Brevipalpella, Rag. (Pl., XLII, fig. 3). 


30 mill. 2 Ressemble en tous poinls par ses ailes supérieures à 
une Prodromella dont l’espace basilaire de l'aile est plus pâle que le 
resle, pourtant un peu plus grande et plus foncée que l’ab. Cinereoba- 
sella. Aux ailes inférieures, elle diffère de la © de Prodromella par ses 
ailes plus blanches, non brunies sur les nervures, ni sur les bords, 
ressemblant, du reste, à l’ab. Cinereobasella et aussi étroite qu’elle. 

Les palpes, toutefois, sont bien différents, étant gris brunälre, le 
3° article noirälre; ils sont bien plus courts que chez Prodomella; 
le 2° article est cylindrique, renflé vers l’extremite, à peine coudé au 
sommet, le 3° article très court, obtus; la louffe frontale très forte, 
atteignant presque le sommet du 2° article, brun noirätre. 

Aux ailes inférieures, la nervure 2 est plus éloignée de l’angle de 
la cellule que chez Prodromella. 

Madagascar. Une © communiquée par Saalmuller. 


532. E. Cretaciella, Mann, 5.-b. V., 1869, p. 380. (Rag., Pl. XX, 
fig. 4.) 


30 mill. Ailes supérieures étroites, à peine dilatées au sommet, 
faiblement arrondies sur la côte, très obliques sur le bord externe, 


— 505 — 


grises, un peu brunätres, lavées de blanc sur les nervures, érès large- 
ment sur la côte, sur les nervures médiane et dorsale; striées de noi- 
râtre sur les nervures, les lignes transversales très indistinctes, la 
première invisible ou parfois indiquée par une fine ligne noirâlre, 
{très interrompue, formant un long coude aigu postérieurement sur le 
pli dorsal. Deuxième ligne indistincte, indiquée par de très courtes 
stries sur les nervures, interrompue sur les plis, oblique, un peu 
arrondie au milieu. Points discoïdaux minuscules, presque invisibles, 
superposés, l’inferieur mieux marqué. De courtes stries noirälres, 
cunéiformes, entre les nervures. Frange blanche, slriée de noirâtre. 
Dessous brun noirälre, grisätre dans la parlie dorsale, strié d’ocracé 
pâle sur la côte et sur le bord interne. 

Ailes inférieures semi-transparentes, irisées, blanc jaunâtre pâle, 
teintées de brunälre sur les bords, plus largement sur la côte; les 
nervures et deux filets sur le bord brunâtres; la frange blanche. 

Tête et thorax blancs, lavés de gris brunätre. Palpes blancs, sau- 
poudres d’ecailles à peine brunâtres, le 3° article plus foncé. Antennes 
brunes, blanchâtres en dessus, non annelées de brunâtre, le sinus 
profond avec un petit sillon. Abdomen gris ocracé pâle, dessous 
blanchâtre uni. Corps en dessous blanc, avec l’armature d’écailles 
blanc jaunätre, cachant un bouquet de poils jaunes. Pattes blan- 
chätres, les tarses un peu teintés de brunâtre, non saupoudrés de 
noirätre. 

Ne peut être confondus qu'avec Cuculliella. 

Amasia, le Pont (Asie Mineure), Dalmatie, Sarepla. Fin juin, juillet. 


533. E. Cuculliella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 237 (Pl. XVI, 
fig. 36). 


32 mill. 4 2 Ailes supérieures du 5 à peine dilatées au sommet, 
étroites, faiblement courbées sur la côte, très obliques sur le bord 
externe, grises, très largement lavées de blanc sur la côte, les nervures et 
sur les plis, de facon que les ailes paraissent blanches, les nervures et 
plis finement striés de noir, la côte saupoudrée de noir, le bord externe 
blanc saupoudré de noir. Lignes transversales très indislinctes, la pre- 
mière indiquée par une petite tache costale noirâtre, un renflement 
de la strie noire sur la médiane, bien en arrière, au milieu de l’aile, 
et une sirie noire sur la dorsale en face de la tache costale. Deuxième 
ligne, indiquée par de courtes stries noires, plus épaisses sur les 
nervures, paraissant un peu bombée au milieu, interrompue sur les 
plis; on aperçoit un nuage noirälre oblique dans l’espace médian, 
passant sous le point discoïdal inférieur, seul visible, mais {res pelil. 


— 506 — 


Frauge blanchätre, traversée par quatre filets d’ecailles brunälres, dont 
les deux à l’extrémité sont plus foncés. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, semi-iransparentes, un peu iri- 
sées, grisâtres sur la côte, les nervures brunâtres, le bord de l’aile 
teinté de brunâtre, deux filets bruns sur le bord, la frange blanche. 

Dessous des supérieures brun noirälre, grisälre sur la partie dor- 
sale, finement lisérées d’ocracé pâle sur la côte et bord interne, la 
frange grise. Inferieures plus pâles qu’en dessus, la côte brunätre, lisérée 
d’ocrace pâle. 

Tête et thorax gris un peu brunätre, les bords blancs. Antennes 
aplaties, brunes, avec un fort sinus lisse, marqué d’un très fin sillon; 
en dessus, gris blanchâtre finement annelé de brun. Palpes blancs, 
saupoudres de gris brunätre, le 3° article très court. Abdomen gris 
jaunätre en dessous, blanchälre saupoudré de gris brunälre. Paltes 
blanches finement poudrées de noir. Touffe pectorale jaune d’or, re- 
couverte d'une plaque d’écailles blanchâtres, luisantes, plates. 

Le a le segment anal très développé; au-dessous de la touffe 
anale supérieure s’allongent les pinces, très volumineuses, accompa- 
gnées d’une pelite louffe de poils de chaque côlé; ces pinces sont 
précédées d’un appendice foliacé, corné, jaune brunâtre, ayant par 
derrière une courte et épaisse touffe de poils bruns, et par devant deux 
aigretles bouclées de poils jaunes. Tout cet appareil se loge dans le 
segment anal, car dans certains « il n’est pas visible; dès lors, il est 
difficile de dislinguer Cuculliella de Cretaciella. 

La 2 est bien plus grise, plus foncée, étant bien moins lavée de 
blanc, les lignes transversales encore moins distinctes, les ailes infé- 
rieures davantage teintées de brunâtre sur les bords, les anlennes 
grises en dessus. 

La Cuculliella ressemble beaucoup à Cretaciella, mais celle-ci, chez 
le 5, n’est pas blanche d’une facon si générale, étant blanche surtout 
sur la côle, les nervures médiane et dorsale; les nervures ne sont pas 
aussi dislinclement striées de noir, la côte n’est pas saupoudrée de 
noir, l’abdomen, les palpes et les paltes sont blancs, peu ou point sau- 
poudres de noirâtre. 

Sarepta, Ordoubad (Arménie russe), fin mai-juin. 


534. E Illoteïla, Zell., Isis, 1839, p. 178, 1847, p. 780, 1848, p. 740; 
H.-S., 71, IV, p. 89; Hein., 172; Berce, 318. 
a. Var. Obscura. 


22 mill. à 28 mill. ; 2 Ailes supérieures étroites, un peu dilatées 
postérieurement, faiblement arrondies sur la côte, très obliques et 


— 507 — 


arrondies sur le bord externe, gris foncé, un peu brunätre, finement 
et faiblement saupoudrées de blanc, surtout sur la côte et le bord 
interne, un peu sur le bord externe, foules les nervures très dis- 
tinctement marquées en noir; le bord interne à la base, ou jusqu’à l'angle. 
anal, plus ou moins largement lavé d’ocrace rougeätre. Lignes transver- 
sales érès indistinctes; la première indiquée par un gros point noir 
entre deux petites laches blanches sur la dorsale; on apercoit à peine 
un point noir au-dessus sur la côte, et un aulre en arrière sur la 
médiane. Deuxième nulle, ou faiblement indiquée en une ombre fine, 
noirâtre, très oblique, naissant presque de l’apex, rentrant sur les plis, 
bombée au milieu. Point discoidal inférieur, seul visible, gros, noir, 
dans une liture blanche. Frange gris brunâtre striée de noirätre. 
Dessous gris, un peu brunätre, très luisant, ocracé pâle sur la côte, 
la frange gris noirälre. 

Ailes inférieures semi-lransparentes, blanc jaunätre uni, les ner- 
vures à peine plus foncées, le bord avec deux filets brun jaunätre, la 
frange blanche; dessous semblable, la côte brunâtre. 

Tête lisérée de blanc; thorax gris teinté de rouge postérieurement; 
antennes brunes, gris pâle à la base, la tige aplatie, un peu élargie, et 
faiblement courbée à la base, le sinus lisse, sans sillon. Palpes gris 
foncé, le 3° arlicle très court. Abdomen ocracé pâle, lavé de gris en 
dessus, en dessous jaunätre. Pattes toutes d’un gris foncé uni, sauf les 
libias postérieurs qui sont d’un blanc jaunâtre saupoudré de gris. 
Touffe peclorale jaune, recouverte d’ecailles plates d'un blanc jau- 
nâlre. 

En Corse et en Andalousie on trouve, en même temps que des spé- 
cimens lypiques, des individus de grande taille (28 mill.), dont les ailes 
sont d’un gris noir luisant, les nervures bien noires, l’espace terminal 
gris, faisant ressortir les contours de la deuxième ligne, le point 
discoïdal et le point dorsal ressortant nettement des courtes siries 
blanches, le bord interne étroitement liséré à la base de ferrugineux, 
les ailes inféricures plus foncées, les nervures indiquées en brunälre 
dans les deux sexes. M. Slaudinger a proposé le nom d’Odseura pour 
cette variélé. 

La chenille de l’Episch. Illotella n’a pas encore été trouvée, mais je 
dois ajouler que j'ai élevé une Ep. Illotella de chenilles trouvées à 
Cannes sur l’Asteriscus; on pourrait donc conclure que l’Asteriscella Mill. 
et l’Illotella Z. ne forment qu'une seule espèce. C'ést, du reste, l’opinion 
de M. Constant. ; 

Illotella vole de mai en seplembre, sans doute par une succession 
de généralions. 

Europe mér. (France mér., Espagne, Ilalie, Dalmatie, Corse). 


— 508 — 


535. E. Asteriscella, Mill., Rev. Mag. Zool., 1873, p. 9, Icon., Ill, 
pl. 144, fig. 5-8, p. 353; Berce, p. 319. (Rag., Pl. XXI, fig. 22.) 


23 mill. 5' Ailes supérieures plus larges et plus courtes que chez 
Illotella, distinctement arrondies sur la cöle, obliques et fortement 
arrondies sur le bord externe, gris-brunätre, plus foncées sur le pli 
dorsal, largement ocracees sur le bord interne; les nervures étroitement 
lavées de blanc, la médiane et la sous-costale plus largement; la côte 
blanc brunätre, toutes les nervures nettement et fortement marquées en 
noir, les lignes transversales érès visibles, noirätres, continues, épaisses, 
à bords un peu fondus, la première formant un coude aigu poslerieure- 
ment sur le pli dorsal et un petit angle rentrant sur la dorsale. 
Deuxième ligne naissant de l’apex, rentrant sur les plis, fortement 
bombée au milieu. Frange brunâtre. Point discoidal inférieur seul 
visible, gros, allongé sur la médiane, qui est blanchätre. Dessous gris 
noirâtre, l’espace terminal et le bord interne blanc jaunâtre sale, la 
frange brune. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanc jaunätre uni; les ner- 
vures à peine plus foncées, avec deux minces filets brunâtres sur le 
bord, la frange blanche; dessous blanc jaunätre uni, la côte brunälre. 

Tele grise, teintée de brunätre par derrière; thorax gris brunätre. 
Antennes faiblement pubescentes, un peu courbées et épaissies à la 
base, avec un sillon très fin, à peine perceptible; la tige est brune, 
ocracée en dessus, l’article basilaire gris. Palpes gris foncé. Paltes 
gris foncé, les tibias postérieurs blanchälres, fortement saupoudres de 
grisälre, un anneau foncé avant le sommet. Abdomen gris brunätre 
clair, dessous blanchâtre, fortement saupoudré de gris brunâtre, sauf 
aux incisions. 

Ressemble à Illotella et à Asteris, mais ses ailes supérieures sont 
plus larges, plus courtes, en dessous les supérieures sont distincte- 
ment plus päles dans l’espace terminal, les nervures 4 et 5 sont d’un 
point et non écarlées. 

Se rapproche comme couleur de Illotella, mais ses lignes transver- 
sales rappellent l’As{eris, toutefois la forme et la disposilion sont diffe- 
rentes. 

«La chenille adulte est presque cylindrique, d’un vert obscur, la 
tele pelite et rougeälre. L’écusson du premier anneau est rougeälre 
ainsi que la plaque vers le il® anneau; cette dernière étroile et trans- 
versale. Les trapézoïdaux sont relativement gros et luisants, ceux.des 
2° et 3° segments sont sensiblement plus développés que les autres; les 
sligmates sont très pelils et noirs; les paltes écailleuses sont brunes el 
annelées de blanc. On la trouve toute jeune à la fin de l'hiver sur l’Aste- 


— 909 — 


riscus spinosus dont elle ronge les feuilles radicales, cachée sous de 
nombreux fils d'une soie grise, parvenant à loute sa grosseur aux pre- 
miers jours de mai. Elle quitte alors la plante et se transforme à terre 
dans une coque de soie pure. La chrysalide est médiocrement allongée, 
rougeätre, à pointe obtuse. Le papillon parait à la mi-juin et même dès 
le milieu de mai. » (Millière.) 

Il se pourrait que l’Asteriscella ne soit qu’une variété bien marquée 
d’Ilotella. 

Cannes (France merid.). 


536. E. Bankesiella, Richardson, Ent. Mo., Mag., XXV, p. 63; 
Proc. Dorset Field Club, X, p. 192, fig. 1. (Rag., Pl. XLII, fig. 4.) 


26 mill. © Ailes supérieures allongées, relativement assez larges, 
légèrement et régulièrement convexes sur la côte, un peu obliques sur 
le bord externe, l’angle anal effacé, très oblique. Fond d’un gris cendre, 
presque entièrement lavé de noirätre depuis la base jusqu'aux deux 
tiers; une liture gris cendré dans la cellule discoidale, se continuant sur 
le pli, les nervures toutes distinctement marquées en noirätre. Points 
discoïdaux remplacés par deux taches noirâtres nuageuses. Première 
ligne noire, coudée au milieu, et formant un angle distinct sur la 
nervure dorsale. Deuxième ligne noirätre, moins distincte, arrondie 
postérieurement, rentrant sur le pli dorsal où elle est plus visible. 
Frange blanchâtre. Le bord interne à la base lavé d’ocrace rosé. Des- 
sous gris brunâtre uni. 

Ailes inférieures blanchâtres, lavées de hrunälre très clair, plus 
foncées sur les bords; la frange blanche. Dessous ocracé grisätre. 

Tête gris cendré, un peu mêlé d’ocracé rougeätre, au milieu gris 
foncé; le front avec une touffe conique 1rès forte. Collier pâle, lavé de 
gris foncé sur les côtés et au milieu; le reste du thorax gris foncé. 
Abdomen ocracé grisälre. Antennes brunes. Palpes assez épais, gris 
pâle, blancs à la base. Pattes grises, les tarses brunälres. 

Ressemble beaucoup à l’Asteriscella Mill. Mais, dans celle-ci, les 
contours de la première ligne sont indistinels; la deuxième ligne est 
plus foncée et est distinetement échancrée sur le pli discoidal; les ner- 
vures sont striées de lignes très noires; le thorax et le bord interne 
sont entièrement d’un gris carne, et le fond de l’aile est teinté de 
brunâtre. Illotella a les ailes bien plus étroites, plus foncées, les lignes 
transversales moins dislinctes, la lele et le thorax entièrement gris 
foncé. 

Un 'etcinq 2 pris en juillet à Weymouth, dans le sud d’Angle- 
terre; coll. Richardson. 


— 510 — 


537. E. Asteris, Stgr., Berl. ent. Zeit., 1870, p. 199. (Rag., PI. XX, 
fig. 2.) 


25 mill.  Aïles supérieures élroites, allongées, un peu dilatees 
au sommet, obliques et arrondies sur le bord externe, gris cendré (étant 
d’un gris brunâtre fortement lavé de blanchälre), plus foncées dans l’es- 
pace médian, les nervures régulièrement striées de noirälre, le bord in- 
terne. à la base étroitement liséré d’ocrace rougeätre. Lignes transversales 
assez distinctes, obliques, rapprochées sur le bord interne, la première 
faiblement coudée, indiquée par une courte slrie noire sur la côte, sur 
la sous-costale et sur la médiane, et un gros point sur la dorsale, pré- 
cédé d’une strie blanche. Deuxième ligne indiquée par des stries un peu 
renflées sur les nervures, naissant de l’apex, très oblique, projelant 
un angle sur la nervure 5, rentrant sur les plis. Point discoïdal infe- 
rieur, seul visible, allongé sur une strie blanche. Frange jaune brunätre 
à peine striée de foncé. Dessous gris noirätre uni, la frange gris blan- 
chätre, la côte très étroitement lisérée de gris blanchälre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanc jaunätre, teintées 
d’ocrace brunätre sur le bord, la côte largement gris brunätre, les ner- 
vures ocracé brunälre, la frange blanche; dessous forlement teinté de 
brunätre, la côte brune, la frange blanche. 

Tête gris pâle; thorax gris pâle, ocracé rougeätre par derrière, 
l'abdomen ocracé grisâtre. Palpes gris pâle, blanchâtres à la base, le 
3° article court. Antennes aplalies, un peu épaissies vers la base, à 
peine courbées, faiblement pubescentes, brunes, ocracées en dessus, 
l’article basilaire gris. Pattes entièrement grises; l’abdomen blanc jau- 
nâtre en dessous, sans écailles foncées; la touffe pectorale jaune, recou- 
verle d’ecailles blanc jaunälre, celles du milieu un peu rosées. 

Celle espèce varie dans l’inlensite des lignes transversales; un 
beau 4 (coll. Oberlhür) a les lignes noires et très distinctes. 

Ressemble à Illotella et Asteriscella; se distingue des deux par sa 
couleur pâle, presque blanchätre, à peine striée de noirälre, ses lignes 
rapprochees, surlout sur le bord interne, ses ailes inférieures rem- 
brunies, ses pattes entièrement grises, son abdomen en dessous tout 
blanc. 

Cette espèce a élé découverte par de Graslin; il trouva des che- 
nilles sur l’Aster tripolium et les papillons parurent vers le milieu 
et la fin d'août. 

Vendée (France occid.). 


— 911 — 


538. E. Maracandella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 237 
(Pl. XLI, fig. 22). 


30 mill. © Ailes supérieures assez étroites, droiles sur la côte, 
obliques sur le bord externe, aiguës à l’apex, gris sale; lignes transver- 
sales plus claires que le fond, très sinueuses et anguleuses, faiblement 
bordées de noirälre, la première longuement coudée postérieurement 
sur le disque, rentrant en un pelil angle sur la nervure dorsale; 
deuxième ligne dans sa partie costale droite, rentrant obliquement sur 
le pli discoïdal, nellement bordée de noirätre des deux côtés, au delà, 
indistincte, bombée au milieu, marquée de dents ou stries noires sur 
les nervures, renlrant fortement sur le pli dorsal. Points discoidaux 
distincts, superposés, l’inferieur allongé, oblique. Dessous gris jaunâtre 
sale, une strie costale pâle à la place de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures gris jaunätre liserees de brunâtre, la frange 
blanche. 

Tele et thorax gris sale, l'abdomen plus foncé, les palpes gris, les 
paltes et dessous du corps gris brunâtre. 

Ressemble à Gregariella, en différant par sa forme, sa couleur, ses 
dessins bien plus distincts, ses lignes pâles, la moitié costale de la 
deuxième ligne droite, non dentelée, le dessous avec un trait costal 
pâle; ses ailes inférieures sont bien plus pâles et la nervure 5 naît 
presque d’un point avec 3. 

Samarkand. Une 2 frottée, coll. Staudinger. 


539. BE. Plumbella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 237 (Pl. XX, 
fig. 3). 


25 mill. Ailes supérieures allongees, étroiles, grises, avec une lécère 
teinte bleuätre, lavées de noirätre vers le bord interne, dans l’espace 
médian; les nervures finement marquées en noir. Lignes transversales 
distinctes, noires, continues, la première noire, [res oblique sur la côte, 
formant un angle aigu sur le pli dorsal postérieurement; la deuxième 
ligne noirâtre, dentelée, arrondie au milieu, échancrée sur les plis. 
L'espace médian est iraversé par un nuage noirâtre oblique. Points 
discoïdaux superposés, dislincts, l'inférieur placé dans une liture claire 
et continuée en une fine ligne vers la base. Points marginaux indis- 
tincts, la frange grise. 

Ailes inférieures brunies vers les bords et sur les nervures, semi- 
transparentes vers la base; la frange blanche, une ligne brune à sa 
base. 

Dessous des supérieures gris noirälre uni; dessous des inférieures 


— 512 — 


gris brunälre uni, la frange blanche; nervure 2 de l'angle même de la 
cellule. 

Tête et thorax gris, l’abdomen brunätre clair, les palpes blancs 
saupoudrés d’ecailles grises. Pattes blanchälres lavées de gris foncé, 
les larses brunälres. 

Ressemble beaucoup comme dessins et forme à l’Asteris, mais sa 
couleur est différente, ses dessins plus distincts, plus foncés, les ner- 
vures fortement marquées en noir, les ailes inférieures fortement lavées 
de brun vers les bords. 

La Muscidella a des écailles plus fines et les nervures ne sont pas 
si apparentes. 

Sicile; une 2 coll. Staudinger. 


540. E. Glyphella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 238 (Pl. XVI, 
fig. 40). 


23 mill. Ailes supérieures grises, assez fortement saupoudrees de 
noir, les nervures striées de noir, surlout les nervures sous-costale, 
médiane el dorsale. Première ligne très indistincte, grise, large, visible 
seulement sur les nervures et surtout sur la dorsale: elle est bordée 
d’une strie costale noirätre oblique avant le milieu de la côte et elle est 
légèrement lavée d’ocracé sur le pli dorsal. Deuxième ligne plus 
visible, large, grise, oblique, bombée au milieu, entrecoupant la partie 
foncée de l’aile et les nervures. Frange gris brunätre. Points margi- 
naux indistincts. Points discoïdaux indiqués par un renflement des 
stries noires des nervures, l'ünférieur, plus visible, dans une série 
blanchätre sur la nervure médiane. 

Ailes inférieures gris brunätre uni, lisérées de deux fines lignes 
noirâtres ; frange blanchâtre. La nervure 2 naît un peu avant l'angle de 
la cellule. 

Tête et thorax gris mêlé de noir; antennes blanchälres. Palpes 
blancs, la moitié supérieure saupoudrée de noir; l'abdomen gris 
brunâtre. Dessous des ailes gris noirätre uni Pattes grises saupoudrées 
de noir, les tibias intermédiaires avec un anneau noirälre. 

Sarepta (5 mai). Une © coll. Christoph. 


541. E. Nervosella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 238 (Pl. XVI, 
fig. 39). 


30 mill.  Aïles supérieures étroites, allongées, distinelement 
élargies postérieurement, la côte droite, abaissee et arrondie au dernier 
quart, presque droites sur le bord externe, fortement arrondies à 


— 513 — 


l’angle anal, gris brunätre, presque entièrement, mais légèrement, 
lavées de blanc, donnant une teinte générale gris cendré pâle, mais plus 
blanches dans la cellule et sur la côte, les nervures toutes bien nelte- 
ment marquées en noirütre. Première ligne fine, noirälre, continue, for- 
mant un grand coude aigu postérieurement, rentrant un peu en un 
angle sur la dorsale. La deuxième ligne se laisse un peu deviner, 
formée de stries un peu renflées sur les nervures, et ombrée indistinc- 
tement et irregulierement de gris noirälre dans l’espace médian; elle 
paraît bombée au milieu el rentrer sur les plis. Frange blanche avec de 
nombreux et fins filets gris. Points discoïdaux petits, l'inférieur seul 
distinct. Dessous gris brunâtre, l’espace terminal et le bord interne 
très pâles, la frange comme en dessus. Nervures 4 et 5 écartées. 

Ailes inférieures blanc jaunälre uni, les nervures brunälres, un 
filet brun sur le bord, la frange blanche; dessous semblable, la côte 
brunâtre; la nervure 2 écartée de l’angle. 

Tête et thorax gris brunâtre, lisérés de blanc. Antennes aplaties, 
un peu élargies à la base, un peu courbées, les articles au-dessus du 
sinus prolongés en dents; elles sont brunes, et d’un gris cendré en 
dessus et à la base. Abdomen gris. Dessous du corps blanc. Palpes 
blancs, les 2° et 3° articles saupoudres de gris brunâtre, le 3° article très- 
court. Pattes blanches, finement et légèrement saupoudrées de noirâtre; 
l’abdomen de même, mais pâle aux incisions. 

Se dislingue par sa couleur pâle presque unie, les nervures toutes 
bien marquées en noir, la première ligne bien indiquée, continue, fine, 
pendant que la deuxième est très indistinete. 

Nochur (Achal Tekké). Un ! dans ma collection. 


519. E. Muscidella, Rag., Ann. Soc.e. Fr., 1887, p. 238 (Pl. XLVI, 
fig. 18). 


26 mill. - Ailes supérieures assez larges el courtes, gris päle, for- 
tement et finement saupoudrees d’ecailles nowes, vers le bord interne 
lavées légèrement de brunätre; lignes transversales indistinctes, noi- 
râtres, la première très oblique, interrompue sur le disque et sur le pli 
dorsal; elle est indiquée sur la nervure dorsale par un point noirälre 
entouré de blanc, placé au premier liers. Deuxième ligne très indistincte, 
noirätre, sinueuse, bombee au milieu, échancrée sur les plis, marquée 
par des traits plus foncés sur les nervures, lesquelles sont très finement 
lavées de noir. Points discoïdaux pelits, noirälres; points marginaux nuls. 

Ailes inférieures gris brunâtre, plus foncées sur les bords, la frange 
blanche avec une fine ligne brune à la base. Dessous des ailes gris 
brunâtre clair uni; aux inférieures, 2 de l’angle même de la cellule. 


33 


— 51k — 


Tête et thorax gris, l’abdomen gris brunätre, les palpes blancs 
saupoudrés de gris, le 3° article très court. Dessous du corps blan- 
châtre, l'abdomen lavé de noirätre vers l’apex. Paltes blanchätres lavées 
de brunâtre sur les tibias et tarses. 

Ne peut se confondre qu'avec la Ruderella à cause de la finesse de 
ses écailles, mais Ruderella est plus blanche, le point discoïdal infé- 
rieur est très fort, strigiforme, placé dans une liture blanche. 

Amasie (Asie Mineure), 2 mai; deux © coli. Staudinger. 


543. KE. Ruderella, Rag., North Am. Phyc., p. 9 (Pl. XVI, p. 42); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 162. 


24 mill. © Ailes supérieures étroites à la base, dilatées posterieu- 
rement, arrondies sur la côte au delà du milieu, obliques et arrondies 
sur le bord externe, blanchätres, plus blanches sur les nervures, faible- 
ment lavées d’ocracé brunâtre sur la moitié dorsale de l’espace médian, 
les nervures indistinctement lisérées des deux côlés par des écailles 
grises et en partie saupoudrées de gris, ainsi que la côte. Lignes trans- 
versales peu visibles, la première, coudée au milieu postérieurement 
sur la médiane, est indiquée par de fines écailles noirâtres formant des 
points mal définis, dont un plus gros sur la dorsale. Deuxième ligne 
blanche, entrecoupant les stries bordant les nervures, très indistincte, 
paraissant bombée près de la côte, oblique en dessous, naissant d’une 
tache costale noirâtre. Quelques points noirätres, mal définis, précédent 
la frange, qui est blanche striée de gris. Points discoïdaux strigiformes, 
sur les nervures blanches, le supérieur très fin, peu visible, l’inferieur 
plus épais, bien marqué. Dessous de l’aile gris brunâtre, plus pâle sur 
le bord, qui est marqué de points noirs, la frange blanche. Nervures 4 
et 5 (res rapprochées vers leur naissance. 

Ailes inférieures gris jaunätre uni, la frange blanche: dessous 
semblable, 2 un peu avant l'angle. 

Antennes gris blanchâtre. Palpes blancs, saupoudrées d’ecailles 
brunâtres piquées de noir au bout, le 8° article très court, oblique. 
Abdomen blanc, lavé de brunâtre en dessus. Dessous du corps et les 
pattes blane, les pattes faiblement et finement saupoudrées de noirâtre, 
les tibias postérieures plus pâles avec un anneau foncé près de l’apex, 
les tarses plus foncés. 

Cette pelite espèce est remarquable par sa couleur pâle et ses 
nervures Sous-coslale, médiane et dorsale d’un blanc pur; elle res- 
semble surtout à Vestaliella mais la couleur de ses ailes inférieures l’en 
distingue immédiatement. 

Amérique du Nord, sans doute de la Californie ; ma collection. 


— 515 — 


544. E. Vestaliella, Ersch., Lep. Turk., 1874, p. 88, pl. V, fig. 92 
(Rag., PI. XLI, fig. 23); Pollinella, Chr., Hor. Ent. Ross., XII (1877), 
p. 286, (106) pl. VII, fig. 58. 


d' 24 mill. © 26 mill. Ailes supérieures relativement larges, forte- 
ment et régulièrement courbées sur la cöle, obliques, très arrondies 
sur le bord externe, d’un blanc de craie, saupoudrées irrégulièrement, 
et d’une facon peu dense, d'écailles gris brunätre; elles sont plus clair- 
semées sur la côte et souvent plus denses dans l’espace médian, dessinant 
ainsi les contours des deux lignes, d'ordinaire peu distinctes, s’amassant 
sur les nervures. La première ligne, dans les spécimens bien marqués, 
est oblique sur la côte, formant un angle aigu sur le pli dorsal, puis 
descendant verlicalement au bord interne, précédée d’un point noir, 
gros, sur la dorsale, et bordée postérieurement sur la côte d’une lache 
noire, allongée, irrégulière. La deuxième ligne est oblique, rentrant 
en des angles aigus sur les plis, formant un angle aigu sur la nervure 5, 
en dessous dentelée et oblique. Ligne marginale noirätre, inler- 
rompue, indislincte. Le point discoïdal inférieur, seul visible, est noir, 
rond, et distinct. La frange est blanche. - 

Ailes inférieures semi transparentes, irisées, entièrement blanches, 
un peu bleuies, la frange d’un blanc pur. 

Dessous des quatre ailes blanc comme en dessus, les supérieures 
étant un peu crayeuses, la frange blanche. 

Tête et thorax d’un blanc crayeux, faiblement lavés de brunâtre. 
Antennes blanchâtres, brunâtres, en dessous faiblement pubescentes, 
non courbées, presque cylindriques. Palpes blancs, lavés de brunätre 
pâle au sommet, le 3 article long. Abdomen blanc, le corps en dessous 
blanc; les paltes blanches, faiblement lavées de brunälre pâle. 

La © est plus pâle vers la côle que le 5', ses dessins sont réduils 
à la lache noire sur la dorsale, celle bordant la première ligne sur la 
côte et celle sur le disque; les ailes inférieures sont aussi blanches, 
mais la cöle à l’apex et le bord de l’aile sont très étroitement lisérés de 
noirälre. 

Krasnowodsk, Kizil-Koum (Turkestan), Askhabad (Achal Tekke); fin 
ayril, mai. 


545. E, Aspergella, Rag., Ann. Soc. e. Fr., 1887, p. 238 (Pl. XVI, 
fig. 4). 


26 mill. ;' © Ailes supérieures très étroites, un peu dilatées au delà 
du milieu, régulièrement et faiblement arquées sur la côte, un peu 
obliques sur le bord externe, très obliques à l’angle anal, gris foncé 


— 516 — 


(ou blanches, entièrement saupoudrees de noirätre) plus foncées dans 
l’espace basilaire, les nervures sous-costale, médiane et la dorsale, en 
partie, d’un blanc pur. Lignes transversales blanches, très écarlées 
l'une de l’autre; la première, au premier quart, oblique et droite 
jusqu'au pli dorsal, où elle est interrompue, se continuant ensuite 
en un crochet ou angle rentrant blanc sur la nervure dorsale; elle 
est finement lisérée de noirâtre du côlé externe dans sa partie cos- 
tale et marquée d’un point noir suivi d’une liture blanche, sur la 
dorsale. La deuxième ligne est très confuse, très oblique, fine et 
droile sur la côte, longuement bombée au-dessous, à peine lisérée 
de noirätre mais, au milieu, les nervures striées de noir forment de 
courtes dents dans la partie claire. Frange blanc jaunälre, avec trois 
filets noirâtres, précédée d’une rangée de points noirs peu apparenis. 
Points discoïdaux noirs et bien marqués, superposés, le supérieur 
rond, placé sur la sous-coslale, l’inférieur allongé, à l’extremite de 
la médiane. Dessous gris noirälre uni et luisant, le sommet lavé de 
blanchälre, la frange blanchâtre, lavée de noirätre, les rameaux de 
la médiane rapprochés, parallèles, 4 et 5 très rapprochées, faiblement 
convergentes. 

Ailes inférieures transparentes, un peu irisees, blanc bleuâtre, le 
bord étroitement liséré de brunâtre, la côte brunâtre, la frange 
blanche: en dessous plus blanches, les nervures 7 et 8 assez courtes, 
paraissant longuement tigées, les autres nervures longues, 2 presque 
de l'angle, 3 et 5 paraissent tigées. 

Tête gris foncé, plus pâle par devant; thorax gris foncé uni; palpes 
blancs, saupoudrés de noir, surtout par devant, le 3° article très court. 
Antennes blanchätres, annelées de noirâtre en dessus, brunälres et 
pubescentes en dessous, faiblement courbées et dentées près de la 
base, à la base blanches, saupoudrées de noirâtre; le front presque 
lisse. Abdomen gris, plus pâle sur les côtés, en dessous d’un blanc 
un peu jaunâtre, avec quelques écailles brunâtres clairsemées. Corps 
et pattes blancs, saupoudres de noirätre, les écailles foncées clair- 
semées. 

La © est comme le ;, ses ailes inférieures sont à peine plus 
foncées. Dans l’unique ©, provenant, sans doute, du Turkestan, la 
première ligne n’est pas interrompue sur le pli, mais forme un angle 
très long et aigu. 

Se distingue facilement de ses congénères par ses ailes étroites, 
allongées, sa couleur uniforme, ses nervures sous-costale et médiane 
bien blanches (sur lesquelles se détachent nettement les points discoi- 
daux) et ses ailes inférieures blanches. 

Vestaliella est bien plus blanche, elle n’a qu’un point discoïdal, 


— 517 — 


ses ailes inférieures sont plus blanches, le dessous des ailes est entiè- 
rement blanc. 

Kouldja; un 5 (coll. Alphéraky) pris le 11 avril (type figuré); Tur- 
kestan (collection Erschofi). 


546. E. Lydella, Led., Ann. Soc.ent. Belge, 1865, p. 73, pl. III, fig. 13 
(Myelois). (Rag., Pl. VII, fig. 26.) 


d 26 mill. @ 22 à 30 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, 
regulierement courbees sur la cöte, obliques sur le bord externe, 
arrondies à l’angle anal, ocracé grisätre ou ocracé brunälre, plus foncées 
dans l’espace médian, les nervures largement blanches, lisérées d’ecailles 
noirätres. Lignes transversates très obliques, très écartées sur la côte; 
la première blanche, interrompue sur les plis, fortement coudée posté- 
rieurement sur la médiane, bordée de stries noirätres sur les nervures 
du côté interne. Deuxième ligne blanche, ombrée de brunätre et bordée 
de stries noirälres sur les nervures du côté interne, rentrant en un 
long angle aigu sur le pli discoïdal, sortant en de longs angles aigus 
sur la côte et la nervure 5, au-dessous de 5 rentrant très obliquement 
et droite, formant un faible angle sur la nervure dorsale. La côte est 
saupoudrée de noir ainsi que le bord externe ; le bord même est blanc 
et marqué de points internervuraux noirs ; le pli discoïdal est strié de 
blanc postérieurement. Points discoïdaux superposés, l’inférieur sur 
la nervure médiane, qui est blanche et en forme d'un fer de lance. 
Frange blanche, avec un filet brunâtre à la base et un autre avant 
l'extrémité. Dessous gris brunätre clair liséré de noirätre, la frange 
plus pâle, l'extrémité noirätre; nervures 4 et 5 de l'angle, très longues, 
paraissant tigées, mais en réalité presque accolées jusqu’au milieu; il 
en est de même pour la nervure 10; la transversale oblique, faible- 
ment concave, 2 et 3 près de l’angle, parallèles. 

Ailes inférieures acuminées, blanc jaunätre luisant, teintées de 
brunâtre sur la côte et les bords, la frange blanche. Dessous semblable. 
Nervures 7 et 8 longues, paraissant tigées, la cellule moyenne, 3 et 5 
paraissant longuement tigées, 2 près de l’angle. 

Tête, thorax et palpes blancs, laves et saupoudrés de noirälre et de 
brunatre. Antennes filiformes, simples, à peine courbées et dentées 
près de base, faiblement pubescentes, brunes, en dessus blanchätres. 
Palpes labiaux larges, aplatis, ascendants, dépasssant un peu le vertex, 
un peu obliques, le 2° article dilaté au sommet, le 3° arlicle court 
épais, deflechi; ils sont blancs, saupoudres de brunälre, l’article basi- 
laire toul blanc. Palpes maxillaires très courts, peu visibles, cylin- 
driques, un peu squammeux au sommet. Front lisse, un peu bombé 


— 518 — 


et conique. Abdomen gris brunâtre pâle. Dessous du corps et les 
pattes blanchâtre saupoudré de noirätre. 

Cette espèce a des palpes particuliers, le 2° article étant long, aplali, 
élargi, non coudé au sommet, et, d'autre part, dans l'unique &! que 
j'ai étudié (mais qui a la poitrine frottée), on ne voit pas de traces de la 
cuirasse d'écailles plates et de la touffe de poils qui caractérisent en 
général les Epischnia. La nervulation, les anlennes très faiblement 
courbées, pubescentes, faiblement dentées dans le sinus, et les dessins 
sont bien ceux des Epischnia. 

La 9 varie comme taille; ses ailes inférieures sont à peine plus 
foncées que celles du &; ses palpes sont semblables. 

Cetle espèce paraît assez répandue dans l’Asie Mineure et se trouve 
aussi au Caucase, Géorgie, Anatolie, Taurus, Schahkuh, Nochur (Achal 
Tekké), Kasikoparan, Kurusch, Tiflis, en juin, juillet et commencement 
d'août en battant les broussailles le soir. 

547. BE. Albiplagiatella, Pack., Ann. Lyc. N. York, 1874, p. 269 
(Myelois); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 164 (Rag., Pl. XX, 
fig. 5); Fosterella, Hulst, Ent. Amer., 1888, p. 114 (g. Pima). 


30 mill. 2 (non 25 mill.) Ailes comme celles de Boisduvaliella, à 
laquelle Albiplagiatella ressemble beaucoup, mais sa taille est bien 
plus grande, sa couleur d’un ocracé jaunätre pâle, plus foncée, ocrace 
rougeûtre vers la côte, la bande costale large, blanche, l'extrême bord à 
peine semé d’ecailles noires, la bande finement et indislinetement 
lisérée inferieurement par des écailles noires. Le bord interne et les 
nervures sur le bord externe semés de rares et fines écailles noires; la 
frange gris cendré. La première ligne n’est indiquée que par un point 
noirâtre sur la nervure dorsale, la deuxième ligne est invisible. Le 
point discoïdal inférieur très petit, à peine visible. 

Ailes inférieures gris pâle, la frange blanche. 

Thorax ocrace grisälre, plus pâle au milieu; la tête grise; les palpes 
blancs saupoudrés de noir. L’abdomen gris jaunätre. La cuirasse d’ecail- 
les très indistincte. Pattes blanchâtres, saupoudrées de noirâtre. 

Colorado. (Am. Sept.), coll. Hulst et Ragonot. 


548. E. Boisduvaliella, Guen., /Ind., 1845, p. 81; Rag., Ent. Mo. 
Mag., XXII p. 23; Lafaury, Ann. Soc. ent. Fr., 1865, p. 398 (larva); Hulst, 
Tr. Am. Ent. Soc., 1890, p. 162; Farrella, Curt., Ann. Mag. N. H., 
1850, IV p. 114; Stt., Cat. Tin, Suppl., 1851, p. 1; Fologne, Ann. Soc. ent. 
Belge, 1864 p. 273; Zeller, V. 5.-b. V., 1872 p. 558 (112); Berce, p. 317; 
Snell., Vlind. Nederl. Micr., Ip. 145; Lafauryella, Const., Ann. Soc. ent. 


— 519 — 


Fr., 1865, p. 189, pl. 7, fig. 1; Leucoloma, Snell., Tijds. v. Ent., 1866, 
p. 61. 

a. Var. Albo-costalis (Albocostalialis, Hulst), Hulst, Tr. Am. Ent. 
Soc., XIII, p. 164 (Ephestin), loc. cit., 1890, p.’163. 

b. Var. Tabulella, Sigr., à. L. 


22 à 24 mil. d 2 Ailes supérieures étroites, un peu dilatées et 
courbées sur la côte au delà du milieu, obliques sur le bord externe, 
d’un ocracé rougeätre, plus foncées vers la côle, tournant à l’ocrace jau- 
nätre sur le bord interne, avec une large strie, d’un blanc d'argent, lui- 
sante et bien nette, sur la cdte; celle-ci est saupoudrée de noirätre sur 
l’extrême bord, plus largement au delà du milieu, et la strie est lisérée 
inferieurement par une ligne noire très fine, qui disparaît parfois. Les 
rameaux de la médiane sont faiblement indiqués en blanchätre et plus 
ou moins, très finement, poudrées de noir. La nervure dorsale est blanche 
au delà de l’espace basilaire et saupoudrée de noirälre, ainsi que le 
bord interne. Le bord externe est également lavé de blanchâtre et 
poudré de noirâtre; les écailles foncées ne forment pas de points mar- 
ginaux dislinels. La première ligne n’est indiquée que par un point 
blanc bordé de noir des deux côtés sur la dorsale; la deuxième ligne 
est invisible. Le point discoidal inférieur, noir, petit, est netlement 
marqué, le point supérieur manque, mais on en aperçoit parfois la 
trace en un point minuscule placé un peu plus près de la base sur le 
liséré noir de la sirie costale. La frange est blanchätre, teintée d’ocracé, 
striée de noirâtre. Dessous gris foncé luisant, sur la côte ocracé rou- 
geâtre tournant au jaunâtre sur le bord, la frange plus pâle à la base, 
| grise au sommet. 

Ailes inférieures jaune brunâtre uni et luisant, la frange blanc 
jaunâtre avec un filet brunâtre à la base; dessous semblable. 

Tête grise, lisérée de blanc; le thorax ocracé rougeätre. Antennes 
grises, annelées de noirâtre, en dessous brunätres, pubescentes, net- 
tement courbees près de la base. Palpes gris, l’article basilaire blanc, 
le 2° article court, le 3° article long. Abdomen gris brunätre, en dessous 
blanc jaunätre, saupoudré de brunätre, le segment anal jaune pâle. Pattes 
gris brunätre, les tibias et fémurs intermédiaires blancs en partie. 

La © ressemble au (, elle est peut-être un peu plus courte, plus 
robuste, le dessous du corps et les pattes plus blancs, mais les ailes 
inférieures ne sonl pas plus foncées. 

M. Staudinger a distribué dans les collections, sous le nom de 
Tabulella, une race un peu grande (25 mill.), d’un ton moins brun- 
rouge, plus gris, avec la dorsale fortement lavée de noir, et les ra- 
meaux de la médiane marqués de courtes stries noires, très distinctes, 


— 520 — 


interrompues, ainsi que la dorsale, par une ligne blanchälre, à peine 
plus pâle que le fond, indiquant la place de la deuxième ligne ; au delà, 
dans l’espace terminal, les siries noires sur les nervures sont très 
atténuées. 

La ,var. Albocostalis diffère du type par sa taille bien plus grande, 
sa teinte plus foncée, la couleur étant d’un brun noirâtre tournant pos- 
térieurement au gris brunâtre; la strie costale ne dépasse pas l’espace 
médian, et il y a une strie grisätre sur la nervure dorsale (Hulst). 

« La chenille de Boisduvaliella en dessus est d’un roux légèrement 
verdätre, sitriée de chaque côté de trois ou quatre fines lignes un peu 
rougeätres, {rès confuses et entrecoupées aux incisions. Dessous d’un 
vert jaunälre. Plus jeune, elle est d’un vert plus clair, en dessus striée 
de vert plus foncé. Têle aplatie, d’un roux luisant, la bouche d’un roux 
noirälre; ocelles très grands, noirs. Écusson grand, entier, luisant, roux 
pâle, marqué sur le bord, de chaque côté, d’un gros point noir. Trapezoi- 
daux concolores, peu apparents, surmontés d’un poil blanc. Stigmates 
noirs, bien visibles, les deux premiers plus grands que les aulres; pas 
de plaque anale; paltes écalleuses vert blanchälre. » 

« Elle vit exclusivement dans les gousses des Légumineuses (Ononis 
arvensis, Lotus corniculatus, Astragalus bayonnensis, Anthyllis vulne- 
raria), en dévorant les graines vertes, ne se contentant pas d’une seule 
gousse. On la trouve en juillet, août et septembre; des chenilles 
récoltées en juillet et commencement d’août, le papillon éclôt au com- 
mencement de septembre, et les chenilles trouvées en août et septembre 
hivernent adultes dans une coque lenticulaire de soie blanche, dont 
elles sortent vers la mi-juin suivante, pour filer un cocon allongé, et le 
papillon éclôt au commencement de juillet » (Lafaury). 

Miller aurait trouvé la chenille dans les fleurs d’Anthyllis vulneraria 
(Kallenbach) et le docteur Schleich a trouvé des coques en abondance 
dans le sable au-dessous de plantes d’Anthyllis. 

Celte espèce est très répandue, se trouvant en Angleterre, France, 
Allemagne, Suisse, Algérie, Askhabad; la var. Tabulella se trouve dans 
la Sibérie orientale, et on retrouve la Boisduvaliella, non modifiée, dans 
l'Amérique du Nord (Montana, Californie, Massachusetts); pourtant 
quelquefois on voit des exemplaires d’un brun noir avec seulement la 
slrie costale blanche. 


549. BE. Subcostella, Rag., North Am. Phyc., p. 10 (Pl. XX, 
fig. 4); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 163. 


26 mill. 5‘ Ailes supérieures étroites, faiblement courbées sur la 
côle au delà du milieu, très obliques sur le bord externe, arrondies, 


— 521 — 


assez aiguës à l’apex, d’un ocracé brunätre, tournant au gris au sommet 
et sur la région des rameaux de la médiane, ces parties étant poudrées 
de blanchâtre; l’espace médian distinctement plus foncé, étant lavé de 
noirätre. Sur la côte, une série d’un blanc d'argent, lisérée de brun noir 
sur le bord, très étroitement vers la base, très largement vers l’apex, où 
la strie blanche est très réduite. Celle-ci est largement bordee en des- 
sous de brun-noir jusqu’à la médiane, et lisérée de noir, de facon que 
les points discoïdaux (noirs, obliques, le supérieur plus en arrière), 
sont à peine visibles. La nervure dorsale est lavée de noirälre à partir 
du deuxième tiers, et le bord interne est brunätre; tous deux sont sau- 
poudrés de blanc. La première ligne n’est indiquée que par un point 
blanc sur la dorsale. La deuxième ligne esl faiblement marquée par des 
stries noirâlres sur les nervures, qu'elle interrompt, et est oblique, lar- 
gement concave sur les plis, formant un angle aigu au milieu. Frange 
brunälre. Dessous gris, un peu brunâtre, uni et lisse, le sommet un 
peu plus pâle, le bord lavé de blanchâtre, les rameaux de la médiane 
sont sub-parallèles, 10 presque accolée à 8. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, les nervures et les deux filets 
marginaux brunâtre clair, la frange blanche; dessous semblable; ner- 
vures 7 el 8 longues, paraissant ligées, 3 el 5 paraissent ligées, 2 tout 
près de l’angle. 

Tête d’un blanc mêlé de noirälre; thorax brun, le collier saupoudré 
de blanc. Antennes noirätres, pubescenles, non courbées, très faible- 
ment dentées près de la base. Palpes (brisés dans mon unique exem- 
plaire). Abdomen gris, lavé de noirätre; les 3° et 4° segments sau- 
poudrés de jaune clair, le segment anal orangé; les pinces en dessous 
horizontales, dépassant sensiblement l’apex. Palles blanchâtres, forle- 
ment saupoudrées de noir, les tibias entièrement noirälres. 

Ressemble comme dessins à la Boisduvaliellu, mais s’en distingue 
de suite par sa taille bien plus grande, sa couleur foncée, par la forme 
de la deuxième ligne, la disposilion des points discoïdaux, et la couleur 
pâle des ailes inférieures. 

Utah (États-Unis), en juin; un dans ma collection. 


550. E. Fulvirugella, Rag., North Am. Phyc., p. 10 (pl. XVI, 
fig. 43); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 164. 


30 mill.  Aïles supérieures assez étroites, allongées, un peu 
courbées au delà du milieu, obliques et arrondies sur le bord externe, 
arrondies à l’apex, d'un ocracé pâle, ocracé foncé sur la première 
moitié du pli dorsal et dans la cellule, lavées de noirätre sur les ner- 
vures et le bord interne, et saupoudrées fortement et également de blanc, 


— 922 — 


sauf sur les parties ocracé foncé; la côte avec un large strie blanche, 
presque entièrement saupoudree de noirätre, ne laissant qu’un étroit 
filet blanc sur le bord postérieur. Point discoïdal inférieur seul visible, 
gros, noir. Un point noir indistinct sur la dorsale indique la première 
ligne, et une ombre noirätre, transversale, arrondie exierieurement, 
sur les rameaux de la médiane, indique faiblement la deuxième ligne. 
Le bord de l'aile est lavé de blanchälre et marqué indistinctement de 
points internervuraux. Frange gris brunälre. Dessous gris brunätre, 
plus pâle au sommet, un peu blanchâtre sur le bord externe. Les ra- 
meaux de la médiane sont presque parallèles, 10 très rapprochée et 
parallèle à 8 à son origine. 

Ailes inférieures gris brunätre uni, teintées de brunâtre sur les 
bords; plus largement à l’apex, avec une ligne marginale à peine plus 
foncée, la frange à peine plus claire. Dessous semblable. Nervures 7 et 
8 longues, paraissant tigées, ainsi que 3 et 5; 2 de l’angle. 

Tête et palpes gris-blanc fortement mêlé de noir. Antennes noi- 
râtres, à peine teintées de blanchâtre en dessus, pubescentes, à peine 
courbées et dentées près de la base. Thorax gris ocracé, les plérygodes 
plus ocracés. Abdomen gris-brun foncé, plus pâle en dessous. Paltes 
blanchätres, fortement saupoudrées de noir, les tarses unicolores, gris 
noirâtres. 

Cette espèce rappelle à la fois Boisduvaliella et Subcostella, mais 
s’en distingue de suite par sa grande taille, ses ailes slriées de noirätre 
sur les nervures et presque entièrement saupoudrées de blanchätre, sa 
sirie coslale saupoudrée de noir, ses ailes inférieures unicolores. 

Californie; un 5 dans ma collection. 


551. E. Leucoloma, H.-S., 126, IV, p. 89; Zeller, V. 2.-b. V., 1872, 
p. 558 (112). 


32 mill. 5 Ailes supérieures allongees, droites sur la cöle jusqu’au 
deux tiers, où elles sont un peu coudées, obliques et droites jusqu'à 
l’apex, d'un gris brunätre foncé, saupoudrées faiblement de blanchätre 
au sommet; la côte plus foncée, avec une strie sous-costale blanche, plus 
large vers la base, et n’atleignant pas l’apex. Sur le pli discoïdal on 
voil à peine des écailles gris jaunälre. Un point blanc sur la dorsale 
indique la première ligne; la deuxième se devine plutôt qu’elle ne se 
voit, élant indiquée par une fine ligne gris noirâlre, oblique, faible- 
ment arrondie, traversant les rameaux de la médiane. Sur le bord 
exlerne on voit à peine une épaisse ligne blanche entrecoupée de gris 
foncé. Frange gris jaunâtre, striée de noirâtre. Points discoïdaux invi- 
sibles, parfois faiblement indiqués. Dessous gris brunätre foncé uni, 


— 523 — 


la côte et la frange un peu plus pâles; les nervures médianes paralièles, 
10 bien écartée. 

Ailes inférieures gris brunâtre, plus foncées sur les bords, les 
nervures brunätres; sur le bord, deux filets bruns, la frange blanche; 
dessous semblable. Nervulation comme chez Fulvirugella, mais 2 un 
peu avant l’angle. 

Tête grise, blanche sur les bords. Thorax gris mêlé de blanc. 
Palpes avec le 2° article gris, mêlé de blanc, blancs intérieurement; le 
3° article long, gris, l’article basilaire blanc. Antennes brunes, en 
dessus gris pâle, faiblement annelées de gris, à peine pubescentes, 
un peu épaissies, non courbées à la base. Abdomen gris, l’apex 
conique. Dessous gris jaunâtre pâle, la poitrine blanche, les pattes 
blanchätres lavées de gris brunätre; les tarses gris brunâtre uni. 

La © ressemble au , mais ses antennes ne sont pas épaissies 
vers la base. 

Cette espèce se reconnaît facilement à sa couleur presque uniforme 
marquée d’une strie sous-coslale blanche. 

Vole le soir dans les prés élevés en juin et juillet, autour des 
hautes graminées. 

Grèce, Boszdagh, Lydie, Anatolie, Brousse, Chypre. 


552. E. Granitella, Rag., North Am. Phye., p. 9 (Pl. XVI, fig. 44); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 162. 


29 mill. 2 Ailes supérieures de la forme de celles de Leucoloma, 
mais plus étroites, d’un gris foncé, ou gris noir, les nervures et plis 
plus foncés, avec toute la surface saupoudrée d’ecailles d'un blanc 
bleuätre, peu denses, disposées en stries longitudinales, surtout dans la 
cellule, la côte plus blanche vers la base le long de la sous-coslale, la 
cellule à la base plus foncée. On devine la présence des lignes transver- 
sales, lesquelles sont de la couleur du fond, percevables parce que les 
écailles blanches sont moins denses à leurs places; la première paraît 
oblique sur la cöle, jusqu’au pli dorsal, verticale ensuite, la deuxième 
est [res oblique, courbée vers la côte. Points discoïdaux un peu plus 
foncés que le fond, peu visibles. Frange plus pâle. Dessous gris bru- 
nâtre foncé uni. Nervure 10 extrêmement rapprochée et parallèle à 
8, soudée même à 8 un peu après sa naissance; les nervures médianes 
rapprochées, mais parallèles et écartées à leur origine. 

Ailes inférieures gris-brun uni, lisérées de brun, la frange blanche; 
dessous plus pâle. Nervures 7 el 8 longues, droites, paraissant ligees, 
2 un peu avant l’angle. 

La tête est d'un gris pâle, lisérée de blanc; le thorax gris brunâtre, 


— 524 — 


avec le collier gris pâle; antennes brunes; l’abdomen gris noirätre. 
Palpes (brisées) ; pattes blanches fortement saupoudrées de noirâtre. 
Cette espèce unicolore est facile à reconnaître. 
Californie. Une 2 dans ma collection. 


’ 


553. E. Christophori, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 238 (PI. XVI, 
fig. 46). 


d 26 mill., 2 23 mill. Ailes supérieures légèrement convexes, le 
bord externe oblique. Ailes d’un gris ocracé olivätre uni et luisant, la 
côte blanche jusque pres de l’apex, mais le bord extreme au milieu est de 
de la couleur du fond. Frange gris olivätre luisant teinlée de noi- 
râtre. 

Ailes inférieures gris-brun noirâtre très clair, plus claires à la base, 
la frange blanche. 

Dessous des quatre ailes gris-brun avec une teinte pourpre uni, la 
frange des inférieures blanche, celle des supérieures grise. 

Tête et thorax gris olivälre, l’abdomen gris brunälre; les palpes 
blancs, l’apex du 2° article brunâtre, le 3° article très long, gris bru- 
nâtre. Antennes pubescentes, non sinueuses, gris clair, au-dessous 
brun foncé. Dessous du corps et les pattes blanc grisälre. 

La © a les ailes plus courtes, d’un gris plus foncé et moins oli- 
välre; la côte n’est blanche que jusqu’au milieu; les inférieures plus 
claires el les palpes plus pâles. 

Kasikoparan (Arménie russe), Nochur (Achal Tekké), 10 juin, 
15 juillet; coll. Romanoff et Ragonot. 


554. E. Leucomixtella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 238 
(Pl. XVI, fig. 45). 


26 mill. Ailes supérieures à côte arrondie, le bord externe oblique; 
ailes d’un ocracé brunätre très pâle, la côte, jusqu’à la deuxième ligne, 
blanche, la bande s’elargissant au milieu de l’espace médian, les ner- 
vures pâles. Lignes transversales blanchâtres, se détachant peu du 
fond, rapprochées, la première à peine oblique, formant un coude sur 
la nervure dorsale. Deuxième ligne très oblique, parallèle au bord 
externe, rentrant légèrement sur les plis, el suivie par une ligne blan- 
châlre. Points marginaux indistincts. Points discoïdaux invisibles. 
Frange blanc ocracé. 

Ailes inférieures gris brunâtre, plus päles vers la base, la frange 
blanche. 

Tête, thorax et abdomen blanchâtres. Antennes brunes, faiblement 


— 525 — 


pubescentes, non courbees et sans dents. Palpes courts, le 3° arlicle et 
la moilié supérieure (coupée obliquement) du 2° gris brunâtre, la partie 
inférieure blanche. Dessous des ailes blanchälre lavé de brunälre, les 
supérieures plus foncées que les inférieures. Corps et palles blancs. 
Un second exemplaire est plus gris, les dessins moins dislincts, les 
ailes inférieures plus foncées, avec une teinte pourpre. 
Tiflis, en juillet. Coll. Romanoff et Ragonot. 


555. E. Oculatella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 239 (Pl. XVI, 
fig. 38). 


26 mill. Ailes superieures assez longues, droiles sur la cöte, ar- 
rondies vers l’apex, obliques sur le bord externe, d’un ocrace brunätre, 
lavées de noirätre le long du pli discoïdal et sur la nervure médiane, 
entourant le pli discoïdal inférieur, qui se trouve dans une lilure 
blanche; les autres nervures sont plus ou moins lavées de noir. La 
cöle a une bande d'un ocrace blanchätre qui s’alténue et s’oblitère avant 
l’apex. Lignes transversales invisibles; frange gris brunälre. 

Ailes inférieures semi-transparentes, ocracé brunâtre clair, plus 
foncées vers les bords, les nervures plus foncées; frange blanche, pré- 
cédée de deux lignes brunes. 

Tête, thorax et abdomen ocracé brunâtre. Palpes labiaux courts, le 
3 article très court; ils sont blanchätres, saupoudrés d’écailles ocracé 
brunâtre, plus foncés vers le sommet. Antennes brun rougeûtre clair, 
chez le ! à peine courbées vers la base et sans dents. Parfois le point 
discoidal manque. 

Schahrud; mai. Coll. Christoph (type) et Staudinger. 


Gen. GOCRISIA!, Ras. 


® Palpes labiaux longs, porrigés, arrondis en dessus, droits en dessous, épais, 
très squammeux, acuminés ; front avec une forte touffe conique. Ailes supérieures 
allongées, assez étroites; la côte légèrement convexe, le bord externe droit, arrondi 
à l’angle anal. Avec onze nervures, 4 et 5 longuement tigées, naissant avec 3 de 
l'angle de la cellule ; 8 et 9 tigées, naissant de 6, 10 de la cellule. Aux ailes infe- 
rieures, huit nervures; 7 et 8 tigées, 2 de l'angle, 3 et 5 paraissant tigées, étant 
accolées à leur origine. 


Ce genre semble intermédiaire entre les Epischnia et les Megasis; 
du premier genre, dont il a l’apparence, il se distingue par ses palpes 
et la disposilion des nervures des ailes supérieures, ct il diffère du 


1. Nom ancien. 


— 526 — 


genre Megasis par sa nervulation. Sclerobia Tritalis a les palpes plus 
longs et plus minces, le 3° article plus long, 3, 4 et 5 bien séparées à 
leur naissance. 


556. ©. Robiniella, Mill., Ic., II, p. 87, pl. 61, 7, 10 (Myelors); 
Berce, p. 334. (Rag., Pl. XXI, fig. 23.) 


20 mill. 2 Ailes supérieures d'un gris cendre un peu brunätre; 
première ligne de la couleur du fond, visible sur la côte seulement 
par sa bordure posterieure, qui est noire, plus Epaisse vers la cöte, 
très oblique, s’etendant à la nervure médiane; au delà, sur le bord 
interne, on voit une grande tache nuageuse brunälre, au milieu de 
laquelle la ligne grise est coudée. Deuxième ligne très anguleuse, 
grise, sa bordure interne noire, fine, formant un 3 allongé; sa bor- 
dure externe est brunâtre, plus large et diffuse. Sur le disque on voit 
une strie horizontale noirâlre. Frange grise, précédée d’une ligne 
noire. 

Ailes inférieures gris brunâtre très clair, plus foncées sur les 
nervures et les bords, avec deux filets bruns; la frange est blan- 
châtre. 

Tête gris cendré; thorax et abdomen gris brunâtre. Palpes gris 
brunätre, plus päles du côté interne; antennes brunes. Pattes gris 
brunälre clair. 

D’après Millière, la chenilie est fusiforme, plissée transversalement; 
jeune, elle est verte; adulte, elle est d’un violacé verdâtre, avec la 
région dorsale d’un carminé vineux; la tête est petite, jaunätre, les 
mandibules brunes, les ocelles noirs, disposés en demi-cercle ; l’écus- 
son est concolore et orné de cinq points noirs disposés en croissant 
au bord de l’incision postérieure. La vasculaire est distincle, mais non 
la sous-dorsale; la stigmatale est plus claire que le fond, étroite et 
continue; les pattes écailleuses sont d’un blanc jaunätre; les points 
pilifères sont bruns. 

Elle vit du 10 au 20 août dans les siliques vertes du Robinia 
pseudo-acacia, rongeant les graines; elle descend à terre lorsquelle 
est adulte et le papillon paraît au mois de juin de l’année sui- 
vante. 

Il n’est pas certain que la chenille décrite soit celle de la Robiniella, 
car j'ai recu à l'époque voulue une grande quantité de siliques vertes 
de la localité même, mais elles ne m’ont donné que des Etiella Zincke- 
nella, et Millière ne possédait que la seule 9 actuellement dans ma 
collection, et qui est en très bon état. 

Celles-les-Bains (Ardèche, France mer.). 


— 921 — 


Gen. GETULIA!, Rag. 
(Nouv. gen., p. 26.) 


Front lisse. Palpes labiaux de la © porrigés, renflés au milieu, aussi longs 
que le thorax. Ailes supérieures courtes, élargies postérieurement; la côte droite, 
avec onze nervures; A et 5 tres brièvement tigées. Ales inférieures avec huit ner- 
vures, la cellule moyenne, 2 de l'angle même, 3 et 5 paraissant tout à fait tigées, 
7 et 8 tigées, 8 assez longue. — Type : Institella. 


Palpes labiaux avec le 2° article renflé au sommet, arrondi en 
dessus; le 3 arlicle court, défléchi. Palpes maxillaires (2) longs, 
filiformes, un peu aplatis. Corps relativement robuste. Pattes lisses, 
ailes courtes, sub-triangulaires, à peine arrondies sur la côte au delà 
du milieu; le bord externe à peine oblique, l’angle anal arrondi, la 
cellule assez longue, la transversale verticale, faiblement concave; 
8 et 10 {res rapprochees et parallèles à leur naissance, 4 et 5 conver- 
gentes et très brièvement ligées, 2 et 3 parallèles. Aux inférieures, les 


nervules médianes forment un long triangle. 


557. &. Institella, Rag., Nouv. gen., p. 26 (Pl. XX, fig. 8). 


16 mill. @ Ailes supérieures noirätres, luisantes, la côte avec une 
bande blanche s'étendant de la base presque à la deuxième ligne et 
s’elargissant graduellement avant le milieu, devenant anguleuse et 
atteignant par son angle la nervure médiane, se continuant en une fine 
ligne blanche, un peu oblique extérieurement, jusqu’au milieu du bord: 
interne. La bordure noirätre externe de cette ligne traverse la bande 
costale un peu obliquement. Deuxième ligne très fine, blanchätre, 
parallèle au bord externe, peu dislincte. Frange gris noirâtre luisant. 
Dessous gris noirälre luisant, un peu irise, la côte largement jau- 
nâtre. 

Ailes inférieures gris brunätre foncé, plus claires à la base, un 
peu irisées, luisantes, la frange gris luisant; dessous plus pâle. 

Têle gris brunâtre, thorax gris-brun, l'abdomen gris-brun, noirätre 
des deux côtés, les incisions jaunâtres. Palpes gris foncé, blanchätres 
à la base. Pattes gris pâle, lavées de noir sur les bords, les tarses 
noirälre uni. 

Gambie (Afr. occ.). Une ©, prise à la lumière par M. Carter, dans 
ma collection. 


1. Nom ancien d'un pays d’Afrique. 


— 528 — 


558. @. Flavidorsella, Rag., North Am. Phyc., p. 9 (Anoristia) 
(Pl. XVIII, fig. 19); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 190, p. 160. 


16 mill. 2 Ailes supérieures courtes, élargies poslerieurement, le 
bord externe presque droit, arrondi à l’angle anal; ailes d’un gris cendre, 
traversées par deux lignes pâles lisérées de noirätre, la première esl 
légèrement oblique sur la côte, faiblement coudée sur la nervure dor- 
sale, et bordée du cöle interne d’une large bande notre, presque verli- 
cale, formée d’ecailles en relief. La deuxième ligne est très sinueuse, 
rentrant sur les plis, arrondie et dentée au milieu. Points discoidaux 
petits, distincts, noirs, superposés. La frange est grise avec lrois filets 
foncés, dont un plus foncé à la base, et précédée d’une rangée de petits 
points noirs. 

Ailes inférieures gris brunätre, ombrées de plus foncé sur les 
bords; la frange blanchâtre. 

Tête, thorax et palpes gris cendré, l'abdomen ocrace, grisâtre à la 
base. Palpes épais, squammeux, les 2° et 3° arlicles formant un triangle, 
le 3° article peu distinct; un anneau noir à la base du 2° article. Front 
avec une loulfe forte, conique. Pattes gris cendré, annelées de noirâtre: 

J'avais d’abord placé cette espèce dans le genre Anoristia, mais 
Flavidorsella a beaucoup de rapports avec Institella comme forme des 
ailes et des palpes; en outre, aux supérieures A et 5 sont brièvement 
tigées. Je ne connais du reste que des femelles des deux espèces. 

Sonora, Arizona (Am. Sept.), coll. Oberthür, Ragonot. 


Gen. SCLEROBIA, Rag. 


Antennes un peu aplaties, pubescentes, à peine courbees à la base. Palpes 
labiaux plus de deux fois la longueur de la tête et du thorax, obliques, assez 
minces, squammeux; le 2° article arrondi en dessus, le 3° arlicle défléchi, presque 
aussi long et plus mince que le 2°, acuminé. Palpes maæillaires nuls chez le ', 
minces, filiformes chez la ©. Front avec une faible touffe. Corps grèle; patles 
grèles, lisses. Ailes supérieures sub-triangulaires, étroites, allongées, avec onze 
nervures séparées, sauf 8 et 9. Ailes inférieures avec huit nervures, longues, 
paraissant tigées, ainsi que 3 et 5; 2 de l’angle. 


Trompe forte. Palpes labiaux porrigés, arrondis en dessus, parais- 
sant crochus; le 3° arlicle non horizontal comme dans Epischnia, très 
long. Le devant de la têle dans mes deux est frotté. Ailes supé- 
rieures avec la côte presque droile, le bord externe très oblique, arrondi 
à l’angle anal, l’apex assez aigu ; les nervures 4 et 5 sont un peu rap- 
prochées à l’origine, 2 et 3 parallèles, 10 rapprochée de 8. Aux infé- 


1. Allusion à la fréquentation par le papillon d’endroits secs. 


— 529 — 


rieures 3 et 5 paraissant longuement ligees, 3 et 4 étant courtes; les 
ailes sont acuminées, à peine sinueuses sous l’apex. 

Genre voisin de Megasis, s’en distinguant de suite par la disposi- 
tion des rameaux de la médiane des ailes inférieures. Ressemble aussi 
beaucoup comme dessins à l’Ocrisia Robiniella. 


559. E. Tritalis, Wlk., Cat., XXVI, p. 47 (Hypochalcia); 
Vetustellus, WIk., loc. cit., p. 176 (Crambus); Cygnosellus, WIk., Cat., 
XXXV, p. 1758 (Orambus); Vulgatella, Meyr., Lin. S. N. S. Wales, III, 
p- 207, VII, p. 156 (Eucarphia); Gnephaeella, Meyr., loc. cit., IV, p. 227 
(Eucarphia). (Rag., Pl. XX, fig. 7.) 


25 mill.  & Ailes supérieures d’un ocrace jaunätre pâle et un peu 
luisant, la cöte brunätre, les nervures tres faiblement lavees de 
brunätre, les nervures médiane et dorsale, ainsi que la cote, fortement 
saupoudrees de blanchätre, les rameaux de la médiane plus faiblement. 
Première ligne indiquée par deux points noirs, dont un sur la médiane 
et l’autre, au-dessous, sur la dorsale. Deuxième ligne très indistincte, 
visible, dans les individus bien marqués, surtout par de courtes stries 
noires, interrompues, sur les nervures, rentrant sur le pli discoïdal, un 
peu arrondie au milieu, puis un peu oblique jusqu’au bord interne. 
Points discoïdaux un peu obliques, distincts, le supérieur petit, rond, 
linferieur grand, allongé sur la nervure blanchätre. Points interner- 
vuraux gros, noirs, très distincts. Frange gris brunâtre foncé. Dessous 
gris brunâtre, gris ocracé au sommet. 

Ailes inférieures jaune brunätre luisant uni, avec deux filets bruns 
sur le bord, la frange blanchätre; dessous plus pâle. 

Tête blanchâtre lavée d’ocracé. Antennes ocracé grisâtre, brunâtres 
en dessous. Palpes ocracé brunätre, le 3° article plus pâle. Thorax 
ocracé grisâtre, lavé d’ocrace rougeätre mêlé de noir par devant et sur 
les côtés. Abdomen ocracé brunälre, plus jaune aux incisions. Pattes 
blanc jaunätre, saupoudrees de noirätre; tarses brun noirâtre uni. 

La © est bien plus foncée que le J', élant fortement saupoudree 
de brun, surtout dans l'espace médian, plus brune sur la côte et sur 
les nervures; les points foncés de la première ligne sont dans des 
petites taches päles; la deuxième ligne est plus distincte, pâle, fine- 
ment lisérée de brun, oblique, parallèle au bord externe, droite, un 
peu échancrée sur le pli discoidal; les ailes inférieures comme chez le 
d. Le collier est jaunätre, le thorax ocracé brunätre, les palpes sont 
semblables, mais un peu aplalis, le 3° article à sa base un peu caché par 
les écailles du 2° article. 

Cetle espèce varie comme intensité de coloration et de dessins. 

34 


— 530. — 


Il y a plusieurs générations, le papillon paraissant de septembre à 
mars, volant dans les endroits secs et herbus. 
Parramatta, Sydney et Melbourne (Australie). 


Gen. EUCARPHIEIA, Hb. 


Verz., p. 364; Zell., Isis, 1848, p. 689; g. Argyrodes, Guén., Ind., p. 84.) 


Antennes un peu aplalies et pubescentes. Front un peu touffu. Palpes labiaux 
aussi longs que le thorax, aplatis, obliques, squammeux en dessous ; le 2° article 
renflé, coudé en dessus ; le 3° article horizontal, un peu deflechi, un peu plus court 
que le 2°, acuminé. Palpes maæillaires invisibles dans les deux sexes. Corps grêle. 
Pattes lisses. Ales supérieures allongées, étroites, courbees régulièrement mais 
faiblement sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe; avec onze ner- 
vures, toutes séparées, sauf 8 et 9. Ailes inférieures entières, avec huit nervures, 
2 très écartée, 3 presque de l'angle. — Type: Vinetella. 


Les antennes ne sont pas courbées. Le front est un peu bombé, 
formant une touffe obtuse, très courte. Les palpes labiaux forment un 
triangle allongé, arrondi en dessus, un peu concave en dessous. La 
trompe est forte. Aux ailes supérieures, 4 et 5 sont un peu rapprochées 
à leur origine, 2 et 3 parallèles, 10 écartée de 8. Aux inférieures, 7 et 8 
longues, paraissant tigées, tandis que 3 et 5 remontent un peu ensemble 
dans la cellule, et partent à peu près d’un point; 4 est courte. 

Je restreins le genre d’Hubner à l’espèce type, qui diffère beaucoup 
des genres Synoria, Megasis et Bradyrrhoa, comme dessins et forme 
d’aile. Comme dans le genre Megasis, les palpes maxillaires dans les 
deux sexes sont invisibles, mais les palpes labiaux sont plus longs, 
lisses, les antennes nues, et la nervulation est différente. 


560. E. Vinetella, Fab., Mant., II, p. 242; Hb., 12, texte, p. 26; 
Zk., Germ. Mag., III, 123; Tr., IX, 2, 151; Zell., Isis, 1848, p. 690; H.-S., 
IV, p- 89; Dup., X, 276, 6, p. 154; Hein., 170; Berce, p. 312; Vinetorum, 
Fab., Suppl., 472, 49. 


32 mill. 42 Ailes supérieures d'un ocracé brunätre uni, ornées de 
stries longitudinales d’un blanc d'argent métallique. La premiere borde 
très étroitement la côte et est plus large à la base jusqu’au premier tiers; 
la seconde strie est cunéiforme, naissant très aiguë au premier quart 
de l’aile dans la cellule, occupant toute la cellule et le pli cellulaire, se 
rétrécissant un peu en touchant le bord externe; une autre, très étroite, 
part de la base sous la nervure médiane, atteignant le milieu de l’aile ; 


— 531 — 


une quatrième naît de l’angle anal au-dessus de la dorsale, mais ne 
dépasse pas l’apex de la troisième. Le bord interne est orné d’une large 
strie; enfin sur le bord externe on voit de {res courtes stries inter- 
nervurales indistinctes; une au-dessus et une autre au-dessous de la 
strie discoidale sont plus distinctes. La frange est gris jaunätre, faible- 
ment striée de gris brunätre. Dessous brunätre uni, lavé de blanc jau- 
nâtre sur la côte, l’apex, le pli discoïdal, la cellule et le bord interne. 

Ailes inférieures gris jaunâtre, teintées de brunätre, les nervures 
plus foncées ainsi que le liséré marginal; la frange est blanche; 
dessous semblable. 

Tête blanc ocracé, au milieu et par devant ocracé brunälre. Thorax 
blanchâtre, avec une ligne transversale ocracé brunâtre au milieu; les 
ptérygodes ocracé brunätre, le collier blanc au milieu. Antennes gris 
jaunätre, brunâtres en dessous. Palpes ocracé brunätre, le 2° article 
vers la base par devant et l’article basilaire blancs. Abdomen gris 
brunâtre. Pattes gris pâle lavé d'ocracé brunätre extérieurement. 
Abdomen jaunâtre saupoudré de noir, les incisions étroitement blanches, 
l’apex jaune. 

La © ressemble au J, ses ailes inférieures sont plus foncées, 
d’un brun jaunâtre uni. 

M. Rogenhofer dit qu'il a lrouve pres de Bade (Autriche) une très 
jolie aberration sans aucune trace de stries d'argent. 

Saxe, Autriche, Hongrie, Allaï, Transcaucasie, en mai, juin, volant 
sur des coteaux secs parmi les pins; elle est également signalée de 
Gravenoire, Royat (France centr.), le 10 juillet. 


Gen. SYNORIA!, Rag. 
(Nouv. gen., p. 27.) 


Antennes cylindriques, à peine courbées à la base, faiblement pubescentes en 
dessous. Palpes labiaux courts, squammeux, aplatis, larges, obliques; le 2° article 
un peu renflé au sommet, le 3° défléchi, court ou aussi long que le 2°. Palpes 
maæillaires filiformes. Ailes supérieures assez larges, sub-triangulaires, la côte 
à peine arrondie, le bord externe oblique, l’apex un peu prolongé, assez aigu; 
avec onze nervures, 4 et 5 très écartées. Ailes inférieures avec huit nervures, 
la cellule moyenne, 3 de l'angle, 8 libre. — Type : Antiquella. 


Aux ailes supérieures, les nervures sont toutes bien écarlées les 
unes des autres, la transversale est verlicale, et rentre dans la cellule, 
qui s'étend aux deux tiers de l'aile. Aux ailes inférieures, 6 et 7 sont 


1. Nom ancien d’une ville de Cappadoce. 


— 532 — 


tigées de l’angle de la cellule, 8 paraît tigée avec 7, 4 et 5 sont longue- 
ment tigées, 3 naît avant l’angle, en ligne avec la transversale, 2 {res 
écartée de 3; la transversale rentre fortement arrondie. 

Les palpes labiaux d’Euglyphella sont géniculés, le 3° article étant 
bien plus long que chez Antiquella, les 2° et 3° articles étant d'égale lon- 
gueur, mais autrement les deux espèces se ressemblent comme struc- 
ture et dessins. 

Ce genre est voisin d’Eucarphia, ne s’en distinguant que par la 
forme et dessins des ailes, ses antennes plus fines et cylindriques, et la 
forme des palpes labiaux; la nervulation est semblable. 

Antiquella a le front lisse; chez Euglyphella, au contraire, il porte 
une longue touffe conique. 

Les deux espèces se distinguent en outre comme il suit : 


TABLEAU DES ESPÈCES 


Première ligne entièrement oblique; points discoïdaux distincts, 


TOR TENDAMELC 6, 8 b 9 0 © 6 à 0 © 0 0 6 . - . Antiquella. 
Première ligne oblique sur la côte, verticale ensuite; une tache 
triangulaire brune lisérée de noir sur le disque. . . . . Euglyphella. 


561. S. Antiquella, H.-S. (Zoph.), fig. 147-8 (Pyr.), NI, p. 147. 
(Rag., Pl. XIX, fig. 1.) 


26 mill. Ailes supérieures d’un ocrace rougeätre, faiblement lavees 
de noirälre autour des nervures, les nervures principales marquées en 
blanchätre, la médiane d'un blanc pur; les nervules sont blanches à leur 
naissance, noires au delà. Lignes transversales blanches, fines, très 
obliques, très écartées sur la côte, très rapprochées sur le bord interne; 
la première droite jusqu’au pli dorsal, formant un angle rentrant sur 
la nervure dorsale, la deuxième très faiblement sinueuse, formant un 
petit angle obtus en arrière sur la nervure dorsale; l’espace terminal 
forme une étroite bande ocracé rougeätre, striée de noirätre sur les 
nervures et bordée d'une ligne blanche. Le bord de l’aile est liséré de 
noirätre. Frange grise, teintée d’ocracé à la base, l’extrémité noirâtre. 
Points discoïdaux noirs, très distincts, l'inférieur allongé, placé oblique- 
ment sur la nervure médiane. Dessous gris noirâtre, avec une teinte 
rougeätre, l’espace terminal plus pâle. 

Ailes inférieures gris brunâtre très päle, avec deux lignes brunes 
sur le bord; la frange blanche. 

Tête blanchâtre. Thorax gris ocracé, par devant plus clair. Palpes 
brunätres, blancs à la base et au sommet du 2 article en dessus. Antennes 


— 533 — 


brunätres, faiblement pubescentes, un peu courbées à la base, l’article 
basilaire blanchâtre. Abdomen gris, les pattes grises lavées de brun, les 
tarses bruns. 

Chez la ©, l’espace médian et la base sont lavés de blanchätre, 
ce qui leur donne une teinte gris ocracé; elle est plus robuste 
que le J. 

Asie Mineure (Brousse, Amasie, Pont, Marasch), Kasikoparan 
(Arménie russe); en juillet, août. 


562. S. Euglyphella, Rag., Nouv. gen., p. 27 (Pl. XIX, fig. 2). 


22 mill. 5‘ Ailes supérieures comme dans Anfiquella, mais plus 
étroites, d’un gris ocracé, l’espace basilaire et une étroite bande le long 
du bord externe, ocracé, les nervures indiquées par des lignes brun 
rougeälre. L'espace basilaire est limité, vers le milieu de l'aile, par 
une fine ligne blanche s'étendant obliquement en arrière jusqu’à la 
sous-costale, puis descendant, presque verticalement, jusqu’au bord 
interne, coupant une ligne brun-rouge sur la nervure médiane et une 
autre sur la nervure dorsale. Deuxième ligne fine, droite, oblique, blan- 
châtre, naissant de l’apex, frès rapprochée et presque parallèle au bord 
externe; l’espace terminal très étroit, ocracé, bordé d’une fine ligne 
blanche; la frange est d’un gris brunâtre strié de lignes plus foncées. 
Une liture blanchätre s'étend obliquement de près de l’apex jusqu’à la 
deuxième ligne près de la côte; elle est largement bordée au-dessous 
par une liture oblique d’un brun clair jusqu’à la naissance de la ner- 
vure 2. Une ligne d’un blanc pur, terminée en fer de lance, sur la nervure 
médiane, interrompue par une tache triangulaire brune, finement 
bordée de noir, remplaçant le point discoïdal inférieur; le point supé- 
rieur invisible. 

Ailes inférieures gris jaunâtre, les nervures et le bord de l'aile 
brunätres; la frange gris foncé. 

Thorax ocracé grisâtre, par devant ocracé, la tête grisâtre. Palpes 
blanchätres lavés de gris, courts; le 3° article très défléchi, long; les 
palpes élargis inférieurement par de longues écailles. Antennes noi- 
râtres, blanchâtres vers la base, finement pubescentes, non courbées. 
Abdomen ocracé. 

Dessous des supérieures brun noirâtre clair, la côte ocracée, la 
frange gris foncé. Dessous des inférieures gris brunâtre clair et uni, la 
- frange grise. 

Ressemble beaucoup à Antiquella, mais celle-ci est bien plus 
grande, d'un ocracé rougeâtre saupoudré d’écailles noires, surtout sur 
les nervures; la première ligne est très oblique, le point discoïdal 


— 53h — 


inférieur est entouré de blanc et les palpes sont plus grêles, à écailles 
comprimées, le 3° article court, les antennes un peu courbées à la base. 
Transvaal (Afr. mér. or.). Ma collection. 


Gen. EMPORIA:, Ras. 


(Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 239.) 


& Touffe frontale et trompe fortes. Antennes épaisses, un peu aplaties, fai- 
blement pubescentes en dessous, l’article basilaire gros. Palpes labiaux porriges, 
défléchis, courbes en dessous, assez longs, deux fois la largeur de l’eil; le 2°article 
renflé et coudé au sommet, squammeux; le 3° article moitié du 2°, épais, obtus, 
lisse. Palpes mazillaires en une petite touffe squammeuse. Corps grèle. Pattes 
lisses. Alles supérieures étroites, presque droites sur la côte, obtuses, arrondies, à 
peine obliques au sommet; avec onze nervures : les nervures relativement courtes, 
8 et 9 tigées, 10 tout près de leur origine, presque verticale, 4 et 5 tigées à leur 
moitié, 3 de l'angle, parallèle à 2. Ailes inférieures amples, l’apex assez aigu, la 
cellule longue, 3 de l’angle, en face la transversale, 2 parallèle, très écartée, k et5 
longuement tigées, ainsi que 7 et 8. 


Genre distinct, ayant quelques rapports comme forme des palpes 
avec Sclerobia et Getulia, mais avec une nervulation particulière et des 
dessins bien différents. 


563. E. Grisescens, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 239 (PI. XX, 
fig. 6). 


18 mill. 4 Ailes supérieures blanchätres, lavées faiblement de noi- 
rätre, plus fortement sur les nervures. Lignes transversales très écartées ; 
la première peu distincte, blanchätre, lisérée faiblement de noir des 
deux côtés, placée au premier quart, oblique, un peu coudée postérieu- 
rement près de la côte. Deuxième ligne bien marquée, blanche, ombrée 
de noirâtre des deux côtés, plus largement et distinctement du côté 
interne, placée tout près du bord externe, verticale dans sa moitié 
costale, oblique dans sa moitié dorsale, non sinueuse, formant un angle 
au milieu. Sur le disque on aperçoit à peine une tache blanchälre entre 
les points discoïdaux, qui sont minuscules et à peine visibles. Le bord 
de l’aile est saupoudré de noir; la frange est gris pâle, plus foncée à la 
base et au sommet. Dessous gris brunâtre pâle, la frange plus foncée. 

Ailes inférieures blanches, faiblement teintées de jaunälre, avec un 
filet brunâtre très fin; la frange d’un blanc pur. Dessous plus foncé. 


1. Nom ancien d'une contrée africaine. 


— 535 — 


Tête et thorax gris brunätre; antennes brunes; les palpes gris foncé 
uni, la base un peu plus pâle. Abdomen blanchâtre. Pattes blanches. 
Gabès (Tunisie). Un pris le 26 juin par M. le cap. Dattin. 


Gen. DIVONA(1, Rag. 


Front avec une touffe conique. Antennes fortement pubescentes, cylindriques, 
simples. Palpes labiaux courts, épais, squammeux, porriges, un peu obliques, le 
2° article courbe en dessus, le 3° très court, épais. Palpes maæillaires, dans les deux 
sexes, filiformes. Corps moyen, la @ plus robuste. Pattes lisses. Ailes supérieures 
courtes, plus courtes chez la ©, sub-triangulaires, droites sur la côte, obliques et 
arrondies sur le bord externe, avec onze nervures séparées, sauf 8 et 9; 2 très 
écartée. Ailes inférieures faiblement sinueuses, 3 et 5 paraissant tigées, 2 éloignée. 
— Type : Ilignella. 


Les palpes sont très squammeux en dessous et le 3° article est 
presque caché dans les écailles du 2°. Aux ailes supérieures, 10 est 
accolée à 8 longuement, 3 et 5 convergent vers la base à égale distance 
de 4, 2 est écartée, en face de 11. Aux inférieures, 7 et 8 sont longues et 
paraissent tigées. La © est plus petite que le J'. 

Ce genre ressemble beaucoup à Megasis comme nervulation, en 
diffère par ses ailes plus courtes, aux inférieures par les nervures 3 
et 5 paraissant longuement tigées, et par la présence de palpes maxil- 
laires. 

Il ressemble davantage à Adelosemia, n’en différant que par la 
forme et direction des palpes labiaux, et la présence d’une touffe frontale. 


564. D. Ilignella, Zell., Is., 1839, p. 177, 1848, p. 684; H.-S., 41-2, 
IV, p. 90; Hein., 171; Berce, 314; Lafaury, Ann. Soc. ent. Fr., 1879, 
p. 77 (larva); Laternella, Ev., F. V. U., 555. 

a. Var. Dilucidella, Dup.,X, 278, 7, p. 184. 


d' 28 à 29 mill. 2 23 à 26 mill. Ailes supérieures d’un gris brunätre 
sale, les nervures finement saupoudrées de blanc el striées indistincte- 
ment de noir; les lignes transversales assez distinctes et bordées de 
points noirs sur les nervures dans l'espace médian. La première ligne est 
presque verticale, un peu oblique sur la côte, formant un petit angle 
rentrant sur la dorsale, où elle est précédée d’un point noir. Deuxième 
ligne interrompue, oblique, rentrant sur les plis, presque droite et 
dentelée au milieu par de courtes stries noires sur les nervures, suivie, 
sur la côte, d’une petite tache noirâtre, l’espace terminal faiblement 


1. Nom ancien d’une ville de Gaule. 


— 536 — 


strié de noirätre; les points marginaux noirs, distincts. Points discoi- 
daux un peu obliques, noirs, ronds, Frange gris foncé. Dessous gris 
noirâtre, gris jaunâtre sur la partie dorsale et le sommet, dessinant la 
deuxième ligne. 

Ailes inférieures gris pâle, lavées de brunâtre, avec deux filets 
marginaux bruns ; la frange gris pâle; dessous gris brunâtre uni. 

Tête, antennes, palpes et thorax gris noirâtre; abdomen gris bru- 
nâtre. Pattes brunes, les tarses noirätres anneles de blanchätre. 

La © est plus foncée, unicolore, n’ayant pas d’écailles blanches; ses 
dessins sont semblables et sont plus ou moins nets; les ailes inférieures 
sont plus brunes, mais les palpes sont semblables. 

La variété Dilucidella diffère du type par sa couleur ocrace brunätre 
pâle et luisant, parfois largement lavée de noirätre pâle au-dessous de 
la côte, à la base et au milieu du bord interne, mais non saupoudrées 
d’ecailles blanchätres. Les lignes transversales sont indistinctes, n'étant 
indiquées que par les points noirs décrits dans le type; la premiere 
marquée par un point blanc sur la dorsale entre deux points noirs places 
dans une éclaircie ocracée, et d’un point blanc suivi d’un point noir sur 
la médiane. La deuxième par une rangée d’ecailles blanches sur les 
nervures, entrecoupant les stries noirâtres, qui sont assez distinctes. 
Ailes inférieures d’un gris plus jaunâtre. La © est aussi d’une couleur 
plus chaude, d’un ocracé brunätre un peu rougeâtre, fortement lavé de 
noirâtre, les lignes mieux écrites que chez le J'. 

« La chenille est longue, d’un gris verdâtre pâle en dessus, légère- 
ment teintée de rougeätre, d’un vert jaunälre en dessous; la vasculaire 
et deux sous-dorsales de chaque côté, très fines, verdâtres, bien mar- 
quees; stigmates bien apparents, noirs; un point latéral sur le méta- 
thorax gros, noir, à centre blanc; trapézoïdaux fins, distincts, noirs, 
disposés en carré sur chaque anneau. Tête luisante, jaunâtre, zébrée de 
noir par devant et sur les côtés. Écusson grand, d’un jaunâtre un peu 
mat, recouvrant en partie la tête, partagé au milieu par deux fines lignes 
noirâtres et bordé d’une ombre noire distincte, de laquelle partent les 
sous-dorsales; le reste de l’ecusson finement pointillé de noir. Plaque 
anale triangulaire, non cornée, concolore, pointillée de verdâtre. Les 
côtés des trois premiers segments d’un blanchâtre rosé. Pattes écailleuses 
annelées de noirâtre. » 

« Elle vit en juin sur le Lotus crassifolius, se formant sous les 
plantes un tuyau d'environ 7 centimètres de longueur, formé de soie 
lâche recouvert de grains de sable, el présentant, surtout lorsque la che- 
nille est jeune, plusieurs bifurcations. Ce tuyau plonge verlicalement 
dans le sable et la chenille se tient à la partie inférieure, toujours plus 
large, remontant à l'extrémité pour se nourrir de la membrane infé- 


— 537 — 


rieure des feuilles, produisant ainsi des taches blanchätres très visibles. 
Se transforme dans une coque ovoïde de soie, copieusement recouverte 
de sable, et le papillon paraît à la fin de juillet. » (Lafaury.) 

Il y a sans doute une succession d’éclosions, car M. Lafaury a pris 
le papillon le 2 septembre, et probablement la chenille hiverne. 

L’Ilignella est assez répandue, se trouvant dans l’Allemagne orien- 
tale, la Hongrie, la Bulgarie, la Russie mér., Margelan et Monts 
Alexandre (Asie centr.), Transcaucasie, Turkestan, l'Arménie, etc. La 
var. Dilucidella est une race méridionale qui se trouve surtout dans le 
midi de la France (Montpellier, Cannes, Dax). 


565. D. Ledereri, Rag. (Pl. XX, fig. 9). 


29 mill. Ailes supérieures brunes, fortement lavées de noir et fai- 
blement saupoudrées de blanc dans les espaces basilaire et médian. 
L'espace terminal est largement lavé de noir sur la côte et les nervures 
sont indistinctement striées de noir. Les lignes transversales sont con- 
tinues, blanches, larges et bien marquées, la première un peu oblique, 
rentrant sur la dorsale en un angle, et suivie d’une tache noire. La 
deuxième ligne est oblique, serratiforme, rentrant sur les plis, surtout 
sur le pli dorsal, ressortant en un angle grand et aigu sur la dorsale. 
Points discoïdaux noirs, superposés, très distincts. Ligne marginale 
noire, entrecoupee de blanc; la frange gris brunâtre. Dessous gris 
brunätre entrecoupe de jaunätre sur les nervures au sommet, avec la 
trace, en couleur plus pâle, de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures gris brunâtre pâle et uni, lisérées de brun, la 
frange blanche; dessous semblable. 

Tête, thorax, palpes et antennes gris-noir, le milieu du thorax noir. 
Pattes gris foncé, tarses noir-brun, annelés de blanchâtre. Pour le reste 
Ledereri ressemble à Ilignella. 

Un 5, coll. Staudinger, provenait de la collection Lederer, qui 
l'avait confondu avec (Adelosemia) Crepusculella. Ressemble du reste 
beaucoup à cette espèce. 

Achal Zich (Arménie). 


Gen. MEGASIS, Guenée. 
(Index Micr., 1845, p. 71; Zeller, Isis, 1848, p. 685; Hein., p. 170.) 


Front avec une touffe conique. Trompe forte. Antennes brievement ciliees ou 
pubescentes, simples. Palpes labiaux assez courts, aplatis, squammeux en dessous, 
porriges, courbes en dessus, le 3° article défléchi, court, épais. Palpes maæillaires 
nuls dans les deux sexes. Corps moyen; pattes lisses. Ailes supérieures sub-trian- 


— 538 — 


gulaires, allongées, parfois étroites; avec onze nervures, toules séparées, sauf8 et9, 
2 très écartée de l'angle. Ailes inférieures avec huit nervures, 7 et 8 longues, 
paraissant tigées, 3 presque de l'angle, 2 très écartée. La © bien plus petite et plus 
robuste que le g'. — Type: Rippertella. 


La ‘touffe frontale est souvent peu proéminente, les antennes parfois 
seulement pubescentes, un peu aplaties. Les palpes sont souvent très 
courts, fortement géniculés et défléchis, longuement squammeux en 
dessous, parfois presque lisses, le 3° article très court; ils sont sem- 
blables dans les deux sexes. Le 5 est deux ou trois fois plus grand que 
la © ; ses ailes supérieures sont sub-triangulaires, allongées, légère- 
ment sinueuses sur la côte, arrondies vers l’apex, obliques et arrondies 
sur le bord externe; la nervure 10 est presque accolée à 8 à sa nais- 
sance; 3, 4 et 5 convergent un peu à leur origine et sont écartées ; 2 naît 
bien écartée, en face de la nervure 11. Ailes inférieures faiblement 
sinueuses sur le bord externe; les nervures 7 et 8 longues, 8 assez visi- 
blement écartée, mais paraissant ligee avec 7; 3 naît presque en face de 
la transversale, de l’angle; 2 est très écartée. 

La © est remarquable par sa pelitesse comparative, son aspect 
robuste, ses ailes épaisses; les ailes supérieures plus étroites, à bords 
sub-paralleles, courbées sur la côte, l’apex assez aigu. 

Ce genre est voisin de Bradyrrhoa, mais se distingue par ses palpes 
courts, ordinairement très squammeux, hérissés, les palpes maxillaires 
invisibles, etc. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. La nervure 5 prolongée le long de 3, non de l’angle : 
B. Ailes supérieures lisses : 


G. Ailes inférieures blanchätres (chez le ) : 
1. 2° ligne interrompue; inférieures avec une ligne 


foncée à la base de la frange. . . . . . . . . . . Mimeticella. 
2. 2° ligne pâle, continue; la frange blanche, sans ligne 
[ON CEE ALMA RER PR Pupillatella. 


rieures d’un blanc mêlé de noir, la 1° ligne placée 


AUCUN EE EE ET Nubigerella. 
*BB. Ailes supérieures grises, la 1'° ligne précédée d'une bande 
étroite d’ecailles noirätres en relief. . . . . . . . Macrodontella. 
* AA. La nervure 5 de l’angle de la cellule, non prolongée le long 
de 3: 


D. Les supérieures avec des dessins : 
E. Ailes inférieures du 5‘ jaunätres, les supérieures 
étroites, sub-parallèles, ocracé pâle, lavées de bru- 
WERE 0.0 8 a. la le RE RE Noctileucella. 


= Do — 


*EE. Ailes inférieures gris brunätre : 
F. L'espace terminal marqué distinctement de stries cunéi- 
formes foncées : 
G. Aïles supérieures ocracé brunâtre, lavées de blanc : 
1. Aïles presque entièrement lavées de blanc, les stries 


POMATÉS 6. 0 o © 0 » 0 0910 0 ob 0 0 0006 0 A 
2. Ailes lavées de blanc par places, les stries noires. . Rippertella. 
*GG. Ailes ocracé brunätre pâle, sans mélange de blanc. . . Hyrcanella. 


*FF. L'espace terminal indistinctement strié de noirätre sur les 
nervures : 
H. Lignes transversales indistinctes : 
1. Supérieures gris brunâtre, les lignes presque invi- 


SIDE SR A de & Polyphemella. 
2. Supérieures brunâtre sombre lavées de noir; lignes 
transversales ocracées, assez distinctes . . . . &' Pullatella. 


3. Supérieures gris foncé, saupoudrées de noir, les ner- 
vures au sommet noires, lignes à peine visibles. 4! Atrella. 


*HH. Lignes transversales bien écrites : 


1. Ailes gris brunätre; 1" ligne irrégulière. . . . © Polyphemella. 
2. Aïles noirätres, fortement lavees de noir; la 1" ligne 
OA, CONS à 606 a US 0e oo © Jde 
*DD. Supérieures sans lignes transversales : 
1. Supérieures gris ocracé brunätre très clair et uni... Acomptella. 
2. Supérieures blanc grisâtre; les nervures finement 


marquées en noirâtre. . . . . . o 00 os ence PSE. 


566. M. Mimeticella, Stgr. (Ancylosis), Hor. Ent. Ross., XN, p. 220 
(62). (Rag., Pl. XIX, fig. 5.) 


31 mill. Ailes supérieures sur la côte droites, arrondies au der- 
nier tiers, obliques, très arrondies sur le bord externe et à l’apex, d’un 
ocracé brumätre pâle; la côte blanchätre, les nervures marquées en 
blanc et saupoudrees de noirätre, sauf la médiane, qui est seulement 
fortement lisérée d’écailles noires, et les nervures sur la côte, qui restent 
blanches. Le bord interne et le pli dorsal sont poudres d’ecailles noi- 
rälres clairsemées. Lignes transversales indiquéés par des points d'un 
blanc pur sur les nervures; la première est verticale, formée d’une 
tache blanche sur la médiane et d’une autre sur la dorsale, suivies cha- 
cune d’une tache noire et d’une petite tache costale noirätre, oblique. 
Deuxième ligne parallèle et rapprochée du bord externe, les petites 
stries blanches précédées de courtes stries noires sur les nervures; elle 
est interrompue sur les plis. Points internervuraux assez distincts, noi- 
râtres, la frange concolore. Le point discoïdal inférieur, seul visible, 
distinct, noir, allongé sur la médiane, qui est blanche, en fer de lance. 
Dessous ocracé brunâtre avec la trace en plus foncé de la deuxième 


— 540 — 


ligne; la frange et les points internervuraux bruns. Nervure 10 presque 
accolée à 8, 2 très écartée, 3, 4 et 5 écartées, un peu convergentes à 
l’origine. 

Ailes inférieures blanchätre sale, les nervures gris brunâtre pâle, 
le bord avec deux filets brunâtres, la frange blanche; dessous plus 
foncé avec la trace en brunätre d’une ligne médiane, la côte teintée de 
brunâtre. Nervures 7 et 8 très longues, ne paraissant pas tigées, ner- 
vures assez longues, 2 bien avant l’angle, 3 et 5 presque d’un point. 

Tête ocracée, thorax ocracé brunâtre; antennes un peu aplaties, 
ocracé brunâtre, annelées de brun, pubescentes, simples, brunes en 
dessous. Palpes extrêmement courts, géniculés, la moilié apicale déflé- 
chie, très squammeux en dessous; le 3° article très court, caché dans 
le 2°; ils sont blanchätres, lavés extérieurement, surtout au sommet, 
d’ocrace. Abdomen gris ocracé, plus ocracé à la base, en dessous brun 
foncé. Pattes brunätre pâle, les tarses plus foncés, les tibias interme- 
diaires plus pâles. 

Amasia. Un , type original, dans ma collection, pris le 2 juin. 

Jen ai vu deux autres dans la collection Oberthür provenant de 
Digne, Hautes-Alpes (France mer.), ressemblant au type, mais les lignes 
sont mieux accusées, plus foncées, les points marginaux plus distincts. 
Un des deux a la côte distinctement lavée de blanchâtre. Un individu, 
pris à Schalıkuh (Perse sept.), le 28 mai (coll. Christoph), est plus grand 
(36 mill.), et les nervures sont plus distinetement striées de noir. 


567. M. Pupillatella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 239 (Pl.XVI, 
fig. 33). 


23 mill. Ailes supérieures à côte arquée à la base, presque droile 
ensuite, le bord externe oblique, très arrondi, l’apex obtus. Ailes d’un 
gris ocracé, saupoudrées d’ecailles noires, surtout sur les nervures; la côte 
pâle, saupoudrée longitudinalement de brun. Première ligne très indis- 
tincte, indiquée par une ligne fine, brunâtre, oblique sur la côle 
jusqu’à la nervure médiane, et par des écailles noires sur la nervure 
dorsale, qui, au delà, est blanchâtre. Deuxième ligne pâle, distincte, 
oblique, échancrée sur les plis et un peu saillante sur la nervure 5; 
elle est à peine bordée de couleur foncée. Points discoïdaux noirs, 
superposés, l’inférieur dans une série lancéolée blanche sur la nervure 
médiane. Frange gris brunâtre, avec une ligne blanchätre à la base. 

Ailes inférieures grises, lavées de brunälre sur les bords et le long 
des nervures; la frange blanche avec une ligne brune à la base. 

Dessous des supérieures brunälre, la frange plus pâle; les infé- 
rieures blanchâtre uni et luisant, la frange blanche. 


— 5kl — 


Tele et thorax gris ocracé. Abdomen plus blanchälre. Antennes 
blanchâtres, faiblement annelées de noirâtre, fortement pubescentes sur 
deux rangs. Palpes courts, squammeux, les écailles grossières, blanches 
et brunes; le 3° article très court, défléchi, presque caché dans les 
écailles du 2°. Dessous du corps et paltes gris päles, les pattes sau- 
poudrées de brunätre. 

Askhabad en mai. Collection Romanoff et Ragonot. 


568. M. Nubigerella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 239 


(PI. XIX, fig. 6). 


— 


25 mill. @ Ailes supérieures assez étroites, à bords presque paral- 
lèles, un peu convexes sur la côte, obliques et un peu arrondies sur le 
bord externe, blanches, saupoudrees irregulierement d’ecailles d’un noir 
brunätre; lignes transversales blanches, sinueuses et anguleuses; la 
première, placée presque au milieu, est un peu oblique, projetant une 
dent ou angle sur les nervures médiane et dorsale: extérieurement elle 
est bordée étroitement de noirâtre sur la côte et plus largement vers 
le bord interne, et elle est précédée sur le bord interne d’une très large 
bande ou tache noirätre, laquelle n’atteint pas la côte, et est divisée 
longitudinalement en deux par une fine ligne brun clair. La deuxième 
ligne est oblique, faiblement échancrée sur les plis, et naît presque de 
l’apex; elle est très largement bordée exterieurement de noirätre et 
plus étroitement et indistinctement du côté interne. Points marginaux 
peu distincts; la frange gris noirätre. Le point discoïdal inférieur seul 
distinct, dans une petite tache blanche. 

Ailes inférieures brun noirâtre uni, la frange blanche, avec une 
ligne ocracée à la base. 

Dessous des ailes supérieures brun noirätre clair, la côte et le bord 
interne blanchälre, la frange grise. Dessous des inférieures brun noi- 
rälre clair, la frange blanche. 

La tete et le thorax de la couleur des ailes supérieures; le front très 
touffu ; palpes gris, très courts, épais, squammeux, le 3° article deflechi. 
Abdomen gris brunâtre, dessous annelé de noirâtre. Pattes grises, les 
tarses brunäfres. 

Une autre © est fortement lavée de brunätre, laissant voir à peine 
la couleur du fond; la tache avant la premiere ligne est presque entière- 
ment brune, ainsi que la bordure extérieure de la deuxième ligne, 
laquelle est plus sinueuse. Le reste du corps est également plus foncé. 

Cette espèce très distincte ne peut se confondre avec aucune autre. 

Le type vient de Spalato (Dalmatie), la variété de Varna (Turquie 
d'Europe); tous deux de la coll. Staudinger. 


— 042 — 


569. M. Macrodontella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 239 
(Pl. XX, fig. 44). 


27 mill. 5‘ Ailes supérieures assez courtes, presque droites sur la 
cöle, obliques, un peu arrondies sur le bord externe, l’apex assez aigu. 
Ailes grises, légèrement teinlées de brunätre, et lavées longitudinale 
ment de noirätre; lignes transversales grises, lisérées de noirätre des 
deux côtés; la première est oblique et projette dans l’espace médian 
sur les plis discoïdal et dorsal deux courtes dents; elle est précédée 
d'une bande droite, à contours indislinels, d’ecailles noirätres en relief. 
La deuxième ligne est presque parallèle au bord externe, profondément 
échancrée sur le pli discoïdal, arrondie au milieu, et rentrant en un 
angle très prolongé et aigu sur le ph dorsal. Les nervures sont indistinc- 
tement striées de noir. Points discoïdaux noirs, peu visibles, l’inférieur 
prolongé en une strie, la frange grise. 

Ailes inférieures blanches, semi-transparentes, étroitement lisérées 
de noirätre, plus largement à l’apex, les nervures brunûâtres. 

Dessous des supérieures gris noirâtre, avec la trace de la deuxième 
ligne; le dessous des inférieures blanc, la côte lavée d’ocrace. 

Tête et thorax gris, l’abdomen gris clair, le clapet anal blanchätre, 
les pinces saillantes. Palpes courls, d’un blanc mêlé de gris et de noir, 
squammeux, le 3° article défléchi, court. Antennes brunes, très briève- 
ment ciliées ou pubescentes sur deux rangs. Dessous du corps et les 
pattes blanchälres, les tarses, et un anneau avant l'extrémité des tibias, 
noirâtres, les tarses annelés de blanc. 

Ressemble comme forme à Ilignella, mais comme dessins plutôt à 
Pupillatella; se distingue de toutes les espèces du genre par la Sante 

d’ecailles en relief et la blancheur des ailes inférieures. 

Arménie. Un coll. Romanoff. 


570. M. Noctileucella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 240 
(PI. XIX, fig. 4). 


35 mill. ç Ailes supérieures allongées, étroites, peu élargies vers 
le sommet, la côte presque droite, le bord externe oblique. Ailes d'un 
ocracé grisätre, lavées de brun clair sur la côte, entre les nervures, et 
dans la cellule. Elles sont en outre lavées de brun foncé mêlé de noir 
sur le bord interne, à partir du premier quart de l'aile, obliquement 
jusqu’à l’apex. Les écailles brunes paraissent soulevées. Lignes trans- 
versales très indistinctes, la première indiquée par un point noir sur 
la nervure médiane et un autre sur la nervure dorsale. La deuxième 
entrecoupe les nervures striées de noir et est à peine visible. Une 


— 543 — 


tache coslale noirâtre, oblique, à l’apex. Points discoidaux petits, noirs, 
distincts. Frange gris noirätre, précédée de deux lignes noires. Points 
marginaux indislinels. 

Ailes inférieures blanc ocracé uni, luisantes, les nervures conco- 
lores, la frange blanche. 

Dessous des supérieures brunätre, le bord interne ocracé clair; 
inférieures comme en dessus, mais la côte est lavée de brunätre. 

Thorax ocracé grisâtre, par devant ocracé. Tête ocracée. Antennes 
brunes, très légèrement sinueuses à la base, la pubescence très courte. 
Palpes ocracés, plus pâles au milieu, minces, lisses, non squammeux. 
Abdomen ocrace grisâtre. Pattes ocracé brunâtre. 

Kasikoparan (Arménie russe). Deux 5° coll. Romanoff et Ragonot. 


571. M. Alpherakii, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 240 (Pl. XIX, 
fig. 3). 


39 mill. 5 Ailes supérieures sub-triangulaires, allongees, faible- 
ment sinueuses sur la côte, arrondies au dernier tiers, obliques sur le 
bord externe, arrondies à l’angle anal, d'un gris brunätre très clair, 
entièrement saupoudrées de blanc; les nervures plus blanches, le sommet 
de l’aile, au milieu, teinté d’ocrace jaunâtre, les nervures peu distinctes ; 
la première ligne coudée au milieu, indiquée par sa bordure externe 
formée de trois courtes slries noirätres sur les nervures sous-costale, 
médiane et dorsale et d’une tache noirâtre sur la dorsale, seules traces 
de sa bordure interne; la deuxième oblique, blanche sur les nervures, 
entrecoupant les nervures (striées de noir au sommel), plus étroite sur 
la côte, s’elargissant et rentrant un peu en approchant du bord interne. 
Points discoïdaux bien marqués, noirs, superposés, le supérieur petit, 
rond, l’inférieur prolongé en strie vers la base. Ligne marginale fine, 
grise. Frange blanche, largement gris brunâtre au milieu. Dessous gris 
brunätre, les bords largement gris jaunâtre. Nervures 3 à 4 légèrement 
convergentes et rapprochées à leur origine. 

Ailes inférieures jaune brunâtre uni, la frange blanchâtre avec un 
filet d’un blanc pur à la base. Dessous gris jaunätre, plus pâles sur la 
côte, la frange comme en dessus. 

Tête et thorax gris-cendré, le milieu du thorax teinté de jaunâtre. 
Antennes blanchâtres,brièvement et finement ciliées. Palpes gris, teintés 
de brunätre, squammeux, assez courts; le 2° arlicle large, fortement 
courbé en dessus; le 3° article large, sa base cachée dans les écailles du 
2e article. Abdomen gris brunälre. Pattes gris cendré, saupoudrées de 
brun sur les fémurs antérieurs et intermédiaires; les tarses concolores. 

Ressemble comme dessins à Rippertella, mais se distingue immé- 


— 54h — 


diatement par sa couleur gris cendré, presque unie, presque blanche, et 
la couleur unie de ses ailes inférieures. 

Tian-Chian (Kouldja). Deux pris le 17 juin par M. Alpheraky, dont 
un dans ma collection. 


1 


572. M. Rippertella, Zell., Is., 1839, p. 177, 1848, p. 685; H.-S., 
65-6, IV, p. 90; Hein., p. 170; Berce, p. 313, pl. 8, fig. 3; Stgr., Hor. 
Ent. Ross., XV, p. 203 (45); Prodromella, Dup., X, 277, 1, p. 161. 


d 38 à 42, © 30 mill. Ailes supérieures ocracé brunätre pâle, lavées 
- de brun sur la côte, toutes les nervures largement lavées de blanchätre, 
surtout la dorsale; le pli dorsal est lavé plus ou moins largement de 
blanchätre et la côte l’est également, surtout vers l’apex. Lignes trans- 
versales blanchätres, visibles surtout par leur bordure foncée dans 
l’espace médian. La premiere est généralement très indistincte, large, 
parfois blanchâtre, souvent tellement rembrunie qu’on ne peut que la 
deviner ; elle est un peu oblique, un peu coudée sur la médiane, indi- 
quée par une grosse tache, brunâtre mêlé de noir, sur la dorsale du 
côté interne, une autre petite du côté externe, une un peu en arrière 
sur la médiane, et une tache noirätre plus près de la base sur la côte; 
ces trois taches sont reliées par une ligne nuageuse noirâtre. Deuxième 
ligne étroite sur la côte, élargie vers le bord interne, oblique, faible- 
ment sinueuse, indiquée par des séries blanches sur les nervures, entre- 
coupant des stries d’un noir intense dont sont marquées les nervures dans 
le dernier tiers de l’aile, stries qui sont élargies sur le bord externe. 
Frange gris brunâtre foncé, blanche à l'extrémité. Points discoïdaux 
distincts, noirs, obliques, ronds; parfois l’inférieur est prolongé vers la 
base. Dessous gris brunâtre uni, plus pâle sur le bord. 

Ailes inférieures gris brunätre, plus foncées sur les bords et les 
nervures; un double filet brun sur le bord; la frange blanche. Dessous 
semblable mais plus unicolore. 

Antennes brunâtre pâle, en dessous brunes, brièvement ciliées. 
Tête grise ou blanchätre sale. Thorax gris brunâtre. Palpes brun noi- 
rätre, en dessus gris. Abdomen gris-brun foncé; dessous gris jau- 
nâtre fortement mêlé de noirâtre, le segment anal jaunâtre. Pattes 
brunes. à 

La © est bien plus petite et plus robuste: elle est plus foncée, 
plus brune, et ses dessins, semblables à ceux du 5, sont plus réduits. 
La première ligne n’est indiqué, dans l’exemplaire devant moi, que par 
une bande verticale très large sur la côte, noire, s’altenuant sur le bord 
interne, et qui la précède. Les inférieures sont d’un brun-noir uni avec 
la frange blanche, en dessous plus pâles. Les palpes sont semblables. 


— OL 


-Cette espèce, type du genre, est assez répandue, se trouvant en 
juin au sommet de l’Empezou dans la Lozère (France), en juillet dans 
les Alpes, la Bulgarie, les Monts Ourals, la Sibérie, l'Arménie russe, 
Arménie, Altai et Césarée de Cappadoce. Mann a pris des individus fin 
avril et en mai à Amasie, où les exemplaires sont un peu plus pelits et 
les mâles plus pâles que ceux des Alpes. 


573. M. Hyrcanella, Rag. (PI. XX, fig. 12). 


44 à 26 mill. G Ressemble comme forme et dessins à Rippertella, 
mais la couleur du fond est ocracée, la cöle et les nervures largement 
lavées de blanc jaumätre, la moitié dorsale presque entièrement blanc 
jaunätre, la côte saupoudrée de noir, loutes les nervures finement 
striees de noir, plus distinctement dans le dernier tiers de l’aile. La 
première ligne n’est indiquée que par de petits points ou courtes stries 
noires sur les nervures disposés comme dans Rippertella. La deuxième 
est comme dans celte espèce, les slries noires très fines, non cunéi- 
formes. Les points discoidaux sont presque oblitérés, à peine brunälres, 
ou remplacés par une tache transversale réniforme d’un ocracé rou- 
geätre. La frange est jaundtre, avec deux rangées d’ecailles noirâtres à 
la base comme dans Rippertella. 

Les ailes inférieures sont plus claires, plus grises, teintées de 
brunätre sur les bords, la frange blanche avec un filet brun à la base. 

Dessous des quatre ailes gris brunälre uniforme. 

Antennes gris jaunälre, brunes et brièvement ciliées en dessous. 
Palpes d'une forme différente de ceux de Rippertella, aussi longs que 
la tête et le collier, défléchis; le 2° article très gros, squammeux, renflé 
au sommet en dessus; le 3° aussi long, très sensiblement plus étroit, 
de facon que son bord supérieur n’est pas en ligne avec le 2 article 
comme dans Rippertella ; l’article basilaire, contrairement à celui de 
cette espèce, est saillant, arrondi par devant; ils sont d’un ocrace 
grisâtre, fortement saupoudrés de brun. Tête gris blanchâtre sale, 
Thorax ocracé grisälre mêlé d’ocrace vif. Pattes gris brunätre foncé, les 
tarses faiblement annelés de blanchâtre. 

Hyrcanie. Deux 5', dans ma collection, pris le 3 juillet. 


574. M. Polyphemella, Rag., North Am. Phyc., p. 10 (Pl. XIX, 
fig. 8 a. J', b. 2); ?Edwardsialis, Hulst (Megaphycis), Trans. Am. Ent. 
Soc., 1886, p. 163, 1890, p. 165, Ent. Am., 1889, p. 156. 


d +6 mill. © 36 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, 
dilatées au sommet, presque droites sur la côte, obliques sur le bord 
externe, gris brunälre, tournant au gris noirâtre, un neu luisantes, 

35 


— 546 — 


fortement saupoudrées de blanchätre sauf dans la cellule à la base ‘et la 
partie médiane du pli dorsal; les nervures finement striées de noir, mais 
interrompues par des écailles blanchätres. Première ligne tout à fait 
invisible, à peine indiquée par une interruption sur les nervures 
striées de noir. Deuxième ligne oblique, faiblement sinueuse, parallèle 
au bord externe, rentrant un peu sur le pli discoïdal. pâle, entre- 
coupant les siries sur les nervures, mais très indislinctement. Une 
ligne marginale noire, interrompue; frange plus pâle. Points discoidaux 
superposés, dislinels, l’inférieur allongé vers la base; dessous gris 
brunâtre uni et luisant. 

Ailes inférieures gris brunätre clair, un peu jaunälres, luisantes, 
avec des reflels brunätres, les nervures un peu plus foncées, l’extrême 
bord brun, la frange gris blanchätre, luisante. Dessous plus pâle. 

Nervulation des supérieures typique; aux inférieures la cellule 
courte, 7 et 8 longues, paraissant ligees, 3 et 5 presque d’un point, 
remontant un peu, 2 très écartée. 

Tête et thorax gris, fortement laves de noir. Antennes brun noi- 
râtre, pubescentes. Palpes très courts, géniculés, la moilié apicale 
défléchie, très squammeux en dessous, d’un gris brunälre foncé. Abdo- 
men gris-brun noirâtre. Paltes gris foncé, les tarses bruns. 

La 2 diffère totalement du comme taille et dessins. Les ailes 
supérieures sont plus aiguës à l’apex, d’un gris brunätre, lavées de 
noirälre dans l’espace basilaire sur le pli et plus distinctement sur le 
bord interne avant la première ligne, ainsi que sur les nervures dans 
l'espace terminal. Lignes transversales très distinctes, pâles, largement 
et irrégulièrement ombrées de noir dans l'espace médian, un peu 
obliques, plus rapprochées sur le bord interne, la première sinueuse, 
sa bordure noire se prolongeant sur la médiane, la deuxième très 
oblique sur la côte, rentrant en de pelits angles sur les plis, droite et 
dentelée au milieu, sa bordure noire prolongée sur les plis. Points 
discoïdaux assez dislincts, superposés, ronds, l’inférieur dans une 
éclaircie. Ligne marginale noire, interrompue. Frange plus pâle. Ailes 
inférieures gris brunâtre pâle, lisérées de brun, la frange blanchâtre. 
Dessous de quatre ailes gris pâle uni, avec quelques traces en plus 
foncé de la deuxième ligne aux supérieures. 

Palpes de la © plus minces que ceux du 5’, surtout le 3° article, 
qui est distinct, l’article basilaire saillant, arrondi par devant. Les 
paltes sont plus päles, mais pour le reste la © ressemble au d'. 

3  et2 2 provenant de la Californie. Coll. Ragonot. 


— 547 — 


575. M. Pullatella, Rag., North Am. Plhyc., p. 10 (Pl. XIX, fig. 9, 
a. G', 9 b. 9); ?Excantalis, Hulst (Anerastia), Trans. Am. Ent. Soc., 
1886, p. 163, 1890, p. 165, Ent. Am., 1889, p. 156. 


d 36 mill. 9 24 mill. Ailes supérieures du 5 comme celles de 
Polyphemella, mais étroites vers la base, l’apex plus aigu, d’un bru- 
nâtre sombre, lavées d’ocrace sur le pl dorsal, l'espace basilaire noir, 
l’espace médian lavé largement de noirätre sur la côte et le bord interne, 
la cellule brune; toutes les nervures marquées en noir, moins dislinc- 
tement dans l’espace terminal. Lignes transversales assez distinctes, 
mais mal définies, la première large, verlicale, d’un ocracé mêlé de 
blanc dans la partie dorsale, un peu oblique, plus étroite, blanchâtre 
sur la côte. Deuxième ligne plus oblique, à peine blanchâtre, plus 
visible par sa bordure interne, droite, dentelée au milieu, rentrant sur 
les plis, prolongée postérieurement et blanche sur la côte. Points 
discoïdaux remplacés par une tache réniforme verticale, noire, sur le 
disque. La côte est saupoudrée de blanchâtre ainsi que le bord externe. 
Ligne marginale noire, interrompue; frange gris brunâtre. Dessous 
gris foncé, avec une faible trace de la deuxième ligne sur la côle. 

Ailes inférieures gris brunâtre pâle, les nervures plus foncées, 
avec un double filet marginal brun noirätre; frange gris pâle luisant ; 
dessous semblable, mais la frange plus foncée. Nervulalion comme 
chez Polyphemella, mais 3 et 5 plus longuement parallèles à leur 
naissance. 

Tête et thorax noirâtres, les plerygodes brunâtres à l’extrémité, 
l'abdomen brun noirätre; antennes noirâtres, pubescenles. Palpes 
(brisés), sans doute brun noirâtre. Dessous du corps et les pattes 
brun-noir. 

Les ailes supérieures de la 2 sont entièrement d’un brun-noir 
luisant, très faiblement lavées de blanchätre; les écailles très fines 
laissent apercevoir la couleur du fond comme par transparence. Les 
lignes transversales très distincles, obliques, blanc jaunätre, la pre- 
mière assez large, droite, largement bordée des deux côtés de la couleur 
noire du fond; la deuxième plus fine, faiblement bombée au milieu, par- 
fois échancrée sur les plis, étroitement bordée de noir du côlé interne. 
Points discoïdaux noirs, obliques, peu distinels. Points marginaux 
noirs, indislincts. Frange gris brunälre. Ailes inférieures gris-brun 
foncé, les nervures brunes, la ligne marginale noirâtre, la frange gris 
brunâtre pâle. 

Tête et thorax noirs saupoudrés de gris jaunâtre. Antennes brun- 
noir. Paipes gris, lavés de noir au sommet. Abdomen noir, un peu 
lavé de gris jaunâtre. Dessous des ailes gris brunätre, les supérieures 


— 1 — 


plus foncées vers la base, marquant la place de la deuxième ligne. Des- 
sous du corps et les pattes gris, fortement saupoudres de noir, les tarses 
brun foncé. 

Californie. Un et deux © dans ma collection. 


576. M. Atrella, Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 166. 


« 30 mill.  Aïles supérieures étroites à la base, arrondies à l’apex, 
d’un gris foncé, saupoudrees d’écailles noires en relief, les nervures au 
sommet d’un noir de jais; lignes presque ou tout à fait nulles. Ailes 
inférieures d’un gris noirätre. » 

« Front noir, hérissé de longs poils; thorax noir; abdomen gris 
foncé, fortement saupoudré d’écailles noires. Palpes labiaux courts (le 
3° arlicle très court), tout noirs et hérissés de poils longs et fins. Pattes 
avec les fémurs et tibias revêtus de longs poils noirs. » 

« Cette espèce se distingue de toutes les autres Phycites d'Amérique 
par les longs poils des palpes, de la tête et des pattes. Les © ressem- 
blent beaucoup à celles d’Excantalis, et sont noires avec des lignes 
transversales blanches, sans aucune teinte brune. » (Hulst.) 

Je crois que c’est une espèce distincte de Pullatella et de Poly- 
phemella, car ces espèces n’ont pas de longs poils; Atrella appartient 
peul-êlre même à un genre spécial; je ne puis m'en assurer, car 
M. Hulst a refusé de m'adresser en communication des espèces décrites 
dans sa Monographie de 1890 ou de m'envoyer des dessins, malgré 
ma proposition de lui en rembourser le coût. 

Colorado (Amer. sept.). Coll. Hulst. 


577. M. Acomptella, Rag., Now. gen., p. 26-(Pl. XX, fig. 12). 


34 mill. / Ailes supérieures étroites, sub-paralleles, à peine dilatées 
au sommet, presque droites sur la côle, à peine obliques dans la moilié 
‘costale du bord externe, très obliques et arrondies à l’angle anal, d’un 
gris ocracé brunätre très clair et uni, à peine plus päles sur les plis; 
les nervures très finement indiquées en brunâtre, à peine plus foncées 
que le fond; on ne voit aucune trace de lignes transversales ni de points 
discoïdaux; la frange est concolore, mais plus pâle que le fond. Des- 
sous gris foncé, gris jaunâtre sur les bords et au sommet. Nervures 
médianes un peu convergentes à l’origine, 2 éloignée. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre sale uni, un peu irisées, la frange 
plus blanche; dessous semblable; 3 et 5 nettement d’un point, 2 écartée, 
7 et 8 longues, paraissant tigées. 


. Tête blanchâtre sale, thorax de la couleur des supérieures. Palpes 
courts, obliques; le 2° arlicle épais, arrondi poslerieurement; le 3° article 
court, large à la base, acuminé, défléchi; ils sont d’un gris brunâtre 
mêlé de brun, la base blanche. Antennes blanchätre sale, à peine 
annelées de brunätre, brièvement ciliées. Abdomen ocracé grisätre. 
Pattes blanchâtre sale, uud = de gris et de brunâtre, les tarses 
päles: 

Korgos (Kouldja); un ç pris le 6 avril par M. Alphéraky et qui s se 
trouve dans sa collection. 


578. M. Pistrinariella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 240 
(PI. XIX, fig. 7). 


30 mill. d' Ailes supérieures étroiles, allongées, arrondies sur la 
côte, un peu obliques sur le bord externe, fortement arrondies à l'an gle 
anal, blanc grisätre, légèrement lavées de gris, surtout vers le bord 
interne, les nervures finement marquées en noirätre; les points discoi- 
daux petits, noirs: distincts, superposés, Hans le plus gros: là 
frange grise. Dessous gris brunâtre, plus clair sur la côte et vers le 
bord externe. 

.Ailes ee brunätre clair, plus foncées vers les bords; la 
frange blanche. Dessous gris brunälre très clair et uni; frange 
comme en dessus. 

Tête et thorax gris, l'abdomen gris brunâtre. Palpes très courts, 
squammeux, aplatis, élargis en dessous par les écailles; le 3° article 
fortement défléchi. Antennes brunes, avec deux rangées de cils courts 
et espaces. 

Narün; un g' coll. Staudinger. 


Gen. BRADYRRHOA, Zeller. 


(Isis, 1848, p. 681, Eucarphia (pars) Wocke, Cat.) 
Front squammeux; la touffe, vue de côté, conique; trompe forte. Antennes, 
dans les deux sexes, faiblement aplaties, crénelées, longuement pubescentes (ou 
brièvement et. finement ciliées) en dessous, non sinueuses, ou très rarement. Palpes 
labiaux longs, porrigés, horizontaux, parfois un peu obliques; le 2° article cylin- 
drique, mais souvent renflé et coudé au sommet, et dans ce cas squammeux; 
le 3° article assez long, cylindrique, acuminé, distinct, palpes maæillarres distincts, 
dans les deux sexes formés de deux courtes touffes d'écailles aplaties, ou parfois 
cylindriques. Corps grèle. Pattes lisses. Ailes supérieures allongées, étroites, fai- 
blement et régulièrement courbées sur la côle, très obliques sur le bord externe, 
l’apex souvent aigu; avec onze nervurès, la cellule moyenne, les nervures longues, 
toutes séparées, sauf 8 et 9, 10 très rapprochée, et parallèle à leur tige, 2, 3 et 4 


— 550 — 


parallèles, rapprochées, 5 un peu convergente avec A. Ailes inférieures allongées, 
acuminées, faiblement sinueuses sous l’apex, avec huit nervures; la cellule assez 
courte, ou moyenne, 7 et 8 accolées, paraissant tigees, 2 très écartée de l'angle, 
3 en face de la transversale, de l'angle, 4 et 5 tigées; 5 de l'angle, rarement 
remonte-t-elle au delà de 3, et plus rarement est-elle libre. — Type : Gilveolella. - 


Les antennes chez Luteola sont distinctement ciliées, les cils dis- 
posés en touffes sur chaque article; elles sont longuement pubescentes 
dans les aulres espèces, sauf chez Gilveolella, où la pubescence est 
courte; elles sont toujours plus ou moins fortement crénelées. Holopyr- 
rhella, contrairement aux autres espèces, a un sinus avec un sillon à la 
base des antennes, et la nervure 5 est libre aux ailes inférieures, néan- 
moins je la crois bien placée dans ce genre provisoirement. 

Les palpes labiaux varient beaucoup comme struclure; toujours 
porrigés, cerlaines espèces les ont presque ascendants, obliques (Meso- 
baphella, Marianella), presque cylindriques; dans d’autres espèces ils 
sont dislinclement porrigés, défléchis. Les palpes maxillaires parais- 
sent cylindriques chez Seniella et Trapezella, pendant que chez Gilveo- 
lella et Cantenerella ils sont formés de deux petites touffes d’écailles 
plates naissant chacune d'un article séparé et par conséquent d’inégale 
longueur. 

La nervulation est bien régulière, sauf chez Holopyrrhella el chez 
Seniella et Haberhaueri; aux ailes inférieures de ces deux dernières 
espèces la nervure 5 remonte dans la cellule, dépassant 3 qui parait. 
par suite, tigée avec 5. A ; 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Nervure5 auxinférieures libre; antennes avec un sinus marqué 
d’un sillon; supérieures ocracé rougeätre, les ner- 
vures roux foncé, sauf la médiane et dorsale, qui 
SONÉNAUNATES ER ER EE 

*AA. Nervures 4 et 5 tigées aux inférieures : 

B. Aux inférieures, nervures 3 et 5 de l’angle de la cellule : 
C. Palpes labiaux minces, à peine renflés au sommet du 
2° article, obliques : 
D. Supérieures blanches, sans dessins; les inférieures 
blanches, semi-transparentes. . . . . . . . . . . Marianella. 
*DD. Supérieures ocracées : 
E. Supérieures jaune ocracé pâle uni, l’espace médian 
ocracé brunâtre ; sans lignes pâles . . . . . . . . Mesobaphella. 
*EE. Supérieures traversées par des lignes blanches : 
1, Supérieures ocracé grisätre, 1” ligne droite, la 2° 
arrondie extérieurement. Point discoïdal inférieur 2 
et points-marginaux distincts , , -» . , . , . , .: Divaricella. 


Holopyrrhella. 


oo 


2. Supérieures ocracées; 1" ligne très coudee, la 2° 
droite, oblique; une bande blanche près de la base; 
SANSIDOINISMONCES ner Gulweolellar 
*CG. Palpes labiaux horizontaux, le 2° article distinctement 
renflé et coudé en dessus au sommet, le 3° défléchi : 
F. Points discoïdaux invisibles : 
1. Supérieures pluslarges, ocracé roussâtre uni, l'espace 
médian parfois lavé de noirâtre; lignes blanchälres, 
très fines, non bordées de couleur foncée, distinc- 
tement écartées sur le bord interne; antennes forte- 
IMENTMDUPESCENIES SEE NN RER Gantenerella: 
2. Supérieures étroites, d’uu jaune paille, un peu 
teintées d’ocracé; les lignes pâles, larges, largement 
bordées d’ocrace dans l’espace médian, se réunissant 
presque sur le bord interne; antennes longuement 
CINÉ CSN eng. Buiteola: 
*FF. Points discoïdaux distincts : 
G. Supérieures ocracées : 
1. Supérieures assez fortement saupoudrées d’ecailles 
noirätres; lignes blanches, très rapprochees sur le 
bondeintenne ; os 5 Soon tee UN ee M ÉMToAT 
2. Supérieures blanc ocracé; lignes rapprochées; une 
grande tache ocracée sur le bord interne précédant 
BR DE SE > à 5 5 0 © 6 à 6 à 0 6 0 » 0 o oo chroSspVlelliae 
*GG. Supérieures paraissant grises : 
1. Ailes fortement lavées de brunâtre et de blanc, rap- 
prochées, la 2° éloignée du bord; inférieures brunes. Confiniella. 
2. Ailes gris pâle uni, faiblement teintées d’ocracé; 
lignes très écartées, la 2° très près et parallèle au 
HORl GROS 2 à 0 à 5 6 © 0 0 eo 00 0 0 à PRINT. 
*BB. Aux inférieures, nervure 5 dépassant 3, paraissant plus 
ou moins longuement tigées ensemble : 
1. Supérieures blanches, saupoudrées irrégulièrement 
d’ocrace et debrunätre; les lignes distinctes, écartées. Seniella. 
2. Supérieures gris brunâtre uni, fortement saupou- 
drées de noir, surtout dans l’espace médian; lignes 
indistinctes, à peine visibles, rapprochées. . . . . Haberhaueri. 


-579. B. Holopyrrhella, Rag., Nouv. gen., p. 26 (PI. XX, fig. 16). 


28 mill. Ailes supérieures ocracé rougeätre, toutes les nervures 
striées de roux foncé, sauf les nervures médiane et dorsale qui sont indis- 
tinetement lavées de jaunätre. Points discoïdaux et marginaux invi- 
-sibles; la frange rouge foncé lerne. Dessous brunätre, les bords plus 
pâles, teintés de roussätre. ; 

Ailes inférieures jaunâtres, légèrement enfumées, semi-transpa- 


— 992 — 


rentes, la frange plus pâle. Nervure 5 libre, 7 et 8 paraissent tigées. 
Tête, thorax ct antennes ocracé rougeälre; palpes très longs, rous- 
sätres; la trompe distincte, les antennes assez fortement courbées près 
de la base, avec un sillon entr’ouvert marqué de points noirs. Pattes 
ocracées teintées de roussâtre. 
Arménie russe. Un coll. Romanoff. 


580. B. Marianella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p: 240 (Pl. XX, 
fig. 14). ; 


26 à 32 mill. Ailes supérieures allongées, un peu arrondies sur la 
côte, obliques et arrondies sur le bord externe, d’un blanc de craie, 
sans lraces d’écailles foncées; première ligne presque invisible, parais- 
sant dans un certain jour grise, verlicale; la deuxième ligne très fai 
blement indiquée par une ombre fine, grise, qui se devine plutôt 
qu'elle ne se voit, oblique, un peu bombée au milieu, rentrant faible- 
ment sur le pli dorsal, ensuite verticale jusqu’au bord interne. On voit 
à peine la trace du point discoïdal inférieur. Frange d’un blanc pur. 

Ailes inférieures blanches, légèrement teintées de brunätre, les 
nervures un peu plus foncées, la frange d’un blanc pur et soyeux. 

. Dessous des supérieures brunätre, blanchälre vers le sommet, la 
frange blanche. Dessous des inférieures plus blanc qu’en dessus, la 
côle et les nervures brunâtres, la frange blanche. : 

Tele; thorax et palpes d’un blanc de craie, le front proéminent, les 
palpes squammeux. Antennes blanches en dessus et la base, en des- 
sous brunätres; les pattes blanches. 

Facile à distinguer des autres espèces par sa couleur blanche et 
l’absence de dessins. RS 

Grenade, Sierra Nevada (Espagne m£r.), fin juin, coll. Staudinger, 
Mabille et Ragonot. 


581. B. Mesobaphella, Rag., Nouv. gen., p. 26 (Pl. XX, 
fig. 45). 


26 mill. 2 Ailes supérieures d’un jaune ocracé pâle uni, l'espace 
médian ocracé brunätre, plus pâle sur la côte. Lignes transversales 
indiquées seulement par la couleur foncée de l’espace médian, et des 
écailles brunes sur la nervure dorsale à la place des deux lignes; la 
première coudée au milieu, anguleuse sur la nervure dorsale, la 
deuxième oblique, sinueuse, échancrée sur les plis. Points discoïdaux 
bruns, obliques, pelils; la frange légèrement teintée d’ocracé rougeätre. 
Dessous brunälre, l'extrémité et le bord interne ocracé pâle, 


— 553 — 


_ Ailes inférieures gris brunätre foncé, la frange blanche; en dessous 
elles sont plus pâles et teinlées d’ocrace pâle à l’apex: 
Palpes obliques, assez courts, jaune ocracé pâle ainsi que la tete, 
le thorax et l’abdomen. 
: - Kasikoparan. Un coll. Romanoff. 


582. B. Divaricella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 240 PL.) 22 
fig. 14): 


30 mill. 5 Ailes supérieures assez étroites à la base, élargies vers 
Papex, la côte droite, le bord externe très oblique, à peine arrondi, 
l’apex aigu; ailes d'un ocracé brunätre pâle, la base et les lignes trans- 
versales blanches. Première ligne large, oblique, droite, un peu arrondie 
sur la nervure dorsale; deuxième ligne fine, droite jusqu’à la nervure 
médiane, puis assez large et oblique jusqu'au bord inlerne. Sur la 
nervure médiane un trait blanc en fer de lance renferme le point dis- 
coïdal inférieur, seul visible, brun. Une fine ligne brune sur le bord de 
Paile et une autre à la base de la frange; le bord de l’aile liséré de 
blanc; la frange blanche. 

Ailes inférieures brunätre clair, plus päles vers la base, la frange 
blanche avec une ligne foncée à la base; les nervures menden. 

Dessous des supérieures gris brunätre, plus pâle vers le bord 
interne; la frange blanche, avec une ligne foncée à la base. Dessous des 
inférieures comme en dessus. 

. Tête et thorax blanchätres, les ptérygodes lavés de brunâtre. 
Palpes lisses, obliques, droits, minces, le 3° article assez long et effile; 
ils sont blancs, un peu rm de brunätre au sommet, dépassant dis- 
tinctement le vertex. 

Ressemble à la Gilveolella, mais sa couleur est plus brunätre, la 
deuxième ligne n’est pas simplement oblique et parallèle au bord 
externe, la première ligne ne forme pas un angle rentrant sur. la ner- 
vure dorsale, la Gilveolella n’a pas de trait lancéolé sur la nervure 
médiane. 

Samarkand. Un coll. Staudinger. 


583. B. Gilveolella, Tr., 2, 271; F.R., 28, 2, p. 49; Zell., ‚1839, 
p: 177, 1848, p. 681; H.-S., IV, P- 92: Sa Hor. Ent. Br XV. 
p. 206 (48). 


gd 30 mill. & 32 mill. Ailes supérieures allongees, étroites, réguliè- 
rement et faiblement courbées sur la cöle, à peine dilatées au sommet, 
très obliques et arrondies sur le bord externe, ocräcees, sans écailles 


— 55k — 


foncées, les hgnes transversales blanches, non bordées de couleur foncée, 
la première très oblique, formant un angle très aigu sur le pli dorsal et 
rentrant en un angle très aigu sur la dorsale, alteignant le milieu du 
bord interne; elle est plus large ct diffuse postérieurement dans sa 
parlie dorsale. Deuxième ligne moins dislincte, interrompue, formée 
de petites stries blanches entre les nervures, oblique, droite, rentrant 
un peu sur le pli dorsal, très rapprochée de la première ligne. Une 
bande supplémentaire blanche, irrégulière, parallèle à la première ligne 
dans l’espace basilaire. Frange blanche. Points discoïdaux un peu plus 
foncés, presque superposés, indistincis. Dessous ocracé, lavé de noi- 
râtre au milieu. Nervures médianes parallèles, 3 et 5 un peu conver- 
genles. 

Ailes inférieures semi-transparentes, blanc jaunâtre, la frange 
blanche; dessous semblable, avec la côle ocracé brunâtre. Nervures 
7 et 8 longues, ne paraissant pas tigées, 3 et 5 distinctement d’un 
point. 

Tête blanche, lavée d’ocracé nosténennennent. Thorax ocrace, blanc 
au milieu par devant et sur la parlie poslérieure des pterygodes. 
Abdomen gris jaunätre. Antennes blanchälres en dessus, brunes et 
nues en dessous. La touffe frontale forte. Palpes porriges, très longs, 
dépassant la tête de leur moilié, très minces; le 2 article presque 
d’egale largeur, le 3° très court; ils sont blancs, lavés d’ocracé pâle 
dans la moilié apicale exlerieurement. Palpes maxillaires blanchätres, 
longs. Paltes ocracé brunâtre pâle, les éperons blancs. 

La © ressemble au , mais ses lignes transversales sont plus 
distinctes ainsi que les points discoïdaux. Tout le bord interne à la 
base paraît blanc. Les palpes labiaux semblent plus courls que chez 
Io 7. 

. Cette espèce est facile à reconnailre à sa couleur ocracée, ses 
lignes transversales larges, blanches, sans aucune trace d’écailles 
foncées. 

Elle vole la nuit et le jour en juin. 

Europe mér. or., Sicile, Arménie, Asie Mineure (Amasie, Anatolie, 
Pont, Brousse), Transcaucasie. 


: 584, B. Cantenerella, Dup., X, 284, 8, p. 347; Zell., Is., 1847, 
p- 765, 1848, p. 681; Laharpe, Contr., p. 15; Berce, 314, pl. 8, fig. 4; 
Ravella, H.-S., fig. 30; Chalcedoniella, H.-S., fig. 186; Lah., Contr., p. 16. 


:_ 29 mill. 4 Ailes supérieures élroiles, allongées, visiblement 
dilalées au sommet, faiblement, mais régulièrement arrondies sur la 
côte, très obliques et arrondies sur le bord externe, assez aiguës à 


— 535 — 


l’apex, ocracees, parfois ocracé rougeätre, souvent sans traces d’ecailles’ 
foncées, mais parfois l’espace médian est faiblement rembruni avec les 
nervures assez distinclement marquées en noir. Lignes transversales. 
très fines, blanches, obliques, moins rapprochées sur le bord interne: 
que chez Gilveolella, la première formant des angles assez ouverls sur 
la dorsale et le pli dorsal. Deuxième ligne rentrant faiblement sur les 
plis, faiblement anguleuse sur la nervure 5. Poinis discoïdaux rem- 
placés par une petite tache transversale blanchâtre. Frange plus pâle 
que le fond, jaunälre ou rougeätre, précédée de deux filets noirâtres 
dans les individus à espace médian foncé. Dessous ocracé brunälre, plus 
pâle au sommet. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, teintées de brunälre sur les HOT, 
la frange blanche; dessous plus foncé, liséré de brun. 

T'ete ocracé brunälre, blanche en dessus, thorax ocracé; antennes 
blanchâtres en dessus, brunes et brièvement ciliées en dessous. Palpes 
aussi longs que la tele el le collier réunis, un peu obliques ; le 2e article 
renflé au sommet, arrondi en dessus, [res squammeux; le 3 article 
assez long, fort, acuminé; ils sont ocracés, blanchälres à la base. 
Abdomen gris jaunätre. Paltes blanchälre sale, teintées d’ocracé exlé- 
rieurement. 

Nervulation comme chez Gilveolella, à qui elle ressemble, mais, 
oulre la forme des lignes transversales, elle s’en distingue par la lache 
discoïdale, la forme des palpes et par la ciliation des antennes chez 
le Y. | | 

La Cantenerella vole au mois de juillet parmi les cistes dans la 
France centr. et mér., la Corse, la Sardaigne, la Sicile, Tunis, l’Italie, 
et la Dalmatie. 


585. B. Luteola, Lah., Contr., p. 15 (Rag., PI. XX, fig. 17). 
a. Var. Effoetella, Mn., z.-b. V., 1873, p. 130. 


26 à 29 mill. 5 Ailes supérieures allongées, étroites, légèrement 
arrondies sur la côte, très obliques, un peu arrondies sur le bord 
externe, aiguës à l’apex. Ailes d’un jaune paille, parfois avec une légère 
teinte grise; lignes lransversales largement bordees, dans l’espace médian 
et avant la première ligne, de brun clair mêlé de brun foncé, très 
obliques, se réunissant sur le bord interne et formant un grand 
triangle; la première ligne, à contours indistincts, commence presque 
au milieu de la côte, forme des angles aigus marqués de points brun 
foncé sur les nervures costale, médiane et dorsale. La deuxième ligne 
est parallèle au bord externe et est profondément échancrée sur les 
plis, formant des angles aigus; elle est indistinctement bordée de! 


— 556 — 


brunâtre extérieurement. Points marginaux distinels, noirätres. Points- 
discoidaux strigiformes, dans des éclaircies jaune paille, superposés, le. 
supérieur petit, parfois absent; la frange jaune pâle. Dessous gris 
ocracé, plus clair après la deuxième ligne. { 

Ailes inférieures gris jaunälre, rembrunies vers les bords ainsi 
que sur les nervures; frange blanchätre. 

Tête, thorax, abdomen et palpes jaunes, les antennes jaunes en. 
dessus, forlement crénelées, avec des pelits bouquets de poils d’un 
côté et simplement pubescentes de l’autre. Palpes longs, squammeux et 
arrondis en dessus; le 8° article mince el à écailles comprimees. Front 
avec une louffe lriangulaire aiguë. Pattes ocracé grisälre. 

L’Effoetella Mn. est une Luleola plus pâle, à lignes transversales 
effacées, sans bordure brune dans l’espace médian; j’ai vu le type: 

Sicile, coll. Staudinger et Ragonot. 


586. B. Subflavella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 241 (Pl. XIX, 
fig. 42). 


24 mill. ' Ailes supérieures de la forme de celles de Cantenerella, 
ocracées, un peu grisâtres, l’espace médian assez forlement saupoudré 
d’ecailles noirätres, surtout sur les nervures, laissant un espace semi- 
ovale, sur la côte, blanchätre. Les nervures sous-costale et médiane et 
une grande tache sur la dorsale près de la base, dans l’espace basilaire, 
saupoudrées de noirâtre. Les nervures et le bord externe dans l’espace- 
terminal sont finement et étroilement saupoudrés de noirâtre et la 
deuxième ligne naît d’une grande tache costale noirâtre et oblique. 
Lignes transversales fines, blanches, bien distinctes, rapprochées, 
surtout sur le bord interne: la première anguleuse, projetant de petits 
angles du côté interne sur la médiane et la dorsale, et, du côté externe, 
sur les plis; elle est précédée d'une large bande ocracée, fondue vers la 
base, et suivie d’une tache ocracée sur le bord interne, ainsi que de 
courtes slries noirätres sur les nervures dorsale, médiane et sous- 
costale. Deuxième ligne droite, rentrant un peu sur les plis. Points dis-- 
coïdaux noirs, superposés, séparés par un espace blanchätre. Frange 
blanchâtre striée d’ocrace. Dessous ocracé brunâtre foncé, plus 
pâle au sommet, avec la trace de la deuxième ligne en couleur pâle. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre sale, faiblement brunies sur les 
bords, la frange blanche ; dessous plus foncé, avec la trace d’un com- 
mencement de bande médiane pâle sur la côte. 

Tête blanchätre, thorax ocrace. Antennes blanchätres annelees 
d’ocrace, brunälres, un peu crénelées, brièvement ciliées, en dessous. 
Palpes porrigés, plus longs que la tête et collier réunis; le 2* article. 


— HE — 


très long et mince, un peu renflé au sommet, plus que chez Gilveolella, 
bien moins que chez Cantenerella, squammeux; le 3° article court, 
cylindrique; ils sont ocracés, blancs à la base. Abdomen blanchâtre 
lavé d’ocracé. Pattes blanchätres, lavées d’ocrac& brunätre, les tarses 
brunâtres. 

La © est d’un ocracé grisätre; ses ailes inférieures sont presque 
blanches, très légèrement lisérées de jaunâtre; la frange est blanche. 

Ressemble comme dessins à Cantenerella, mais plus petite, beau- 
coup plus saupoudrée de noirätre, les points discoidaux bien distincts, 
les palpes plus longs et plus minces, et enfin aux ailes inférieures 3 et 
5 prolongées paraissent un peu tigées et non d’un point. 

Sicile, un ' dans ma collection; aussi de la Syrie. M. Slaudinger a 
distribué cetle espèce sous le nom de Confiniella. 


587. B. Ochrospilella, Rebel, Ann. Nat. Hofmuseums, vol. NII 
(1892), p. 258, pl. XVII, fig. 13 (Rag., Pl. XLVII, fig. 9). 


25 mill. 5 Ailes supérieures assez étroites, un peu élargies posté- 
rieurement, la côte droite jusque près de l’apex, où elle s’abaisse, le 
bord exlerne oblique. Elles sont d'un blanc ocracé, plus blanches 
dans la celluie, plus ocracées sur la côte et le bord externe, semées 
irrégulièrement de rares écailles noirätres, les lignes transversales à 
peine indiquées, à peine plus pâles que le fond, la première paraissant 
oblique sur la côte, verticale ensuite et précédée d’une grande tache 
ocracée, presque carrée, entre la nervure médiane et le bord interne. 
Deuxième ligne paraissant oblique, faiblement indiquée par une ligne 
d’écailles foncées du côté interne, limitée par la couleur plus foncée 
de l'espace terminal. Le point discoïdal inférieur seul visible, noirätre. 
Frange blanche. 

Ailes inférieures d'un gris jaunâtre luisant uni, irisées; la frange 
blanche. 

Dessous des supérieures brunâtre, des inférieures gris noirâtre, 
les franges blanches. Aux inférieures, 7 et8 sont séparées, 2 bien avant 
l’angle. 

Tête blanche, lavée d’ocrace ; (horax blanchälre mêlé d’ocrace rou- 
geätre pâle; abdomen ocracé jaunätre. Palpes horizontaux, squam- 
meux, blanchätres teintés d’ocrac& rougeâtre; le 3° article court, dé- 
fléchi, le 2° élargi au sommet. Antennes ocracé pâle, brièvement ciliées 
en dessous. Pattes ocracé grisâtre uni, le corps en dessous blanc, 
l'abdomen ocracé. 

Voisine de Divaricella. 

- . Iles Canaries. Un Ç coll. Rebel. 


— EH — 


588. B. Confiniella, Zell., Is., 1848, p. 683; H.-S., in adnot., IV, 
p. 91; Sigr., Hor. Ent. Ross., XV, p. 204 (46) (Rag., Pl. XIX, fig. 43); 
Remotella, Mn., z.-b. V., 1867, p. 846 (Zophodia). 


24 mill. Ailes supérieures sub-triangulaires, un peu allongées, 
presque droites sur la côle, obliques et arrondies sur le bord externe, 
gris cendré, saupoudrées de noir sur les nervures, lavées d’ocrace sur le 
bord interne et à la base, très largement des deux côtés de la deuxième 
ligne, et du côlé interne de la première ligne; le disque lavé de blan- 
chälre, interrompant les slries noires sur les nervures médiane et 
sous-coslale, plus blanc entre les points discoidaux, qui sont petits, 
distincts, le supérieur plus éloigné de la base. Lignes transversales 
blanchälres, obliques, se rapprochant sur le bord interne, la première 
droite, rentrant en un pelit angle sur la dorsale el, plus faiblement, 
sur la médiane; sa bordure interne étroite sur la côte, élargie sur le 
bord interne, saupoudrée de noir au milieu. Du côté exlerne elle est 
largement bordée sur la côle de brun strié de noir sur les nervures, sur 
la médiane par un point noir qui se conlinue en une slrie noire sur la 
nervure 2, el d’un point noir sur la dorsale. La deuxième ligne presque 
parallèle au bord externe, ‘droite, rentrant un peu sur le pli discoïdal 
et à peine sur le pli dorsal, largement bordée de noirâtre deux côlés 
sur la côle. L'espace terminal strié de noir sur les nervures, d'un gris 
cendré sur le bord et marqué de points internervuraux noirâtres. mal 
définis. Le pli dorsal est marqué d’une slrie noirälre. Frange ocracé 
pâle, noirâtre à la base et au milieu. Dessous brun uni, la frange jau- 
nâtre avec un large filet brun au milieu et près de la base. Nervulalion 
normale. 

Ailes inférieures gris brunâtre foncé, les nervures et un filet mar- 
ginal plus foncés; la frange blanc jaunätre avec un filet brun près de 
la base. Dessous comme les supérieures, la frange comme en dessus, 
la cellule longue, 3 et 5 de l’angle. 

Tête gris pâle; antennes grises, faiblement annelées de gris foncé, 
en dessous brunâtres, dislinelement crénelées en dents de scie; les 
dents &lroiles; elles sont brièvement ciliées sur deux rangs en des- 
sous. Palpes labiaux aussi longs que la tête el le collier, squammeux, 
renflés au milieu en dessus, où ils sont régulièrement courbes, 
squammeux, en dessous presque droils; le 3° article acuminé, assez 
long; ils sont bruns, blanchälres à la base. Thorax gris ocracé; abdo- 
men gris brunâtre. Palles blanchälres, saupoudrées de gris et de bru- 
nâtre ; les tarses brun foncé, annelés de blanc. 

Se distingue facilement de la Subflavella par sa couleur, celle de 
ses ailes inférieures, ses antennes, etc.; du reste elle est surtout voi- 


— 559 — 


sine de Trapezella. J'ai vu le type de la Remotella Mn, ainsi qu’un type 


de la Confiniella Zeil. 
Ile de Tinos, Corse, Dalmalie, Brousse, Taurus. 


589. B. Trapezella, Dup.,X, pl. 278, 8, p. 186 (Rag., PI. XX, fig. 18); 
Cinerella, Dup., X, pl. 284, 9, p. 353; Saxeella, Zell., Js., 1848, p. 682; 
H.-S., 35, IV, p. 91; Ghalcedoniella, H.-S., pars. (fig. 185, p. 91). 


28 mill.  Aïles supérieures sub-Iriangulaires, mais allongees, 
presque droiles sur la cöle, obliques et arrondies sur le bord externe, 
gris cendré mêlé d’ocrace, lavées d’ocrace sur les plis et entre les nervures, 
surlout sur le bord interne à la base et sur le pli dorsal. Lignes trans- 
versales blanches, fines, espacées ; la première presque verticale, oblique 
sur la côte et sur le bord interne, interrompue sur les plis, précédée 
par une large bande ocracée, saupoudrée largement de noir sur les 
nervures, n’atleignant pas la côte, et lisérée de noir du côlé externe, 
sauf sur les plis. Deuxième ligne {rès rapprochée et parallèle au bord 
externe, droite, faiblement échancrée sur les plis, lisérée de noir du côté 
inlerne, et du côté externe d'ocracé leinte de noirälre sur la côle. Ligne 
marginale noire, interrompue par des stries blanches; frange blanche, 
striée de plusieurs filets brunâtres. Poinls discoidaux obliques, le supé- 
rieur plus éloigné de la base: l’inférieur dans une slrie blanche en fer 
de lance. Dessous gris brunälre päle et uni, la frange un peu plus päle. 

Ailes inferieures semi-lransparenles, blanc jaunätre, faiblement 
teinlees de brunälre, lisérées de brunälre; la frange blanche avec un 
filet brunätre pres de la base. Dessous plus foncé. Cellule courte, 3 et 
5 à peu près d’un point, un peu parallèles, 7 et 8 longues, sub-paralleles, 
paraissant longuement tigées. 

Tele et thorax gris. Palpes gris brunätre, l’article basilaire blan- 
chätre. Thorax gris, teinté d’ocracé postérieurement. Antennes faible- 
ment crénelées (les dents élant très larges, obluses), brièvement ciliées 
sur deux rangs, en dessus gris, [res faiblement annelées de noirälre. 
Abdomen gris brunâtre. Pattes grises, les larses bruns, faiblement 
annelés de blanc. 

Ressemble à Confiniella, mais s’en distingue en général par sa 
taille plus grande, ses ailes plus allongées, relativement plus étroites, 
plus blanches, leur teinte gris cendré mêlé d’ocrace, non slriees de noir 
sur les nervures, les lignes très espacées : la première moins oblique 
que chez Confiniella, en forme de Z, placée obliquement ; la deuxième 
très rapprochée du bord externe, droite, étroitement bordée de noirälre 
et d’ocracé d’une facon continue; le point discoïdal inférieur sur la 
nervure médiane, qui est blanche, en fer de lance; ses ailes inférieures. 


— 25607 — 


pâles, le dessous des ailes gris, la nervulation différente aux ul aus 
les antennes à denis très larges, obtuses, etc. 

Jai étudié les deux types originaux de la Trapezella et Celle 
exislant au Musée national; la Trapezella est plus pelite (24 mill.). 
Sazxeella Z. est sûrement la même espèce, mais la figure 35 d’Herrich- 
Schaeffer n'est pas bonne et ne s’accorde pas avec la description de 
Zeller. 

France mérid. (Montpellier), Corse, Turquie d'Europe, Dalmatie. 


590. B. Seniella, Sigr., Hor. Ent. Ross., XV (1880), p. 205 (47) 
(Rag., Pl. XIX, fig. 11 <, XX, fig. 19 9); Chalcedoniella, H.-S., pars., 
fig. 184, IV, p. 91. 


d 31 mill. 2 29 mill. Ailes supérieures allongées, assez étroites, 
droites sur la côte, abaissées près de l’apex, très obliques et arrondies 
sur le bord externe, assez aiguës à l’apex, blanches, lavées d’ocrace par 
places, surtout sur les plis, et largement avant la première ligne et après 
la deuxième ligne; les nervures à peine marquées en noirâtre, sauf au 
sommet et surtout dans l’espace terminal, qui est {res dislinctement 
strié de noirâtre. Première ligne blanche, placée au milieu, verticale, 
oblique sur la côte, rentrant en de pelils angles sur la médiane et la 
dorsale, marquée extérieurement par un gros point noirâtre sur ces 
nervures et d’une strie noirälre sur la côte, pendant que la large bande 
ocracée qui la précède est saupoudrée de noir sur les nervures et 
n’atleint pas la côte. Deuxième ligne blanche, rapprochée et parallèle 
au bord externe, droite, faiblement échancrée sur les plis, étroilement 
ombrée de noirälre du côlé interne, plus largement sur la cöle, des 
deux côtés. L’extreme bord est saupoudré de noirâtre et de blanc, la 
frange est blanche striee de gris. Points discoidaux obliques, le supe- 
rieur plus éloigné de la base, minuscule, séparé de l’inferieur par une 
tache blanche. Dessous brunâtre pâle liséré de jaunâtre sale sur la côte, 
plus largement sur le bord interne et au sommet, avec deux filels noi- 
râtres sur le bord. 

Ailes inférieures semi-lransparentes, gris jaunâlre pâle, étroitement 
lisérées de brun clair, la frange blanche; dessous plus pâle, la côte 
ocracé brunâtre. Nervures 7 et 8 bien séparées, la cellule assez courte, 
3 et 5 paraissant assez longuement tigées, 2 éloignée de l'angle. 

Têle blanche; antennes blanches, brunes et brièvement ciliées en 
dessous, non crénelées, les articles à peine séparés. Palpes porrigés, 
fortement courbés en dessus au milieu, un peu squammeux, droits en 
dessous, le 3° arlicle long, acuminé ; ils sont blancs, lavés d’ocracé bru- 
nâtre pâle exlérieurement. Thorax blanc lavé d’ocrace. Abdomen gris 


— 561 — 


brunälre pâle. Pattes blanchätres lavées de brunätre, les tarses noi- 
rälres. 

La © a la même forme, mais elle est plus foncée, l’espace basilaire 
et l’espace médian étant fortement et également saupoudrés d’ecailles 
grossières, noirâtres, sur le fond blanc comme sur l'extrême bord de 
l'aile; les points discoidaux sont un peu mieux marqués, la deuxième 
ligne plus sinueuse, rentrant plus fortement sur les plis. Les ailes 
inférieures plus foncées, étant davantage teintées de brunâtre que celles 
du . Les antennes sont grises, pubescentes. Les tibias postérieurs 
(qui manquent dans mon ) sont blanchâtres, à peine saupoudrés de 
noirâtre. La tête grise, en dessus blanche. 

Ressemble surtout à Trapezella, s’en distingue par la couleur 
du fond, qui est blanc, semé d’écailles grossières, alors que Trapezella 
est d'un gris cendré mêlé d’ocracé, avec les écailles extrêmement fines ; 
la deuxième ligne chez Seniella est moins rapprochée du bord. La tête, 
les antennes et les palpes bien plus pâles que chez Trapezella, les 
articles des anlennes moins distincts; enfin, les nervures 3 et 5 aux 
inférieures sont distinclement accolées, paraissant tigées près de leur 
naissance. 

Herrich-Schaeffer a figuré et décrit sous le nom de Chalcedoniella 
trois espèces distinctes. La figure 184 représente une espèce qu'il avait 
reçue sous le nom de Porphyrella, et qui est la Seniella; fig. 185, envoyée 
sous le nom de Chalcedoniella, n’est autre que la Trapezella Dup., et enfin 
le troisième exemplaire recu sous le nom de Ballotella, et représenté 
par la fig. 186, n’est qu’une variété de Cantenerella; en l’elat, le nom 
de Chalcedoniella doit être remplacé par celui de Seniella. 

Turquie d'Europe et Asie Mineure (Taurus, Amasie), fin juin et en 
juillet. Un et une © coll. Staudinger. 


591. B. Haberhaueri, Rag. (Pl. XX, fig. 20). 


32 mill. © Ailes supérieures allongées, étroites, faiblement et regu- 
lièrement courbées sur la côte, obliques, arrondies à l’angle anal sur 
le bord externe, assez aiguës à l’apex, d’un gris brunätre uni, fortement 
et finement saupoudrees de noir, plus fortement dans l’espace médian, 
qui est plus foncé, et sur les nervures, moins sur les plis; la côte au 
milieu est lavée de blanc brunätre, les nervures irregulierement sau- 
poudrées de blanc sale, les points discoïdaux petils, noirâtres, presque 
superposés, très écartés, placés dans deux litures longitudinales d’un 
blanchälre sale, qui affectent la forme d'une tête de lance, et se rejoi- 
gnent au milieu par leur angle latéral. Les lignes transversales sont 
assez rapprochées au milieu de l'aile, obliques, plus rapprochées sur 

36 


— 562 — 


le bord interne, très indistinctes, visibles seulement par la teinle plus 
foncée de l’espace médian, la première paraissant fortement coudée au 
milieu, la deuxième rentrant sur les plis, un peu prolongée sur ia côte 
et le bord interne. La nervure dorsale est dislinetement striée de blanc 
sale. Frange gris brunâtre pâle et luisante, la base blanchâtre. Dessous 
gris brunâtre, plus foncé près de la deuxième ligne, gris jaunâtre à 
l’apex, la frange grise, largement jaunâtre à la base. Nervulation nor- 
male; 10 brièvement parallèle à 8 à sa naissance, divergente ensuite. 

Ailes inférieures à apex prolongé, aigu, gris brunätre pâle, faible- 
ment jaunätres; frange gris jaunâtre pâle ; dessous semblable; la cellule 
moyenne, 3 et 5 paraissant brièvement tigées, 2 assez rapprochée de 
l’angle, parallèle à 3, 7 et 8 longues, paraissant ligées. 

Tête et thorax gris foncé, abdomen gris brunätre. Palpes longs, 
assez minces, squammeux, courbés régulièrement en dessus; le 3° article 
épais, assez long, indistinct; ils sont d’un gris brunâtre, poudrés de 
brun. Antennes brunälres. Pattes blanchätre sale saupoudrées de brun, 
les Libias postérieurs plus päles, les tarses plus foncés. 

Cette espèce, dont je ne connais qu'une ©, ressemble davantage à 
une Megasis, groupe d’Acomptella, qu’à une Bradyrrhoa, mais sa nervu- 
lation, ses palpes et sa forme (comme ©) indiquent plutôt une Bra- 
dyrrhoa; toutefois je ne puis distinguer les palpes maxillaires. 

Margelan. Une © coll. Staudinger. 


Gen. LIPOGRAPHIS!, Rag. 


(North Am. Phye., p. 10.) 


Antennes épaisses, une touffe d’ecailles dans le sinus à la base; palpes labiaux 
épais, larges, porrigés, arrondis en dessus sur le 2° article, squammeux au-dessous, 
le 3° article deflechi; palpes maæillaires invisibles dans les deux sexes. Nervures & 
et 5 aux ailes supérieures rapprochées à la base. Ailes inférieures avec la cellule 
assez courte, 2 bien avant l’angle, 3 et 5 paraissant tigées, 8 très rapprochée de 7. 
— Type : Humilis, Rag. 


Antennes un peu aplaties, pubescentes, la touffe forte, entière, avec 
un sillon au milieu. Palpes labiaux porrigés, aplatis, élargis par des 
écailles grossières en dessous, fortement courbés en dessus, presque 
droits en dessous, le 3° article assez long. Front avec une petite touffe 
conique. Corps grêle; le segment anal du 5 un peu poilu. Pattes 
lisses. 


1. Allusion à la pauvreté de dessins des ailes. 


— 568 — 


-Ailes supérieures sub-triangulaires, faiblement courbées sur la 
côte, obliques, droites sur le bord externe, un peu arrondies à l’angle 
anal, l’apex aigu; avec onze nervures, la cellule assez longue, 2 et3 pa- 
ralleles, 2 assez rapprochée de l’angle, 4 et 5 paraissant tigées, 10 rap- 
prochée et parallèle à 8 à sa naissance. Inférieures faiblement sinueuses 
sous l’apex, qui est un peu aigu; avec huit nervures, la cellule 
moyenne, plutôt courte, les nervures médianes toutes rapprochées sur 
le bord externe, 2 éloignée de l’angle, 3 et 5 paraissent ligées, 4 assez 
courte, ligée sur 5, 7 et 8 tellement accolées qu’elles paraissent abso- 
lument tigées. 

Humilis a les palpes plus courts, le 3° article étant très court et 
couché sur l'extrémité du 2° article. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Première ligne oblique, droite : 
B. Lignes rapprochées sur le bord interne; ailes gris foncé sale, 
faiblement teintées de brun, les nervures striées de 
TO RE Een... Humils. 
*BB. Lignes très écarlées sur le bord interne; ailes plus ou 
moins fauves : 
1. Ailes entièrement fauves ou ocracé clair, les nervures 
saupoudrées de gris et de noirâtre dans l’espace 


médian; lignes blanches, continues. . . . . . . . Leoninella. 
2. Ailes gris brunätre, striées de noir sur les nervures, 
l'espace basilaire lavé d’ocrace; lignes gris sale. . . Fenestrella. 


* AA. Première ligne coudee sur le disque, rentrant en un angle 
long sur la dorsale; ailes très étroites, ocracé jau- 
DA TO RE Te ne ee 0 HS UUOSSCELIE: 


592. L. Humilis, Rag., North Am. Phyc., p. 11 (Pl. XIX, fig. 10). 


22 mill. 4! Ailes supérieures gris sale foncé uni, toules les nervures 
distinetement striées de noirâtre, l’espace basilaire et les espaces inter- 
nervuraux après la deuxième ligne faiblement leinlés de brunâtre, les 
lignes transversales blanchâtres ; la première érès oblique, dépassant le 
milieu du bord interne, très rapprochée de la deuxième, avec les traces, 
très faibles, d’une bande ocracé rougeälre striée de noir sur les nervures. 
Deuxième ligne presque droite, entrecoupant les nervures, striées de 
noirâtre, sauf sur l’extrême bord. Frange gris pâle striée de noirätre. 
Points discoïdaux gros, noirs, suivis d’une éclaircie pâle. | 

Ailes inférieures gris brunâtre, lisérées de brun, la frange plus 
pâle. Dessous des quatre ailes comme chez Fenestrella, mais plus gris. 


— 564 — 


Tête et thorax gris foncé. Antennes gris noirätre, la louffe grise 
saupoudrée de noirâtre. Palpes courts, très larges, fortement arqués en 
dessus ; le 3° arlicle court, couché sur le 2°, gris sale en dessous et du 
côté interne. Abdomen gris sale teinté d’ocracé en dessus à la base. 
Pattes gris foncé. | 

Diffère de Fenestrella par sa taille plus petite, sa couleur gris sale 
uniforme, sa ligne marginale interrompue seulement près de la côte, 
ses palpes plus courts, plus élargis, le 3° article court et couché. 

Californie. Un . dans ma collection. 


- 593. L. Fenestrella, Pack. (Pemp.), Ann. Lyc. N. Y., 1873, p. 259; 
Grote, Bull. U. S. Geol. Sur., 1878, p. 697; Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 
1890, p. 166. (Rag., Pl. XX, fig. 21.) 


24 mill. Ailes supérieures gris brunätre, lavees de gris pâle luisant 
dans l’espace médian, sauf sur la côte qui est saupoudrée de noir; 
l’espace basilaire fortement teinté d’ocracé jaunätre, les nervures sau- 
poudrées de noir sauf sur le bord externe; les lignes transversales fines, 
blanchätres; la premiere est très oblique, atteignant le milieu du bord 
interne, formant des angles rentrants minuscules, marqués d’un point 
noir du côté externe, sur les nervures médiane et dorsale, et précédée 
d’une large bande ocracée, un peu rougeätre, bordée du côté interne 
d’une bande gris pâle très indistincte, et striée de noir sur les nervures. 
Deuxième ligne rentrant à peine sur les plis, à peine coudée au milieu, 
entrecoupant les stries noires sur les nervures, naissant d’une ombre 
noirâtre, oblique, de la côte. Les espaces entre les nervures, du côté 
externe, sont laves d’ocracé. La frange est blanchâtre, striée de gris, et 
précédée d’une rangée de gros points noirs appuyés au bord et n’attei- 
gnant pas la côte. Points discoïdaux distincts, obliques, séparés par une 
tache gris pâle. Dessous brun foncé uni, avec la trace d’une deuxième 
ligne gris jaunätre; le bord interne liséré de gris. 

Ailes inférieures gris brunätre uni, lisérées de brun; la frange blan- 
châtre; dessous semblable avec la trace d’une bande médiane gris 
jaunâtre. 

Tête et thorax gris, les palpes brun noirätre, gris sur le bord infe- 
rieur et du côté interne. Antennes noires, la touffe luisante, grise, irisee. 
Abdomen brunälre, teinté d’ocrace vers la base. Pattes brun noirûtre, 
les tibias postérieurs blanchâtres. 

Je n'ai vu qu'un (ma coll.), etiquele par M. Packard. 

Californie (Amer. Sept.). 


— 66 — 


594. L. Leoninella, Pack. (Pemp.), Ann. Lyc. N. Y., 1873, p. 259; 
Grote, Bull. U. S. Geol. Sur., 1878, p.697; Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 
1890, p. 167. (Rag., PI. XX, fig. 22.) 


d 23 mill. © 22 mill. Ailes supérieures ocracé jaunätre, lavées de 
blanchâtre ou de gris pâle dans l’espace médian, mais moins sur les plis, 
les nervures et la côte largement saupoudrées de noir dans l’espace 
médian, les nervures slriées de noirätre dans l’espace terminal, sauf à 
l’extreme bord. Lignes transversales comme dans Fenestrella. L'espace 
terminal est lavé de gris pâle sur le bord, lequel est marqué d’une 
ligne noire presque continue, atteignant la côte. Frange grisâtre pâle, 
avec au moins quatre filets noirätres, l'extrémité ocracé pâle. Points 
discoïdaux distincts, séparés par une tache allongée, blanche; dessous 
comme chez Fenestrella, mais plus pâle. 

Ailes inférieures gris jaunâtre, teintées de brunätre, lisérées de 
brun; la frange blanc jaunälre; dessous semblable avec la trace d’une 
bande médiane pâle. 

Tête grise, lavée d’ocrace. Thorax ocracé. Abdomen gris cendré, 
teinté d’ocracé vers la base, l’apex brunâtre. Antennes noires, la touffe 
grise, irisée. Palpes gris foncé, le 3° article plus long et plus droit que 
chez Fenestrella. Pattes blanchâtres saupoudrées de gris, les tarses bru- 
nâtres, les tibias postérieurs plus pâles. 

La © ressemble au J'; elle est seulement un peu plus petite, ses 
ailes inférieures sont un peu plus foncées, le point discoïdal supérieur 
manque souvent, l’espace médian est parfois entièrement saupoudré de 
noirâtre; parfois la partie noirâtre borde seulement la deuxième ligne 
et passe en dessous des points discoïdaux; quelquefois la côle est à 
peine poudrée de noir; enfin, dans certains individus, et 2, les 
espaces basilaire et terminal sont d’un ocracé pur sans un atome noir. 

Cette espèce ressemble beaucoup à Fenestrella comme dessins, mais 
elle est un peu plus petite, le fond est ocracé et non gris, elle a une 
ligne marginale noire distincte et presque continue jusqu’à l’apex, alors 
que chez Fenestrella on ne voit que des demi-points ronds, gros, appuyés 
contre le bord, et qui n’atteignent pas l’apex; les palpes paraissent 
aussi plus longs. Comme Fenestrella, elle à une bande grise ou pâle, 
indistincte, avant la bande ocracée de la première ligne. Il se peut que 
cela ne soit qu’une race locale, 

Californie; plusieurs et $ dans ma collection. 


595. L. Suhosseella, Hulst. (Rag., Pl. XX, fig. 23.) 


16 mill. Ailes supérieures très étroites et allongées, à peine élargies 
au sommet, la côte droite, le bord externe oblique, droit, l’apex assez 


— 566 — 


aigu. Ailes d'un ocracé jaunätre sale, légèrement lavées de noirätre sur 
les nervures; lignes transversales de la couleur du fond, visibles seu- 
lement par leurs bordures noirälres; la première anguleuse, fortement 
coudée postérieurement sur le disque, rentrant vers la base en un angle 
long sur la dorsale; elle est très indistincte, marquée du côté externe : 
par une courte strie costale oblique, noirätre, un point noirâtre au- 
dessous sur la nervure médiane et par une ligne anguleuse sur la 
nervure dorsale plus près de la base; elle est précédée d’une tache 
dorsale noirätre assez forte. Deuxième ligne oblique, presque parallèle 
au bord externe, à peine coudée au milieu, bordée de noirâtre des 
deux côtés, plus largement du côté externe. Points marginaux noirs, 
petits, mal définis. Points discoïdaux noirâtres, superposés, peu 
visibles, l’inférieur dans une liture jaunâtre sur la nervure médiane. 
Frange concolore. 

Ailes inférieures gris jaunâtre, les nervures brunätres; deux filets 
bruns sur le bord, la frange blanche. 

Tête gris jaunätre; le thorax ocracé jaunâtre, l'abdomen ocrace 
grisätre, l’apex jaune. Palpes courts, squammeux, horizontaux, le 
2° article renflé au sommet, jaunâtre, lavé de brunätre en dessus; le 
3° article mince, cylindrique, défléchi, brunälre. Antennes brunes, 
l’arlicle basilaire grisälre; elles sont faiblement pubescentes, épaisses, 
légèrement courbées, mais la touffe est réduite à quelques écailles à 
peine en relief. Abdomen en dessous ocracé; les pattes blanchätres, fai- 
blement saupoudrées de gris. 

L'absence d’une touffe distincte dans le sinus des antennes, la 
forme des palpes et des ailes, distingue cetle espèce des autres Lipo- 
graphis; en outre, aux supérieures, les nervures 4 et 5 sont presque 
parallèles et non rapprochées, presque ligees. 

Bahama. Un coll. Hulst. 


Gen. TRACHYPTERYX, Rag. 


® Palpes labiaux lisses, deux fois la longueur de la tête, étendus droit en 
avant, droils, un peu aplatis, avec une dépression longitudinale, à peine renflés 
en dessus; le 3° article court, distinct, cylindrique, droit. Palpes maæillaires longs, 
filiformes, appuyés sur les palpes labiaux. Ailes supérieures assez courtes, ornées 
d’ecailles un peu en relief formant des lignes obliques; avec onze nervures, 4 et 
5 séparées, de l’angle de la cellule, 8 et 9 tigées, 10 de la cellule. Aux ailes infe- 
riewres, huit nervures, la cellule assez courte, 2 bien avant l’angle, 7 et 8 séparées. 


Le est inconnu; les antennes de la 2 simples. Front lisse, la 
trompe forte. Corps assez fort; les pattes fortes, lisses; les ailes supé- 


= Bon = 


rieures légèrement convexes sur la côte, simplement obliques sur le 
bord exlerne, l’apex assez aigu; les inférieures larges, à bord non 
sinueux. 

Les dessins sont remarquables, consistant en lignes ou bandes 
foncées d’ecailles, un peu en relief, dirigées obliquement en arrière, 
depuis la côte, et de deux touffes d’écailles au milieu du bord interne. 

Cet insecte paraît avoir quelque affinité avec le genre Ancylostomia. 


596. T. Magella, Zeller, Isis, 1848, p.870 (Myelois). (Rag., PL. XXXVIII, 
fig. 18.) 


24 mill. Ailes supérieures couleur chair foncé, traversées par quatre 
lignes très obliques d’écailles noires un peu en relief. Ces lignes sont 
parallèles et très rapprochées, les trois premières moins distinctes que 
la dernière, qui s'étend de la côte, un peu avant le milieu, jusqu’à 
l'angle anal; les autres sont disposées, une au-dessous du pli médian, 
la seconde le long du pli, la troisième suit la côte et se continue paral- 
lèlement à la quatrième. Sur la nervure transversale il y a une tache 
gris foncé suivie d'une ligne noire oblique, et les nervures au delà sont 
fortement marquées en noir. Au milieu du bord interne, séparées par la 
nervure dorsale, il y a deux petites touffes d’ecailles noires et rouge-brun; 
la frange est plus claire que le fond. 

Ailes inférieures semi-transparentes, gris-jaune brunätre, un peu 
irisées. 

Tête et palpes rouge-brun luisant. Thorax rouge chair foncé, tra- 
versé longitudinalement par une ligne noire de chaque côté, au milieu 
noirätre. Abdomen gris brunätre, lavé de noirätre en dessus à la base. 
Pattes antérieures rouge-brun, les tarses gris noirätre, les pattes posté- 
rieures presque entièrement gris noirâtre. 

Cap de Bonne-Esp., Natal. Mus. de Berlin et coll. Staudinger. 


Gen. ANCYLOSTOMIA, Rag. 


Front arrondi, avec une touffe conique d’écailles. Antennes aplaties, lisses, 
nues, courbées à la base, avec une assez forte touffe dans le sinus, la touffe entière. 
Palpes labiauæ écartés l’un de l’autre, avec le 2° article long, épais, lisse, ascen- 
dant obliquement contre la touffe frontale, dépassant d’un tiers de sa longueur le 
vertex, courbe en dessus; le 3° article cylindrique, acuminé, moitié du 2°, hori- 
zontal; le 2° article a un sillon renfermant les palpes maæxillaires en forme d’une 
longue aigrette jaune divisée en deux toufles. Corps moyen; l'abdomen en dessous, 
près de l’apex, avec une forte touffe d’ecailles. Pattes lisses, les tibias seuls un peu 
hérissés. Ailes supérieures très étroites, allongées, convexes sur la côte, au delà 


— 568 — 


du milieu, obliques et arrondies sur le bord externe; l’apex obtus; avec onze ner- 
vures, qui sont longues, 2 et 3 parallèles, droites, 2 près de l’angle, 4 et 5 lon- 
guement accolées, paraissant tigées, 8 et 9 longuement tigées, 10 parallèle et très 
rapprochée de leur tige. Ailes inférieures, avec huit longues nervures, 7 et 8longues, 
tigees, 4 et 5 longuement tigées, 3 de l’angle, 2 éloignée, la cellule très courte. 
La'© est plus grande que le , ses antennes sont aplaties, pubescentes en 
dessous; les palpes labiaux sont bien plus longs, surtout le 2° article, qui est pro- 
longé et acuminé par devant, formant un crochet, dont le 3° article, très long, 
cylindrique, mince, acuminé, forme la continuation, l'extrémité des palpes est 
défléchie. Palpes maxillaires cylindriques, squammeux. — Type : Stercorea. 


Ce genre est très voisin d’Etiella, mais s’en distingue par la struc- 
ture des palpes et des antennes, ainsi que par la nervulation. 


\ 


597. A. Stercorea, Zell. (Myelois), Isis, 1848, p. 873; Ignobilis, 
Buller (Anerastia), Proc. Zool. Soc. Lond., 1878, p. 494; Diffissella, 
Zell. (Pemp.), Hor. Ent. Ross., XNI, p. 178 (25), pl. XI, fig. 11. (Rag., 
PI. XX, fig. 25.) 


d' 18 mill. @ 26 mill. Ailes supérieures d’un ocracé pâle vers la 
base et sur le pl discoidal, la côte plus pâle, striée de rougeälre sur les 
nervures, teintées d'une facon égale de brunätre dans la moitié dorsale 
postérieurement, plus étroitement vers la base. Une série noire sur la 
nervure 7, depuis l’apex, ne dépassant pas la 2° ligne ; une autre strie sur 
la nervure 6 depuis le bord, s’étendant au premier tiers de l’aile, deve- 
nant brune. Première ligne invisible; la deuxième érès oblique, indiquée 
par trois courtes siries noires formant des dents sur les nervures 2, 3 et 4. 
Sur le disque, plus pâle, on voit une tache noire triangulaire très dis- 
tincte, suivie par une courte strie sur la nervure 5. D’autres écailles 
noires se trouvent dans la cellule et autour des nervures près de la 
base. Frange brunâtre pâle avec une ligne rougeätre à la base. Dessous 
ocracé brunâtre uni, la frange plus pâle. 

Ailes inférieures blanches, transparentes, irisées; la côte brunie, 
le bord étroitement liséré de brunätre à l’apex, la frange blanche salie 
à l’apex. Tête et thorax ocracé brunâtre, un peu rougeätre, au milieu 
blanchätre; abdomen gris brunätre, plus foncé en dessus; une louffe 
brune en dessous avant l’apex. Palpes blanchälres, la moilié basilaire 
jaune brunâtre. Antennes brun jaunälre, la touffe blanche, noire à 
l'extrémité. Palpes maxillaires jaunes. Pattes blanchâtres saupoudrées 
de gris rougeätre. 

La © est plus grande, ses palpes sont plus longs; les ailes infé- 
rieures sont salies de brun sur le bord, les nervures sont brunes. 

Brésil (Rio, Nouv. Fribourg), Colombie, commencement de mai. 


— 569 — 


598. A. Sauciella, Zeller (Pemp.), Hor. Ent. Ross., XVI, p. 183 (30). 
(Rag., Pl. XXI, fig. 6.) 


20 mill. Ailes supericures d’un rouge cannelle pâle mele de rose, avec 
la côte jaunätre, limitée par une strie brun rougeätre, à contours indis- 
tinels, s’etendant de la base à l’apex. Les nervures sont un peu striées 
de rougeätre et on voit sur la nervure dorsale, au premier liers, un 
petit point noir entouré de blanc; une pelite strie oblique, noirätre, se 
trouve à l’apex. La frange est rosée avec une ligne jaunûtre très fine à 
la base. Dessous brun rougeâtre, plus clair sur les bords, le bord interne 
blanchätre. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre uni, transparenles; la frange plus 
jaune, sans ligne foncée à la base. Dessous comme en dessus, mais plus 
grisätre et irise ; la frange jaune clair, la côte ocracée. 

Tête et thorax rouge-brun; antennes aplaties, jaune brunätre, 
sinueuses vers la base, avec une forte touffe d’ecailles rouge-brun, 
noire interieurement. Front blanc de chaque cöle, rouge-brun au milieu, 
avec une louffe de poils par devant. Palpes du 5 longs, obliques, le 
dernier article deflechi; le 2° arlicle esl gros, squammeux, blanchätre, 
oblique, dépassant de sa moilié le vertex; le 3° article filiforme, très 
mince, moilie de la longueur du 2°, deflechi; ils sont d’un rouge bru- 
nätre. Abdomen ocracé grisätre. Paltes rouge-brun. 

Maraquita (Colombie), 7 sept. ; coll. Zeller. 


Gen. BRTIELLA, Zell. 


(Isis, 1846, p. 733, 755.) — (Mella, Walk., Butler.) 


Front avec une longue touffe saillante, conique, creuse en dessous. Trompe 
forte. Antennes du ' aplaties, lisses, faiblement pubescentes en dessous, sinueuses 
à la base, portant une forte touffe, entière, d’ecailles dans le sinus. Palpes labiaux 
très lisses, longs, aussi longs que la tête et le thorax réunis, cylindriques, lisses, 
porrigés, parfois obliques, réunis en bec; le 3° article distinct, plus mince que 
le 2°, un quart de sa longueur, cylindrique, acuminé, défléchi, divergent. Palpes 
maæillaires très volumineux, longs, formés chacun de deux longues aigrettes. 
jaunes, dont une latérale, naissant du 2° arlicle du palpe maxillaire, l’autre du 
sommet, et renfermées dans le sillon du 2° article des palpes labiaux. Corps moyen, 
sans touffe anale. Pattes lisses, les tibias un peu poilus par devant. Ailes supé- 
rieures allongées et étroites (sauf chez Walsinghamella et Sincerella), la côte 
régulièrement arrondie, le bord externe oblique, arrondi; la cellule moyenne, la 
transversale verticale; avec onze nervures, toutes séparées sauf 8 et 9, 2 à 5 régu- 
lièrement écartées, faiblement convergentes, 10 écartée. Ailes inférieures allon- 
gées, acuminées, faiblement sinueuses sous l’apex, la cellule assez courte, les 


— 570 — 


nervures assez longues; avec huit nervures, 7 et 8 accolées mais libres, 3 et 5 d’un 
point, 2 écartée, 4 de 5. 

La © diffère du 5’ par ses antennes simples et aussi par ses palpes, qui sont 
genicules, porriges; le 2° article étant d’abord oblique, puis deflechi, renflé au coude, 
atténué à l'extrémité, lisse; le 3° article est long, moitié du 2°, qu'il prolonge sim- 
plement, étant élargi à sa base, atténué au sommet; ils sont écartés l’un de l’autre. 

Type : Zinckenella. 


Ce genre se distingue de Laodamia, Elasmopalpus, et les autres 
genres ayant une nervulation similaire, par la forme des palpes. Il a 
quelque analogie avec Vinicia, mais plulôt avec Ancylostomia. 

La seule chenille connue vit dans les gousses de diverses Légu- 
mineuses. 

Certains auteurs ont contesté à Zeller le droit d'employer le nom 
d’Etiella pour le genre, ce nom ayant d’abord servi pour l’espece type 
du genre. J’estime que nous ne devons pas nous arrêter à cette consi- 
dération. 

Le nom générique de Rhamphodes de Guenée est antérieur à celui 
de Zeller, malheureusement il n’est pas appuyé par une description 
quelconque. 

Mella Ragonoti, Butl. (Tr. Ent. Soc., 1883, p. 59), est une Scoparia: 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. La côte avec une strie blanche : 


B. La strie blanche s'étend à l’apex même : 
1. La strie costale d’un blanc pur de la base à l’apex; 
ailes ocrace grisätre; 1" ligne indistincte . . . . . Sincerella. 
2. La strie costale salie sur le bord antérieur de rou- 
geûtre ; ailes grises lavées de rouge; 1" ligne dis- 
tincte, ocracée, bordée d’un bourrelet rouge; la base 
EU EU RES 5 0 & à 6 © d 0 © oo 9 2 bp 0 € Rubribasella. 


*BB. La strie blanche s'étend à près de l’apex : 
CAPremibre l'enetoblITÈR RER ab. Decipiens. 
*CG. Première ligne distincte : 


D. Première ligne précédée d'un bourrelet d’écailles en 
relief : 


E. Le bourrelet est continu, rouge vineux; un point noir 

sur le bord inférieur de la strie costale au milieu : 

1. Supérieures gris foncé luisant, lavees de rouge 

brique, surtout sous la strie costale; 2° ligne assez 
distingte:" rue ne ee NE Zinckenella. 

2. Supérieures d’un gris cendré plus ou moins foncé; 
Dulienelindistin cite CRE nn Schistreolor: 


— 571 — 


EE. Le bourrelet est interrompu, coupé en trois parties : 
1. Espèce petite, d’un gris de fer foncé; la strie costale 
étroite, entière; le thorax couleur mastic foncé. . . Ochristrigella. 
2. Espèce plus grande, d'un gris mêlé de rougeätre; 
la strie costale coupée par une fine ligne noire près 
delabase-dlenthorax OCrACE DCR. 


*EEE. Le bourrelet formé de trois boutons d'un jaune d’or 
métallique, bien séparés; ailes distinctement striées 
de blanc d'argent et d’orange. . . . . . . . . . . Chrysoporella. 


*DD. Premiere ligne sans bourrelet d’écailles, la 1" ligne 
orangée, très large; l'aile fortement lavée de rouge 
un peu orangé; la strie costale très étroite. . . . . Walsinghamella. 


*AA. La côte sans strie blanche; ailes d’un gris brunätre uni, 
1” ligne jaune, précédée de trois boutons en relief, 
Gloin noir MÔÉ de ONE M EE 


599. E. Sincerella, Meyr., Proc. Lin. Soc. N. S. Wales, Ill, p. 204. 


29 mill. 4! Ailes supérieures allongées, assez larges, faiblement 
dilalees au sommet, le bord externe oblique, un peu arrondi; d'un 
ocracé grisätre pâle, tournant à l'ocracé, plus foncé et plus pur vers la 
strie costale, des écailles clairsemées, d’un brun grisälre, sur les ner- 
vures; une assez large bande costale d'un blanc pur de la base à l’apex, 
bordée à la base et à l’apex, en dessous, par des stries courtes, noi- 
râtres et nébuleuses; une strie nébuleuse, brunälre, indistincte, le 
long du bord interne de près de la base à l’angle anal; des indications 
très faibles d’une bande transversale jaune, oblique, avant le premier 
tiers de l’aile, bordée du côté interne par quelques écailles d’un blanc 
d'argent métallique; deuxième ligne d’un brun noirälre nébuleux; 
frange blanche, divisée par deux filets d’un gris brunätre. 

Ailes inférieures blanchätres, vers l’apex et sur le bord externe 
étroitement teintées de gris brunâtre; le liséré marginal brun noirâtre; 
frange blanche, une ligne grise, indistincte, près de la base. 

Tête jaune ocracé, le front cuivré. Palpes labiaux plus de deux fois 
la longueur de la tête, d’un ocracé cuivré mêlé, sur les côtés, d’ecailles 

 noirâtres; la touffe maxillaire d’un ocracé jaunâtre. Antennes du ÿ 
épaissies, (res brièvement ciliées, d’un ocracé brunâtre, annelées de 
blanc en dessus, avec une grande louffe d’ecailles piliformes, noirätres 
en dessus, blanchâtres vers la base, dans le sinus. Thorax blanc, deve- 
nant gris ocracé par devant et sur les côtés. Abdomen d’un blanc 
d'argent, le bord postérieur des segments blanc ocracé. Pattes d’un 
blanc d’argent, les tarses noirätres en dessous. 

Espèce distincte et remarquable, plus grande et à ailes plus larges 


‘ 


— 872 — 


que chez ses congénères, reconnaissable à sa strie costale entièrement 
blanche et la bande transversale presque nulle (Meyrick). 

Sydney (Australie). Un pris en septembre à la lumière (coll. 
Meyrick). Je ne la connais pas en nature. 


600. E. Rubribasella, Hulst, Tr. Am. Ent. Soc., 1890, p. 170. 


« 22 mill. Ailes supérieures avec l’extrême bord de la côte rou- 
geâtre, suivi d’une large bande d’un blanc de crème, s'étendant à l’apex 
même, le reste de l’aile gris foncé un peu jaunälre (seal gray), un peu 
plus clair dans l’espace médian et plus foncé le long de la strie costale; 
la ligne transversale large, ocracée, le bourrelet d’Ecailles rougeätre avec 
le bord externe couleur d’or mélallique, toutes les couleurs très fon- 
dues. La base de l’aile est d’un rouge profond au milieu, et l'aile est 
lavée de rouge profond sur la partie externe de l’espace terminal, et 
sur le bord externe. » 

« Ailes inférieures brunâtres, pâles à la base, très foncées sur les 
bords. Dessous brun noirâtre. » 

« Tête et thorax brun rougeätre; abdomen ocracé rougeätre à la 
base, ocracé à l’apex. » 

« Voisine de Zinckenella, mais les ailes sont plus courtes, l’apex 
plus aigu, l’angle anal moins arrondi; differe en oulre comme couleur, 
néanmoins la Rubribasella pourrait n’en être qu'une variele. » (Hulst.) 

Je ne connais pas cette espèce en nature el M. Hulst n'indique pas 
le sexe. Je pense que son exemplaire est une 2. 

Floride (Am. Sept.), commencement de mai. 


601. E. Zinckenella, Tr., IX, 1, 201; Zeller, Isis, 1839, p. 179, 
1848, p. 755, Hor. Ent. Ross., XNI, p. 177 (24); H.-S., IV, p. 72; Hein., 
p. 154; Berce, pl. 9, fig. 1, p. 289; Piccioli, Bull. Ent. Ital., XIV, pp. 147- 
150 (larva); Stgr., Hor. Ent. Ross., XV, p. 194 (36); Etiella, Tr., X, 3, 
276; F. R., 29, 3, p. 52; Dup., X, 278, 5, p. 180; Mill., Ic., I, p. 248, 
pl. IV, fig. 7-9. 

Majorellus, Costa (Chilo), Faun. Neap., n°19, pl. VIN, fig. 1, p.5 9; 
Colonnellus, Costa (Chilo), Faun. Neap., N° 15, pl. VII, fig. 2, p. 7 d'; 
Dymnusalis, Wlk. (Mella), Cat., XIX, p. 1018 (Sierra Leone); Heraldella, 
Gn. (Rhamphodes), Lep. de la Reunion, p. 72 (Reunion); Albicostalis, 
WIk. (Assara), Cat., XXNIT, p. 80 (Sarawak); Seitivittalis, Wk. 
(Modiana), Cat., XXNIT, p. 83 (Australie); Anticalis, WIk. (Alata), Cat., 
XXVII, p. 108 (Sierra Leone); Indicatalis, WIk. (Arucha), Cat., XXNII, 
p. 202 (Afr. Mer.); Hastiferella, WIk.(Alata), Cat., XXXV, p. 1725 (Nouvelle- 


— 573 — 


Grenade); Sabulinus, Butl., Ann. M. N. H., 1879, p. 455 (Orambus) ; 
(Japon); Spartiella, Rond. (Pemp.), Bull. Soc. Ent. Ital., 1876, p. 19, 
pl. I, fig. 1; Madagascariensis, Saal., Ber. Senck. Ges., 1879-80, p. 307, 
Lep. von Madagascar, p.509 (Madagascar). 

a. ab. Decipiens, Stgr., Berl. ent. Zeit., 1870, p. 195. 


24 à 28 mill. Ailes supérieures allongées, étroites, courbées sur la 
côte, faiblement dilatées postérieurement, obtuses à l’apex, arrondies 
et obliques sur le bord externe; d’un gris foncé, lavées de pourpre par 
places, surtout au-dessous de la strie costale, laquelle s'étend presque 
de la base jusque près de l’apex, où elle s’atténue ; elle est bien blanche 
et lisérée d’ecailles gris rougeätre sur l'extrême bord, plus largement 
au delà du milieu. Première ligne remplacée par une large bande obli- 
que, jaune ocracé, précédée d’un bourrelet d’écailles rouge sombre luisant, 
noirâtre du côté interne, ordinairement séparé indistinclement en trois 
boutons; elle ne se continue pas sur la côte. La deuxième ligne est 
généralement visible, formée de courtes stries noirâtres, formant une 
ligne oblique, droite, rentrant fortement sur le pli discoïdal; parfois 
l’espace médian, plus foncé, la fait ressortir plus dislinctement. Les 
points discoïdaux se laissent deviner, formant une tache nébuleuse. 
Points marginaux strigiformes, pelits, noirâtres, indistinets. 

Ailes inférieures gris brunâtre, un peu irisées, semi-transparenles, 
les nervures brunes, ainsi qu'un double liséré marginal; la frange est 
blanchätre; chez la © les ailes sont plus foncées. 

Tête et thorax ocracé olivätre ou rougeâtre sombre et luisant. 
Palpes bruns, gris pâle en dessous, laves de jaune olivätre en dessus. 
Antennes du  ocracé brunätre, la touffe noirätre du côté interne, 
blanche du côlé externe. Abdomen noirätre, le bord postérieur des 
anneaux jaunâtre. Paltes blanchâtres, fortement saupoudrées de gris 
brun. 

Cette espèce ne varie que par l'intensité de la couleur et la largeur 
plus ou moins grande du liséré foncé de la strie costale pâle; parfois 
aussi les ailes inférieures du sont plus blanches que dans le type. 

Les individus des deux Amériques ne different pas du iype euro- 
péen el africain ; ceux des Indes ont une teinte plus chaude, surtout ceux 
de Ceylan, qui sont fortement teintés de rouge. 

La chenille mesure 16 millimètres; elle est d’un vert pomme, avec 
une large bande, d’un brun rougeâtre obscur, sur le dos. Tête petite, 
couleur d’ambre, avec une ligne brune postérieurement. Prolhorax vert 
avec deux points ronds, noirâtres, déprimés au milieu en arrière, et 
deux semblables, mais allongées et courbées, en avant. De chaque côté 
de ces points on voit un autre suivi d’une tache rougeätre. Points ordi- 


— 574 — 


naires petits, noirs, ceux du dos placés dans de grandes taches blan- 
châlres et surmontés de poils blonds; il n’exisle pas de tache ocellée sur 
le mésolhorax. Stigmales noirs. Pattes écailleuses päles annelées de 
noir. 

Elle vit dans un tube de soie, léger et étroit, à l’intérieur des gousses 
de Colutea arborescens, en devorant les graines; lorsqu'elle les a toutes 
mangées, elle fait un trou dans la cosse pour sortir et pénètre dans une 
autre. Adulte au mois d’aoüt, elle sort de la cosse et se forme une coque 
ovale de soie blanche d’un tissu papyracé et bientôt après se transforme 
en chrysalide, le papillon paraissant en septembre. Souvent une partie 
des chenilles passent l'hiver dans leurs coques sans se transformer et 
le papillon paraît alors fin mai, juin. 

La chenille est parfois très nuisible aux haricots (Phaseolus vulgaris) 
(Lafaury) et vit aussi dans les gousses de Robinia pseudoacacia, Sarro- 
thammus scoparius, Spartium junceum et altaque sans doute beaucoup 
d’autres plantes légumineuses. 

C’est une des espèces les plus répandues sur le globe; on la trouve 
en Europe, Asie, Indes or., Chine, Japon, Afrique, Madagascar, île de la 
Réunion, Bornéo, Australie et les deux Amériques, aussi lui a-t-il été 
imposé une foule de noms. 

Var. Decipiens. L’original de M. Staudinger, une ©, provenant de 
l’Andalousie, ne diffère du type que par l’absence de la bande transver- 
sale orangée et du bourrelet d’ecailles qui l'accompagne, mais l’exem- 
plaire est tellement frotlé à la base des ailes supérieures et à la place 
de la première ligne, qu’il est supposable que la bande a disparu par 
le frottement; pourtant M. Slaudinger dit qu’il a reçu deux exemplaires 
pareils, élevés des gousses d’un genêt par Kalisch. 


602. E. Schisticolor, Zell., Hor. Ent. Ross., XVI, p.178 (25) (Rag., 
Pl. XXI, fig. 2); Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 170; Vilosella, 
Hulst, Entom. Amer., 1887, p. 133). 


26 mill. Ailes supérieures étroites, allongées, faiblement dilatées 
postérieurement, prolongées et aiguës à l’apex, obliques et arrondies 
sur le bord externe; d’un gris cendré, faiblement saupoudrées de noirà- 
tre, un peu teintées de pourpre, la cote avec une assez large strie d’un 
blanc pur, s'étendant de la base à l’apex, et saupoudrée d’écailles gris 
rougeälre sur le bord au delà du milieu; elle n’est pas lisérée de couleur 
foncée inferieurement; une bande orangée, oblique, large, remplace la 
premiere ligne et est précédée d’un bourrelet continu d’ecailles rouge 
sombre, luisantes, en relief. Points discoïdaux indistincts, le supérieur 
placé sur le bord de la strie costale, l’inférieur assez gros; on aperçoit 


— 919 — 


à peine les traces de la deuxième ligne. Frange grise, les points mar- 
ginaux indistinets, noirâtres. 

Ailes inférieures du 4 blanches, transparentes, les nervures et un 
double liséré brunâtres, la frange blanche. 

Tête et thorax ocracé olivätre. Antennes brunes du côlé interne, la 
touffe blanche du côté externe. Palpes ocracé olivälre sombre, gris blan- 
châtre en dessous. Paltes grises, les tibias intermédiaires lavés de blanc. 
La © diffère du par ses ailes inférieures lavées de noirâtre. 

Se distingue de Zinckenella par sa couleur unie, bien plus grise, sans 
teinte rougeätre, la strie costale moins nette, parfois finemerñt saupou- 
drée de gris, par la présence de points discoïdaux plus ou moins bien 
marqués, et par l’absence de la deuxième ligne. 

Californie, Colorado (Amér. Sept.). 


603. E. Ochristrigella, Rag., Mouv. gen., p. 27 (Pl. XXI, fig. 1). 


15 à 18 mill. @ Ailes supérieures d’un gris de fer foncé, luisant, 
mêlé d’écailles rouges poslerieurement, avec une série coslale blanche 
s'étendant de la base jusqu’avant l’apex, atlénuée graduellement vers 
son extrémité et saupoudrée de gris-brun sur le bord au delà du premier 
tiers; elle est bordée en dessous d’une strie ocracé rougeätre sombre qui 
ne s’elend pas jusqu’au bord externe. Premiere ligne large, oblique, 
ocracé rougeûtre, précédée de trois boutons d’ecailles en relief, à reflets 
métalliques, non superposés, obliques, rouge sombre, gris luisant à la 
base, celui du pli discoïdal indislinet. Deuxième ligne invisible. Points 
discoïdaux très indislinels, obliques. Frange concolore; points margi- 
naux peu visibles. 

Ailes inférieures brunâtres avec une teinte jaunälre, un peu irisées, 
les nervures plus foncées, le liséré marginal noir; frange gris noi- 
rälre, blanchätre à l'extrémité avec une ligne foncée à la base. 

Tête et thorax d’un ocracé rougeâtre lavé d’olivätre. Palpes gris 
olivâtre en dessus, blanchälres en dessous. Abdomen noirätre, les 
segments lisérés d’ocrac& pâle postérieurement. Pattes gris brunätre, 
antennes brunes. 

Ressemble à Zinckenella, mais bien plus petite, bien plus foncée, 
les écailles plus luisanles et métalliques, et la première ligne n’est pas 
précédée d'un bourrelet continu. 

Port Moresby (Nlle-Guinee); plusieurs @ prises par M. Kowald, 
d'octobre à janvier. 


= 58 = 


604. E. Behrii, Zell., Isis, 1848, p. 883; Meyrick, Pr. L. Soc. 
N.S. W., IN, p. 205 (Rag., Pl. XXIII, fig. 5); Subaurella, WIk. (Alata), 
Cat., XXXV, p. 1724; Consociella, WIk. (Alata), Cat.. XXXV, p. 1724. 


22 mill. Ailes supérieures grises, saupoudrées de gris noirätre mêlé 
d’ecailles brun rougeätre, lavées de fauve sur le pli dorsal et le bord 
interne au delà du milieu; une strie costale blanche s'étend de la base 
jusque près de l’apex, où elle est à peine atténuée; elle est saupoudrée 
d’ecailles rougeätres et noires sur son extrême bord, sauf au premier 
tiers; l’extr&me base est noire. Au-dessous de la strie costale court une 
sirie fauve aussi large que la coslale, noire à la base et lavée de noi- 
rätre à l’apex. La premiere ligne est oblique, large, fauve, précédée de 
deux boutons superposés d’ecailles rouge-brun, en relief, sur le bord 
interne, et un autre bien plus près de la base sur le pli discoïdal; elle 
se continue sur la côte, formant une strie foncée sur la strie blanche. 
Points discoïdaux peu distincts, noirälres, l’inferieur sur la médiane, 
le supérieur plus petit, placé obliquement sur le disque. La deuxième 
ligne est très rapprochée et parallèle au bord externe; elle cst pâle et 
peu distincte. Frange gris foncé teintée de fauve, précédée de points 
noirätres indislincts. 

Ailes inférieures gris brunälre, plus foncées, noirätres sur les bords 
et sur les nervures; la frange gris pâle avec une ligne brune à la base. 

Tête orangée; thorax ocracé, lavé d’orange au milieu et par 
devant; palpes gris sur les côtés, brun olivâtre en dessus; antennes 
ocracé rougeâtre, nettement annelées de brun en dessus, la touffe 
grosse, ocracée, mêlée de noirâtre du côté interne, blanche du côté 
externe. Abdomen ocracé, fortement lavé de brun, la touffe anale jaune 
d’or en dessous. 

Se distingue de Chrysoporella par l’absence d’ecailles métalliques 
et la position du bouton d’ecailles sur le pli discoïdal. Ochristrigella est 
plus foncée, le bouton d’ecailles du pli discoïdal en ligne avec les deux 
autres; la sirie costale s'étend jusqu’à la base, la têle et le thorax 
n’ont pas d'orangé. 

Melbourne, Sydney, Adélaïde (Australie); commune de septembre 
en janvier. 


605. E. Chrysoporella, Meyr., Proc. Lin. Soc. N. S. W., I, 
p- 206. (Rag., Pl. XXI, fig. 3.) 


d 25 mill. 2 19. Ailes supérieures étroites, à peine dilatées pos- 
térieurement, blanches, saupoudrées de gris brun, surlout sur le bord 
interne et les nervures, qui sont très apparentes, la côte bordée d’une 


— 577 — 


strie d’un blanc d'argent luisant, saupoudrée de brun et de noir sur le 
bord au delà du milieu, s'étendant de près de la base à tout près de 
l’'apex, atlénuée postérieurement. Elle est bordée en dessous d’une large 
strie d'un jaune ocracé pâle, qui s'étend de la base au bord externe, 
finement lisérée de noir sur les nervures; le pli dorsal au-dessous de 
la médiane est également lavé de jaune ocracé pâle. Première ligne 
oblique, convexe extérieurement, large, bordée du côté interne de trois 
gros boutons d’ecailles en relief, couleur de cuivre verdâtre métallique, 
et continuée, chez le , par une fine ligne noire {raversant la strie 
costale blanche. Deuxième ligne et points discoïdaux invisibles ; frange 
blanchätre, traversée par plusieurs lignes grises. 

Ailes inférieures jaunätres, un peu irisées, lavées de brunâtre sur 
les bords ; la frange blanche avec une ligne brunätre à la base. 

Têle du blanche sur les côtés, jaune ocracé luisant au milieu; 
thorax gris mêlé de blanc postérieurement, par devant jaune ocracé 
luisant. Antennes pubescentes, jaune brunätre, la touffe d’écailles d’un 
ocracé mêlé de noirâtre, du côté externe d’un blanc soyeux; abdomen 
ocracé brunätre, le 2° segment ocracé. Palpes gris brunätre, plus päles 
et saupoudres de blanc en dessous; en dessus et du cöle interne, jaune 
ocracé vif. Dessous de l’abdomen blanc ocracé, le thorax jaune d’or, les 
pattes gris brunälre, les Libias des pattes intermédiaires lavés de 
blanc. Dessous des qualre ailes brun jaunätre avec les franges blan- 
châtres. 

La 9 est plus foncée que le ', élant davantage saupoudrée 
d’ecailles gris noirätre; la tete est blanchâtre mêlé d’ecailles ocracé 
brunâtre sur le vertex ; le thorax est d’un ocracé rougeätre pâle, forte- 
ment saupoudré de noirâtre, avec deux stries longitudinales blan- 
chätres; parfois le collier est ocracé jaunälre. 

Se distingue de suite par ses boutons mélalliques bien dislincts, 
disposes en une ligne, et ses couleurs vives. Celles de la Nouvelle- 
Guinee sont plus petiles que celles d’Australie. 

Melbourne, Adélaïde (Australie) (coll. Meyrick), et Port Moreshy 
(Nouvelle-Guinée); quatre © prises par M. Kowald au mois d’aoüt. 


606. E. Walsinghamella, Rag., Nouv. gen., p. 27 (Pl. XXI, fig. 4). 


18 mill.  Aïles supérieures courtes, larges, dilatées posterieure- 
ment, assez aiguës à l’apex, obliques sur le bord externe, arrondies à 
l'angle anal, d’un noir brunätre, fortement lavées de rouge feu posle- 
rieurement, l’extreme base jaune orangé, la première ligne indiquée par 
une très large bande oblique, d'un orangé vif, largement bordée de chaque 
côté de rouge pourpre mêlé d’écailles noirâtres et lustrées. Sur la côte, 

37 


— ANS — 


il y a une étroite sirie d'un blanc jaunätre sale, finement lisérée de 
noirätre, naissant de la base, s’éteignant bien avant l’apex, et large- 
ment bordée de noirätre en dessous. L’extremite de l'aile est plus 
noire et la frange est ocracé rougeätre pâle, lavée de noirätre dans sa 
moitié basilaire. 

Ailes inférieures gris brunätre, saupoudrées de noirätre, les ner- 
vures plus foncées, ainsi que le liséré marginal; frange jaunâtre, la 
moitié basilaire lavée de noirätre. 

Tête et thorax orangés, l'abdomen orangé rougeätre zone de noirätre, 
le segment anal jaunâtre. Palpes ocracés en dessous, orangés en dessus, 
lavés de noirätre vers l’extrémilé. Antennes ocracé rougeâtre, finement 
annelées de brun du côté externe, la touffe du côté interne d’un ocracé 
mêlé de noirâtre, du côlé externe blanche. Pattes brun noirätre. 

Cette espèce, la plus jolie de toutes, est remarquable par la lar- 
geur des ailes et les couleurs vives dont elles sont ornées. 

Port Moresby (Nouvelle-Guinée), trois pris par M. Kowald au 
mois d'août. 


607. E. Hobsoni, Butler (Ceratamma), Proc. Zool. Soc., 1880, 
p. 689. (Rag., PI. XLI, fig. 24.) 


18 mill. 5 Ailes supérieures gris brunätre uni, sans strie costale, 
traversées au premier liers par une bande oblique et droite, jaune, pre- 
cédée de trois points ou boutons d’ecailles en relief d’un noir mêlé de 
rouge, et métalliques ; le dessous d’un brun uni. 

Ailes inférieures gris blanchätre, semi-transparenles, enfumees 
sur les bords et sur les nervures, le dessous blanchätre. 

Palpes labiaux bruns. Antennes brunes avec une forte touffe 
d’ecailles, brune d’un côté, blanchâtre de l’autre. 

Se distingue facilement par l’absence de la sirie costale. Voisine de 
Chrysoporella Meyr. 

Ile de Formose (Chine); trois exemplaires en mauvais état, dans le 
Musée brit. 


Gen. HYPOCHALCIA, Hub. 


(Verz., p. 367; Zell., Isis, 1839, p. 178, 1848, p. 721 ; Oncocera, Guen., Ind., p. 71.) 


Front arrondi, avec une touffe conique d’ecailles. Trompe forte. Antennes 
aplaties, pubescentes, fortement épaissies et courbees près de la base; dans le sinus, 
un fin sillon longitudinal faiblement garni d’ecailles ne formant pas une touffe; 
l'arlicle basilaire long et fort. Palpes labiaux très longs, trois fois la longueur de 
la tête, étendus en avant, réunis presque en forme de bec, le 2° article très long, 
élargi à la base, pressé contre la touffe frontale, coudé en dessus, sa moitié supé- 


5 = 


rieure horizontale, droite, altenuee graduellement; le 3° article un tiers du 2°, dont 
il forme le prolongement horizontal; il est distinet et acuminé. Les palpes sont 
aplatis latéralement, très lisses et luisants, foncés, nettement pâles en dessous. 
Palpes maxillaires longs, minces, en forme de pinceau, mais non en aigrette. 
Corps grele. Palles lisses. Ailes supérieures allongées, presque droites sur la côte, 
le bord externe presque vertical, un peu sinueux, l’angle anal fortement arrondi, 
l’apex obtus; elles ont onze nervures, la cellule moyenne, arrondie à l'extrémité, 
2, 3 el 4 parallèles, rapprochees; 5 convergente un peu avec A, très rapprochée d'elle 
à sa naissance; 8 et 9 ligées, 10 écartée. Ales inférieures avec la cellule courte, 
les nervures longues; huit nervures : 7 et 8 longues, accolées, 4 et 5 longuement 
tigées, 3 de l'angle ou remontant un peu, accolée avec 5, paraissant un peu tigee 
avec elle, 2 écartée. 

La © est bien plus robusle que le !; son abdomen est gros, conique à l’extré- 
mité, les ailes plus courtes, plus arrondies et épaisses; les couleurs plus foncées, 
les dessins oblitérés totalement ou en partie. Les antennes épaissies et courbées 
pres de la base, l'extrémité serratiforme, chez Romanovi, aplaties, lisses. Palpes 
labiaux comme ceux du g'; les palpes maxillaires minces, cylindriques. — Type: 
Ahenella, S. V. 


Les espèces du genre‘ sont très homogènes comme apparence et 
structure, mais elles diffèrent un peu comme longueur des antennes; 
Staudingeri et Cervinistrigahis ont les palpes relativement courts. La 
nervulalion, qui est bien régulière en général, varie d’une facon sin- 
guliere dans Decorella et Fuliginella aux ailes inférieures ; la nervure A 
étant parfois d’une longueur normale, mais ordinairement elle est très 
petite et souvent elle paraît manquer complètement, parfois sur une 
aile seulement. Je n’ai pas cru devoir créer un genre spécial pour ces 
espèces excentriques, qui forment le passage aux espèces à nervure 
médiane lrifide. 

Comme les individus de chaque espèce d’Hypochaleia varient entre 
eux, que la couleur des franges n’est pas très stable et varie suivant les 
sexes, que les femelles sont très rares et diffèrent souvent beaucoup du 
mâle, qu'il est actuellement impossible de se procurer des séries 
étendues de chaque espèce, que plusieurs sont fondées sur des individus 
uniques, je crains que pour certaines espèces la nomenclature qui va 
suivre devra se modifier plus tard, lorsqu'il sera possible de réunir 
davantage de matériaux. 

Les chenilles de deux espèces sont connues; l’œuf d’une espèce 
(Gianelliella) est cylindrique, un peu élargi vers la base, un peu aplati, 
arrondi au sommet, aplati en dessous, avec des côtes longitudinales en 
fort relief; ces côtes sont légèrement sinueuses et sont striées lransver- 
salement. Couleur d’ambre rougeätre. 


1. Indistinctalis, WIk., Cat. XXVII, p. 48, est une Scoparıa. 
Pyralinalis, WIk., Cat. XXNII, p. 45, n’est pas une Phycite. 
Submarginalis, WIk., Cat. XXVII, p. 48, est une Scoparia. 


— 580 — 


TABLEAU DES ESPÈCES 


A. Ailes inférieures avec la médiane quadrifide : 


B. Palpes labiaux courts, seulement deux fois la longueur de 
la tête, le 3° article très court : 

1. Supérieuresbrunes, fortement saupoudrees de blanc; 

lignes blanches, sinueuses; points discoïdaux dis- 

LI CES NE a Meet DEUX EN NE (30 mill. g') 

2. Supérieures gris noirätre, ocracé rougeätre sur les 

plis, la cöte päle, les lignes et points discoidaux in- 

aelimelSo o oo oo on 0 5 » 00 .. (24 mill.) 


*BB. Palpes labiaux longs, trois fois la longueur de la tête, le 
3° article très long et mince : 


G. Lignes transversales distinctes et, en général, très angu- 
leuses : 


D. Inférieures ocracé grisâtre, les nervures plus foncées, la 
frange des inférieures blanche : 

1. Supérieures d’un fauve jaunätre sale, les lignes plus 
pâles, largement ombrées de brunâtre dans l’es- 
pace médian; inférieures d’un fauve brunätre 
Me Mo ON ol Lanta de de (32 mill. ) 

2. Supérieures brunes, fortement lavees et saupou- 
drées de blanc; ligres blanches, bordées de brun 
rouge; inférieures brunes, parfois blauchätres sur 
les plis, surtout en dessous, les nervures plus fon- 


Staudingeri. 


Cervinislrigalis 


Disjunctella. 


CEST ee Ce (25 à 32 mill. S') Candelisequellu. 


DD. Inferieures d’un noir brunätre velouté uni : 


E. La frange des inférieures blanchâtre, mais avec deux 
lignes noirätres plus ou moins épaisses, envahissant 
parfois toute la frange et la rendant brunätre : 


F. Frange des inférieures jaunûtre : 

1. Supérieures brun fauve, saupoudrées de blanc dans 
l’espace basilaire; lignes blanches, non ombrées de 
foncé, sauf chez la ©, qui est plus rouge; une tache 
blanche en fer de lance renfermant le point discoïdal 
inférieur, seul visible; sans ligne ou points foncés 
sur le bord. . . . . . . («30 mill., 2 28 mill.) 

2. Supérieures ocracé brunâtre, teintées de brun-rouge, 
les lignes distinctes, continues, päles; une tache 
pâle surle disque, sans points discoïdaux. (23 mill. 2) 

3. Supérieures brun-jaune rougeätre, plus foncées dans 
l'espace médian; lignes jaunâtre sale, ombrées de 
brun ; points discoïdaux visibles, l’inferieur dans une 
liture pâle; points marginaux marqués. (28 mill. 4) 


Romano. 


Vesperella. 


Rubiginella. 


— 581 — 


*FF. Frange des inférieures brunätre ; les supérieures avec 
une ligne marginale brune, interrompue : 


1. Supérieures brun fauve, saupoudrées de blanc dans 
l’espace basilaire et dans la moitié costale de l’espace 
médian, d’où se détachent les points discoidaux; 
lignesblanches, distinctes, très dentelées. (29 mill. 5‘) 

2. Supérieures d'un rouge hépatique foncé; lignes indis- 
tinctes, très interrompues, blanchätres; points dis- 
coïdaux dans une tache blanche en fer de lance; 
frange blanchätre à l'extrémité. . . .(26 mill. 9‘) 


*EE. Inférieures avec la frange blanche (au moins chez le ); 
points marginaux distincts aux supérieures : 


G. Supérieures d'un brun rougeâtre foncé, fortement sau- 
poudrées de blanc bleuâtre; les points discoïdaux 
distincts, cerclés de blanc; lignes blanches, conti- 
DES AE MA ON TS . + + (26 mill. Y) 


*GG. Supérieures brun jaunätre : 


H. Lignes lrès interrompues, indistinctes : 


1. Supérieures d un fauve brunätre, les nervures striées 
de brun-rouge; les lignes päles, bordées de brun- 
rouge; points discoidaux distincts, l’inferieur dans 
une tache blanche en fer de lance. . . (28 mill. 5‘) 


2. Supérieures courtes, d’un ocracé grisätre, saupou- 
drées de rouge-brun sur les nervures; lignes blan- 
châtres, points discoïdaux peu distincts, séparés par 
une tache blanche, T’inferieur dans une tache plus 
BIandoW ra ee: (24 mill. ) 


*HH. Lignes distinctes, blanches, continues, au moins la 
2°, qui est très anguleuse au milieu; la côte au 
milieu, le disque et le bord de l'aile poudrés de 
blanes ere 0 d'A ES lou oo Le (27 mill.) 


*DDD. Inférieures gris noirâtre uni plus ou moins foncé : 


1. Inferieures gris noirätre, la frange blanche. Supé- 
rieures brun fauve fortement saupoudrées de noi- 
râtre, les nervures striées de noir; lignes pâles, 
continues, ombrées de noirätre, les espaces basilaire 
et médian poudrés de blanc sur la côte; points dis- 
coïdaux distincts, presque réunis en une lunule; 
points marginaux invisibles. . . . . (24 mill. 5‘) 

2. Inférieures noirätre uni, la frange noirätre; supé- 
rieures gris noirätre sale, lavées de noirätre; lignes 
pâles ; points discoïdaux ronds, très distincts. (26m. 9) 


*CG. Lignes transversales plus ou moins distinctes, non angu- 
leuses ou avec les angles arrondis : 


I. Points discoidaux indistincts, parfois invisibles, dans 
une liture pâle : 


Subrubiginella. 


Hepaticella. 


Affiniella. 


Gianelliella. 


Longobardella. 


Bruandella. 


Burgundiella. 


Orbipunctella. 


lo 


— 982 — 


Supérieures ocracé grisälre avec les nervures mar- 
quées en rouge vineux ou brun, la côte et l’espace 
médian souvent rouge vineux ou bruns; lignes pâles, 
très interrompues. La © est plus petite, rouge vi- 
neux luisant uni ou noirätre. (24 mill. \, 19 à 
D mm OB) 6 5 0 9 0 © 8 à 0 9 5 © © 9 010 0 € 
Supérieures brun rougeâtre foncé saupoudrées de 
noir, plus foncées sur le bord interne; on’ devine la 
présence de deux lignes ombrées de noirâtre dans 
l’espace médian; le point discoïdal inférieur seul 
visible. La © est d’un brun-noir uni et luisant avec 
une teinte rougeätre. . . (g' 30 mill., ® 24 mill.) 


II. Points discoïdaux remplacés par une petite lunule, pâle et indis- 


tincte, sur le disque; supérieures noirâtres, saupou- 
drées d’ecailles d'un gris ocracé et plus fortement 
d’orange, surtout postérieurement; le bord de l’aile 
et l'extrémité de la frange orangé; lignes pâles, très 
indistinctes; inférieures noirâtre uni. (22 mill. 4) 


*TII. Points discoïdaux invisibles ou presque : 
J. Lignes distinctes, indiquées surtout par leur bordure foncée 


dans l’espace médian : 


K. Ailes supérieures ocrace grisätre ; lignes distinctes : 


1. 


2. 


Lignes transversales rouge vineux, écartées ou 
presque confluentes, la 2° anguleuse; inférieures 
ocracé brunâtre. . . (23 à28 mill., © 24 mill.) 
Lignes brunes, la 2° presque verticale ; l’aile saupou- 
drée de brun; les inférieures noirätres. (24 mill. 5) 
Lignes pâles, largement bordées de rouge hépa- 
tique dans l'espace médian, l’espace terminal rouge 
hépatique ainsi que la base; inférieures brun noi- 
RME: 0 © 0 5 0 0 © © 6 0 0 0 0.5 (25 mh @) 


*KK. Supérieures ocracé brunätre clair, un peu lavées de 


brun rougeâtre, les nervures brunes, les lignes plus 


pâles, la 1” invisible, la 2° bordée de brun du côté 
interne, les points discoïdaux presque imperceptibles. 
La © est d’un ocracé rougeätre, à lignes plus foncées, 
sans points discoïdaux. . (28 mill. 5‘, 25 mill. ©) 


JJ. Lignes très indistinctes : 
L. Supérieures ocracées, avec les nervures marquées en 


brun rouge : 


M. Supérieures ocracé très pâle : 


Io 


9 


Les nervures nettement indiquées en brun-rouge, la 
cellule plus pâle; les lignes à peine perceptibles, 
comme des ombres rougeätres; inférieures ocracées, 
lesSnenyuresubrunes EN 20 mil Gt) 


. Ailes fortement saupoudrées de brun noirätre, les 


nervures non saillantes, laissant saulement le pli dis- 
coïdal pâle aux supérieures en dessus; en dessous 
noirätre; le pli discoidal blanchätre aux deux 
BIS ee ee RU AV LS 


Lignella. 


Balcanica. 


Fulvosquamella 


Ahenella. 


Fasciatella. 


Ilulstiella. 


Brunneella. 


Dignella. 


Insuadella. 


— 583 — 


*MM. Supérieures brun rougeätre, avec l'apparence, très 


- 


faible, d’une 2° ligne pâle; la base ocracée : 
Supérieures brun rougeätre uni, les nervures plus 
foncées; inférieures jaunâtres, teintées de gris noi— 
râtre; la frange jaune; le dessous tout jaune. 
ee 5 0 à c0 0 0 a 06 2 (6 œil dé) 
Spike plus päles postérieurement : inférieures 
noir brunâtre uni, en dessus et en dessous, y compris 
SEE, 00000  (28-mill. 7) 


*LL. Supérieures d’un noir uni, l’espace médian plus foncé, 


indiquant ainsi la forme des lignes; inférieures noir 
CE CT oil ec) 


*JJJ. Lignes invisibles, les supérieures unicolores : 


Supérieures d'un brun rougeätre très foncé, lavées 
de noir sur la côte; inférieures brun noirätre 

5 9 6 0 0 0 0 0 016 60 & 0.0 (6% mail, &) 
Supérieures subtriangulaires, d’un brun-noir forte- 
ment semées de longues écailles jaunâtres un peu 
en relief; inférieures noir brunätre (26 à 31 mill. 5) 
Supérieures d’un brun noirätre uni et soyeux, la 
frange plus claire et luisante; les inférieures plus 
CES à oa 0 5 5 6 6 à 4e à 1 6) 
Supérieures d’un gris Draht sale, recouvertes 
d’ecailles d'un gris bronzé, la frange plus foncée: 
inférieures gris brunâtre, les nervures plus foncées 


oo oc 0 86 0 à 82 0 0 0 (Co till, ©) 


*AA. Aïles inférieures avec la médiane ordinairement trifide, la 


nervure 4 étant très petite, manquant souvent dans 
les individus : 


N. Frange des quatre ailes blanche; supérieures sans 


U, 


lignes ni points : 
Supérieures d’un brun olivâtre avec une forte teinte 
d’un vert bronzé, la cellule plus ou moins blanchätre; 
inférieures noirâtres, blanchâtres vers la base. 

9 0 6 © 0 b a 5 de 0 (O0 à ml 6!) 


i Supenienres d’un Hrn rougeätre, presque noires, à 


reflets d’un vert bronzé, la Bere discoidale päle 
presque invisible; inferieures d’un noir brunätre 
Mo à o 55 0 0 0 00 0 0 5 Bam. |) Var, 


*NN. Frange des quatre ailes brune; ailes unicolores : 


1. 


Supérieures assez étroites, àpeinedilatées au sommet, 
noires, recouvertes, surtout vers la base, d’ecailles 
d’un vert bronzé très brillant; inférieures gris noi- 
RO 0 © © ba 6 06106 0 © RAR mL ©) 


. Supérieures élargies ai au sommet, d’un brun-noir, for- 


tement saupoudrées d’écailles jaunätres, sans traces 
de dessins; inférieures noir brunätre. . (26 mill. Y) 


Castanella. x 


Oxydella. 


Plutonella. 


Ghilianu. 


Fuliginella. 


Caminariella. 


Griseoaeneella. 


Decorella. 


Erebella. 


Decorella. 


Fuliginella. 


— 984 — 


608. H. Staudingeri, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 241 (Pl. XIX, 
fig. 15). 


30 mill. 4 Ailes supérieures un peu arrondies sur la côte, le bord 
externe droit, un peu oblique, l’apex un peu aigu; ailes d’un brun 
clair, saupoudrees d’ecailles blanches dans les espaces basilaire et médian, 
ainsi que le long du bord externe, les nervures distinctement marquées 
en noir; lignes transversales blanches, fines, sinueuses, interrompues, 
entrecoupant les nervures, la première précédée sur le bord interne 
d’une large bande brun noirätre ne dépassant pas la nervure médiane, 
et plus claire sur le pli. Une bande semblable suit la première ligne. 
Deuxième ligne non bordée de couleur foncée, sauf sur la côte, où la 
ligne coupe une tache d’un brun-noir foncé. La frange est d'un gris 
brunâtre uni, précédée d’une ligne noire, distinctement entrecoupée de 
blanc. Points discoïdaux distincts, obliques, ronds. L’extrême base brun 
rougeälre. 

Ailes inférieures gris brunätre, les nervures largement lavées de 
brumätre, la frange blanche, avec deux fines lignes brunes à la base. 

Dessous des supérieures gris noirâtre, lavées de grisâtre le long de 
la côte, du bord interne, et sur les nervures, notamment sur la nervure 
médiane et à la place de la deuxième ligne. Dessous des inférieures 
gris blanchätre, les nervures et une large bande sous la côte, gris noi- 
râtre; une éclaircie médiane forme la continuation de la deuxième ligne 
des supérieures, s’effacant avant d'arriver à l’angle anal; frange comme 
en dessus. 

Tête brun rougeätre; antennes noirätres sur les côtés, brunes en 
dessus, pubescentes en dessous, fortement courbées près de la base, 
avec un fin sillon dans le sinus, les bords garnis d’ecailles grossières 
ne formant pas une touffe; l’article basilaire épais, brunâtre. Palpes 
labiaux très courts, deux fois et demie la largeur de l'œil, obliques, 
arrondis en dessus, défléchis vers l’extrémité; le 3° article très court, 
défléchi. Ils sont d’un brun foncé, la moitié basilaire blanche. Thorax 
brun rougeätre; abdomen noirätre, finement annelé de blanchâtre. Corps 
et pattes en dessous blanchâtres, fortement saupoudrées d’écailles 
noires ; les tarses presque noirs, annelés de blanc. Abdomen noirätre 
lavé de blanc, l’anus jaune. 

Nervulation de Dignella Hb., mais aux supérieures A et 5 sont très 
rapprochées et parallèles jusqu’à leur moitié. 

Cette jolie espèce se distingue de suite par ses palpes extrêmement 
courls et épais pour une Hypochalcia, et par les nombreuses écailles 
blanches dont les ailes supérieures sont ornées. Sous ce dernier rapport 
elle ressemble à Subrubiginella et à Candelisequella. 


— 585 — 


Un exemplaire est plus fortement et également saupoudré de blanc 
dans les espaces médian et basilaire, les remplissant presque. 
Saisan, A juin. Coll. Staudinger. 


609. H. Cervinistrigalis, Walker, Cat., XXVII, p. 45. (Rag., 
Pl. XLII, fig. 5.) 


24 mill. Ailes supérieures ocracé rougeätre, lavees de noirätre et de 
blanc le long des nervures, laissant très peu de la couleur du fond visible, 
sauf sur le bord interne, les plis et la base de l’aile. La cöle est indis- 
tinclement blanchâtre jusque avant l’apex. La frange est grise, coupée 
en sa longueur par deux lignes brunes et précédée par une rangée de 
points noirs; quelques écailles blanches à la place des points discoïdaux. 
Dessous brun jaunâtre clair. Dessous du corps et les pattes blanchätres, 
ces dernières saupoudrees d’ecailles grises ; la trompe distincte. 

Ailes inférieures brun jaunûâtre clair, la frange blanche, précédée 
par une ligne foncée; la nervure 2 bien avant l’angle de la cellule. 

Tête et thorax brun rougeätre. Palpes courts, assez squammeux, 
géniculés; au-dessus brun grisâtre, au-dessous blancs. Abdomen brun 
jaunâtre clair. 

Ressemble un peu à une Psorosa Dahliella. 

Saint-Domingue. Une 2 coll. Mus. brit. 


610. H. Disjunctella, Zell., Is., 1848, p. 727; H.-S., 26; Dispunc- 
tella, H.-S., IV, p. 88. (Rag., Pl. XXIV, fig. 4.) 


30 à 33 mill. 4 Ailes supérieures relativement larges, d’un fauve 
jaunûtre sale où brunälre, les nervures médianes striées de brun, les 
lignes transversales päles, peu distinctes, ombrées faiblement de noi- 
râtre dans l’espace médian, plus fortement sur la côte, obliques, con- 
vergentes sur le bord interne, anguleuses. La première forme un long 
coude postérieurement sur le pli dorsal et un petit angle, mal défini, 
sur la dorsale. La deuxième rentre en un angle aigu sur le pli discoidal, 
formant un angle saillant postérieurement en dessous ; elle est ensuite 
oblique, droite, échancrée sur le pli dorsal. La côte au milieu est sau- 
poudrée de blanchätre, et sur le disque on voit une tache blanche, en 
fer de lance, renfermant le point discoïdal inférieur, qui est strigiforme; 
le point supérieur est placé un peu obliquement; ils sont très petits et 
manquent parfois. Frange gris brunätre; la ligne marginale brune, 
entière. Dessous brunätre avec la bordure interne de la deuxième ligne 
marquée en brun foncé. 

Ailes inférieures jaunâtres, plus ou moins fortement teintées de 


— 586 — 


brun, avec la cöte plus päle, mais parfois elles sont entierement bru- 
nätres. Dessous plus jaune, plus päle, le pli discoidal jaune. Frange 
blanche. 

Tête, thorax et palpes de la couleur des ailes supérieures; les 
palpes, saupoudrés de noir sur le 2° arlicle. Antennes brunes, fauve 
brunâtre en dessus. Abdomen jaune brunâtre. Pattes ocracées. 

Cette espèce se distingue par sa grande taille, sa couleur jaunâtre 
_et ses lignes indistinctes. 

Orenbourg et Monts Ourals (Russie). 


611. H. Candelisequella, Ev., F. V. U., p. 559; Zell., Is., 1848, 
p. 728; H.-S., IV, p. 87; Hein., 165 (Rag., Pl. XXIV, fig. 3); Propin- 
quella, Ev., Bull. Mosc., 1842, III, p. 564; Uralicella, H.-S., 25. 


25 à 32 mill. 5 Ailes supérieures relativement larges, d’un brun 
fauve, lavées de brun-rouge en bordure des lignes, sur les nervures et le 
bord externe, et saupoudrées finement de blanc; l’espace basilaire, sur- 
tout sur la côte, plus blanc; l’espace médian sur la côte également plus 
blanc. Lignes transversales blanches, interrompues, parfois presque 
continues, disposées comme dans Disjunctella, ombrées distinctement 
de brun-rouge sur la côte et à l’apex. Points discoïdaux peu dislincts, 
l'inférieur mieux marqué, slrigiforme, dans une liture blanche en fer 
de lance. Ligne marginale brun-rouge, interrompue; la frange blanche 
avec deux filets brunâtres. 

Ailes inférieures brun jaunâtre, les nervures brunes, le pli discoidal 
parfois largement jaunätre. Frange d’un blanc pur avec un filet brun à 
la base. 

Dessous des ailes jaune brunätre, les nervures brunes, les plis 
discoidaux jaunâtre pâle, surtout aux inférieures. La nervure trans- 
versale sur chaque aile indiquée par une lunule brune; la deuxième 
ligne des supérieures pâle avec une bordure brune qui se continue sur 
les inférieures. Frange blanche, ombrée de gris à la base. 

Tête et thorax brun jaunälre; antennes brunes, noirâtres en dessous. 
Palpes brun rouge luisant, poudrés de noir, blancs en dessous. Abdomen 
brun grisätre, en dessous, ainsi que les paltes, gris saupoudré de brun 
rouge, les tarses plus foncés. 

Un ç coll. Staudinger, la provenance non indiquée (coll. Led.), est 
plus petit (24 mill.), bien moins lavé de blanc, plus brun, et les lignes 
transversales sont plus distinctes, la frange est presque brune. Les 
ailes inférieures sont plus foncées, de couleur plus uniforme, tout en 
ayant les nervures striées de brun foncé; la frange est très blanche. Le 
dessous des ailes est brun. 


= — 


Candelisequella ressemble beaucoup à Disjunctella, mais ses dessins 
sont bien mieux marqués, sa couleur plus foncée, d’un ton plus chaud, 
plus rouge, pourtant ses ailes sont bien saupoudrées de blanc; le 
dessous est bien différent. 

Orenbourg et contreforts des Monts Ourals, volant communément 
fin juillet et au mois d'août. Deux 4 coll. Erschoff. 


612. H, Romanovi, Ras. (Pl. XLVIT, fig. 11 4,12 2). 


d 30 mill. © 28 mill. Ailes supérieures assez allongées, peu 
élargies au sommel, la côte faiblement courbée, le bord externe oblique, 
arrondi à l’angle anal. Ailes d’un brun fauve rougeätre, fortement sau- 
poudrées de blanc dans l’espace basilaire, vers la première ligne et la 
côle, ainsi que sur la côte au milieu de l’espace médian; les nervures 
faiblement marquées en brun rouge el noirälre. Lignes transversales 
blanches, distincles, presque continues, non ombrées de couleur foncée, 
disposées comme dans Candelisequella. Une tache blanche, en fer de 
lance, sur le milieu du disque, renfermant le point discoïdal inférieur, 
assez distinct, allongé; le supérieur invisible. Frange plus pâle, blan- 
châtre à l’exir&mite, avec deux lignes noirätres vers la base; points 
marginaux invisibles. 

Ailes inférieures noir-brun uni; la frange jaunälre sale, sillonnée 
de deux lignes noirälres. 

Dessous des supérieures brun noirälre, la côte plus pâle; fout 
l'espace terminal ocracé rougeätre; la deuxième ligne jaunätre, mal 
définie, délimitant exactement la partie foncée de l'aile, plus pâle sur 
la côle; la frange brunâtre. Les inférieures brun-noir uni, le pli discoïdal 
seulement étroitement jaunätre; la frange comme en dessus. 

Thorax de la couleur des supérieures; les palpes plus rouges, plus 
foncés, saupoudrés de noir, en dessous et à la base jaunâtres. Anten- 
nes brun rougeälre clair, brunes en dessous, épaissies et courbees à 
la base. Abdomen gris foncé; paltes gris brunälre. 

La © esl un peu plus petite, plus robuste; ses ailes plus élroites, 
dislinctement et régulièrement courbées sur la côle; les ailes d’un 
rouge-brun, fortement mêlé d’ecailles blanches, surtout dans l’espace 
basilaire; les lignes transversales blanches, distinctement plus rap- 
prochées que chez le &, mais disposées comme dans ce sexe, ombrées 
de rouge-brun fonve dans l’espace médian, surlout sur la côte; une 
tache discoïdale blanche comme chez le 5, mais sans points discoidaux. 
Points marginaux nuls; la frange d’un ocracé mêlé de rouge. 

Ailes inférieures brunes, avec une teinte rougeätre; la frange jaune 
‘pâle. 


— 588 — 


Dessous des ailes comme chez le 5, mais d’un ton plus rougeätre 
et plus pâle. 

Tête et thorax rouge brunâtre, les palpes d’un ocracé mêlé de rouge, 
blanchâtres à la base. 

Le 4 ressemble beaucoup à Rubiginella, s’en distinguant par ses 
dessins blancs bien nels, l’absence de points marginaux et les dessins 
du dessous des ailes supérieures, etc. 

La © rappelle beaucoup Vesperella Ev. (fig. 172 de Herrich-Schæffer) 
comme forme, couleur et dessins, mais elle est plus grande, saupoudrée 
de blanc, surtout dans l’espace basilaire; la première ligne est oblique 
jusqu'au pli dorsal et non deux fois anguleuse ; les ailes inférieures 
d’un brun plus rouge; la frange plus pâle. Brunneella lui ressemble 
aussi un peu, mais cette espèce est d’une teinte uniforme, sans écailles 
blanches, avec les lignes indiquées seulement par leur bordure foncée. 

Thian-Chan (Kouldja), un ; et une © coll. Alphéraky, pris en juin; 
la © est étiquetée comme prise le 17 avril; un / coll. Ragonot. 

Dédiée à Son Altesse Imp. le Grand-Duc Nicolas Mickhailovilch 
Romanoff. 


613. H. Vesperella, Ev., F. V. U., p. 558; Zell., Is., 1848, 
p. 728; H.-S., 172, IV, p. 88. 


La description d’Eversmann est simplement comme il suit : 

« Palpi capite etiam duplo longiores porrecti; ant. simplices curva- 
lura basali nuda; alae ant. griseo-fuscae, striga interna obliqua foras 
strigaque externa obliqua, subflexuosis pallidis; poslicae fusco-nigricantes, 
basi pallidiores, eilüs lineaque ciliari nigricantibus vel pallidis. » 

Paulo minor quam Ph. Adelphella et alae breviores, volat in pro- 
montorüs Uralensis. Julio. 

Zeller ne connaissait pas Vesperella et dit que cetle espèce doit être 
placée entre Disjunctella et Rubiginella, mais il ajoute que si, en effet, 
les antennes sont nues, Vesperella ne peut être une Hypochalcia. 

Herrich Schæffer, qui paraît avoir vu les types originaux d’Evers- 
mann, figure sous le nom de Vesperella une © qui ressemble beaucoup 
à la 2 de Romanovi. Voici sa description : 

« Fuscogrisea, strigis ambabus et macula media ovali pallidioribus. 

« Ocracé brunätre, les deux stries transversales et la tache pâle 
au milieu plus pâles. Les points marginaux et discoïdaux invisibles. 
Les ailes inférieures sont d’un gris-noir, vers la base un peu plus 
claires; sa frange blanche, avec un filet foncé distinct près de la base 
et un autre moins distinct avant l'extrémité. » 

Herrich-Scheffer ajoute que l’esemplaire est assez frotté; la cou- 


—_ 989) — 


leur qu'il indique ne concorde pas bien avec la description d’Evers- 
mann, qui ne fait pas allusion à la tache discoidale pâle. Dans la figure 
d’Herrich Schæffer, contrairement à sa description, les points margi- 
naux sont noirs et bien distincts. 

Vole en juillet sur les contreforts des monts Ourals. 


612. H. Rubiginella, Tr., IX, 2, 270; Zell., 1848, p. 725; H.-S., 
198, NL 7% À 


Voici la description de Rubiginella d’après Zeller : 

« Alis ant. luteo vel rubiginoso-fuscis obscuris, strigis duabus interne 
comvergentibus pallidis subserratis, posteriore distinctiore dentata, inter- 
jecla litura pallida puncto fusco notala; posterioribus fuscis ». 

28 mill. 5 Ailes supérieures d’un brun-jaune rougeätre ou brur- 
rouge sombre, plus foncées dans l’espace médian. Les deux lignes trans- 
versales sont pâles, d’un jaunätre sale, rapprochées sur le bord interne; 
la première, placée avant le milieu de l’aile, est très élargie et fondue 
sur la côte, et postérieurement ombrée très fortement de couleur foncée; 
sur la nervure dorsale, elle forme un pelit angle rentrant, dont la 
cavité est remplie de noirätre; cet angle est la partie la plus distincte 
de la ligne. La deuxième ligne est plus mince, plus distincte, un peu 
dentelée, et ombrée de couleur foncée du côté interne, surlout sur la 
côte; elle forme, en face de la transversale, un fort angle saillant, et 
sur la dorsale un autre plus petit. La médiane sur le disque est pâle, 
ainsi que la transversale, mais sans contours distincts; à l’extrémité de 
la médiane se trouve un point allongé, peu distinct, et au-dessus un 
autre point encore plus indistinct. Sur le bord se trouve une rangée de 
points bruns,se fondant en une ligne. Frange brunâtre, à l'extrémité pâle. 

Ailes inférieures d’un brun pâle, tout à fait unicolores. Frange bien 
plus pâle, traversée par deux lignes foncées, dont l’extérieure est la 
moins distincte. 

Dessous des ailes comme en dessus, mais ici et là plus pâle. Les 
supérieures, sur la côte, avec une liture jaunätre qui s'étend à une lache 
brun foncé, au delà de laquelle on apercoit la deuxième ligne, plus pâle 
et très indislincte, qui se continue sur les ailes inférieures, où elle est 
ombrée de brunâtre du côté interne. Aux ailes inférieures, le pli entre 
les nervures 1 b et 1 c, ainsi que le pli discoïdal, sont pâles. 

Tête et thorax brun rougeälre, faiblement luisants, un peu plus sur 
la courte et obtuse touffe frontale. Les palpes sont plus luisanls, cuivrés, 
plus foncés, en dessous blanchälres. Palpes maxillaires couchés, d’un 
brun rougeätre. Antennes brunes, chez le 5 cuivrées, luisantes; dans 
le sinus, sur la partie dorsale, on aperçoit une fine ligne noire. 


— 590 — 


- La © eslimoins rouge que le «, plus foncée, ses ailes moins élargies" 
postérieurement; ses antennes et son gros abdomen la rendent facile- 
mentreconnaissable. Le 5’ a parfois à peine du rouge dans sa couleur 
d’un brun jaunälre. É 

Treitschke dit que les ailes de Rubiginella sont d’un noir inêlé de 
rouge cuivré, mais que la couleur varie considérablement et est plus 
päle ou plus foncée, avecou sans mélange d’écailles blanches, lesquelles 
se trouvent ordinairement entre les lignes transversales près de la 
côte. Les franges sont d’un brun blanchälre, parfois aussi entièrement 
foncées. Au-dessous, elles sont d’un brun-noir avec la trace, sur la côte, 
du commencement de la deuxième ligne. Les inférieures sont entièrc- 
ment d’un brun-noir des deux côtés; la frange d’un brun foncé ou blan- 
chälre. 

La descriplion de Zeller semble exacte et concorde avec celle de 
Herrich-Schaeffer, dont la figure 196 serait typique, mais non la fi- 
gure 197. Toutelois cet auteur dit que les lignes transversales ne sont 
pas ombrées de couleur foncée vers la cöle. 

Je possède un exemplaire donné par Zeller, provenant de Sarepla, 
qui se rapporte à sa description par sa couleur fauve brunätre, plus 
jaune vers la côte, avec les lignes jaunâtre sale, faiblement ombrées 
de noirâtre dans l’espace médian, qui est plus foncé que le reste; mais 
les points discoïdaux et marginaux sont invisibles et en dessous les ailes 
sont entièrement noir-brun avec une très courte lilure jaunâtre, oblique, 
à la place de la deuxième ligne, aux deux ailes; la frange des inférieures 
blanchâtre à l’extrémilé. 

Rubiginella a été prise dans le Ban de Temeswar en Hongrie, 
mais elle est très rare et mal connue. M. Staudinger, qui possède 
pourtant la colleclion d’Herrich-Schæffer, n’a pas des exemplaires 
authentiques. 


615. H. Subrubiginella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 242 
(Pl. XXI, fig. 12). 


28 mill. Ailes supérieures subtriangulaires, droites sur le bord 
externe, arrondies à l’angle anal, assez aiguës à l’apex, d'un rouge 
brumätre vif avec les lignes transversales d’un blanc bleuätre, très rap- 
prochées, obliques et convergentes sur le bord interne; la première 
projelle vers la base un angle sur la nervure médiane et un autre, 
plus distinct, sur la nervure dorsale ; la deuxième est sinueuse, bombée 
et dentée au milieu, rentrant en angles aigus sur les plis. La côte à la 
base, une tache triangulaire au milieu de la côte, n’atteignant pas les 
lignes transversales, une autre sur le disque, entourant le point dis- 


Eee 


coïdal inférieur, et une bande sur le bord de l'aile, d’un blanc bleuätre. 
Point discoïdal supérieur très petit. Ligne marginale rouge brunätre, 
entrecoupée de blanc bleuätre ; la frange gris rougeätre, traversée par 
deux filets noirätres. 

Ailes inférieures d’un noir veloute; la frange grise traversée par 
deux filets noirätres; dessous noirälre avec une leinle rougeâtre, lavé 
par places, entre les nervures, sur les plis, sur les nervures, au milieu 
et à l'extrémité de la côte, d’ocrace. 

Dessous brun noirâtre, la côte des supérieures jaune pâle, inter- 
rompue par la bordure interne, brun-rouge, de la deuxième ligne, qui 
S’apercoit assez distinctement, traversant l’aile et se continuant brieve- 
ment sur les inférieures; l’extrémilé des supérieures, vers l’apex, jaune 
pâle, se fondant dans la couleur brune du resle. 

Tête et palpes d'un rougeätre mêlé de noir, l’article basilaire des 
palpes et: à peine la moitié du 2° article en dessous, blancs. Antennes 
brun rougeätre, fortement courbées à la base, sans sillon, à peine 
pubescentes. Thorax ocracé rougeätre, l’abdomen gris-noir, les pattes 
gris noirälre, teintées de rougeätre. 

Ressemble à Romanowi et Affiniella; se dislingue des deux par sa 
couleur, par ses lignes lransversales bien marquées, très rapprochées 
sur le bord interne; de Romanovi, en outre, par ses lignes et points 
discoïdaux bien mieux écrits, la frange des ailes inférieures et ses palpes 
plus foncés, le 2° article des palpes avec moins de blanc. D’Affiniella 
Subrubiginella se distingue par sa couleur plus claire et plus rouge, 
les lignes et taches d’un blanc bleuâtre et non blanches, et enfin par la 
couleur foncée de la frange des inférieures ; sa couleur et ses dessins 
ne permettent pas de la confondre avec Hepaticella. 

Meran (Tyrol mér.). Un 4 (coll. Staudinger). 


616. H. Hepaticella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr.,1887, p. 242 (Pl. XIX, 
fig. 16). 


26 mili. Ailes supérieures d’un rouge hépatique foncé, ou brun-noir 
mele d’ecailles rougeätres entre les nervures; lignes transversales très 
interrompues, indiquées par des écailles blanches plus ou moins petites 
sur les nervures, et disposées comme dans Affiniella. La côte, dans 
l’espace médian, avec une tache semi-ovale, formée d'écailles blanches, 
et ne touchant pas les lignes. Points discoïdaux entourés de blanc el 
réunis par des écailles blanches, le point supérieur très indistinct, l’in- 
férieur assez visible, strigiforme; une bande indistincte d’écailles 
blanches avant le bord externe, qui est de la couleur du fond. Frange 
brun noirätre, l'extrémité rougeûtre. 


092 


Ailes inférieures d’un noir-brun velouté et uni, la frange plus claire, 
l'extrémité de la frange rougeätre ou parfois blanchâtre. 

Dessous des ailes noirâtre uni, les ailes supérieures, au delà de la 
deuxième ligne, rougeätres ou grisälres; la côte et le bord interne jus- 
qu’à la deuxième ligne, blanchâire. Aux inférieures, les nervures indis- 
linetement lavées de grisätre. 

Les palpes sont comme chez Affiniella, mais la couleur blanche 
n’atteint pas le sommet du 2° article. 

Ressemble à Affiniella, dont elle se distingue par ses ailes supé- 
rieures plus larges, bien moins chargées d’écailles blanches, par ses 
lignes indistinctes, par la frange des ailes inférieures très foncée, par 
la couleur unie du dessous des ailes, les nervures et plis n'étant pas 
lavés distinctement de jaunâtre comme chez Affiniella. 

Je possède, toutelois, un 5’ (de provenance inconnue), dont la 
frange est jaunälre teintée de noirâtre dans la moitié inférieure, avec 
une épaisse ligne noirätre à la base. 

Meran (Tyrol mér.). Deux 5% (coll. Staudinger). 


617. H. Affiniella, Zell., Isis, 1848, p. 730; H.-S. 24, IV, p. 87. 


26 à 28 mill. Ailes supérieures assez étroites, presque droites sur 
la côte, un peu obliques et arrondies sur le bord externe; d’un brun 
rougeätre foncé, fortement saupoudrees de blanc vers la côte, dans l’espace 
basilaire, dans l’espace médian sur la cöle, entre les deux lignes, formant 
une grande tache triangulaire (entourant les points discoïdaux), ainsi 
que le long du bord externe; traversées par deux lignes blanches, fines, 
distinctes et anguleuses. La première ligne est oblique, oblitérée el 
fondue sur la côte, où elle est suivie d’une grande tache noirätre; elle 
forme un angle aigu sur la nervure dorsale. La deuxième ligne est 
oblique, profondément échancrée sur les deux plis, projetant extérieu- 
rement un angle aigu sur la nervure 5 et sur la nervure dorsale. Les 
nervures sont légèrement marquées de noir. Points discoïdaux très 
distincts (pourtant parfois nuls), inférieur gros, strigiforme, oblique. 
Une ligne noire, finement entrecoupée, précède le bord externe. Frange 
noirätre avec une ligne blanchätre à la base, au milieu et à l’extrémité. 

Ailes inférieures noir brunätre uni; frange blanche avec un filel 
noir avant la base. 

Dessous des ailes noirälre, la cote des supérieures et une ligne 
indistincte à la place de la deuxième ligne, ocracé pâle, le bord interne 
blanchâtre ; aux inférieures, les nervures et les plis sont dislinctement 
marqués en ocracé pâle; la frange comme en dessus. 

Antennes noirälres, courbées à la base, avec un sillon. Palpes d’un 


— 593 — 


noir mêlé de jaune orangé; l’article basilaire et la moitié inférieure 
du 2° article jusqu’au bout, blanc; le 2° article, du côté interne, jau- 
nâtre. 

Caucase, deux exemplaires (coll. Staudinger), dont un plus grand 
que le type et sans points discoïdaux (Hongrie, Arménie). 

Rubiginella ressemble beaucoup à Affiniella, mais ses ailes sont 
à peine saupoudrees d’ecailles blanches; ses lignes transversales sont 
bien moins distinctes, la frange des ailes inférieures jaunâtre, traversée 
par une ligne brune; les points discoïdaux sont très indistincts, et les 
palpes sont moins nettement blancs en dessous jusqu’au sommet du 
2° article. 

Zeller, qui décrivait A/ffiniella d’après le type de la figure 24 
de Herrich-Schæffer, dit que les points internervuraux et l’éclaircie pâle 
d'où se delachent les points discoïdaux sont trop fortement marqués 
sur la figure. 


618. H. Gianelliella, Rag. Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 243 (PI. XXI, 
fig. 14 Ç; PI. XLVII, fig. 13 ©). 


28 mill. g' Ailes supérieures d’un jaune brunätre, avec une teinte 
olivätre, les nervures marquées en rouge brunälre foncé, à peine entre- 
coupées par la deuxième ligne, qui est pâle et indislincte, oblique, 
saillante et anguleuse au milieu, un peu anguleuse et échancrée sur 
les plis. La première ligne est oblique, pâle, bordée extérieurement 
par une tache brun foncé, oblique sur la côle, un point foncé sur la 
nervure médiane et un crochet blanc sur la nervure dorsale. La base 
de l’aile est lavée de brun rougeätre. La côte jusqu’à la deuxième ligne 
et l’espace basilaire sont légèrement saupoudrés de blanc. La frange est 
d’un noirätre luisant et précédée d’une ligne rouge-brun interrompue. 
Sur la nervure médiane, sur le disque, on voit une tache blanche triangu- 
laire, un peu prolongée vers la côte, et renfermant le point discoïdal 
inférieur ; le supérieur est très petit. 

Ailes inférieures noir-brun luisant uni, la frange blanc jaunätre, 
avec une fine ligne brune près de la base. 

Dessous des supérieures brun noirâtre, plus pâle sur le bord 
externe; la côte souvent lavée d’ocracé brunâtre, la deuxième ligne fai- 
blement indiquée. Inférieures brun noirâtre, les nervures vers la côte 
plus päles, jaunätres, les plis cellulaires distinctement jaunätres. 

Tête et thorax de la couleur des ailes supérieures. Palpes noir lui- 
sant mêlé de rougeätre, la base blanche, le côté interne blanc jaunätre. 
Antennes fortement courbees à la base. 

La © est d'un brun rougeâtre sombre, lavée de noir sur la côte et 


38 


— 59k — 


le bord interne, sans traces de lignes transversales; pourlant, dans un 
second exemplaire, le fond étant plus pâle, l’espace médian est plus 
foncé ; les lignes transversales sont faiblement indiquées, très rappro- 
chées, pâles, la première ligne oblique, anguleuse sur les nervures, 
la deuxième presque verticale, descendant obliquement au bord interne 
depuis la nervure A. La frange des inférieures est noire, comme l'aile, 
le dessous presque tout noir. 

Piémont (Perona, près de Turin), en mai; une longue série, princi- 
palement des mâles, pris par M. Giacinto Gianelli, de Turin. Je rapporte 
à celte espèce un pris le 22 juin dans l’Achal Tekké, dont les dessins 
sont bien plus marqués en blanc que dans le iype (coll. Romanoff). 

Ressemble comme couleur à Rubiginella, maïs celle-ci n’a pas les 
nervures marquées en brun rougeätre; chez Gianelliella les points inter- 
nervuraux sont plus distincts, l’aile n’est point saupoudrée de blane, 
ses lignes transversales ne sont pas ombrées de couleur foncée, sauf 
sur la côte après la première ligne. En dessous la deuxième ligne est 
bien indiquée et l’espace terminal est visiblement plus clair. Néan- 
moins le Dr. Rebel m’ecrit qu’il a comparé un exemplaire de Gianelliella 
avec plusieurs Rubiginella au Musée de Vienne et considère ces Sp 
comme identiques. 


619. H. Longohardella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 243 
(Pl. XLVI, fig. 23). 


24 mill. 4 Ailes supérieures courtes, assez larges, le bord externe un 
peu oblique et un peu arrondi à l’angle anal. Ailes d’un ocracé grisätre, 
saupoudrées d’ecailles rouge-brun sur les nervures et à l’apex; lignes 
transversales blanchâtres, interrompues, entrecoupant les nervures, 
lesquelles, surtout dans l’espace médian, leur forment une bordure. 
Première ligne oblique, droite, formant un angle vers la base sur la 
nervure dorsale, et s'étendant au milieu du bord interne. Deuxième 
ligne irrégulière, profondément échancrée sur le pli discoïdal, à peine 
sur le pli dorsal, formant un angle sur la nervure 5 et un plus petit sur 
la nervure dorsale. La premiere ligne est bordée extérieurement sur la 
côte d’une bande noirâtre. Une ligne rouge-brun, interrompue, précède 
la frange, qui est rosée et traversée par deux larges lignes noirätres. 
Points discoïdaux peu distincts, séparés par une petite tache blanche; 
l’inferieur allongé, dans une éclaircie blanchâtre. 

Ailes inférieures noir brunâtre uni; la frange blanche, avec une 
ligne noire avant la base. 

Dessous des ailes brun noirätre, teinté de rougeätre; les supe- 
rieures plus claires après la deuxième ligne, qui s'aperçoit comme une 


— 995 — 


ombre noirätre, coupant l’aile dislinetement; la côte, jusqu'à cette 
ligne, est ocracee. 

Ailes inférieures avec toutes les nervures lavées en partie de blan- 
chätre, ainsi que le pli discoidal; le pli abdominal est egalement mar- 
que d’une ligne blanchälre très distincte. Une petite tache ocracée vers 
l’apex indique la continuation de la deuxième ligne des supérieures. 

Tele et thorax gris rougeätre, les antennes noires, fortement cour- 
bées, un fin sillon dans le sinus. Palpes d’un rougeâtre mêlé de noir; 
l’arlicle basilaire et la partie inférieure du 2° article, jusque près de 
l'extrémité, blanchâtre. Abdomen noirätre. Pattes gris brunätre, tein- 
tées de rougeätre. 

Cette espèce, par sa taille, la forme et l’écartement des lignes sur 
le bord interne, ressemble à la Burgundiella, mais sa couleur et ses 
dessins sont bien différents; elle a quelques rapports avec la Gianel- 
liella, mais celle-ci est bien plus grande, d'une apparence grossière, sa 
couleur n’est pas la même. 

Lombardie. Un coll. Staudinger. 


620. H. Bruandella, Gn., Ind. Meth., p. 71 (Rag., PL. XLVII, fig. 10). 


21 mill. g' Ailes supérieures d’un brun roussätre, fortement saupou- 
drées de noirätre sur les nervures et saupoudrées de blanc sur la côte; 
des écailles blanches forment sur le disque une tache qui est plus 
allongée sur la nervure médiane. Les lignes transversales sont assez 
distinctes et épaisses, blanches, la deuxième rentrant un long crochet 
sur le pli discoïdal et ressortant en un angle très aigu sur la nervure 5, 
très oblique en dessous, formant un angle sur la nervure dorsale. Le 
bord de l'aile est saupoudré de blanchätre et est liséré d’une ligne 
noire, épaisse et entrecoupée, formant des points noirs. Frange grise, 
rougeätre à l'extrémité. Dessous brunâtre, un peu plus päle au sommet 
ét plus foncé sur la côte, avec une tache transversale blanche indiquant 
la naissance de la deuxième ligne: 

Ailes inférieures brun-noir uni, plus pâles à la base; la frange, 
chez le G!, blanche avec une ligne brune à la base. 

Palpes brun-noir, un peu métalliques, blancs à la base. 

La © est plus pelite, ses ailes sont plus obtuses, et la côte parfois 
n’a pas d’ecailles blanches. 

Cette espèce se distingue par la disposition de la deuxième ligne, 
laquelle forme un angle très long et très aigu postérieurement au 
milieu. Les lignes sont d’un blanc très pur et les points marginaux sont 
bien distincts. 

Je ne possède que des débris du type de la coll. Bruand), le corps 


— 596 — 


manquant entièrement, et les ailes sont frottées à la base. Je suis obligé 
d'emprunter en partie la description de Guénée. 
Besançon (France orient.), en juillet. 


621. H. Burgundiella, Rag. (Pl. XIX, fig. 17.) 


24 mill. 5 Ailes supérieures assez courtes, presque droites sur la 
cöle, obliques, fortement arrondies sur le bord externe, d’un brun fauve, 
fortement saupoudrées de noirätre, les nervures striees de noir, l’espace 
basilaire et la côte au milieu poudrés de blanc. Lignes pâles, continues, 
peu dislinctes, entrecoupant les nervures, ombrées de noirâtre dans 
l’espace médian. La première est oblique et sa bordure foncée est formée 
d’un point noir sur la dorsale, une strie noire sur la médiane et une 
liture noire le long de la côte. La deuxième est oblique, bombée au 
milieu, naissant d'une ombre costale noire. La frange est brunâtre, et 
sillonnée de deux filets bruns, un autre à la base. Les points discoïdaux 
sont pelits, noirs et distincts, dans un nuage blanchâtre. 

Ailes inférieures gris noirälre uni; la frange d’un blanc pur avec 
une ligne noire à la base. 

Dessous des ailes brun noirätre clair uni; les supérieures avec une 
ligne transversale pâle ombrée de noirâtre du côté interne et se con- 
tinuant sur les ailes inférieures. Frange des supérieures grise, celle 
des inférieures comme en dessus. 

Tête et thorax brun mêlé de noir et de rouge; les palpes d’un noir 
mêlé de rouge, en dessous blancs. Antennes brun-noir, faiblement 
pubescentes. Abdomen brun noirâtre. Pattes brunes. 

Cette espèce est voisine de Bruandella et se distingue par sa taille 
petite, ses ailes inférieures gris noirâtre uni, ses points discoidaux 
distincts, l’absence de points marginaux et la frange, d’un blanc pur, des 
ailes inférieures. Elle rappelle aussi Affiniella H.-S. 

Cette espèce a été prise en plusieurs exemplaires par M. A. Constant 
au mont Rome-Château, près de Nolay, en Bourgogne. 


622. H. Orbipunctella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 243 
(Pl. XLVI, fig. 22). 


26 mill. 2 Ailes supérieures gris noirätre sale, fortement lavées de 
noirätre, sans mélange de rouge ou d’ocracé; lignes transversales de 
la couleur du fond, ombrées de noir dans l’espace médian; première 
ligne indistincle vers la côte, presque verticale, formant un angle ren- 
trant sur la nervure dorsale; deuxième ligne très distincte, la bordure 
noirätre de l’espace médian projette deux dents sur les nervures 4 et 5, 


— 597 — 


où la deuxième ligne est fortement anguleuse, et descend ensuite obli- 
quement jusqu’au pli. Une rangée de points noirs, à contours indistincts, 
précède la frange, qui est noirâtre. Points discoïdaux noirs, ronds, très 
distinels, superposés, dans des éclaircies de la couleur du fond. 

Ailes inférieures noir brunâtre uni; la frange plus claire, avec deux 
lignes noires. 

Dessous des supérieures noirâtre, la deuxième ligne faiblement 
indiquée, l’espace terminal un peu plus clair. Inférieures en dessous 
noirâtre uni; la frange de même, précédée d’une ligne noir foncé. 

Tête et thorax brun noirâtre. Palpes courts, noir métallique en 
dessus, l’article basilaire et l’extrême base du 2: article, en dessous, 
blancs. Pattes brun foncé. 

Ne ressemble à aucune autre espèce du genre Hypochalcia. 

Macédoine. Une 2 coll. Staudinger. 


623. H. Lignella, Hb., texte, p. 30, fig. 57; Tr., IX, 1, 141; Dup., 
X, 277, 2, p. 163; Zell., Is., 1848, p. 732 (pars); Melanella, Tr., IX, 1, 
146 9, X, 3, 170; Zell., Is., 1839, p. 178; 1846, p. 267, 1848, p. 721: Dup., 
Supp., IN, pl. 60, fig. 3, p. 117; H.-S., 72-3, IV, p. 86; Hein., 166; Berce, 
p- 308; Germarella, Dup., Supp., IN, pl. 60, fig. &, p. 118. 


24 mill. Ailes supérieures assez étroites, faiblement courbées sur 
la côte, arrondies à l’apex, un peu obliques dans la moitié costale du 
bord externe, obliques à l’angle anal, d’un ocracé grisätre, la côte, le 
bord externe, le bord interne près de la base et les nervures brun noi- 
râtre, la cellule et le pli discoïdal plus pâles, parfois avec deux points 
discoïdaux peu distincts; lignes transversales indistinctes, la deuxième 
indiquée par une tache costale pâle; la frange gris noirâtre luisant. 
Dessous ocracé grisâtre sale, lavé de brunätre pâle, une tache costale 
pâle à la place de la deuxième ligne. 

Ailes inférieures brun grisâtre clair, les nervures plus foncées; la 
frange blanc jaunâtre avec une ligne noirâtre à la base; dessous sem- 
blable. 

Tête et thorax de la couleur des ailes supérieures, les palpes lui- 
sants, noirs, avec quelques écailles rouges, la base en dessous blanc 
ocracé. Antennes brunes en dessus, noires en dessous, pubescentes, 
fortement sinueuses, squammeuses et avec un sillon dans le sinus. 

Cette description est prise sur un exemplaire qui concorde à la fois 
avec la figure et la descriplion de Hübner, mais cette espèce varie beau- 
coup; d'abord, dans des exemplaires qui se rapprochent du type, les 
nervures sont plus largement lavées de noirâtre, de façon que la couleur 
“du fond disparaît presque. 


— 598 — 


Dans certains exemplaires, la deuxième ligne est plus distincte 
étant pâle, parfois blanchälre, et souvent on voit des traces de la pre- 
mière ligne, souvent encore l’espace médian est plus foncé que le reste, 
faisant alors ressortir davantage les deux lignes pâles. 

Dans d’autres exemplaires, la couleur du fond est d'un ocracé 
chaud, la côte, les nervures et les lignes transversales sont d’un rouge 
vineux; les lignes sont parfois bordées, la première du côté interne, 
ia deuxième du côté externe, de blanchätre; elles se fondent souvent 
dans l’espace médian, qui est alors tout rouge avec un nuage blan- 
châtre sur le disque; la frange est teintée de rouge; les palpes sont 
plus rouges. 

La 2 de Lignella type est plus robuste que le 5‘, d’un noir uni 
avec de faibles reflets métalliques; la frange plus pâle, plus brune; 
le dessous noirâtre uni; les ailes inférieures sont d’un brun noirätre 
uni; la frange gris noirâtre; les palpes luisants, noirs, à peine jaunâtres 
à la base en dessous; les antennes noires, faiblement sinueuses et 
pubescentes. 

Je rapporte à la variété à dessins rouges deux © à ailes d’un rouge 
vineux foncé luisant, un peu violacé, ayant de faibles traces en blan- 
chätre des lignes transversales, très rapprochées sur le bord interne, 
surtout de la premiere; la frange noirätre, luisante, le dessous noirätre, 
rougeätre à l’apex; les ailes inférieures plus claires, plus brunes que 
chez le type; la frange luisante, plus pâle; les palpes fortement teintés 
de rouge. 

Le 5 typique ressemble beaucoup en petit à Dignella. La figure 
de Duponchel est un exemplaire foncé du type, mais le pli discoidal et 
la cellule devraient être plus claires. La figure 72 de Herrich-Schæffer 
est le type rouge très foncé lavé de noirâtre vers la base. Le type rouge 
se confond un peu avec Ahenella, d'autant plus que les deux espèces 
volent en même temps, mais Lignella a toujours les nervures foncées. 

Hübner avait recu de l'abbé Mazzola deux Phycites qu'il figura par 
erreur sous le même nom de Lignella (fig. 35 et 57), mais dans son 
texte, p. 30, il corrigea en Dignella le nom de la figure 35, laissant à la 
figure 57 le nom de Lignella, modification qui fut acceptée par les 
auteurs après lui, mais ceux-ci, sauf Treilschke et Duponchel, ne recon- 
nurent pas la Lignella d'Hübner. 

Treitschke décrivit le d’après la figure de Hübner, et plus loin il 
publia la © sous le nom de Melanella. 

Eversmann décrivit une espèce à ailes grisâtres, un peu métalliques, 
sous le nom de Lignella, de façon que Zeller, ne connaissant pas la 
véritable Lignella Hb., mélangea les descriptions de Treitschke et de 
Eversmann, en quoi il fut suivi par Herrich-Schæffer (qui pourtant avait 


— 599 — 


recu de Eversmann sa Lignella, laquelle est, sans doute, ma Gri- 
seoaencella), et par Heinemann, pendant que la Lignella Hb. était décrite 
par Zeller, Herrich-Schæffer, Heinemann, etc. sous le nom de Melanella. 

Les lypes de Duponchel, décrits et figures sous les noms de Mela- 
nella et Germarella, existent dans la collection du Mus.N. Sa Melanella 
estune © unicolore passée; sa Germarella est une Lignella typique. 

La chenille de Lignella est longue de 10 à 15 mill., d’un vert pâle, 
avec une ligne dorsale caténiforme d’un rouge cerise pâle, et une 
double ligne sous-dorsale semblable. Ces trois lignes sont plus ou 
moins interrompues et distinctes, surtout sur les premiers anneaux, 
parfois à peine visibles. Ligne sous-stigmatale d’un rougeätre pâle, la 
tête d’un brun pâle, la bouche brun foncé. Pattes concolores. 

Elle est adulte au commencement du printemps et se tient dans 
une toile tubulaire au dehors de la racine du Buplevrum falcatum, 
qu’elle ronge. A la fin de mars ou commencement d’avril elle aban- 
donne son habitation et se forme dans la terre un cocon ovale, dans lequel 
elle reste quelques semaines sans se transformer (Eppelsheim, Séeit. 
ent. Zeit., 1871, p. 316). Le papillon vole à partir de la mi-mai et en juin. 

Se trouve en France (Paris, etc.), en Allemagne, Hongrie, Corse, 
Piémont, Livonie, Arménie, etc. 


624. M. Balcanica, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 242. (Pl. XXI, 
fig. 10 , Pl. XXIV, fig. 22); ?Rubiginella, H.-S., fig. 197. 


d 30 mill., $ 24 mill. Ailes supérieures du %' étroites à la base, 
fortement élargies au sommet, le bord externe droit, l’angle apical assez 
aigu, angle anal arrondi. Ailes noires, fortement et irrégulièrement 
recouvertes d’ecailles fauves et rougeätres, grossières, longues, S'amassant 
surtout sur le pli dorsal et sur les nervures; l’espace médian plus foncé 
donne une apparence très faible de lignes transversales épaisses, et on 
semble apercevoir le point inférieur dans une tache plus claire. Frange 
brune, l’extrémité blanche. Points marginaux visibles, mais indistincts. 

Ailes inférieures d’un noir-brun profond et uni; le bord abdominal 
garni de poils jaunes. Frange brun clair, avec une ligne plus foncée, 
l'extrémité blanche. 

Dessous des ailes brun foncé, l'extrémité des supérieures plus claire 
avec de faibles traces de la deuxième ligne; la côte finement lisérée 
d’ocrace brunätre, le bord interne blanchâtre. Aux inférieures, les ner- 
vures sont presque entièrement d’un ocracé brunâtre ainsi que le pli 
discoidal; la frange brunâtre. 

Antennes brunâtres, épaissies et courbees vers la base, avec quel- 
ques écailles grossières ne formant pas touffe, et sans sillon. Palpes 


— 600 — 


aussi longs que le thorax, très lisses et luisants, brun rougeätre, en 
dessous blanc jaunâtre jusqu’au milieu du 2° article, du côté interne 
presque entièrement jaunätres. Touffe frontale forte, assez aiguë. Thorax 
et abdomen grêles, de la couleur des ailes; le dessus de la tête et le 
collier d’un ocracé rougeälre. 

Monts Balcans. Un Ç coll. Staudinger. 

Deux 2 (coll. Staudinger), de la même provenance, sont rapportées 
par M. Slaudinger à cette espèce; elles sont plus petites et plus robustes, 
noires, fortement saupoudrées d’ecailles rougeätres, longues, grossières, 
ne couvrant pas entièrement le fond, et n'ayant aucune disposition à 
former des lignes transversales. La frange est noire avec une ligne 
d’ecailles rougeätres au milieu, et l’extrémité est rougeätre. Les ailes 
inférieures sont d’un brun noirätre plus clair que chez le  ; la frange 
est noirâtre luisant. Le dessous des supérieures est d’un brun noirâtre 
avec une légère teinte grise; les nervures vers le sommet lavées de gris 
ocracé. Ailes inférieures brun noirâtre uni; la frange noirälre et lui- 
sante. Palpes luisants, lisses, entièrement noirs, sauf l’article basilaire 
et l'extrême base du 2° article. 

Le 5' se distingue de Ghiliant par ses ailes plus étroites, ses écailles 
grossières, allongées, semées irrégulièrement, avec une tendance à 
former des lignes transversales; par la couleur du dessous des ailes et 
celle des palpes et la tête, ainsi que l’absence de sillon dans les antennes. 

La figure 197 de Herrich-Schæffer (Rubiginella) ressemble beaucoup 
au j de Balcanica, mais on ne voit pas le point discoïdal dans une 
éclaircie pâle, et la frange des ailes inférieures est entièrement noi- 
râtre. 


625. H. Fulvosquamella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 242 
(Pl. XXI, fig. 9). 


21 à 23 mill. 5 Ailes supérieures courtes, larges, droites sur la 
côte, à peine arrondies sur le bord externe, arrondies à l’angle anal. 
Ailes noires, mais cette couleur disparaît presque, étant recouverte par 
des écailles longues, grossières, orangées, mêlées à des écailles grises, ces 
dernières donnant une très faible apparence de lignes transversales; 
sur le disque, il y a l’apparence d’une lunule pâle. Frange luisante, 
noire, avec une fine ligne grise au milieu, l'extrémité de la frange etun 
fin liséré sur le bord de l’aile, fauve. Dessous brun-noir, saupoudré 
d’écailles ocracées et grises vers l’apex, et finement liséré de noir. 

Ailes inférieures noir-brun uni; la frange plus claire, luisante. 
Dessous brun-noir avec un fin liséré noir, les plis discoïdaux et abdo- 
minaux marqués d’une ligne grise. 


— 601 — 


Antennes noirätres, à la base semées d’ecailles fauves, fortement 
courbées, avec un sillon distinct dans le sinus. Palpes noir luisant, 
l'article basilaire et le tiers du 2 article blanc jaunälre, l’intérieur des 
palpes, sauf à l’apex, grisätre. 

Ressemble à Ahenella, dont elle a la nervulation, mais Ahenella n’a 
pas d’ecailles de deux couleurs sur un fond noir, ses &cailles sont plus 
fines, plus également semees; les ailes ont généralement deux lignes 
rougeälres, distinctes; les ailes inférieures sont bien moins foncées. 

Ala Tau (Asie Centrale). Deux coll. Staudinger. 


626. H. Ahenella (S. V., p. 135, n. Cat.), Hb., 58, texte, p. 31; 
Zk., Germ. Mag., III, 120; Tr., IX, 1, 144, X, 3, 273; Dup., X, 277, 5, 
p. 168; Ev., F. V. U., p. 549; Zett., Ins. Lap., 996; Sodof., Bull. Mose., 
1838, p. 129; Steph., IV, p. 316; Wd., 1483; Zell., Is., 1839, p. 178; 
1846, p. 267; 1848, p. 723; H.-S., IV, p. 86; Stt., Man., Il, 174; Hein., 
166; Berce, 308, pl. 7, fig. 12; Aeneella, Hb., 41, texte, p. 31; Obscu- 
ratus, Hw., Lep. Br., 367; Tetrix, Hw., 486; Aenealis, Hb., Verz., 
P- 368; Neresiik, Hb., Verz., p. 368; Ne Dup., X, DL 277, fig. 8, 
p.172; Luridella (Var.) Schl., Ber., 

a. Var. Gaucasica, Rag. 


23 à 28 mill. Ailes supérieures assez allongées, étroites à la base, 
élargies au sommet, la côte faiblement arrondie, parfois un peu 
sinueuse, l’apex obtus, le bord exlerne un peu oblique, l’angle anal 
oblique, arrondi; ailes d’un ocracé grisätre ou brunätre, teintées et sau- 
poudrées de rouge sombre, plutôt au sommet. Lignes transversales ordi- 
nairement distinctes, rouge-brun, assez fines, la première oblique sur 
la côte, presque verticale ensuite, puis formant un angle rentrant sur 
la nervure dorsale. Deuxième ligne, dans sa partie costale, verticale, 
rentrant en un angle profond sur le pli discoïdal, sa moitié dorsale 
rentrant très obliquement au bord interne. Sur le disque, on voit une 
petite éclaircie pâle, indistincte. Frange rouge sombre, traversée par 
deux filets noirätres. Dessous ocracé brunätre, lavé, de la base à la 
deuxième ligne, de noirâtre; la deuxième ligne lavée de rouge près de 
la côte, laquelle est ocracée. Frange concolore, pres de l'extrémité noi- 
râtre. 

Ailes inférieures légèrement sinueuses sous l’apex, brun noirätre 
clair, les nervures un peu plus foncées, la frange blanc jaunâtre, avec 
un filet noirâtre à la base; dessous semblable. 

Tête et thorax de la couleur des ailes supérieures. Palpes luisants, 
d’un noir fortement mêlé de rouge sombre, en dessous, à la base, blanc 
jaunâtre. Antennes noires, brunâtres en dessus, fortement courbées à 


— 602 — 


la base, squammeuses, un sillon distinct dans le sinus. Pattes brunätres 
teintées de rougeätre. 

La © est plus petite (25 mill.); sa couleur est plus rougeätre, plus 
foncée, les lignes transversales plus rapprochées, se fondant et se réu- 
nissant presque dans l’espace médian, qui paraît, par suite, plus foncé 
que le reste; les ailes inférieures sont plus foncées et les antennes 
sont simples. 

Un pris par M. le D: Rebel, près de Vienne, a une teinte jaune 
olivâtre, avec les inférieures noirätre uni. Cette espèce, du reste, varie 
beaucoup comme taille, couleurs et netteté des dessins. 

: Dans la variété Caucasica, les individus des deux sexes sont plus 
sombres, avec l’espace médian distinctement plus foncé, sauf sur le 
disque au milieu; la frange des inférieures est presque brune. 

La chenille est encore inconnue; celle à laquelle faisait allusion 
Rôssler était la chenille de la Brephia Compositella, d’après une lettre 
que m’Ecrivit Anton Schmid. 

Ahenella vole aux environs de Paris fin mai, juin et juillet, et se 
trouve absolument partout en Europe, dans la Russie méridionale, l’Ar- 
ménie russe, le Caucase, l’Asie Mineure, etc. 


627. H. Fasciatella, Stgr., Hor. Ent. Ross., XNI (1881), p. 87 (23). 
(Rag., Pl. XXI, fig. 6.) 


18 à 26 mill. « Ailes supérieures étroites, sub-parallèles, assez 
larges près de la base, arquées à la base de la côte, droites ensuite, 
aiguës à l’apex; le bord externe presque vertical, oblique à l’angle 
anal; ailes supérieures d’un ocracé grisätre mêlé de rouge sombre, 
lavées de noirätre vers la base, surtout sur la côte et le bord interne, 
traversées par deux lignes d’un rouge-brunätre sombre, presque noi- 
râtres, à contours indistinels, assez rapprochées, la première plus 
foncée, plus large, oblique jusqu’au pli discoïdal, presque verticale 
ensuite. Deuxième ligne presque verticale, droite, faiblement coudée, 
la cellule et le pli un peu plus clairs. Frange concolore, mais plus grise. 
Dessous fuligineux, plus pâle, roussâtre à l’apex, la couleur foncée indi- 
quant la place de la deuxième ligne, qui est fortement coudée au milieu. 

Ailes inférieures brun-noir uni, avec un reflet pourpre; la frange 
plus pâle avec un filet noir à sa base; dessous d’un brun-noir uni, la 
frange gris pâle, noirâtre à la base. 

Tête et thorax bruns, lavés de noir; palpes noirs, luisanis, avec des 
reflets métalliques; en dessous, à la base, blanc jaunâtre. Antennes 
noirälres, faiblement pubescenles, sinueuses et un peu squammeuses 
à la base, sans sillon. Abdomen brun noirâtre. Pattes brunes. 


— 603 — 


Parfois la deuxième ligne est bordée de couleur pâle, et quelque- 
fois il n’y a aucune trace de lignes transversales. 

La © (prise à Schahkuh, le 7 août, coll. Staudinger) est plus petite 
(22 mill.) et plus robuste. Ailes et frange d'un noir brunätre très foncé, 
luisanles, sans aucun dessin. Ailes inférieures noirätre uni, plus claires 
et plus mates que les supérieures. Antennes très légèrement courbées 
vers la base. Palpes d’un noir-brun foncé luisant, avec l’extr&me base 
de l’article basilaire blanchâtre. Pattes et corps en dessous noir-brun, 
à reflets métalliques. 

Elle ressemble à la © de Ghilianiü Stgr., mais à ailes plus courtes, 
plus noires, les palpes plus squammeux, et dans Ghilianü l’article 
basilaire des palpes est entièrement blanc, ainsi qu’une petite partie du 
2e article en dessous et, en outre, aux ailes inférieures les nervures 4 
et 5 sont brièvement tigées chez Ghilianü et longuement tigées chez 
Fasciatellu. 

La Fasciatella ressemble surtout à Ahenella, mais Ahenella n’est 
pas saupoudrée ou lavée de noirâtre et la deuxième ligne rentre forte- 
ment sur le pli discoïdal et est distinctement coudée du côlé externe. 

Amasie (Asie Mineure) en juin; Schahkuh au mois d’août. 


628. H. Hulstiella, Rag., North Am. Phyc., p. 11 (Pl. XXI, fig. 5); 
Hulst, Trans. Am. Ent. Soc., 1890, p. 168. 


23 mill. 9? Ailes supérieures assez étroites, un peu élargies pos- 
térieurement, la côte faiblement arrondie, un peu sinueuse au milieu, 
arrondie à l’apex, le bord externe oblique, arrondi à l’angle anal. Ailes 
luisantes, d'un ocracé grisätre fortement mêlé de rouge-brun foncé, l’es- 
pace terminal et les lignes transversales d'un rouge-brun foncé; celles-ci 
sont assez rapprochées, très larges, à contours indistincts, un peu 
obliques, parallèles, la deuxième, dans sa moitié dorsale rentrant très 
obliquement, très rapprochée, et se fondant dans la première ligne, 
suivie d’une bordure de la couleur du fond. La base de l'aile est lavée 
de brun noirätre mêlé de rouge sombre. Frange brun-noir luisant, pré- 
cédée d’une fine ligne noire. Dessous noir fuligineux, la frange plus 
foncée et lisérée, ainsi que la côte, de roussâtre. 

Ailes inférieures brun noirätre uni, à reflets pourpres, les nervures 
à peine plus foncées, la frange plus pâle, une ligne noirätre à sa base. 
Dessous semblable. 

Tête et thorax d’un rouge brunâtre mêlé de noir. Palpes luisants, 
d’un noir mêlé de rouge sombre, en dessous, à la base, ocracé rou- 
geätre. Antennes noires, à reflets rougeätres, non courbées. Pattes 
brunes, fortement lavées de rouge sombre. 


— 604 — 


Ressemble à Ahenella ©, mais la deuxième ligne ne rentre pas sur 
le pli discoïdal, el l’espace terminal est aussi foncé que les lignes trans- 
versales, de facon que le fond pâle ne s’apercoit qu'un peu avant la 
première ligne, faiblement dans l’espace médian et enfin comme bor- 
dure de la deuxième ligne, l’insecte est ainsi presque entièrement d’un 
brun-rouge; la frange des ailes inférieures est aussi plus foncée que 
chez Ahenella. 

Un exemplaire très frais, sans abdomen, provenant du Texas (Amer. 
Sept.), dans ma collection. 


629. H. Brunneella, Ev., Bull. Mosc., 1844, III, p. 599, pl. 16, 
1a—c, F. V. U., 560; Zell., Is., 1848, p. 730; H.-S., 167-8, IV, p. 88. 


d 30 mill. © 26 mill. Ailes supérieures étroites à la base, larges 
au sommet, droites sur la côte, presque droites jusqu’au milieu sur le 
bord externe, puis coupées obliquement à l’angle anal; d’un ocracé bru- 
nâtre clair, un peu lavées de brun rougeätre, les nervures distinctement 
marquées en brun, la première ligne invisible, la deuxième un peu plus 
claire que le fond, presque verticale, bombée au milieu; la frange brun 
clair, traversée par trois lignes d’un brun foncé. Points discoïdaux très 
petits, presque imperceptibles. Dessous ocracé, le disque brunätre. 

Ailes inférieures gris brunätre, plus foncées vers le bord, les ner- 
vures et le bord de l’aile brun foncé, la frange blanche; dessous ocracé 
pâle, saupoudré d’ecailles foncées sur la côte et vers l’angle abdominal; 
les nervures marquées en brun, ainsi que le liséré du bord; la frange 
blanche. 

La tête et le thorax brunätres; les antennes brunes, courbées et 
squammeuses vers la base, un sillon distinct dans le sinus. Abdomen 
brun noirätre, en dessous ocracé brunätre; les pattes ocracées, les 
tarses plus foncés. 

La © est bien plus robuste et plus petite, les supérieures très 
étroites, d’un rouge brunätre avec les lignes transversales (rès rappro- 
chées, d’un rouge-brun foncé, épaisses, à contours indistincts; la pre- 
mière est presque verticale, placée au milieu de l'aile, la deuxième un 
peu sinueuse, projetant un angle sur la nervure 5, puis descendant 
obliquement au bord interne. Points discoïdaux remplacés par une 
petite tache plus claire que le fond. Ailes inférieures brun-ocracé rou- 
geätre, la frange jaunätre. Dessous des ailes ocracé rougeälre, plus 
foncé sur les bords, avec la deuxième ligne des supérieures marquée 
distinctement en noirätre. Tête et thorax rouge ocracé brunâtre; les 
palpes rouge brunätre, jaunâtres à la base; les antennes brunes, apla- 
ties, épaisses; les pattes ocracé rougeätre. 


— 605 — 


La Brunneella ressemble beaucoup à Dignella Hb., mais ses ailes 
sont plus courtes, plus larges, le fond est plus brun et ne forme pas 
une liture claire sur le disque ; elle s’en distingue en outre par la pré- 
sence de lignes transversales et par ses ailes inférieures plus foncées. 
La figure 167 de Herrich-Schæffer n’a pas les nervures marquées aussi 
distinetement que dans le type que je décris, les ailes sont plus larges 
à la base et les points discoïdaux plus distincts. 

Un coll. Lederer (coll. Staudinger), à palpes brisés, et une 2 (coll. 
Erschoff) provenant de Kasan. 


630. H. Dignella, Hb., texte, p. 30; Tr., IX, 1, 143; Ev., F. V. U., 
549; Zell., Isis, 1839, p. 178, 1848, p. 731; Hein., p. 167; Berce, 310; 
Lignella, Hb., 35; Dignalis, Hb., Verz., 367; Dignellus, Zk. (Chilo), Germ. 
Mag., II, 106. 
a. Var. Insuadella, Rag. 


27 à 31 mill.  Aïles supérieures allongées, la côte droile, arron- 
die à l’apex, le bord externe vertical, oblique et arrondi à l’angle 
anal; elles sont ocracees, un peu lavées de roussätre, la cellule discoïdale 
distinetement plus pâle que le fond, la côte et le bord interne lavés de 
brunâtre ou de noirätre mêlé de rougeâtre foncé; toutes les nervures 
dislinetement marquées en rouge sombre mêlé de noirätre ou de brun, 
avec une faible trace ou éclaircie très indislincte à la place de la 
deuxième ligne, ou parfois on aperçoit deux ombres indistinctes, d’un 
brun rougeälre, indiquant faiblement les deux lignes transversales, 
rapprochées, plus écartées sur la côte, presque droites, Frange rouge 
sombre, luisante, traversée par deux filets noirs. Dessous ocracé jau- 
nâtre lavé de noirâtre dans la moitié costale vers la base, la côte au 
sommet lavée de roussäfre. 

Ailes inférieures ocracé jaunâtre, plus ou moins lavees de brun 
noirätre, les nervures distinctement et largement lavées de brun noi- 
râtre, ainsi que le bord de l'aile; frange d’un jaune pâle pur avec un 
filet noir à la base. Dessous ocracé jaunälre, très faiblement lavé de 
brunâtre, la côte plus foncée, les nervures concolores. 

Tête et thorax ocracé mêlé de rouge sombre. Antennes un peu 
aplaties, noirälres, lavées d’ocracé, sinueuses à la base avec un sillon 
distinct dans le sinus. Palpes rouge sombre mêlé de noir, luisants, la 
base en dessous jaunâtre. Abdomen ocracé saupoudré de noirâtre. 
Pattes d’un ocracé mêlé de rougeätre et de noir, les pattes postérieures 
plus pâles. 

Je ne connais pas la © ; elle ne paraît pas avoir été décrite. 

Var. Insuadella, Rag. Je désigne sous ce nom certains individus 


— 606 — 


provenant d'Autriche et de la Transcaucasie, dont les ailes inférieures 
sont plus fortement lavées de noirâtre en dessus et en dessous alors 
qu’en dessous elles sont marquées d’une slrie longitudinale blanchâtre 
sur le pli-discoidal. Les ailes supérieures, de même, sont d’une teinte 
ocracé brunälre ou rougeätre sombre, avec la cellule et le pli cellulaire 
ocracé pâle. En dessous, elles sont aussi fortement lavées de noirätre 
et marquées d'une strie pâle sur le pli discoidal. 

Jai expliqué déjà (page 598) pourquoi le nom de Dignella doit être 
conservé à cette espèce, au lieu de celui de Lignella, qui parait le plus 
ancien. 

Autriche, Hongrie, Russie mer., Transcaucasie, en juin et juillet. 


631. H. Castanella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 242 (Pl. XIX, 
fig. 18). 


28 mill. Ailes supérieures semblables comme forme, couleur et 
dessins, à celles d’Oxydella, mais la leinle ocracée s'étend davantage 
et d’une façon irrégulière vers le sommet, dépassant la deuxième ligne, 
qui est très indistincte, et plus prononcée à la base que chez Oxydella, 
faisant apparaître le milieu de l’aile très foncé. La frange est d’un 
rouge-brun uni avec deux filets noirs. Dessous noir fuligineux, avecune 
éclaircie ocracé roussâtre sur la côte à l’apex. 

Ailes inférieures noir-brun uni, avec un reflet pourpre; la frange 
noirätre avec une ligne noire à la base. Dessous d’un noir fuligineux 
foncé, la frange gris-noir. 

Tête et thorax ocracé rougeätre mêlé de noir. Palpes rouge sombre 
mêlé de noir; en dessous, à la base, blanc jaunätre. Antennes comme 
chez Oxydella. Abdomen noir fuligineux. Pattes d’un ocracé fortement 
mêlé de rouge sombre et de noir. 

Ne peut être confondue qu'avec l’Oxydella, mais s'en distingue 
immédiatement par la couleur de ses ailes inférieures et du dessous 
des quatre ailes. 

Un (coll. Alphéraky), pris à Thian-Chan (Kouldja), à 2000 pieds, 
en mai. 


632. H. Oxydella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 242 (PI. XIX, 
fig. 19). 


28 mill.  Aïles supérieures allongées, assez élroites, presque 
droites sur la côte, presque verticales sur le bord externe, un peu 
arrondies à l’angle anal, assez aiguës à l’apex, d’un brun rougeätre uni, 
un peu lavées de noirälre vers la base sur la côle, les nervures et les 


— 607 — 


plis; l’espace médian plus clair, faiblement ocracé, ainsi que l’extrême 
base. Première ligne invisible; la deuxième, limilant la partie claire, 
est un peu plus pâle, coudée au milieu postérieurement, concave sur 
les plis, formant un petit angle sur la nervure dorsale. Frange conco- 
lore, jaunätre au milieu, avec un filet noir à la base et un autre près de 
l'extrémité. Dessous ocracé, la moitié costale saupoudrée de noirätre 
vers la base, teinté de rouge-brun au sommet, la côte à l’apex avec une 
tache brune continuée sur la frange. 

Ailes inférieures ocracé jaunâtre, saupoudrées d’une façon égale 
d’ecailles noirätres, qui brunissent le fond sans le cacher ; les nervures 
à peine plus foncées, la frange jaune, brunie à l'extrémité. Dessous 
d’un jaune d’or uni luisant, la frange gris jaunätre clair. 

Tête et thorax brun rougeâtre. Antennes un peu aplaties, pubes- 
centes, noirâtres en dessous, brun rougeâtre, un peu squammeuses en 
dessus, le sinus faible, mais marqué d’un long sillon très distinct, garni 
d’ecailles des deux côtés, mais ne formant pas de touffe. Palpes aussi 
longs que le thorax et la tête réunis, brun rougeätre luisant mêlé de 
noir, l’article basilaire et le 2° article en dessous, à sa base, blanc jau- 
nätre. Abdomen ocracé sale, presque entièrement saupoudré de noir. 
Dessous du corps et les pattes noirätre mêlé de brun-rouge, les tarses 
ocracé rougeâtre, ainsi que les tibias des pattes postérieures. Aux supé- 
rieures, 4 et 5 convergent presque à un point. Aux inférieures, 3 et 5 
paraissent brièvement tigées. 

Se distingue de toutes ses congénères par la couleur de ses ailes 
inférieures, mais ressemble a Castanella comme couleur des ailes supé- 
rieures. 


Thian-Chan (Kouldja), un pris le 9 juin à 4000’ (coll. Alphéraky). 


633. H. Plutonella, Rag. (Pl. XXI, fig. 7). 


. 27 mill. G! Ailes supérieures assez étroites, allongées, peu élar- 
gies au sommet, presque droites sur la côte, presque verticales sur le 
bord externe, l’angle anal arrondi. Ailes noires, avec un faible mélange 
de gris, l’espace médian plus foncé, indiquant ainsi, approximativement, 
les contours des lignes transversales, qui sont assez rapprochées, la 
première coudée au milieu postérieurement, la deuxième coudée au 
milieu, rentrant sur le pli discoïdal el plus obliquement de la nervure 5 
au bord interne. Frange gris noirâtre. 

Ailes inférieures d’un noir profond uni, un peu brunätres, la frange 
gris noirâtre. 

Dessous des ailes noir uni, les supérieures un peu plus pâles, avec 
la trace, très indislincte, de la deuxième ligne; on ne peut que la 


— 608 — 


deviner, mais sa naissance est marquée par une tache pâle sur 
la côte. 

Antennes brun-noir, plus épaisses et noires près de la base, un 
sillon noir dans le sinus. Tête et thorax noirätres. Palpes noirs, blanc 
jaunâtre à la base. Pattes brun noirâtre. 

Se distingue facilement de ses congénères par sa couleur noire avec 
l’espace médian plus foncé. 

Monts Alexandre (Turkestan), un coll. Staudinger. 


634. H. Ghilianii, Stgr., Berl. ent. Zeit., 1870, p. 200 (Rag., Pl. XXI, 
fig. 8). 


d 30 mill. 2 25 mill. Ailes supérieures larges, droites sur la côte 
et sur le bord externe, arrondies à l’angle anal, noires, très fortement 
et également saupoudrees d’ecailles très fines, rougeätres, surtout à la 
base et au sommet, moins au milieu (lequel, par suite, paraît plus noir), 
les nervures légèrement marquées en noir, les points marginaux indis- 
tincts, la frange luisante, noirätre, avec deux lignes plus foncées au 
milieu, le bord de l’aile avec un fin liséré clair. 

Ailes inférieures noir brunätre uni; la frange comme aux supé- 
rieures. 

La tête brun rougeätre foncé, les antennes noirâtres, fortement 
courbées vers la base, avec un sillon distinct dans le sinus et quelques 
écailles à la surface. Palpes aussi longs que le thorax, lisses, luisants, 
noir rougeälre foncé, la base et l’extrême base du 2° article blanc 
jaunâtre, intérieurement et extérieurement. Thorax et abdomen noir 
brunälre. 

Dessous des ailes brun noirätre uni, le bord interne des supérieures 
blanchâtre ; franges comme en dessus. 

La © est plus petite (25 mill.), plus robuste, les ailes supérieures 
sont d’un brun-noir (plus foncées vers la cöte), y compris la frange, 
et sans dessins; les ailes inférieures sont d’un brun-noir uni plus 
clair que les supérieures; la frange est noirâtre; le dessous des 
ailes est d’un brun très foncé et uni, le bord interne des supérieures 
seul étant blanchâtre. Antennes très légèrement courbées à la base, 
très minces. Palpes longs, minces, à écailles comprimées, d'un noir- 
brun luisant; le deuxième article en dessous, à sa naissance, et l’ar- 
ticle basilaire blancs. Nervures 4 et 5, aux inférieures, assez briève- 
ment tigées. 

Un 5 de Josephsthal (coll. Mus. Vienne), est plus petit (26 mill.) eb 
esi presque sans écailles rougeätres; la côte et les nervures sont noires 
et Le reste de l’aile noirätre. Le corps est plus noir que chez le type, et 


— 609 — 


aux aïles supérieures, en dessous, le pli discoïdal est marqué d’une 
ligne ocracée. 

Cette espèce n’a aucun rapport avec Dignella. 

Macugnana (Piémont), fin juin, commencement de juillet. (Coll. 
Staudinger.) 


635. H. Caminariella, Ersch., Hor. Ent. Ross., XII, p. 340 (5), 
Mem. sur les Lép. Rom., II, pl. XNI, fig. 8. (Rag., Pl. XXI, fig. 13.) 


21 mill. 4 Ailes supérieures assez étroites, avec la côte un peu 
arrondie, le bord externe oblique, arrondi à l’angle anal; d’un brun 
fuligineux uni tournant au noir sur la côte et dans la cellule, sans aucun 
dessin; la frange plus grise. 

Ailes inférieures gris-brun noirätre uni, la frange plus grise. 

Dessous des quatre ailes brun fuligineux uni. 

Tête et thorax brun-noir. Palpes noir luisant, plus pâles du côté 
interne, l’extrême base jaunâtre. Antennes brun-noir, faiblement pubes- 
centes el à peine sinueuses. Pattes brun noirâtre. 

La nervulation est semblable à celle de Lignella, mais 4 et 5 aux 
supérieures sont encore plus rapprochées à leur base, paraissant d’un 
point; aux inférieures, 3 el 5 paraissent très brièvement ligees. 

Ressemble un peu à la var. Erebella de Decorella comme couleur, 
pourlant sans reflets métalliques, mais les ailes supérieures sont dis- 
tinctement plus étroites et allongées, la côle est distinclement courbée, 
contrairement à celle des autres Hypochalcia. 

La figure donnée par M. Erschoff est très mauvaise et comme forme 
et comme couleur. Les aïles inférieures surtout ont une largeur déme- 
surée et sont beaucoup trop émarginées. 

Un G' coll. Erschoff, pris en juin aux environs d’Irkutsk, pres du 
fleuve Angasotha {Sibérie orientale). 


636. H. Griseoaeneella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 241 
(Pl. XLII, fig. 6); ?Lignella, Ev., F. V. U., 548; Zell., Isis, 1848, p. 732 
(pars); H.-S., IV, p. 87, fig. 176; Hein., 168. 


25 mill. Ailes supéricures droites sur la cöle, un peu obliques et 
arrondies sur le bord externe, d'un gris brunätre sale luisant, un peu 
melalliques, bronzees, semees d’ecailles d’un blanc jaunätre, très fondues 
et indistinctes, sans aucun dessin; frange plus claire, soyeuse. Points 
discoïdaux très indistincts, noirâlres, presque superposés. 

Ailes inférieures plus foncées, gris noirätre uni, les nervures plus 
foncées, la frange blanchätre. 

39 


— 610 — 


Dessous des quatre ailes gris noirâtre, la frange des inférieures 
blanchälre. 

La tele est noirätre; le thorax gris noirälre, à reflets métalliques; 
les antennes brun métallique en dessus, noirâtres sur les côlés, en 
dessous pubescentes, fortement courbées et élargies vers la base, sans 
sillon.-Palpes longs, d’un noir-brun, à reflels vert métallique, le dessous, 
jusqu’à la moitié du 2° arlicle, blanc jaunälre. Dessous du corps, l’ab- 
domen et les pattes gris brunâtre, les larses jaunâtres. 

Ressemble un peu, comme couleur, à la Crambus Rostellus, ou au 
bronze, gris des statuaires, se distinguant ainsi de toutes les autres 
Hypochalcia. 

C'est peut-être la Lignella Ev. et celle d’Herrich- Schzeffer, fig. 176, 
mais la figure a les ailes supérieures trop larges, trop arrondies sur la 
côte, et on ne voit pas de traces des points discoïdaux. 

Tarbagatai. Un coll. Staudinger, et Monts Kentei, 3 5 coll. Stau- 
dinger. 


637. H. Decorella, Hb., 301; Tr., IX, 1,142; Dup., X, 277, p. 166; 
Ev., F. V.U., p. 548; Zell., Is., 1839, p. 178, 1848, p. 733; H.-S., 211, IV, 
p- 85; Hein., p.167; Berce, 311; Indecoralis, Hb., Verz., p.367; Germarella, 
Zk., Germ. Mag., I, p. 122; Tr., IX, 1, 146; Zell., Isis, 1848, p. 734; 
H.-S , 198, IV, p. 86; Hein., 169. 

a. Var. Erebella, Rag. (Pl. XXI, fig. 14). 


20 à 23 mill. 5‘ Ailes supérieures droites sur la cöle, presque ver- 
ticales sur le bord externe, aiguës à l’apex, arrondies à l’angle anal; 
d’un drun-noir, teintées d’un fauve olivätre, saupoudrées de fines écailles 
d'un vert bronzé, la cellule presque blanchätre, la partie pâle plus 
ou moins étendue; la frange blanche avec une épaisse ligne noire à 
la base. 

Ailes inférieures noirâtres, plus ou moins blanchätres au milieu 
vers la base, parfois noires seulement sur les bords; la frange blanche 
avec un filet basilaire noir. 

Dessous plus ou moins foncé, noirâtre lavé de fauve, largement 
blanchätre sur le bord interne des supérieures et entre les nervures; 
les inférieures plus blanches, parfois presque entièrement blanches, 
sauf sur l’extr&me bord, et d’aulres fois assez fortement lavées de noi- 
râtre, sauf sur les plis. Les franges sont comme en dessus. 

Tête brun-noir avec des écailles d’un vert bronzé, les antennes brun- 
noir foncé, en dessous pubescentes, faiblement crénelées. Palpes noirs, 
avec des écailles vert bronzé, très luisanis, en dessous blanc jaunälre. 
Abdomen gris jaunâtre, fortement saupoudré de noirâtre, le bord des 


— 611 — 


anneaux plus pâle. Pattes ocracé brunälre, du côlé externe lavées de 
noirâtre, avec des écailles verdälres. 

La © ‘de Decorella, comme celle d’autres Hypochalcia, est totale- 
ment différente du , aussi l’a-t-on toujours considérée comme une 
espèce distincte, sous le nom de Germarella. En voici la description : 

29 à 24 mill. © Ailes supérieures assez élroites, plus larges à la base 
que chez Decorella, peu dilatées postérieurement, la côle un peu 
sinueuse, abaissee pres du sommet, l’apex arrondi, le bord externe 
oblique. Elles sont noires, recouvertes d’ecailles d'un vert bronzé métal- 
lique très brillant, surtout vers la base, parfois avec des reflels cuivrés 
ou pourpres à la base même; le sommet de l'aile est plus noir, la 
frange est toute noire. 

Ailes inférieures d’un noir brunälre, non opaques, le bord de l’aile 
plus foncé, la frange noirâtre avec des filets plus foncés. 

Dessous des ailes brun noirätre avec une teinte pourpre, les ailes 
inférieures plus claires, les franges plus foncées. 

Tête el thorax de la couleur des supérieures, le collier jaune orangé. 
Palpes noirs, très luisants, recouverls d’ecailles vert métallique, le 
2e article plus bronzé, le dessous jaunâtre. Antennes noires, bronzées 
à la base, faiblement pubescentes en dessous, un peu squammeuses et 
sinueuses à la base. Abdomen noir brunätre uni. Palles brun noirâtre, 
régulièrement couvertes d’ecailles d’un vert bronzé et cuivrées. 

Depuis longtemps je cherchais à me procurer la © de Decorella el 
je recus sous ce nom des mâles de Decorella et la variété Erebella. 
Aucun auteur moderne ne semble l’avoir connue après Treitschke, qui 
disait qu’elle ressemble au 5', mais que la liture pâle des supérieures 
est plus distincte et les ailes inférieures plus blanches, ce qui est 
contraire à tout ce qui est connu sur les Hypochalcia. Par contre, plu- 
sieurs auleurs parlent du de Germarella, mais sans rien dire de bien 
précis; aussi, n'ayant jamais pu m'en procurer, je suis arrivé à la con- 
clusion que Germarella était la 2 de Decorella. Celle apprecialion est 
confirmée par l’experience de M. Staudinger, qui m’eerit : 

« Quant à votre demande relalivement à Hyp. Decorella et Germa- 
rella, j'ai reçu de ces deux formes au moins 200 exemplaires. Deco- 
rella Hb., avec la tache (ou strie) päle sur les supérieures, est le Z'; 
la 2 (dimorphe, comme souvent dans ce genre) est Germarella Zk., qui 
n’a jamais de tache blanchätre. Mais j'ai aussi recu des du Caucase 
et d'Asie Mineure (ainsi qu'un de Hongrie) qui n’ont pas cette lache, 
mais qui sont d’une couleur unie comme la © (c'est la var. Erebella), 
mais pas aussi luisantes. En oulre, il y a des 5 qui ont des laches très 
réduites formant ainsi le passage au type. » 

La variété Erebella a les ailes supérieures d’un brun-noir uni avec 


— 612 — 


des reflets fauve olivätre ou cuivrés, métalliques, avec à peine la trace 
de la liture discoïdale pâle; les ailes inférieures sont d’un noirâtre uni, 
parfois d’un noir profond. En dessous, les quatre ailes sont d’un noir 
profond uni, sauf le bord interne des supérieures qui est blanchälre; 
parfois les ailes inférieures, sur les plis, sont pâles. Les franges, des 
deux côtés des deux ailes, sont blanches avec un filet noir à la base. 
L’abdomen est entièrement noir. Les pattes sont plus foncées, étant 
fortement lavées de brun. La variété se trouve avec le type en Hongrie. 

La Melanella Dup. (Germarella, Berce) n’est pas autre chose que 
Lignella Hb. 

Decorella vole fin mai et en juin et juillet, sur les coteaux des mon- 
tagnes, en Autriche (Baden, Modling, Brunn), Hongrie, Suisse (Zurich), 
Styrie, Caraman, Asie Mineure, Arménie, Caucase, les monts Ourals. 
Elle se trouverait, d’après Maurice Sand, en juin-juillet au Mont Dore 
où la 2 (Germarella) est plus commune que le d'. 


638. H. Fuliginella, Dup., X, p. 165, pl 277, fig. 3. 


28 à 31 mill.  Aïles supérieures faiblement arrondies à la base et 
à l’apex, fortement élargies au sommet, obliques et arrondies sur le 
bord externe, surtout à l’angle anal; d’un noir fuligineux uni, sans 
aucun dessin, fortement semées de longues écailles, disposées longitu- 
dinalement, d’un gris jaunätre, sur toute la surface, par-dessus les autres 
écailles ordinaires. La frange jaune brunâtre avec deux larges filets 
noirätres; parfois blanche. 

Ailes inférieures noir-brun uni et luisant; la frange grise avec 
deux larges filets noirâtres, celui à la base plus foncé. 

Dessous des quatre ailes comme en dessus, mais plus foncé, la 
frange des inférieures gris noirâtre. 

Tête, thorax et abdomen noir brunätre ainsi que le dessous du corps 
et les fémurs, le reste des pattes gris jaunälre. Antennes d’un brun 
foncé ; elles sont aplaties, fortement courbées au-dessus de la base. 
Palpes noir luisant avec des reflets métalliques, en dessous jaunâtres. 

Se distingue par sa couleur foncée unie, la surface entièrement 
saupoudrée de longues et fines écailles gris jaunâtre, un peu en relief, 
et l’absence de tous dessins. Ressemble surtout à Ghilianü, mais chez 
celle-ci les ailes sont plus étroites, les écailles sont fines, régulières, 
granuleuses, et ne sont pas recouvertes de longues écailles plus päles, 
la couleur est plus rouge el la côte plus noire. 

Le type de Duponchel existe dans la coll. du Musée National; il 
n’a plus de palpes; la nervure 4 aux inférieures manque. 

Domodossola (Italie Sept.); je possède trois 5‘, envoi obligeant de 


— 613 — 


M. Giacinto Gianelli, qui les a pris à Perona, près de Turin (Piémont), 
fin mai. 

La figure de Duponchel est trop foncée et ne montre pas les écailles 
pâles. 


Gen. ZOPHODIODES!:, Rag. 


(Ann. Soc. ent. Fr. 1887, p. 241.) 


2 Trompe très petite et mince. Antennes du /' (?), de la © très brièvement 
pubescentes. Palpes labiaux porrigés, défléchis, deux fois la longueur de la tête; 
2° article squammeux, un peu courbé en dessus ; 3° article distinct, moitié de la lon- 
gueur du 2°; la base des palpes blanche. Palpes maæillaires invisibles. Corps épais, 
l'abdomen gros, renflé vers l’apex, qui est conique. Ailes épaisses, allongées. Aux 
supérieures, 3, k et 5 naissant séparément de l’angle inférieur, 2 bien avant l’angle. 
Aux inférieures, huit nervures, la cellule assez courte, 7 et 8 paraissant tigées, 
2 avant l’angle de la cellule, 3 et 5 paraissant ligées ; 4 et 5 longuement ligees. 


Front {res touffu. Ailes supérieures droites sur la côle, un peu 
obliques et sinueuses sur le bord externe, fortement arrondies à l’angle 
anal; avec onze nervures, de longueur moyenne, 6 libre, 8 et 9 longue- 
ment tigées, 10 rapprochée et parallèle à 8. Ailes inférieures assez 
étroites, un peu sinueuses sous l’apex. 

La trompe est peu développée pour une Phycitini. 

Ressemble beaucoup aux genres Melitara et Zophodia. 


639. Z. Leucocostella, Rag., Ann. Soc. ent. Fr., 1887, p. 241 
(Pl. XX, fig. 24). 


32 mill. 2 Ailes supérieures gris brunätre, le bord de l’aile et la 
moitié costale, dans l’espace médian, blanc saupoudre de fines écailles 
noires. Première ligne à peine indiquée par quelques écailles noires 
sur les nervures; la deuxième ligne blanche, un peu lavée de gris 
brunätre sur le bord interne, sinueuse, un peu bombée et dentelée au 
milieu, échancrée sur la nervure dorsale, finement bordée de noir du 
côté interne, plus largement dans l’espace terminal. Le point discoïdal 
inférieur seul visible, entouré de blanc; une ligne noire, entrecoupée, 
sur le bord; la frange gris brunâtre. Dessous des supérieures noirälre; 
la frange gris noirâlre. 

Ailes inférieures gris brunâtre clair, les nervures plus foncées; 
une ligne marginale brun foncé; la frange blanche, avec une ligne 
brunâtre à la base. 


1. À cause de sa ressemblance au genre Zophodia. 


(oil 


Tele et {thorax gris brunâtre foncé, l’abdomen gris brunätre. Palpes 
gris brunätre, l’arlicle basilaire et la partie inférieure du 2° article blancs. 

Pattes grises, les larses et éperons noirätres, les tarses annelés de 
gris clair. 

Amasie. Deux © prises le 20 sept. Coll. Staudinger. 


Gen. SARATA!, Rag. 


(North Am. Phye., p. 11.) 


Trompe forte. Antennes aplaties, minces, pubescentes, épaissies el courbées 
près de la base, avec une petite crête d’ecailles dans le sinus. Palpes labiaux 
porriges, défléchis, minces, le 2° article géniculé en dessus, la moitié inférieure des 
palpes blanche. Palpes maæillaires invisibles. Corps du grêle. Aux ailes supe- 
rieures, 10 très rapprochée de 9; 3, & el 5 rassemblées, mais écartées, de la trans- 
versale ; 3 et 5 un peu convergentes à la base, 4 droite, 2 très écartée. Aux ailes 
inférieures, la cellule courte, 2 bien avant l'angle de la cellule, 3 et 5 paraissant 
brièvement tigees, 4 et 5 longuement tigées, 7 et 8 longues, très accolees, parais- 
sant tigées. 


La © est bien plus petite que le 5’, et ses dessins sont plus accentués. 
Type Dnopherella Rag. ù 


Ce genre est remarquable par la forme et couleur de ses palpes 
labiaux, l'absence de palpes maxillaires, et la structure des antennes: 

Les ailes supérieures du sont allongées, étroiles, presque droites 
sur la côte, très obliques et arrondies sur le bord externe, aiguës à 
l’apex. Celles de la © sont plus courtes, plus larges, droites sur la côle, 
un peu obliques sur le bord externe, l’apex oblus. 

La © est bien plus petite que le 5',son abdomen est épais, conique 
à l’extrémité. Ses palpes sont hérissés d’ecailles piliformes en dessous. 
Ses antennes sont cylindriques, très faiblement pubescentes. 


TABLEAU DES ESPÈCES. 


Maäles : 
A. Lignes droites, continues : 


1. Supérieures gris sale teintées de rouge brunätre; 


lignes nettement bordées de noir du côté interne.. . Migrifasciella. 
2. Supérieures d’un gris un peu jaunâtre; leslignes non 
ombrees de noirâtre, ou à peine... . . . . - . . . | Tephrella. 


AA. Lignes sinueuses, irrégulières, la 2° rentrant sur le pli 
discoïdal ; ailes gris foncé, fortement saupoudrées de 
DOI re UN D CE 3 SR ACT PONS Dnopherella. 


1. Transposilion du nom Asarla, 


— 615 — 


Femelles : 


B. Supérieures gris pâle; lignes blanches, droites, fortement 
HORS de MO, 4 à à 0 0 à 0 4101010000 © ot iryamaallte 


BB. Supérieures gris foncé, fortement lavées de noir, surtout 
dans l'espace basilaire; lignes irrégulières, blan- 
châtres, rentrant sur les plis, bordées de noir . . . Dnopherella. 


640. S. Nigrifasciella, Rag., North Am. Phyc., p. 11 (Pl. XXIII, 
fig. 4, a, b). 


d 30 mill. 2 20 mill. Ailes supérieures du d’un gris sale, teintées 
légèrement de rouge brunätre, surtout dans les espaces médian et terminal, 
saupoudrées irrégulièrement de noir, surtout dans l’espace basilaire et 
sur les nervures. Lignes transversales très dislincles, droites, continues, 
plus päles que le fond, ombrées assez largement de noir dans l’espace 
médian. La première est oblique, el sa bordure noire forme des angles 
très courts sur les nervures sous-costale, médiane et dorsale vers la 
base; les écailles noires de l’espace basilaire lui forment une bordure du 
côté interne. Deuxième ligne très faiblement sinueuse, presque verli- 
cale. Poinls discoïdaux noirs, distincts, superposés, l’inférieur sur la 
médiane, qui est plus pâle que le fond. 

Ailes inférieures d’un brunälre très pale, les nervures un peu plus 
foncées; un filet marginal brun; la frange plus pâle ombrée de brunätre. 

Dessous des ailes brunälre pâle, les supérieures plus foncées avec 
la deuxième ligne faiblement estompée en brun. 

Tête et thorax gris noirâtre, les ptérygodes rouge-brun à leur 
extrémité. Antennes brun-noir. Palpes noirs, blanchätres en dessous. 
Abdomen gris brunälre. Patles noirälres. 

La © esl bien plus petite, ses ailes plus larges, moins prolongées 
à l’apex, d'un gris cendré uni, finement et également saupoudrées de noir; 
lignes transversales blanches, très distinctes, largement bordées de noir 
intense dans l’espace médian, la première un peu oblique, à peine 
anguleuse sur la dorsale et la médiane. Deuxième ligne verticale, un 
peu oblique dans sa moitié dorsale. Points discoïdaux noirs. La frange 
noirâtre avec une épaisse ligne d’un noir intense à la base, et précédée 
sur la côte d’une tache noire. 

Ailes inférieures d'un brunâtre très clair, la frange plus foncée 
avec deux lignes brunes à la base. 

Dessous des ailes gris jaunâtre sale, les franges brunes ainsi qu'une 
ombre à la place de la deuxième ligne aux supérieures. 

Tele et Lhorax gris saupoudrés de noir; les palpes d’un noir luisant, 


— 616 — 


blancs en dessous et du côté interne, ainsi que la trompe. Abdomen gris 
brunâlre. Antennes et pattes brunes. 


Amérique Sept. (sans localité précise), un g' et une © dans ma 
collection. 


641. S. Tephrella, Rag. (Pl. XXIV, fig. 5). 


28 mill. 4 Ailes supérieures gris pâle (blanchätres, finement et 
régulièrement saupoudrées de brun un peu jaunätre). Lignes transver- 
sales bien visibles, mais mal définies, blanchâtres, faiblement ombrées 
de noirâtre dans l’espace médian, plus fortement sur les nervures; la 
première est presque verticale, à peine coudée postérieurement; la 
deuxième, éloignée du bord, est oblique, parallèle au bord, un peu 
saillante sur la côte, droite ensuite. Le bord de l’aile et les nervures 
dans l’espace terminal saupoudrés de brun; la frange blanche salie de 
brunâtre. Points discoïdaux invisibles. 

Ailes inférieures gris foncé uni, le liséré marginal gris brunâtre 
foncé, la frange gris brunälre. 

Dessous des ailes d’un gris plombé brunälre luisant, la deuxième 
ligne aux supérieures indiquée par une tache costale un peu plus 
pâle. 

Tête et thorax gris mêlé de jaunälre; abdomen noirätre, saupoudré 
de blanchâtre vers la base, et à l’apex jaunâtre. Antennes brunätres. 
Palpes gris foncé lavés de brun, blancs en dessous. Paltes grises, les 
tarses brunälres. 


Se distingue facilement par sa couleur, ses dessins et l’absence de 
points marginaux et discoïdaux. 


Washington Territory (Amer. Sept.); un Ç' dans ma collection. 


642. S. Dnopherella, Rag., North Am. Phyc., p. 11 (Pl. XXIII, 
fig. 2a ,b 2); ?Perfuscalis, Hulst, Tr. Am. Ent. Soc. 1886, p. 161 
(Neph.) ; 1890, p. 168, 


d 32 mill. 2 24 mill. Ailes supérieures du j gris brunätre, forte- 
ment et également saupoudrees de brun-noir, les nervures plus noires, les 
lignes transversales de la couleur du fond, faiblement ombrées de noi- 
râtre dans l’espace médian. La première est oblique jusqu’au pli dorsal 
et rentre en un angle assez fort sur la dorsale. Deuxième ligne oblique, 
droite, parallèle au bord externe, rentrant fortement sur le pli discoidal. 
Points discoïdaux noirs, l’inferieur sur la médiane plus pâle. La frange 


— 617 — 


est brune, précédée d’une rangée de taches noires irrégulières. Parfois 
le fond de l’aile ressort en un blanc bleuätre. 

Ailes inférieures brunätre clair uni, les nervures à peine plus fon- 
cées, la frange plus pâle, grise et soyeuse, avec deux filets bruns à la 
base et sur le bord de l’aile. 

Dessous des supérieures gris brunätre luisant, la deuxième ligne à 
peine marquée, la frange grise. Les inférieures blanc brunâtre, la frange 
grise et soyeuse. 

Tête et thorax brun noirätre. Antennes brunes, noires dans le 
sillon. Palpes noirs, en dessous blancs. Palles grises saupoudrées de 
brun noir. Abdomen brunâtre. 


Californie (Amer, Sept.). Trois 5 et une 2 dans ma collection, 


Gen. ASARTODES! Rag. 


Front vertical, lisse. Sfemmates gros. Trompe forte. Antennes aplaties, tres 
épaissies vers la base, simples, faiblement pubescentes en dessous; chez la © sem- 
blables, mais plus minces, nues. Palpes labiauæ très courts, porrigés, dépassant la 
tête de sa longueur, le 2° article renflé au sommet, courbé en dessus, le 3° article 
épais, obtus, près de moitié du 2°, défléchi; en dessous ils sont nettement pâles, un 
peu squammeux à la base. Palpes maæillaires très courts, minces, filiformes, peu 
visibles. Corps moyen. Pattes lisses. Ailes supérieures épaisses, assez courtes, peu 
élargies au sommet, presque droites sur la côte, obliques et arrondies sur le bord 
externe; avec onze nervures, toutes écartées sauf 8 et 9 qui sont tigées, les 
nervures 3 et 5 un peu convergentes, 4 droite, de l'angle, 2 près de l’angle. Ailes 
inférieures non sinueuses sous l’apex, avec huit nervures (parfois sept), 7 et 8 
longues, séparées, la cellule assez courte, 3 et 5 de l’angle, 4 tigée avec 5, parfois 
assez courte ou manquant, 2 écartée. 

La © un peu plus petite, plus robuste, l'abdomen plus gros, les antennes plus 
minces, les palpes maxillaires plus distincts. 

Type : Monspessulalis. 


Ce genre est très voisin d’Asarta et ne semble en différer que par 
ses palpes non garnis de longs poils en dessous, ses pattes non revé- 
tues de poils, et par la nervulation des ailes inférieures; mais ce 
dernier caractère, qui devrait être capital, est bien atténué par le fait 
que je possède des exemplaires de la Monspessulalis, provenant d’Es- 
pagne, qui me paraissent idenliques avec ceux de Digne et des Pyré- 
nées, et pourtant ils n’ont que sept nervures aux inférieures, 4 man- 
quant; il en est de même pour sa variélé Rubricosella. 


1, A cause de sa ressemblance avec le genre Asarta, 


— 618 — 


643. A. Monspessulalis, Dup., VII, pl. 223, fig. 9 (4) p. 349 
(Ennychia) (Rag., Pl. XXIII, fig. 3); Monspessulella, H.-S., fig. 52, 53, 54; 
Culminella, Guen., Ind., p. 74 (9). 

a. Var. Rubricosella Stgr. Stett. ent. Zeit., 1863, p. 268 (Rag. 
PI. XXIV, fig. 7). 

b. Var. Frigidella, Guen., Ind., p. 74 (Rag., Pl. XXIIL, fig. 4). 


d 2 18 à 20 mill. Ailes supérieures d’un brun rougeätre foncé, 
l’espace basilaire fortement saupoudré de gris bleuätre, la côte et l'espace 
médian encore davantage; parfois le bord de l’aile est aussi poudré de 
gris. La première ligne invisible, mais on la devine placée, comme 
dans Asarta Alpicolella, entre deux laches d’un brun-noir, l'une sur le 
bord interne avant, l’autre sur la côte après la ligne. La deuxième 
ligne, placée aux deux tiers de l’aile, presque parallèle au bord externe, 
est grise, très distincte, presque droite, avec une très légère inflexion 
sur le pli discoidal (dans un autre exemplaire elle est moins distincle 
et plus flexueuse); sur la côte, la ligne est prolongée en une petite 
lache blanche précédée d’une lache noirälre du côlé interne. Frange 
gris brunälre, plus foncée à la base. 

Ailes inférieures largement noirätres sur le bord, au milieu, vers la 
base, distinctement blanchâtres. Frange blanche. 

Au-dessous, les quatre ailes sont blanchâtres avec une large bordure 
brun grisälre; aux supérieures, la cellule est également brunälre et on 
voit sur la côle une petite tache brune précédant la deuxième ligne. 

Antennes noires; la tête, le front et le thorax brun rougeâtre foncé. 
Abdomen gris brunätre. Dessous du corps et les pattes gris saupoudre 
de brun. Palpes noir luisant, la moitié inférieure blanche ainsi que le 
collier en dessous. 

La 2 (typique) est d’un brun-noir rougeälre uni, entièrement sau- 
poudré de gris bleuâtre. Les lignes transversales sont parfois un peu 
plus pâles, la première précédée d’une tache dorsale noire et les deux 
borlees de noir sur la côte dans l’espace médian; d’autres fois elles 
sont indiquées par deux lignes de la couleur du fond, dépourvues 
d’ecailles päles, un peu convergentes sur le bord interne. La frange 
brun rougeätre. 

Les ailes inférieures sont d'un brun uni, un peu cuivrées, la frange 
plus grise; en dessous elles sont semblables. 

Au-dessous, les supérieures sont d’un blanc sale ou blanc-gris 
brunâtre avec le bord externe et la frange brunätres; la deuxième est 
faiblement indiquée en couleur plus pâle et précédée d’une tache costale 
noirätre. Les palpes sont comme ceux du 4, mais plus allonges. 

D'autres 2 sont à peine saupoudrées de gris; une 2 d’Albarracin 


— 619 — 


est plus petite que les autres (17 mill.), d’un noir profond uni et luisant; 
la frange brun-noir; ses ailes inférieures sont d’un brun noirâtre ainsi 
que le dessous des quatre ailes. 

Monspessulalis dans les deux sexes varie comme nervulation, la 
nervure 4 des ailes inférieures manquant souvent. 

Je possède un beau mâle, provenant des Pyrénées, dont les ailes 
supérieures sont, comme chez la ©, d’un brun-noir saupoudré de gris 
obscur sauf dans l’espace terminal après la deuxième ligne, la couleur 
foncée faisant ressortir les sinus de cette ligne qui naît d’un point 
blanc sur la côte. La première ligne, mal définie, est faiblement indi- 
quée par une bande transversale de la couleur du fond. La frange est 
brune, avec son extrémité elroitement blanchälre. En dessous blan- 
châtre sale, la cellule brunie, l’espace terminal et la frange formant 
une large bordure brun-noir, la deuxième ligne indiquée par sa bor- 
dure noirâtre vers la côte du côté interne. Ailes inférieures entièrement 
noires, la frange blanche; le dessous est semblable. Corps et tête noirs, 
le segment anal jaunätre. 

C’est évidemment la Frigidella Guenée, dont il n’existe pas de type 
dans la colleclion de M. Oberthür. 

La var. Rubricosella Stgr. semble intermédiaire entre Monspessulalis 
et sa var. Frigidella. Elle est plus petite (14 à 17 mill.), d’un brun-noir 
saupoudré de gris bleuâlre sombre, sauf dans l’espace terminal, qui 
est d’un brun-rouge ainsi que la frange; les lignes sont distinctes (au 
moins chez la 2), gris sombre, bordées de brun-noir dans l’espace médian 
sur la côte et le bord interne, la première précédée d’une tache trian- 
gulaire noire sur le bord interne. Dessous comme chez Frigidella, mais 
la bordure foncée au sommet est plus étroite. 

Les ailes inférieures sont d'un brun cuivré luisant, la frange gris 
brunätre. En dessous semblables; la nervure médiane est (rifide chez 
le j (que je ne connais pas); les ailes inférieures sont noirâtres, parfois 
avec une lache blanchâtre à la base, avec la moitié externe de la frange 
blanche; en dessous, elles sont plus ou moins blanchälres à la base. 

Rubricosella vole à la fin de mai près de San Ildefonso et au com- 
mencement de juillet, à 6 500’, sur la Sierra de Pennalara (Espagne). 

L’Asartodes Monspessulalis se trouve à Digne (départ. des Basses- 
Alpes), près de Montpellier, Carcassonne, dans les Pyrénées et dans 
les Sierras de Albarracin (Espagne). 

Le type original de Duponchel se trouve dans la collection de 
M. Paul Mabille; il a huit nervures aux ailes inférieures. 


— 620 — 


ADDENDA 


Lord Walsingham ayant eu l’obligeance de me donner une serie de 
Phyeites qu’il avait recues de M. Hutchinson, d’Estcourt, Natal, je puis 
encore comprendre les espèces nouvelles à nervure médiane quadrifide 
dans ce premier volume. 


Page rı, intercaler à : 


*ttt. 1. Aux supérieures, 3 libre de la cellule; palpes maxil- 
laires très courts, squammeux, blanes.. . . . _ . . Microthrix, Inconspicuella. 


2. Aux supérieures, 3 de la tige de 4 et 5, convergeant 
avec 5 ; 6 très écartée de l’angle ; aux inférieures, 3 et 
5 tigées; palpes maxillaires en une aigrette volumi- 
DOUSCS RE RTE NAS CE AOC Te DCE Pretoria, Hutchinsoni. 


Page 3. Genre Dysphylia, Rag. 


3 bis. D. Asperella, Rag. (Pl. XLVII, fig. 14.) 


26 mill, 2 Ailes supérieures allongées, très faiblement mais regu- 
lierement courbees sur la cöte, obliques et sinueuses sur le bord 
externe, grises (blanchälres fortement saupoudrées de noir), plus foncées 
sur les bords et les nervures, l’espace basilaire très large, jusqu’à son 
premier tiers dislinctement plus foncé, limité par une fine ligne oblique 
d’écailles noires en relief. Une ligne semblable et parallèle se trouve au 
milieu entre ce liséré noir et la première ligne, n’atteignant pas le 
bord interne. Lignes {ransversales grises, finement liserées de lignes 
noires des deux côlés, très sinueuses, la première plus distincte, ses 
lisérés noirs très foncés et en relief; elle est très oblique et rentre 
en un angle prononcé sur la dorsale. La deuxième ligne rentre en 
un long sinus sur le pli discoïdal et est ensuite parallèle au bord 
externe, formant un angle au milieu; ses bordures noires sont plus 
épaisses sur la côte. 


— 621 — 


La frange est d’un gris brunâtre, précédée d’une fine ligne noire. 

La cellule est presque blanchâtre et traversée par une fine lunule 
notre. Dessous gris luisant uni, la deuxième ligne faiblement marquée 
en blanchälre, naissant d’une tache blanche. 

Ailes inférieures {ransparentes, irisées, blanches, étroitement tein- 
tées de brunätre sur les bords; la frange blanche, une ligne près dela 
base et l’apex brunâtre. Dessous plus fortement irisées, bleuätres. 

La tête et le collier sont d’un gris brunâtre foncé, le thorax gris, les 
ptérygodes noirs à l’extremile. Abdomen brun, en dessous blanchätre, 
teinté de brunâtre à l’extrémité, l’anus jaune. Palpes gris saupoudrés 
de noir. Pattes blanches saupoudrées de noir sur les libias et l’extré- 
mité des fémurs, les tarses brun foncé. 

Ressemble beaucoup comme disposition des dessins à la figure 1 b, 
pl. V, de Viridella, mais la couleur et la taille sont bien différentes. 

Natal. Une © dans ma collection. 


Page 260, intercaler : 


ac. 1. Supérieures assez larges, une large bande sous- 
costale blanche, le reste gris rougeâtre . . . . . . Divisella. 


2. Supérieures étroites, allongées; une large bande 
sous-costale grise, le reste brun rougeâtre. . . . . Subdivisella. 


à “bb. 3. Supérieures grises, teintées de brunätre; lignes indi- 
quées seulement par des points noirs. Points dis- 
coïdaux visibles; points marginaux distincts. . . . Caradrinella. 
RASUPÉRIENTESNEC I RE TS TE Nigricans. 
5. Supérieures noires, l'espace basilaire plus foncé; 
lignes un peu plus pâles; une grande tache dorsale 
blanchätre suivant la 1° ligne. . . . . . . . . . Grapholithella. 


Page 297, avant N. Laticostella, intercaler : 


323 bis. N. Subdivisella, Rag. (Pl. XLVII, fig. 45). 


28 mill. 4 Ailes supérieures allongees, étroites, très faiblement, 
mais régulièrement courbées sur la côte, presque verlicales sur le bord 
externe, obliques à l’angle anal; d’un gris rougeätre sombre et luisanl, 
la côte jusqu’à la médiane grise (blanche finement saupoudree de noi- 
rälre);, cette strie costale à partir du point discoïdal inférieur (seul 
visible et peu distinct), remonte obliquement jusqu’à l’apex; elle est 
bordée sur la côte, au milieu, par un lisere noir qui s’atlénue aux deux 


— 622 — 


extrémités. La première ligne est invisible; la deuxième est blanchätre, 
peu dislincte, non bordée de couleur foncée et coudée postérieurement 
au milieu. La frange est un peu plus pâle et précédée d’une ligne noire 
interrompue et mal écrile. Dessous gris-brun noirälre luisant, la frange 
grise. ' . 

Ailes inférieures gris brunâtre, semi-transparenles, plus foncées 
sur les nervures et la cöle, lisérée de brun, la frange un peu plus pâle 
avec une ligne brune à la base. Dessous plus foncé avec des reflels 
pourpres. 

Tête ocracé rougeätre, le thorax gris rougeâtre foncé, l'abdomen plus 
brun, en dessous blanchätre. Palpes très courls, épais, squammeux, le 
3 arlicle défléchi ; ils sont d’un gris foncé, blanchätres par devant et à 
la base. Antennes ocracé brunälre, faiblement aplaties et pubescenles, 
à peine courbées à la base; une élroite slrie d’ecailles très courtes à la 
place du sinus, dont les arlicles s’allongent en forme d’épines, lesquelles 
sont plus longues au sommet; l’arlicle basilaire est court, bossué, blan- 
châtre. Palpes maxillaires indislincts. Pattes gris pâle, par devant plus 
foncées, les tarses noirâtres. 

Cette espèce est très voisine, comme structure et comme apparence, 
de Divisella, mais se distingue de suite par ses ailes allongées el étroites; 
sa couleur, celle de la bande costale et des ailes inférieures, son liséré 
costal entier et la forme de la deuxième ligne. Elle a une vague ressem- 
blance avec l’Homoeosoma Nebulella. 

Natal. Un 5 dans ma colleclion. 


Page 301. Après Coenulentella ajouter : 


328 bis. N. Caradrinella, Rag. (Pl. XLVII, fig. 16). 


26 mill. 5 Ailes supérieures étroites, allongées, faiblement cour- 
bées sur la côte, obliques et arrondies sur le bord externe, grises, 
teintées de brumälre, saupoudrees de noir, sauf sur les plis qui sont 
parfois d’un brun jaunätre; les nervures médiane et dorsale faiblement 
blanchâtres. Lignes très indistinctes, de la couleur du fond, marquées 
dans l’espace médian de points noirs; la première est indiquée par une 
courle strie noire et oblique sur la côle et deux points superposés sur 
la médiane et la dorsale; la deuxième est sinueuse, rentrant sur les 
plis anguleux au milieu, et suivie à l’apex par une petile liture noire. 
Frange concolore, précédée par une ligne noire interrompue, bien 
visible. Points discoidaux pelils, presque superposés, parfois réunis par 
un filel noirälre. Dessous gris brunâtre sale. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, un peu irisées, luisanles, semi- 


— (MR) — 


transparentes, la frange plus blanche, avec deux filets bruns à 
la base. 

Dessous plus irisé, plus foncé. 

Tête et thorax de la couleur des supérieures; l'abdomen ocracé 
teinté de noirälre à la base de chaque anneau. Antennes aplalies, 
brunes, nues, faiblement courbées près de la base; la touffe petite, 
entière, entr’ouverte, brun noirälre ainsi que l’arlicle basilaire. Palpes 
labiaux gris brunâtre, saupoudrés de noir: ils sont assez minces, lisses, 
un peu obliques à cause de la touffe frontale, qui est forte; le 3° article 
des palpes distinct, assez court, acuminé. Palpes maxillaires assez 
longs, squammeux. 

Paltes gris foncé, les tarses noirâtres. 

Cetle espèce se distingue de suite de Coenulentella par sa grande 
laille, ses ailes allongées et étroites, sa couleur et dessins. Natalensis 
est d’une couleur bien différente. - 

Nalal. Deux dans ma collection. 


Page 301. N. Nigricans. 


Ajouter comme localité : Natal ; une © dans ma collection. 


Page 301. Après Nigricans, inlercaler : 


329 bis. N. Grapholithella. Rag. (Oligochroa). (Pl. XV, fig. 12), 
Nouv. genres, p. 18. 


Dans l’envoi de M. Hutchinson se trouve un 5 de celte espèce que 
j'ai décrite (page 380) comme une Oligochroa, mais la slructure des 
palpes démontre que c’est une Nephopteryz. 

Les antennes sont faiblement aplaties, à peine pubescentes, très 
faiblement courbées près de la base, la touffe réduite à quelques écailles 
noires faisant une pelite saillie au-dessus du sinus. Les palpes labiaux 
sont très minces, acuminés, presque lisses; le 3° article long. Les palpes 
maxillaires sont assez courts, minces, squammeux. Les ailes infé- 
rieures sont presque entièrement blanches et transparentes; le liséré 
terminal, une ligne à la base de la frange, la côte et l’apex brunälres : 
les nervures ne sont pas marquées en brunälre. 

Pour le reste il ressemble à la 2. 

Natal. Un et une © dans ma colleclion. 


— 624 — 


Page 321, avant Thylacoptila, intercaler : 


Gen. PRETORIA!, Ras. 


Front avec une faible touffe, la face lisse. Antennes un peu aplaties, faiblement 
pubescentes, l’article basilaire épais; au-dessus, la tige est sinuée et garnie d’une 
touffe de moyenne grosseur, entière. Palpes labiaux épais, longs, recourbés au 
sommet, dépassant le front, pressés contre la face et contre eux-memes, un peu 
squammeux ; le 3° article très court, acuminé; l’article basilaire dépassant sensible- 
ment le 2° article, ayant une touffe saillante d’ecailles par devant. Palpes maæil- 
laires volumineux, longs, en une aigrette orangée renfermée dans les palpes labiaux. 
Corps moyen. Pattes lisses. Le thorax, en dessous, revêtu d’ecailles blanches et 
plates. Ailes supérieures dilatées postérieurement, fortement convexes sur la côte, 
presque verticales sur le bord externe, arrondies à l’angle anal; ornées d’un bour- 
relet d’ecailles et d’écailles en relief dans l’espace basilaire; elles ont onze nervures, 
la cellule longue, élargie et concave à l'extrémité; 2 peu éloignée de l’angle, paral- 
lèle à 3 et 4; 4 et 5 longuement tigees de l’angle aigu, 3 du milieu de leur tige 
convergeant avec 5; 6 très écartée de l'angle supérieur, 10 longuement accolée à la 
tige de 8 et 9, mais naissant de la cellule. Ailes inférieures faiblement sinueuses 
sous l’apex, avec huit nervures, la cellule moyenne, 7 et 8 accolées, paraissant 
tigees; 4 courte, tigée avec 5, qui est longuement soudée, tigée, avec 3; 2 pres de 
l’angle. * 


Ce genre est très remarquable par la disposition des nervures 3 et 6 
aux supérieures et celle de 3 et 5 aux inférieures. Il se rapproche de 
Magiria. 


349 bis. P. Hutchinsoni, Rag. (Pl. XLVII, fig. 17.) 


22 mill. 5‘ Ailes supérieures gris pâle, fortement lavées de vineux, et 
surchargées d’ecailles d’un ocrace brumätre; l'espace basilaire noir mêlé de 
brun rougeätre; les écailles soulevées formant deux boursouflures. 
Première ligne, placée au premier tiers, oblique, large, d'un gris très 
pâle, intersectée par une fine ligne noire, presque verticale, projelant 
des petits angles sur les trois nervures, rentrant plus longuement sur 
la dorsale; elle est précédée par un fort bourrelet d’écailles couleur 
mastic et très luisantes. Deuxième moins distincte, étroile, gris pâle, 
entrecoupant la couleur ocracé brunâtre, sinueuse, rentrant sur les 
plis, bombée au milieu. Frange gris brunâtre foncé, l’exlremite ocracée; 
le bord de l’aile liséré de brun, faiblement interrompu. On ne voit pas 
de taches discoïdales. 


1. Nom d'une ville du Transvaal. 


— 625 — 


Ailes inférieures blanc jaunätre luisant, les nervures un peu plus 
foncées, brunâtres ; le bord élroitement liséré de brun noirälre. Frange 
salie de brunâtre, plus foncée vers l’apex, avec un filet brun noirälre 
à la base. 5 El 

Dessous des ailes jaunälre sale, les supérieures plus foncées, la 
2° ligne indiquée par une fine ligne noirälre, la frange plus foncée. 

Tete rouge sombre, un peu jaunätre au milieu. Thorax noir, par 
devant rouge sombre: il est aussi garni d’ecailles grossières frisées. 
Palpes labiaux d’un noir mêlé de rouge sombre. Antennes brunes, la 
touffe d’écailles noire. Abdomen jaune lavé de brunätre. Palles gris 
foncé zonées de noir, les tarses plus noirs. 

Celte espèce se distingue de suile à sa couleur rougeälre avec 
l’espace basilaire brun-noir et ses écailles en relief. 

Natal. Trois & dans ma collection. 


Page 527, genre Getulia, ajouler : 
557 bis. G. Semifuscella, Rag. (Pl. XLVII, fic. 18). 


17 mill. © Aïles supérieures assez allorgées, presque droites sur 
la côte, obliques et arrondies sur le bord exlerne, d’un gris bleuâtre 
foncé, fortement saupoudrées de noir, sauf dans l’espace terminal, et 
teintées de rouge sombre par places, notamment sur le bord interne et 
plus distinctement en bordure des deux côtés de la deuxième ligne; la 
côte avec une large bande blanche qui s'étend à la naissance de la 
deuxième ligne, où elle s’atténue ainsi qu’à l’extrême base ; cette bande 
est faiblement lisérée de brun rougeätre sur l'extrême bord au milieu 
el saupoudrée de rares écailles vineuses. Une lache costale un peu plus 
forte marque la naissance de la première ligne, qui semble se continuer 
(presque imperceptiblement) obliquement dans la partie foncée de 
l'aile. La deuxième ligne est dislincte, très oblique, grise, bordée de 
rouge sombre. Frange brun noirâtre, striée de gris, précédée d’une fine 
ligne noire interrompue. 

Points discoïdaux noirs, superposés, le supérieur échancrant la 
bande blanche. Dessous brun sale, la cöle ocracé rougeâtre sombre. 

Ailes inférieures blanc jaunâtre, brunies sur les bords, les nervures 
brunätres; la frange plus foncée, un filel brunâtre à la base. 

Tête brun-ocracé rougeälre, le thorax noirâtre mêlé de rouge 
sombre. Abdomen brun noirâtre, le bord postérieur de chaqué anneau 
ocracé ; en dessous gris, au milieu lavé d’ocrace. Palpes noirâtres, lavés 
de rouge, du côté interne gris. Dessous du thorax gris pâle; les pattes 

40 


— 626 — 


gris pâle, les iarses noirs ; les paltes antérieures saupoudrées de 
rouge. 

Se distingue d’Institella par sa taille plus grande, ses ailes élroiles, 
la première ligne invisible, et ses ailes inférieures pâles. 

Nalal. Deux © dans ma collection. 


ERRATA 


Page 32, n° 27, lire Pl. XXXVIII au lieu de XLVI. 


Page 54, n° 63, lire T'abidella, Mn. Wien. Ent. Mis., 1864, p. 182, pl. IV, fig. 9 
(mauvaise); Griseella, Rag., etc. 
Mann a pris un unique ‘à Brousse en juillet (Mus. de Vienne). 


Page 73, n° 86, lire Hystriculella au lieu de Histriculella. 

Page 170, n° 98, lire Pl. XXXVIII au lieu de XLVI. 

Page 480. Rectifier comme suit la citation de Duponchel après Marginalis : 
Dup., VIII, pl. 229, 1, p. 280 (Diosia); Marginella, Dup., X, pl. 276, 1, 


p. 143; Gn. Ind., 73. 


Page 574, n° 602, lire Villosella au lieu de Vilosella. 


NH mm 


— 627 — 


EXPLICATIONS DES PLANCHES 


DU PREMIER VOLUME 


PLANCHE I 


Hypochaleia Dignella, Hb., tete vue de dessous. 

Nephopteryæ Alpigenella, Dup., profil de tête montrant la trompe 
et un palpe maxillaire. 

Saluria Rostrella, Rag., tete vue de dessous. 

Ematheudes Punctella, Tr., profil de tête et trompe. 


Cabragus Auritipalpus, Moore, id. 
Myelois Cribrella, Hb., id. 
Polopeustis Annulatella, Zett., id. 
Daria Coenosella, Rag., id. 
Salebria Palumbella, S. V., id. 


— — palpe labial montrant le palpe maxillaire dans 


le sillon. 


= — palpe labial montrant le sillon. 


a — palpe maxillaire. 


— — tête vue de face, les palpes labiaux écartés, 
pour montrer les palpes maxillaires. 
Vinicia Gypsopa, Meyr., ® profil de tete. 


Selagia Spadicella, Hb., id. 
Catastia Marginea, S. N., id. 


Auæacia Bilineella, Rag., un palpe labial montrant le sillon; à côté, 


un palpe maxillaire. 
Epischnia Adultella, Zell., profil de tete. 


Eucarphia Vinetella, Fab., id. 
Megasis Rippertella, Zell., id. 
Bradyrrhoa Luteola, Lah., id. 
Hypochalcia Dignella, Hb., id. 
Sarata Dnopherella, Rag., id. 
Alispa Angustella, Hb., id. 
Gymmaneyla Canella, S. V., id. 
Ancylosis Cinnamomella, Dup., id. 

— Sareptella, H.-S., id. 
Spermatophthora Hornigü, Led., id. 


Fig. 


Fig. 


26. 
Dr 
28. 
29. 
30. 
a 
32. 
a &b 
33 b. 
34. 
35. 
36. 
37. 
38. 
39. 
40. 
bl. 
42. 
L3. 
hy. 
45. 


— 628 — 


Oncolabis Anticella, Zell., profil de tete. 
Zophodia Convolutella, Zell., 5" id. 

— — Q id. 
Eccopisa Effractella, Zell., g' id. 
Emmalocera Lucidieostella, Rag., id. 
Hypsotropa Limbella, Zell., id. 
Lamoria Anella, S.V., 2 id. 


—  Melanophlebia, Rag., g id. 
— tête vue de dessous. 


Corcyra Cephalonica, Stt., tèle vue de dessus. 
Ancylostomia Slercorea, Zell., tete de profil. 
Acrobasis Fallouella, Rag-, base d’antenne. 
Metoecis Carnifex, Coq., antenne. 
Ambesa Lallatalis, Hulst, id. 
Diatomocera Tenebricosa, Zell., id. 
Oncolabis Anticella, Zell., id. 
Homoeosoma Nebulella, S. V., id. 
Emmalocera Lucidicostella, Rag., id. 
Ceara Discinotella, Rag., id. 
Phyeitopsis Flavicornella, Rag., id. 
Phycita Spissicella, Fab., id. 
PLANCHE II 


Ceroprepes Ophthalmicella, Chr. 
Imerina Mabillalis, Rag. (Pyralite). 
Myelois Cribrella, Hb. 

—  (Ceratoniae, Zell. 
Phycita Spissicella, Fab. 


C  Nervure costale. Ailes supérieures et inférieures. 
SC —  sous-costale. id. 
M — médiane. id. 
TE — transversale. id. 


Aux supérieures, onze nervures (7 manquant) : 
N° 1 Nervure dorsale. 
la — interne. 
Aux inférieures, huit nervures : 
1a 
1b ; Nervures anales, comptees pour une. 
lc 
Brephia Compositella, Tr. 
Salebria Palumbella, S. V. 
Triaenoneura Laticinctella, Walk. 
Ocrisia Robiniella, Mill. 
Pempelia Ornalella, S. V. 
Syria Sulcatella, Chr. 
Heterographis Candidatella, Led. 


Comptees pour une. 


Fig. 


Fig. 


FES 
Somruoaurwbr 


m 
m 


FH | 
eonıurwm+r 


ND ND ND ND 
mm © 


QE w bn 


— 629 — 


Dectocera Pseudolimbella, Rag. 
Ipsea Compedella, Zell. 
Ancylosis Canicostella, Rag. 
Asarta Aethiopella, Dup. 
Euzophera Subnitidella, Rag. 
Homoeosoma Nebulella, S. V. 
Ephestia Kuehniella, Zell. 

— Elutella, Hb. 

— Calidella, Guen., touffe d’ecailles sous la côte. 
Ragonotia Dotalis, Hulst 
Ematheudes Straminella, Snell. 


PLANCHE III 


Socora Tenuicostella, Rag. 
Mesodiphlebia Crassivenia, Zell. 
Coenochroa Californiella, Rag. 
Tugela Clathrella, Rag. 

Epimorius Suffusus, Zell. 
Goossensia Prasinalis, Rag. (Pyralite). 
Schistotheca Canescens, Rag. 
Lameria Anella, S. N. 
Eucallionyma Sarcodes, Meyr. 
Coleoneura Tacanovella, Rag- 
Galleria Cerella, Lin. 

Acara Morosella, WIk. 
Melissoblaptes Bipunctanus, Curt. 
Aphomia Sociella, L. 
Trachylepidia Fructicassiella, Rag. 
Rheclophlebia Monilella, Rag. 
Paralipsa Terrenella, Zell. 
Corcyra Cephalonica, Stt. 

Achroia Grisella, Fab. 

Alıspa Angustella, Hb. (Phycite au repos.) 
Crambus Tristellus, Fab. 

Chilo Forficellus, Thunb. 
Toripalpus Trabalis, Grote 


PLANCHE IV 


Ceroprepes Pulvillella, Z. 

— Patriciella, Z. 

— Ophthalmicella, Chr. 
Cathyalia Fulvella, Rag. 
Cryptoblabes Dissolutella, Snellen 


Fig. 


D) Co 1.) OÙ #7 om Hm 
DÉC AO DST OL D 


— 630 — 


Imerina Mabillalis, Rag. (Pyralite.) 
Acrobasis Clusinella, Z 

— Palliolella, Rag. 

— Rufizonella, Rag. 

— Celticola, Stgr. 
Hemiptilocera Chionographella, Rag. 
Myelois Grossipunctella, Rag. 
Hypsipyla Grandella, Z 
Myelois Pluripunctella, Rag. 

—  Nigripalpella, Chr. 

—  Pumicosa, Ld. 

— Transitella, WIk. 

—  Nigristrigella, Rag. 
Sematoneura Atrovenosa, Rag. 
Myelois Osseella, Rag. 

— Subcognata, Rag- 
Hypargyria Metalliferella, Rag. 
Myelois Cognata, Ster. 


PLANCHE V 


Dysphylia Viridella, Rag. 
Mahela Saalmulleri, Rag. 
Cryptoblabes Angustipennella, Rag. 

— Loxiella, Rag. 

— Euraphella, Meyr. 
Ephestiopsis Oenobarella, Meyr. 
Myelois Multiforella, Rag. 

—  Milherella, Rag. 

—  Subtetricella, Rag. 

—  Bilineatella, Rag. 

—  Perrensiella, Rag. 

—  Coniella, Rag. 

—  Duplipunctella, Rag. 

— Furvidorsella, Rag. 
Riodophaca Inficella, Walk. 

Hystriculella, Hulst 

— Niveicinctella, Rag- 

— Duplicella, Rag. 

— Exsulella, Z 
Trachycera Pallicornella, Rag. 
Rhodophaea var. Lugens, Stgr. 

— Ebeniella, Rag. 
Pterothrix Corsicella, Rag. 
Acrobasis Tricolorella, Grote 

— Ampleæella, Rag. 
— Minimella, Rag. 


Fig. 


KO nn ed Et ii ei di ei bi bd 
Somnsurunp-Sponunaurwer 


Dvd ND) 
OT # © D m 


— 631 — 


PLANCHE VI 


Acrobasis Rubrifasciella, Pack. 

— Rubidella, Rag. 

-- Caliginella, Hulst 

= Caryivorella, Rag. 

— Centunculella, Mn. 

— Fallouella, Rag. 

— Vaccinii, Riley 
Rhodophaea Actiosella, WIk. 
Acrobasis Epigrammella, Rag. 
Crocidomera Turbidella, Z. 

— Fissuralis, WIk. 
Hypsipyla Robusta, Moore 
Mussidia Melanoneura, Rag. 
Odontarthria Sebasmia, Meyr. 
Oryctometopia Fossulatella, Rag. 
Cavipalpia Translucidella, Rag. 
Tephris Ephippella, Rag. 
Euzophera Nilghirisella, Rag. 
Helerographis Umbrilimbella, Rag 
Critonia Subconcinnella, Rag. 
Polyocha Diversella, Rag. 

Curtia Albinervella, Rag. 
Piesmopoda Steniella, Rag. 

— Auropurpurella, Rag. 
Caina Micrella, Rag. 


PLANCHE VII 


Rhodophaea Nigrisquamella, Rag. 


. Metoecis Carnifex, Coquerel 


Odontarthria Almella, Meyr. 
Myelois Tabidella, Mann 
Rhodophaea Erastriella, Rag. 
Myelois Alatella, Hulst 
Magiria Imparella, Z. 
Glyptoteles Leucacrinella, Z. 
Discopalpia Flavicans, Z. _ 
Hyalospila Stictoneurella, Rag. 
— Leuconeurella, Rag. 
— Semibrunneella, Rag. 
Amphithrix Sublineatella, Ster. 
Phycita Diaphana, Stgr. 
— Strigata, Ster. 


Fig. 


16. 
IT 
18. 
19. 
20. 
21. 
22. 
23. 
24. 
25. 
26. 


D 1 G O1 # UN 


Fo m 


— 632 — 


Piesmopoda Columnella, 2. 

Nephopteryx Serraticornella, Z. 
Dioryctria Pineae, Stgr. 

Pristocera Solskyi, Chr. 

Nephopteryæ Plumigerella, Rag. 
Fundella Pellucens, Z. 

Dioryctria Zimmermanni, Grote 

Phyeita Coronatella, Gn.. 

Brephia Compositella, Tr. 

Dasypyga Alternosquamella, var. Stietophorella, Rag. 
Epischnia Lydella, Ld. 5 


PLANCHE. VOL 


Rhodophaea Heringi, Rag. 

Piesmopoda Rufulella, Rag. 
— Mimella, Rag. 
— Egenella, Rag. 
— Subrufella, Hulst 
— Fiholella, Hulst 

Phycita Arctella, Rag. 

—  Moeschleri, Rag. 

—  Gilvibasella, Rag. 
Phycilopsis Flavicornella, Rag. 
Ulophora Groteü, Rag. 
Dioryctria Pygmaeella, Rag. 

— Amatella, Hulst 
Elasmopalpus Petrellus, Z. 
Salebria Infusella, Z. 
Euzophera Intextella, Z. 
Zophodia Subcanella, Z. 
Ephestia Neuricella, 2. 
Nonia Exiguella, Rag. 
Polyocha Sanguinariella, Z. 
Anerastia Lotricella, Z. 

— Punctilimbella, Rag. 
Rhectophlebia Monilella, Rag. 
Carcinoptera Ochrociliella, Rag. 


PLANCHE IX 


Phycita Nephodeella, Rag. 
Salebria Romanoffella, Rag. 
Ambesa Lallatalis, Hulst 
Prislophora Fumosella, Rag. 


Fig. 


= 


11. 
12. 
13. 
14. 
15. 
16. 
17. 
18. 
19. 
20. 
21. 
22. 
23. 
24. 
25. 


— 633 — 


Pristophora Ruptifasciella, Rag. 
Salebria Annulosella, Rag. 
Nephopteryæ Crassifasciella, Rag. 
Pristophora Exasperata, Stgr. 
Nephopteryx Imperialella, Rag. 
Adelosemia Crepusculella, Ld. 
Canthelea Oegnusalis, WIk. 
_ Stibiella, Snellen | 

Nephoptery& Rhypodella, Hulst 

— Eugraphella, Rag. 

— Subtinctella, Rag. 
Ambesa Walsinghami, Rag. 
Nephopteryæ Drucei, Rag. 

— Obscuribasella, Rag. 
Myelois Decolor, 2. 
Nephoptery& Postica, 2. 
Coptarthria Dasypyga, 2. 


PLANCHE X 


Myelois Immaculatella, Rag. _ 
Pterothrix Caucasiella, Rag. 
Elegia Atrifasciella, Rag. _ 
Tacoma Feriella, Hulst 
Promylea Lunigerella, Rag. 
= Paulsoni, Rag. 
Pristocera Deltagrammella, Rag. 
Ambesa Laetella, Grote 
— Niviella, Hulst 
Pristophora Dispergella, Rag. 
— Acervella, Ersch. 
Candiope Joannisella, Rag. 
Nephopteryx Concineratella, Rag. 
_ Furfurella, Hulst 
— Rhyparella, Rag. 
— Scobiella, Grote 


- var. Geminipunctella, Rag. 


— Fascvolalis, Hulst 

— Hypochalciella, Rag. 
— Signella, Rag. 
— Cleopatrella, Rag. j 
— — Rag. © 
— Melanotaeniella, Rag. 
— Finitella, WIk. 

— Carteri, Rag. 


— 634 — 


PLANCHE XI 


Fig. Melitene Kuldgensis, Rag. 
Myelois Luticornella, Rag. 

_ Nivosella, Rag. 

— Tetricella, var. Amurensis, Rag. 
Samaria Indentella, Rag. 
Didia Subramosella, Rag. 
Eurhodope Incensella, Sigr. 
Rhodophaea Injunctella, Chr. 
Acrobasis Obrutella, Chr. 
Rhodophaea Xanthogramma, Slgr. 
Acrobasis Alrisquamella, Rag. 

— Encaustella, Rag. 

— Diversicolor, Rag. 

— Squalidella, Chr. 
Numonia Cymindella, Rag. 
Phycita Pedisignella, Rag. 

—  Asseclellæ, Rag. 
— Clientella, Z. 
Daria Coenosella, Rag. 
Adelosemia Subsoritella, Rag. 
— Odontella, Rag. 
— Incredibilis, Stgr. 
Pristophora Florella, Mn. 
— Miridella, Rag. 
= Nigrigranella, Rag. 


oupumrwier 


Hm 
= © © 


DIN DNAE En EE À m 
F Y ND n © © © A O1 # © N 
DO me Sr ON ee en 


ho 
x 


PLANCHE XII 


Fig. Oligochroa Ochreomelanella, Rag. 
Salebria Venustella, Rag. 

— Morosalis, Saalmuller 

— Aliculella, Hulst 

— Corticinella, Rag. 

—  Delassalis, Hulst 
Epicrocis Hilarella, Rag. 
Aphyletes Nigrisparsella, Rag- 
Hydaspia Dorsipunctella, Rag. 
Salebria Pumilella, Rag. 
Oligochroa Mundalis, WIk. 
Epicrocis Festivella, Z. 
Anoristia Gilvella, Rag. 
Myrlaea Pulverulentella, Rag. 


= ii bi bi 
BbbESonmupnrpwmr 


Fig. 


Fig. 


Fig. 


15. 
16. 


ie 
18. 


19. 
20. 


DRHDEE EN = 


— 635 — 


Oligochroa Leucophaeella, Z. 
Aphyletes Burkhunella, Rag. 
Myrlaea Albistrigata, Stgr. 
Oligochroa Coriacella, Rag. 
Pleurochila Erschoffella, Rag. 
Myrlaea Epischniella, Stgr. 


PLANCHE XII 


Luconia Pallidobasella, Rag. 
Pristophora Discomaculella, Rag. 
Ortholepis Jugosella, Rag. 
Succadana Marmorella, Rag. 
Psorosa Opimella, Meyr. 
Ditrachyptera Werruciferella, Rag. 
Salebria Intricatella, Rag. 

—  Brephiella, Stgr. 
Sempronia Stygella, Rag. 
Oligochroa Ocelliferella, Rag. 
Bazaria Leucochrella, H.-S. 
Tephris Ochreella, Rag. 
Oligochroa Nodicornella, Rag. 

— Terrella, Rag. 

—  Coriacella, Rag. g'- 
Microthrix Inconspicuella, Rag. 
Triaenoneura Laticinctella, WIk. 
Elasmopalpus Decoloralis, WIk. 
Myrlaea Obliteratella, Ersch. 
bussa Maculella, Rag. 
Oligochroa Oppositalis, Walk. 
Cabragus Auritipalpus, Moore 
Salebria Turpidella, Rag. 


PLANCHE XIV 


Nephopteryx Cynicella, Chr. 
— Hastiferella, Rag. 
u Gengisella, Rag. 
— Emussilatella, Rag. 
— Gilvibasella, Hulst 
— Inquilinella, Rag. 
Aphyletes Melanochreella, Rag. 
Nephopteryx Fallax, Ster. 
— Infusella, Meyr. 


Fig. 


10. 
11. 
12. 
13. 
14. 
115. 
16. 
17. 
18. 
19. 
20. 
21. 
22. 
23. 
24. 
25. 


— 636 — 


Palibothra Swinhoeella, Rag. 

—  Nebulosella, Rag. 

—  Fuscogrisella, Rag. 
Microthrix Insulsella, Rag. 
Pogononeura Hirticostella, Rag. 
Meroptera Unicolorella, Hulst. 
Pristarthria Minulella, Rag. 
Salebria Numidella, Rag. 

—  Rectilineella, Rag. 

—  Brephiella, Rag. 

— Komaroffi, Rag. 

—  Lepidella, Rag. 

—  Tenebrosella, Hulst 

—  Nubiferella, Rag. 

—  Subfuscella, Rag. 

—  Semiobscurella, Rag. 


PLANCHE XV 


Tarquitia Jacksoni, Rag. 
Salebria, var. Inconditella, Rag. 

— Obscuricostella, Rag. 

— Odiosella, Hulst 

— Bifasciella, Hulst 

—  Biocellella, Rag. 

—  Aurivilliella, Rag. 

= Nobilella, Rag. 

—  Cirtensis, Rag. 

—  Interniplagella, Rag. 

—  Moestella, Rag. 

Nephoptery& Grapholithella, Rag. 
Oligochroa Atratella, Rag. 

—  Funebrella, Rag. 

—  Oculferella, Rag. 

— Laiasalis, WIk. 

—  Fuscitella, Rag. 

—  Subterrella, Rag. 

—  Akbarella, Rag. 

—  Piliferella, Rag. 

—  Sordida, Rag. 
Myrlaea Orcella, Rag. 

_ Serratella, Rag. 
Laodamia Euzopherella, Rag. 
Myrlaea Tarmitalis. Hulst 


— (Hl — 


PLANCHE XVI 


Fig. 24 bis. Selagia Sejunctella, Chr. 


Fig. 


25. 
26. 
27. 
28. 
29. 
30. 
31. 
32. 
33. 
34. 
35. 
36. 
37. 
38. 


a 
© © © our & Ne 


en 
[En 


H nn mm 
Qt # © D + 


—  Dissimilella, Ras. 
—  Griseolella, Rag. 
_ —  Disclusella, Rag. 
Metriostola Vacciniella, 2. 
Pyla Scintillans, Grote 
Ausacia Bilineella, Rag. 
Parthia Christophorella, Rag. 
Anoristia Nomiella, Rag. 
Megasis Pupillatella, Rag. 
Pristophora Polyptychella, Rag. 
Anoristia Venosella, Moore 
Epischnia Cuculliella, Rag. 
—  Masticella, Rag. 
— Oculatella, Rag. 
—  Nervosella, Rag. 
—  Glyphella, Rag. 
—  Aspergella, Rag. 
—  Ruderella, Rag. 
—  Fulvirugella, Rag. 
—  Gramitella, Rag. 
— Leucomixtella, Rag. 
— Christophori, Rag. 
—  Zophodiella, Rag. 


PLANCHE XVII 


Vinicia Eucometis, Meyr. 
Laodamia Umbrosella, Ersch. 


—  Fusca, Hw., var. Frigidella, Pack. 


— var. Icterella, Rag. 
— Africanella, Rag. 
— Guatemalella, Rag. 
— Oenochreella, Rag. 
_ Pernigerella, Rag. 
—  Flavitinctella, Rag. 
Elasmopalpus Corrientellus, Rag. 
— Anthracellus, Rag. 
— Pellucidellus, Rag. 
— Pyrrochrellus, Rag. 
Homoeographa Lanceolella, Rag. 
Melathrix Praetextella, Chr. 


= 
CE 


NO ei it M ii nm mi = 


21. 


ND NO N 
Æ © ND 


N 
ot 


GS 


Cabragus Aspiciellus, Rag. 
Tephris Verruculella, Rag. 
—  Perlucidella, Rag. 
—  Connexella, Rag. 
Bazaria Ruscinonella, Rag. 
—  Turensis, Rag. 
—  Pempeliella, Rag. 
—  sSieversü, Chr. 
Christophia Trilineella, Rag. 
_ Dattinella, Rag. 


PLANCHE XVII 


Cathyalia Deflandrella, Rag. 
Spatulipalpia Effossella, Rag. 
Myelois Atristrigella, Rag. 
Odontarthria Ochrwenella, Rag. 
Piesmopoda Notandella, Rag. 
Ceracanthia Vepreculella, Rag. 
Sandrabatis Crassiella, Rag. 
Nephopteryx Ochromarginella, Rag. 
Salebria Multicolorella, Rag. 
Oligochroa Siderella, Rag. 
Caina Deletella, Rag. 
— Ciniferella, Rag. 
Vinicia Gypsopa, Meyr. 
—  Macrota, Meyr. 

Selagia Lithosella, Rag. 
Pyla Aeneoviridella, Rag. 
Anoristia Umbrifasciella, Rag. 

— Atrisparsella, Rag. 
Gelulia Flavidorsella, Rag. 
Bazaria Expallidella, Rag. 
Centrometopia Interruplella, Rag. 

— Ectypella, Rag. 

Epischnia Soritella, Led. 

— Gregariella, Ersch. 

—  Ampliatella, Hein. 


PLANCHE XIX 


Synoria Antiquella, U.-S. 
—  Euglyphella, Rag. 
Megasis Alpherakü, Rag. 


BD En Dm MR © pi Hi mi 
DPADUEWRESCLHAIOUE NE 


19) 
= 


wm D 
BD m 


ko 
= . 


©] 
Er 


[S 


NO 


k 


FA 


— 639 — 


Megasis Noctileucella, Rag. 
—  Mimeticella, Stgr. 
—  Nubigerella, Rag. 
—  Pistrinariella, Rag. 
—  Polyphemella, Rag. 5° 
7 = ? 
—  Pullatella, Rag. 5° 
= = ? 
Lipographis Humilis, Rag. 
Bradyrrhoa Seniella, Stgr. 
_ Subflavella, Rag. 
— Confiniella, Z. 
— Divaricella, Rag. 
Hypochalcia Staudingeri, Rag. 
— Hepaticella, Rag. 
_ Burgundiella, Rag. 
— Castanella, Rag. 
— Oxydella, Rag. 


PLANCHE XX 


Epischnia Cretaciella, Mn. 

—  Asteris, Stgr. 

—  Plumbella, Rag. 

—  Subcostella, Rag. 

—  Albiplagiatella, Pack. 
Emporia Grisescens, Rag. 
Sclerobia Tritalis, WIk. 

Getulia Ins'itella, Rag. 
Divona Ledereri, Rag. 
Adelosemia Satanella, Rag. 
Megasis Macrodontella, Rag. 
—  Hyrcanella, Rag. 
—  Acomptella, Rag. 
Bradyrrhoa Marianella, Rag. 
= Mesobuphella, Rag. 
— Holopyrrhella, Rag. 
— Luteola, Laharpe 
— Trapeziella, Dup. 
— Seniella, Stgr. 2. 
— Haberhaueri, Rag. 
Lipographis F'enestrella, Clem. 
= Leoninella, Pack. . 
— Subosseella, Rag. 
Zophodiodes Leueocostella, Rag. 
Ancylostomia Slercorea, 2. 


Fig. 


= 
Sorueaurpvn 


fer 
= 


PFrr 
+ © D 


— 640 — 


PLANCHE XXI 0 


Etiella Ochristrigella, Rag. 
—  Schsticolor, 2. 
—  Chrysoporella, Meyr. 
—  Walsinghamella, Rag. 
Hypochalcia Hulstiella, Rag. 
— Fasciatella, Rag. 
— Plutonella, Rag- 
— Ghiliamii, Stgr. 
— Fulvosquamella, Rag. : N 
— Balcanica, Rag. à 
= Gianelliella, Rag. 
— Subrubiginella, Rag. 
— Caminariella, Ersch. 
— Decorella, var. Erebella, Rag. 
Pterothrix Tauricella, Weke. 
Polopeustis Annulatella, Zett. 
Salebria var. Dilucida, Stgr. 

_ Noctivaga, Stgr. 
Laodamia Deformella, Mschl. 
Tephris Cyriella, Ersch. 

Catastia Acraspedella, Stgr. 

Epischnia Asteriscella, Mill. 

Ocrisia Robiniella, Mill. 

Myelois Hispanicella, H.-S. 
—  Cinerea, Stgr. 


PLANCHE XXII 


Cryptoblabes Gnidiella, Mill: 
Myelois Circumdatella, Led. 
— Fuscicostella, Mann 

Acrobasis Demotella, Grote 

— Sodalella, Z. 
Pterothrix Impurella, Dup. 2 

—  Contectella,Z. 2 
Phycila Metzneri, 2. 

—  Meliella, Mn. 

—  Poteriella, 2. 
Dioryetria Auranticella, Grote 

—  Reniculella, Grote 
Glyptocera Consobrinella, 2. 
Thylacoptila Paurosema, Meyr. 


— GA — 


Fig. 15.  Canthelea Saluralella, Mabille 
16. — Laterilialis, WIk. 
17. Nepliopteryæ Ovalis, Grote 
18.  Salebria Basilaris, Z. 

19. _ Nephopteryx Coenulentella, Z. 

20. — Albicilla, H.-S. 

QT — Reduclella, WIk. 

22. Meroptera Pravella, Grote 

23% Salebria Contatella, Grote 

Ih. — _ var. Quinquepunctella, Grote 
25.  Selagia var. Salluella, Mann 


PLANCHE XXIl 


- Saraia Nigrifasciella, Rag. 5" 
= = ? 
—  Dnopherella, Rag. g' 
= = ? 


Fig. 1 
1 
2 
2 
3. Asartodes Monspessulalis, Dup. 4 
4 
5 
6 


en 


— — var. Frigidella, Gn. 2 
Etiella Behr, Z. " 
.  Ancylostomia Sauciella, Z. 
N. Maxillaria Merelrix, Stgr. 
8 Syria Biflexella, Ld. 


dE — Angusta, Star. 
10. — Arenicola, Rag. 
11. Declocera Pseudolimbella, Rag. 


12, Diviana Eudoreella, Rag. 
13. Syria Sulcalella, Chr. 
14. IIedemanmia Lineutella, Rag. 


15. Pempelia Aurorella, Chr. 
16. —  Malacella, Stgr. 
Ye -— Tengstroemella, Ersch. 


18. —  Boeticella, Rag. 


TABLES ALPHABÉTIQUES 


DES GENRES ET ESPÈCES DÉCRITS DANS CE VOLUME 


Les variétés, les aberrations, les synonymes sont marqués en italiques. 
Les espèces figurées sont indiquées par les numéros des planches et figures. Les espèces 
qui ne sont pas des Phycites sont précédées d’une parenthèse. 


GENRES 

Nevobasis Zeller ER S5W K@anthelean\Wlkers à 050 80 233 
Adelosemia Rag. . . . . . . . . 218 || Chien EE MON à 1479 
AIOphIA MR AG a zur TC 133 |  Cathyalia Rage. 22 
AnbesalGrOte Er EE 281 | Carine JE à LS AO 154 
Amphithn Race REC ES 165 | CR es CL OC © a 
AO REG er 149 | Centrometopia Rag.. . . . . . . 191 
Ancylostomia Rag ....... 667 | Comenlas Ras eh OU CN NE) 
Anoristiarkaeı er RS | Ceroprancs ale o ea oc 05. 9 
Ailes RES CE nc EC CE RUB | Canoe Ze 2,0 4 2000 252 
Argyrodes Guen......... 680 | MOhıstophianRac 0 à 6 0: 457 
AT CORRE ER RES ES LSSRINCIITIPESTISIRAC RENE 151 
ASIA a Se Mn et PAU 181 | Cronatle Ras 6 477 
AsartodesRae a. .: Sl || ColeoihunsRae > 0 20 à 7 
Aspithray Race er or || CONTE Mon. SCC 251 
Auaee, el, a as ee 483 | Cremnophila Rag. ....... 216 

Croeidomera Zell... . ..... 132 
BalanomisMeyr......... 21 | Cryptoblabes Zell......... m 
Bande ANRT a NE XXII | 
Bazar aiR ac rer: DENMIMDATIa NRA GE ETC 231 
Bray eEnoA Ze) EEE 5598 PDAS VDS ARR AS TR are 206 
Brephiaß Heine 5 à 5 6 0 4 oo OR | WERD MES 5 0 © à © 6 0 à 2 0 0 XXIII 
BUSS AIR AS Sea ee 322 | Diatomocera Rag.. . . . . . . . 250 

Dia Rae 5 Wera ta: 60 
Cabragus Moore. ........ 222 | Dosen, ZAÏLS à 0 60 0006 187 
GAINANR AE EE EC NE LEGS ND 0S CMD UD MEN XIV, 620 
Candiope Rag. . . . . Re 223 || Dsconiye Ras 5 EN 167 


Ditrachyptera Rag. . IR 
Divona RATE EME 
Dysphyliagkacs ee 


Elasmopalpus Blanch.. . . . . . 
ETCSIaNR a REP EEE 
Emmalocera Ras. 
EMPOHA RAS SN NEA 
Ephestiopsis Rag.. . . . . . . . 
Epierocisy7e]] RE 
DISCO SIDE 
BETA: ze] 4 à 8 518 05 5 0 
EUCARPRIAMED RER 
Binhodone Hoe à à: à à à 6 0 0 0 


Eundella@zell rss 


Gaana WIk. 
Cetulia Raw à 66 0 60000 
Glyptocerag Race 
Glyptotelespze leer 


Hedemannaw Ra EEE 
Hemiptilocera Rag........ 
Heterographis Rag.. . . . . . . 
Homoeographa Rag. . . . . . . 
Hosidia Rag.. . . . RME rue 
ÉHYAlOSPIARRO GE EE 
ECS RES 00 un 
EY PAT EVA EEE 
ÉYPOCHAICIA RAD 
Hypophana Meyr. . . . . . . . 
HYPSIPANR ASE 


oem Laits oo 4456 € 
Ma Que © 0 0 où 48 60 
Tsaurio) Rage 


Laodamia Rag.. ........ 
Lipographis Rag.. . . : . . . . 
LiSDE DT MERE MEME 
BUCONA NRA Er RES 


MAD EEE EE 
Macıniawzell Se à & & à suoe 
Mahela RAS RER Er 
Mesarthnia Ra EEE 
Megasıs Guen. . 2 2 ge 
Melalhrixghaeer eg 
Melitene Rag. 
Mella WIk. 


— 644 — 


Meroptera Grote... ..... 312 
Metoecisy ab 134 
Metriostola Rag. . . . 478 
Mierothnıx RAS © 6 0 © - 324 
DOS 608 6 5% 0 0 © à 86 
MUSSIATAAR OT EEE 140 
MiyelO SSID EE gr 25 
Myelophilanr ee 2 XIV 
MYRIACA RAT EEE . 894 
Nephopteryx Hb. . . . . . . . . 254 
Numonia Rag. . . . . . . . . L 
DETISAMRA SE NES 525 
Odontarthria, Ras „2 2. 22= 147 
Oligochroa Rag, ........ 374 
Oncocera Steph. . . . . . XIII, 578 
OntholepiS Ra PEER 214 
Oryctometopia Rag.. . . . . . . 153 
Palibothra Rag......... 309 
PBarthia RAS EEE 484 
Paina Ras ee RS CE XXII 
PEMpPElA MED oo a ao. x, 327 
Phyciat(Cuct) RATER 171 
Phyeitopsis Rag. . . . 185 
Piesmopoda Zell... |» 158 
PONS à 16 4 60 5 re 518 
Pinda Rag. : XXIII 
Bleunochilaykace 308 
Pogononeura Rag. ....... 307 
Polopeustis Rag......... 232 
POUJATAIRATE EEE XXII 
PTE LOTIAMR AC SEE 624 
Paseo RES 2 5 5 à 0 à 326 
Palo ES & à 6 © à € 5 à 228 
PiristophonayRao EE RE 242 
Promylea Ra. ........ 207 
Pterothrix Rag. ........ 124 
BylalRacuer en ET 181 
Rhamphodes Guen.. . .. . . . 570 
Rhodophaea Gn. . . . . N 6e à 0) 
Salebria Zell... ...... 327 
SAMATIa Rave rer 58 
SandrabatisRagı CCC 203 
Sanatauka ee re 614 
Sclerobia Rag. .. - . ..... 528 
SEA ga HD EEE 467 
Sematoneura Rag. . . . 2... 136 


— 615 — 


Sempron Aw ee 441 | Thylacoptila Meyr. ....... 
SIDOS AIR AC EE TE U TG SCIGAEUIS ER RER 
Sigmarthria Rag. . . . . . . . 442 | Trachonitis Zell. . . . . . . . . 
Spatulipalpia Rap. 19 | Trader Ras, 0 0. 866 0 
Suecadana RAS nn... 150 | Trachypteryx Rag. . . . . . CRE 
SUSIOHR AT NT NU 243 | Triaenoneura Rag. . . . . - . . 
SYNOT ARE SE hal 
SMTELIREEE 0) one) MCE RXUMIMUIOPRORANR AL er 
HCOMAAUIS EEE ENS 2.0 3 Vie AE, à 515 0e à 8 ao 
Tampa Rag. . : SU VIE IRAN 0 6 à ol alt € 
MAbrObANAMRAS ER XXII 
TERRE RE à J'OE 56e DIM BZophodiodessRac er 
MEDRRIS RAS EE a. 116 | Zophodiopsis Fromh. . . . . . . 
ESPÈCES 
A Akbarella Rag. Oligoch., XV, 19. . 
Alatella Hulst (Acrob.) Myel. VIT, 6. 
Albariella Z. (Pemp.) Salebria . . 
Abietella (S.-V.)F. Dioryctria . . 198 | Albariella H.-S. Neph. . . . . . 
Abietella Dup. Dioryctria.. . . . 195 | Albariella Knaggs, Neph. 
AbietivorellaGrote(Pinip.)Diorye. 198 | Albicilla H.-S. Neph. XXII, 20 . . 
Acervella Ersch (Alispa) Pristo- Albicostalis WIk. (Assara) Etiella. 
NE re EN 0 247 | Albilineella Sigr. Neph. . . . . . 
(Acisalis WIk. (Neph.). 256 | Albigeralis WIk. (Scopula) Epicr. 
Acomptella Rag. Megasis, XX, 13. 528 | Albiplagiatella Pck. (Myel.)Episch. 
Acraspedella Stgr. Catast., XXI,21. 481 FO Be 00! spot au oo 


Actiosella Wik.(Aurana) Rhodoph. 
NDS COTE RO MT 68 


Actualis Hulst (Neph.) Dioryc. . 203 
Adelphella F.-R. (Pemp.) Salebria. 356 
Adorea F. et R. (Myelois) Crocid. 133 
Adultella Z. Epischnia. . . . . . 1499 
Adultella Berce, Epischnia. . . . 500 


Advenella Zk. (Myel.) Rhodoph. . 82 


Advenella Dup. Pterothrix. . . 128-129 
Aenealis Hb. Hypochalcia . . . . 601 
Aeneella Hb. Hypochalcia . . . . 601 
Aeneoviridella Rag. Pyla, XVIII,16. 482 
Aerealis Hb. Hypochalcia . . . . 601 
Affiniella H.-S. Hypochalcia . . . 592 
Africanella Rag., XVII, 5. L14 
Ahenella Zk. Hypochalcia. . 601 


Albiricella H.-S. (Pemp.) Neph. . 
Albistrigata Stgr. (Pemp.)Myrlaea, 

XI, 17 
Albocapitella Hulst, Acrobasis. . 
Albocostalialis Hulst (Ephest.) 

Episch str ee: 
AlbocostalisHAulst(Ephest.)Episch. 
Albovittella Hulst, Dioryetria. . . 
Aliculella Hulst (Myel.) Salebria 


Alpherakii Rag. Megasis, XIX, 3. 
Alpigenella Dup. Neph. . . . . . 
Almella Meyr. (Ceroprepes) Odont. 


Altensis Weke (Myel.) Polopeust. 
Alternosquamella Rag. Dasypyga. 


519 
519 
193 


543 
278 


148 
233 
206 


Amatella Hulst (Neph.) Dioryct. 


Amplexella Rag. Acrob. V, 25. . . 
Ampliatella Hein. Episch.XVIIT, 25. 
v. Amurensis Rag. Myelois, XI, &. 
Angusella Grote, Acrobasis. . . . 
AngustellusBlanch. Elasmopalpus. 
Angustipennella Rag. Crypt., V, 3. 
AnnulatellaZtt. (Myel.) Polopeustis 


Anthracellus Rag. Elasm.XVII, 11. 
Anticalis WIk. (Alata) Etiella.. . 
Antiopella Zk. Catastia . . . . . 
Antiquella H.-S. (Zoph.) Synoria, 
NX TE Tr PU 
Arctella Rag. Phycita, VIII, 7. . . 
Ardentella Rag. Samaria, XLIII, 5. 
Arenosa Butl. (Mella) Vinicia. . . 
Argyrella F. (Neph.) Selagia. . . 
Asperella Rag. Dysph., XLVII, 14. 
Aspergella Rag. Episch., XVI, 21. 
Aspiciellus Rag. Cabrag., XVII, 16. 
Asseclella Rag. Phycita, XI, 17. . 
Asteris Stgr. Epischnia, XX, 2. . 
Asteriscella Mill. Episch., XXI, 22. 
Atratella Rag. Oligochroa, XV, 13. 
(Atratella WIk. (Aerob.).. . . . 
Atrella F. Catastia. . . . . 
Atrella Hulst, Megasis. . . . . . 
Atrifasciella Rag: Elegia, X, 3. . 
Atrisparsella Rag. (Centr.) Anoris- 
DI AIT MN 000 © piocc 
Atrisquamella Rag. Acrob., XI, 11. 
Atristrigella Rag. Myel., XVIII, 3. 
Atrovenosella Rag. Semat., IV, 19. 
Auranticella Grote (Neph.) Diorye., 
XXI ea 
Auranticiliella Rag. Cremnoph., 
ALT, OS See a ER 
v. Aurella Stgr. Selagia. . . . . 
Auricella Zett. Catastia.. . . . . 
Auricilialis Hb. Catastia. . . . . 
v. Auriciliella Hb., Cataslia. . . 
Auritipalpus Moore, Cabr., XIII, 23. 
Aurivilliella Rag. Salebria, XV, 7. 
Auropurpurella Rag. Piesmopoda, 


B 


Balcanica Rag. Hypoch., XXI, 10, 

ARIV 2 22 a a ER 
Baliella Rag. Centromet., XXVI, 7. 
Bankesiella Rich. Episch., XLII, 2. 
BasiferellaWIk. (Gaana) Rhodoph., 

NEL IH. Sean 
Basilaris Zell. (Neph.) Salebria, 

XXE TS ee oo 
Behrii Zell. Etiella, XXII, 5. . . 
Bellulella Rag. Rhodoph., XLII, 2. 
Betulae Goeze (Pemp.) Meroptera. 
Betulella Hulst, Acrob. . . . . . 
Bicolorella Leech, Neph., XLIII, 14. 
Bifasciella Hulst, Salebria, XV, 5. 
Bifidella Leech, Melitene, XLIII, 13. 
Bigrana Zell. (Myelois) Hemiptil. 
Bilineatella Rag. Myelois, V, 10. . 
Bilineella Rag. (Aria) Auxacia, 


Biocellella Rag. Salebria, XV, 6.. 
Bipartitellus Leech, Elasmopalpus. 
Bistriga Hw. Cryptobl. . . . . . 
Bistrigella Dup. Hypochalcia. . . 
Bistriatella Hulst (Dioryct.) Myel. 
Bithynella Zell. Acrob. . . . . . 
Boisduvaliella Gn. Epischnia. . . 
(Bractiatella WIk. (Myel.). . . . 
Brephiella Stgr. Salebria, XIII, 9, 


Brevipalpella Rag. Episch., XLIT, 3. 
Bruandella Gn. Hypoch. XLVII, 10 
v. Brucella Stgr., Meroptera. . . 
Brunneella Ev. Hypochal. . . . . 
BurgundiellaRag. Hypoch.XIX,17. 
Burkhunella Rag. (Saleb.) Teph- 

DIS RT, NIGER re 


Cacabella Hulst (Pinipestis) Laod. 
Calicatella Rag. Myelois, XLVI, 22. 
Caliginella Hulst (Neph.) Acrob., 


Caliginosella Meyr.(Pemp.) Oligoc. 


408 
32 


115 
384 


Callipterella Christophia, 

XLVI, 19 
CaminariellaErsch.Hypoch.XX1,13 
(Canalis WIk. (Neph.). . . . . . 
CandelisequellaEv.Hypoch.XXIV,3 
Canescentella Hulst. Meroptera. . 
Cantenerella Dup. Bradyrrhoa. . 
Caradrinella Rag. Neph.XLVII, 16. 
Carbonariella F. R. (Pemp.) Lao- 

damiamesı 22. 
Carbonella Hulst (Dasypyga) Elas- 

mopalpus. . . 
Cardui Hw. (Palparia) Myelois. . 
Carnea F. (Pemp.) Laodamia. . . 
. Carneella Hulst (Neph.) Salebria. 
Carnella L. (Pemp.) Laodamia. . 
Carre cn 
Carnifex Coq. (Chilo) Metoecis, 

VB Te laiote WIN 
Carteri Rag. Neph., X, 25 . . . . 
Caryae Grote, Acrobasis. . . . . 
Caryivorella Rag. Acrob., VI, A. . 
(Cassandrella Stgr. (Myelois) . . 
Castanella Rag. Hypoch., XIX, 18. 
v. Caucasica Rag. Hypoch. . . . 
Caucasiella Rag. Pterothrix, X, 2, 
Celticola Stgr. Acrob., IV, 10. . . 
Celtidella Hulst, Salebria.. . . . 
Centunculella Mn. (Myel.) Acrob., 


Rag. 


Ceratoniella F. R. Myelois. . . . 
Cerostomella Rag.Mabill., XLVI, 21 
Cervinistrigalis WIk. Hypochalcia, 

DÉTIENT AN ur 


ChionographellaR. Hemipt., IV, 11. 
Christella Frr. f. 108 a-c. Meropt. 
Christella Frr. f. 108 d. Trachon. 
Christophorella R. Parth., XVI, 31. 
Christophori R. Episch., XVI, 46. 
Chrysoporella. Meyr. Etiella, XXI, 3 
Chrysorrhoeella Zk. Myelois. . . 


— 647 — 


L58 
609 
256 
586 
319 
554 
622 


408 


425 

35 
416 
367 
416 
416 


134 
298 
105 
108 

26 
606 
601 
131 
112 
354 


Cinctipalpella Chr. Myel. XXXVIII, 


Cinerea Ster. Myelois, XXI, 25. . 
Cinerea Westw. Salebria.. . . . 
Cinerella Dup. Bradyrrh. . . . . 
v. Cinereobasella Rag. Epischnia, 
Ciniferella Rag. Caina, XVII, 12, 
Cingillella Zell. (Pemp.) Meroptera. 
Circumdatella Led. Myel. XXII, 2. 
Cirrigerella Zk. Myel........ 
Cirtensis Rag. Salebria, XV, 9. . 
Gistella Mill. Acrob. .. .... 
Clarioralis Wik.(Veph.)Dior.XLI,9. 
Cleopatrella Rag. Neph., X, 21, 22. 
Clientella Z. (Neph.) Phye., XI, 18. 
Clientulella Rag. Phyc., XXVI, 3. 
Clusinella Zell. Acrob., IV, 7. . . 


Cnephaeella Meyr. (Eucarph.) 

Sclerobia rer 
Coenosella Rag. Daria, XI, 19. . 
Coenulentella Zell. Neph. . . . . 


Cognata Stgr. (Euzoph.) Myelois, 


Colonnellus Costa, Etiella. . 
Columnella Zell. Piesm., VII, 16. 
Combustella H.-S. (Pemp.) Aloph. 
Compositella Tr. Brephia, VII, 24. 
Comptella Rag. Acrob. . . . . . 
Comptoniella Hulst, Acrob. . . . 
Concineratella Rag. Neph., X, 13. 
Concolorella WIk. Canthelea. . . 
Confiniella Zell. Bradyrr., XIX, 13. 
Confusella WIk. (Neph.) Rhod., 
XLVII, 1. 
Coniella Rag. Myel., V, 12. . . . 
Connexella Rag. Tephris, XVIT, 19. 
Consobrinella Zell. (Neph.) Glyp- 
OB, OA, Me © 0 à 0.0 0 
Consociella Hb. Acrob. . . . . . 
Consociella Dup. Rhodoph. . . . 
Consociella WIk. (Alata) Etiella. - 
Constanti Rag. Myelois, XLIT, 1. 
Contatella Grote, Saleb., XXII, 23. 
Contectella Zell. (Myel.) Pteroth., 


Contiguella H.-S. Neph, . . . . 
Contubernea Hw. Salebria. . . . 
Contubernella Hb. Salebria. . . 
Coriacella Rag. Oligochr., XII, 18, 
RITTER Se ae: 


Coronatella Gn. Phycita, VII, 23. 
CorrientellusRag.Elasm., XVII, 10. 
Corsicella Rag. Pterothrix, V, 23. 
Corticinella Rag. Oligochr., XII, 5. 
Crassiella Rag. Sandrab., XVIII, 7. 
Crassifasciella Rag. Neph., IX, 7. 
Crassitibiella Rag. Coleot., XXVI,5. 
(Creperalis Swinh. (Neph.) . . . 
Crepusculella Ld. (Myel.) Adelose- 
mia, MIX TO ER EEE 
Cretaciella Mn. Episch., XX, 1. . 
Cribella Tr. Myel. . 
Cribratella Zell. Myel. . . . . . 
Beibrellaukib EEE RER 
Cribrumi(S Ve) PONT 
Grabrumellatib. CNE 
Cristalis Hb. Trachonitis. . . . . 
Cristella Hb. Trachonitis. : 
Cristella Steph. Phycita. . . . . 
Croceella Hulst (Sciota) Neph. . 
Crudella Zell. (Myel.) Pterothrix. 
Crudella H.-S. (Myel.) Pterothrix. 
Cruentella A (Ilyth.) Eurhod. 
Cruentella H.-S. (Myel.) Pteroth. 
(Cr our ell Wlk. (Acrobasis) . 
Cuculliella Rag. Episch., XVI, 36. 
Culminella Gn.(Chionea) Asartod. 
Curvalella Rag. Neph. 
Curvella Rag. Rhodoph., XLI, 5. . 
Cygnosellus WIk. (Crambus) Scler. 
Cymindella Rag. Numonia, XI, 15. 
Cynicella Chr. (Myel.)Neph.,XIV,1. 
Cyriella Ersch. (Pemp.) Tephris, 
NT 20 IR RENE AUS AL 


Dasypyga Zell. (Myel.) Coptarth., 

TX ST ee CEE 
DattinellaRag. Christoph.,XVII,25. 
Davisellus Newm. Neph. . . . . 
Decimerella Hulst (Lipogr.) Neph. 
ab. Decipiens Stgr. Etiella. . . . 
Decolor Zell. Myel., IX, 19. . . . 
Decoloralis WIk. (Trach.) Elasm., 

XII RL MEME ER Er 
Decorella Hb. Hypoch. . . . . . 
Decuriella Hb. Dioryct. . . . . . 


— 648 — 


178 | 
L23 
129 
358 
204 
285 
187 
256 


219 
504 
35 
36 
34 


Decuriella Dup. Dioryct. . . . . 
Definitella Zell. (Myel.) Hypargyr. 
Deflandrella Rag. Cathyal., XVIII, 1. 
Deformella Mösch. Laod., XXI, 19. 
Delassalis Hulst (Neph.) Myrlaea, 


Deletella Rag. Caïna, XVIIL, 11. . 
Delineatella Rag. Neph., XLI, 12. 
Deltagrammella Rag. Pristoc., X, 7. 
Demotella Grote, Acrob., XXII, 2. 
(Demptella WIk. (Neph.). . ; 
Denticulella Rag. (Prisioph.) Amb. 
Dentilineella Rag. Myrlaea. . . . 
Deprivalis WIk. (Neph.) Elasmop. 
Derasella Swinh. (Homoes.) Canth. 
Diaphana Stgr. (Neph.) Phycita, 


Dibaphiella Hb. Salebria. . 5 
Dichromella Rag. Rhod., XLIII, 3. 
Diffissella Zell. (Pemp.) Ancylost. 
Dignalis Hb. Hypochal. . . . . . 
Dignella Hb. Hypochal. . . . . . 
Dignellus Zk. (Chilo) Hypochal. . 
Digrammeila Meyr. Oligoch. . . 
v. Dilucida Stgr. Saleb., XXI, 17. 
v. Dilucidella Dup. Divona. . . 
Dilutella Dup. Salebria. : . . . 
Dionysia Zell. (Pemp.) Oligochr. . 
Disclusella Rag. Selagia, XVI, 27. 
Discomaculella (Susia) Pristoph., 

DI IH EL EROF BEN Bi .c: < 
Disjunctella Zell. Hypoch., XXIV, 4. 
Dispergella Rag. Pristoph., X, 10. 
Dispunctella H.-S. Hypoch. . . . 
Dissimilella Rag. Selagia, XVI, 25. 
Dissolutella Snell. (Veph.) css 

N, 5. 


Diversicolor Rag. Acrob., XI, 13. . 
Divisella Dup. Neph. ...... 
Dnopherella Rag. Sarata, XXIII. 
2a.b. 

Dorsaneite Br air XII, 9. 
Drucei Rag. Neph. 30 IS 17, 

Dubiella Dup. Salebria.. .... . 
Dulcella Zell. (Myel.) Rhodoph, . 
Duplicella Rag. Rhodoph., V, 18. 
Duplipunctella Rag. Myel., V, 13, 
Dymnusalis WIk. Etiella. 


E 


Ebeniella Rag. Rhodoph., V, 22. 
Ectypella Rag. Centromet., XVIII, 


?Edwardsialis Hulst (Megaph.) 
MEBASIS SN ET ers 
Efjfoetella Mn. Bradyrrh. . . . . 
Effosella Rag. Spatulipal., XVIIT, 2. 
Egenella Rag. Piesmop., VII, 2. 
Elegans Rag. Neph., XLI, 13. . . 
Emussitatella Rag. Neph., XIV, 4. 
Encaustella Rag. Acrob., XI, 12. . 
Encyclia Meyr. Balanomis . . . 
Epelydella Zell. (Myel.) Elnadioal, 
Ephippella Rag. Tephris, VI, 17. 
Epigrammella Rag. Acrob., VI, 9. 
Epischniella Stgr. Myrlaea, XII, 20. 
Erastriella Rag. Rhodoph., VII, 5. 
Erberi Mn. Salebria. . ..... 
v. Erebella Rag., Hypoch., XXI, 14. 
Erectalis WIk. (Trachon.) Elasm. 
Erschoffella Rag. Pleuroch., XIT,19. 
Pelletier 
Eucometis Meyr. CR 
ROVER 
Euglyphella Rag. Synoria, XIX, 2. 
Eugraphella Rae. Neph., IX, 14. 
Euphorbiella Zell. (Pemp.) Neph. 
Euraphella Meyr. (Veph.)Cryptob., 


Euzopherella Rag. Laod., XV, 24. 
Exasperata Stgr. (Myel.) Pristoph., 

IX, 8. 
?Excantalis Hulst (Anerast.) Meg. 
Eximiella Rag. Salebria, XXVI, 4. 
Exoleta Zell. (Myel.) Hemiptiloc. 
Expallidella Rag. Bazar., XVIII, 20. 


Exsulella Zell. (Myel.) Rhodoph., 


Faecella Zell. (Pemp.) Laodam.. . 
Fallax Stgr. Neph., XIV, 8... . 
Fallouella Rag. Acrob., VI, 6. . . 
Famula Zell. (Myel.) Salebria. . . 


— (sh) — 


Harrella Gurt. Episch. . .. .. 
Fasciatella Stgr. Hypoch., XXL, 6. 
Fasciolalis Hulst (Pinipest.) Neph., 


84 Gel LET SORTE 
(Favilliferella Wik. (Neph.). 

493 | Fenestrella Pack. (Pemp.) Lipogr., 

ARD EN N. 

546 | Feriella Hulst, Tacoma, X, 4. . . 

555 | Fernaldi Rag. (Salebr.) Myrlaea. 


20 | Festivella Zell. Epicrocis, XII, 12. 


165 | Filiolella Hulst (Neph.) Piesmop., 
291 ND RG Bar 
291 | Fimbriatella Zell. (Myel.) Pteroth. 
101 | Finitella WIk. Hu X;19h, 
22 | Fissuralis WIk. (Veph.) Crocidom., 
80 VL. AIN AE, NU rer 
450 | Flavicans Zell. (Myel.) Discopalp., 
122 NT BR SAC re 
396 | Flaviciliella H.-S. (Homoeosoma) 
68 Bremnop er ENTREE 
338 | Flavicornella Rag. Phyeit., VII, 10. 
611 | Flavidorsella Rag. (Anorist.) Getu- 
121 No, DNA AIO oa 
308 | Flavitinctella Rag.Laodam., XVII,9 
572 | Florella Mn. (Neph.) Amb., XI, 23. 
Floridellus Hulst, Elasmopalpus. 
463 | Formosa Hw. (Pemp.) Salebria. . 
533 | Fossulatella Rag. Oryctom., VI, 15. 
281 | Foslerella Hulst (Pima) Episch. . 
295 | v. Frigidella Guen. (Chionea) Asar- 


OX CE NOUS EEE 
15 | v. Frigidella Pack. (Eudorea) Lao- 


405 ame, AVIS 802 26 6 oo 
Fuliginella Dup. Hypochal. . . . 

249 | Fulvella Rag. Cathyalia, IV, 4. . 
547 | Fulvirugella Rag. Episch., XVI, 43. 
339 | Fulvosquamella Rag. Hypoch., 
146 RR ONE RES ROUE 
455 | Fumella Ev. Salebria, XLVII,5. . 
Fumosella Rag. Pristoph., IX, A. 
80 | Funebrella Rag. Oligochr., XV, 14. 
(Funerea WIk. (Acrob.). . . . . 
Furfurella Hulst, Neph., X, 14. . 
Furvicostella Rag. Laod., XLIII, 8. 
Furvidorsella Rag. Myel., V, 14. . 
Fusca Hw. Laodamia. . . . . . 
L06 | Fuscicostella Mn. Myel., XXII, 3. 
303 | Fuscidorsella Rag. Microthr. . . 
119 | FuseifrontellaZell. Neph. . . . . 
365 | Fuscitella Rag. Oligochr., XV, 17. 


166 
131 
282 


133 


167 


216 
185 


528 
418 
248 
492 
359 
153 
518 


619 


408 
612 

23 
521 


600 
359 
246 
381 

86 
269 
413 

56 
408 

33 
324 
282 
391 


Fuscogrisella Rag. Palibothra,XIV, 


Gallicola Stgr. (Pemp.), Alophia. 
Geminella Ev., Neph. ...... 
v. Gemimipunctella R.Neph.,X,17. 
Gengisella Rag. Neph., XIV, 3 . . 
Genistella Dup. Neph. . . . . . 
(Georgiella Hulst (Myel.). . . . . 
Germarella Zk. Hypoch. . . . . 
Germarella Dup. Hypoch . . . . 
Ghilianii Stgr. Hypoch., XXI, 8. . 
Gianelliella Rag. Hypoch., XXI, 11, 

BON IE SER EE PR Ë 
Gilvella Rag. Anoristia, XII, 13. . 
Gilveolella Tr. Bradyrrh. . . . . 
Gilvibasella Hulst Neph., XIV, 5. . 
Gilvibasella Rag. Phycita, VIII, 9. 
Glaucella Stgr. Acrob. . . . . 
Gleditschiella Fern. Neph. . . . . 
Glycerella H.-S. Acrob. . . . . . 
Glycerella Stgr. Acrob. . . . . . 
Glyphella Rag. Ipisch., XVI 40. 
Gnidiella Mill. (Zphest.) Crypt., 

RR A ee ee 
Grandella Zell. (Neph.), Hypsip., 

VAT Er EE EE APE 
Granitella Rag. Episch., XVI, 44. 
Grapholithella Rag. (Olig.) Neph., 

VO NE RL 380, 
Gratella Wlk. (Homoeos.), Can- 


KV, F2 ae sk. 
Gregella Ev. (Dioryc.), Neph. . . 
Griseella Rag. Myelois, 54. . . . 
(Griseella Moore (Myelois). . . . 
GriseoaeneellaR. Hypoch., XLII, 6. 
Griseolella Rag. Selagia, XVI, 26. 
Griseosparsella Rag. Laodam., 

XLIN, 10:52 PMR NES 
Grisescens Rag. Emporia, XX, 6. . 
Grossipunctella Rag. Myel., IV, 12. 
Groteii Rag. Ulophora, VIII, 11. . 
Grotella Rag. Neph. ...... 
Guarinella Zell. (Myel.) Uloph. . . 


— 650 — 


310 


GuatemalellaRag. Laodam., XVII, 6 
Gulosella Hulst, Acrob. . . . . . 
Gypsopa Meyr. (Salebr.) Vinicia, 

SV, 18 à à 


Haberhaueri Rag. Bradyrr., XX, 20. 
Hapsella Hulst. (Neph.) Elasmop. 
Hastiferella Rag. Neph., XIV, 2. . 
Hastiferella WIk. (Alala) Etiella. 
Hebescella Hulst Acrob. . . . . . 
Bepaticella Rag. Hypoch., XIX, 16. 
Heraldella Gn. (Rhamph.) Etiella. 
Heringi Rag. Rhodoph., VIII, 1. 
Hilarella Rag. Epicroe., XII, 7. . 
Hirticostella Rag. Pogon., XIV, 14. 
Hispanella Stgr. (Pemp.) Salebr. . 
Hispanicella H.-S.(Homoes.) Myel , 


Hispaniella H.-S. (Pemp.) Salebr. 
Hobsoni Bull. (Ceratamna) Etiella, 

NT AD ET NE 
Hollandella Rag. Rhod., XLII, 1. 
HolopyrrhellaRag. Bradyr., XX, 16. 
HolosericellaF.-R.(Pemp.)Meropt. 
Hostilis Steph. (Pemp.) Neph. . . 
Hostilis Hein. Saleb. . . . . . . 
Hulstiella Rag. Hypochal., XXI, 5. 
Humilis Rag. Lipograph., XIX, 10. 
Hutchinsoni Rag. Pretoria, XLVII, 


Hyaenella Fromh. (Zophodiopsis) 

Metoecis CORNE ANR EE 
Hyemalis Bull. Neph., XLI, 17. . 
Hypochalciella Rag. Neph., X, 19. 
Hyrcanella Rag. Megas., XX, 12. 
Hystriculella Hulst (Acrob.) Rhod., 


v. Icterella Rag. Laodam., XVII, 2. 
Ignobilis Butl. (Anerast.)Ancylost. 
Ilignella Z. (Bradyrrh.) Divona. . 
Illotella Z. Episch. ....... 


L1k 
109 


461 


561 
421 
273 
572 
109 
591 
512 

73 
438 
307 
363 


42 
363 


578 

70 
551 
316 
286 
356 
603 
563 


624 


135 
377 
272 
545 


73 


416 
568 
539 
506 


Illyriella Z. (Neph.) Phyeita. . . 
Imitatella Rag. Breph., XLVII, 2. 
Immaculatella Rag. Myel. X, 1. . 
Immundella Hulst, Myel. . . . . 
Imparella Zell. Magir., VIL, 7. . . 
Imperialella Rag. Neph. IX, 9. . . 
Impurella Dup. Pterothr., XXIT, 6. 
Inanitella Rag. (Anoris.) Caina, 
NE NIIT ee 
v. IncuutellaZell. (Pemp.)Elasmop. 
Incensella Sigr. (Myel.) Eurhod., 
DURE TOR ER 
Incompta Zell. Myel. . . . 
v. Inconditella Rag. Saleb., XV, 2. 
InconspicuellaRag.(Neph. era 
RT ST ee A MANU no à 
Incredibilis Stgr. (Eucarph.) Ade- 
losemia PX Der ge 
(Incultella Wik. (Acrob.).. . . . 
Indecoralis Hb. (Aner.) Hypoch. . 
Indentella Rag. Samaria XI, 5. 
Indicatalis WIk. (Arucha) Etiella. 
Indigenella Zell. 
(Indistinctalis Wik. Hypoch.. . . 
Infausta Rag. Laodam., XLI, 20. 
Infixella WIk. (Acrob.) Rodoph., 


v. Infuscata Stgr. Myel. . . . . 
Infuscatella H.-S.(Myel.) Pterolh. 
Infusella Z. (Myel.) Saleb., VIII, 15. 
InfusellaMeyr.(Hypophana) Neph., 

RIVER REN eek: 
Injunetella Chr.(Myel.)Rhod.,XT, 8. 
Inquilinella Rag. Neph., XIV, 6. . 
Insignella Mn. Neph. . ..... 
Institella Rag. Getulia, XX, 8. . . 
v. Insuadella Rag. Hypochal. . . 
Insulsella Rag. Microth., XIV, 13. 
Interniplagella Rag.Salebr.,XV, 10. 
Interruptella Rag. Centromet., 

IV Ale 3 0605 800% 
(Intractella WIk. (Neph.). . . . 
Intricatella Rag. Salebr., XII, 8. 
Irisella Guen. Mussidia. . . . . . 
Isidis Zell. Ceutholopha 


492 
256 
337 


C1 


Jacksoni Rag. Tarquit., XV, 1. . 
Janthinella Hb. Selagia. . . . . 
Janthinella Dup. Laodam.. . . . 
Joannisella Rag. Candiope, X, 12. 
Juglandis Le Bar. Acrob. £ 
Jugosella Rag. Ortholep., XIII, 3. 


K 


v. K alischiella Stgr. (Myel.) Breph. 
Kenteriella Rag. Cneph., XLVII, 3. 
Komaroffi Rag. Salebr., XIV, 20. 
Kuldgensis Rag. (/saur.) Melitene, 


Laetella Grote Ambesa, X, 8. . . 
v. Laetifica Rag. Neph. . . . . . 
Lafauryella Const. Episch. . . . 
Laiasalis WIk. (Faveria) Oligoch., 

HO IGE ob) ME ON ERONE 
Laidion Z. (Myel.) Piesmopoda. . 
Lallatalis Hulst (Neph.) Ambesa, 


Lanceolella Rag. Hom., XVII, 14. 


Lateritialis WIk. (Eurhod.) Canth. 


RR EE 
Laticinctella WIk. (Acrob.) Triaen. 
XII, 18 


Latifasciatella Pack.(Pemp.)Neph. 
(LatiorellaW)k.(Acrob.). . . . . 
Lasalis Swinh. (Neph.) Canthelea. 
Ledereri Rag. Divona, XX, 9. . . 
Legatea Hw. Phycita ...... 
Legatella Hb. (Zoph.) Rhodoph. . 
Legatella Steph. Phyeita. . . . . 
Lentalis Swinh. (Neph.) Rhodoph. 
Leoninella Pack. (Neph.) Lipogr., 

OC D € 


215 
472 
408 
223 
120 
214 


Lepidella Rag. Salebr., XIV, 21. . 
Lepidocerella Mab. Metoecis. . . 
Leucacrinella Z. Glyptot., VII, 8 
Leucacrinella H.-S. Neph. . . . 
LeucochrellaH.-S. (Pemp.) Bazar. 
XIIT, 12 
Leucocostella Rag. Zoph., XX, 24. 
Leucoloma 11.-S. Episch. 
Leucoloma Snell. Episch. . 
Leucomixtella Rag. Episch. XVI, 


Leuconeurella Rag. Hyalo., VIT, 11. 
Leucophaeella Zell. (Pemp.) Olig. 
RT SE do Mode 
Ligeralis WIk. Acrob., XLI, 8. . . 
Lignella Hb. fig. 57 Hypochal. . . 
Lignella Hb. fig. 35 Hypochal. . . 
Lignella Ev. Zell., H.-S, Hein. 
Hipodrall à 0 510 6 510 0 0 0 
Lignosellus (a) Z. (Pemp.) Elasm. 
Lithosella Rag. Selagia, XVIIT, 15. 
Litterella Rag. Christ., XLVI, 20. 
LongobardellaRag. Hyp., XLVT,23. 
Loxiella Rag. Cryptobl., V, 4 
Lucidatella Zell. (Myel.) Pteroth. 
Lugdunella Mill. (Ephestia) Crypt. 
v. Lugens Stgr. (Myel.) Rhodoph., 


Lunigerella Rag. Promylea, X, 5. 
Luridatella Zell. (Myel.) Pterothr. 
Luridatella Hein. (Myel.) Pteroth. 
Luridella Schl. Hypochal.. . 

Luteola Lah. Bradyrr., XX, 17. . 
Luticornella Rag. Myel., XI, 2. . 
Lydella Led. (Myel.) Episch., VII, 


Macrodontella Rag. Megas, XX, 11. 
Macrota Meyr. (Epiero.) Vinicia, 

XVII la. ee 
Maculata Stgr. Neph.. ..... 
Maculella Rag. Bussa, XII, 21. . 
Madagascariensis Saal. Etiella. . 
Magella Z. (Myel.) Trachypt., 

FOOD, AE ee 
v. Major Z. Elasmopalpus. . . . 


— 652 — 


342 
134 

62 
305 


452 
613 
522 
519 


524 
170 


378 

95 
597 
605 


609 
425 
hTh 
458 
594 

14 
128 

13 


80 
208 
128 
127 
601 
559 

31 


517 


542 


462 
299 
322 
573 


567 
427 


Majorellus Costa (Chilo) Eliella. . 
(Maoriella WIk. (Neph.). . . . . 
Maracandella Rag. Episc., XLI, 22. 
Marginalis S.-V. Catastia. . 480, 
Marginea S.-V. Cataslia. . . . . 


Marginella Dup.(Diosia) Catast.480, 


Marianella Rag. Bradyrr., XX, 14. 
Maritanella Mill. (Euzoph.) Dior. 
Marmorata Alph. (Neph.) Myel. . 
Marmorea Hw. Rhodoph. . . . . 
Marmorella Rag. Succad., XIII, 2. 
Masticella Rag. Episch., XVI, 37. 
Medullalis Hb. Myel. . . . . . . 
Melanella Tr. Hypoch. . . . . . 
Melanellus Hulst Elasmopalpus. . 
Melanochreella Rag. (Saleb.) Aphyl. 
Melanoneura Rag. Mussidia, VI, 13. 
Melanotaeniella Rag. Neph., X, 23. 
Meliella Mn. (Neph.) Phye. XXII, 9. 
Mendacella Stgr. Dioryctria.. . 

Meridionalis WIk. (Neph.) Ancova, 


Mesembrina Meyr. (Epicroc.) Olig. 
Mesobaphella Rag. Brad., XX, 15. 
Metagrammalis WIk. (Neph.) Elas- 

MOPAlDUS Se 
Metalliferella Rag. Hyparg., IV, 22. 
Metzneri Z. (Neph.) Phyc., XXII, 8. 
Micrella Rag. Caina, VI, 25. . . . 
Mikadella Rag. Laodam,, XLIIT, 9. 
Millierella Rag. Myel., V, 8. . ... 
Mimella Rag. Piesmop., VIII, 3. . 
MimeticellaStgr. (Ancyl.) Megasis, 


Miniatella Rag. Dioryet. . . . . 
Minimella Rag. Acrob., V, 26. . . 
Minualis WIk. (Neph.) Elasmop. 
Minutella Rag. (Salebr.) Pristarth., 
XIV, 16 
Minutulella Hulst (Diorye.) Myel. 
Mirandella Rag. Meropt., XLVIT, 4. 
Miridella Rag. Pristoph., XI, 24. 
Moeschleri Rag. Phyeita, VIII, 8. 
Moestella Rag. Salebr., XV, 11 
Moestella WIk. Laodam.. . . . . 
Monogrammos Z. (Myel.) Eurhod. 
(Monosemia Z. (Myel.) . . . . . 
Monspessulalis Dup. Asartodes, 
XXII, 3 


572 
256 
911 
620 
480 
620 
552 
201 
402 

80 
151 
498 

35 
597 
424 


445 
142 
292 
174 
201 


10 
383 
552 


420 
123 
173 
465 
412 

L5 
163 


539 
194 
105 
430 


326 
48 
313 
244 
182 
371 
408 
67 
26 


Monspessulella H.-S. (Asarla). . 
Morosalis Saal. (Myel.) Salebr., 


Multicolorella R. Saleb., XVIII, 9. 
Multiforella Rag. Myel., V, 7. . . 
Mundalis WIk. (Neph.) Oligochr., 

NT se RER MR Le à 
Mundellalis WIk. (Neph.) Laodam., 

XLI, 19 a: 
Murinella Hein. (Neph.) Brephia. 
Muscidella Rag. Episch., XLVI, 18. 
MyellaHb. Selagia. . . . . . . 
Myricariella Mill. (Pemp.) Meropt. 


N 


Natalensis Rag. Neph., XXXVIII, 26 
v. Nebulella, Riley, Acrob. . . . 
Nebulo Walsh. Acrob. . . . . . 
Nebulosella Rag. Palib., XIV, 11. 
Nephodeella Rag. Phycita, IX, 1. 
Nervosella Rag. Episch., XVI, 39. 
(Neurophorella Meyr. (Episch.). . 
v. Nigrans Rag. Laod., XLIIT, 11. 
Nigricans Rag. Neph., XLI, 11. 301, 
Nigricens Warr. (Acrob.) Neph. . 
Nigrifasciella Rag. Sarata, XXIII, 1. 
Nigrigranella Rag. Prist., XI, 25. 
Nigripalpella Chr. Myel., IV, 15. 
Nigrisparsella Rag. (Salebria ) 

Anbyletes, XI se. 22 2 
Nigrisquamella Rag. Rhodoph., 

NES RE UE ne 
Nigristrigeila Rag. Myel., IV, 18. 
Nigrivenella Rag. Mussid., XLII, 2. 
Nigrosignella Hulst, Acrob. . . . 
Nivaliensis Rebel, Dioryct. . . . 
Niveicinctella Rag. Rhod., V, 17. 
Niviella Hulst (Zipogr.) Amb., X, 9. 
Nivosella Rag. Myel., XI, 3. . . . 
Nobilella Rag. Salebr., XV, 8. . . 
Nocticolorella Rag. Neph., XLI, 15. 
Noctileucella Rag. Megas.; XIX, 4. 
Noctivaga Stgr. Salebr., XXI, 18. 
Nodicornella Rag. (Salebr.) Oli 

COCHANT ER 
Nomiella Rag. Anorist., XVI, 32. 
Notandella Rag. Piesm., XVIIL, 5. 


[ 


— 653 — 


618 ! Notatalis Wik. (Neph.) Myel. . . 


370 
362 
37 


387 


413 
224 
513 
478 
317 


299 
118 
118 
311 
176 
512 
494 
407 
623 
268 
615 
245 

39 


Lt 


7 
L1 
141 
105 
197 
74 
241 
33 
373 
304 
542 
341 


386 
L88 
164 


Notulella Rag. Rhod., XXX VII, 25. 
Nubiferella Rag. Salebr., XIV, 23. 
Nubigerella Rag. Megas., XIX, 6. 
Numidella Rag. Salebr., XIV, 17. 


® 


Obduclella F. R. Salebr. . . . . 
Oberthuriella Rag. Salebr. . . . 
Obliqua Zell. (Myel.) Acrob. . . . 
Obliteratella Ersch. (Pemp.)Myel., 

RE Orr ar re: 
Obliterella Stgr. Acrob. . . . . . 
Obnupsella Hulst, Myel. . . . . 
Obrutella Chr. Acrob., XI, 9. . . 
v. Obseura Rag. Episch. . . . . 
Obscuratus Hw. (Cramb.) Hypoch. 
Obscuribasella Rag. Neph., IX, 18. 
Obscuricostella Rag. Saleb., XV, 3. 
Obsipella Hulst (Honora) Elasmo. 
Obsoletella Hein. (Myel.) Cryptob. 
Obtusella Hb. (Neph.) Acrob. . . 
Obtusella Zk. Meropt. ..... 
Ocelliferella Rag. Oligoc., XII, 11. 
Ochreella Rag. Tephris, XIII, 13. 
Ochreomelanella Rag. Oligochr., 


Ochristrigella Rag. Etiella, XXI, 1. 
Ochrivenella Rag. Odont., XVII, 4. 
Ochrobaphella Rag. (Neph.) Aphyl. 
Ochrodesma Zell. (Myel.) Piesmop. 
Ochroleucella Stgr. (Myel.) Prist., 

VIT, 19. 
Ochromarginella 


Rag. 


Rebel, 


Ochrospilella Bradyrr., 
XLVII, 9. 
Odiosella Hulst (Neph.) Salebr., 
XV, &. De 
Odontella Rag. Adelosem., XI, 21. 
Oculatella Rag. Episch., XVI, 38. 
Oculiferella Meyr. Salebr., XV, 15. 
Oegnusalis Wik. (Pyral.) Canth., 
DANS EB 


Oenochreella Rag. Laod., XVII, 7. 


42 
72 
344 
54l 
332 


Olivella Hulst, Anoristia. . . . . 
Ophtalmicella Chr. (Pemp.) Cerop., 
IV BR IRON 
Oppositalis WIk. (Trach.) Oligoch., 
NID ER ARR EEE UE 
Orbipunctella Rag. Hypoch., XLVI, 


Orcella Rag. (Salebr.) Myrl.,XV,22. 
Orichalcella Sodof. Selagia. ... . 
Orientella Rag. Pteroth., XLI, A. 
Origanella Schl. Salebria. . . . 
Osseella Rag. Myel., IV, 20. . . . 
Ossicolor Rag. Myel., XXVI, 1. . 
Ovalis Pack. Neph., XXII, 17. . 

Oxydella Rag. Hypoch., XIX, 19. 


P 


Pagodella Rag. Hypsipyla. . . - 
Pallicornella Rag. (Rhodoph.) Tra- 
eyes Vs Do 5 6 06 6 a cs 0 
Pallicostalis WIk. (Neph.) Crypt., 
NT IREM EEE RE NE 
Pallidobasella Rag. Lucon., XII, 1. 
Palliolella Rag. Acrob., IV, 8. . . 
Pallipedella Rag. Myel. . . . . . 
Palpella Rag. (Sigmarth.) Cabrag. 
Palumbea Hw. Rhodoph. . . . . 
Palumbella S.-V., F. Salebr. . 
Palumbella Hb. Neph. .. . . . 
v. Palumbiella Rond. (Pemp.) Alo- 
DR RE CN EC 
Patriciella Zell. Ceroprepes, IV, 2. 
Patulalis Wik. (Neph.) Oligochr. 
Paulsoni Rag. Promyl., X, 6. . . 
Paurosema Meyr. Thyl., XXII, 12. 
Pedisignella Rag. Phyeita, XI, 16. 
Pellucens Zell. Fundella, VII, 21. 
Pellucidellus (a) Rag. (Oligochr.) 
Elasmop., XVII. 12...... 
Pempeliella Rag. Bazar., XVII, 22. 
Perfluella Zk. Salebr. . . . . . 
Perfuscalis Hulst (NVeph.). . . . 
Perlucidella Rag. Tephr., XVII, 18. 
Pergratialis Hulst, Neph., XLVI,17. 
Pernigerella Rag. (Salebr.) Laod., 
XVII, 8. 
Perrensiella Rag. Myel., V, 11. . 


— 654 — 


487 
10 
384 


596 
395 
475 
197 
372 

43 

ha 
969 
606 


Petalocosma Meyr. (Hypoph.) Ceu- 

0ho1opb 5 Er re 
Peterseni Zell. (Myel.) Megarth. . 
Petrellus (a) Zell. Pemp. Elasmo., 

NAD RER ES ER 
Physostigmatis WIk. (Neph.) Mus- 

Sida, XEleoan ae 
Piliferella Rag. (Salebr.) Oligochr., 

RIO RR TEN 
Pineae Stgr. Dioryct., VII, 18. . 
Pistrinariella Rag. Megas., XIX, 7. 
Plumbaginella Ev. Myelois. . . 
Plumbella Rag. Episch., XX, 3. . 
Plumigerella Rag. Neph., VII, 20. 
Pluripunctella Rag. Myel., IV, 14. 
Plutonella Rag. Hypoch., XAI, 7. 
Pollinella Chr. Epischnia. . . . 
Polyphemella Rag. Megas., XIX, 8. 
Polyptychella Rag. Prist., XVI, 34. 
Porphyrea Curt. Rhodoph. . . . 
Porphyrella Dup. Acrob. . . . . 
Postica Zell. (Myel.) Neph., IX, 20. 
Posticella Zeit. Laodam. . . . . 
Poteriella Zell. Phycita, XXII, 10. 
Praetextella Chr. Melath., XVII, 15 
Pravella Grote, Meropt., XXII, 22. 
Procrisalis WIk. (Pyralis) Phye. 
Prodromella Hb. Epischn. . . . 
Prodromella Dup. Megasis. . . . 
Propinquella Ev. Hypochalcia . . 
Pryerella Vaugh. (Trachon.) Myel. 
Pryeri Rag. Dioryet., XLIIT, 7. . 
Psammenitella Zell. (Pemp.) Olig. 
PudibundellaRag. Saleb., XLVII, 5. 
Pudoralis S.-V. Eurhodope. . . - 
Pudorella Dup. Eurhodope. . . . 
Pudorella Hb. Eurhodope. . . . 
Pullatella Rag. Megasis, XIX, 9. . 
Pulverulenta Warr. (Spermat.) 

Oligochr., XLI, 18. . . … . 
Pulverulentella Rag. Myrl., XII, 14. 
Pulvillella Zell. (Veph.) Ceroprep., 


Pumicosa Led. (Eucarph.) Myel., 

IN LIBRE ie ER HERR 
Pumilella Rag. Salebr., XII, 10. . 
Punetigera Butl. (Trach.) Canth. 
Pupillatella Rag. Megas., XVI, 33. 
Pygmaeella Rag. Dioryct., VIII, 12. 
(Pyralinalis WIk. (Hypoch.). . . 


253 
157 


421 


142 


393 
202 
549 

46 
511 
261 

39 
607 
515 
549 
24k 

83 

96 
292 
408 
175 
436 
314 
177 
503 
54 
586 

57 
194 
377 
350 

66 

65 

66 
947 


392 
400 


11 


31 
344 
235 
540 
192 
579 


Pyrrhochrellus Rag. Elasmop., 
DOM Ta ee a, 


v. Quinquepunctella Grote, Saleb., 


Quercicolella Rag. Neph. . . . 


R 


(Ragonoti Butl. (Mella) Etiella. . 
Ramosella H.-S. (Myel.) Arsissa. 
Ramosella WIk. (Acrob.) Rhodop. 
Ratoalis WIk. (Pyralis) Epicrocis. 
Ravella H.-S. Bradyrrh. . . . . 
Rectilineella Rag. Salebr., XIV, 18. 
Rectistrigella Rag. Myel. . . . . 
Recurvella Gn. Rhodoph. . . . . 
Reductella Wik. Neph., XXII, 21. 
Remotella Mn. (Zoph.) Bradyrrh . 
Reniculella Grote (Pinipest.) Dior., 

RR I ee AT te 
Restrictella Zell. (Myel.) Salebr. . 
IXhenellapzkaNephe sa 
Rhenella Steph. (Myel.) Rhodoph. 
Rhenella Dup., var. Acrob. . . . 
Rhenella H.-S. Neph. . . . . .. 
Rhizobiella Star. Myel. . . . . 
Rhyparella Rag. Neph., X, 15. . 
Rhypodella Hulst (Glyptot.) Neph., 

TR TS er an 
Rippertella Zell. Megasis. . . . . 
Rivulella Rag. Neph., XLI, 14. . 
Robiniella Mill. (Myel.) Ocrisia, 


Roborella Zk. Phycita. . . . . . 
Robusta Moore (Magir.) Hypsipyla, 
MST es een ace à 


PERDRE Det 
Romanovi Rag. Hypoch., XLVII, 
TO RERO RE 


v. Roseocinctella Rag. Canthelea . 


349 
347 


570 
132 

69 
438 
PpY: 
332 

52 

82 
283 
558 


200 
365 


288 ! 


82 


119 


286 
42 
268 


270 
54h 
294 


526 
177 


139 
94 


343 
587 


66 
234 


— 655 — 


Rubedinellus (a) Z. (Pemp.)Elasm. 
Rubicundella Zell. Piesmop. . . . 
Rubidella Rag. Acrob., VI, 2. . . 
(Rubiginalis WIk. (Neph.). . . . 
Rubiginella Tr. Hypoch. . . . . 
Rubiginella H -S. f. 197, Hypoch. 
Rubiginella Nik. (Neph.) Elasm. 
Rubribasella Hulst, Etiella. . 
v. Rubricosella Stgr. (Asarta) Asar- 
COTES NIV. 7 PEER 
Rubrifasciella Pack. Acrob., VI, 1. 
Rubrisparsella Rag. (Prist.) Neph., 
XLVI, 21. 
Rubrizonella Rag.Neph.,XLIII, 12. 
Rubrotibiella F.-R. Acrob. ... 
Ruderella Rag. Episch., XVI, 42. 
Rufella Dup. Pterothrix. . . . . 
Rufescentalis WIk. (Neph.)Elasm. 
Rufibasella Rag. Neph. . . .. 
Rufinalis WIk. (Neph.) Elasmop. 
Rufitinctalis Meyr. Salebr. . . . 
Rufizonella Rag. Acrob., IV, 9. . 
Rufulella Rag. Piesmop., VIII, 2. 
Ruptifasciella Rag. Pristoph., IX, >. 
Ruscinonella Rag. Bazar., XVII, 20. 
Rutilella Z. (Episch.) Crypt. . - 
Rublella A.-S. Crypt. ..... 


Ss 


Saalmulleri Rag. Mahela, XXVI, 2. 
Sabulinus Butl. (Crambus) Etiella. 
Sagittiferella Moore (Neph.) Citri- 

DESUS EIRE 
v. Saltuella Mn. Selagia, XXII, 25. 
Sanguinea Hw. Laodam. . . . . 
v. Sanguinella Hb. Laodam. . . 
SatanellaRag.(Meg.) Adel., XX, 10. 
Saturatella Mab. (Myel.) Canth., 

XXE 
Sauciella Zell. (Pemp.) Ancylost., 

RRITE NSS re ge 
Sazeella Zell. Bradyrr....... 
Scabidaw Zelle Nephrsser 
ScabrilineellaRag. Acrob.,XLIII, 6. 
Scabrusculella Rag. Hypsip., XLII, 

20 
Schisticolor Zell. Etiella, XXI, 2. 


430 
160 
111 
256 
589 
599 
L21 
572 


619 
106 


284 
277 

98 
öl 
127 
430 
284 
421 
385 
102 
165 
246 
456 

13 

14 


280 
95 


138 
574 


Scintillans Grole (/Veph.) Pyla, 


ScilivitlalisWIk.(Modiana)Etielia. 
Scobiella Grote, Neph., X, 16. . 
Sebasmia Meyr. (Ceroprep.) Odon- 
tarth., VI, 14. : 
Sedakovella Ev. (Myel.) Come o 
Sejunctella Chr. (Pemp.) Selag. 
XV M DIS AN MEME RE 
Semibrunneella Rag. Hyal., VII, 12. 
Semifuscella Rag. Getulia, XLVIT, 


(Seminivella WIk. (Neph.). . . . 
Semiobscurella Hulst, Saleb., XIV, 
la 0.00 6 04 0..00.0:60%2. 0 
Snmeahialk Gn. Mussidia. 
Semirubella Scop. (Pemp.) Laod. 
Semirufella Zell. (Myel.) Piesmop. 
Senescens Hein. (Neph.) Brephia. 
Seniella Stgr. Bradyr., XIX, 11, 
RR IE 
(Sericina Zell. (Myel.). . . . . . 
Serratella Rag. Myrl., XV, 23. . 
Serraticornella Zell. (Dioryctria) 
Neo, VI 176 013 0 o » « 
Siderella Rag. Oligoch., XVIIT, 10. 
Sieversi Chr. (Myel.) Bazar., XVII, 


Signella Rag. Neph., X, 20 . . . 
Similella Zk. Neph, ...... 
Simplicella Hein. (Dioryct).Neph. 
Sincerella Meyr. Etiella. . . . . . 
Sindella Rag. Oligoch., XLI, 16. . 
Singularis Star. Acrob. . . . . 
Sodalella Zell. Acrob., XXII, 5 . . 
Solitella Zell. Myel. : 
Solskyi Chr. (Myel.) Pristoc., VII, 


Sordida Stgr. 
XV, 21. 
Soricinella Rag. (Olig.) Pristarth. 
Soritella Led. Episch., XVIII, 23. 
Spadicella Hb. Selagia. . . . . . 
Spadicella Zk. Laodam. . . . . 
Spartiella Rondani (Pemp.) Etiella 
Spissicella Fab. Phycita. . . . . 
Spissicornis Fab. Phycita. . . . 
Splendidella H.-S. Dioryct. . . 
(Spoliata WIk. (Neph.).. . . . . 
Squalidella Chr. Acrob., XI, 14. . 


(Pemp.) Oligoch., 


— 656 — 


L82 
572 
266 


149 
216 


469 
169 


625 
256 


352 
143 
416 
160 
224 


560 
26 
399 


262 
379 


L53 
275 
305 
305 
971 
380 

94 
116 

99 


229 


392 
326 
498 
472 
408 
573 
177 
177 
195 
256 
101 


I 

Squamicornis Butl. (Saleb.) Vinie. 
Staudingerella Rag. Myel. ... . 
Staudingeri Rag. Hypoch., XIX, 15. 
Steniella Rag. Piesmop., VI, 23... 
Stercorea Zell. (Bradyrr.) Ancyl., 

XX, 25. 
Stibiella Snell. (Myel.) Canth., IX, 

a oh noel 0, 0 
Stietoneurella Rag. Hyal., VII, 10. 
v. Stictophorella Rag. Dasyp., VII, 


DNS MED TONI TO Sn © 


v. Striatella Stgr. Selagia. . . . 
Strigata Stgr. (Neph.) Phyc., VIT, 
De PO ea Re ae 
Slrigiferella Meyr. (Pemp.) Olig. 
Stygella Rag. Sempron., XIII, 10. 
Suavella Zk. Rhodoph. . . . . . 
Subaquilella Rag. Hyal., XLVI, 94. 
(Subalbella Wlk. (Myel.). . 
Subaurella Nik. Etiella. . . . - 
(Subcanalis Nik. (Neph.) . . . 
Subcognata Rag. Myel., IV, 21. . 
Subcostella Rag. Episch., XX, 4. . 
Subdeletella Rag. Caina, XXVI, 6. 
(Subditella WIk. (Neph.). . - - . 
Subdivisella Rag. Neph., XLVII, 15. 
Subflavella Rag. Bradyr., XIX, 12. 
Subfuscella Rag. Saleb., XIV, 24. 
Sublignalis WIk. (Trach.) Olig. . 
Sublineatella Stgr. (Neph.) Amph., 
VIS SERRES PCR 
(Submarginalis Wik. (Iypoch.).. 
Subochrella H.-S. (Veph.) Selagia, 
XLVII, 8. 
Subochrellus H.-S. (Neph.) Selagia 
Subosseella Rag. Lipogr., XX, 23. 
Subramosella Rag. Didia, XI, 6. . 
Subrubiginella Rag. Hyp., XXI, 12. 
Subrufella Hulst (Veph.) Piesm., 
VII, 5. 
Subsoritella Rag. Adelos., XI, 20. 
Subterrella Rag. Oligoch., XV, 18. 
Subtetricella Rag. Myel., V,9.. . 
Subtinctella Rag. Neph., IX, 15. 
(Suffuscalis Swinh. (Neph.).. - . 
Swinhoeella Rag. Palib., XIV, 10. 
Sylvestrella Ratz. Dioryct. . . . 
Sylvestrella Rag. Dioryct. . . . 


T 


Tabidella Mn. Myel., VII, 4 . 
v. Tabulella Rag. Episch. . 
Tarmitalis Hulst (Pemp.) Myrl., 


54, 


v. Tartarella Z. Elasmop.. 
Tauricella Weke. (Myel.) Pteroth. 


Tenebricosa Z. (Homoeos.) Diatom. 
Tenebrosella Hulst (Neph.) Saleb., 
XIV, 22 : 
Tephrella Rag. Sarata, XXIV, 5. . 
Terrella Rag. Oligoch , XIII, 15. 
Tetricella S.-V. Myelois 
Tetrix F. Mye!. 
Tetrix Hw. (Palparia) Tilman. 
Thymiella Z. (Pemp.) Salebria . 
Tinealella WIk. (Gabra) Epicrocis 
Tokiella Rag. Rhodoph., XLII, 4. 
Transitella WIk. (Neph.) Myel., 
INN ee ee 
Translucida WIk. (Acrob.) Elasm. 
Translucidella Rag. Cavip., VI, 


Trapezella Dup. Bradyrr., XX, 18. 
Trichromata Z. (Myel.) Piesmop. 
Tricolorella Grote Acrob., V, 24. . 
Trilineella Rag. Christ., XVII, 24. 
Tristis Alph. Salebria. ..... . 
Tristrigella Steph. Meropt. . . . 
Tritalis WIk. (Hypoch.) Sclerob., 

XX, 7 
Tuerckheimella Sorh. Myel. : 
Tumidalis Hb. (Zoph.) Acrob.. . 
Tumidana S.-V. Acrob. . . . . . 
Tumidana Steph. Acrob. 3 
Tumidella Zk. Acrob.. . . . . . 
Tumidella Dup. Acrob. . . . . . 
Turbidella Z. Crocid., VI, 10. . . 
Turensis Rag. Bazar., XVII, 21. . 
Turpidella Rag. Saleb., XIII, 24 . 


U 


Ulicella H.-S. Neph. . . . . . . 
Umbratella Tr. (Galleria) Myel. 


— 657 — 


620 
519 


401 
426 


130 
250 


347 
616 
389 
LG 
h6 
601 
364 
138 
76 


42 
430 


154 
599 
160 

93 
459 
358 
316 


529 
57 
98 
98 
99 
99 

113117 

133 

456 

346 


Umbraticella Dup. Episch.. . . . 503 
Umbrifasciella Rag. Anor. XVIII, 

EI NEE Er TE 487 
Umbrosella Ersch. (Catast). Laod 

KV SRE ee 410 
Undulatella Wk. Salebr. . . . . 333 
(Undulatella Moore. . . . . .. 26 
(Undulosella Moore (Myel.). .. 26 
Unicolorella Hulst(Diory., Oreana) 

Neon SINENES © à 5 0 - 2 315 
Uralicella H.-S. Hypoch. . . . . 586 
Uvinella Rag. Meropt.. _. . . . 315 

V 
Vacciniella Z. (Neph.) Metriost., 

RMS DE RARE RTE 478 
Vaccinii Riley Acrob., VI, 7 . . . 121 
(Variella WIk. (Neph.).. . . . . 256 
Venezuelalis Nik. (Ufa) Elasmop. 430 
Venosella Moore (Homoeos.) Anor., 

DONC RE EEE LEE 490 
Venustella Rag. Saleb., XII, 2. . 337 
Vepreculella Rag. Cerac., XVIII, 6. 230 
Verrucea Hw. Acrob.. … 98 
Verrucella Hb. Acrob. . . . . . 98 
Verruciferella Rag. (Candiope) Di- 

traders MIE he à 00 0 227 
Verruculella Rag. Tephris, VII, 17. 448 
Vesperella Ev. Hypoch. . . . . . 588 
Vestaliella Ersch. (Myel.) Episch., 

SOLIDEN U AR ER EN 515 
Vetustellus WIk. (Cramb.) Scler. 529 
Villosella Hulst Etiella . . . . . 574 
Vinetella F. Eucarph....... 530 
Vinetorum F. (Cramb.) Eucarph. 530 
Viridella Rag. Dysphylia, V, 1 . . 3 
Viridis Saal. Dysphylia. . . . . 3 
Vittalbella Gn. (Myel.) Neph. 305 
Vulgatella Meyr. (Eucarph.)Sceler. 529 

WW 
Wagnerella Frr. Neph. . . . . . 278 
Walsinghamella Rag. Etiella, 
Re ee 577 


— 658 — 


Walsinghami Rag. (Prist.) Ambesa, 


Wockiana Briosi (Albinia) Crypt. 16 


x - 


Xanthocephala Star. (Myel.) Pter. 130 

Xanthogramma Star. (Myel.) Rhod. 
RIO EN a ER 77 

(Xanthomelalis WIk. (Acrob.).. . 86 


Z 


Zelatella Hulst (Myel.) Acrob. . . 118 
Zellerella Sorh. (Euzoph.) Myel.. 57 


Zelleri Rag. Acrob. . . . . . . . 99 
Zimmermanni Grote (Neph.) Dior. 

NII 2 RP RER RE > 190 
Zinckenella Tr. Etiella. . . . . . 572 


Zonulella Rag. Myel., XLIV, 1... 49 
Zophodiella Rag. Episch, XVI, 
ll ner Anke Ne TERRE 501 


, IMPRIMERIE LAHURE 
ie de Fleurus, 9. 


Pl, Il 


DIL, ll 


PL. III 


PAIN? 


Se a 


EM 


PI.VI 


JEAN 


ur 


PILE 


PIE 


PAL 24 


PI XI 


PI 


10 


AP 


PIS 


ne] 


ir 


PI. XVIII 


AQU 


PT. XX 


we 
Erz 


pre das 


AR 


PL XXI 


PLXXUI 


j 
t 
| 
H 


mm 


PI XXI